Bonjour à tous, et désolé pour le léger retard.
J'ai eu une journée plutôt chargée hier et j'ai complètement oublié que c'était le jour de publication... Autant pour moi.
Encore merci pour les retours, j'y répondrai dès que je le pourrai
Narkor : Merci pour ton commentaire. Effectivement je ressens la même chose concernant les personnages, la multitude et les sauts d'un endroit à l'autre ont fait que le côté relationnel a parfois été sous-estimé, voire carrément éclipsé pour certains. Le chapitre que tu cites est d'ailleurs l'un de ceux qui, après réflexion, mériterait une réduction assez considérable, chose qui sera peut-être faite une fois cette fiction terminée et peaufinée.
Pour ce chapitre... Il y aura un élément sur lequel je reviendrai dans la note de fin. J'espère qu'il vous plaira en tout cas, j'ai bien aimé l'écrire pour ma part.
Sur ce, bonne lecture !
Comme à son habitude, et dans sa qualité de directeur d'une école de sorcellerie, Dumbledore veillait encore une fois assez tardivement cette nuit-là. Son bureau, rarement en ordre, était encore une fois jonché de piles de documents administratifs, de notes personnelles et de dossiers à compléter le plus rapidement possible.
Chaque année, se disait-il, cette paperasserie semblait prendre davantage d'ampleur, à croire que l'administration éprouvait un malin plaisir à jouer avec sa patience et à en tester les limites. Pour autant jamais il ne prendrait la peine de s'en plaindre à voix haute, et rares étaient ceux qui avaient eu l'insigne honneur de le voir un jour énervé. Mais d'un autre côté, il fallait peut-être songer à embaucher un secrétaire particulier pour lui épargner la pénibilité de cette tâche.
Fumseck, son ami de longue date, dormait paisiblement sur le perchoir disposé à côté de son bureau, et la tête sous l'aile pendant qu'il ronflait calmement, le phœnix s'était abandonné depuis plusieurs heures à la douce quiétude d'un sommeil reposant. Mais les phœnix rêvaient-ils seulement, ou était-ce un luxe réservé uniquement à l'Homme? Une bien curieuse question que voilà pour un esprit aussi imaginatif et complexe que celui du directeur de Poudlard. Pourtant il ne pouvait s'empêcher de l'envier, lui ce simple volatile à qui l'on épargnait toutes ces charges et qui n'avait rien d'autre à faire de ses journées qu'à dormir, observer curieusement son propriétaire vacant à ses affaires et à manger de temps à autre. Que ne donnerait-il pas lui pour aller se coucher maintenant ?! Laisser tomber ce qu'il était en train de faire et le reporter à demain? Tout.
Mais lorsqu'il avait accepté cette place près de cinquante ans auparavant, il en avait accepté tous les avantages liés à cette fonction, mais malheureusement aussi les inconvénients. Rageusement, il froissa une énième feuille de parchemin constellée d'encre et de ratures qu'il envoya bouler dans l'âtre de la cheminée et dans lequel elle vint se consumer en quelques secondes. Sa dernière lettre pour le ministre de la magie était décidément difficile à écrire, et l'inspiration lui manquait ne serait-ce que pour formuler de la manière la plus respectueuse et flatteuse qui soit les propos diligents qu'il souhaitait lui adresser ; Rien n'était pourtant plus facile que de caresser l'ego surdimensionné de Cornelius Fudge pour obtenir ce que l'on souhaitait de lui, mais depuis les malheureux incidents du tournoi des trois sorciers et du retour de Voldemort, c'était pour Dumbledore comme essayer de forcer une porte solidement fixée en s'armant d'un couteau à beurre.
Le ministère persistait à croire que cela n'était qu'affabulations grotesques et affirmations dangereuses menaçant la sécurité et l'ordre de leur communauté, faisant fi de toutes ces preuves tangibles ou sous-jacentes démontrant la véracité de ces propos. Une voie très dangereuse en somme, un chemin escarpé fait d'ignorance et d'aveuglement qui faisait prendre le risque à l'ensemble des sorciers de leur pays de courir à leur perte si des mesures drastiques n'étaient pas prises immédiatement. Mais ses multiples lettres depuis des mois demeuraient lettre morte, et Dumbledore s'impatientait.
