Chapitre 15

HAZEL

- Ha...Hazel? Hazel, ça va?

Hazel ouvrit lentement les yeux au son de la voix qui l'appellait.

-Pourquoi il fait tout noir? grogna-t-elle, encore à moitié endormie. Il est si tard que ça?

-Euh... Si tu enlevais cette veste de ta figure tu verrais peut-être mieux...

La jeune fille se rendit alors compte que son nez la chatouillait horriblement et ouvrit grand les yeux en se retournant brusquement sur le dos. Elle vit alors un visage, penché sur le sien, qui la dévisageait d'un air inquiet – le truc, c'était que ce visage était à moins de deux centimètre de son nez.

-AAAAAH! hurla-t-elle en envoyant instinctivement son poing dans l'estomac de l'inconnu-pervers-qui-regarde-les-pauvres-gens-innocents-dormir, le faisant tomber à genoux par terre et lui vidant les poumons comme on vide un sac-poubelle (entièrement et avec le Ooouummph! qui accompagne).

Hazel cligna les yeux pour éclaircir sa vue embrouillée et se releva sur le coude. Et elle se rendit alors compte que le supposé inconnu-pervers-qui-regarde-les-pauvres-gens-innocents-dormir était en fait...

-Oh mes dieux! s'écria-t-elle, affolée, en se précipitant vers la silhouette étendue près d'elle. Bon sang, Frank, je suis vraiment désolée...

-Houlààà, fit Frank, les yeux prêts à sortir de leurs orbites. Tu devrais t'inscrire à une ligue de boxe, t'as une droite d'enfer.

-C'était quoi l'idée de se mettre à deux centimètres de ma face? cria la jeune fille malgré son inquiétude. Tu sais bien que j'ai super peur quand on me fait un saut!

-C'est plutôt les personnes qui te font un saut qui devraient avoir peur, grommela le jeune homme, mais pas assez fort pour qu'Hazel n'entende (il ne tenait pas à redevenir le punching-ball improvisé de sa copine).

Puis, il se releva à grand-peine et se frotta l'arrière de la tête d'un air gêné en lui décochant un sourire incertain:

-Tu es vraiment super-mignonne quand tu dors...

Hazel sentit ses joues virer cramoisies et sa pseudo-colère fondre comme du chocolat au soleil. Elle balbutia un petit «merci», les yeux rivés au sol pour cacher sa gêne.

Frank sourit. La jeune fille était encore plus craquante en mode timide. Il s'avança alors, prit Hazel dans ses bras et, approchant ses lèvres des siennes, l'embrassa doucement.

Hazel, tout d'abord étonnée (au début elle n'avait pas vu son petit ami s'approcher parce qu'elle était toujours en train de dévisager le bout de ses chaussures à ce moment-là), ferma alors les yeux et savoura entièrement le moment dans les bras de celui qu'elle aimait -si bien qu'elle en oublia momentanément les derniers événements. Elle aurait bien souhaité rester blottie pour toujours dans cette chaleur rassurante qui l'enveloppait...

Au bout d'un moment, Frank écarta lentement son visage de celle de la jeune romaine. Celle-ci gardait les yeux fermés et souriait. Elle dégageait une telle aura de confiance et de sérénitude à ce moment-là que Frank sourit à son tour. On aurait dit un ange, pensa-t-il.

Puis il cligna des yeux et sembla se rappeller de quelque chose. Sentant qu'il s'éloignait encore un peu plus, Hazel ouvrit ses yeux, un air interrogatif peint sur le visage.

-J'ai failli oublier! S'exclama le jeune homme en se frappant le front. En fait la raison officielle de pour quoi je suis venu, c'était pour te dire que tu étais convoqué autour du feu de camp, Chiron et Reyna se sont entendus et s'apprêtent à annoncer un truc.

Il se mordit la lèvre inférieure.

-La raison officieuse c'était pour te voir dormir, avoua-t-il d'un ton contraint.

En le voyant se comporter comme un petit gars qui aurait fait un mauvais coup et qui s'attend à se faire réprimander par sa mère, Hazel ne put s'empêcher de rire.

-Très bien! Fit-elle, ravie. Ils se sont enfin décidés! Allez, on y va! J'ai hâte de savoir ce que ça a donné.

Elle bondit alors sur ses pieds et, attrapant la main du jeune homme (qui manqua se planter en beauté), elle déboula la colline sur laquelle elle dormait en direction de la place du feu de camp -sans oublier d'attraper au vol la veste qui traînait par terre.

En chemin, elle se remémora brièvement se qu'il s'était passé après l'apparition de Reyna et de son supposé cadeau; en fait, la romaine n'avait même pas dévoilé celui-ci aux yeux de tous et avaient plutôt demandé à voir les demi-dieux de la prophétie. Ils s'étaient alors retirés dans l'ombre, pas trop loin mais assez pour surveiller le «cadeau» qui, aux dires de la jeune fille, n'était autre que… L'Athéna Parthénos.

