Disclaimer : L'univers de Diablo appartient à Blizzard


Oulala je glisse dans mes publications. Les semaines sont très remplies 😬
Je suis désolée...
Le prochain sera décalé aussi. Mais je pense qu'il tombera à nouveau un dimanche pour retrouver une rythme plus cohérent.


Acte 3 - Troisième partie : Mirages

Chapitre 2 : Le bois de putride

###

La nuit se passe sans problème. L'étranger est fatigué et dort du sommeil du juste. Gort et moi nous relayons pour le veiller. Je profite de mes quarts pour le soumettre à ma vision. J'en arrive à une conclusion équiétante qui confirme mes craintes. Il n'est pas un homme normal. Outre son aura étrange, la plus grande anomalie physique se trouve au niveau de ses mains. Je ne trouve aucun espace entre le métal et sa peau. Même en observant son corps éthéré, je ne le vois pas. Ça ne fait aucun sens. J'ai vu en Ouestmarch des hommes amputés se faire greffer des membres mécaniques alimentés magiquement, mais ici je ne décèle pas de mécanisme particulier le concernant. C'est comme si les pièces d'armures faisaient partie de lui. Comme si le métal faisait partie de son être immatériel.

Je partage ma trouvaille avec Gort à la rotation suivante. Il ne semble pas enclin à spéculer, alors je n'insiste pas.

Au matin, l'étranger semble avoir repris des forces. Sa mémoire ne lui est pas revenue mais il est plus alerte. Il s'exprime avec une certaine douceur et je ne décèle aucune menace mais je ne peux me résoudre à laisser Cain seul avec lui. Je demande à Gort de rester avec eux le temps que Léah et moi allions enquêter dans le marais du Bois Putride.

Nous projetons de faire le trajet dans la journée et de profiter qu'elle connaisse les mots pour voyager jusqu'aux pierres de transport Horadriques pour revenir avant la tombée du jour. Je prends un certain risque en ne partant qu'avec elle mais c'est le seul plan qui me rassure un temps soit peu. De son côté, Léah est ravie de pouvoir passer un peu de temps seule avec moi, malgré la menace de nouveaux périls sur notre route.

###

Nous partons vers l'est en début de journée et je force un rythme soutenu pour rattraper le temps que je considère comme perdu. Léah ne proteste pas, mais je sais que j'avance plus vite que ce qui lui serait confortable. Cela me rappelle ma première mission avec Moiraine mais je n'ai pas l'esprit à ressasser le passé. Alors je laisse le souvenir mourir dans l'oeuf.

Nous atteignons en milieu de journée des landes maladives aux terres tourbeuses. Nous croisons de nombreuses goules au regard vide qui errent sans but. Heureusement, elles ne montrent que très peu d'intérêt pour nous. Ce sont plutôt les animaux qui m'inquiètent. Nous tombons sur des cadavres de vaches difformes, partiellement dévorées. Je décèle des traces de corruptions dans le sol et je reste attentive aux créatures qui pourraient jaillir des fourrés. La présence de papillons de nuit mutants ne m'étonnerait guère.

Je ralentis en milieu de journée, sans pour autant offrir une pause à Léah qui commence presque à regretter de m'avoir suivie. Le terrain devient de plus en plus accidenté et clairsemé de quelques arbres nus, mais la raison de mon changement de rythme est que je sens une forme d'énergie se former devant nous. Nous approchons de quelque chose d'ancien et j'imagine d'origine horadrique.

J'invite Léah à entrer dans les ruines d'une maison à moitié écroulée pour discuter à l'abri du regard des créatures qui vivent sur ces terres.

