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"Alors, qu'en penses-tu ? demanda-t-il, presque timidement, en arrêtant la voiture au bas d'une longue allée.
Une grande maison très bien exposée était nichée au milieu d'une forêt dense, au sommet d'une colline et offrant une vue imprenable sur le Puget Sound.
"C'est ça ?" Je levai les yeux vers la maison et murmurai : " Waouh."
"Tu veux voir l'intérieur ?" Il semblait toujours inquiet, comme s'il avait besoin de mon approbation.
"Tout à fait," dis-je en continuant à regarder l'eau. "Cette vue est incroyable. "Elle est à toi ?"
"Non... pas encore en tout cas. Elle n'est pas officiellement à vendre," me dit-il alors que nous roulions en direction de la maison. "Mon agent immobilier m'a obtenu un rendez-vous pour la voir avant qu'elle ne soit mise sur le marché. Les propriétaires veulent une vente rapide et apparemment je suis un bon acheteur potentiel."
Nous nous arrêtâmes devant un double garage et je regardai la maison, il y avait des balcons et des terrasses qui partaient de plusieurs pièces à l'étage et qui permettaient de profiter au maximum de la vue incroyable. Il y avait plus de fenêtres que je ne voulais en compter mais celui qui l'avait construite avait eu la bonne idée car c'était quelque chose qui valait la peine d'être vu. J'étais encore en train de regarder quand Edward ouvrit ma portière. Je sortis lentement, hésitant à détourner le regard.
"Je l'achèterais rien que pour la vue," dis-je à voix basse.
"Je n'ai pas encore vu l'intérieur, viens." Il me prit la main et m'entraîna derrière lui.
"Comment penses-tu qu'on puisse faire ça sans agent immobilier ?" lui demandai-je. "Tu sais que l'effraction est un crime ?"
Edward sortit une clé de sa poche et l'agita devant moi. "Il n'y a pas besoin d'entrer par effraction."
"Tu as une clé ?"demandai-je, choquée, et il hocha la tête. "Comment ?"
"Mon agent immobilier essaie de me trouver une maison depuis que je suis arrivé en ville, Bella, et je ne suis pas la personne avec laquelle il est le plus facile de travailler. Elle est impatiente que je trouve quelque chose pour encaisser sa grosse commission mais elle a aussi appris que je n'aime pas que quelqu'un me montre les caractéristiques et les pièces lorsque je visite des propriétés. J'aime faire les choses par moi-même, tu le sais. Le propriétaire a déménagé sur la côte Est récemment, nous ne serons donc pas dérangés." Il déverrouilla la porte d'entrée et nous pénétrâmes dans le hall.
Le sol était recouvert de carreaux de terre cuite qui semblaient appartenir à une villa rustique en Italie. Les murs étaient simples et de couleur crème et le plafond était recouvert de bois teinté. Un large escalier en bois avec des rampes en fer forgé menait à l'étage, vers lequel Edward me conduisit.
Le carrelage semblait être une caractéristique de toute la maison, tout comme les murs crème et les plafonds en bois mais cela fonctionnait à merveille. Le premier escalier aboutissait sur une petite alcôve et un petit coin salon, qui donnaient sur l'arrière de la propriété et sur un jardin très privé. Il y avait une grande cuisine blanche qui donnait sur l'eau et une porte qui s'ouvrait sur une terrasse. Je m'imaginais assise là, en train de prendre le petit déjeuner avec Edward puis je chassais cette image de ma tête.
Sa maison… juste la sienne, Bella.
Je suivis Edward dans la salle à manger attenante, qui offrait une vue tout aussi époustouflante. "C'est vraiment quelque chose, Edward," dis-je, totalement hypnotisée. "Waouh !"
"Dès qu'elle m'a envoyé les détails, j'étais impatient de la voir," admit-il. "Mais je ne m'attendais pas à ça."