Effectivement, elle aurait vu le bateau volant se poser et s'était discrètement enfuie des rangs dans l'espoir de pouvoir leur parler, mais n'avait rencontré que le satyre, là, m'sieur Hedge, qui devait surveiller la cargaison en attendant les autres. Elle décida alors de les attendre avec lui mais, en le voyant trépigner sur place, elle avait alors accepté de garder la statue seule et le bouc était parti au quart de tour en avançant qu'il devait absolument voir sa femme et que c'était une urgence capitale.

En descendant dans la cale et en voyant le monument qui semblait la foudroyer du regard genre «dégage minus ou jt'écrase!», elle s'était rappelée cette histoire qu'elle avait lue dans un bouquin perdu dans les tréfonds obscurs de la bibliothèque de la Nouvelle-Rome et qui racontait le vol de l'Athéna Parthénos aux Grecs et ainsi, le début de la guerre des deux camps. Elle s'était alors dit que si un romain lui-même remettait la statue aux propriétaires légitimes, il y avait de fortes chances que la rivalité qui oppose les deux clans ne soit complètement annihilée.

Elle avait alors pris les commandes du vaisseau et, non sans quelques difficultés (elle avait presque démonté la manette wii pour comprendre comment ça marchait), avait réussi à sortir la statue et à la poser discrètement sur une petite colline proche. Puis, laissant l'Argo II en mode camouflage stationné dans le ciel, elle était alors descendue et avait assisté à la bataille de loin, en attendant le bon moment pour entrer en scène.

C'est alors que Percy, avec son habituelle et éclatante lucidité, avait demandé:

-Baaaaah... alors pourquoi tu nous as convoqués? T'as qu'à montrer ce truc au grand jour et tout est réglé, non?

Annabeth lui avait alors frappé le derrière du crâne, mais elle ne semblait pas étonnée.

-Ce que tu peux être stupide quand tu veux, cervelle d'algues. T'imagines la cata que ça aurait fait? Ça aurait été le bordel. Pas autant que ton bungalow, mais le bordel quand même.

-Hé!

Reyna, de son côté, avait alors hoché la tête, insensible aux échanges mouvementés de ces deux-là.

-C'est exactement ce que je m'étais dit aussi, avait-elle confirmé.

Puis elle avait décroisé les bras et les avait dévisagés d'un air grave.

-Je demande donc à rencontrer votre chef. Je pense que ce geste est un grand pas vers l'union des deux clans et je pourrais éventuellement discuter d'une trève...

Ils avaient continués à parler comme ça pendant quelques minutes, puis ils s'étaient séparés. Percy était allé s'informer où était Chiron afin de l'emmener près de Reyna. Celle-ci était restée cachée dans l'ombre, en attendant le centaure. Quant à Annabeth, elle était partie informer son bungalow – Hazel n'avait pas trop compris ce que ça signifiait jusqu'à ce que Jason lui explique que c'était comme une division, mais dont les membres étaient choisis en fonction de leur parent olympien- à propos de l'Athéna Parthénos. Elle avait dit que ce n'était que justice qu'ils soient informés avant tous les autres, vu qu'ils étaient les plus concernés dans cette histoire.

Enfin, les autres avaient étés libérés. Piper s'était éclipsée en direction de son bungalow accompagnée de Jason (Hazel s'était souvenue qu'elle était le commandant suprême de sa division), alors que Frank avait disparu, sûrement déjà perdu quelque part dans la colonie.

Finalement, Hazel, en se voyant la dernière à ne rien faire, avait déambulé dans la colonie, puis s'était déniché une sympathique petite colline où elle s'était assise un moment, avant de céder au sommeil qui l'avait envahie.

Et maintenant, la voilà courant vers le feu de camp, la lune et les étoiles bientôt masquées par la fumée alors qu'elle atteignait les premières estrades composées de troncs d'arbres posés dans la légère pente circulaire en forme de petit cratère et dont le centre était le brasier rougeoyant.

La jeune fille s'arrêta alors, indécise; alors que les grecs étaient tous à leur aise, évachés qu'ils étaient et blablatant sur tout et sur rien, les romains, eux, étaient coincés dans les estrades les plus sombres et les plus éloignées et étaient tous silencieux.

Mais elle, où devait-elle aller s'asseoir?

Elle hésitait encore quand Frank lui tapota l'épaule et pointa du doigt un petit groupe assis à la première rangée, face à eux, et qui leur faisait signe. En plissant les yeux, elle distingua au travers des flammes les visages de ses amis et un soupir de soulagement lui échappa. Sauvée.

Elle se dépêcha de les rejoindre et s'assit aux côtés de Piper.

-Ça a commencé? Souffla-t-elle.

-Nope, mais je pense que tu es arrivée juste à temps, chuchota en retour la jeune cherokee. Regarde, Chiron arrive.

-Chiron?

Hazel tourna la tête vers l'endroit où pointait son amie. Elle vit alors surgir de l'ombre un grand centaure.

-Wouah, murmura-t-elle, stupéfaite.

