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Acte 2 - Sixième partie : Liés

Chapitre 4 : La force des Horadrims

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Me voilà seule avec Cain sur ce chemin enneigé. Je crois que je ne réalise pas encore l'enlèvement - je ne peux le qualifier autrement - d'Astrid. J'ai la désagréable sensation que Rolf se doutait de quelque chose. Grandir, disait-il. J'ai l'impression de régresser plutôt. Je suis presque aussi perdue que lorsque j'ai été vendue par mes parents au monastère.

- "Voulez-vous continuer ?" Je demande à Cain d'une voix neutre.
- "Vers le fort?" J'acquiesce. "Vous avez l'intention de rebrousser chemin?"
- "Je n'ai plus aucune intention. Je vous suivrais. C'est tout."

Le regard que me lance le vieil homme est lourd de sens. Je sens qu'il voudrait me remettre sur le droit chemin, mais d'un autre côté, il n'a aucune leçon de morale à me faire.

- "Fuire maintenant n'est pas moins déshonorant qu'il est stupide de courir droit dans un combat que nous ne pourrons sans doute pas gagner..." Dis-je pour me justifier.

Sa réaction me surprend. Il se détourne de moi et reprend lentement la route initiale. Je le regarde quelques secondes s'éloigner, appuyé sur sa canne et le bâton de Rolf. Je lui emboite finalement le pas.

Nous avançons en silence pendant un long moment. Je me tiens presque à ses côtés. Je lui laisse juste un pas d'avance sur moi. Je l'observe pendant que nous évoluons dans un paysage plus en plus blanc et déchiré. Il a le dos courbé, mais il est déterminé. Nous grimpons une crête escarpée et nous nous arrêtons au sommet de ce qui semble être un col.

Un bastion est visible au loin. Il bloque l'accès à une gorge étroite. A vol d'oiseau, il doit se trouver à une dizaine de kilomètres, mais je doute que la piste soit aussi droite que cela. De la fumée s'échappe tout autour. Je pince les lèvres. Rolf avait vu juste. Je soupire.

- "Pourquoi continuez-vous?" Je demande alors au vieil homme qui peine à reprendre son souffle.
- "Vous me le demandez vraiment?" Il me fusille du regard. Il n'y a aucune compassion dans ses yeux. C'est bien la première fois. J'essaie de ne pas montrer que cela m'affecte et je hausse les épaules pour répondre à sa question. "Je suis étonné, presque déçu, de votre réaction. Où est la Annor qui nous a osé traverser le voile de la réalité et affronter le plus grand des seigneurs démons dans son propre royaume?"
- "Je ne sais pas moi-même." Je baisse la tête.

Cain soupire et fait un pas dans ma direction.

- "Des combats perdus d'avance, vous en avez déjà vécu de nombreux. Celui-là n'est pas différent... Je sais. C'est difficile de continuer sans eux. D'avoir peur pour eux. De se dire qu'on ne les reverra peut-être plus. Vous savez, au fil des mois, j'ai appris à vous connaître tous et je vous considère presque comme ma famille. J'ai souffert de vous voir partir combattre, de vous voir blessés, traumatisés… Mais même si j'ai mal et que je redoute le pire, il me reste une seule certitude. Savez-vous laquelle?"

Je secoue la tête lentement. Il pose le bout de son bâton de marche sous mon menton et me force à le regarder dans les yeux.

- "Je sais qui je suis. Je me prénomme Deckard Cain et je suis le dernier des Horadrims. Ma mission est de protéger Sanctuaire. Si je dois avancer seul dans cette montagne glacée jusqu'à ma mort, je le ferai. Car mon âme ne connaîtra aucun repos si je n'essaie pas. Et vous savez quoi? C'est vous Annor qui m'avez appris cela. Avant de vous rencontrer, je n'étais pas digne de mon héritage. J'avais succombé à la terreur. Je m'étais résigné à n'être qu'un simple vestige d'un passé glorieux." Une boule se forme dans ma gorge. "Alors dites moi qui vous êtes Annor? Dites-le moi."
- "Je suis une sœur de l'Oeil Aveugle et ma mission est de protéger Sanctuaire également." Je bégaie presque.

