Chapitre 8 : Poussière de roche et cuire neuf
La situation à la mine prend le dessus sur la vie de Soap et Simon. Les journées sont longues et épuisantes, et la priorité est de régler les problèmes liés à l'effondrement et de relancer la production. Soap se rend sur le site tôt le matin et n'en repart qu'à la tombée de la nuit, tout comme Simon. La communication entre eux se limite à des regards furtifs et des échanges rapides au milieu de la frénésie des tâches à accomplir.
Simon, de son côté, est submergé par la gestion de la mine et la pression des hauts dirigeants. Soap est préoccupé par l'état de Simon. L'ancien lieutenant, d'habitude si imperturbable, montre des signes de stress et de fatigue évidents. Les cernes sous ses yeux sont profonds, et il semble avoir perdu du poids. Les problèmes financiers, les réunions avec Price, les appels des investisseurs – tout cela occupe son esprit et son temps.
Il n'a pas eu l'occasion de parler en privé avec Simon depuis cette nuit chargée d'émotions. Les contacts furtifs et les rares moments où leurs regards se croisent en disent long, mais les mots restent en suspens.
Soap comprend en partie la réticence de Simon à explorer davantage leur lien, en raison des nombreux problèmes auxquels il doit faire face. Il a donc pris sur lui et respecté le choix du blond d'attendre le "bon moment". Cependant, la situation ne semble pas près de s'améliorer, et Soap redoute que le bon moment n'arrive jamais. Il craint que ce qui s'est passé entre eux finisse par se faner, que le fait de ne jamais en avoir reparlé fasse tomber dans l'oubli les moments partagés, les transformant en non-dits.
Alors qu'il quitte la mine tard dans la soirée, Soap passe devant le bureau privé de Simon. Il est surpris d'entendre la voix du blond résonner à travers la porte. Simon est rarement dans son bureau personnel, préférant travailler dans l'espace ouvert du poste de communication que dans le petit espace clos.
La démarche la plus logique et respectueuse consisterait à laisser faire. Cette conversation entre Simon et un potentiel membre de la haute direction ne concerne pas Soap. D'un autre côté, étant donné son appartenance à l'entreprise, si les retombées de cette discussion ont des répercussions sur son emploi, ne mérite-t-il pas d'en être informé ? De plus, Simon est son supérieur, son ami, presque un amant, et il est de son devoir de se soucier de Simon et d'être là pour lui. Bon, d'accord, la curiosité y est pour quelque chose. Cependant, Soap s'inquiète sincèrement pour Simon, ce qui justifie toutes ses interrogations.
La curiosité le pousse à faire une pause, à prendre un moment pour écouter. Juste un peu, histoire de s'assurer que tout va bien.
Simon parle d'une voix tendue, les dents serrées. Bien qu'il ne saisisse que la moitié de la conversation, cela lui suffit pour percevoir que la personne à l'autre bout du fil adresse des reproches. Les mots cinglants et les critiques acerbes résonnent, provoquant une grimace sur le visage de Soap, qui ressent l'agressivité de l'interlocuteur.
Au cours des dernières semaines, Soap a observé Simon faire face à de nombreuses réprimandes de la part des membres de la direction, mais cette fois-ci, quelque chose semble plus personnel dans cette affaire. Il ne peut s'empêcher de penser à la relation compliquée entre Simon et son père. Price lui a parlé brièvement de la dynamique entre le père et le fils aîné, Riley. Howard est un homme exigeant qui ne supporte pas l'échec, surtout quand il s'agit de Simon. Soap grimace. Alors qu'il pensait que son propre père était difficile, il commence à penser que le père de Simon mériterait la première place du "connard de l'année".
L'appel se termine, et Simon s'affale dans sa chaise, la tête entre les mains. Ses épaules sont voûtées, et il semble épuisé, à bout de nerfs. Le stress accumulé de la gestion de la mine, des problèmes financiers et des relations familiales difficiles le ronge. Soap hésite un instant, puis décide de se glisser dans le bureau, refermant doucement la porte derrière lui.
Simon lève la tête, sursautant légèrement à la vue de Soap dans son bureau. Doucement, Le brun s'approche de la chaise en face de Simon et s'assied, prêt à écouter ce que son supérieur a à dire.
« Ça va pas, Si ? » Demande Soap d'une voix douce, laissant transparaître sa préoccupation.
