Disclaimer : L'univers de Diablo appartient à Blizzard


Acte 1 - Troisième partie : Ce qui se cache dans le noir

Chapitre 5 : Entrainement magique

###

Je rejoins l'arrière-cour par un autre escalier que celui que nous empruntons habituellement. L'endroit a un charme certain. Il s'agit d'un petit jardin parfaitement entretenu. Plusieurs arbres fruitiers offrent un ombrage agréable et quelques bacs de fleurs dispensent aux visiteurs leurs vives couleurs et leur doux parfum.

J'avais à peine remarqué l'endroit lorsque nous courions sur les toits. Vu d'en haut, cela ne m'avait pas semblé si attrayant. Odgen a su préserver dans son établissement un petit havre de paix malgré la nécrose qui semble ronger Tristram.

J'y trouve Jarzeth, assis en tailleur au pied d'un pommier. Il remarque mon arrivée et se lève à mon approche.

- "Je ne voulais pas vous déranger." Je lui dis, navrée de probablement avoir interrompu sa méditation.
- "Vous ne me dérangez pas." Me répond-il en souriant.

C'est définitivement un homme poli, car de tout évidence j'arrive a un mauvais moment. Je remarque alors qu'il ne porte pas les mêmes vêtements que ce matin. Cette tenue est plus guerrière. Le tissu est sombre, sans doute bleu marine, mais j'ai du mal à le déterminer dans la pénombre de l'arbre. Sa tunique de tissu est moins ample que celles qu'il portait jusque là et ne possède aucune manche. Son bras droit nu laisse entrevoir une musculature fine mais bien faite. Le gauche est recouvert d'une protection de cuir qui remonte presque jusqu'à l'épaule. Le pantalon aussi est plus ajusté.

Il remarque mon regard.

- "Il me fallait quelque chose de plus adapté au combat." Me dit-il avec un petit sourire en coin.
- "Je suis étonnée que vous puissiez voyager avec tant d'affaires de rechange." Je me moque mentalement de moi-même, car c'était précisément la première chose que Moiraine avait corrigée chez moi.
- "Je ne voyage pas avec." Répond-il en riant. "Je suis allé les chercher."
- "Chez Adria ?"
- "Non, chez moi." Je pense tout d'abord qu'il plaisante, mais il ajoute rapidement. "Au Khéjistan."
- "Comment?" Je demande éberluée.

Il me dévisage un instant. J'ignore si c'est pour déterminer s'il peut me faire confiance ou si c'est pour évaluer une quelconque forme d'inculture de ma part.

- "Les Horadrims n'ont pas laissé que des ruines indéchiffrables derrière eux. Certaines constructions sont encore parfaitement utilisables. Il existe de nombreux portails qui relient entre eux plusieurs lieux de Sanctuaire. La plupart sont encore actifs et parfaitement fonctionnels. L'un d'entre eux mène à la grande cité de Caldeum où je vis. Un autre se trouve à une petite heure de marche ou quelques minutes de téléportation d'ici. Pour un mage connaissant un sort de retour bien particulier, il est possible de s'y rendre directement."
- "Votre messager, c'est comme ça qu'il est sorti du Labyrinthe." Je m'exclame alors que je réalise les possibilités offertes par un tel pouvoir. Jarzeth sourit.
- "C'est exact."
- "Mais alors, pourquoi n'allez-vous pas demander du renfort?" Je demande précipitamment. "Une armée de mages comme vous, capable de nous rejoindre rapidement, pourrait nous aider à venir à bout de… la chose." Je n'ose pas prononcer le nom du démon à voix haute.

Le mage éclate de rire, probablement devant ma naïveté. Je pince les lèvres, vexée. Il me répond une fois son accès d'hilarité calmé.

