Correctrice : Clina

Personnages : Aphrodite des Poissons, Seiya de Pégase

Mention de : Shun d'Andromède, Masque de Mort du Cancer, Seika, Shaina de l'Ophiuchus, Dohko de la Balance, Hyoga du Cygne, Marin de l'Aigle

Ship : mention de Seiya/Shaina

Type d'écrit : amical, fraternel

Arc temporel : comme pour les autres recueils, quelques années après la fin de la guerre contre Hadès, quand ils sont tous revenus à la vie.

Lieu : Sanctuaire, Temple des Poissons

Titre : Poison floral


C'était vite devenu une habitude quand il séjournait au Sanctuaire. Seiya passait toujours soit le matin, soit l'après-midi au Temple des Poissons pour visiter son Gardien. Et à chaque visite, le même rituel prenait place entre Aphrodite et lui. Invariablement ils commençaient toujours par prendre soin des diverses plantes de la serre secrète du propriétaire des lieux. Et Pégase apprenait toujours beaucoup de choses sur les végétaux qui s'épanouissaient en ces lieux, des soins qu'il fallait leur donner aux vertus qu'ils pouvaient avoir. Ensuite, le Saint d'Or des Poissons le conviait à un repas léger mais raffiné et savoureux. Il fallait reconnaître qu'Aphrodite était plutôt un bon cuisinier. Et ils finissaient par discuter de tout et de rien autour d'une tasse de café. Leurs conversations étaient variées, et en général amusantes et agréables. Au fil des semaines et de leurs rencontres, Seiya avait appris à mieux connaître Aphrodite qui était bien différent de ce que les rumeurs racontaient à son sujet au sein du Domaine Sacré. Peut-être que ces dernières venaient du côté secret du Saint d'Or, qui cultivait admirablement le mystère autour de sa vie privée. Et Pégase lui avait découvert un côté pédagogue des plus naturels chez lui, et une réelle empathie envers les autres en dehors du combat. Le plus jeune ne doutait pas qu'il soit un Guerrier accompli et redoutable, qui obéissait aux ordres avec la même perfection qu'il faisait tout le reste. Aphrodite faisait aussi preuve de patience, jamais lassé des diverses questions que son cadet pouvait lui poser. Il avait aussi un grand sens de la politesse. Seiya en avait appris autant sur l'art du savoir-vivre, que sur la botanique et les arts auprès de son aîné. Et ce dernier n'était jamais avare en paroles quand il dispensait son enseignement et son savoir, répondant à toutes sortes d'interrogations avec toujours le même sourire poli et vaguement amusé par la curiosité innée de son cadet.

Cette amitié était pour beaucoup de monde au Sanctuaire aussi étrange que celle du Cancer et d'Andromède, ou encore de Masque de Mort et de Dohko. Même si le Cancer et le Poisson n'avaient pas toujours eu une bonne réputation, suite aux anciennes Guerres Saintes et à leur choix de camp, personne ne pouvait émettre un quelconque jugement à leur sujet. Après tout, comme l'avait une fois rappelé Seiya, la déesse Athéna elle-même avait offert son pardon à tous et elle avait choisi de les ramener tous à la vie. Ils étaient tous à nouveau des Saints servant et protégeant leur Déité protectrice. De plus, qui étaient ses Guerriers Sacrés pour commenter ses choix ? Étrangement, l'argument avait été assez percutant, et plus personne ne l'avait mis en garde contre cette amitié avec le douzième Gardien à laquelle il semblait tenir. Et Pégase espérait qu'avec le temps, tout le monde réussirait à avancer, et à guérir des diverses blessures psychologiques subies. De toute manière, Seiya n'avait jamais été du genre à écouter les rumeurs. Au mieux, pouvaient-elles être amusantes quand on connaissait la vérité. Pour sa part, il nouait ses amitiés en suivant son cœur et son intelligence émotionnelle, comme ses frères appelaient cela. Il se fiait donc à son instinct aussi en relation, tout comme au combat. Et ce dernier ne lui avait jamais fait défaut. Son instinct lui soufflait qu'il pouvait faire confiance à Aphrodite, que ce dernier gagnait à être connu.