Simon soupire, se massant les tempes comme s'il essayait de chasser un mal de tête persistant. « Mon père, » commence-t-il, sa voix trahissant un mélange de colère et de tristesse. « Il me tient responsable de l'effondrement, comme si je l'avais provoqué délibérément. Il est furieux. »
Soap fronce les sourcils, face à l'irrationalité de la révélation. « Qu'est-ce qu'il a dit, exactement ? »
Simon secoue la tête. « Des menaces, principalement. Comme toujours. Il m'a dit qu'il était prêt à prendre des mesures pour rectifier la situation. »
-Quel genre de mesure ? » L'estomac de Soap se serre en voyant avec quelle résignation Simon accepte la situation.
Simon hausse les épaules, laissant échapper un soupir fatigué tout en se frottant les yeux. Soap observe attentivement, discernant le poids du monde qui semble reposer lourdement sur les épaules de Simon.
Soap sent sa colère monter. La pensée de Simon, épuisé et stressé, confronté à des menaces de la part de son propre père, lui est insupportable. « Ton vieux est un connard, » dit-il avec rage. « Il pige rien à ce que tu fais ici, tu boss jour et nuit pour sauver cette putain de mine. Et il ne réalise même pas tous tes sacrifices. »
Simon secoue la tête, son visage marqué par le stress. « C'est... compliqué, Johnny. »
Soap prit doucement la main de Simon, cherchant à lui apporter un peu de réconfort. « Je sais, Si. Je sais à quel point tu t'as mis de l'énergie dans cette mine, tu bosse comme un dingue pour tout faire tourner. T'es pas seul, Lt, l'équipe est là pour toi… je suis là pour toi. »
Le regard de Simon rencontra celui de Soap, et il y lut une lueur de gratitude. « Merci, Johnny. »
La présence de Soap à ses côtés apportait un réconfort dont Simon avait désespérément besoin. Alors que leurs mains se rejoignaient, Simon se sentait moins seul, moins submergé par les défis auxquels il était confronté.
Quand Soap approche son visage de celui de Simon, leurs lèvres se frôlent. Le toucher est d'une douceur exquise, une simple pression de leurs lèvres l'une contre l'autre. Mais cela ne dure pas, rapidement leur échange s'enflamme.
Leurs bouches se pressent l'une contre l'autre, une frénésie de passion s'empare d'eux. Leurs langues entament une danse sensuelle, traduisant le désir profondément enfoui qu'ils ont trop longtemps ignoré. La tension accumulée se libère dans ce baiser fiévreux. Les bras de Simon enveloppent Soap, le tirant encore plus près, scellant leur union dans un tourbillon ardent de désir passionné.
Après le baiser, leurs fronts se rejoignent, leurs souffles communs témoignant de l'intensité de l'instant. Leurs regards se croisent, et dans les yeux de Simon, Soap peut voir un désir ardent.
Cette fois, c'est Simon qui replonge avec avidité sur les lèvres de Soap, leurs bouches se retrouvant dans un baiser plus fougueux, empli de désir et de besoin. Leurs mains errent sur les corps de l'autre, explorant chaque courbe, chaque recoin. La tension sexuelle entre eux est devenue insoutenable, et cette nuit, ils ne peuvent plus la contenir.
Soap brise le baiser avec douceur, laissant un doux sourire se dessiner sur ses lèvres. Le désir dans les yeux de Simon ne passe pas inaperçu, mais Soap sait que c'est à lui de prendre les devants pour ce soir. Il pose un doigt sur les lèvres de Simon pour l'arrêter doucement lorsqu'il tente de l'embrasser à nouveau.
« Simon, » arrête Soap, son ton à la fois doux et autoritaire. « Laisse-moi m'occuper de toi ce soir. »
Simon hoche lentement la tête, ses yeux brumeux fixant les lèvres de l'écossais. Il se laisse emporter par le désir latent, laissant Soap l'embrasser tendrement, savourant la douceur de leurs lèvres entrelacées. Puis, avec une douce impulsion, Soap le guide Simon pour qu'il s'assoie sur la chaise de son bureau.
Soap se met à genoux devant Simon il discerne les désirs et les émotions qui dansent dans les yeux du grand homme, et il est résolu à lui offrir ce dont il a besoin.
