Bonjour à tous,
Comme promis, voilà le nouveau chapitre. J'ai volontairement laissé planer le mystère concernant son titre pour que vous compreniez plus tard l'imagerie l'entourant.
Encore merci pour les commentaires, je vous répondrai dès que j'aurais publié.
Molly : Thank you for the review !
Concernant le chapitre en lui-même, c'était l'un de ceux qui était écrit depuis un moment, la suite directe du précédent qui permettait d'établir un peu le contexte. à titre personnel, il fait partie des chapitres que j'ai pris le plus de plaisir à écrire.
Sur ce, bonne lecture !
Un jour pour plaisanter, quelqu'un avait imagé le ministère de la magie comme une immense fourmilière souterraine et dans laquelle plusieurs milliers de petites bêtes vaqueraient chaque jour à leurs occupations pour les besoins de leur reine. Tout comme les fourmis, les hommes et les femmes qui composaient le personnel du ministère parcouraient les nombreux couloirs de cette institution multi-centenaires dans le seul but de traiter des affaires courantes qui ne pourraient l'être par le commun des mortels.
Et le commun des mortels ne travaillait pas au ministère de la magie.
Ses multiples départements travaillaient en chœur au bon fonctionnement des institutions magiques de ce pays en remplissant les modalités d'usage qui permettaient de traiter efficacement tous les problèmes susceptibles de terminer sous forme d'un dossier sur les bureaux des employés. La justice, la sécurité, les transports, les relations étrangères… Même le sport étaient ainsi réglementés afin d'assurer une harmonie parfaite des différentes branches qui composaient leur société.
La personne qui avait comparé le ministère de la magie à une fourmilière s'était également amusée à imaginer qu'au sommet de cette pyramide se trouvait le ministre de la magie en personne, titulaire pour un délai déterminé par la constitution de ce pays d'un mandat qui lui octroyait les pleins pouvoirs sur ses administrés, et jusqu'à présent, aussi fantasque qu'il l'était, jamais Cornelius Fudge n'avait été remis en question par qui que ce soit à la tête de cette institution. Son travail n'était pas aussi extraordinaire qu'on pourrait le penser, on serait même en droit de dire qu'après la décennie passée à ce poste, rien ou presque n'avait changé et aucune réforme de ce nom n'avait été lancée par le ministre qui se complaisait à dormir sur ses deux oreilles sur le bon fonctionnement réussi de ses prédécesseurs.
Mais c'était justement en réussissant à ne pas briser la mécanique lancée par ces derniers que l'on pouvait considérer le travail de Fudge comme un succès ; Le moindre écrou mal vissé, la moindre petite pièce tombée de la chaîne de fonctionnement ou le plus petit caillou coincé dans la machine et c'était toute l'œuvre illustre des ministres passés qui s'effondrait comme un château de cartes.
Cet inconnu qui avait si bien réussi à personnifier le ministère de la magie et la reine qui se trouvait à sa tête, Voldemort lui avait tranché la sienne il y a de cela de très nombreuses années. Et pour rien au monde il ne regrettait son geste.
C'était en tout cas ce qu'il se disait tandis qu'il apparaissait au cœur de cette fourmilière, dans cette immense esplanade qu'était le hall du ministère et qui en temps ordinaire devait malgré l'heure tardive grouiller de monde et être aussi bruyant qu'en journée.
Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui était différent pour lui comme pour le personnel du ministère, et les choses risquaient de l'être dans un avenir très proche. Son regard s'attarda sur la statue trônant au centre du hall, et le flamboiement de ses yeux redoubla en croisant le regard du sorcier posant fièrement en son centre, entouré d'une ribambelle de petites créatures en tout genre aux expressions ravies et qui semblaient se tenir côte à côte, tels des semblables, des égaux, des êtres ayant les mêmes droits comme le figurait l'auteur de cette horreur. Et c'était ce même artiste qui avait une fois au détour d'une conversation tenu cette comparaison à Lord Voldemort, sans se douter que le soir-même, son camarade de discussion mettrait un terme radical à son existence.
- Je la détruirai à la première occasion, se jura t-il en jetant à peine un coup d'œil à la plaque commémorative apposée sur la fontaine en mémoire de son auteur.
Il était tout de même curieux selon lui que le ministère puisse tant prôner l'égalité de tous les êtres magiques devant la loi quand il ne se gênait pas pour freiner la moindre tentative du camp progressiste pour améliorer leur condition. Combien de projets de loi avaient ainsi été retoqués par la commission des affaires, le magenmagot ou par le veto du ministre lui-même? Combien de propositions, de pétitions des amoureux des créatures pour renforcer leur pouvoir sur leur société? Combien de manifestations réprimées pour garantir cette fameuse continuité de fonctionnement? Beaucoup, et lui-même aurait été beaucoup plus ferme à ce sujet. Alors il était assez ironique de voir une telle fontaine dans le hall du ministère.
- Il n'y a personne, souffla près de lui Bellatrix en regardant les environs.