En déambulant nous vîmes plusieurs autres escaliers menant aux étages supérieurs, nous nous dirigeâmes vers un étroit escalier en colimaçon, qui menait tout en haut de la maison. Il n'y avait rien d'autre que deux chaises mais dès que je vis le soleil descendre sous l'horizon, je compris pourquoi.
"Je pourrais m'asseoir ici toute la journée, tous les jours," dis-je avec nostalgie. "Qui voudrait vendre cet endroit ? Même si je déménageais à l'autre bout du monde, je le garderais et je trouverais toutes les excuses possibles pour revenir ici."
"Heureusement pour moi, le propriétaire actuel n'est pas de cet avis." Les bras d'Edward s'enroulèrent autour de ma taille et il posa son menton sur mon épaule, observant la vue avec moi. "J'aime bien ce que je vois pour l'instant."
"Tu vas l'acheter, n'est-ce pas ?"
Il gloussa. "Il nous reste beaucoup de choses à voir, Bella."
"Je m'en fiche," lui dis-je. "Je vivrais très bien dans cette pièce."
"Viens," dit-il en me faisant tourner face à lui. "Voyons le reste."
"Si tu ne l'achètes pas, je l'achèterai." Je l'embrassai une fois et souris.
"Oh vraiment ?" Il rit. "Puis-je te demander comment tu comptes faire avec ton nouveau salaire ?"
"Crois-moi, si j'amenais ma mère ici, elle en tomberait amoureuse elle aussi et Phil n'a pas encore appris à lui dire non." Je lui tapotai la joue. "Ne tarde pas trop, Eddie, ou tu auras une rude concurrence pour cet endroit."
Nous redescendîmes par l'escalier en colimaçon et la pièce suivante que nous trouvâmes était l'immense chambre principale. Les plafonds étaient magnifiquement hauts, avec des fenêtres allant du sol au plafond, et selon la direction dans laquelle on se tournait, on avait l'impression d'être dans un endroit différent. A droite, il y avait le Sound, le soleil étant désormais presque invisible mais ses derniers rayons scintillaient à la surface de l'eau. Tout droit, il y avait le vert des arbres et des buissons qui entouraient la maison et j'avais l'impression que nous étions dans une cabane au milieu de la forêt, complètement isolée du reste du monde. Puis, à gauche, une série de portes s'ouvrait sur un petit espace avec un jacuzzi très attrayant et une vue spectaculaire sur la chaîne de montagnes.
"C'est comme si j'étais à trois endroits à la fois," murmurai-je, sans savoir lequel je préférais, puis je vis combien Edward souriait et je me désintéressais de la vue.
La salle de bains principale se composait d'une douche pour deux personnes et d'une baignoire encastrée, donnant elle aussi sur le Sound. Il y avait aussi un grand placard avec suffisamment de place pour tous mes vêtements, ceux de Carmen et ceux d'Amber.
Je veux vivre ici.
Alors qu'Edward examinait tous les aménagements et les détails, je m'assis sur le lit et souhaitai ne jamais avoir à partir. Je ne sais pas combien de temps je restai là mais Edward, assis à côté de moi, me ramena à la réalité.
"Nous avons encore beaucoup à voir," me dit-il doucement.
"Je vais attendre ici," dis-je et il rit. "Je suis sérieuse. J'adore cette maison. Tu m'as fait venir ici pour me montrer ?"
"Pas du tout." Il posa sa main sur ma cuisse. "J'ai vu une ou deux photos que mon agent immobilier m'a envoyées mais il ne s'agissait que de l'extérieur. Je n'avais aucune idée de la beauté de la vue et je n'avais certainement aucune idée de comment était l'intérieur. Je comprends maintenant pourquoi elle m'a recommandé de la visiter avant qu'elle ne soit mise sur le marché."
"Honnêtement, je ne te voyais pas dans un endroit pareil," lui dis-je et il sourit.
"Oh ?"
"Oui, je t'ai vu comme un citadin... l'hôtel te convient. Pas de chichis, pas de nettoyage et pas de racines." Je le vis secouer la tête.