Il pose délicatement la paume de ses mains sur les cuisses de Simon. La chaleur de son contact traverse le tissu, laissant une empreinte brûlante sur la peau en dessous. Les mains de Soap commencent leur ascension, suivant la ligne des cuisses épaisse de Simon. À mesure qu'elles remontent, les callosités de ses paumes s'accrochent au tissu rugueux et familier du jean, glissant le long des coutures.
Les doigts de Soap atteignent enfin le renflement du jean de Simon, là où l'anticipation et le désir se concentrent. La pression de ses mains, à la fois ferme et tendre, arrachant un soupir au blond. La respiration de Simon s'accélère, et un frisson parcourt tout son corps. L'anticipation monte alors que Soap explore les contours cachés de son amant.
Les mains de Soap continuent leur ascension, glissant sous le chandail de Simon pour dévoiler la boucle de sa ceinture. Leurs regards se croisent, emplis d'un désir brûlant et d'une anticipation électrique. Soap peut entrevoir une ligne de poils blonds qui se perd sous le jean, une invitation irrésistible à l'exploration. Son appétit pour Simon grandit de plus en plus, une faim ardente qui le consume.
Soap souhaite lever davantage le chandail, découvrir encore plus de ce corps qu'il désire ardemment. Ses doigts se glissent lentement vers le haut, prêts à révéler ce qui se cache en dessous. Il veut explorer chaque centimètre, se noyer dans cette passion qui les unit. Son regard, brûlant d'intensité, suit chaque mouvement avec une admiration évidente.
Soap ressent un désir grandissant, non seulement de voir Simon, mais de le sentir et de le toucher de manière plus profonde. Il veut capturer chaque nuance de la texture de sa peau sous ses doigts, ressentir les frissons provoqués par ses caresses. Mais surtout, il désire le goûter, savourer chaque instant avec une délectation dévorante, comme si chaque baiser et chaque contact étaient une offrande délicieuse de l'objet de son désir.
Il remonte davantage le tissu sombre du haut de Simon. Une cicatrice, grande et marquée, s'étend sur le bas du ventre du blond. Simon saisit fermement la main de Soap pour l'arrêter, l'obligeant à lâcher le tissu.
« Non, » murmure Simon d'une voix basse, mais ferme.
Le regard de Simon se durcit, c'est plus qu'un simple refus physique, c'est une frontière clairement tracée à laquelle Soap vient de se heurter.
Simon relâche la main de Soap. Bien que surpris, Soap garde ses questions pour lui. Ses mains, malgré la réticence passée, retournent timidement sur les cuisses de Simon, reprenant la caresse interrompue.
Après un moment, Simon semble se détendre de nouveau. Les mains expertes s'occupent de la ceinture de Simon, débouclant le fermoir. Le bouton du jean cède, suivi de près par la fermeture éclair.
Les yeux de Soap parcourent le renflement du sous-vêtement noir de Simon, observant la taille imposante de son amant. Il dépose un baiser sur le tissu tendu, son souffle chaud traversant le tissu, laissant une sensation électrisante sur la peau de Simon.
Soap tire doucement sur le tissu, révélant le désir brûlant de son amant. Les yeux de Soap parcourent la colonne de chair grande et imposante. Le propre sexe de Soap palpite dans son jean à la vue de la taille impressionnante de Simon. Une envie dévorante le submerge, et il mouille ses lèvres d'anticipation, désirant ardemment goûter à la passion qui s'éveille.
Il veut l'avoir dans sa bouche, ressentir le goût unique de son amant sur sa langue, contre son palais jusqu'au fond de sa gorge. Chaque fibre de son être vibre alors que sa langue trace une ligne humide depuis la base du sexe de Simon, glissant lentement jusqu'au sommet. Les yeux bleus de Soap restent fixés sur les prunelles brunes de son amant. Avec une lenteur calculée, il dépose un baiser sur l'extrémité du membre de Simon avant de le prendre délicatement entre ses lèvres.
Il fait lentement glisser la longueur dans sa bouche, sa mâchoire se détendant progressivement pour s'adapter à la circonférence imposante. Centimètre par centimètre, il savoure chaque partie du membre de Simon, effectuant de petits va-et-vient superficiels pour en prendre toujours plus.
La langue de Soap trace les veines épaisses, savourant le goût salé qui émane du gland de Simon. L'odeur musquée et enivrante remplit ses narines. La texture de la peau de Simon sous sa langue et le léger frémissement du sexe entre ses lèvres créent une symphonie tactile qui électrise chaque fibre de son être.