- En effet, mais merci de me le dire je n'avais pas remarqué, siffla t-il alors qu'elle baissait la tête devant son regard impérieux, honteuse.
Contrairement à Fudge, lui n'avait pas beaucoup de respect pour ses employés, ses subalternes, ses serviteurs. Sa fourmilière à lui fonctionnait sur le même principe que celle du ministère de la magie, mais lui punissait du châtiment ultime celui qui contrecarrait ses plans, ne remplissait pas les fonctions qu'on lui attribuait ou échouait à remplir l'objectif qu'on lui confiait. Bellatrix avait rempli deux de ces critères en janvier dernier en revenant bredouille de son escapade à Paris, mais par pitié peut-être ou par conscience qu'il aurait encore besoin de ses pouvoirs, il ne l'avait seulement puni que d'une longue et très douloureuse séance de torture. Ces cris de jouissance avaient d'ailleurs été particulièrement troublants, et il se demandait encore aujourd'hui si cette heure n'avait pas plutôt été une séance de plaisir pour elle.
- C'est la première fois que je vois le ministère aussi vide, avoua t-elle en regardant autour d'elle d'un air ébahi. Votre plan fonctionne à merveille, maître.
- C'est ce qui arrive lorsqu'un plan est scrupuleusement suivi et mené à son terme, dit-il avec mépris. C'est un sentiment que tu ne dois pas connaître Bellatrix.
Encore une fois son bras-droit resta muette et gênée à ses côtés, mais il n'y fit pas davantage attention. Lui-même s'étonnait de l'absence totale de vie dans le hall en dehors de leur présence, et il devait louer malgré lui le talent de persuasion de Lucius pour organiser en quelques jours seulement une petite sauterie pour le personnel du ministère la plus éloignée possible de l'entrée et du bureau du ministre de la magie. La première partie était une réussite, et son serviteur serait récompensé pour cela si le plan, comme il l'avait si bien dit à Bellatrix, était mené à son terme.
Maintenant il fallait se rendre auprès de Fudge.
- Allons-y, lança t-il en s'approchant d'un ascenseur dont les grilles venaient de s'ouvrir.
À peine eurent-ils tous les deux pris place dans la petite cage qu'elle s'ébranla et glissait lentement vers le bas. Par chance leur trajet n'était pas bien long, et dès le premier niveau, ils en sortirent sans rencontrer davantage de résistance sur leur chemin. Même les secrétaires et membres de la sécurité du ministre s'étaient donnés rendez-vous à la fête organisée en leur intention quelques étages plus bas, et personne ne pourrait se mettre en travers de son chemin jusqu'à la porte située de l'autre côté de la salle et qui demeurait son unique objectif.
- Suis-moi, ordonna t-il à Bellatrix tandis qu'il se précipitait presque vers le lourd panneau de bois qui le séparait de Fudge… Et de Dumbledore.
L'excitation, l'appréhension ou peut-être un mélange des deux, jouait avec les émotions qui le tiraillaient à mesure qu'il s'approchait, chose qui lui était peu coutumière ces dernières années mais qu'il avait ressenti à des degrés divers depuis quelques semaines sans qu'il en comprenne la raison.
Ces derniers mois n'avaient pas été de tout repos pour lui, rien n'allait en vérité comme il l'espérait. Oui son retour était toujours ignoré par une majorité des sorciers, oui les rangs de ses fidèles grossissaient chaque jour un peu plus d'hommes et de femmes, de créatures et de bestiaux en tout genre pour son plus grand bonheur, oui sa mainmise sur le ministère se faisait plus évidente et inébranlable à mesure que ses espions prenaient le contrôle des différents départements et commissions, mais il n'en demeurait pas moins vrai qu'il restait deux cailloux particulièrement désagréables dans ses chaussures : Harry Potter et Albus Dumbledore.
Le premier n'avait jamais paru aussi proche en janvier et si lointain en cette soirée, comme un petit animal que l'on traquerait sans relâche, tapi dans l'herbe et qui, au moment où l'on bondirait sur lui, détalerait à toute vitesse dans la direction opposée en nous adressant un regard que l'on pourrait interpréter comme de la moquerie. L'autre… Eh bien, il allait d'une seconde à l'autre se trouver face à lui.
- Lorsque je rentrerai, tu garderas l'entrée dans l'éventualité où quelqu'un viendrait nous rendre une petite visite. Tu ne boiras le polynectar qu'au moment même où la porte se sera refermée sur moi. Si tout se passe bien, nous devrions ressortir en quelques minutes seulement avec le cadavre d'Albus Dumbledore dans notre sillage.
- Êtes-vous sûr que vous n'aurez pas besoin de mes services? Demanda t-elle soucieusement en s'adressant à la lourde capuche qui lui recouvrait le visage. Les choses pourraient mal tourner…
- Et les choses pourraient davantage encore mal tourner si tu ne surveillais pas cette maudite entrée, siffla t-il dangereusement alors que l'atmosphère perdait subitement quelques degrés. Fais ce que je te dis de faire Bellatrix, et tout se passera bien pour toi.