- Si nous ne faisons pas quelque chose très vite, nous courrons droit à la catastrophe, pesta t-il silencieusement en reprenant fébrilement sa plume qu'il trempa dans son encrier. Cher ministre… Monsieur Fudge… Non… Cornelius… Non trop familier…
Déjà, les ratures s'accumulaient de nouveau sur la malheureuse feuille de parchemin se trouvant devant lui, mais le directeur était déjà trop occupé à réfléchir au début de sa nouvelle lettre pour penser à se soucier de la propreté de celle-ci.
Les minutes qui suivirent ne furent le théâtre d'aucun autre bruit hormis que celui des flammes et des ronflements de Fumseck, tandis que les anciens directeurs et directrices, dormant paisiblement dans leurs cadres, ignoraient totalement l'état d'agitation dans lequel se trouvait leur actuel successeur.
- … Nous exigeons de votre part le rappel immédiat de la sous-secrétaire auprès de votre... personne où ses qualités depuis longtemps reconnues seront à même d'être mieux... appréciées de la part du personnel de votre ministère qu'au sein de notre école où elles ne peuvent être employées au meilleur de leur capacité…, marmonnait-il tout en écrivant.
La vérité était surtout qu'il voulait se débarrasser au plus vite de cette arriviste sans talent et sans la moindre aptitude à enseigner mise à ce poste par la majorité du conseil d'administration de l'école avec l'aval et l'influence de Cornelius en personne. Cette femme ne cachait nullement ses intentions, et il ne fallait pas être un génie pour comprendre qu'elle avait été mise là dans l'unique but de le surveiller lui et de rapporter le moindre de ses faits et gestes, et comme un caillou dans la chaussure, il était parfaitement désagréable d'avoir à croiser cette femme à tête de crapaud dans les couloirs de Poudlard.
- Nous demandons par la présente lettre… la création d'une commission d'enquête sur les derniers troubles ayant eu lieu aux alentours de la forêt d'Ashdown, lieu depuis longtemps reconnu comme étant un rassemblement de créatures maléfiques… Ne faisons pas prendre le risque à notre population de voir s'ajouter aux forces de lord Voldemort ces… Hm… Réutiliser le terme créature serait redondant…, commenta t-il en se frottant distraitement le menton avec le bout de sa plume. Je sais, utilisons plutôt «êtres non humain», cela fera plaisir à son petit côté sectaire.
Ravi, Dumbledore reprit l'écriture de sa lettre, un sourire apparaissant désormais sur son visage alors que la lettre prenait enfin corps et devenait de plus en plus longue. Mais bientôt, l'encre vint à manquer, et il avait beau frotter contre les parois du récipient la pointe de sa plume, il ne parvenait plus à récupérer en quantité suffisante le précieux liquide qui devait lui permettre de terminer cette fichue adresse.
Sans regarder à l'intérieur, Dumbledore ouvrit l'un des tiroirs de son bureau, et fouillant machinalement, il tentait de mettre la main sur une réserve d'encre disponible, mais ses doigts au beau milieu des feuilles et des objets en tout genre s'arrêtèrent alors sur l'un d'eux, et il avait à peine besoin de le toucher plus longuement qu'il savait pertinemment de ce dont il s'agissait.
Sa main se referma sur lui, s'extirpa du tiroir et vint le déposer au dessus de ses papiers alors qu'il l'examinait en détail. L'objet n'était pas bien grand et consistait en une simple bague richement ouvragée et sur laquelle trônait autrefois une émeraude étincelante de beauté mais qui aujourd'hui avait disparu, détruite par ses soins avec l'aide de l'épée de Godric Gryffondor.
N'importe qui pourrait se questionner sur l'état de santé mental du directeur de Poudlard en l'imaginant détruire avec la lame d'une épée un simple bijou d'apparat, mais Dumbledore, qui savait mieux que tout le monde ce qui était bien ou non, savait lui que ce geste anodin pour les autres avait une tout autre signification pour lui et «le plus grand bien» : Détruire Voldemort.