Un gémissement satisfait s'échappe des lèvres de Soap lorsque l'extrémité atteint le fond de sa gorge. Il avale instinctivement autour du membre de Simon, réprimant son réflexe nauséeux. Ses efforts sont récompensés par un grognement grave et rauque. Le son vibre directement jusqu'à l'entrejambe de Soap, toujours confiné dans son jean. L'écossais savoure ce son avec avidité, désireux d'en entendre davantage. Il remonte lentement le long du sexe de Simon, prêt à reprendre la totalité de la longueur dans sa gorge. La manœuvre arrache un nouveau son de plaisir au blond.
Satisfait de la réaction de Simon, Soap répète l'action maintes et maintes fois. La pièce se remplit peu à peu du souffle haletant et des gémissements étouffés du blond. Cependant, Soap n'est pas encore pleinement satisfait, son désir le pousse à en vouloir plus, beaucoup plus.
Il sent la large main de Simon glisser sur l'arrière de sa tête, ses doigts parcourant les mèches de son mohawk. Ce n'est qu'un toucher fugace, une caresse hésitante, avant que la main de Simon ne quitte sa tête pour se cramponner fermement à l'accoudoir de la chaise. Une vague de frustration envahit Soap.
Simon se retient.
Soap lâche le membre de son amant dans un léger bruit de succion obscène, un filet de sa salive reliant ses lèvres à la tête rouge de la queue de Simon. Ses doigts parcourent le sexe chaud et mouillé, caressant la base dure avant de remonter vers le gland sensible. Les yeux de Soap plongent dans ceux de Simon.
« Laisse-toi aller, Si, » murmure-t-il d'une voix empreinte d'une légère autorité. « Je peux te prendre, te donner ce dont tu as besoin. »
L'expression de Simon se durcit, ses yeux s'assombrissant. Sa main, qui avait blanchi à force de s'accrocher à la chaise, se lève de nouveau, glissant dans les cheveux de l'écossais. Initialement douce, sa prise se fait plus ferme, tirant sur les mèches du mohawk et forçant Soap à relever la tête. Un gémissement de douleur mêlée de plaisir s'échappe de ses lèvres.
Simon se penche vers Soap, son souffle chaud et profond caressant le visage de son amant. Ses yeux sont sombres, presque noirs, faisant frissonner Soap d'appréhension. Il a l'impression que Simon va le dévorer tout cru.
« Si tu me laisses franchir cette limite, il n'y aura pas de retour en arrière. Comprends-tu ? » La voix de Simon est profonde, presque menaçante, mais chargée de désir.
« Oui.
-Oui, quoi? » La main dans ses cheveux se resserre davantage et Soap jure qu'il a failli venir dans son pantalon.
Bordel, Simon allait être sa perte.
Il déglutit, mais refuse de baisser les yeux. « Oui, monsieur. »
Un sourire sombre se dessine sur les lèvres de Simon, terrifiant et envoûtant à la fois. Lorsqu'il se recule dans la chaise, il tire brusquement les cheveux de Soap, provoquant une délicieuse douleur dans le cuir chevelu de ce dernier. Il ouvre les lèvres, obéissant à Simon, qui guide fermement sa tête vers son sexe.
Simon insiste pour que Soap le prenne en entier, plus profondément que jamais. Le nez de Soap se perd dans les poils blonds, et cette fois, il ne peut retenir son réflexe nauséeux. Simon le bâillonne, étouffant ses protestations avec sa queue.
Lorsque Simon le relâche, Soap se retire, toussant légèrement pour reprendre son souffle. Le visage de Simon aborde un sourire arrogant, attendant de voir la réaction de Soap.
Le regard de Soap se verrouille sur Simon, déterminé. Simon n'est pas le premier homme à l'étouffer avec sa queue.
Sans quitter le regard de Simon, Soap pose ses lèvres sur le sommet du gland, ses yeux remplis de défi alors qu'il lèche et suce délicatement cette partie sensible.
La main de Simon retourne sur la tête de Soap, le bâillonnant à nouveau. Simon prend ce qu'il désire, ce dont il a besoin, sans aucune réserve. Soap obéi volontiers, s'abandonnant pleinement à Simon, lui donnant tout ce qu'il peut offrir.
Le plaisir de Simon atteint son paroxysme. Dans un râle rauque, il atteint l'orgasme, son corps vibrant d'extase. Soap laisse le sperme s'accumuler dans sa bouche, couler lentement dans sa gorge. Il avale délicatement autour de la bite palpitante de Simon, recueillant chaque goutte de son élixir.