Et sur ces mots, il s'arrêta finalement devant la porte derrière laquelle se trouvait son vieil ennemi. Un petit écriteau rappelant les fonctions du propriétaire de la salle qui se trouvait derrière lui faisait face, comme pour lui rappeler qu'en ces lieux il n'était rien. Du moins pour le moment, mais il tacherait de changer cela très bientôt.
- Il est d'usage de frapper avant d'entrer, dit-il avec un amusement feint avant de taper à trois reprises sur la porte.
- Entrez, l'invita de l'autre côté le ministre d'une voix calme.
Voldemort ne se fit pas prier pour le faire, et à peine eut-il fait basculer la poignée qu'il sortit sa baguette magique et la pointa droit devant lui en direction du fauteuil où il imaginait que Dumbledore se trouverait. Cependant celui-ci l'attendait également, baguette sortie et le regard flamboyant alors qu'il jaugeait d'un regard profond et calculateur l'arrivée pas si improviste que cela du seigneur des ténèbres en personne.
- Albus, le salua t-il en souriant d'un air méchant. Je ne devrais pas être étonné d'une telle rapidité d'action.
- Tom, répondit froidement le directeur de Poudlard. Je dois admettre être déçu de ta dernière tentative pour me piéger, c'est bien loin des standards que j'imaginais pour toi, tellement basique…
- Oh mais c'est bien là où j'espérais te surprendre vieil homme, essayer la simplicité pour parvenir à mes fins étant donné que la complexité de mes plans se retourne parfois contre moi.
Derrière lui, il entendit la porte brusquement se refermer, mais il ne darda pas le moindre coup d'œil. Au même moment, Lucius, qui se trouvait également là à proximité du ministre, se jeta sur James Potter qui lui tournait le dos et le plaqua contre lui, la baguette pointée sur sa gorge et prête à être utilisée.
- Non Albus, siffla Voldemort en remarquant que Dumbledore tournait rapidement sa baguette en direction du seigneur Malefoy. Pas de geste brusque ou il pourrait arriver malheur à ton associé.
- L-lâche moi! Hurlait de son côté James alors que Lucius renforçait sa prise sur lui.
- Pas tout de suite Potter, lui répondit t-il avec amusement.
Avec satisfaction, Voldemort regardait le seigneur Potter se débattre inutilement pour se libérer, mais surtout, le ministre lui continuait d'observer la scène en silence, une coupe de thé entre les mains en souriant d'un air béat.
- Comment allez-vous cher ministre? Lui demanda t-il en lui adressant un léger mouvement de tête en guise de salutation. Surpris de me voir peut-être?
- Voulez-vous une tasse de thé? Lui proposa celui-ci d'un air absent en se saisissant d'une théière à proximité. Il est encore chaud.
- Plus tard peut-être…, lui répondit Voldemort. Nous boirons à votre mort et à celle de Dumbledore. Qu'en penses-tu, Severus?
Il tourna alors son regard vers la dernière personne présente, debout et légèrement en retrait dans un coin de la pièce alors qu'il demeurait imperturbable devant la scène qui se jouait devant lui, comme si d'une certaine manière il s'y était attendu.
- Tu as omis de me parler de cette entrevue Severus, l'informa alors le seigneur des ténèbres d'une voix froide. Tu pensais peut-être qu'un entretien entre le ministre de la magie et Albus Dumbledore n'était pas suffisamment important pour m'en informer… Je suis déçu mon si fidèle espion…
- Comme vous avez omis de m'éclairer sur le plan que vous avez minutieusement préparé pour tendre un piège au directeur, rétorqua Rogue sans se départir de sa morgue habituelle.
- Il n'était pas prévu que nous nous trouvions ce soir dans la même pièce, contra Voldemort. Sans doute qu'Albus avait prévu l'éventualité de ma venue dans ce bureau et voulait s'assurer que tu ne te trouverais pas seul à Poudlard, prêt à agir pour mon compte et à prendre le contrôle de sa base arrière… Il ne semble pas te faire beaucoup confiance en l'occurrence, ou alors avait-il simplement besoin de faire en sorte que nous nous trouvions face à face afin de déterminer une fois pour toute pour qui sont tes allégeances.
- Des fadaises, rétorqua Dumbledore. Ne l'écoutez pas Severus.
Un ricanement s'extirpa des lèvres minces et blanches de Voldemort, glaçant si cela était encore possible davantage l'atmosphère pesante du bureau.
- Des fadaises? Répéta t-il. Mais vous êtes passé maître en la matière Albus. J'ai eu vent des multiples fadaises que vous avez pu raconter ces derniers temps, et la dernière en date n'est autre que mon propre retour sur les dires d'un enfant… N'est-ce pas Monsieur le ministre?
- Tout à fait, confirma Fudge d'un air indifférent.
- Eh bien, je pense qu'il est temps que tu répondes à la question que nous nous posons tous Severus, reprit Voldemort en le regardant fixement. Quel est ton véritable camp, celui de Dumbledore ou le mien?