"L'hôtel est pratique pour le travail mais ce n'est pas chez moi. J'aimais l'endroit où je vivais quand j'étais enfant, avant que tout aille mal, c'était l'endroit que je préférais au monde et je pense que si je suis si difficile maintenant c'est parce que je veux retrouver ça." Il se leva et se dirigea vers la fenêtre. "J'aime l'isolement et la sérénité."
Le silence fut interrompu par mon estomac qui grondait bruyamment. Edward gloussa et se retourna. "J'espère que c'était ton estomac et pas un ours dans ces bois."
"Très drôle, imbécile," marmonnai-je. "C'était mon estomac, je meurs de faim."
"Allons dîner. Nous pourrons revenir voir le reste une autre fois, de toute façon, il faut que je rende ces clés." Il me tendit la main et nous traversâmes la maison.
"Tu vas l'acheter ?"
"Il y a quelques éléments à prendre en compte mais je pense que oui." Il hocha la tête. "Je ne peux pas rester éternellement à l'hôtel. C'est un peu plus loin de la ville que ce que je voulais mais ça me donne une excuse pour conduire ma voiture plus souvent que je ne le fais."
"Toi et ta voiture." Je roulai des yeux. "Dois-je m'attendre à te voir dans une de ces émissions de télévision bizarres où les gens tombent amoureux d'objets inanimés et démontent leur voiture pour baiser le tuyau d'échappement ?"
"Où les gens font quoi avec le tuyau d'échappement ?" demanda-t-il avec dégoût et je ris.
"Je suppose que tu ne regardes pas beaucoup la télévision."
"Non, et après cette dernière remarque, je ne suis pas sûr de vouloir le faire." Il fit la grimace. "De quel genre d'objets inanimés parlons-nous ?"
"Hum... il y a une femme qui est tombée amoureuse d'un mur... elle l'a embrassé et a dormi avec un bout de mur. Pour de vrai, ça l'excitait, c'était vraiment bizarre." Je commençai à lui parler d'une autre histoire mais il minterrompit vite fait..
"En fait, oublie que j'ai demandé. Je n'ai pas besoin de cette image dans ma tête." Nous contournâmes l'arrière de sa voiture et je vis ses yeux se poser sur le pot d'échappement, puis il frémit. "Bon sang, il y a des gens dérangés sur cette planète. Pourquoi quelqu'un ferait-il ça ?"
"Je suppose que certains hommes n'ont tout simplement pas de vraie fille dans laquelle s'enfoncer," suggérai-je et il rit. "Vous feriez mieux d'espérer que je reste dans les parages, M. Cullen, ou vous pourriez être attiré par l'arrière de votre voiture. Je suppose que si vous allumez le moteur, cela donnera un tout nouveau sens au terme "tuyau"."
"Tu es tellement bizarre parfois," dit-il, toujours en riant.
"Je cherche à plaire," dis-je avant de l'embrasser. "Maintenant, est-ce qu'on peut aller manger, sinon mon estomac qui gargouille risque de se transformer en un véritable grognement d'ours !"
Après qu'il ait déposé les clés chez l'agent immobilier, je proposai de rentrer à son hôtel au lieu d'aller dîner. J'aimais être seule avec lui, il était tellement moins sur ses gardes et la pizza que nous avions mangée l'autre soir était vraiment bonne.
"Tu n'as pas à lire des manuscrits ce soir, n'est-ce pas ?" demandai-je en enlevant mes chaussures.
"J'ai passé la majeure partie de la nuit dernière à lire des manuscrits, donc je n'ai pas à en lire ce soir," me dit-il, en tendant sa main pour prendre mon manteau.
"Pas d'appels urgents de Phil ou d'Emmett ?" demandai-je et il secoua la tête.
"Il ne se passera rien tant que nous n'aurons pas pris l'avion pour San Francisco. Ce soir, Bella, je suis tout à toi."
Et pourquoi pas pour beaucoup, beaucoup plus longtemps que ça ?
"J'aime bien cette idée," dis-je, et mes yeux se posèrent sur sa baignoire surdimensionnée et attrayante. "Que dirais-tu de faire trempette dans la baignoire pendant que nous attendons le service d'étage ?"
