Chapitre 17 : Retour au Paradis
Après un voyage en train des plus confortables, le quatuor s'entassa dans l'antique voiture conduite par Alfred et subit un peu la conduite brutale de ce dernier. Alphonse ne put retenir un commentaire :
- Je comprends d'où tu tiens ton style de conduite, Réna...
Alfred eut un petit rire amusé mais passa l'essentiel du trajet à expliquer pourquoi sa voiture était formidable et insista sur l'intérêt pour les élèves d'apprendre à conduire sans direction assistée. Edward et Alphonse n'ajoutèrent donc aucun autre commentaire, craignant une autre conférence de la part d'Alfred. Ils furent tout autant sans voix quand ils pénétrèrent pour la première fois au sein de l'établissement dont ils avaient tant entendu parler.
Les trois bâtiments principaux avaient peu changé. L'école avait reçu un bon coup de peinture, les patios avaient été dotés de hamacs mais les appartements privés et les dortoirs étaient identiques. On apercevait le domaine boisé derrière, qui commençait à prendre les couleurs de l'automne. Tout ici respiraient le calme et la sérénité, on pouvait d'ailleurs lire sur le visage des sœurs toute la paix qu'elles ressentaient en foulant leur sanctuaire.
- Je crois pas vraiment au Paradis mais si il existe, ça doit ressembler à quelque chose comme ça... Dit Alphonse en respirant les odeurs de pin
Au moment où il terminait sa phrase, ils virent une grande femme sortir du bâtiment principal et se diriger vers eux avec un grand sourire.
- Bonjour les enfants !
- Bonjour Maître ! Répondirent en choeur les deux sœurs
Lio ouvrit les bras et serra les filles contre elle. Maintenant qu'ils pouvaient la voir de près, ils remarquèrent que le visage du professeur était marqué par la peine et la fatigue. L'affection manifeste qu'elle portait aux sœurs démontrait son implication dans l'éducation de ses élèves et la mort si brutale de l'un d'entre eux semblait être particulièrement difficile pour elle. Elle prit le temps d'observer attentivement chacune des deux sœurs et leur dit :
- Je suis ravie de voir que vous semblez en parfaite santé. En dehors du fait que tu as besoin de sommeil, Serena...
- Peut être un peu, Maitre... Reconnu la jeune femme
Lio demanda à Alicia de lui présenter les frères Elric, ce que la cadette s'empressa de faire avec plaisir. Elle commença par Alphonse, des étoiles pleins les yeux avant de présenter Edward. Lio salua les deux frères avec un grand sourire mais ajouta un commentaire de plus pour Edward :
- Vous avez des yeux intéressants, jeune homme...
- Vraiment Madame ? S'étonna ce dernier
- On y lit beaucoup de vérités. Sans doute êtes-vous capable de la voir...
Surpris, Ed ne répondit pas à Lio mais remarqua le regard intense que cette dernière lança à Serena. Sans plus attendre, le professeur fit faire un tour du propriétaire aux quatre jeunes gens. Les sœurs Wolfe partagèrent beaucoup de souvenirs que les garçons écoutèrent avec intérêt. Le passage par la bibliothèque émerveilla tout le monde, particulièrement Edward, qui commenta :
- Jusqu'à maintenant, ça doit être ma pièce préférée
- C'est l'une de mes plus grandes fiertés ! Et il me semble que c'est également la pièce préférée de Serena... Dit Lio
La jeune femme prit quelques secondes de réflexion et répondit :
- Ma pièce préférée sans doute mais c'est pas mon endroit préféré
- Je suis ravie de voir que tu es capable de nuance, ma fille... Dit Lio avec un sourire
- Moi, je me doute de où c'est, ton endroit préféré... Ajouta Alicia, goguenarde
- Je vois de quoi tu parles et sache que tu te trompes complètement. Répondit Serena, une lueur dans les yeux
Lio termina le tour en leur montrant les appartements privés et les chambres qui leur avaient été attribuées.