Cette bague, au même titre que le journal ayant permis la réouverture de la chambre des secrets trois ans plus tôt, contenait en effet un morceau de l'âme de Voldemort, enfermée dans un réceptacle afin de le maintenir en vie indéfiniment et abandonnée dans la masure que fut autrefois la maison de sa famille maternelle. D'autres avaient probablement été disséminées dans des lieux stratégiques ou ayant eu une quelconque importance dans la vie du seigneur des ténèbres, mais il ne savait pas encore exactement où ni combien il y en avait.
Cette découverte rendait encore plus difficile la lutte contre Voldemort, et d'autant plus importante une coordination et entente totale entre lui et le ministère de la magie dans leur combat contre lui, mais surtout, il restait encore consterné par l'audace de son ancien élève à pousser toujours plus loin dans les secrets de la magie noire et des horreurs qu'elle exigeait en retour ; L'horcruxe dont il était question ne pouvait être réalisé qu'en effectuant l'acte le plus abject qui soit, la mise à mort d'une autre personne de sa propre main, et en connaissance de cause et en se doutant de la quantité énorme de gens que le seigneur des ténèbres avait pu éliminer, le nombre d'horcruxe pouvait être bien plus grand qu'on ne pourrait l'imaginer.
- Reste à savoir combien tu as pu en faire sans altérer définitivement ton esprit Tom, marmonna le directeur en faisant glisser entre ses doigts la vieille bague cassée. Une âme fragmentée ne peut qu'être davantage instable au fur et à mesure qu'elle est divisée…
La prophétie n'avait jamais mentionné cette difficulté, et la lutte qui s'ouvrait à eux n'avait donné l'aspect que d'un duel final entre Voldemort et le fils aîné des Potter. Mais maintenant… Cela signifiait-il que ce garçon allait inévitablement mettre la main sur l'ensemble des morceaux d'âme de son ennemi et le vaincre de cette manière? N'y aura t-il jamais d'affrontement entre eux alors même que la prophétie certifiait «qu'aucun d'eux ne pouvait vivre tant que l'autre survivait»? Fallait-il redoubler d'énergie pour retrouver ce garçon ou devait-il désormais se concentrer dans la recherche active des fragments d'âme de Voldemort? À côté de ça, écrire un courrier à Cornelius Fudge semblait être une panacée à la portée de tous.
Une brusque agitation dans la cheminée le sortit du train de ses pensées, et jetant un coup d'œil dans l'âtre dont les flammes étaient devenues vertes, il sortit discrètement sa baguette magique de sa manche, prêt à s'en servir, et ce même si sa cheminée n'était reliée qu'à celles des personnes en qui il avait une pleine et entière confiance.
Une silhouette assez grande apparut alors, un homme aux cheveux légèrement décoiffés par le voyage dans les différents conduits mais qui amorça un premier pas ferme sur le tapis persan du bureau du directeur quand d'autres se ramassaient de tout leur long.
- Nous avons une surprise pour vous Albus, l'informa l'homme qu'il reconnut pour être Sirius.
Moins d'une seconde après la cheminée s'anima de nouveau, mais cette fois le nouvel arrivant tomba comme une masse par terre sans possibilité de faire autrement. L'homme, que le directeur ne reconnut pas, était vêtu de haillons et avait un aspect particulièrement répugnant avec sa barbe mal taillée et grisonnante et ses cheveux négligés et plein de nœuds.
- Ouch ! Pesta l'homme en heurtant violemment le sol. Putain que ça fait mal !
Ses bras et ses jambes étaient ligotés, et l'homme gigotait par terre sans parvenir à se mettre dans une position plus confortable. Rapidement, Dumbledore rangea la bague dans le tiroir où elle se trouvait précédemment avant de faire le tour de son bureau et de se poster près des deux arrivants. Fumseck, réveillé par les mouvements soudains autour de lui, observait avec ce qui pourrait s'apparenter à de la curiosité la scène se déroulant devant lui.
