Bonjour à tous !
J'espère que vous vous portez bien, où que vous soyez. Comme promis voilà le chapitre 81, terminé depuis un très long moment.
Merci encore une fois aux gens m'ayant laissé une review. Pour être tout à fait honnête, le dernier chapitre m'a laissé un sentiment mitigé si grand que je n'ai pas osé lire vos retours, mais vu qu'il faut bien le faire pour vous répondre j'aurais la surprise d'ici quelques instants. J'espère que vous n'avez pas tapé trop fort?
Plmn : Si on additionne le nombre de douleurs ressenties au nombre d'horcruxes détruits, leur irrégularité et le fait qu'il ne se soit pas plaint récemment d'une autre douleur... La théorie est tout à fait possible et son âme ne supporterait effectivement pas cela x).
Maintenant concernant ce chapitre, c'est l'exact opposé ; J'ai adoré l'écrire ! Peut-être que ça se ressentira dans mon écriture...
Enfin bon, sur ce, bonne lecture !
- ça c'est un Artocarpus altilis. Il est coutumier d'en rencontrer dans les terres océaniques, mais le premier spécimen ramené en Angleterre ne remonte qu'à 1793. Grand-mère a eu fort à faire pour me permettre d'obtenir une pousse de cet arbre, mais comme tu peux le voir, nous y sommes parvenus !
- Et qu'à de particulier cet arbre, Neville? S'enquit Matthew en observant distraitement l'arbre de quelques mètres que lui présentait son ami. Est-il magique?
- Jusqu'à preuve du contraire non, répondit t-il platement en souriant d'un air navré. Pour le moment le seul intérêt observé pour cet arbre est le fruit que l'on y trouve.
Et tout en parlant, Neville approcha sa main de l'une des branches de laquelle il coupa avec adresse et habileté une petite boule verte à peine plus grosse qu'un œuf de poule. L'instant d'après, il coupa ce même fruit en deux, laissant à Matthew tout le loisir de voir sa chair blanche semblable à une pomme.
- Les indigènes préparent et consomment son fruit de différentes façons d'après Thomas Dancer, le naturaliste qui a participé au concours lancé par la Society of arts en 1791 pour ramener le maximum de plantes exotiques, expliqua son ami. Il en a fait quelques croquis qu'il a ramenés de son expédition. Oh attends, il faut que je te montre celle-ci également !
Sans attendre d'être certain qu'il le suivait, Neville se précipita dans une autre allée, Matthew sur les talons. La serre des Londubat était relativement grande et spacieuse, composée de multiples rangées de plantes et d'arbres de toute sorte et de toute nature aux senteurs diverses, aux aspects étonnants et aux fonctions particulières ; Ainsi, végétaux et plantes vivaient en harmonie entre elles, Ptéridophytes et Spermatophytes poussaient à foison entre les murs clos de la serre, arbrisseaux et fleurs embellissaient l'endroit et lui donnait presque l'aspect d'une forêt tropicale et une multitude de fleurs aux parfums délicats agrémentaient l'endroit d'une beauté peu commune.
De nombreuses plantes magiques étaient également présentes, certaines connues même d'un amateur comme lui comme les mandragores, le dictame ou les bulbes sauteurs qui provoquaient un véritable tintamarre lorsqu'ils se promenaient entre les allées en claquant le pot dans lequel ils étaient renfermées, et des insectes, de tout genre et de toute espèce, voletaient aussi entre les feuilles des plantes pour récupérer le pollen que l'on trouvait en grande quantité dans la serre.
Au beau milieu de tout ça, et bien qu'il ne là voyait pour le moment pas, Matthew parvenait facilement à imaginer Luna partir dans une énième exploration des plantes à sa disposition dans sa quête effrénée et infructueuse des créatures mystérieuses qu'elle était la seule semble t-il à pouvoir confirmer l'existence.
- C'est une strelitizia magicae, lui présenta Neville lorsqu'il le rejoignit. Elle vient d'Afrique australe, et là aussi c'est une expédition qui a permis d'en ramener quelques spécimens en Angleterre.
