Chapitre 11
PERCY

La première chose qu'il pensa, ce fut:

«Mais qu'est-ce que je fais ici?»

Il était dans la pente, tout près du réfectoire qui, heureusement, était plutôt éloignée du reste de la colonie. Il ne savait pas comment il était arrivé là, ni ce qu'il avait fait; c'était comme s'il venait de sortir d'un passage à vide. Il se souvenait seulement d'un rêve étrange, où il voyait à travers les yeux d'un monstre horrible qui décimait tout et fauchait les ennemis comme s'ils étaient du blé. Le monde avait changé; il voyait les moindres détails et entrevoyait les gestes que les ennemis allaient faire avant même qu'ils ne se produisent. Ils voyait les muscles se contracter, l'épée fendre dans un angle bien précis, la paupière tiquer sous l'effet de la peur. Sa vue était égale à celle d'un faucon et son esprit de combat avait lui aussi décuplé. Ses sentiments de colère, de tristesse, d'amertume, de désespoir, tous s'étaient regroupés et donnait l'énergie et la force de ses coups. Il tournait, piquait, sautait, fendait, esquivait. Il multipliait bottes, parades et autres coups d'épées dans un enchaînement étonnant et parfait.

C'était une véritable arme de guerre, assoiffée de sang et de vengeance. Tout ce qu'il voulait faire, c'était faire couler le sang de ses ennemis. Et il réussissait plutôt bien.

Encore à moitié endormi, il voulu s'étirer pour mieux se réveiller. Sauf que ses bras ne lui obéissaient plus, et son cerveau avait l'air d'être en mode Off.

-Qu'est-ce qui se passe? se demanda-t-il mollement.

Mais il n'insista pas plus que ça. C'était trop épuisant de parler.

Soudain, sans qu'il l'aie voulu, il tourna la tête d'un geste vif. Sa vue était bizarre, comme ultra-perçante au centre mais floue sur les bords, comme lorsqu'on fait un zoom avec un appareil photo ou qu'on regarde dans un télescope.

Ce qu'il découvrit le laissa pantoit.

Des hordes de demi-dieux se précipitaient l'une contre l'autre dans un hurlement à déchirer les tympans. Les coups revolaient, les boucliers tombaient par terre, les épées s'entrechoquaient dans un bruit strident. Tous avaient le regard fou de rage, mais en même temps brillait une lueur malsaine. Percy n'avait jamais vu ce regard auparavant. Même chez les plus horribles monstres.

-Arrêtez! cria-t-il faiblement.

Mais personne ne sembla l'entendre.

Tout à coup, ses jambes s'activèrent et l'emmena à quelques mètres devant lui. Le jeune homme reconnut alors Jake Mason et Dakota dans un corps-à-corps, épée contre griffes(Jake avait enfilé une sorte de paire de gants en métal avec des griffes métalliques longues et tranchantes qui partaient de ses jointures et se prolongeaient au-dessus de ses doigts, et qui semblaient même pouvoir se plier lorsqu'il pliait ses doigts. Ça lui fit penser à Wolverine dans les X-men, mais en plus meurtrier et traître. Une autre arme inventée par les Héphaïstos, trompeuse, fourbe, parfaite et mortelle.)

Le visage de Percy s'éclaira. Peut-être que l'un d'eux pourraient lui expliquer ce qui se passait.

Cependant, au moment où il essaya de s'arrêter derrière Dakota, ses jambes, elles, refusèrent de lui obéir. Un grondement lui parcourut la gorge et déchira l'air alors qu'il se retrouvait propulsé dans les airs, Turbulence au-dessus de sa tête, prête à plonger dans la chair. Sa vue se brouilla et tout ce qu'il voyait commença à défiler au ralenti, comme dans les films lorsqu'on pèse sur pause et accélérer en même temps. Dakota se retourna en entendant le hurlement et, pendant un instant, Percy vit la peur briller dan ses yeux. Il se surprit à se réjouir de cela, du fait qu'un autre allait tomber de sa main, de son épée.

-Non! hurla-t-il -mais à ce moment-là, il se rendit compte qu'aucun son ne franchissait ses lèvres. Il était prisonnier de son propre corps, plongé dans un semi-coma et obligé de voir les gestes qu'un autre faisait. Il était une marionnette, un pentin de bois que quelqu'un utilisait comme bon lui semblait. Et lui, il ne pouvait rien y faire.