- Il s'agit bien de ce dont je pense? Argua le directeur en jetant rapidement un coup d'oeil vers Sirius.
- Effectivement, lui assura t-il d'un air satisfait. On y a passé deux jours complets et une nuit à la belle étoile, mais on a finalement réussi à mettre la main sur l'un d'eux.
- Maraud ! Éructa l'autre en essayant de les regarder dans les yeux. Forban ! Sodomite !
- Silencio, souffla Dumbledore en pointant sa baguette directement sur l'homme qui continuait inutilement à s'époumoner bien que totalement muet. Voilà qui est mieux. James ne vous accompagne pas?
- Il devrait bientôt arriver je pense, affirma Sirius alors qu'une nouvelle fois la cheminée s'animait. Quand on parle du loup…
- Mes excuses, leur dit son meilleur ami en faisant effectivement son apparition. J'ai dû régler un ou deux détails avec Maugrey avant de venir, il voulait encore renforcer la sécurité du square Grimmaurd alors qu'elle est déjà au maximum… C'est bien gentil à toi de l'avoir invité à séjourner chez toi Sirius, mais à ce rythme, je doute que tu puisses toi-même y habiter s'il continue à y ajouter des protections.
- Ne m'en parle pas, marmonna t-il d'un air las. Entre lui et Kreacher, et si l'on excepte le portrait de ma chère maman, je ne sais pas lequel des deux aggrave encore ces fichus maux de tête…
- Vous êtes souffrant? S'enquit Dumbledore en lui jetant un coup d'œil.
- Oui, mais ce n'est plus une surprise pour personne depuis le temps, répondit-il en haussant des épaules.
- Vous devriez quand même venir me voir un de ces jours pour que nous remédions à cela, lui conseilla le directeur en songeant inconsciemment que cela faisait un moment qu'il n'avait pas renforcé le sort apposé sur l'esprit de Sirius. Maintenant concernant notre nouvel invité…
Dumbledore s'abaissa à hauteur de l'homme toujours muet mais à la colère nettement visible tandis qu'il continuait de tout évidence à vociférer un torrent d'injures à l'encontre des trois hommes près de lui.
- J'ai beau avoir une excellente mémoire et avoir connu des générations entières d'élèves dans cette école, je dois admettre que celui-là ne me dit absolument rien, commenta t-il en fixant son regard sur l'homme à l'aspect d'un mendiant devant lui. Vous auriez pu au moins le laver avant de l'amener ici, je doute maintenant que cette odeur désagréable disparaisse de mon bureau sans avoir à ouvrir les fenêtres.
- Dans la joie de lui avoir mis la main dessus, nous avons peut-être un peu trop précipité les choses effectivement, s'excusa James en se massant nerveusement la nuque.
- Vous êtes au moins sûrs qu'il s'agit bien d'un loup-garou et pas d'un vulgaire vagabond? Leur demanda Dumbledore.
- Il avait une baguette dans les mains, l'informa Sirius en sortant de l'une de ses poches celle qui semblait appartenir à l'homme et dont l'aspect était à l'image de son propriétaire. Ça n'a pas été une mince affaire de l'attraper, il se défendait plutôt bien le bougre !
- Et encore heureux que ce ne soit pas une soirée de pleine lune, autrement nous aurions été dans de beaux draps avec toute sa meute, ajouta son meilleur ami en réprimant un frisson.
- Comme vous dites…, marmonna le directeur en se relevant.
Le directeur sortit à nouveau sa baguette magique, et la pointant encore une fois sur l'homme à ses pieds, il murmura le contre-sort lui permettant de retrouver la parole… Et de le regretter aussitôt.
- Foutre ! Hurlait le loup-garou en se débattant de toutes ses forces. Tas de scélérats ! Chiens galeux !
- Celle-là était pour toi Sirius, lui fit remarquer avec amusement James.
- Bien que nous soyons touchés et honorés de l'étalage d'injures dont vous faites preuve à notre égard, nous souhaiterions discuter avec vous de choses beaucoup plus importantes si vous le voulez bien, l'informa calmement Dumbledore.