D'ailleurs, Pégase était heureux et fier de compter le Saint d'Or des Poissons parmi ses amis. Et ce qu'il avait dit à son aîné lors de sa première visite dans son Temple bien des mois plus tôt prenait de plus en plus de sens dans son esprit. Oui, Seiya voyait Aphrodite comme un frère aîné, apte à l'aider et en qui il avait confiance. Et même s'ils n'en avaient jamais parlé, il était persuadé que le Poisson le savait, et il espérait que son aîné partageait cette impression de fratrie spirituelle avec lui. Bien sûr, Seiya avait sa sœur aînée, Seika, et ses frères, tous plus ou moins du même âge que lui. Mais son lien avec Aphrodite était différent, probablement à cause de leur différence d'âge. Après tout, le Poisson avait neuf ans à peu près de plus que lui. Et d'une certaine manière, même s'il savait qu'il pouvait tout dire à Seika, il y avait des sujets plus faciles à aborder avec un de ses frères. Et honnêtement dans certains cas, Aphrodite avait plus d'expérience pour répondre à certaines de ses interrogations que ce soit comme Guerrier Sacré, ou simplement dans d'autres aspects plus communs de la vie tels que les relations. De plus, Aphrodite était toujours de bons conseils.

Aujourd'hui n'avait pas fait exception à leurs habitudes. Seiya était arrivé à une heure assez matinale, sachant qu'Aphrodite se levait aux aurores comme presque tous les Saints d'Or. De plus dans l'après-midi, il avait prévu avec Shun et Hyoga d'aider Marin et Shaina à entraîner les plus jeunes des apprentis, ceux n'ayant pas encore de maître attitré. Et Aphrodite lui avait enseigné qu'il valait mieux arroser et s'occuper d'un parterre de fleurs tôt le matin ou au crépuscule, quand il ne faisait pas trop chaud. Pégase avait d'abord aidé en arrachant les mauvaises herbes selon les conseils de son aîné. Comme à chaque fois qu'il travaillait manuellement, il avait fredonné diverses chansons. Mais cela n'avait jamais dérangé le Poisson, bien que ce dernier soit plutôt silencieux quand il s'occupait de son jardin. Une fois qu'il eut fini sa première tâche, Pégase arrosa les fleurs comme il avait l'habitude de le faire. Il avait fini par savoir comment, quand et en quelle quantité abreuver d'eau chaque fleur et chaque plante de la serre. Avec le temps, Seiya avait trouvé un certain apaisement à travailler la terre et avec les végétaux. Il ne pouvait pas expliquer d'où venait ce sentiment de sérénité quand il travaillait dans la serre. Peut-être parce que l'air y était doux et agréable et que tout ici était relativement calme. Cela tenait aussi sûrement au caractère relativement serein et posé du propriétaire des lieux, dont le Cosmos flottait toujours légèrement dans l'air. Parfois, quand il envisageait le futur, Seiya se disait qu'il lui faudrait une maison avec un petit jardin. Mais pour le moment, il vivait toujours dans son petit appartement ou au Domaine Sacré, et il testait ses connaissances en botanique bien souvent dans les immenses parterres du manoir de Saori-san. Avec le temps Tatsumi avait fini par reconnaître qu'il avait la main verte et il le laissait plus facilement faire. D'ailleurs Seiya avait ses petits succès, qu'il exposait assez fièrement à Aphrodite lors de ses séjours au Domaine Sacré. Pégase déposa son arrosoir alors qu'il venait de finir sa tâche. Et il releva les yeux sur le Poisson qui finissait quelque chose dans son coin. Si Seiya se fiait à son horloge interne, il serait bientôt l'heure de dîner. Et il se doutait que son aîné l'inviterait à partager son repas comme à chaque fois.