- J'ai préféré attribuer des chambres par fratrie, même si j'ai cru comprendre que deux d'entre vous avaient tendance à partager une seule même couche ces derniers temps... Glissa Lio avec un sourire
Le teint d'Alicia prit une jolie couleur rosée et elle balbutia quelque chose. Alors que Lio éclatait de rire et priait son élève de ne pas se justifier, Alphonse jeta un regard de biais aux deux aînés. Serena avait sursauté légèrement et s'appliquait à présent à regarder au loin tandis qu'Edward avait les oreilles écarlates et ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d'oeil à Serena.
*o*
À la fin du tour, Alfred revint pour offrir à tout le monde un sandwich très généreux, qu'ils mangèrent tous sur l'un des patios. Le professeur s'était retirée quelques instants et avait laissé les jeunes prendre leur repas. Alphonse regarda vers le parc et soupira :
- Je comprends que vous aimiez cet endroit. C'est magnifique
- Ouais... Quand on y pense, on a eu de la chance de pouvoir atterrir ici. Dit Serena, la voix douce
- Votre Maître a l'air génial ! Elle reste bien différente de la nôtre, pas vrai, Ed ?
- Mmmmh. Elle a bien aimé mes yeux... Répondit Edward
Il repensait à l'allusion étrange qu'avait faite Lio à la Vérité et se posait des questions. Il regarda Serena, qui se contenta de froncer les sourcils, pensive. Ils n'eurent pas le temps de faire des hypothèses que Lio revint pour leur annoncer que Maël et les élèves les attendaient dans la clairière. Serena et Alicia eurent immédiatement le réflexe de retirer leurs chaussures, ce qui étonna Ed.
- Pourquoi on se met pieds nus ? Demanda-t-il à Serena
- Maël pense qu'il faut sentir le sol sur lequel on marche. Une question de réflexe et puis de lien à la terre aussi... Répondit cette dernière d'un ton léger
- Oh... Ils ont l'air spéciaux, vos maîtres, quand même
- Tu peux parler. T'as pas été terrifié par ton maître à toi toute ta vie ?
- Pourquoi tu parles au passé ? Je la trouve toujours terrifiante. On est même pas dans la même dimension et j'ai quand même très peur de ce qu'elle pourrait me faire
- Ça a l'air d'être une femme intéressante dis donc... Hey, regarde là-bas ! C'est l'arbre le plus ancien du pays !
- Lequel ? Le gros tout vert ?
Quelques pas en arrière, Alphonse prenait le temps d'observer Ed et Serena interagir. Il ne put retenir un sourire quand il remarqua le jeu inconscient de leurs doigts. Malgré la distance tout à fait respectable qui les séparait, leurs index et leurs majeurs semblaient absolument vouloir s'effleurer, s'accrocher. Comme si ils étaient déjà si profondément attirés l'un par l'autre qu'il leur fallait rester en contact à chaque instant. Alphonse attrapa la main d'Alicia et lui murmura :
- T'as toujours envie que je te partage ma théorie ?
- À propos de... oh ! Oui, dis moi ! S'exclama Alicia
- Regarde les bien. Regarde leurs mains...
Alicia fut particulièrement attentive et fronça légèrement les sourcils :
- Tu penses que...
- Est ce que tu les as entendus se prendre la tête une seule fois aujourd'hui ? Comme si ils avaient trouvé un moyen d'évacuer la pression différemment...
- Oh... Je sais pas, Al. Tu te souviens de ce qu'il s'est passé cet été ? Mais j'ai une idée qui nous permettrait d'en être à peu près sûr.
Alicia avait une expression maligne et déterminée. Ils rejoignirent alors un groupe de jeunes, rassemblés dans une belle clairière boisée autour d'un grand homme particulièrement massif. Ce dernier remarqua l'arrivée du quatuor et on entendit au loin sa voix de stentor :
- Mes enfants ! Levez vous pour accueillir vos aînés !
