Disclaimer : L'univers de Diablo appartient à Blizzard
Petite précision, le numéro des pages n'est pas déterminant dans les extraits du journal. Ils sont simplement là pour donner une idée du temps qui passe. (Sauf 42 mais ca c'est juste pour la blague geek :-)).
Interlude - Deuxième partie
Chapitre 2 : Le journal d'Akara - partie 2
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Le journal d'Akara - page 42 - Les étincelles de Néphalems
C'est la partie de mon récit qu'il m'est le plus délicat d'écrire. Le sceau m'empêche de parler de certaines choses qui sont pourtant essentielles mais je vais m'efforcer d'être claire.
Après mon séjour chez les barbares, j'ai repris la route en direction de l'est. J'ai traversé une infime partie des Terres de l'Effroi et rencontré une peuplade fascinante. Les druides sont des sortes de descendants des barbares, obéissant à un mode de vie absurdément contraignant et dangereux. Leur corps s'est adapté à leur environnement et ont perdu leur taille disproportionnée. Leur philosophie est à la fois magnifique et terrible. Mais ce qui m'a le plus étonné, c'est qu'eux savaient…
Ils existent depuis que les barbares sont devenus les protecteurs de Sanctuaire. Depuis des siècles, ils savent que le jour viendra où le Sanctuaire tout entier devra se dresser pour repousser le mal. Depuis des siècles, ils s'infligent cette vie terrible pour être prêt le moment venu. Je leur ai demandé pourquoi ils n'étaient pas là pour protéger la montagne quelques semaines plus tôt. Ils m'ont répondu que ce n'était pas la vraie bataille. Ils ont vu l'ombre aussi et se battent pour être prêts à temps.
J'ignorais tout de leur existence avant ma rencontre avec eux. Jamais les barbares ne m'ont parlé de cette branche de leur peuple. Aucun livre chez mes sœurs ne parlait d'eux non plus. Ils m'ont expliqué la nature de leurs rituels et l'aversion profonde qu'ont les barbares pour eux. Pour le reste presque personne ne s'aventure dans les Terres de l'Effroi. Lorsque les druides entrent en contact avec d'autres peuplades, il se font passer pour des Khandurans nordiques métissés. Les gens ne posent que rarement des questions sur leurs origines. Je n'ai pas eu l'occasion de les étudier et ils restaient particulièrement secrets sur leurs capacités.
Toutefois, cette rencontre m'a renforcée dans l'idée que je dois avoir l'œil et l'esprit ouvert, et que la clé de ma réussite sera d'être capable d'absorber le plus d'informations en un temps réduit.
Pendant mon voyage, je me suis astreinte à de longues séances de médiation pendant lesquelles je m'efforçais à élargir mon champ de vision, aiguiser mon esprit, afin de tout voir, de tout entendre. C'est de cette manière que j'ai découvert d'autres capacités qui sommeillaient en moi. J'ai développé le don de Vision Intérieure et mis en lumière l'héritage dormant de l'humanité. La clé de voûte de notre salut à tous.
J'ai atteint le Khéjistan par le nord et atteint Caldéum. J'ai étudié quelques années dans la cité. Une partie de l'histoire de Sanctuaire y est gardée, mais elle est très incomplète. Il me fallait plus. Alors j'ai continué vers le sud-est, à la recherche des disciples de Rathma. Le moment était mal choisi. Les guerres claniques de mages faisaient rage au Khéjistan à cette époque. Caldéum était plutôt épargnée, mais les routes étaient dangereuses.
J'ai cependant pu passer à travers des gouttes et me suis frayée un chemin jusque dans les endroits les plus reculés du continent pour retrouver la seule personne capable, à mon humble avis, de me venir en aide. Mon père. La tâche fut loin d'être facile. Tous les disciples directs ou indirects de Rathma sont activement pourchassés par les Vizjereis qui les pensent être des nécromanciens. Mon apparence ne joue pas en ma faveur. J'ai pris de mon père la chevelure caractéristique des descendants de Rathma ainsi que leur longévité. Pour l'instant l'âge n'est pas vraiment un problème, tant que je ne reste pas trop longtemps au même endroit et que je fais attention aux personnes que je côtoie. Pour le reste, j'ai teint mes cheveux pour éviter les regards indiscrets.
J'ai retrouvé mon père, dans un marais puant, après plusieurs années de recherche. Les derniers sangs purs de Rathma s'y étaient réfugiés. L'hostilité du lieu suffisait à leur protection, pour le moment du moins.
Je suis restée là-bas plus d'un siècle et demi, à apprendre tout ce qu'il y avait à savoir sur notre monde. J'ai appris sa genèse et la vérité sur ce que nous sommes. J'ai appris ce que le mot Néphalem signifiait réellement et j'ai découvert que, de ma génération, j'étais probablement ce qui se rapprochait le plus de cela. J'ai appris à percevoir les composantes les plus profondes de chaque être humain afin de déceler le potentiel dormant dans chaque individu. L'étincelle de Néphalem est quelque chose d'extraordinairement rare et fragile. Je suis une exception à la règle. Mais mon père m'a enseigné comment développer et renforcer l'étincelle de quelqu'un pour lui permettre d'évoluer vers un stade proche du mien.