Le visage du vieil homme s'adoucit. Il retire son bâton de mon menton.

- "Je n'ai aucune intention de vous mener à votre mort. Vous avez bien assez risqué votre vie. Si vous choisissez de repartir maintenant, alors qu'il en soit ainsi. Mais je ne veux plus jamais vous voir comme ça, Annor. Cette résignation, cet abandon. Ce n'est pas vous."
- "Je suis navrée… C'est que..." Je ne sais pas comment aborder le sujet avec lui. Mais il me surprend encore une fois.
- "Je ne suis pas votre confident, j'en ai parfaitement conscience. Mais j'ai des yeux. Ne croyez pas que je n'ai pas remarqué ce qui se passait avec Rolf."
- "Je ne suis pas amoureuse de lui." Dis-je sur la défensive.
- "Je sais. Je sais." Il me sourit. "Les druides sont un peuple mystérieux. Je n'ai aucun doute que votre lien avec Rolf est très particulier. J'ignore ce que vous ressentez exactement mais, d'un œil extérieur, votre relation vous affecte en quelque sorte de la même manière qu'une personne amoureuse. Prenez-en conscience."
- "Je n'ai jamais été vraiment amoureuse dans ma vie. Comment puis-je faire la part des choses ? Comment garder la tête froide ? Je ne sais pas comment gérer cela." Cain me sourit.
- "Personne ne le sait, mon enfant. C'est un des grands mystères de la vie. Le seul conseil que je peux vous donner, c'est de réfléchir à ce que vous voulez faire. Et faites un pas en direction de ce choix. Un à la fois. Au bout d'un moment vous y verrez plus clair, je vous le garantis et ce jour là, lorsque vous sortirez de votre torpeur, vous serez déjà sur le chemin que vous vouliez emprunter."

Ses paroles sont le déclic dont j'avais besoin. Je prends soudainement le vieil homme dans mes bras et je le sers fort. Il est surpris par ma réaction mais il me rend la pareille.

- "Allons, allons." Me dit-il en me tapotant gentiment le dos. Je me sépare de lui.
- "Vous m'avez suivi dans ma folie. A mon tour de vous suivre dans la vôtre." Je finis par décider. Il sourit.

Nous reprenons la route lentement en direction de la fumée qui s'élève au loin. Je ne dis plus rien, mais je ne me suis rarement sentie aussi mal. Mon cœur est un étau et j'ai une terrible envie de pleurer. J'essaie de contenir toutes mes émotions au mieux, sachant que Rolf peut sentir tout cela en moi. A mesure qu'on avance, tout mon corps me hurle de faire demi-tour, mais je me force à garder le cap. Mon chemin est celui de Cain, pas un autre.

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Nous trouvons le chemin qui mène au bastion. Bientôt, nous découvrons les premiers signes de combats. Dans un premier temps, des corps de démons que je n'avais jamais vus jusque là. Puis ceux de barbares. Je prends mon arc et jette un regard alarmé à Cain. Il reste concentré et me fait signe qu'il est prêt à continuer.

Nous progressons lentement dans un sous-bois à fleur de montagne. Bientôt, le tumulte des combats nous parvient ainsi qu'une odeur nauséabonde. Lorsque nous débouchons hors de la zone forestière, je suis choquée de ce que je vois. Un monstre colossal, vaguement reptilien, est accroché au flanc du bastion grâce à ses puissantes pattes avant. Des centaines de créatures plus petites grimpent le long de son corps et se jettent par-dessus les fortifications. Je distingue à peine les barbares qui combattent au sommet.

Mon sang se met à bouillir de haine presque instantanément. Toutes mes frustrations et ma colère se mêlent. Mais j'arrive à me contrôler. Je sais que je dois garder la tête froide. Du coin de l'œil, je vois Cain qui abandonne son bâton de marche pour ne garder que celui de Rolf. De sa main libre, il sort de sa sacoche la pierre gravée que lui avait donnée la vieille guérisseuse. Puis, il se tourne vers moi.

