Petit mot de l'auteure : un petit Jaisie en UA Post saison 8
Jaime avait l'impression que ses habits grouillaient de mouches. Sûrement parce que c'était le cas. Après tout, il avait bien surprit deux poux dans sa manche lorsqu'il avait redressé celle-ci tant bien que mal pour éviter qu'elle ne traîne dans son dîner.
Enfin, son dîner.
C'était un grand mot pour désigner de la soupe avec un morceau de pain que Cersei avait réussi à voler. Le fait que sa sœur se soit abaissée à de telles extrémités lui tordait le cœur. Malheureusement, la faim lui tordait davantage le ventre. Il n'avait donc pas cherché à lui reprocher sa folie, ni à lui rappeler tout ce qu'elle risquait si jamais elle avait été attrapé. De toute manière, c'était inutile. Cersei savait bien qu'elle défiait la mort à chaque fois qu'elle s'aventurait en ville. Un marchand volé n'était après tout pas le seul danger qu'elle encourait ; le pire restait d'être reconnue par un espion travaillant à la solde de Daenerys. Lorsqu'il était cynique, Jaime songeait que mourir pour de la nourriture serait toujours préférable au brasier qui les attendaient si la reine des dragons mettait la main sur eux.
Toutefois, la plupart du temps, Jaime était désespéré. Ils avaient tant rêvé de fuir à Essos. Vivre leur histoire à l'air libre, faire l'amour sur les plages, ne plus être victimes d'une peur constante. Et maintenant qu'ils y étaient... la peur s'était décuplée. C'était désespérant.
Pourtant, malgré les mouches potentiellement réelles, malgré les poux – bien réels quant à eux –, malgré la peur, la faim et la mort, malgré tout ce qu'était devenue leur vie depuis que l'héritière Targaryen avait retrouvé son trône, Jaime était heureux.
Il était heureux, car si tous la réalité essossienne n'était pas totalement conforme à leurs fantasmes, le seul rêve qui importait vraiment s'était réalisé : ils pouvaient s'aimer.
Et même faire l'amour sur les plages.