La plante en question possédait de larges feuilles et de longues tiges se terminant par de jolies fleurs aux pétales fines et élancés oscillant entre le jaune ou le bleu. Leur forme évoqua curieusement à Matthew le mouvement d'un oiseau en train de battre des ailes.
- Elles sont presque similaires aux reginae hormis le fait qu'elles soient magiques, continua son ami tout en tâtonnant distraitement la plante. Lorsque la fleur commence à faner, une cosse contenant des graines apparaît, et… Ah, tu vas pouvoir le voir par toi même !
En effet, l'une des fleurs commençait étrangement à remuer ses pétales, comme prête à prendre son envol, et quelques secondes plus tard, elle se détacha finalement de sa tige en s'agitant doucement en vol pendant un instant. La fleur prit alors quelques mètres de hauteur puis s'éloigna dans une direction opposée sous l'œil incrédule de Matthew.
- Elle est partie chercher une terre suffisamment fertile pour y planter sa cosse, l'informa d'un air ravi Neville. Je suppose qu'on la trouvera d'ici quelques mois dans le pot d'une autre plante dans la serre, mais ce n'est pas grave.
- A t-elle une utilisation particulière hormis d'être capable de polliniser elle-même un autre endroit? S'enquit-il d'un ton curieux tout en continuant de regarder dans la direction où la fleur s'était éloignée.
- C'est essentiellement une plante d'agrément, mais écrasée et mélangée à d'autres ingrédients, elle contribue à soigner les fortes fièvres où les troubles de la tête, lui assura avec confiance son ami.
L'espace d'une seconde, Matthew se demanda si cette plante pouvait calmer ces fameux troubles dont il pensait souffrir depuis de longs mois et lui apporter cette quiétude qu'il désirait ardemment. Pas facile en effet de songer à se libérer l'esprit des contraintes d'une existence faite de beaucoup d'embûches et garder la tête froide en toute circonstance, surtout lorsque l'on s'appelait Matthew Potter et que l'intégralité de sa famille était séparée, que son parrain persistait à faire le mort ou qu'une horrible bonne femme s'amusait à le tourmenter lorsqu'il mettait un pied dans l'école où une majorité d'élèves le considérait comme un paria.
- C'est en tout cas fascinant, ne put-il s'empêcher de dire en regardant autour de lui. Je savais que tu étais de loin le meilleur en botanique à l'école, mais maintenant je comprends mieux pourquoi.
- Grand-mère m'encourage dans cette démarche, affirma Neville en souriant doucement. Mais pour elle, ce n'est qu'une passion, comme on pourrait aimer faire de l'équitation ou chasser. Elle n'imagine pas que je puisse un jour poursuivre cette passion jusqu'à devenir moi aussi naturaliste.
- C'est ce que tu aimerais faire? Lui demanda Matthew.
- J'aimerais oui, dit-il rêveusement. Il y a encore beaucoup de choses à découvrir, des endroits où l'homme n'a pas encore mis le pied et où ses yeux ne se sont pas encore posés. J'aimerais être comme John Byron, James Cook, Bougainville, La Perouse, parcourir les mers pendant plusieurs années en m'informant des us et coutumes des tribus que je croiserais lors de mes pérégrinations, des civilisations que l'on pourrait encore croiser et qui nous sont inconnus, traverser l'océan indien, les terres australes, découvrir le Japon et la Chine, explorer l'Amazonie et sa forêt luxuriante, les grandes plaines américaines et ses amérindiens… Je suis sûr que nous avons beaucoup à apprendre des cultures lointaines, et je suis résolu à voir au moins une fois de mes propres yeux ce que le monde peut nous offrir.
Matthew l'écoutait dire sans l'interrompre. Lui-même ne savait pas encore ce qu'il ferait plus tard, et du fait du déshonneur qui semblait définitivement installé sur son nom de famille, il estimait que le poids politique de la maison Potter au sein du magenmagot était quasiment nul… à moins de redorer son blason d'une quelconque façon, chose qu'il n'envisageait pas être capable dans un avenir relativement proche. Pourrait-il partir à l'aventure vers des contrées lointaines comme Neville? L'idée lui paraissait saugrenue, mais étrangement intéressante et captivante. Sous couvert d'un anonymat, il pourrait ainsi s'éloigner de l'Angleterre et de ses habitants qui ne cachaient nullement leur répugnance à la seule pensée de sa famille. Un petit sourire s'étira sur son visage à cette pensée, mais pour l'heure il ne poussa pas plus loin les limites de son imagination débordante.