- "Tu disais qu'il y avait eu combat dans le marais putride. Il y a 400 ans?" Je demande.
- "Non, c'est plus vieux." Me répond la jeune femme en reprenant bruyamment son souffle. Sa réponse me surprend.
- "Dis m'en plus?"
- "Lors d'une de ses explorations, Oncle Cain a trouvé une stèle très ancienne qui rapportait des faits datant de plusieurs milliers d'années. Et un peu plus loin, il y a des ruines aussi vieilles sinon plus mais elles ne sont pas accessibles. Nous avons tenté d'y approcher grace à un sort de téléportation mais l'entrée est scellée magiquement."
- "Je ne vais pas aller par quatre chemins. Il y a quelque chose dans cette direction qui dégage une grande énergie." Je pointe vers le nord. "Il y a deux possibilités selon moi. Et aucune des deux me rassure. Cela ressemble fortement à une prison horadrique dont la chose qu'elle gardait est en train de se libérer. Probablement une créature puissante. Soit c'est le morceau d'épée de l'étranger qui dégage cette énergie. Dans ce cas, je crains de connaître sa véritable origine." Léah pâlit sensiblement.
- "Oncle Cain est en danger, vous pensez?"
- "Je ne pense pas. Pour l'instant du moins. Et j'ai une grande confiance en Gort. Cependant, pour nous, dans les deux cas, ce sera très dangereux. Je ne souhaite pas te forcer à aller plus loin. D'un autre côté, je ne suis pas rassurée de te laisser seule ici. Il y a trop de menaces cachées."
- "Je souhaite poursuivre à vos côtés." Dit-elle sans la moindre hésitation.

Je souris. Elle n'a pas froid aux yeux. L'expérience dans la cathédrale de Tristram l'a visiblement confortée dans le fait qu'elle aime l'action, bien que je l'ai protégée d'une partie de l'horreur.

- "Connais-tu des sorts de boucliers magiques et physiques?"
- "Oui."
- "Alors, s'il se passe quelque chose de fâcheux et que tu ne peux fuir utilise-les. Les plus puissants... Barricade-toi et laisse-moi faire."

Elle acquiesce en silence. A contre cœur, je me lève et reprend la direction du lieu où je devine déjà que nous allons affronter de nouveaux périls.

Léah me conduit sur une vieille route envahie d'une végétation hirsute, jusqu'à un temple prisonnier des ronces. La porte est défoncée et gît en plusieurs morceaux sur une plateforme qui surplombe un gouffre. Je vois la marque de la corruption à l'oeil nu comme des empreintes de pas sales qui s'impriment et masquent la lumière d'une énergie plus pure, que je dirai même angélique. Ni la présence de l'une ou de l'autre me rassure.

Je saute au dessus du gouffre sans trop d'effort malgré la distance. J'assure la réception de Léah lorsqu'elle saute après moi. Je lui signale que les verrous arcanique qui maintenaient la barrière de protection magique du lieu ont sauté et que cela est très récent. Cela fait quelques minutes. Au plus une heure. Sans attendre de réponse, je m'engouffre dans le temple. Les personnes qui ont forcé le passage sont surement encore là et nous pouvons probablement les empêcher de repartir avec ce qui appartient à l'étranger.

Alors que je progresse dans le couloir principal, j'entends des éclats de voix. J'avais vu juste. J'accélère le pas. Le chemin descend abruptement et débouche dans une sorte de grotte naturelle qui a été aménagée par la main de l'homme, et je n'ai aucun doute qu'il s'agisse d'Horadrims. Je reconnais leurs symboles sur les piliers.

En bas se trouve une dizaine de cultistes, à la robe jaune et noire caractéristique, qui se battent contre ce qui ressemble à des maudits. Cependant, je comprends rapidement qu'il s'agit de bien plus que cela. Les cultistes se battent vaillamment mais ne semblent pas pouvoir prendre le dessus face à trois spectres. Ils sont des corps éthérés puissants enfermés dans d'anciennes armures et se battant avec d'antiques armes qu'ils n'ont jamais quittées depuis des siècles.

Les humains sont ceux qui dégagent l'énergie maléfique. Ils en suintent comme s'ils en avaient été artificiellement imprégnés. L'énergie angélique quant à elle émane d'un petit cratère baigné de lumière, que je devine un peu plus loin. Je m'approche pour voir un peu mieux et voit que deux autres cultistes sont agenouillés aux pieds du petit bassin comme dans un geste de prière, mais ce qu'ils font n'a rien à voir avec un recueillement. Leur corps secrète une énergie démoniaque que je n'avais jamais vues auparavant et ils sont en train de former des runes arcaniques qui tissent le chaos qui virevolte autour d'eux jusque dans la relique. Je n'hésite pas un instant. Je bande mon arc et tue les deux cultistes qui effectuent leur rituel impie. Mon intervention attire hélas l'attention sur moi. Je déploie mon aura démoniaque et plonge au cœur de la bataille.