Le groupe était constitué d'une vingtaine de jeunes, semblant âgés entre 10 et 16 ans environ. Certains visages étaient inconnus aux deux sœurs, qui connaissaient tout de même une large partie des élèves. Obéissants à leur maître, les élèves se levèrent et sourirent aux sœurs. L'une d'entre elle sortit du groupe pour courir en direction de Serena et la prendre dans ses bras en éclatant en sanglots.
- T'es devenue immense, Rox... Commenta la jeune femme en serrant cette dernière dans ses bras
D'autres élèves imitèrent Roxane et saluèrent à leur tour les sœurs Wolfe, les larmes aux yeux. Ils avaient tous l'air profondément marqué par la nouvelle. En retrait dans un premier temps, Maël s'avança pour saluer chacune des sœurs. Alicia finit par exploser en larmes entre les bras de son maître, qui caressa les cheveux de l'adolescente. Il complimenta les filles sur le maintien de leurs conditions physiques et demanda à Serena :
- Tu as pu prendre quelques victoires de plus sur ta sœur ?
Les frères Elric furent surpris d'apprendre qu'Alicia avait toujours été bien plus forte que sa grande sœur aux arts martiaux. La cadette annonça avec fierté qu'elle était toujours en tête dans la rivalité qu'elle partageait avec sa sœur et précisa :
- Ed et Al aussi s'entraînent très souvent ensemble !
- C'est effectivement l'impression que ça donne ! Enchanté, Messieurs...
Maël jeta un regard appréciateur sur les frères Elric et leur demanda leurs antécédents en matière d'entrainements. Alphonse expliqua habilement qu'ils avaient eu un maître exigeant, ce à quoi Maël réagit positivement :
- Voilà qui est parfait !
- D'ailleurs, Maître ! Aimez-vous toujours voir de nouveaux combattants à l'oeuvre ? Demanda Alicia
Les trois autres lui jetèrent un regard curieux et Maël demanda :
- Tu veux te battre avec...
Il regarda Alphonse, sans terminer sa phrase, d'un air surpris. Alicia eut un petit rire et répondit en saisissant le bras de son petit copain :
- Non, je préfère pas. Mais par contre, pourquoi pas voir Ed et Réna ?
Les deux aînés sursautèrent. Alicia précisa, d'un air malin :
- Il y a pas si longtemps, vous vous êtes pas promis de vous battre dès que possible ? C'était à la piscine je crois. Non ?
Serena fronça les sourcils et Edward réagit en disant :
- Non mais c'était pas...
- T'as pas envie de te battre contre Réna ? Demanda Alicia, vivement
- Ben je sais pas mais... Non, je sais pas !
- T'as peur de la casser ? Ajouta Alphonse, qui avait compris où Ali voulait en venir
- Ben...
- Attends, attends, attends !
Serena fronçait les sourcils en regardant Ed, l'air contrarié. Sa fierté prenait le dessus et elle semblait prête à en découdre.
- Pourquoi tu veux pas te battre avec moi ?
- C'est pas que je veux pas mais... J'ai pas forcément l'habitude de...
- Tu t'es jamais battu avec une femme ?
- Si ! Mais pas volontairement !
- Ça serait quoi le problème avec ça ? Je te défonce si je veux !
- Ah ouais ?
Serena et Edward se regardaient avec une lueur de défi dans les yeux et tout le monde eut un petit frisson dans la nuque. Le feu et l'essence en présence l'un de l'autre, c'était toujours un peu impressionnant, après tout. Maël claqua dans les mains et demanda aux élèves de former un cercle avec Serena et Edward au milieu, qui continuaient de se regarder fixement. Ils pensaient évidemment très fort à la nuit dernière mais ils étaient encore bien trop habitués aux affrontements pour perdre leurs habitudes. Chacun respira un bon coup et prirent quelques pas de distance, se mettant en garde. Maël se plaça entre eux deux et, d'une voix claire, s'exclama :
- Saluez-vous !