« Voilà, j'ai fini. », déclara Seiya en s'approchant de la table sur laquelle l'autre Saint travaillait.

« Et je te remercie de ton aide. Je finis ceci et on pourra dîner. », le remercia Aphrodite avec un sourire poli.

« Ok. », murmura Seiya en glissant ses mains dans les poches de son jeans. « Dis Aphrodite, puis-je te poser une question ? », demanda-t-il d'une voix légèrement hésitante. Pourtant le Poisson n'avait jusqu'alors jamais décliné de répondre à ses interrogations.

« Tu sais que tu n'es pas obligé de systématiquement me demander la permission. », lui fit remarquer Aphrodite avec un sourire, amusé par l'extrême politesse de Seiya. Son regard bleu se posa quelques instants sur son cadet. « Quelle est ta question ? », l'encouragea-t-il.

« Alors je sais bien qu'on ne doit pas trop croire les rumeurs, mais y a un truc que j'ai entendu au sujet des pouvoirs des Saints d'Or des Poissons… Du coup, si ce n'est pas un secret, je me demandais… » Seiya s'interrompit en prenant conscience qu'il venait de s'empêtrer dans sa phrase qui perdait un peu de son sens. De plus, il savait ce qu'Aphrodite pensait des on-dit circulant dans le Domaine Sacré. Et Pégase avait compris que la majeure partie de ces commérages était basée sur du vent, voire le néant lui-même, pour combler une trop grande curiosité chez certains quand ils ignoraient quelque chose. Et le douzième Saint d'Or était en réalité une personne très secrète, se cachant derrière son apparence et ce que les autres pensaient savoir de lui. Seiya réalisa lentement qu'il se perdait dans ses pensées au lieu de poser sa question.

« Il est surprenant de constater le nombre de rumeurs qui naissent, vivent et se meurent dans un lieu si petit, et une communauté aussi restreinte que la nôtre. », commenta avec amusement Aphrodite, tout en finissant de tailler les tiges de diverses fleurs colorées, dont de belles roses rouges et rosées. « Et laquelle a donc bien pu retenir ton attention ? »

« Ah oui… J'ai entendu dire que les Saints d'Or des Poissons savaient manier les poisons. On raconte même que leur sang est empoisonné, et que c'est pour cela qu'ils sont des solitaires sans lien avec les autres. Parce qu'ils représentent un danger mortel pour quiconque est trop proche d'eux… Enfin ça ne doit pas être facile à vivre tous les jours de savoir qu'on a un sang mortel dans les veines… Bref, on dit même que c'est l'ultime épreuve pour gagner l'Armure Sacrée des Poissons. Il faut survivre au poison, enfin un truc du genre. », expliqua rapidement Seiya réellement curieux d'en savoir plus sur les techniques de combat de son aîné, qu'il n'avait jamais réellement vu combattre, ni s'entraîner. Tout ce qu'il savait des bottes secrètes d'Aphrodite, il le devait au récit que Shun avait fait de leur combat. Et une part de lui restait inquiète que son aîné puisse être porteur de quelque chose pouvant être potentiellement mortel pour lui.

« Donc on raconte que mon sang est du poison ? », s'amusa Aphrodite avec un léger rire. « Je croyais que cette rumeur-là était morte depuis des années. »

