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Acte 1 - Première partie : La sœur du Khanduras

Chapitre 2 : L'épreuve

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Même si j'ai de l'avance sur beaucoup de mes camarades à la maîtrise de l'arc, les disciplines liées à la Vision Intérieure me donnent un peu plus de fil à retordre. Maîtresse Kashya me dit pourtant que j'ai un don inné. Ses démonstrations ne m'ont jamais appris beaucoup. Je n'ai jamais réussi à appréhender concrètement les notions de corps éthéré essentiel à l'utilisation de cette aptitude. Tout cela me paraissait très abstrait voire une simple vue de l'esprit.

Pourtant, à la seconde où Moiraine a utilisé ses dons devant moi, tout est devenu limpide.

Ébahie, je la regarde activer par la seule force de son esprit les mécanismes de la porte d'entrée à distance et faire pivoter les lourds battants qui nécessiteraient la force de plusieurs hommes pour être bougés. Je vois se dessiner autour d'elle comme une aura fine et luisante.

- "Qu'y a-t-il?" me demande-t-elle sèchement en remarquant mon air hébété.
- "Je… Je n'ai jamais réussi… C'est la première fois que je vois la télékinésie utilisée de cette manière." je bredouille légèrement.
- "Je dois l'éveil de mon don à Akara." déclare-t-elle comme simple explication.

Elle me fait signe de sortir, ce que je fais sans hésiter. J'ai le sentiment que Moiraine est capable de patience mais seulement par à coup et le moment est passé.

Les portes du monastère se referment derrière nous.

- "Pas un mot jusqu'à la prochaine halte." Me dit alors Moiraine. "Je veux qu'une seule chose de toi. Soit attentive à tout ce qui se passe. Vois tout. Entends tout. C'est bien compris?"

Je hoche la tête. Satisfaite, elle passe devant et s'élance à grandes enjambées vers l'Ouest.

Les premières minutes, je me contente d'essayer de suivre son rythme soutenu. Je sens que je vais m'essouffler si je ne trouve pas ma propre dynamique de marche. Rapidement, je trouve l'équilibre mais cela me demande beaucoup d'efforts. Je n'ai ni la musculature ni la taille de Moiraine. Il me faut trois pas pour deux des siens. J'ai l'impression de courir derrière elle. Elle doit le savoir mais elle ne ralentit pas pour autant et je devine que la halte ne serait pas avant un bon moment.

Au bout d'une heure de ce traitement, mes muscles me crient qu'il faut que je m'arrête. J'essaye de me distraire par tous les moyens, mais c'est difficile d'ignorer la douleur. Je repense à ce qu'elle m'a demandé. Mais comment puis-je me concentrer sur le monde extérieur alors que mon esprit est accaparé par ce qui se passe en moi?

J'essaye toutefois. Peut être finirai-je par trouver quelque chose pour occuper mon esprit. Alors que je n'y crois plus, la magie opère. J'ai toujours mal mais j'arrive à me concentrer sur autre chose. Tout d'abord, je ne remarque que ce qui est devant mes yeux. C'est à dire Moiraine. J'entends le rythme de ses pas, puis le mien. Je réalise alors la régularité presque d'horloger de notre démarche. Instinctivement, je cherche à conserver cette musicalité dans notre progression. Puis mon esprit s'ouvre à d'autres sons. Le chant des oiseaux. Le bruissement des feuilles dans le vent. La rivière qui coule un peu plus loin.

Ma perception devient de plus en plus fine. J'arrive bientôt à distinguer de nouveaux détails. Il me semble voir la silhouette des animaux qui tentent de se dissimuler à notre regard. Je découvre un monde complètement différent. J'en ressens presque de l'euphorie. Mais je déchante rapidement. Il y a toujours plus à voir, toujours plus à entendre et bientôt, il y en a trop. Je suis emportée dans un tourbillon de sensations.