Il fit la grimace. "Tu plaisantes ? "
"Pourquoi pas ?" Je me mis à rire.
"Le fait que nous soyons assis dans notre propre crasse ne te dérange pas ?" se moqua-t-il et je haussai les sourcils d'un air accusateur.
"De la crasse ? Tu penses que je suis crasseuse ?" J'entrai dans la salle de bain et commençai à faire couler l'eau malgré ses protestations. "Tu t'engouffres dans des eaux dangereuses, Edward."
"Je ne pense pas que tu sois crasseuse," gémit-il. "Je parlais juste de toute cette peau et... peu importe. Et si on prenait une douche à la place ?"
"Non, je crois que je dois intervenir, M. Cullen," dis-je de la manière la plus sexy possible.
"Intervenir ?"
"Hum hum. Une intervention est certainement nécessaire." J'acquiesçai et desserrai sa cravate, la retirant lentement de son cou. "Tu as boudé la pizza la dernière fois que je suis venue et tu as vu comme c'était bon ?"
"C'est vrai," murmura-t-il et il me regarda intensément déboutonner sa chemise. "La pizza était bonne... quand tu étais là."
"On peut donc supposer qu'un bain pourrait aussi être très agréable ?" Je poussai la chemise ouverte de ses épaules sur le sol.
"La pizza n'était pas aussi bonne hier soir quand j'étais seul…" Il sourit et se pencha en avant pour m'embrasser une fois. "Je pense donc qu'il serait bénéfique d'appliquer ce même critère au bain."
"Je peux m'en accommoder." Je souris et arrêtai l'eau.
Je me dégageai de mon jean et le jetai dans la salle de bain, tout en gardant les yeux sur lui qui me regardaient avec avidité. J'enlevai le reste de mes vêtements et les jetai tout aussi dramatiquement, ce qui fit rire Edward.
"J'ai quelques règles, M. Cullen," dis-je en me tenant devant lui, juste en sous-vêtements.
"Des règles ?" demanda-t-il en enlevant ses chaussures. "Je ne suis pas sûr d'aimer l'idée de règles dans ma salle de bains."
"Mon intervention, mes règles, j'en ai bien peur. Pour apprécier pleinement le bain, vous devez vous concentrer uniquement sur le bain et non sur votre partenaire de bain." Je fis un clin d'œil et désignai son pantalon puis le sol. "Et vous devez enlever ce pantalon. Les vêtements sont interdits à tout moment dans le bain."
"Je pense qu'il est peu probable que je me concentre sur autre chose que ma partenaire de bain…" marmonna-t-il en poussant son pantalon par terre. "Se concentrer sur autre chose que toi est déjà assez difficile quand tu es habillée, Bella. Je n'ai aucune chance quand tu es nue et à portée de main."
"Nue et mouillée," dis-je en guise de taquinerie. "Mais il est important que tu respectes l'étiquette du bain."
Edward ne semblait plus vouloir jouer le jeu… il fit un pas dans ma direction et m'attrapa par la taille. Sans un mot, il m'embrassa, attaquant ma bouche avec avidité et me faisant presque oublier l'intervention et l'étiquette du bain.
Presque.
"Tut, tut, tut," soufflai-je en rassemblant toutes mes forces pour le repousser. "Je suis déçue, M. Cullen."
"Allez-y, et crois-moi, tu ne seras pas déçue, Miss Swan." Il essaya de m'embrasser à nouveau mais je mis deux doigts sur sa bouche et je secouai la tête.
"Enlève ton caleçon," lui dis-je, en gardant mes yeux dirigés vers la gauche de sa taille pour éviter toute distraction possible, parce que putain, il était très distrayant. "Maintenant, entre dans le bain."
Avec un soupir de frustration, il entra dans le bain et s'assit lentement, s'immergeant dans l'eau. "Je suis censé ressentir quelque chose ?"