Son serviteur gardait un air froid et tranquille sur le visage, comme si l'ultimatum qui s'imposait à lui lui était tout aussi indifférent que s'il avait à choisir entre du beurre ou de la confiture sur son toast.
- Ni l'un ni l'autre, dit-il finalement avant de disparaître dans un nuage de fumée sombre.
Avant qu'il ne puisse réagir, Severus se précipitait vers l'âtre de la cheminée du ministre et disparut dans le conduit qui menait aux étages supérieurs. La colère le gagna à mesure qu'il prenait conscience de la traîtrise de son disciple, et la prise sur sa baguette se resserrait si fortement qu'il pouvait sentir entre ses doigts le bois craqueler.
- Ce traître a signé son arrêt de mort, commenta t-il plus pour lui-même que pour les autres en reportant son attention sur Dumbledore. Je pense que tu dois être tout aussi déçu que moi, Dumbledore.
- En vérité, je doutais de sa fidélité depuis un long moment, avoua le directeur de Poudlard. Depuis la nuit de ton retour pour être tout à fait honnête… Je m'imaginais à tort qu'il était retourné te servir, que ses manquements à ses devoirs n'étaient que le résultat d'un changement de camp net et que tôt ou tard il emploierait les mêmes méthodes que ton autre espion et nous attaquerait de dos, mais il me semble qu'il jouait double-jeu depuis tout ce temps.
- Peu importe, son sort est déjà scellé et je doute que tu te montres davantage complaisant que moi le jour où tu remettras la main sur lui, répondit Voldemort. Lucius, emporte Potter avec toi. Dis à Bellatrix de tenir son rôle quand tu la croiseras.
- Bien maître, accepta le seigneur Malefoy en utilisant sa baguette magique pour faire apparaître des cordes autour de James avant de le faire léviter dans les airs.
Une nouvelle fois Dumbledore entreprit d'effectuer un nouveau mouvement dans sa direction, et Lucius parut effrayé à l'idée de faire face au directeur de Poudlard, mais par précaution Voldemort fit apparaître un bouclier translucide devant lui qui l'accompagna jusqu'à la sortie.
- Faites quelque chose Albus ! Hurlait James alors qu'il était emporté dans l'autre pièce.
- Tu n'oublieras pas de le bâillonner, conseilla Voldemort à Lucius qui passait à côté de lui.
- ALBUS ! AIDEZ-MOI ! Beuglait encore le seigneur Potter avant de gémir derrière un chiffon soudainement apparu devant sa bouche.
Le silence se fit de nouveau dans le bureau alors que les deux puissants sorciers se faisaient face pour la première fois depuis près de quinze ans. Seule la cuillère du ministre frappant contre les bords de sa tasse rompait de temps à autre le calme relatif de la bataille qui se jouait déjà dans cette si petite pièce. Seulement son propriétaire ne semblait pas même prendre conscience de la situation dangereuse dans laquelle il se trouvait.
- Depuis combien de temps est-il sous imperium? Lui demanda Dumbledore.
- Deux jours, depuis que j'en ai donné l'ordre à Lucius, répondit patiemment Voldemort. Nous aurions pu le faire bien avant et en profiter pour faire passer en force quelques lois servant mes intérêts, mais agir de manière précipitée n'est jamais de bon conseil. La patience, voilà la clef pour gagner une guerre, laisser l'adversaire amorcer un premier pas dans notre direction, attendre tapi dans l'ombre qu'il soit suffisamment proche pour s'en saisir et frapper quand l'occasion s'offre à nous… C'est ce qui s'est déjà passé en décembre vieil homme. Barty a joué avec brio le rôle qui était le sien depuis de longs mois, et il a attendu comme je le lui avais recommandé le bon moment pour décapiter ton Ordre, comme aujourd'hui je vais décapiter la tête de l'État.
Et sans attendre, il pointa sa baguette magique vers Cornelius en effectuant quelques gestes avec. Rien n'en sortit, mais une entaille apparut sur le cou grassouillet du ministre de la magie qui écarquillait des yeux d'un air alarmé en portant ses mains vers elle. D'abord infime, la quantité de sang qui en sortait devenait de plus en plus grande à mesure que les secondes défilaient, et bientôt la tête elle-même bascula en arrière sous des flots d'hémoglobine qui se répandaient sur le bureau du désormais ex-ministre ainsi que sur les murs de son bureau.
Ce que n'avait pas prévu cependant Voldemort était que Dumbledore réagirait au quart de tour et qu'un sortilège le frappa de plein fouet dans le visage et le souffla vers la porte d'entrée dans laquelle il passa à travers.
Une douleur intense le saisit dans le dos au moment où il se trouva à terre dans la salle des secrétaires, et plusieurs débris de bois pleuvaient autour de lui alors qu'il se redressait péniblement sur ses jambes.
- MAÎTRE ! Entendit-il hurler à proximité de lui.
Un bruit sourd se fit alors entendre, comme un corps qui s'écroulait, et il n'eut pas besoin de vérifier pour être persuadé qu'il s'agissait de Bellatrix. Déjà Dumbledore se trouvait face à lui, l'air aussi impérieux et effrayant que les autres fois où ils s'étaient déjà battus en duel.