Quand il fit volte-face, Aphrodite constata que Seiya l'observait avec une légère inquiétude dans le regard. Et cela n'avait rien d'étonnant connaissant Pégase qui était très attaché à ses proches et veillait sur eux du mieux qu'il pouvait. Qu'il soit inquiet pour lui toucha le Poisson, qui y voyait une preuve de leur amitié. Aphrodite lui offrit donc un sourire qui se voulait rassurant. Bien sûr, il connaissait cette vieille légende sur les Saints d'Or des Poissons. Il ne nierait pas qu'enfant et adolescent, il en avait parfois usé pour effrayer les autres et avoir la paix. Cela étant, il n'y avait jamais vraiment accordé plus d'attention que cela, l'oubliant avec les années. De plus, il aimait cultiver un certain secret autour de ses réelles capacités et ses attaques. Et ce n'était pas Andromède, son seul adversaire au sein du Sanctuaire, qui risquait d'aller raconter ses bottes secrètes à tous, ni Seiya qui risquait de les colporter s'il lui expliquait. Ces deux-là étaient dignes de confiance. De plus, Aphrodite les trouvait touchants et adorables dans leur genre bien différent, avec un énorme respect pour leurs aînés et une réelle empathie envers les autres. Comme quoi même parmi les Guerriers Sacrés, il y avait de belles âmes. Mais il se devait de rassurer Seiya, il n'avait guère du passer ce genre d'épreuve pour gagner son Armure Sacrée. Peut-être que son lien avec les plantes était la source de ce genre d'idées, qu'il trouvait pour sa part, assez stupide. À quoi cela lui servirait d'avoir du sang empoisonné ? En soi, c'était plutôt dangereux pour lui surtout. Charrier dans ses veines un poison mortel n'était pas sans conséquences pour son propre organisme. Enfin sauf si on ajoutait à l'équation les questions d'immunité face aux poisons, comme certains animaux étaient immunisés contre leur propre venin. On pouvait aussi considérer que l'accoutumance pouvait être une réponse protectrice face au poison. Et tout dépendait de quelle substance il était aussi question bien sûr. Connaissant la rumeur et ses attaques liées majoritairement aux roses, il devait s'agir d'un type végétal. Sortant finalement de ses réflexions personnelles, Aphrodite constata qu'il n'avait pas réellement répondu à Seiya. Ce dernier l'observait silencieusement, attendant sagement qu'il lui en explique plus, tout en étant assez incertain du sens qu'avait le long silence de son aîné. Le Poisson secoua légèrement ses longues mèches et il offrit un sourire rassurant à son cadet.

« Non, mon sang n'est pas empoisonné. », affirma finalement Aphrodite avec un petit haussement d'épaules. « Personnellement, je me suis toujours interrogé sur les origines de cette étrange idée à mon sujet. »

« Ah bah aucune idée d'où ça vient. », soupira avec soulagement Seiya. Il était rassuré de savoir que son ami ne risquait rien. « Je trouvais ce concept plutôt dangereux. Je veux dire si c'était le cas, cela serait mortel pour toi aussi nope ? »

« Ma foi potentiellement oui, je suppose. Mais après tout dépend du poison. Tous ne sont pas spécialement mortels. Et il y a aussi la théorie de l'accoutumance à prendre en compte. Théoriquement, à force d'être en contact avec une substance, ton corps finit par mieux la tolérer et cette dernière finit par ne plus t'affecter. D'ailleurs d'après la légende, Raspoutine consommait des poisons pour s'immuniser au cas où ses opposants auraient voulu l'éliminer. Il aurait d'ailleurs survécu à un empoisonnement. Bien sûr, rien n'est prouvé scientifiquement quant à cette histoire. », expliqua Aphrodite avant de s'intéresser à nouveau à ses fleurs qui l'attendaient sur la table. Il se devait de finir ce joli bouquet.

« Je ne connais pas Raspoutine. », reconnut simplement Seiya en s'approchant du point d'eau pour se rincer les mains. « Mais je comprends que la désensibilisation est quelque chose qui doit être pratique, même si j'imagine que ça doit prendre du temps. »

« Raspoutine était un Russe plutôt célèbre à la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle. Il était un conseiller assez proche de la famille du Tsar… On peut dire qu'il tenait du charlatan ou du sorcier. », raconta lentement Aphrodite. « Il y a beaucoup d'histoires non vérifiables à son sujet. »

« Ok. Ça a l'air d'être un sacré personnage.», commenta Seiya, qui était plus intéressé par la botanique que l'Histoire pour le moment. « Donc, je m'avance si je dis que tu t'y connais en poison ? », questionna-t-il alors qu'il s'essuyait les mains. Il se relave et il approcha de la table pour observer ce que faisait Aphrodite. Il était toujours surpris de sa facilité à créer des bouquets ou des montages floraux.