- "Vous savez Annor, je crois que notre ami Rolf sait beaucoup plus de choses que nous le pensons. Je ne dirai pas qu'il lit l'avenir, mais sa perception du monde est à un autre niveau que le nôtre." Je ne dis rien, mais pour avoir partagé quelques moments le lien qu'il a avec Sanctuaire je ne peux qu'abonder dans ce sens. "Il ne m'a pas donné son bâton par pure générosité. Il savait que j'aurai besoin à un moment ou un autre de ce qu'il y a laissé."
- "Qu'y a-t-il laissé?"
- "Un mot de pouvoir écrit dans les veines du bois. Quand il m'a donné son bâton, j'ai eu une sensation étrange, mais à force de le tenir, inconsciemment j'ai lu l'inscription dissimulée." Il me montre le l'enchevêtrement de veines dans le bois.
- "Qu'est-ce qu'il est écrit?" Je demande en me reconcentrant sur la scène de combat terrifiante au loin.
- "Ce sont des runes barbares anciennes. Les mots signifient. Protection. Amour. Force. Et lumière. C'est quatre runes permettent l'activation de sorts arcaniques très puissants pour qui connaît l'ordre et la manière." Il me montre la tablette de la sorcière. Il semble à la fois excité et terrifié. "Les mots de Rolf sont écrits sur cette tablette dans une autre langue. C'est si discret que je n'avais pas remarqué qu'il y avait plusieurs niveaux de lecture à cet objet. Il m'a donné une clé inattendue, Annor. Il a tout planifié. Jusqu'à ma mémoire sensorielle…"
- "Que dîtes-vous?"
- "Je tiens ce bâton en main depuis bientôt trois jours. Inconsciemment, je sentais les runes dans ma paume."
- "Mais qu'est-ce…"
- "Je sais ce que je dois faire. Je sais ce que je dois dire et comment." Je me tourne vers le vieil homme qui ne m'a jamais paru plus déterminé qu'à ce moment. "Je dois attendre la muraille coûte que coûte. Je dois la toucher."

J'hésite un instant puis je me laisse aller. J'ai décidé de suivre Cain dans sa folie. Je ne ferai pas marche arrière maintenant. Et si Rolf a vraiment conditionné ce moment, je dois lui faire confiance.

- "Je vous protégerai. Avancez." Dis-je sans la moindre once d'hésitation dans ma voix.

Le vieil homme reprend la route en soulevant légèrement sa robe. Je déploie ma vision intérieure. Malgré le stress et mon état émotionnel vacillant, je n'ai jamais été aussi claire. Presque comme un automate, j'adopte une position de combat et tourne autour de mon compagnon, scrutant chaque recoin autour de nous.

Très vite, alors que nous engageons sur la route qui mène au bastion, les premiers monstres tentent de nous débusquer. Je n'ai jamais vu ses créatures immondes de ma vie, mais ma clairvoyance déjoue toutes leurs attaques. Je n'utilise aucune flèche de mon carquois, seulement des traits de glace que je génère à la volée.

J'entends Cain qui commence à incanter, dans une langue qui m'est parfaitement inconnue. Je sens la quantité de magie arcanique augmenter là où il se trouve, tandis qu'il arrache au chaos son énergie. Heureusement, c'est très concentré et l'influence ne m'atteint pas.

Nous finissons par arriver à moins de cent mètres du bastion. Les corps s'entassent dans un charnier sanglant aux pieds de la muraille, barbares comme démons. J'ai un haut le cœur que je maîtrise tant bien que mal. Je regarde au loin. La horde de démons vient du Sud et ne semble pas se tarir. Le bastion ne tiendra pas face à cette marée ignoble.