Je dois faire confiance à Léah pour se protéger seule. Je ne compte pas retenir mes coups. Les sens en alerte, je suis aussi vive que le serpent. Je suis d'une précision redoutable pour les traits que j'ai l'espace de tirer. Pour le reste, c'est à la lame que j'achève les cultistes. Je n'ai hélas pas de répit. Les spectres se retournent aussitôt contre moi. Sans doute sont-ils des gardiens du lieux comme l'étaient les Anciens du mont Arréat. Mon aura maléfique, que je ne peux plus dissimuler, m'identifie probablement comme une ennemie comme les autres.

J'ai à peine un regard en arrière pour Léah, je l'ai prévenue. J'espère juste qu'elle sera suffisamment habile pour se protéger. Je me laisse déborder par la haine et j'ai l'impression que je sors de mon propre corps. Ce que je fais ensuite échappe à ma raison. Je me vois former les runes arcaniques et tirer des traits de glace chargés de magie noire, plus perfide que tout ce qui peut se trouver ici ou que ce qui a été corrompu par les cultistes.

Ma haine corrosive s'infiltre dans les spectres qui finissent par imploser, projetant armes et armures au quatre coins de la caverne. Il me faut un moment pour me reprendre et toute ma concentration pour éviter de me retourner vers Léah que j'entends respirer un peu plus loin. Au moins, elle est vivante. Dans mon état, je pourrai lui faire du mal, ou pire. Elle a en tout cas l'initiative de ne pas approcher.

Lorsque je suis suffisamment calmée, je rabats ma capuche sur mon visage, je sais qu'il faudra probablement plus d'une heure pour que mes yeux cessent de luire.

- "Tu peux approcher." Je déclare d'une voix rauque, en me tournant vers elle.

Elle s'arrête à quelques pas de moi. Je ne lève pas la tête. Je ne veux pas qu'elle me voit ainsi.

- "L'artefact est plus loin. Il y avait deux cultistes qui tentaient de le corrompre. Suis-moi."

J'enjambe les corps de ceux que j'ai tué quelques minutes auparavant. J'entends le pas hésitant de Léah. Je suis navrée pour elle, mais je ne peux la protéger de ce que je suis. Lorsque la chasseuse de démons veut du sang, elle l'obtient. Je l'ai suffisamment prevenue. Je sais de toute façon que la mort ne l'effraie pas tant que ça. Seulement, celle que je répends est particulièrement crasse.

Nous nous dirigeons vers le bassin d'énergie qui se trouve derrière un renforcement. La lumière du jour forme un puits orcre qui éclaire cette zone remplie d'une sorte de liquide qui brille d'un éclat cru. Le bassin déborde et me liquide coule sur le dallage jusqu'à tomber en une fine cascade dans un gouffre qui s'ouvre sur le côté gauche. Les deux cultistes sont couchés en vrac au milieu des pierres effondrées du plafond. L'un d'eux est avachi dans le bassin. Je l'attrape par le col et le tire sans ménagement en arrière. Je me penche ensuite au-dessus de la source. Je distingue un objet filiforme au fond.

Au moment où je tends la main pour le saisir, j'entends un rire féminin dans mon dos. Ce n'est pas Léah. Ce rire provoque chez moi un frisson de dégoût intense. Il y a quelque chose d'excessivement malsain dans cette voix. Il ne me faut qu'une seconde pour générer une flèche, bander mon arc et me retourner.

La femme est cachée dans le noir contre un mur qui jouxte le gouffre. Il ne me faut pas longtemps pour comprendre que sa position est anormale. Le morceau de plateforme sur lequel elle s'appuie n'est pas suffisant pour supporter le poids d'une personne. Elle se tient suffisamment loin pour que même ma Vision Intérieure ne me permette pas de voir suffisamment à quoi elle ressemble. Et elle laisse la résonance naturelle de la grotte porter sa voix. Cette femme est très intelligente. Cependant, aussi loin qu'elle soit, elle reste à porter de mes flèches.