"Détendu ? Confortable ?" dis-je et il secoua la tête.
"Non, je ne me sens pas bien. Frustré, seul, et certainement pas détendu." Il montra sa bite et je gloussai. "J'ai bien peur que cela n'aide pas beaucoup à me convertir au bain."
"Oh, je n'ai pas encore fini." Je fis un clin d'œil et je sortis de la salle de bain en courant vers le bar. Je pris deux verres, un tire-bouchon et une bouteille de vin rouge avant de me précipiter vers Edward.
"Il faudra plus qu'un verre de vin pour me faire changer d'avis, Bella," dit-il en riant.
"Et si..." je lui tendais un verre et ouvrais la bouteille "Une bouteille entière de vin et..."
"Et ?" Il haussa un sourcil et je souris.
"De la compagnie ?" Je bus une gorgée de vin puis enlevai mon soutien-gorge et ma culotte et je me glissai dans la baignoire avec lui.
"Les choses s'améliorent, c'est certain." Il sourit, me tira entre ses jambes et posa sa tête sur mon épaule. "Mais je pense qu'une tendance se dessine. Tout comme la pizza froide de l'hôtel, ce sera quelque chose que je n'apprécierai qu'avec toi."
Il commença à embrasser mon cou et je m'éloignai. "Pas de marquage ce soir," dis-je et il rit. "Je suis sérieuse, Edward, j'ai déjà assez d'ennuis comme ça. Phil va sans doute parler à ma mère de mon mystérieux petit ami et elle ne laissera pas passer ça."
"Qu'est-ce que tu vas dire ?" demanda-t-il, d'un air amusé, en embrassant à nouveau mon cou, doucement cette fois.
"Je lui dirai simplement que le mystérieux suceur de cou était un type incroyablement sexy et intense que j'ai rencontré dans un club." Je remplis nos verres et bus un coup.
"Sexy et intense ? Tu as de la chance, hein ?"
"Ouais... intensément irritant, obstiné, autoritaire, boudeur et impossible à satisfaire," taquinai-je, et Edward commença à me chatouiller les côtes.
Je me tortillai sur ses genoux en produisant un étrange mélange de rires et de crissements alors que j'essayais de me libérer de son emprise.
"Autoritaire ? " demanda-t-il en riant de ma réaction. "Irritant ?"
"Oui !" m'écriai-je avec obstination.
"Autoritaire ? Impossible à satisfaire ?" Il riait plus que je ne l'avais entendu. "C'est ce que tu as dit ?"
"Oui !" continuai-je à crier et à me tortiller. "Et impossible à satisfaire... ne l'oublie pas."
Mes jambes s'agitaient dans tous les sens et nous réussîmes à faire tomber la bouteille de vin dans la baignoire, ce qui fit rougir l'eau.
"Oups," dit Edward en cessant de me chatouiller.
"Quel gâchis !" dis-je en me poussant de l'autre côté de la baignoire. "C'était du bon vin et maintenant il n'y en a plus a cause de toi."
Il grimaça. "Désolé."
"Ne le sois pas." Je souris. "Je profiterai de ça tous les jours pour t'entendre rire comme ça. Tu surprendrais tellement de gens s'ils voyaient ce côté de toi."
Il secoua la tête. "Je crois que personne n'a jamais vu cette facette de moi, Bella. Jusqu'à récemment, je ne savais même pas que cette facette de moi existait ."
Oh seigneur, je t'aime.
Je ne le lui dis pas, bien sûr, je me contentai de savourer cette sensation pendant quelques secondes puis je changeai de sujet.
"Aussi amusant que cela ait été, je suis toujours déçue par ton mépris flagrant de l'étiquette du bain... il ne faut pas renverser d'alcool dans la baignoire…" Je secouai la tête et ajoutai : "En fait, j'appréciais beaucoup ce vin."
"Je pense que je vais l'apprécier encore plus maintenant," dit-il brutalement.
"Le vin ou le bain ?" demandai-je.
"Les deux." Je commençai à lui rappeler les règles mais il plaqua sa main sur ma bouche. "J'emmerde l'étiquette du bain."