- "Tout simplement parce qu'il n'existe pas d'armée de mages comme moi. Après que les premiers frères qui ont été envoyés ici ont péri, la confrérie a décidé de me missionner, car des mages mobilisables, je suis le plus puissant. Les seuls qui pourraient me surpasser seraient les membres du haut conseil Vizjerei eux même. Et ils n'interviendraient… peut-être… qu'en cas d'échec de ma part. C'est à dire ma mort." Ses yeux ambrés me transpercent alors qu'il prononce ses mots. Je déglutis, comprenant qu'il ne fait pas preuve de vanité mais qu'il ne fait qu'énoncer un fait.
- "Quel serait l'intérêt de perdre l'un de leur membre les plus précieux?" Je demande, la gorge serrée.

Il penche légèrement la tête sur le côté, comme s'il m'évaluait de nouveau, puis il regarde l'auberge derrière moi, dans la direction des chambres. Je comprends alors qu'il s'interroge en réalité sur les intentions de Moiraine. Il me sourit.

- "Vous êtes une combattante aguerrie, mais avez la naïveté de l'oisillon qui sort du nid. Les subtilités de la politique vous échappent."

Le rouge me monte aux joues sans que je puisse l'empêcher. Je garde toutefois la tête froide.

- "Sacrifier son meilleur élément pour une simple question de jeu de pouvoir n'est pas logique surtout lorsqu'il en va de la sécurité de toute chose qui vit. Je comprends encore moins pourquoi vous acceptez de jouer leur jeu si vous avez conscience que vous servez des intérêts perfides." Je rétorque avec aplomb.

Mon audace ne semble pas l'émouvoir.

- "Probablement pour les mêmes raisons qui ont poussé votre Sœur a accepté cette mission en connaissant le risque. Je ne pense pas me tromper en affirmant qu'il n'y a pas beaucoup d'éléments de la trempe de Moiraine dans votre sororité. Avez-vous la moindre idée de ce qui motive votre Grande Prêtresse ? Je n'affirme pas qu'elle est mal intentionnée. Je dis simplement que lorsqu'on est au bout de la chaîne, comme vous, on a pas une vision d'ensemble. A mon avis, je pense que votre soeur a une très bonne vision des affaires de votre sororité, comme moi de mon clan, mais quoiqu'il arrive, elle choisit de plonger dans les ténèbres et de risquer sa vie et... la vôtre. Posez-vous la question du pourquoi." Je pâlis substantiellement. Il sourit. "Quelques soient ses motivations, elles rejoignent votre indignation face à la corruption." Il s'incline légèrement devant moi. "L'intégrité est une qualité rare en ces temps troubles."

Je reste sans voix pendant quelques secondes, le temps d'assimiler le compliment. Je réalise également que sa remarque désobligeante, bien que juste, n'était finalement qu'un test. Il n'a pas la sécheresse des Sœurs confirmées mais au final, je ne le trouve pas si différent de Moiraine.

- "Bien, je pense que vous n'êtes pas venu pour simplement discuter." Il jette un coup d'œil rapide à mon arc. "Que pensez-vous d'une petite séance d'entraînement ?"
- "Avec grand plaisir." Je réponds avec le sourire.

Les palabres et les intrigues politiques ne sont pas ma tasse de thé mais je sais que dans l'action je peux prouver ma valeur.

- "Etes-vous à l'aise avec la magie?" Demande-t-il. Aussitôt, mon sourire s'évanouit.
- "Je ne la pratique pas." J'avoue un peu honteuse.
- "Ce n'est pas une question de pouvoir la pratiquer mais plus d'être capable de l'encaisser et de l'utiliser." Je fronce les sourcils car je ne vois pas bien la différence. "Votre sœur utilise déjà une arme enchantée. Je suis convaincu qu'elle n'aura aucun souci à utiliser une surcharge magique si je la lui propose. Mais j'ignore si c'est le cas pour vous. Dans le combat qui se profile, la magie sera un allié puissant. Si je peux enchanter votre arc, cela pourrait faire une différence significative. Faisons l'expérience voulez-vous ?" J'acquiesce timidement, ignorant à quoi m'attendre.