La résonance de la grotte me fait parvenir également un bruit doux, comme du tissu frotté, pourtant je ne vois pas la femme bouger à priori. Je pousse ma Vision Intérieur au maximum, jusqu'à distinguer ses contours. Comme lorsque j'observe des personnes à travers des murs, c'est mon esprit qui forme l'image dans mon esprit à partir de tout ce que mes sens m'apprennent. Pour la première fois, je doute de ce que je vois. J'ignore si c'est parce que j'enquête sur les mystérieux papillons corrompus, mais il me semble en distinguer deux immenses, accrochés à ses épaules, qui la maintiennent en suspension.

- "Je dois me méfier de vous." Dit l'inconnue, me tirant de mes questionnements internes. La femme à une voix particulièrement suave et chaleureuse. "Abattre quinze cultistes et trois spectres de Néphalems seule, ce n'est pas donné à tout le monde…" Mon regard glisse un instant vers le centre de la pièce principale où j'ai combattu. Elle le remarque. A cette distance, je ne sais comment. "Ah, vous ignoriez que vous combattiez des Néphalems… Ils gardaient le tombeau."
- "C'étaient des maudits." Dis-je simplement.
- "Si vous voulez." Elle avance d'un pas.
- "Si vous approchez encore, je vous tue."

Elle semble prendre la menace au sérieux et n'avance pas, mais elle continue de me provoquer.

- "Je vois que vous avez retrouvé l'étranger avant moi. Ce vieil Horadrim avait sanctuarisé l'entrée de la cathédrale et je ne pouvais envoyer que mes éléments les plus faibles ou…" Elle ricane. "J'ai peut être eu tort de concentrer mes forces sur l'Irebleu plutôt que lui." Ce nom m'est familier, mais je ne souviens pas où l'avoir entendu.

- "L'Irebleu?" Demande Léah. Je ne me détourne pas de ma cible, mais je la maudis intérieurement.
- "Vous n'avez donc aucune idée de ce que vous avez trouvé." Glousse-t-elle avant de se montrer menaçante. "Vous ne méritez pas le sang pur qui coule dans vos veines, ni de poser vos doigts sur cet artefact… Vous êtes crasse d'ignorance et seule la mort est digne de vous !" Grogne-t-elle soudainement.

La femme jaillit de l'obscurité avec une célérité qui me surprend. Je tire mais elle évite le trait en se téléportant. Heureusement dans mon état de conscience augmenté par ma Vision Intérieure, je distingue les mouvements dans le chaos et devine où elle réapparaitra. En un clin d'œil, une nouvelle flèche se matérialise entre mes mains et quitte mon arc. La femme a cependant des réflexes de serpents. D'un mouvement souple alors même qu'elle est en train de réapparaître, elle évite mon pieu de glace qui allait trouver son cœur. Mon trait empale un papillon de nuit immense accroché à son épaule gauche. Il est arraché par la force de mon attaque et disparaît dans le gouffre. La femme perd l'équilibre et se rattrape juste au bord. J'imprime son visage et son aspect dans la mémoire mais je me concentre sur la menace qu'elle représente. Déjà, une nouvelle flèche quitte mon arc pour la tuer. Elle disparaît dans un nuage arcanique caractéristique de la téléportation, me gratifiant d'un sourire malsain.

Je ferme les yeux pour reconstruire l'image complète de cette femme mystérieuse. Elle est plutôt grande et élancée. Mince et délicate. Ses vêtements de couleur vive, rouge et or, suggèrent une origine Khejistani, mais elle a le teint blanc comme la porcelaire. Peut-être était-elle du clan de Rathma comme Akara, mais je n'ai pas pu voir si elle avait la chevelure blanche caractéristique de ce peuple. Ses cheveux étaient pris dans une coiffe imposante, en forme de cornes. Ses yeux étaient entièrement noirs, sans aucun blanc. Cette personne n'est clairement plus vraiment humaine.