- Les règles d'usage veulent que l'on se salue avant de commencer un duel, l'informa Voldemort en prenant une position similaire à celle d'un escrimeur prêt au combat.
- Ces règles n'ont cure lorsqu'il s'agit d'un criminel de ton espèce Tom, répliqua froidement le directeur. Surtout lorsque l'on est témoin d'un crime abject comme celui que tu viens de commettre sur un homme qui n'était pas en état de se défendre. Mais dis-moi Tom, que vas-tu faire maintenant que tu as abattu le ministre lui-même? En profiter pour séparer une nouvelle fois ton âme?
La surprise le gagna un court moment tout comme l'envie de tuer à l'instant le vieillard face à lui se faisait plus grande. Mais bientôt, ce fut la colère et le bon sens qui prédominèrent en lui en songeant qu'il ne pouvait y avoir qu'une seule autre personne ayant connaissance de ce secret, et que cette personne était probablement responsable des douleurs dans la poitrine qu'il avait ressenti par moment sans explication et qui se faisaient de plus en plus violente à mesure que le temps passait.
- C'est donc toi…, marmonna t-il furieusement alors que sa baguette magique s'éclairait subitement d'une lueur verte à son extrémité. Depuis quand le sais-tu?
- J'avais mes doutes depuis près de trois ans et la découverte de ton journal intime, commenta Dumbledore. Je sais ce qu'est un horcruxe, mais je n'aurais jamais imaginé que tu puisses descendre aussi bas pour t'assurer l'immortalité. J'ignore combien tu en as fait, mais je peux t'assurer que deux ont déjà été détruit et ce n'est qu'une question de temps avant que l'on mette la main sur les autres.
- Tu ne sauras jamais où ils se cachent, lui assura avec suffisance le seigneur des ténèbres. Tu ignores même à quoi ils peuvent bien ressembler, et tu auras beau remuer chaque brindille, soulever chaque feuille, creuser partout, tu ne t'approcheras jamais d'eux.
- Ne t'en fais pas pour ça, j'ai déjà un indice quant à ce que je dois trouver, certifia t-il.
- Et tu as autant de chance de les trouver que de mettre la main sur Harry Potter, répliqua moqueusement Voldemort. Avoue le vieillard, tu ne sais pas par où commencer.
Il étendit alors son bras dans sa direction, et soudainement un souffle se dirigea violemment vers le directeur de Poudlard qui se retrouva propulsé contre le mur derrière lui, plaqué contre la paroi et incapable de pouvoir bouger alors qu'il portait les mains à son cou comme pour se dégager d'une poigne forte qui l'étranglait.
- Ce soir je me débarrasse de toi, l'informa Voldemort en continuant à orienter la paume de sa main vers Dumbledore. J'élimine la concurrence et il ne me restera plus qu'à tenter de retrouver Potter par le biais de cette maudite prophétie que je me ferai un plaisir d'aller chercher aussitôt que j'en aurai terminé ici. La petite sauterie des employés du ministère devrait encore durer quelques temps, alors j'aurai tout le loisir de m'occuper de ton cas avant de sortir d'ici. Quant à l'éventualité où je ne parviendrai pas à te tuer… Je pense que le simple fait que tout le monde soit au courant de votre réunion pas si secrète suffira à faire croire au plus grand nombre que tu es responsable de la mort du ministre… Je gagne sur les deux tableaux Albus.
Voldemort plia alors brutalement ses longs doigts blanchâtres contre sa paume, et au même moment un craquement sinistre se fit entendre de l'autre côté de la pièce alors que le corps de Dumbledore s'effondrait par terre, mort sur le coup.
Satisfait, quoi qu'un peu étonné de la facilité avec laquelle il avait vaincu son pire ennemi, le seigneur des ténèbres observa de longues secondes la forme inerte du directeur de Poudlard étendue sur les dalles, sa longue barbe traînant comme une serpillière. Ses lunettes avaient glissé de son nez crochu et cassé alors que son regard se voilait déjà du voile de la mort.
- La vieillesse…, commenta t-il d'une voix morne. Je n'aurais jamais imaginé que ce soit elle qui finisse par être ma meilleure alliée, mais à l'évidence c'est bien elle qui aura causé ta perte en amoindrissant tes capacités. Je n'aurai cependant pas le loisir d'en dire autant pour moi puisque c'est l'immortalité qui m'attend.
Voldemort se retourna et commençait à s'éloigner lentement en direction de la cage d'ascenseur en imaginant déjà la manière dont la guerre venait de prendre un tournant pour le moins décisif et à son avantage, à l'effroi que les corps sans vie de Dumbledore et de Fudge provoqueraient dans leur société et à l'échéance victorieuse qui s'approchait à grand pas pour sa cause.
Mais une douleur vive l'arrêta net, et baissant les yeux, il fut pour le moins surpris de voir un éclat de bois lui transpercer l'abdomen. La douleur était telle qu'il sentit ses jambes faiblir sous son poids et il s'écroula par terre, la respiration haletante et une quantité importante de sang se répandant déjà autour de lui.