À l'aube de mon cent quatre-vingt douzième anniversaire, l'Oeil Aveugle, me gratifia d'une vision claire. Il était temps que j'agisse.
Le journal d'Akara - page 308 - Les signes du déclin
Les visions s'accélèrent. Elles sont toujours aussi cryptiques mais la fin est toujours la même. Nous cessons d'exister. Je commence à me demander si je n'ai pas fait fausse route à un moment ou un autre. J'ai l'impression que nous courrons à notre perte plus vite que je l'avais anticipé.
Ma sororité est très actives dans la région maintenant. Nous monnayons nos services auprès des caravanes marchandes du désert. L'activité démoniaque s'intensifie un peu partout. Nous trouvons de plus en plus de déchus et de Khasdras. Ils se multiplient comme des rats.
J'ai également entendu des rumeurs inquiétantes sur une guerre qui se profile entre le roi du Khanduras et le royaume indépendant de l'Ouestmarch.
D'un autre côté, je recrute de plus en plus de filles venant principalement du continent. Il y a de très bonnes recrues ces derniers temps. C'est étrange d'en trouver autant d'un coup. J'ai le sentiment bizarre que c'est une réaction naturelle du Sanctuaire lui-même qui fait naître en son sein les armes futures pour le défendre. L'effervescence qui en résulte est à la fois excitante et très inquiétante.
Lorsque le monde s'agite ainsi, c'est mauvais signe. Je dois rester attentive. Le moment clé ne serait peut-être qu'un instant…
Le journal d'Akara - Page 401 - La pièce manquante
Le roi Léoric a finalement déclaré la guerre à son voisin. Je ne comprends pas pourquoi. Les populations rurales du Khanduras sont mises à rude épreuve. Nous intervenons bien trop souvent désormais pour sauver des villages isolés, attaqués par des Khasdras. Nous détruisons jusqu'à dix nids par mois. Je ne comprends pas comment ils pullulent autant.
L'Oeil Aveugle ne m'aide guère ces derniers temps. Les visions s'enchaînent mais sont très similaires. Elles sont cauchemardesques. Entre deux visions sur la fin de tout, je suis de nouveau assaillie par des visions dérangeantes de la Néphalem et sa compagne.
J'ai décidé de partager ma vision avec Moiraine. Elle m'a simplement répondu. "Je n'aime pas les femmes". Il manque un chaînon mais je ne vois pas lequel. J'ai envoyé des sœurs au Khéjistan, en me servant des missions d'escortes marchandes, pour trouver d'autres filles. Peut-être que je trouverai celle qui conviendrait au cœur de Moiraine, sans qu'elle sache qu'elle a cette accointance.
Après toutes ses années, à la voir grandir, évoluer, je suis certaine que c'est elle. Elle est la clé.
Le journal d'Akara - Page 434 - Nouvelles recrues
Trois nouvelles recrues sont arrivées aujourd'hui. Deux orphelines de trois et six ans, respectivement Diane et Caty. Et une jeune fille de quatorze ans, nommée Annor. Pour les enfants, il n'y a rien à dire. Elles ont été confiées à la nourrice pour l'acclimatation. A leur âge, il est facile de les éveiller. Pour la plus âgée, c'est plus compliqué. A cet âge, il est rare de pouvoir faire grand chose. La recruteuse m'a dit qu'elle avait senti en elle un don. Elle l'a achetée à ses parents qui la vendaient pour échapper à la dote. Nous verrons bien.
La situation se détériore rapidement au Khanduras. Le nombre d'enfants abandonnés augmente dramatiquement. Je m'en veux presque de ne sélectionner que des filles. Il y a tant de garçons qui sont livrés à la cruauté du monde sans échappatoire…
Note d'Annor sur mon recrutement
J'ai lu des centaines de pages comme celle-là, remplies d'entrées qui relatent rapidement du recrutement des filles. Lire la première impression qu'elle a eu de moi, m'amuse beaucoup. J'étais loin d'être une favorite. Mais ce que j'aime chez Akara, c'est qu'elle fait confiance à ses sœurs et elle m'a laissée une chance.
Notes:
Entre la page 42 et 308, il y a plusieurs autres longues entrées qui correspondent à l'histoire de Moiraine enfant. Akara fait une fixette sur elle, puisqu'elle pense que c'est l'élue. C'est pourquoi elle parle beaucoup d'elle.
Je n'ai pas mis ces entrées pour ne pas alourdir la narration et elle ne servent pas l'histoire principale. Comme c'est du bonus, je compte sans doute les mettre en annexe, à la toute fin de cette fic. Le journal sera de toute façon lu à nouveau, du coup, ça colle aussi.
Le chapitre suivant sera la fin de la première lecture du journal. Il sera assez court aussi. Mais j'en profite pour blablater un peu en notes lol
A très vite