C'est la brûlure d'une gifle qui me ramène brutalement à la réalité. Je porte une main à ma joue douloureuse alors que mon regard croise celui de Moiraine.

- "Félicitations. C'est l'heure de la halte." m'annonce-t-elle avec le sourire. "Va te laver pendant que je monte le camp. Cela te fera du bien. La rivière est à une quinze de mètres." continue-t-elle en m'indiquant la direction. "Prends ton temps."

J'obéis sans trop chercher à comprendre. Mes jambes douloureuses me rappellent à leur bon souvenir lorsque je me remets en mouvement. Je piétine juste à la rivière. Sur place, je dépose mes armes et mon sac au pied d'un arbre et quitte mes vêtements pour immerger dans dans l'ondée. La fraîcheur me ravive le corps et l'esprit.

Je cherche à faire le point sur ce qui s'est produit. Moiraine cherchait visiblement à déclencher cette réaction en moi. Ses instructions étaient claires. Mais qu'était-ce exactement?

Alors que mon esprit s'éclaircit, je cherche à savoir combien de temps s'est écoulé depuis que nous avons quitté le monastère. Au travers des arbres, je cherche le soleil. Je suis presque choquée de le trouver au zénith. Nous avons déjà marché une demi-journée… Je ne pensais pas que j'avais réussi à tenir le rythme si longtemps sans aucune pause. L'état dans lequel je me suis retrouvée m'a fait perdre toute notion du temps. Puis je réalise soudain. Nous n'avons marché qu'une demi-journée… Si Moiraine monte le camps c'est que nous allons passer la nuit ici. Je ressens un peu de honte à l'idée que j'ai ralenti l'expédition, mais je suis également curieuse de ce que Moiraine me réserve. Elle est si différente des sœurs confirmées à qui j'ai eu à faire jusque là. Elle est imprévisible et je pressens qu'elle m'apprendra beaucoup.

Je profite de mon bain pour masser mes muscles douloureux. Je dois éviter les courbatures à tout prix, si je veux pouvoir continuer demain.

Je sors de l'onde revigorée, mais je réalise en arrivant près de mes affaires que je n'ai pas de change. En l'état, je ne peux remettre mon armure, il ne me reste plus que ma cape pour me couvrir. Je m'enroule dedans et récupère le reste de mes affaires comme je peux. Je retourne un peu honteuse vers Moiraine.

Je sais que j'ai pris du temps pour me laver, mais je suis tout de même surprise que tout soit déjà en place. Elle a préparé un feu de camp.

- "Rapproche toi et sèche toi." me dit-elle au moment où elle me voit. "Nous avons des choses à discuter."

Je suis étonnée de la trouver presque joviale. J'ai l'impression de plus avoir à faire avec la même personne. Elle attend patiemment que je m'installe pour entamer la conversation. Enroulée dans ma cape et les fesses posées sur une pierre plate, près du feu, je me sens à la fois vulnérable et parfaitement ridicule.

- "Alors dis moi Annor. Qu'as-tu vu, qu'as-tu entendu?" me demande-t-elle de but en blanc.

Je suis un peu surprise. Je me doutais que ce qu'elle avait demandé était une forme de test, mais je ne pensais pas être interrogée sur le sujet. Je lui raconte les sensations et ma perte progressive de contrôle. Elle m'écoute patiemment, un léger sourire sur le visage.