Il va chercher son bâton de combat qui repose contre le mur et le tend en face de lui.

- "Mon bourdon contient une charge magique importante que j'ai insufflé moi même. La sensation devrait être la même que si j'enchantais votre arme."

Légèrement inquiète, je touche l'arme du bout des doigts. La sensation est différente de ce dont je me souvenais après avoir toucher l'arc de Moiraine. Le fourmillement est plus intense. Je sens l'énergie émaner du bois comme une vibration sourde.

- "Tout va bien?" Me demande Jarzeth.
- "Oui. La sensation est étrange mais je pense pouvoir m'y habituer." Je referme cette fois-ci complètement ma main autour du bâton.
- "Je contrôle l'influx que vous recevez. Vous ressentez les effets d'un enchantement faible. Je vais augmenter progressivement la quantité de magie. Faites-moi savoir lorsque cela devient problématique. Et surtout n'hésitez pas à m'arrêter. Une surcharge magique peut être douloureuse." J'acquiesce.

Je sens le fourmillement et la vibration s'intensifier. Plus par réflexe, à cause de l'inconfort, que par une réelle intention de le faire, j'utilise ma Vision Intérieure. La sensation désagréable s'évanouit presque aussitôt alors que je prends conscience de ce que cet afflux magique provoque dans mon corps. Je remarque le regard perplexe que me lance Jarzeth. Sans doute est-il tout aussi étonné que moi de voir que je m'adapte rapidement. Il finit par lâcher son côté du bâton.

- "Impressionnant." Dit-il. "J'ai rarement vu quelqu'un supporter la pleine charge de mon bourdon avec autant de décontraction. Encore moins une personne qui n'a pas été formée aux arts magiques."
- "Qu'est-ce que cela signifie?"
- "Je n'en suis pas sûr." Répond-il en fronçant les sourcils. "Je sens bien que votre corps n'est pas préparé à canaliser autant de magie, pourtant vous semblez naturellement en être capable. C'est un don rare."

Je note dans un coin de mon esprit qu'il n'utilise pas le sens de la vue pour décrire mon aura. J'en déduis qu'il ne la voit pas. Suite à cela, il effectue une série de mouvements rapides dans l'air. Je vois se dessiner autour de lui une sphère lumineuse.

- "Frappez-moi avec le bourdon." Dit-il enfin. "Voyons si vous pouvez rediriger la magie qu'il contient."

Je pose mon arc contre un arbre pour ne pas être gênée dans mes mouvements. Le premier coup que je porte est timide. Le bâton rebondit sur la surface magique dans une gerbe d'étincelles qui me font sursauter.

- "Pas mal." Dit Jarzeth avec le sourire. "Allez-y plus fort et pensez à expulser l'énergie."

J'obéis, j'empoigne l'arme à deux mains et je prends un peu d'élan pour asséner mon coup, tout en me concentrant sur ce qu'il a demandé. Rediriger le flux de magie me semble presque naturel.

Des arcs électriques se forment sur la sphère de protection à l'endroit de l'impact et disparaissent aussi rapidement qu'ils sont apparus. Jarzeth semble de plus en plus enthousiaste. Je suis grisée par la sensation de puissance qui coule entre mes doigts. Il m'invite d'un geste de la main à continuer. Ce que je fais sans hésiter un instant.

Cette fois-ci, j'effectue une passe complète, frappant en rapide successions à différents endroits de la sphère, sans retenir mes coups. Je vois des fractures se dessiner à sa surface là où le bâton a touché. Les arcs électriques qui se forment, cette fois, rebondissent contre le sol et les murs de la cour.