Cette dernière pensée le mit dans une rage absolue et, dans un cri de désespoir, il concentra toutes ses forces dans sa main et força son poignet à tourner. Le jeune demi-dieu entendit alors, dans sa tête et son esprit, un claquement sec, comme lorsqu'on étire trop un élastique et qu'il casse, et soudain il retrouva le contrôle de son bras droit. Il tourna aussitôt son poignet et, au lieu d'enfoncer la lame dans le coeur de Dakota, il lui envoya un solide coup de pommeau en pleine poitrine qui l'envoya bouler dans la poussière un peu plus loin.

Percy bougea son bras avec satisfaction. Retrouver le contrôle lui avait fait du bien.

Mais soudain, il se fit rentrer dedans par-derrière et se retrouva projeté dans les airs. Il atterrit brutalement sur son bras gauche et une douleur sourde se fit sentir. Il n'avait pas réellement mal vu qu'il n'avait pas encore le contrôle dessus, mais assez pour le faire grimacer. C'était comme si un médecin un peu mauvais le lui avait gelé, puis le lui avait tordu vers l'arrière. Ça faisait mal, mais pas vraiment en même temps. Par contre, un seul coup d'oeil le convainquit que même s'il retrouvait totalement le contrôle, son bras ne servirait pas à grand chose. Il était presque sûr que ce n'était pas normal si son coude faisait cet angle-là.

Il sentit qu'il se relevait lentement. Mais une silhouette au-dessus de lui vint lui boucher la vue et appuya son pied sur son torse, le forçant à rester couché. L'inconnu brandissa son épée au-dessus de lui, et un sourire perfide s'étira lentement sur sa figure alors qu'il savourait la défaite si facile de son ennemi, qui qu'il soit. Son visage était plongé dans l'ombre, si bien que Percy ne le reconnut pas tout de suite. Mais, au fur et à mesure, il reconnut ces mèches blondes, son regard bleu ciel si perçant qu'il brillait même dans les ténèbres et la petite cicatrice blanche qui lui barrait la lèvre inférieure.

Jason.

-NON! hurla Percy -mais déjà, l'épée piquait vers sa poitrine.

Dans un geste désespéré, Percy roula sur lui-même. Heureusement, l'esprit qui le contrôlait ne semblait pas non plus vouloir qu'il meure, alors il n'avait pas eu à forcer son corps. Percy vit alors la lame plonger profondément dans la terre, juste à côté de sa tête. Il loucha dessus quelques instants en se félicitant d'être encore vivant.

Il se releva rapidement. Mais déjà, Jason avait arraché son épée de terre et revenait à la charge. Son regard était complètement fou, et c'est en hurlant comme un sauvage qu'il lui fonça dedans. Percy se sentit esquiver, puis riposter avec ardeur.

Après quelques instants de combat, il vit alors une trouée dans la défense de Jason. Mais dès qu'il l'aperçut, il entendit une voix ricaner.

D'une voix horrible et puissante, d'un rire terrifiant et complètement dément. Avec effroi, il se rendit compte que c'était lui qui venait de le pousser. Il se sentit alors donner un grand coup de pied dans la poitrine de Jason, l'envoyant valdinguer contre une colonne de marbre, et d'un coup, il sentit qu'on lui arrachait le contrôle de son bras. Et il vit Turbulence piquer comme une pierre vers la trouée, vers le coeur de Jason.

Dans un hurlement désespéré, Percy fit la même chose que ce qu'il avait fait pour Dakota: Il concentra ses forces dans son poignet et fit tourner son épée. Qui s'enfonça profondément dans la terre. Une voix grogna dans l'esprit de Percy; elle semblait irritée de voir qu'il lui avait résisté.

Alors, le jeune homme sentit un poids énorme s'écraser sur lui, un poids si lourd qu'il hurla. Explosion de douleur. Il avait de nouveau l'impression de porter le ciel, mais plongé dans le Styx en même temps. Il ne pouvait plus bouger, parler, penser, la douleur prenait toute la place. Il pouvait seulement hurler comme un dément. Sa vue se brouilla de rouge.

Mais, dans un petit coin encore lucide de sa tête, il savait que cette douleur était complètement fausse, inventée par son cerveau pour faire souffrir son esprit. Alors, il se concentra de toutes ses forces, pour faire replier la douleur. Il pensa aux doux moments qu'il avait vécu, aux choses qu'il aimait le plus, à la bouffe bleue, à l'océan, à sa mère, à ses amis.

À Annabeth.