Les deux jeunes s'approchèrent l'un de l'autre et se saluèrent formellement. Puis Serena croisa les mains devant sa poitrine, comme pour saluer à nouveau. Elle jeta un regard curieux à Ed et claqua la langue, comme agacée qu'il ne fasse pas de même.
- Oh, pardon...
Déconcentré, Ed croisa les mains également devant sa poitrine. Vive comme l'éclair, Serena glissa un bras autour de ceux d'Edward comme un mousqueton dans un crochet et en profita pour l'envoyer à terre quelques mètres plus loin. Atterrissant brusquement sur le dos, Edward sentit tout l'air s'expulser de ses poumons avant de rouler sur le ventre. Il jeta un regard rageur à son adversaire, qui avait l'air très satisfaite d'elle même.
- La ruse est encouragée, les enfants ! Commenta Maël
Edward tenta de se redresser et semblait avoir des difficultés à retrouver un souffle. Serena soupira et s'approcha de lui en disant :
- Oh, ça va, c'était qu'une petite chute, t'es bien...
Dès qu'elle fut à bonne distance, Edward reprit toute sa contenance et envoya un balayage qui fit tomber Serena à terre. Maël continua son commentaire du combat :
- Gardez toujours vos bonnes distances de sécurité !
Les deux adversaires à terre se jaugeaient avec bien plus de sérieux. Serena fit la première tentative et se jeta en avant. Edward roula de côté et se relevant, il envoya un coup de pied circulaire que Serena se prit de plein fouet.
- Profitez toujours de la vitesse ou de la force de votre adversaire à votre avantage !
Serena avait bel et bien pris la jambe de son adversaire de plein fouet mais elle eut suffisamment d'énergie pour retenir cette jambe et en profita pour le déséquilibrer et le frapper en retour.
- Encaisser des coups peut permettre d'en mettre davantage en retour !
Le combat semblait se dérouler à l'équilibre, tous les deux ayant un style similaire basé sur la rapidité et la technique. Edward avait toutefois l'immense avantage de s'être battu en condition réelle et parvint à prendre d'un coup l'avantage sur Serena. Il était parvenu à la bloquer, quoiqu'à son léger désavantage puisqu'elle avait capturé les poignets d'Edward. Ce dernier essaya de convaincre Serena de reconnaître sa défaite, qui semblait effectivement inéluctable :
- Tu peux abandonner...
- Tu crois ? Répondit la jeune femme
Ils étaient très proches l'un de l'autre et Serena fit un mouvement tendancieux avec ses hanches, ce qui perturba suffisamment Ed pour qu'il baissât sa garde et ouvrit des yeux ronds. Ils roulèrent par terre et Serena finit par arrêter le mouvement en enroulant ses jambes autour de son adversaire. Elle plaqua les mains d'Ed au dessus de sa tête, dans une position fortement indécente. À ce moment-là, brutalement, Maël déclara :
- Ça suffit ! Je déclare match nul !
- Match nul ? S'étonna Alicia, l'air surpris
- Match nul ? S'exclama Serena en même temps
L'air outré, elle se dégagea et se dirigea vers son maître, qui la regardait d'un air tranquille.
- Match nul ? Répéta-t-elle
- Tu as des soucis d'audition, ma fille ?
- Je vous ai jamais entendu déclarer de match nul ! Vous aviez fait combattre Gale et Tom pendant des heures plutôt que de déclarer un nul !
- Tout le monde change, Serena. Et puis, mes chers enfants, à la fin, ça n'était même plus vraiment un combat
Avec un sourire amusé, il aida Edward à se relever et marmonna à son intention et à celle de Serena qui l'avait suivi à la trace :
- Mes enfants, il faut trouver un moyen d'évacuer la pression autrement... En tout cas, sans public qui vous regarde.