- "Tout ce que tu as ressenti était réel." commente-t-elle dès que j'ai fini. "Pour la première fois, tu as utilisé la Vision Intérieure pour appréhender le monde." J'ouvre des yeux ronds. "Lorsque nous sommes partie ce matin, ta remarque à la porte m'a fait comprendre que tu n'avais jamais été éveillée correctement. L'étincelle était là mais personne ne l'avait faite s'embraser. L'enseignement de Kashya convient à la plupart d'entre nous, notamment chez les plus jeunes. Il est ludique et pratique. Mais toi, tu es arrivée tard au monastère, ses méthodes ne sont pas toujours adaptées aux adolescentes."
- "Pourquoi?" je demande sans hésiter. Je sens qu'avec Moiraine, je peux parler plus librement, ou du moins sans autant de formalités qu'au monastère.
- "Parce que ton esprit critique est plus développé. Parce qu'à cet âge, tu commences à chercher à tout comprendre et à oublier ce qui est instinctif. J'ai simplement dû te mettre dans une situation dans laquelle tu ne pouvais plus réfléchir. Ton égo a fait le reste. Je vois dans ton regard la peur que tu as de décevoir." Je rougis violemment. Moiraine sourit de plus belle. "Je connais ça. Meilleure de ta classe. Critiquée. Enviée. Chaque faux-pas jugé. Je savais que tu voudrais être à la hauteur. Je t'ai donc poussée dans tes retranchements. Peu de novices aurait supporté ce rythme de marche aussi longtemps. Lorsque tu as essayé de fuir la douleur en faisant ce que je t'avais demandé, ton instinct a repris le dessus et le don qui sommeillait en toi s'est éveillé."
- "Kashya savait que vous alliez m'éveiller?"
- "Évidemment. Elle savait que je ne voudrai pas d'une novice ne maîtrisant pas a minima la Vision Intérieure, aussi bonne fut elle à l'arc."
- "Pourquoi ma maîtresse d'armes ne l'a-t-elle pas fait? Cela vous aurait évité de perdre votre temps avec moi. Nous aurions pu poursuivre notre route."
- "Elle ne le pouvait pas." répond-elle ignorant mes remarques. "Kashya est aussi brillante qu'elle n'est pas capable de comprendre ce qu'il convient de faire face à un cas particulier comme le tiens. Les oiseaux rares comme toi et moi, qui avons besoin d'expériences physiques et mentales anormales pour s'éveiller, font partie d'un domaine qui lui échappe. Elle savait qu'elle ne trouverait pas ce dont tu avais besoin sans tester milles et une techniques. Lorsque l'occasion s'est présenté elle t'a donc jetée dans mes pattes pour que je fasse tout le travail à sa place."
- "Vous saviez tout ceci quand vous m'avez dit que dehors nous étions sœur, n'est-ce pas?" Je commence à comprendre que j'ai été manipulée.
- "Je ne le savais pas. Kashya ne m'a pas consulté. Mais j'ai deviné ses intentions. Cette tête de mule a la courtoisie d'une planche à pain mais ses stratégies sont imparables... Sa perception n'est pas aussi bonne que celle de la plupart des sœurs, mais elle n'en a pas besoin. Sa Vision Intérieure n'est surpassée que par celle d'Akara. Vois tu, toutes les deux ont une vision du temps altérée. Kashya peut rapidement devenir ton pire cauchemar si tu la laisses faire de toi une des pièces de l'échiquier géant qu'elle a dans la tête. Son esprit est si grand qu'elle voit toutes les possibilités futures d'une action. Son talent s'arrête à un futur proche, mais sache qu'elle aura toujours un coup d'avance sur toi si tu es prévisible. Quant à Akara, elle voit littéralement des brides de l'avenir."

- "Et vous?" Même si je suis vexée, ma curiosité est la plus forte. Tout ce que me révèle Moiraine me passionne plus que tout ce que j'avais appris sur la sororité jusque-là.
- "Ma Vision Intérieure est de nature magique. Elle me permet d'influencer mon environnement proche et d'utiliser des sortilèges."
- "Et la mienne?" Mon cœur bat plus fort.
- "C'est ce que nous allons découvrir ensemble." déclare-t-elle sans se dépeindre de son sourire énigmatique. "Mais tout d'abord, j'ai besoin de t'évaluer. Je dois savoir quelles sont tes compétences au combat."

Elle se lève et se dirige vers un arbre fin à l'écorce rougeâtre. Elle sort un couteau et griffe la croûte. L'arbre est situé à une vingtaine de mètres et la marque est fine mais je la vois.