Mon esprit commence alors à reformer les liens entre tous les éléments que nous avons trouvés depuis que nous avons le journal d'Adria. Les connexions qui se forment ne me plaisent pas du tout. Je crains que cette femme papillon soit l'ancienne mentor qu'a fuit la sorcière. Tout l'indique. Et si elle est à la recherche de l'étranger et de la relique, je crains le pire pour les jours à venir. Notre seule chance est d'interroger l'étranger. D'en apprendre plus sur qui il est et ce qu'il fait ici.

Je me retourne vers Léah. Elle a le regard fixe et ses mains tremblent. Je m'approche d'elle et lui pose une main rassurante sur l'épaule.

- "C'est fini. Elle est partie. Tu ne risques rien."

Elle se tourne vers moi et croise mon regard. Elle passe par toutes les émotions. Je me retourne pour ne pas lui imposer plus longtemps mon aspect démoniaque.

- "Excusez-moi." Bafouille-t-elle. "Je…"
- "C'est rien, je comprends…"

Je l'écoute d'une oreille formuler des justifications qui ne m'intéressent que très peu et me rapproche de l'artefact qui siège toujours au fond de sa piscine d'énergie primordiale. Je plonge la main dans le liquide lumineux et visqueux. Au moment où mes doigts se referment sur lui, je ressens une douleur atroce traverser mon cœur et j'ai une vision du passé si vivide qu'il me semble le revivre à nouveau.

La Pierre Monde brillant de son éclat écarlate est devant moi. Elle crie en moi. Ce n'est pas un son que j'entends réellement mais je le ressens comme tel. Il me semble également percevoir une voix. Puis le cristal se brise en des millions d'éclats rouge sang projetés dans toutes les directions sans distinction. Le cri devient assourdissant et me paralyse tout entière. Je me sens tomber mais je ne réalise que j'ai perdu connaissance lorsque je reprends pied avec le réel.

Je suis hors de la grotte. Sous moi, je sens d'abords circuler une magie arcanique concentrée mais inoffensive. Elle se dissipe rapidement et mes sens me reviennent. Je suis allongée sur le sol, à moitié sur la terre nue, à moitié sur la pierre. Sur ma poitrine, l'Oeil Aveugle luit légèrement. Il redevient inerte en même temps que la pierre sous moi. Je devine que le trésor d'Akara a réagi à l'artefact. Mais si la vision était induite par la combinaison, je n'aime pas du tout ce que cela suppose.

- "Vous allez bien?" Me demande Léah, inquiète.

Il me faut quelques secondes pour reconnaître son visage. Je me redresse doucement et regarde autour de moi. Nous sommes dans un endroit que je reconnais bien. Nous sommes près de Tristram, à la pierre de voyage Horadrim. Je n'ai aucun mal à deviner que c'est Léah qui nous y a amené.

Elle m'aide à me relever d'une main et je remarque alors que dans l'autre, elle tient enrobé dans un morceau de robe des cultistes l'artefact que j'avais essayé de saisir. Je remarque également qu'elle a mon poignard à la ceinture. Elle n'a pas eu peur de s'approcher des morts ni de moi pour trouver une solution. Je souris. Elle a de la ressource et ne perd pas le nord. Elle sera une très bonne compagne d'armes lorsqu'elle sera plus aguerrie au maniement de l'arc.

- "Je vais bien, merci. Je suis très sensible à certaines énergies." J'explique simplement. "Ce que tu tiens est un artefact très puissant. S'il appartient à l'étranger, il nous faut des réponses au plus vite. La sorcière aux papillons… Maghda…" Le nom prononcé par le cultiste de la cathédrale me revient. "... est un danger absolu."
- "Ce n'était donc pas ma mère." Léah soupire soulagée. Je souris tristement. Je n'avais pas pensé qu'elle aurait pu en arriver à cette conclusion.
- "Non ce n'était pas Adria, rassure-toi. Même physiquement transformée, j'aurai reconnu son aura." La jeune femme me sourit. "Rentrons vite."