« Un peu. Du moins ceux d'origine végétale me sont assez familiers. Ce qui est aussi utile pour créer au besoin des antipoisons. », répondit sincèrement Aphrodite. Il n'avait aucune raison de dissimuler ce genre d'informations sur ses connaissances. « Je m'y suis intéressé quand j'ai étudié les plantes médicinales, considérant qu'il était aussi utile de connaître celles mortelles, que celles pouvant sauver une vie. Tant qu'à être le Saint spécialiste des plantes, j'ai jugé pertinent de me renseigner dans tous les domaines de la botanique. »

Qu'il pouvait être simple de s'ouvrir spontanément sur n'importe quel sujet avec Seiya. Pégase arrivait sans aucun effort à le faire parler de tout et de rien. Pourtant Aphrodite était de nature secrète, choisissant avec soin les informations qu'il acceptait de partager à son sujet et surtout avec qui il le faisait. Et le Poisson ne nierait pas qu'il appréciait de plus en plus la compagnie simple et lumineuse de Pégase. Finalement, c'était facile d'être ami avec le plus jeune. En même temps, son cadet était plus que sincère dans ses relations, n'attendant rien des autres, ne posant que peu de questions relativement indiscrètes ou privées et se montrant de nature généreuse dans tous les domaines. Et c'était un honneur pour Aphrodite d'être considéré comme un ami par Pégase. Le regard bleu s'attarda quelques secondes sur le plus jeune. Et il eut un sourire amusé. Seiya s'était approché de la table, et il observait avec beaucoup d'attention les gestes d'Aphrodite pour créer un bouquet de diverses fleurs, mais surtout de roses. Une fois que les fleurs furent placées pour former un beau rond et que leurs tiges furent égalisées, le Poisson les lia avec une corde s'assurant que rien ne puisse bouger. Puis il prit du papier pour réaliser un joli emballage.

« Pourrais-tu m'apprendre à réaliser des montages floraux et des bouquets ? », demanda Seiya avec un réel désir d'apprendre. Cela lui permettrait de réaliser lui-même des cadeaux pour certaines personnes qui lui étaient proches comme Shaina, Seika, Saori ou même Marin.

« Bien sûr, avec plaisir même. », accepta Aphrodite avec un sourire satisfait, alors qu'il examinait une dernière fois son œuvre s'assurant de la perfection de sa composition florale. Une fois qu'il fût certain que tout était parfait en tous points, il présenta le bouquet à Seiya. « Pour ta bien-aimée. Je suis certain qu'elle appréciera l'attention et le message. », expliqua-t-il devant le regard légèrement surpris de Pégase.

« Oh merci. », répondit Seiya avec un grand sourire, alors qu'il prenait délicatement en mains les fleurs. « Elles sont magnifiques et elles sentent hyper bon. »

« Et elles sont non dangereuses. », précisa Aphrodite avec humour, satisfait de pouvoir aider le plus jeune à offrir un présent à sa bien aimée. « Bon, il est plus que temps de dîner. Tu ne voudrais pas être en retard pour l'entraînement des disciples, n'est-ce pas ? »

Seiya se contenta d'acquiescer. Et il suivit Aphrodite hors de la serre pour regagner la partie vie du Temple des Poissons. Il huma une dernière fois le parfum agréable et doux des fleurs qu'il tenait en main. Et il eut un sourire, persuadé que Shaina apprécierait le cadeau qu'il allait lui faire. Il imaginait déjà comment en faire une surprise pour éclairer la fin de sa journée…