- Luna a également déjà prévu de faire de même, continua Neville. Elle m'a dit qu'elle souhaitait se concentrer sur une analyse qui toucherait davantage à la faune sauvage et aux créatures magiques que l'on pourrait trouver dans ces endroits inexplorés. Elle est persuadée de pouvoir apporter la preuve de l'existence de créatures mystiques aux sorciers.
Un petit rire s'échappa de ses lèvres soudainement alors que son visage s'éclairait d'une gaîté peu coutumière chez lui.
- Mais il faudrait déjà qu'elle puisse prouver l'existence des joncheruines avant de s'attaquer à de plus gros morceaux, dit-il en ricanant. Tu ne crois pas?
- C'est vrai, approuva Matthew en partageant son rire. Mais elle a un beau projet d'avenir. Vous avez un beau projet d'avenir. Moi… Je ne sais pas.
- Tu trouveras, lui assura Neville. Il suffit simplement de penser à ce qui pourrait te passionner, quelque chose que tu aimes faire et sur lequel tu pourrais aller plus loin encore, développer une idée ou un projet qui accapare ton esprit, tes pensées…
- Hormis le Quidditch, je n'aime pas grand-chose, avoua t-il en ricanant de nouveau. Et je n'ai pas envie de devenir joueur professionnel. J'aime… J'aime juste être au calme, seul et sans que l'on vienne me perturber avec des ennuis qui accapareraient et mon temps et mon énergie. Je n'ai pas l'âme d'un aventurier alors je ne m'imagine pas parcourir le vaste monde comme toi et Luna, mais peut-être qu'un jour, lorsque j'en aurais assez de tout ce qui passe ici, je partirais de ce pays pour ne plus jamais y revenir, et là je pourrais enfin penser à moi avant de penser aux autres et à ce qu'ils pensent de moi.
Loin de tout, des autres, de ses angoisses, de ses responsabilités. Voilà peut-être ce qu'il imaginait comme avenir pour lui. Il ne savait pas combien il pouvait bien lui rester en banque ni si les dernières frasques de son père avaient pu faire fondre la fortune familiale en un rien de temps pour ne lui laisser qu'une misère et des dettes à éponger, mais à quand bien même lui resterait-il quelques galions seulement, il s'imaginait bien les mettre en poche, fermer ses comptes et prendre le premier sloop, la première frégate à destination du nouveau monde pour s'y installer durablement et refaire sa vie. Un vœu pieux et probablement impossible, mais n'est-il pas possible de rêver une fois à un futur meilleur que celui auquel on se prédestine?
- Neville, cet endroit est merveilleux ! S'exclama Luna en accourant vers eux, l'air absolument enchanté.
Pour l'occasion, elle s'était tressée des guirlandes de fleurs dans les cheveux, et celles-ci devaient encore avoir un peu de pollen à offrir car sa tête était littéralement entourée de plusieurs petits insectes volants cherchant désespérément à se poser dessus pour en récolter.
- Il y a cette grande fleur rouge là-bas avec des petits points jaunes, si tu me le permets j'aimerais l'apporter à la maison pour faire une expérience avec les joncheruines...
Les deux garçons se regardèrent brièvement avant de détourner la tête, un sourire en coin sur le visage.
- ...Son parfum est si particulier que je suis persuadée que cela pourrait avoir un effet sur eux ! Affirma t-elle en hochant vigoureusement sa tête.
- Tu devrais faire attention avec elle, l'odeur qu'elle diffuse est surtout toxique, l'informa Neville. Elle attire les insectes jusqu'à elle, et dès que celui-ci s'est posé sur ses pétales elle dégage une substance collante qui l'immobilise tandis qu'elle se referme pour s'en nourrir.
- Curieux, elle semblait inoffensive quand je l'ai touché, commenta leur amie avec désinvolture.