- Ah ouais, et de quoi? S'enquit l'autre d'un ton méchant. Vous venez sur mon territoire, vous m'agressez en pleine nuit, vous m'enlevez et vous m'amenez dans ce foutu endroit sans m'expliquer pourquoi ! Et vous pensez vraiment que j'ai envie de parler avec un vieux bouc comme vous?
- Le vieux bouc comme vous dites a les moyens de vous faire parler même si vous ne le voulez pas, lui dit-il en lui mettant sous les yeux sa baguette magique. Je regretterais très sincèrement d'avoir à recourir à la force contre vous si vous ne m'en laissez pas le choix.
- Et comme si moi j'avais le choix ! Éructa l'homme. J'suis ligoté et j'peux même pas me tirer de là !
- Une simple précaution, mais si nous supposons à juste titre que vous n'êtes pas un danger pour nous, peut-être que nous vous détacherons…
- Tout d'suite ! L'interrompit le loup-garou en se remettant à bouger dans tous les sens. Vieille peau ! Canaille !
Et il repartit dans une nouvelle salve d'injures à l'encontre cette fois-ci du directeur, sous les yeux amusés de ses deux complices qui observaient la scène sans réagir.
- Nous ne sortirons pas de cette affaire en continuant comme ça, souffla Dumbledore en agitant sa baguette sous son nez pour lui faire peur. Maintenant vous allez m'écouter ou par Merlin je vous jure que vous ne reverrez plus jamais la lumière du jour !
L'homme se tut aussitôt, mais si un regard pouvait tuer, Dumbledore aurait probablement déjà passé de vie à trépas à la seconde même.
- Voilà qui est mieux, le félicita le directeur en lui souriant derrière sa longue barbe. Maintenant, ne croyez pas que c'est de gaieté de cœur que nous vous avons fait venir ici, mais des circonstances exceptionnelles exigent que nous employons vos services pour un travail qui je le pense vous permettra de faire l'étalage de vos dons si particuliers de loup-garou.
- Un travail vous dites? L'interrogea t-il avec une pointe de curiosité dans la voix. Donc j'vais être payé, hein?
- Si vos services s'avèrent satisfaisants, alors peut-être bien que quelques pièces pourraient changer de poche, lui confirma Dumbledore.
- Alors vous voulez que je fasse quoi? S'enquit le mendiant.
- Nous sommes à la recherche d'un homme disparu depuis de très nombreuses années, lui expliqua le directeur en faisant les cent pas devant lui. Nous ne savons même pas s'il est encore vivant, s'il se trouve toujours dans ce pays ou s'il a déménagé sur un autre continent, mais nous voulons faire appel à votre odorat exceptionnel pour le pister, le traquer, et nous conduire à lui afin que nous en emparer.
- Foutre, ce pauv' gars a du vraiment vous faire du tort pour que vous engagiez les services d'un loup-garou pour le traquer, se moqua t-il.
- Oh mais ce pauvre garçon comme vous dites a fait bien pire que vous ne le pensez, affirma Dumbledore. Il nous a subtilisé quelque chose et nous voulons absolument remettre la main dessus.
- Un voleur ! Voilà qui est curieux, gloussa le loup-garou.
- Oui, mais pas un voleur ordinaire. Lui aussi est doté de capacités exceptionnelles tout comme vous, et lui aussi pourrait bien sentir notre présence à proximité de lui si d'ordinaire nous avions la chance de l'approcher. Aussi avons-nous choisi de faire appel à l'un de ses congénères pour le traquer, vous donc.
- Vous voulez dire que c'est un… Qu'il…
- Exactement, lui dit-il. La bête que vous êtes n'aura aucun mal à remonter la piste d'un congénère, aussi faible soit-elle. Aussi avons-nous anticipé les choses en vous apportant des affaires lui ayant appartenu.
Et tout en parlant, il indiqua d'un coup de tête la chemise trouvée chez Sirius et qui avait d'après ses dires était celle de Rémus.
- Jamais ! Hurla le loup-garou en recommençant à se débattre. Un loup garou ne fait jamais de tort à l'un des siens, même s'il fait partie d'une autre meute ! Vous trouverez personne qui acceptera de vous aider !