Cette fois, je me contentai d'acquiescer et décidai qu'il serait bien plus amusant de suivre le mouvement que de le contrarier. Il m'attira sur ses genoux et j'enroulai mes jambes autour de sa taille.
"Tu ne pourrais pas faire ça sous la douche," lui rappelai-je alors qu'il se penchait pour m'embrasser en riant.
Quand il m'embrassa, je ressentis quelque chose de différent. C'était toujours aussi intense et passionné qu'avant mais il y avait quelque chose que je n'arrivais pas à définir... quelque chose de plus entre nous. Je le sentais et je me demandais si Edward le sentait aussi. Putain, j'espérais qu'il le sentirait aussi.
Tandis que nous nous embrassions, ses mains parcouraient mon corps, glissant sur ma peau mouillée, savonneuse et vineuse. "Les bains sont vraiment bons, putain," gémit-il contre ma bouche.
Les lèvres d'Edward quittèrent les miennes et descendirent le long de mon cou, en prenant soin d'être douces et de ne pas laisser de marque. Il fit ensuite glisser sa langue le long de ma clavicule jusqu'à mon épaule, laissant une trace brûlante sur ma peau.
Il posa une main sur ma poitrine et m'encouragea lentement à me pencher en arrière, en cambrant le dos. Dès que je l'eus fait, il baissa la tête davantage, couvrant de sa langue la plus grande partie possible de mon corps.
"Oh mon Dieu, c'est tellement bon," murmurai-je lorsqu'il passa sa langue sur mon mamelon. "Edward, viens ici."
Je tirai sur ses cheveux, le tirant vers le haut pour pouvoir l'embrasser. Je me déplaçai sur ses genoux, haletant lorsque le bout de sa bite m'effleura. "Bella," siffla-t-il alors que je bougeais juste assez pour qu'il se glisse en moi. "Seigneur."
Edward appuya ses jambes sur le bord de la baignoire pour ne pas glisser puis sa tête recula quand je commençai à faire rouler mes hanches. Ce n'était pas facile et ce n'était certainement pas la position la plus confortable, mais le regarder... le sentir compensait largement l'inconfort.
Ses doigts s'enfoncèrent dans mes hanches et ses yeux se fermèrent. "Merde," gémi-t-il, puis il tendit une main entre nous pour frotter mon clitoris.
Je sentis mon ventre se serrer presque immédiatement et le reste de mon corps se raidit par anticipation. Je m'accrochai au bord de la baignoire, les bras tremblants, et Edward ouvrit les yeux pour me regarder.
Cette fois, mes mouvements faiblirent, je ne pus pas bouger pendant que mon orgasme me traversait, Edward poussa ses hanches vers une position haute deux ou trois fois de plus, puis il jouit. Tout son corps se détendit et il n'était plus en train de se soutenir, si bien que nous glissâmes dans la baignoire, faisant couler encore plus d'eau autour et sur les bords.
Je me retournai et m'étendis contre son torse, en soupirant de contentement. "Tu vois, les bains, ce n'est pas si mal. Même quand on ne respecte pas l'étiquette du bain."
"J'ai beaucoup apprécié. Cependant, j'aimerais te faire remarquer quelque chose, Bella," murmura-t-il et je me retournai pour le regarder. "Nous sommes actuellement allongés dans une eau qui se refroidit rapidement, mélangée à du vin et du sperme."
Je fis la grimace et acquiesçai. "Tu as raison. La douche ?"
"Ça dépend, est-ce qu'il va y avoir plus de règles et d'étiquette à suivre ?"
"Pas de règles." Je l'embrassai. "Je te le promets."
Edward...
Elle a encore fait ça... à chaque minute que je passe avec elle, j'ai l'impression d'être une personne différente. Est-ce normal de désirer quelqu'un à ce point ? Dans la maison, tout ce que je voyais, c'était Bella. Chaque image dans mon esprit n'était pas moi... c'était nous... Putain !