Et, peu à peu, la douleur se dissipa, comme replié dans un coin de sa tête. Elle était encore là, en beaucoup moins pire. Mais Percy savait que s'il relâchait sa concentration, elle reviendrait -peut-être multiplié par mille.

Le jeune homme prit alors compte que tout ça ne s'était passé qu'en une fraction de seconde. Jason était toujours allongé devant lui, et Turbulence toujours plantée dans le sol, pointant vers le ciel orangé comme un plant de maïs. Il tituba.

Jason se releva d'un bond et, les yeux injectés de sang, il profita de la surprise de Percy pour fendre. Le combat reprit, et Percy perdit la notion du temps. Les autres, autour d'eux, avaient disparus dans un brouillard flou de corps et de cris. Le son lui-même semblait avoir baissé et ne laissait place qu'au bruit de leurs deux épées s'entrechoquer.

Mais Percy se sentait perdre du terrain. Non seulement il devait maintenir son contrôle sur son bras (ce qui n'était pas facile), mais en plus il devait essayer de reprendre moyen du reste de son corps tout en restant concentré pour que la douleur ne rafflue pas. C'était trop demander, il n'aurait pas assez d'énergie. Il sentait déjà sa conscience basculer vers le néant. Et, en plus, Jason avait un avantage; contrairement à Percy qui s'efforçait de ne pas le blesser, il se fichait éperdument que son adversaire meure et ne retenait pas ses coups, le talonnant avec de plus en plus d'ardeur au fur et à mesure qu'il le sentait faiblir.

Tout à coup, Percy reçut un coup de pied en pleine poitrine et se retrouva en train de survoler le réfectoire. «C'est pas vrai, soupira-t-il. Faudrait pas que ça devienne une habitude.»

Il atterrit brutalement sur le sol dur, près d'un petit buisson. Il lui fallut quelques instants pour accuser le coup et arrêter de voir les célèbres trente-six chandelles. «Tiens? se dit-il, encore sonné. Je croyais qu'elles existaient pas, celles-là.»

Il se sentit alors tiré sous le buisson et se retrouva brusquement face à un visage trempé de larmes.

-Arrête, s'il te plaît, murmura le visage d'une voix terrorisée. Tu me fais peur.

Percy essaya de reconnaître le visage. Mais sa vue était encore floue, et avec sa conscience était sur le point de s'éteindre, il n'était pas en mesure de se rappeller de quoi que ce soit.

-Arrête la guerre, reprit la petite voix -et cette fois-ci, deux grosses larmes coulèrent sur ses joues. Arrête ce massacre. Arrête tout.
Percy s'entendit alors dire un truc du genre «je ne peux pas.» Et c'était effectivement vrai. Comment pouvait-t-il arrêter toute cette guerre alors que lui-même avait du mal à rester conscient?

Le petit visage éclata en pleurs, et entoura Percy de ses petits bras en appuyant sa tête contre le torse du jeune homme.

-Tu m'avais promi, sanglota-t-elle. Tu m'avais juré que tu le ferais!

Alors qu'il se sentait définitivement balsculer vers l'inconscience, ces paroles furent comme une douche froide pour Percy. «Tu m'avais promi.»

«Tu m'avais promi.»

«Tu m'avais promi!»

-AAAAAAAAH! hurla-t-il –et d'un coup, Percy entendit des dizaines de claquements secs résonner dans sa tête et il reprit le contrôle total de son corps. Celui qui le contrôlait semblait infiniment puissant, mais s'il y avait une chose dont il ne pouvait pas résister, c'était les promesses de coeur, et l'amour propre envers une autre personne. La douleur repliée dans un coin de sa tête disparut dans une pluie d'étincelles imaginaires. Le jeune homme sentit l'esprit qui le contrôlait s'envoler comme une ballon d'anniversaire gonflé qu'on lâche sans avoir attaché le bout, puis disparaître dans un crépitement. Il ne reviendrait pas de sitôt celui-là.

Percy se releva et enlaça Arielle.

-Je t'ai promi, souffla-t-il. Et je tiendrai ma promesse.

La petite releva les yeux, et son regard s'illumina comme des milliers d'étoiles.

-Tu es revenu! s'exclama-t-elle. Je savais que tu en étais capable.

-comment tu as fait pour deviner que..? dit Percy, perplexe. Hum, non, laisse faire, pas le temps. Écoute, Arielle. Je ne me souviens pas de tous les derniers événements. Mais reste ici, tu seras plus en sécurité. Je viendrai te chercher lorsque la guerre sera finie, d'accord? Je te fais confiance.