Il leur tapa chacun sur une épaule et déclara la fin de la session d'entraînement exceptionnelle du jour. Serena et Edward, encore essoufflés par le combat qu'ils venaient de partager, se regardèrent fixement avec une expression de frustration. Puis Serena tourna les talons sans dire un mot et partit vers les bâtiments de l'école. Alicia assista à la scène, d'un air un peu désolé et dit à Alphonse :
- Je crois que j'ai fait une bêtise...
- Je sais pas...
*o*
Les élèves se rejoignirent devant les patios et félicitèrent les deux combattants pour ce qu'ils venaient de proposer. Ils cherchaient à connaître mieux les deux frères, sans jamais poser de questions intrusives, percevant bien qu'ils avaient eux aussi eu un parcours difficile. Alphonse répondait avec bonne humeur, tout en jetant un œil attentif à son frère qui semblait bien pensif et qui lui même échangeait beaucoup de regards avec Serena. Cette dernière semblait bien plus fermée et même si elle ne pouvait pas s'empêcher non plus de regarder Ed, elle était bien plus fuyante. Au bout d'un moment, quand Alicia proposa à tout le monde d'aller boire tranquillement un verre pendant que le reste des élèves prenaient leur douche, Serena hocha la tête. Elle marmonna :
- Moi, je vais prendre une douche
Elle jeta un dernier regard vers Ed et se dirigea vers les appartements privés sans un regard en arrière. Le jeune homme fixa le sol pendant quelques secondes et dit à son tour :
- Je vais avec elle. Prendre une douche aussi.
Sans plus de commentaire, il suivit les pas de Serena. Alphonse et Alicia échangèrent un regard et la jeune fille dit :
- Tu penses qu'ils vont pouvoir se parler ?
- Je pense pas qu'ils vont se parler mais...
Alphonse haussa les épaules et eut un petit sourire pour sa copine.
Edward rentra dans le bâtiment quelques secondes après Serena et vit la silhouette de la jeune femme disparaître à l'étage. Il essaya de l'appeler mais elle ne répondit pas. Agacé, il remonta rapidement les escaliers et se dirigea vers les chambres. Dans le silence, ils ouvrirent chacun leurs portes et se retournèrent pour la refermer, se retrouvant face à face. Après un flottement, Serena tourna les talons et se dirigea vers sa salle de bains, sans fermer sa porte.
- Et merde ! S'exclama Edward
Il entra alors dans la chambre de la jeune femme, qui pivota brusquement pour lui faire face. Il se saisit d'elle tout aussi brusquement et la plaqua contre l'un des murs. Ils s'embrassèrent alors comme si le combat n'avait pas pris fin. Ils s'agrippaient et perdaient complètement leurs souffles, s'arrachant presque les vêtements les plus encombrant qu'ils portaient. Serena enroula ses jambes autour des hanches d'Edward, qui agrippa ses cuisses avec fermeté. La jeune femme laissa échapper un puis plusieurs gémissements tandis qu'Edward étouffait les siens en l'embrassant sans cesse. Ne se lâchant pas du regard, ne semblant pas croire ou pas comprendre le truc merveilleux qui se passait entre eux, ils sentirent rapidement qu'ils perdaient le contrôle. Serena ferma les yeux, serra les doigts autour des cheveux d'Edward qui se réfugia encore dans la nuque de la jeune femme et ils explosèrent ensemble dans un feu d'artifice interne incroyable. Essoufflés et ébahis, ils se regardèrent à nouveau. Ed fut un peu bouleversé par la douceur qu'il lut dans les yeux de Serena, douceur confirmée par le baiser qu'elle lui donna. Il la déposa délicatement par terre et mit ses mains tout autour de ses hanches, pour la maintenir contre lui. La tendresse présente semblait être à la hauteur de la férocité des moments précédents. Entre deux baisers, Serena murmura :
- C'est moi qui aie gagné
- Non. T'as été déloyale
- Accepte ta défaite
- Jamais...
Doucement, elle l'attira vers la douche qu'ils étaient censés être parti prendre et dont ils avaient encore plus besoin qu'avant.