Soap se retire doucement, léchant les dernières traces de sperme sur le gland de Simon. Il est satisfait de voir Simon affalé sur la chaise, son corps détendu, laissant échapper un soupir de satisfaction.
L'érection de Soap est inconfortable, presque douloureuse, mais il ne s'en soucie guère. Comme il l'a affirmé plutôt, ce soir, Simon est la priorité. Il est satisfait d'avoir offert au blond un exutoire pour relâcher la pression, ne serait-ce que temporairement.
Simon, toujours assis dans la chaise du bureau, ouvre finalement les yeux, fixant intensément Soap. Le regard de Simon glisse sur le corps de Soap, s'arrête sur la bosse clairement visible sous le tissu du pantalon de son amant. Soap s'apprête à s'exprimer, à lui rappeler qu'il est celui qui a besoin d'attention ce soir, que Simon n'a pas à se soucier de lui pour le moment.
Cependant, avant qu'un mot ne puisse franchir ses lèvres, Simon attrape fermement la ceinture du pantalon de Soap. D'un geste assuré, il le tire sur ses genoux. Un cri de surprise s'échappe des lèvres de Soap, alors que son torse heurte les muscles fermes des pectoraux de Simon.
« Simon, t'es pas obligé, » murmure Soap, bien que son désir brûlant trahît ses paroles.
Cependant, Simon n'a pas l'intention de laisser Soap insatisfait. Ses doigts habiles se glissent sur la ceinture de l'écossais, puis défont le bouton de son pantalon.
« Je vais prendre soin de toi, te ruiner jusqu'à ce que tu ne puisses rien faire d'autre que crier mon nom, » les paroles de Simon sont un murmure rauque, une promesse qui fait frissonner Soap. Ses dents effleurent la gorge de Soap avant de mordre férocement, laissant une marque parfaitement visible.
« Putain, Simon, » gémit Soap.
Un sourire torve étire les lèvres du blond. Ses doigts glissent sous le tissu du caleçon de Soap, atteignant la chaleur de sa peau.
Le contact de la main froide de Simon provoque un frisson électrique qui parcourt la colonne vertébrale de Soap. Les mouvements de la main de Simon sur son sexe sont lents, trop lents à son goût. Il se cambre, cherchant davantage de contact, de friction, mais Simon le maintient en place, l'empêchant de bouger. Sa poigne sur la hanche de Soap est ferme, assez pour laisser des marques.
Les yeux de Simon restent rivés sur le visage de l'écossais, scrutant ses réactions, cherchant à déceler ses désirs les plus sombres dans le tourbillon de plaisir et d'agonie qui se dessine sur ses traits. Simon augmente progressivement le rythme de ses caresses. Les gémissements du brun emplissent peu à peu la pièce, une symphonie érotique créée par la lente montée du plaisir.
Mais Soap en veut plus, il a besoin. « Plus. »
Le sourire de Simon est prédateur, ses yeux brillent de désir alors qu'il observe Soap se perdre dans le plaisir, fondre littéralement entre ses mains. Sa main quitte la hanche de Soap pour descendre le long de son dos, caressant chaque courbe avec avidité. Elle glisse dans le pantalon de Soap, les doigts trouvant leur chemin vers l'intimité de son amant.
Un cri s'échappe des lèvres de Soap lorsque le doigt épais de Simon s'enfonce en lui. « Simon. » Gémit-il, submergé par les sensations qui le font se cambrer sous les caresses habiles de son amant.
« C'est ça, Johnny. Laisse-toi aller. Crie mon nom, je veux que tout le putain de chantier t'entende » susurres Simon, savourant chaque réaction de Soap. Ses yeux brûlent d'un désir féroce alors qu'il conduit Soap au sommet du plaisir.
Simon ajoute un deuxième doigt, intensifiant encore davantage les sensations de Soap. Il accélère le rythme sur le membre de Soap tout en faisant bouger ses doigts en va-et-vient. Les cris de plaisir de Soap remplissent l'air, son désir pour Simon exprimé comme une litanie.
« Tu es un bon garçon, Johnny, » murmure Simon d'une voix rauque, accentuant chaque syllabe. « Si bon pour moi. »
Le souffle chaud de Simon contre son oreille, associé à ses paroles, est presque insoutenable pour Soap. La tension monte en lui, devenant presque insupportable, et il est prêt à exploser sous les caresses du Britannique.