Jarzeth annule son sort de protection et attrape son bâton à la volée sur ma dernière attaque. La foudre le frappe de plein fouet sans que cela ne semble l'affecter. Je sens le bâton vibrer entre mes mains tandis que les arcs électriques convergent vers le mage. Ses yeux se mettent à briller pendant quelques secondes. Je sens la magie quitter mon corps. Puis tout s'arrête. Plus d'éclairs. Plus de vibration. Les yeux de Jarzeth retrouvent leur couleur ambrée naturelle et le bâton semble être redevenu un simple morceau de bois inerte. Je me sens soudainement vide.

- "Cela va passer." Me dit-il. Il me scrute, ce qui me met mal à l'aise. "J'ignore comment, mais avec votre Vision Intérieure, vous êtes parfaitement capable d'absorber une très grande quantité de magie et de l'utiliser. Vous vous êtes adapté en quelques secondes seulement à cette contrainte. Extraordinaire!" Il jette de nouveau un coup d'œil en direction des chambres, en souriant légèrement.
- "La foudre ne vous a rien fait." Je fais remarquer timidement.
- "Je suis presque immunisé à toute forme de magie." Me répond-il distraitement, avant de me demander avec encore plus d'entrain si je souhaite poursuivre l'expérience.

J'accepte sans la moindre hésitation. J'ai adoré la sensation de la magie parcourant mon corps. Il me fait signe de prendre mon arc. Je le récupère en coup de vent et je reviens vers lui au pas de course. Je sais que je n'ai pas conservé l'attitude contrôlée des sœurs et que mon comportement est plus celui d'une gamine qu'autre chose, mais je suis sincèrement excitée.

Il pose la main sur mon épaule. Immédiatement, je sens une douce chaleur m'envahir.

- "Pour le froid." Lâche-t-il avec un sourire en coin.

J'ai à peine le temps de froncer les sourcils que l'espace autour de nous disparaît. L'instant suivant nous nous trouvons sur les rives d'un glacier immense. A mes pieds, une stèle de pierre gravée de symboles qui me sont inconnus. Les gravures brillent quelques secondes d'une lueur bleuté qui semble couler en elles, avant de se ternir.

Il me faut un moment pour comprendre que nous avons emprunté l'un de ces fameux points de transport Horadrim dont nous avions discuté plus tôt. Mon alacrité est de courte durée lorsque je réalise que je suis maintenant seule avec Jarzeth au milieu de nulle part et que Moiraine n'a aucun moyen de me retrouver.

- "Où sommes-nous?" Je demande en croisant les bras comme pour me protéger du froid que je ne ressens pourtant pas.
- "Arréat." Répond le Vizjerei qui ne semble pas remarquer mon malaise.

Il me faut quelques secondes pour resituer le lieu. Nous sommes à des centaines de kilomètres de Tristram, au milieu des terres boréales. C'est une contrée barbare. C'est aussi de là que vient Moiraine. Peut être. J'ignore si c'est une heureuse coïncidence ou si Jarzeth a choisi le lieu en connaissance de cause.

Dans le lointain, je devine au milieu des montagnes les contours d'une ville fortifiée.

- "Ici nous pourrons déchaîner les arcanes sans crainte d'endommager le joli jardin d'Odgen." Me dit le mage avec un sourire en coin. "Prenez votre arc." M'ordonne-t-il ensuite.

J'obéis mais je ne puis m'empêcher de demander.

- "Vous ne m'avez pas amener ici pour le simple côté pratique de la chose."
- "Vous êtes naïve mais pas stupide." Dit-il en s'inclinant comme il a l'habitude de faire. Je ne suis plus certaine qu'il s'agisse bien d'une marque de respect cette fois-ci. "Disons que je m'amuse un peu à vos dépends." Je sers mon arc un peu plus fort. "Rien de bien méchant je vous assure." Ajoute-t-il rapidement en voyant mon geste. "Je n'ai pour habitude de plier à la volonté d'autrui, mais Moiraine est une femme difficile à ignorer, n'est-ce pas?" Je fronce les sourcils. "Elle vous a sciemment envoyé me voir. Elle désirait que je vous apprenne quelque chose lié au combat. Je l'ai compris dès l'instant où je vous ai vu." Il pointe mon arc." Tout comme moi, elle sait pertinemment que le combat qui nous attend demain sous la cathédrale sera extrême. Et vous n'êtes pas prête pour cela. Pire, vous pourriez devenir un poids... Dans le temps qu'il nous reste, Moiraine ne peut rien faire pour changer cela. Mais moi oui."