- "Vas-y. Tire." m'ordonne-t-elle en reculant d'un pas.

J'attrape une pièce de mon armure dans l'intention de m'habiller, mais la remarque cinglante ne se fait pas attendre.

- "Je croyais que tu savais qu'on tirait des flèches avec un arc."
- "Mais je suis nue." je bredouille en serrant ma cape.
- "Les démons se moquent bien de ça. Ta pudeur ne te sauvera pas du danger."

Moiraine dit ne pas avoir les mêmes dons que Kashya et Akara, mais elle a toujours un coup d'avance et semble capable de lire en moi comme dans un livre ouvert. Elle aussi me manipule. Cependant, il faut que je joue le jeu. Elle m'offre l'occasion de montrer mes talents d'archère. C'est peut-être mon seul atout. Je dois prendre sur moi. Je prends une grande inspiration et laisse tomber ma seule protection. J'attrape simultanément mon arc et une flèche dans mon carquois. Je tire mon trait dans la seconde qui suit. Dans le mille. Je suis rouge comme une pivoine.

- "Encore." ordonne Moiraine. Je réitère l'exploit sans grande difficulté. "Encore." demanda-t-elle une fois de plus en plaçant cette fois-ci sa main sur la marque.

Avec les deux flèches déjà plantées, il ne reste qu'une toute petite zone visible. Même de là, je sais qu'il n'y a pas la place pour une troisième. Je ferme un œil et bloque ma respiration pour la visée. Autant il est vrai que je doute de beaucoup de choses, mais jamais en mes capacités au tir. Je bande l'arc plus fort que nécessaire et tire. Ma flèche vient trouver la première et l'ouvre en deux avant de se planter à sa place. Je peux respirer normalement.

Moiraine sourit mais ne semble pas impressionnée. Elle avance de deux pas et se place devant l'arbre.

- "Encore." dit-elle avec le même aplomb que les fois précédentes.

Cette fois-ci je baisse mon arc. Ce test prend des tournures ridicules. Je proteste.

- "Je ne peux pas atteindre l'arbre."
- "Je ne t'ai pas demandé de toucher l'arbre. Je t'ai demandé de tirer."
- "Mais je vais vous tuer." la marque est au niveau de son cœur.
- "Tire." ordonne-t-elle à nouveau.

Tremblante, je la mets en joue. Je décide de lui faire confiance mais je prends soin de viser sa jambe dans le cas où les choses ne se passeraient mal. Je décoche ma flèche et je ferme les yeux. Il me faut une petite seconde pour réaliser que j'ai entendu le bruit mat du trait se plantant dans le bois. Lorsque je rouvre les yeux, Moiraine fait un pas de côté. Ma flèche a atteint sa cible avec un angle bizarre.

- "Comment est-ce possible?" je m'exclame abasourdie. Moiraine me fait signe de la rejoindre.
- "Lorsque je te demande de tirer, n'hésite jamais." me dit-elle lorsque j'arrive à ses côtés. "Et vise pour tuer. Si cet arbre avait été un démon, il aurait eu tout le temps de me m'occire." Je baisse la tête. "Tu es une excellente archère, Annor. Ça ne fait aucun doute. La seule chose qui te manque ce sont des réflexes, non pas physiques, mais mentaux . Tu dois analyser plus vite et faire confiance au jugement de la sœur auprès de qui tu combats."
- "Mais comment aurais-je pu savoir que vous pourriez dévier la flèche?"
- "Je te l'ai dis. Ma Vision Intérieure me permet d'influencer mon environnement proche. Cette information seule aurait dû te suffire."
- "Même des flèches?" J'ai toujours du mal à y croire.
- "Tu m'a vue manipuler la porte du monastère par la seule force de ma pensée pourquoi doutes tu que je sois capable d'arrêter des flèches en plein vol?"
- "C'est bien trop rapide." je m'exclame.