- Qu… C-Comment? Souffla t-il douloureusement.
- La vieillesse me jouera peut-être des tours aujourd'hui comme plus tard, mais pour toi c'est la suffisance et l'orgueil qui causeront ta perte, l'informa l'homme qu'il pensait avoir tué deux minutes plus tôt.
Le seigneur des ténèbres tourna difficilement sa tête en direction du bureau de Fudge et vit avec étonnement se tenir devant Dumbledore lui-même, l'air aussi vivant que possible.
- Cela a toujours été ton défaut Tom, ajouta t-il. Cette satisfaction de soi, ce manque de clairvoyance dans les situations où on en exige, cette absence d'anticipation des facteurs extérieurs pouvant déterminer l'issue d'un duel… Tu n'as jamais su anticiper ce qui pouvait être imprévisible, inattendu. Tu pensais que je ne serai pas clairvoyant quant au fait que tu aurais pu organiser cette rencontre avec Fudge, mais j'avais justement laissé les choses se dérouler pour pouvoir enfin te faire face et vaincre cette enveloppe de chair que tu arbores depuis presque un an. Tu pensais m'avoir tué à l'instant, mais tu n'as jamais imaginé qu'il ne pouvait s'agir que d'un double…
Et tout en parlant, il observa lui-même l'autre Dumbledore écroulé à ses pieds et qui, en quelques secondes, devint soudainement plus flou, transparent, avant de disparaître.
- Ce sort consomme beaucoup de magie, mais j'ai amplement eu le temps de le lancer au moment où je te chassais du bureau du ministre, l'informa le directeur.
- T-tu… Tu me le paieras ! Vociféra Voldemort en essayant péniblement de se relever.
Avec difficulté, il sortit de nouveau sa baguette magique de sa manche et la pointa directement vers le bout de bois qui avait élu domicile dans son corps. Un cri de douleur s'échappa de ses lèvres lorsqu'il l'expulsa avec l'aide d'un sortilège, et tout de suite après un autre sort lui permit de contenir le flot de sang qui s'échappait en abondance de sa plaie. Les parois commencèrent alors à fumer comme si son corps se mettait à chauffer, et au bout d'un certain temps les tissus endommagés commencèrent à se former et à cicatriser en même temps que la douleur s'estompait petit à petit.
- Moi aussi j'ai… J'ai plus d'un tour dans mon sac…, souffla t-il en arborant un sourire carnassier.
Tout en se relevant, il tâta rapidement avec sa main la peau nouvellement reformée sur son torse visible depuis le trou fait dans sa robe sans jamais quitter du regard le vieil homme devant lui. Une seule idée lui traversait la tête désormais : Tuer Dumbledore.
- Avada Kedavra ! Hurla t-il.
Le sort fondit sur son adversaire qui n'eut aucun mal à le contrer par un bouclier, et aussitôt il répliqua en lui lançant plusieurs sortilèges qu'il n'eut également aucune difficulté à renvoyer à leur propriétaire. Voldemort lui lança un autre sort mortel au moment même où Dumbledore effectuait le même geste à son intention. Les deux sorts se percutèrent à mi-chemin, et Voldemort sentit sa baguette magique vibrer dans sa main alors qu'un faisceau lumineux faisait le lien entre lui et son adversaire. Des flashs lumineux apparaissaient de temps à autre autour d'eux alors que la pièce donnait l'impression d'exploser par endroit lorsque l'un d'eux heurtait les murs de pierre noirs ou le mobilier encore debout des secrétaires. Le seigneur des ténèbres tentait à l'occasion de rompre cette connexion entre eux en bougeant son bras dans tous les sens, mais le rayon magique s'obstinait à demeurer là, depuis le bout de sa baguette jusqu'à celui de Dumbledore qui le maintenait lui aussi.
Voldemort augmenta alors la puissance qu'il puisait dans ses réserves pour diriger son sort vers le directeur, et il eut la satisfaction de voir le point d'impact se rapprocher dangereusement du vieil homme pour se trouver à quelques mètres à peine de lui.
- Meurs ! Hurla t-il au moment même où la distance se réduisait à une dizaine de centimètres.
Dumbledore pivota tout à coup sur lui-même et disparut dans un tourbillon de cape. Alerte, Voldemort regarda les alentours, prêt pour une nouvelle attaque qui ne tarda pas puisqu'elle arriva de sa gauche juste au moment où le directeur réapparut. Le sort le manqua de quelques centimètres seulement, et les maléfices de découpe qu'il renvoya en guise de représailles rebondirent sur le bouclier de Dumbledore pour pénétrer profondément le mur derrière lui en laissant d'énormes fissures sur sa paroi. La pièce commençait à accumuler d'importantes quantités de débris en tout genre et aux proportions diverses, détail qui n'échappa pas à son adversaire puisqu'il en fit léviter plusieurs dizaines tout autour d'eux qu'il propulsa dans sa direction d'un autre mouvement de baguette. Voldemort dut pour la première fois se mettre sur la défensive en érigeant autour de lui un mur dans la précipitation en faisant monter de quelques centimètres les dalles les plus proches de sa position, et il pouvait clairement entendre depuis l'intérieur de sa prison les projectiles heurter violemment celle-ci sans jamais la percer.