« Viens pour moi, Johnny, » ajoute Simon, son souffle chaud caressant la peau sensible de Soap. Ses doigts s'activent, propulsant Soap vers l'orgasme qui se profile.
Alors que l'orgasme approche, Soap s'accroche désespérément à Simon, son cœur s'emballe. Les sensations atteignent leur apogée, et Soap se laisse emporter par la vague de plaisir qui le submerge. Un cri de béatitude s'échappe de ses lèvres, et son corps se raidit sous l'intensité de l'extase. Le monde extérieur s'estompe, ne laissant que l'intimité sensuelle qu'il partage avec Simon.
Après avoir atteint l'orgasme dans les bras de Simon, Soap sent le plaisir électrisant qui l'avait envahi s'estomper doucement. Il se laisse glisser contre le torse musclé de Simon, s'enfonçant contre la chaleur enivrante du blond. Les bras puissants de Simon l'entourent, le réconfortant.
Soap enfouit son nez dans le cou de Simon, humant son odeur, un mélange de poussière de roche et de cuir neuf, avec une lente inspiration. Le plus grand caresse tendrement les cheveux de Soap, sa main glissant en une caresse apaisante.
Soap se redresse pour regarder Simon, leurs yeux se rencontrent avec une tendresse infinie. Les doigts de Simon caressent doucement la joue de Soap. Le brun pousse un soupir de contentement, cherchant davantage le contact de l'autre homme.
Leurs lèvres se rencontrent dans un doux baiser, échangeant un dernier souffle passionné.
Soap se lève de la chaise de bureau, étourdi par l'expérience intense qu'ils viennent de partager. Cependant, lorsqu'il se redresse, il remarque avec un mélange de désarroi et d'excitation qu'il a involontairement ruiné le chandail de Simon. Une tache est clairement visible sur le tissu. Sa gêne se mêle à l'excitation de savoir que c'est lui qui a provoqué cette marque.
« Désolé, Lt », s'excuse-t-il en regardant Simon avec un sourire contrit.
Simon passe son doigt sur la tache sur son chandail, recueille un peu de la semence de Soap qu'il porte ensuite à ses lèvres, la léchant sensuellement. Ses yeux pétillent d'une lueur taquine. « C'est rien, Johnny », murmure-t-il d'une voix basse et suggestive. « Je m'en plains pas. »
Le sourire de Simon est chargé de désir. Si Soap n'avait pas vécu l'orgasme le plus intense de sa vie quelques instants plus tôt, il aurait incontestablement eu une nouvelle érection.
Simon lui dit qu'il a du linge de rechange. Le plus grand se lève, se dirige vers une armoire au fond du bureau, et en sort un haut noir. Évidemment.
Après avoir récupéré le haut propre, le grand blond se tourne vers Soap. Le regard de Simon est lourd alors qu'il attend clairement quelque chose de la part de l'écossais. La demande est claire et Soap se retourne, fixant délibérément un point au loin, laissant à Simon tout le temps dont il a besoin pour se changer. Ses sens sont cependant en alerte, captant le léger bruissement des vêtements. Néanmoins, il résiste à la tentation de se retourner, respectant la pudeur de son amant.
Lorsque Simon a fini de se changer, il pose doucement sa main sur l'épaule de Soap. Le contact est chaleureux, rempli de tendresse et de gratitude.
« Merci, » murmure Simon, sa voix empreinte de sincérité.
Soap sourit tendrement, caressant doucement la joue de Simon du bout des doigts. Leurs lèvres se rapprochent lentement, se scellant dans un dernier baiser empreint d'affection et de désir. C'est un adieu tendre, une promesse silencieuse.
Après le baiser, Soap recule doucement, sa main glissant de l'épaule de Simon. Il comprend que Simon a encore des responsabilités à assumer et des problèmes à résoudre.
« Bonne nuit, Lieutenant, » murmure Soap avec un sourire bienveillant.
Simon lui rend le sourire, mais il y a une pointe de mélancolie dans ses yeux. « Bonne nuit, Johnny. »
Soap hoche la tête et commence à s'éloigner doucement. Alors qu'il se dirige vers la sortie du bureau, il ne peut s'empêcher de se retourner pour un dernier regard vers l'autre homme. La porte se referme doucement derrière lui et le plonge dans l'obscurité de la nuit.