Il s'approche de moi et m'attrape le visage d'une main ferme et étrangement douce à la fois. Lorsque je croise son regard ambré, je déglutis. Il ne me regarde pas. Il voit au travers de moi. Il y a quelque chose de soudainement inhumain chez lui. Il reprend toutefois avec le même ton calme et posé qu'avant.

- "Moiraine a vu quelque chose en vous que probablement d'autres de vos Sœurs ont vu également. Elles ne vous auraient pas envoyé dans cette mission suicidaire sinon. Je pense le deviner aussi, mais vous êtes bien trop différente de moi pour que j'en sois certain. Ce que je sais en revanche c'est que, pour une raison qui m'échappe, votre Sœur ne veut pas vous écarter du combat. Le seul moyen pour vous de nous être utile le moment venu, c'est d'être capable de supporter un enchantement puissant."

Il me relâche et se détourne légèrement.

- "Moiraine est une femme exceptionnelle." Il me regarde à nouveau et me décoche un autre de ses sourires en coin. "Nous sommes ici parce que j'ai pensé à elle lorsque j'ai choisi la destination. Elle vient des terres boréales, n'est pas?"

Je n'ose rien dire. Je vois briller dans ses yeux cette petite lueur de désir que j'avais déjà aperçu lorsque je l'avais aidé à revenir en ville. Il est définitivement amoureux. Sur ce point, je ne peux lui en vouloir. Sans parler de son esprit fascinant, c'est vraiment une très belle femme. Elle laisse rarement indifférent. Je me retiens de soupirer.

- "Mais ce n'est pas la seule raison de notre présence ici. Comme je vous le disais je m'amuse un peu à vos dépends." Il me toise. "Un Vizjerei ne reconnaît pas l'autorité d'une femme." Je déglutis nerveusement. "Mais, je ne suis pas ce genre d'homme à l'esprit étroit, enfermé dans des traditions millénaires qui n'ont conduit qu'à la Grande Guerre des mages. Je sais reconnaître un esprit brillant quand j'en vois un. Qu'il soit chez un homme ou une femme. Mais, je ne peux pas complètement taire mon orgueil lorsqu'on joue avec moi comme le fait votre Sœur." Il sourit. "Alors je renverse un peu les rôles. Laissons là un peu s'inquiéter de votre absence pendant quelques temps. C'est de bonne guerre, n'est-ce pas?"

Sa conclusion évacue toute forme de doute à son sujet. Je ne peux m'empêcher de sourire à mon tour. Lui aussi est pris dans la toile de Moiraine, à jouer le rôle qu'elle a choisi pour lui, mais il sait comment jouer avec les limites des contraintes qui lui sont imposées avec humour et élégance. Je n'ose imaginer la tête de ma sœur en ce moment même, réalisant que j'ai disparu.

Moi, j'y suis engluée malgré moi, mais la confiance que j'ai en ma sœur n'en est que renforcée. Si ce que Jarzeth me dit est vrai, depuis les premières minutes de notre rencontre, Moiraine me prépare à me dépasser comme jamais je ne l'ai fait jusque là. Elle cherche à ce que je sorte vivante du combat à venir. Mon cœur bat la chamade. Certes, j'ai peur de mourir demain mais je me sens plus en vie que jamais.

Je m'équipe de mon arc et encoche une flèche. Je suis prête à relever mon prochain défi.

- "Voyons ce que vous pouvez faire de moi." Dis-je avec détermination à Jarzeth.


A dimanche pour la suite.
Cœur sur vous!