Quelque part loin d'eux, une horloge se mit subitement à sonner, et en regardant sa propre montre, Matthew constata qu'il était trois heures de l'après-midi. La tranquillité qu'il avait alors ressentie en pénétrant dans la serre se dissipa aussitôt alors qu'une boule se formait dans sa gorge. Son ami, qui l'observait à la dérobée, remarqua probablement le changement soudain de comportement car il posa doucement sa main sur son épaule, comme pour le soutenir devant un danger qu'il appréhendait grandement.
- Elle devrait bientôt être là, commenta t-il en gardant ses yeux braqués sur lui. Tu es sûr que tu ne veux pas que l'on t'accompagne?
- N-non, balbutia Matthew en regardant partout sauf vers eux. C'est moi qu'elle veut voir, et aussi longtemps que je resterai dans les limites de ta propriété, les protections magiques que ta grand-mère a mis en place suffiront à toute éventualité.
Par elle, Matthew parlait bien évidemment de sa mère, et inéluctabilité de leur rencontre l'angoissait tant qu'il craignait d'un instant à l'autre de perdre les maigres forces qu'il ressentait dans ses jambes pour s'effondrer au beau milieu des plantes vivaces de son camarade.
Un échange épistolaire de quelques lettres durait entre eux depuis quelques semaines, du moins si l'on admettait qu'un total de quatre lettres puisse véritablement être considéré comme un échange, un début de relation ou simplement une manière de renouer des liens distendus. Matthew n'y attendait pas grand-chose, désabusé qu'il était par la vie de famille qui était la sienne depuis de si longues années et qu'il n'estimait pas possible de pouvoir reconstruire. Sur quoi de toute manière? La structure qui consolidait cette relation était déjà à l'époque si fragile qu'elle ne pouvait être qu'une ruine aujourd'hui. Mais pourtant… Il voulait bien laisser une chance à cette femme de se racheter, d'expier ses fautes et même de s'excuser. Quant à lui… Il ne savait pas trop.
Nerveusement, il passa une main dans ses cheveux, un vieux tic qu'il avait hérité de son père et qui ne le quittait plus depuis longtemps et qui s'intensifiait même depuis qu'il devait endurer les interrogatoires d'Ombrage. Même loin d'elle, cette peur de se retrouver dans ce qui fut pendant longtemps le bureau de Dumbledore le tourmentait encore, et plus encore le simple fait de penser à cette horrible bonne femme accroissait encore davantage l'appréhension qui le gagnait à l'idée de rencontrer sa mère d'un instant à l'autre. Devrait-il se plaindre d'elle auprès de sa génitrice? Faire comme ces enfants incapables de se débrouiller par eux-mêmes et qui se jetaient dans les jupons de leur mère à la moindre occasion dans le seul espoir d'être défendue corps et âme par elle? L'idée lui paraissait saugrenue, et il imaginait mal Lily Potter, disparue depuis des années, débouler de manière tonitruante à Poudlard pour rosser le fondement de la nouvelle directrice de Poudlard.
Pour autant, il retint son rire en l'imaginant le faire pour ne passer pour un fou aux yeux de ses deux seuls amis.
- Elle t'attend peut-être devant les grilles maintenant, argua Neville. Nous… Nous allons rester ici alors.
- Bonne chance, lui lança amicalement Luna en souriant de manière sincère.
Matthew hocha sa tête en reconnaissance puis se dirigea vers la sortie, sa nervosité augmentant à chaque pas qui le rapprochait de son but.
Au dehors, par delà les grilles qui enserraient le manoir Londubat, Un «Pop» soudain retentit et se répercuta en écho entre les arbres qui entouraient la propriété. Une femme aux cheveux auburn et la silhouette mince engoncée dans une robe de percale venait d'apparaître sur le chemin face à l'entrée, l'air quelque peu désorienté et alerte. Un chapeau à brides lui masquait en grande partie le visage que l'on ne pouvait voir que de face, et de longs gants blancs comme sa robe parcouraient ses bras jusqu'au-delà de ses coudes. Contre sa poitrine, elle gardait précieusement un paquet enveloppé dans du papier journal et noué par une fine cordelette.