Ne perdant pas de temps, il apposa sa main sur l'une des parois, y concentra sa magie, et alors que celle-ci commençait à briller intensément, il relâcha soudainement la puissance emmagasinée et fit exploser la pierre qui fut propulsée vers Dumbledore. Il n'attendit pas de savoir s'il avait pu être touché car il s'extirpa de sa protection, pointa sa baguette vers l'endroit où il avait vu pour la dernière fois le directeur et visa au hasard dans la poussière qui commençait à se faire omniprésente dans l'air.
Il entendit encore une fois le froissement de la cape du directeur fendre l'air comme tout à l'heure, signe qu'il s'était encore une fois téléporté ailleurs, mais l'attaque qu'il pensait arriver très vite se faisait attendre au beau milieu du silence qui reprenait ses droits.
- Je sais que tu es là ! Éructa Voldemort en avançant prudemment à travers la salle en pointant sa baguette dans différents endroits. Ne joue pas à ce petit jeu avec moi Albus !
Un bruit de gravats lui fit tourner la tête sur sa droite, et il tira aussitôt un autre sortilège qui, à en juger par le bruit causé, ne rencontra rien d'autre sur sa route que d'autres débris. Au dernier moment, il aperçut à travers le brouillard un éclat de lumière tout près de sa tête, et ce ne fut qu'en baissant celle-ci qu'il sentit la lame d'une arme lui effleurer l'oreille. Il roula à terre sur quelques mètres, se remit aussitôt debout et fit de nouveau face à Dumbledore qui tenait effectivement entre ses mains une épée somme toute ordinaire.
- Je ne te savais pas épéiste, commenta t-il narquoisement en portant sa main vers son oreille d'où perlait une infime quantité de sang.
- Je l'étais dans ma jeunesse, l'informa Albus d'un air sérieux. C'est le genre de chose que l'on n'oublie jamais même lorsque les réflexes deviennent plus lents.
- Cela tombe bien, je vais pouvoir ainsi tester mes propres capacités au duel à l'épée face à un maître en la matière, reprit Voldemort en faisant apparaître une épée à pommeau de serpent qu'il tint d'une main.
Il salua au passage son adversaire en la positionnant devant son visage avant de donner un bref coup sur le côté puis se précipita vers lui. Son premier coup fut dévié facilement par Dumbledore qui, d'une force peu commune pour un homme de son âge, parvint le déséquilibrer avant d'essayer de lui planter la sienne directement dans l'abdomen. Voldemort l'esquiva par un pas sur le côté avant de tenter à nouveau de lui fendre le torse par une autre frappe partant du haut vers le bas, mais le directeur l'évita de nouveau. Les secondes qui suivirent furent le théâtre d'un duel acharné entre deux excellents bretteurs qui ne reculaient devant aucune difficulté pour entailler, percer, porter l'estocade à leur adversaire sans jamais parvenir à un meilleur résultat qu'à lui couper légèrement la peau ou la barbe. Voldemort se surprenait même à applaudir intérieurement le talent certain du vieil homme pour le duel à l'épée et la force, l'adresse et la rapidité qu'il utilisait, mais lui-même n'était pas en reste et jouait à arme égale avec lui.
Tout à coup il se recula à distance suffisante pour ne pas avoir à craindre une autre attaque. Il remonta alors sa manche, planta purement et simplement le bout de son épée dans son bras et laissa librement couler le sang sur le sol devant ses pieds.
- Ripara Sanguilentus !
Le sang commença alors à augmenter, à former de petites flaques de plus en plus grandes avant de n'en faire qu'une puis de s'étendre toujours plus et de plus en plus vite autour de lui. Bientôt, toute une partie de la pièce était recouverte du sang de Voldemort, et celui-ci parvint jusqu'au pied d'Albus Dumbledore qui observait en silence le manège de son adversaire, l'œil aux aguets et prêt à agir.
Une fois satisfait, Voldemort trempa le bout de sa baguette dans la mer de sang dans laquelle baignaient ses pieds et se concentra. Des remous apparurent au bout d'un certain temps en divers endroits de la pièce tandis que le sang se mettait lentement à se soulever et à former des petits dômes s'élevant de plus en plus haut. Une tête, puis un cou, puis tout le reste de ce qui pourrait s'apparenter à une forme humaine liquide et écarlate prit bientôt position, et le processus recommença encore plusieurs fois avant que six de ces silhouettes ne se tiennent debout et prêtes à attaquer.
- Allez-y ! ordonna t-il aux nouveaux venus alors qu'il reprenait son souffle.
Ce nouveau sortilège particulièrement mal venus par beaucoup de sorciers consommait beaucoup de son énergie, mais avec satisfaction, il vit le directeur de Poudlard tenter tant bien que mal de garder à distance des formes humanoïdes en les tranchant en deux, en essayant de les maudire par un sort ou en esquivant les attaques directes que ces créatures essayaient de lui porter sans jamais réussir à le toucher. Mais venir à bout de six adversaires à la fois était épuisant, et il pouvait voir la sueur perler sur le front du vieil homme.