La petite sourit, de son sourire inimitable.

-Moi aussi je te fais confiance, répondit-elle en l'embrassant sur la joue.

Percy s'accroupit et sortit du buisson en rampant. Au bon moment; Jason s'apprêtait lui aussi à se faufiler sous les branches et il aurait vu Arielle. Le jeune romain se releva, un sourire perfide sur les lèvres, et se jeta en hurlant sur son adversaire. Percy dégaina Turbulence, qui était revenu entre-temps dans sa poche sous sa forme de stylo, et les deux lames s'entrechoquèrent. Pendant quelques secondes, ils croisèrent le fer, mais bientôt Percy se retrouva en position de défense. Lorsqu'il s'était libéré, il avait retrouvée sa force normale, contrairement à Jason, dont la force était toujours décuplée étant encore possédé. Percy perdait de l'assurance et du terrain. Il avait de nouveau l'impression de se battre contre Chrysaor, ce fils de Méduse qui l'avait battu si facilement.

Il fit une feinte de côté et piqua, mais Jason l'avait vu faire. Il se détourna et bloqua son attaque en ricanant. Mais ce faisant, le jeune romain avait homi de protéger son côté droit, et Percy le remarqua aussitôt. Un plan lui monta à la tête aussi vite que l'éclair et il se revit, lors de sa première leçon d'épée, avec son vieux maître d'épée et ami qui s'était finalement avéré un ennemi, Luke.

À ce souvenir, un goût aigre lui monta à la bouche. Luke les avait tous trahis, mais il avait été le héros de la prophétie, celui qui les avait tous sauvés lorsqu'il s'était sacrifié.

Et c'était aussi lui qui lui avait montré une botte extrêmement difficile à faire, qui consistait à pousser du revers de la lame la base de l'épée de l'adversaire en faisant un cercle pour finalement désarmer l'ennemi. «C'est un coup difficile, avait insisté Luke. Alors on ne se moque pas de Percy. La plupart des épéistes mettent des années à maîtriser cette technique.»

Percy l'avait réussi du premier coup. Et à ce moment, il avait besoin de le réussir encore une fois.

Le jeune demi-dieu ce concentra. «Eau, se dit-il intérieurement. Pense eau.» Puis, il leva la main gauche et Il sentit une torsion familière. Dans un rugissement, il fit surgir une trombe d'eau partant directement du sol, juste du côté droit de Jason. Qui sursauta et, comme l'avait prédit Percy, bondit instinctivement vers la gauche. Mais Percy l'attendait et, profitant de son désarçonnement, utilisa la manoeuvre de feinte. La lame de Turbulence heurta celle de Jason, et le jeune homme pesa de tout son poids en donnant un tour. L'épée de Jason cliqueta sur les pierres et d'un coup de pied, Percy l'envoya se perdre plusieurs mètres plus loin.

Jason jeta un regard abasourdi sur son épée, qui disparaissait dans les nuages de poussière que les pieds des autres combattants soulevaient. Puis il jeta un regard empli de haine à Percy, puis se précipita sur lui en hurlant tel un fou furieux. Qui lâcha promptement son épée, lui attrapa les deux bras et les bloqua. Ils étaient maintenant face à face, leurs deux visages séparés de seulement quelques centimètres. Percy se sentait faiblir, la force de Jason était surhumaine. Il ne tiendrait pas longtemps. Mais il fallait qu'il passe le message.

-Jason, réveille-toi! supplia Percy. Je sais que c'est difficile, que c'est douloureux. Mais je sais aussi que jamais le véritable Jason ne baisse pas les bras. Je sais que tu en es capable!

À ces paroles, Jason eut l'expression de quelqu'un qui vient de se faire assommer pas une poêle à frire. Ses bras retombèrent le long de son corps et il tituba vers l'arrière, prêt à s'effondrer par terre. Il ne restait que le dernier coup de grâce pour que Jason, le vrai Jason, puisse revenir.

Percy s'approcha de lui et murmura d'un ton désolé:

-Désolé pour ce que je vais te faire, mec.

Puis, il leva le bras et lui asséna une claque magistrale qui vibra dans tout le corps de Jason et qui l'envoya culbuter par terre. Mais lorsqu'il se releva, la joue rouge dans la main, ses yeux étaient redevenus normaux.

-Mec, c'est quoi ton probl... s'écria-t-il.(Puis il se rendit compte de ce qu'il était en train de faire.)Attends... Eh mais je parle! Et je respire!