La femme, qui n'était autre que Lily, regardait l'endroit de manière suspecte, comme appréhendant une éventuelle attaque qui tardait à venir. Sa baguette demeurait à l'intérieur de son gant, prête à s'en servir à la moindre occasion, et le simple crissement du gravier sur ses pas la maintenait dans un état de crainte constant.
Face à elle se trouvait le manoir ancestrale de la famille Londubat, un endroit qu'elle n'avait pas eu beaucoup l'occasion de visiter même lorsqu'elle était encore l'épouse de James, et si elle ne doutait pas un seul instant que cette famille puisse lui faire du mal, elle demeurait malgré tout sur ses gardes, circonspecte de l'endroit où elle devait rencontrer son fils cadet et ne sachant pas l'accueil qui pourrait lui être réservé.
- Courage Lily, se dit-elle d'un ton nerveux en se mordant la lèvre inférieure. Ce n'est que ton fils… Que pourrait-il arriver de mal?
Sa dernière lettre n'avait pas paru particulièrement hostile, mais entre les mots inscrits sur du papier et ceux que l'on pourrait laisser échapper d'une voix qui se voulait blessante et pleine de reproches, le fossé était large. Lily redoutait ce deuxième cas de figure, et elle se savait pleinement coupable d'un abandon qu'elle n'aurait jamais imaginé si long. Matthew devait d'ailleurs la haïr pour cela, alors elle s'étonnait encore que ce soit lui qui ait fait le premier pas pour la rencontrer, s'expliquer et dissiper les malentendus. Et peut-être… Oui peut-être, qu'ils pourraient reconstruire quelque chose? Lily le savait seul, abandonné et sans la moindre connaissance de ce qu'il était advenu de certains de ses proches, alors oui, peut-être pourrait-elle le convaincre de rester quelques temps chez eux, à Lamballe, en compagnie du reste de sa famille et une fois qu'elle serait elle-même convaincue qu'il n'attenterait rien contre son frère et sa sœur?
Ce désir ardent de réunir sa famille, aussi vif qu'un feu ardent balayé par les bourrasques de vent, semblait prendre forme aujourd'hui, et un nouveau départ se profilait enfin à l'horizon.
- Ravi de vous revoir Lily, dit alors quelqu'un sur sa gauche la faisant sursauter. Vous avez bonne mine.
Lily eut à peine le temps de tourner la tête et de voir une longue barbe blanche qu'un sort éblouissant l'atteignit en pleine poitrine et la fit tomber par terre, assommée. Satisfait, l'homme s'approcha, jaugea du regard et par un mouvement du pied sur la forme inerte sur le gravier son état, puis persuadé qu'elle était bien inconsciente, se saisit de son bras avant de disparaître avec elle dans un autre «Pop» tout aussi bruyant que le premier.
Le sentier était à nouveau désert, et si l'on exceptait le cadeau emballé laissé là, rien n'aurait pu laisser imaginer qu'à quelques minutes près, une mère et son fils auraient pu se retrouver après des années de séparation.
Le destin était décidément implacable lorsqu'il était question de la famille Potter, surtout lorsque Albus Dumbledore venait y fourrer son nez.
A/N : Donc voilà. J'attends vos retours avec impatience pour le coup. Ainsi donc Lily est désormais entre les mains de Dumbledore... Le salaud. Vous comprendrez davantage la manière avec laquelle il est parvenu à ce petit stratagème dans deux chapitres exactement, mais pour faire simple, c'est un très bon manipulateur... et calligraphe.
La première partie sur la visite de la serre a été écrite d'une traite, avec quelques recherches en parallèle sur des plantes découvertes à peu près à ce moment là, les progrès de la science et les expéditions menées pour rapporter des échantillons. J'imagine très bien Neville devenant lui aussi explorateur, et l'attrait qu'il a pour la botanique le pousserait inévitablement vers une carrière comme celle-ci. De là à le voir avec un chapeau de cowboy (ou quelque chose s'y apparentant, j'avoue ne m'être pas renseigné sur les couvre-chefs américains du début du XIXe siècle) traversant les grandes plaines américaines en compagnie de Luna pour lier des liens d'amitié avec les tribus amérindiennes... J'avoue que l'idée est autant amusante qu'attrayante ^^.
Sur ce, à samedi prochain !