Moiraine dégaine alors son arc et décoche une flèche dans ma direction avec une vitesse inouïe. A cette distance, je n'ai pas le temps de crier ni de cligner des yeux avant qu'elle ne m'atteigne pourtant au moment même où tous mes réflexes de survie s'activent enfin, je contemple hébétée la pointe de la flèche qui aurait dû me tuer à quelques centimètres de mon visage.

- "C'est parce que tu penses trop lentement. Ta réflexion est parasitée par tes doutes et tes questionnements. Anticiper pour décider libérera ton esprit pour pouvoir réagir plus vite. Tu dois apprendre à utiliser chaque information glanée. Vois tout, entends tout."

Elle me rejoint et attrape sa flèche toujours figée dans les airs pour la remettre dans son carquois.

- "La Vision Intérieure se base sur ta propre perception de ce qui t'entoure. Nourris la correctement et elle se développera. Elle deviendra comme un sixième sens." Elle pose une main sur mon épaule et me sourit. "Va te rhabiller maintenant. Nous avons encore pas mal de choses à passer en revue avant d'aller à la chasse. Il serait préférable que tu ne sois pas nue comme un ver."

Je rougis de plus belle. Pendant quelques instants, j'avais oublié ma condition. Je retourne au pas de course vers le feu, le cœur toujours battant de l'expérience précédente. Dire que je m'habille à la quatrième vitesse est un euphémisme.

Comme je l'avais soupçonné, changer de professeur s'avère enrichissant. Moiraine a une manière bien à elle de me faire comprendre les choses. Elle ne mâche pas ses mots et peut se montrer blessante mais ça n'est jamais par méchanceté gratuite ou par volonté de nuire. Au contraire. Chaque leçon entre en moi dans la douleur de l'échec mais dans la satisfaction d'avoir appris quelque chose de nouveau et de me sentir plus forte.

Ainsi, toute l'après-midi, elle me teste. Elle cherche la moindre de mes faiblesses, corrige inlassablement chaque petit défaut. Même si je ne la maîtrise pas encore, nous découvrons petit à petit la nature de ma Vision Intérieure : perceptive. Je suis un peu déçue car la majorité des sœurs possède un don basé sur une perception accrue, mais les perspectives que me fait entrevoir Moiraine effacent rapidement ce sentiment.

- "Ce n'est pas parce que tu as les mêmes capacités que la plupart des sœurs de notre Ordre que tu te dois d'être comme elles. C'est ce que tu feras de ces capacités qui déterminera ta place dans la sonorité. La plupart des novices considère la perception comme un don passif. Elles ne l'utilisent que d'une seule manière en augmentant leur acuité visuelle. Alors que d'une manière active tu peux choisir quel sens favoriser. Tu peux te concentrer et focaliser cette énergie pour obtenir des résultats étonnants. Détecter des pièges cachés ou des passages secrets. Trouver les faiblesses ennemies. Altérer la perception des autres."

Je suis déjà épuisée lorsqu'elle m'annonce que nous partons à la chasse, mais je la suis sans broncher. Elle me montre des techniques de traque que je ne connaissais pas, mettant à profit mes compétences latentes en matière de détection et après seulement une heure, nous revenons à notre campement avec une belle prise.

- "Pourquoi n'êtes vous pas professeur?" ne puis-je m'empêcher de demander pendant que nous mangeons. Moiraine éclate de rire.
- "Il faudrait que tous les élèves soient comme toi." Je fronce les sourcils. "L'enseignement de Kashya n'est pas fait pour toi de la même façon que les élèves classiques ne sont pas faits pour moi."
- "En quoi suis-je différente ?"
- "Tu es capable d'endurer mentalement et physiquement de lourdes contraintes. Ce que je te demande va bien au-delà de ce que les novices de ton rang sont capables d'accomplir et toujours tu relèves le défi. J'aime ta combativité." je rougis légèrement. "Si tu restes fidèle à toi même, tu vivras des choses que bien d'autres t'envieront."


A Dimanche pour la suite