J'entends un cri. Quelqu'un nous hèle depuis une tour. Je lève la tête. C'est un barbare qui semble bien jeune en comparaison de ceux que j'avais rencontré jusque là. Peut-être à peine plus que la vingtaine. J'ai un pincement au cœur. Il est comme moi. Trop jeune pour faire la guerre, mais soldat quand même. Il nous appelle à nouveau, mais je ne réponds pas. Les monstres nous attaquent peu et je dois en profiter pour permettre à Cain d'atteindre le mur d'enceinte. Je fais quelques signes que, j'espère, il arrive à comprendre pour lui montrer ce que nous voulons faire. Je vois sa tête disparaître quelques secondes de la muraille, puis l'instant suivant, une pluie de flèches enflammées s'abat sur le flanc de la bataille par lequel nous approchons. Ils sont en train de nous couvrir. Je continue ma mission en ignorant l'élan de gratitude que je ressens. Cain met du temps à gravir la côte et le monticule de cadavres, mais nous arrivons finalement à destination.

Toujours en marmonnant des choses dans cette langue qui m'échappe, il pose sa main qui tient la tablette sur la pierre sombre du bastion. Une lumière diffuse commence à s'infiltrer dans le mur. Nous sommes finalement repérés par les démons qui tentent alors de déborder le mur de flammes pour nous tuer. Je vois cette bifurcation de créatures difformes glisser dans notre direction. Je tends mon arc même si je sais qu'il ne faudra que quelques secondes pour nous faire submerger par le nombre.

Je me sens comme détachée de mon propre corps. Je tire en rafale mes flèches de glace, abattant des dizaines de démons à la chaîne. Ils avancent pourtant irrémédiablement vers nous. Je chute malheureusement en arrière lorsqu'une dizaine de dards longs comme ma main se plantent dans mon armure. Aucun ne traverse. L'amélioration opérée par les anges sur le cuir est la seule chose qui me sauve la vie.

Je les arrache d'un seul mouvement sec, puis, alors que je me redresse, je vois un démon reptilien ventripotent se jeter sur moi. Je ferme les yeux mais le choc ne se produit pas. C'est une flèche venue du sommet du bastion qui l'a cloué au sol. Je lève la tête et je vois le jeune barbare sauter du haut de la tour de guet. Une épée bâtarde, qui fait presque ma taille, à la main, il tue plusieurs créatures qui étaient bien trop proches de nous puis il me rejoint. Il me tend sa main et m'aide à me relever.

De près, il me semble un peu plus âgé maintenant. Il a sans doute le même âge que Rolf. Il est plus fin que la moyenne, mais sa musculature barbare n'en reste pas moins impressionnante. Il est très grand, me dépasse d'au moins deux têtes et demi. Son visage doux est encadré par une épaisse chelure noir de geai hirsute, assez courte. Ses grands yeux noirs ne m'inspirent qu'une seule chose. La douceur. Ce qui est étrange dans le contexte de violence dans lequel nous nous trouvons.

- "Combien de temps vous faut-il, femme des terres vertes?" Me demande-t-il avec un léger accent. Sa voix me fait un effet bizarre, mais je me concentre sur le moment.
- "Je ne sais pas. Il incante depuis longtemps déjà." Je réponds. "C'est un Horadrim. Lui seul connaît sa magie."

Je vois le regard du barbare s'illuminer à mes mots. Il jette un coup d'œil rapide en direction de Cain mais il a une réelle admiration.

- "Nous tiendrons la position, le temps qu'il faudra." Me dit-il ensuite.

Il crie alors quelque chose à l'intention des barbares dans le bastion. Je ne comprends pas ses mots. J'ignorais qu'ils avaient une langue propre. Quelques secondes plus tard. Je vois sauter des remparts une trentaine de barbares, armés de haches et d'épées. Ces hommes et ces femmes démesurément grands se jettent alors corps et âme dans la bataille face à cette marée monstrueuse qui dégueule au milieu des flammes.

Le jeune barbare lève les bras au ciel et pousse ses cris de puissance. Sa voix entre en moi plus intensément et plus fort que celles de Garak. Il y a quelque chose dans ses cris de parfaitement unique. J'ai des frissons alors que je sens ma vitalité et ma force décupler. Il s'élance à son tour dans la bataille et d'instinct, je reprends mon arc.