- Tant pis, soupira Dumbledore en ayant l'air navré. J'aurais préféré ne pas avoir à en arriver jusque là, mais vous ne me laissez pas le choix la bête.
Le directeur regarda brièvement ses deux acolytes comme pour conclure un pacte secret dont eux seuls avaient le secret.
- Imperio, dit alors Dumbledore en jetant le sortilège sur la créature agenouillée devant lui.
L'homme-loup sembla lutter contre un ennemi invisible pendant quelques instants, et des gémissements sortaient de temps à autre de sa bouche alors qu'il se tortillait par terre.
- Il est toujours plus difficile d'utiliser ce maléfice sur une créature mi-humaine et mi-bestiale, expliqua t-il aux deux autres. Il faut à la fois combattre la volonté de l'homme, mais aussi faire face à la partie animale qui se dévoile lors des nuits de pleine lune… Comme un animal, il faut la dominer, l'apprivoiser et la dompter pour la rendre aussi docile qu'un chien…
Le concerné commençait d'ailleurs à effectuer des gestes plus hésitants, comme s'il était pris d'une soudaine fatigue. Son regard se voila, devint fixe et absent alors qu'il regardait sans vraiment le voir les pans de la robe de Dumbledore. Puis il devint totalement immobile et ne réagit pas même lorsque Sirius voulu confirmation de sa nouvelle docilité en lui adressant une petite tape sur la joue.
- à présent, tu vas renifler la chemise que te présentera Sirius, lui ordonna t-il alors que son complice lui tendait effectivement le vêtement. Tu obéiras au doigt et à l'œil aux deux personnes derrière toi et tu feras tout ce qu'elles t'ordonneront. Ai-je été bien compris?
- Oui…, marmonna l'autre d'une voix évasive.
- Ramenez le au square Grimmaurd et attendez demain pour commencer les recherches, dit-il alors aux deux autres qui hochèrent leurs têtes. Si Rémus a véritablement vécu à Londres, vous n'aurez aucun mal à remonter jusqu'à lui en partant de notre base.
- D'accord, approuva Sirius en soulevant maladroitement le loup-garou pour le diriger vers la cheminée. Nous vous enverrons quotidiennement un compte rendu de nos recherches.
- Merveilleux, se réjouit Dumbledore en reprenant son air de vieux grand-père.
Et tandis que James et Sirius disparaissaient dans la cheminée après lui avoir souhaité une bonne nuit, Dumbledore reprit sa place derrière son bureau, mais après un instant à regarder distraitement les feuilles disposées devant lui, il opta finalement pour un autre plan pour le reste de la soirée : Aller se coucher avec la satisfaction de savoir qu'enfin ses recherches allaient avancer pour retrouver les Potter disparus.
La nuit promettait d'être belle.
A/N : Donc voilà, j'espère que ça vous aura plu.
Pour l'élément sur lequel je voulais revenir, il s'agit des horcruxes. Je crois ne pas me tromper en affirmant que lorsque j'avais commencé cette fiction, j'avais spécifié qu'ils n'apparaîtraient pas, mais comme on dit, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Cependant l'horcruxe dans Harry n'existe vraiment pas, et ne vous attendez pas à une chasse haletante pour les retrouver l'un après l'autre ; J'en viens même à me demander si je ferai apparaître le diadème de Rowena Serdaigle parce que je n'ai absolument aucune idée de comment l'insérer dans le récit (techniquement personne ne connait l'existence de la salle sur demande dans cette histoire à part Voldemort, mais Harry n'ayant pas la connection le liant à lui, il ne peut pas le savoir...).
Par contre le mythe sur les reliques de la mort restera ce qu'il est : Un mythe. Sur ce point là je suis catégorique.
Sinon comme vous avez pu le lire, Dumbledore semble enfin faire un premier progrès pour retrouver nos chers disparus, à voir maintenant si ces efforts se concrétisent ou s'il fera chou blanc comme les précédentes fois !
Sur ce, à la semaine prochaine !