Le jeune romain fronça les sourcils, puis fixa ses doigts et les plia précautionneusement. Son visage s'éclaira aussitôt.

-Et je bouge!

-Content de voir ça, sourit Percy.

Jason, qui s'apprêtait à faire une danse de la joie, s'arrêta subitement.

-Mais comment je suis arrivé là? J'étais au beau milieu de la forêt, les romains arrivaient en gueulant comme des malades et... (Son visage se décomposa.)Je ne me souviens plus qu'est-ce qui c'est passé après. Juste que j'avais mal comme jamais je n'ai eu mal. Par les dieux, Percy, tu ne pouvais pas savoir combien c'était horrible...

-Ben si, justement. (D'un geste de bras, Percy montra à Jason tous les demi-dieux déchaînés qui combattaient un peu plus loin.) Et eux vivent ça au moment même. On est les seuls de réveillés.

Le visage de Jason se désintégra encore plus.

-Mais qu'est-ce qu'on peut faire?! s'écria-t-il. Il en a au moins des dizaines, non, des centaines, et nous on est deux! On arrivera jamais à tous les réveiller avant qu'ils ne massacrent tout!

-Je sais, soupira Percy, aussi désespéré que son ami. Mais qu'est-ce qu'on peut fai...

Soudain, une voix résonna dans leur esprit. Sombre et caverneuse, elle semblait directement monter du centre de la terre

«Ah! Comme c'est pathétique, ricana la voix d'un ton faussement affligé. Même deux puissants demi-dieux de la prophétie ne peuvent se lever contre mon pouvoir! Vous ne trouvez pas ça totalement pathétiques, vous?»

Percy et Jason se retournèrent d'un coup vers le versant de la colline qui montait. Un visage aux yeux clos apparut alors, fait d'arbres, de roches, des bosses et des cavités du sol.

Les deux jeunes hommes se jetèrent un regard compréhensif. Ils avaient tous deux deviné de qui il s'agissait.

-Gaïa, grinça Percy entre ses dents.


Salut tout le monde! J'espère que vous allez bien et que ce chapitre vous a plu :)

Je sais que le postage (ça se dit?) de ce chapitre a été particulièrement long, mais j'espère que la longueur compense l'erreur (ou plutôt le retard mais bon ça rimait pas). BREF on ne sait jamais, mais je pense que le chapitre 12 va être particulièrement court donc ça ne va pas prendre trop de temps à le poster, environ 4 ou 5 jours et peut-être même moins! Allez on se revoit bientôt, n'oubliez pas de commenter et vive les héros de l'olympe!

ps: Il y a quelques jours, cette fanfiction a atteint sa millième vue (omfg) ! Alors merci mille fois à vous parce que 1. je trouve ça vraiment pas pire pour une histoire française sur un site anglophone et 2. c'est pas moi qui aie cliqué dessus hein, c'est vous! Merci pour votre soutien et pour le fait que vous lisiez cette fanfic! Je vous aime fort, vous êtes géniaux!

nObody:

Salut! heureuse d'entendre que tu aimes ma fanfic :) ahah moi aussi j'espère bien être future écrivaine, qui sait? le futur est bien mystérieux... Okay là j'ai l'impression de parler comme un sage avec une barbe blanche qui tombe par terre tellement elle est grande alors j'arrête, c'est troublant comme impression XD Allez passe une bonne journée et on se revoie au chapitre 12!

Jus de citron:

ahah bien sûr que je te pardonne et je compatis, moi aussi mon ordi est ultra pourri et j'aime bien tumple run (mais moi quand je me fait chier je joue à candy crush, c'est celui qui me fait le moins gueuler quand je perd XD ) heureuse d'entendre que tu aimes bien Arielle! Et t'inquiètes le retour de Léo ne saurais tarder, de toute façon je ne pourrais supporter que tu me déteste alors je vais m'arranger pour le faire revenir rapidement :) Et t'inquiète personne ne va mourir... Peut-être (hinhinhin mon côté sadique se manifeste, désolé ^^) Mais j'aime bien le fait que tu me supplies, alors je t'avoue: pour l'instant, NON! aucune mort n'est prévue au programme :) Et d'ailleurs d'après moi nan ton comment est loin d'être petit vu le nombre que j'en reçois :) Merci encore une fois, chère lemon juice! :D

ps: OMFG j'adoooore tratie moi tout! mais one shot? bêta lectrice? désolé comprend pas :(