Je déverse mes flèches de glace à une vitesse jamais égalée jusque là. Renforcée par le cri, mes traits sont mortels peu importe où je touche mon ennemi. Je protège les barbares du mieux que je peux. Du coin de l'œil, je vois le bastion s'habiller de lumière. Le sort que Cain va lancer va être incroyable, j'en suis certaine.

Lorsque la lumière atteint les pattes du démon géant qui sert d'échelle pour l'invasion, je le vois se tortiller et abandonner sa prise. Un instinct primaire se réveille en moi. Je bande mon arc mais je sais que cela ne sera pas suffisant. Je crie à l'intention des barbares.

- "J'ai besoin de plus de force."

C'est le jeune qui vient à mon secours à nouveau. Il me rejoint et pousse un cri magistral qui me fait vibrer jusqu'aux os. Mes muscles répondent à la stimulation avec une énergie que je ne soupçonnais pas. Je bande mon arc à la limite de qui est possible et c'est à ce moment que je sens Auriel se réveiller en moi. Sa main fantomatique se referme sur la mienne. Je sais ce qui va se passer. La flèche de lumière se forme entre mes doigts. Je tire sans la moindre hésitation.

Ma flèche traverse littéralement la tête du démon et il est propulsé par le choc en arrière. Sa perte d'équilibre est lente mais terriblement satisfaisante. Tous les démons accrochés à sa carapace tombent comme une pluie répugnante autour de lui. Il s'effondre sur lui-même dans un bruit assourdissant, alors que le paysage lui-même l'achève. Plusieurs arbres et pointes rocheuses effilées sur lesquels il retombe l'empalent. Des cris de liesse retentissent dans le bastion.

Je reprends contact avec la réalité alors qu'Auriel quitte mon corps et je croise un instant le regard du jeune barbare. Il est indéchiffrable. Mais alors que je l'observe, mon cœur se met à battre plus fort. Qu'est-ce qui m'arrive ?

Je n'ai pas le temps d'approfondir ma pensée. Je suis balayée par une vague d'énergie sans précédent qui me soulève littéralement du sol. Et je ne suis pas la seule. Barbares et démons autour de moi flottent à maintenant un bon mètre de hauteur. J'ai soudainement la tête qui tourne. Les arcanes emplissent l'air autour de moi. Je tourne tant bien que mal la tête vers Cain.

Je ne distingue de lui plus qu'une silhouette dans la lumière intense. Tout le bastion luit également et je vois une bulle d'énergie, dans laquelle nous sommes piégés, enfler tout autour. Je suis atteinte par une seconde vague qui me donne presque envie de vomir. Puis une troisième, une quatrième. Je perds la notion de haut et de bas. Je me sens chuter à l'infini dans mon propre corps. Puis il y a un bruit grave qui semble venir des entrailles de la terre. Je tremble comme une feuille. Je ne vois plus rien. La vague d'énergie suivante me fait sombrer dans l'inconscience.


Ca y est, nous sommes dans le cœur de cet arc.
J'avais besoin de faire un tabula rasa pour installer les nouveaux personnages. Comme Rolf l'a pressenti, Annor a besoin de grandir encore. Et pour cela, il faut retirer tous ses piliers pour qu'elle se forge les siens. Rolf a pressenti beaucoup de choses mais ça vous le découvrirez avec le temps.

Sinon pour Cain, je voulais rendre justice au pouvoir des Horadrims qui sont mal mis en valeur dans le jeu. On en parle comme des légendes mais les rares fois où on en voit, ils ne sont que des victimes. Je voulais que Cain ait un moment où il brille par son pouvoir et fasse honneur à la légende. Il n'est pas un guerrier, il est un protecteur, et il vient de lancer le sort de bouclier de lumière le plus puissant qui existe. Et non, il n'est pas mort, mais il ne sera plus là pour Annor. Leurs chemins vont se séparer quelques temps et vont faire leurs propres expériences :)

A bientôt pour le changement de repères pour Annor et la découverte du peuple barbare en tant que société guerrière.

Des bisous