Mais alors, Dumbledore monta rapidement sur un bureau, pointa sa baguette sur la mer de sang et s'exclama :
- Tempestas glacialis !
Un courant d'air froid s'échappa aussitôt de sa baguette qu'il dirigea directement vers le sol. Aussitôt le sang le figea, se solidifia et devint aussi dur que la pierre qui formait les murs de la pièce. Les créatures elles-mêmes bougèrent encore quelques instants, mais le froid ambiant les gela bientôt sur place en des statues de glace étrangement rougeâtres. Voldemort décida alors de profiter de la distraction pour attaquer de nouveau.
- Bombarda Maxima !
Son sort frappa brutalement le plafond encore relativement épargné par le combat, et presque immédiatement l'explosion qu'il provoqua fit tomber dans la zone où se trouvait Dumbledore d'énormes morceaux de pierre.
- Repulso !
Le sort de Dumbledore parvint cependant à les renvoyer dans toutes les directions, et les rochers explosèrent dans toutes les directions en écrasant les reste du mobilier. Voldemort dut se coucher pour en éviter un qui menaçait de lui réduire en bouillie la figure, mais une autre douleur soudaine à la jambe lui fit comprendre qu'il n'avait pu échapper au reste. Sa jambe ne semblait pas avoir été écrasé par un projectile, mais la profonde entaille qu'il vit en baissant les yeux vers elle lui certifia que le combat était terminé à moins de vouloir y laisser la vie ici.
- B-Bellatrix ! S'exclama t-il douloureusement en regardant les environs. Nous partons ! Bellatrix !
Mais sa mangemort ne répondait pas, et devant l'étendue des dégâts autour de lui, il doutait même qu'elle ait pu survivre à leur duel. D'ailleurs Dumbledore n'était également plus visible à travers l'obscurité presque complète de la pièce et de la poussière qui virevoltait en grande quantité partout où ses yeux pouvaient se poser.
Voldemort tenta de soigner sa jambe de la même manière que tout à l'heure, mais il sentit que les forces lui manquaient, et seule une très légère fumée suintait de sa blessure sans parvenir à refermer entièrement la plaie. L'os devait d'ailleurs être cassé car lorsqu'il tenta de se remettre debout, une douleur vive et particulièrement forte l'obligea à se rallonger par terre et à se traîner vers la sortie.
Quelle humiliation pour lui.
- Au diable Dumbledore…, souffla t-il en apercevant au loin le trou béant laissé par la cage d'ascenseur qu'un projectile avait éventré. Au diable la… la prophétie !
Et après un dernier regard vers la zone où se trouvait tout à l'heure son ennemi de toujours, Voldemort se laissa avaler par une épaisse fumée noire qui enveloppa l'entièreté de son corps avant que celle-ci ne se précipita vers l'ascenseur d'où elle remonta le conduit vers le hall du ministère et de là vers la sortie.
Quelques étages plus bas, inconscient sans doute qu'un étage entier du ministère venait d'être détruit par une bataille rangée et que leur reine en avait perdu la tête, la fête des petites ouvrières de la fourmilière battait son plein.
A/N : Chapitre terminé. Comme je l'ai dit plus haut c'est l'un des chapitres que j'ai le plus apprécié d'écrire depuis la reprise de cette fiction, et curieusement je me rends compte que ces fameux chapitres contiennent toujours une scène de combat ^^.
Je me suis légèrement inspiré du manga Naruto pour certaines scènes, notamment les capacités de régénération de Voldemort qui pourraient s'apparenter à celle de Tsunade (à voir s'il aura également certaines capacités d'Orochimaru, ça ne serait pas particulièrement idiot), ainsi que le duel du cinquième film.
Donc si nous résumons : Fudge est mort, Rogue en fuite, James enlevé, Voldemort blessé, Bellatrix et Dumbledore... Hm... On ne sait pas xD. ça en fait des bouleversements ! à voir maintenant les conséquences possibles de cette séquence.
Après relecture, le coup du banquet organisé pour les employés au même moment où une réunion entre Fudge et Dumbledore se tenait semble une pirouette scénaristique facile, mais j'avais du mal à imaginer une scène qui impliquerait un duel entre Dumbledore et Voldemort sans qu'un employé ne s'alerte des dégâts causés. Quand je pense à celui du film, je me rends compte qu'on est exactement dans le même cas de figure : Un ministère totalement vide sans raison apparente, un duel puis soudainement tout le monde débarque et découvre avec stupeur que Voldemort est vivant. Mouais.
Le prochain chapitre arrivera la semaine prochaine, soit vendredi soit samedi comme d'habitude. Cependant je risque d'un peu ralentir le rythme de publication en raison des chapitres supplémentaires que j'essaie d'inclure entre deux déjà écrits.
Sur ce, à la semaine prochaine !