La robe de l'étalon était d'une blancheur immaculée et il devait bien mesurer 1m80 au garrot. Devant les muscles saillants et les pattes robustes, Hazel, connaisseuse dans le domaine, ne pouvait que s'incliner devant la perfectitude stupéfiante de l'animal.

Puis, elle leva la tête. À l'endroit où il devrait techniquement avoir le cou du cheval, se tenait plutôt le torse d'un homme dans la force de l'âge. Celui-ci, avec sa veste en tweed et son visage zen, attirait la sympathie et avait l'air d'un type plutôt cool -tout le contraire des centaures qu'elle avait vus, lors de leur bataille au camp romain après leur retour de l'Alaska.

Puis la jeune fille aperçut Reyna. Cachée dans l'ombre de son compagnon à quatre pattes et vêtue de sa toge pourpre, elle ne perdait pas pour autant son aura de justice et de sévérité, et on la remarquait autant que l'autre. Cependant, avait remarqué Hazel, bien qu'elle semblait essayer de le cacher, des cernes discrètes et un air lassant lui tirait les traits du visage, preuve que la jeune préteure avait dût livrer beaucoup de batailles avant d'arriver à ce moment de paix provisoire –batailles qui semblaient être autant physiques que mentales.

Les deux êtres s'arrêtèrent devant Hazel et ses amis, puis se tournèrent vers l'assemblée. Chiron fut le premier à prendre parole.

-Mes chers amis, tonna-t-il d'une voix claire. Je suis très heureux de voir que nous sommes tous réunis ici, sans que nous ne nous entretuions. C'est déjà un grand pas vers la paix! (Il jeta un coup d'œil aux romains acculés dans le fond.) Et j'inviterais les demi-dieux romains à venir s'asseoir plus près car ce que je vais dire va être très important, je tiens donc à ce que tout le monde m'entende bien. Si mes imbéciles d'élèves pouvaient bien se donner la peine…

Les dudit imbéciles d'élèves ronchonnèrent un peu, puis tous se tassèrent afin de laisser de la place à tout le monde.

-Bon, voilà qui est déjà mieux. Revenons donc à nos moutons. Commençons par le plus important; je laisse la parole à Reyna.

La jeune fille s'avança. Avec les flammes orangées qui rougeoyaient face à elle, on aurait dit qu'elle était auréolée d'un panache de feu.

-Romains, fit-elle d'une voix forte. La guerre qui vient de se passer entre nos deux clans a été totalement inutile. Forte heureusement, personne ne périt, mais de nombreux sang-mêlés des deux camps ont étés gravement blessés. Bien que les grecs ne soient pas totalement innocents non plus vu qu'ils ont eux-mêmes bombardés notre camp, j'ai appris que celui qui avait fait cela (aka Léo, pensa Hazel) n'avait pas fait ça par lui-même, mais avait été possédé par un eidolon qui était à la charge de Gaïa. Nous nous sommes trompés d'ennemis et attaqués sans préambule ceux que nous accusions à tort.

Elle prit un grande inspiration puis, se tournant vers Chiron, rajouta :

-Nous nous excusons donc aux demi-dieux grecs de notre assaut, et espérons qu'ils acceptent nos excuses. En gage de bonne volonté, nous les romains vous remettons l'Athéna Parthénos, que nos ancêtres vous ont volés et qui est l'objet du commencement de cette guerre. Elle est en ce moment entreposée près de votre Maison Blanche.

Tout le monde retint son souffle. 90% des sang-mêlés assis là ne savaient absolument pas ce qu'était l'Athéna Parthénos (tous les livres parlant d'elle étaient dans la partie interdite au public de la bibliothèque de la Nouvelle-Rome ou dans le bungalow des Athéna, donc inaccessibles), mais au ton qu'elle avait employé tous avaient deviné que c'était très important.

Chiron sourit, puis demanda aux sang-mêlés grecs :

-Excuses acceptées?

-OUAAAAAIIIIIISSS!

Plusieurs grecs s'approchèrent en riant, puis donnèrent joyeusement de grandes claques dans le dos des romains. D'abord un peu étonnés de cette brusque sympathie, ceux-ci ne voyant aucune réaction de la part de leur préteure se mirent lentement à sourire et à faire de même. Rapidement, un joyeux brouhaha s'éleva des estrades.

Après un certain instant, Chiron demanda le silence.

-Maintenant que cela est réglé, passons au deuxième point de cette convoquation. (il se tassa, puis présenta théâtralement Hazel, Percy et les autres septs :

-Comme vous avez pu le constater, les demi-dieux qui font partie de la prophétie sont revenus. Et ils ont ramenés notre Percy avec eux!

Aussitôt, il y eut un énorme éclatement de cris de joie et d'applaudissements de la part des demi-dieux grecs -et aussitôt aussi, les oreilles de Percy virèrent écarlates, chose qu'Hazel avait noté du coin de l'œil et qui la faisait pouffer silencieusement.

Cependant, au même moment, un jeune homme au teint cireux et aux cheveux blonds paille et filasses arriva au galop. Il s'enfargea dans sa toge pourpre trop grande, manqua se planter en pleine face, grogna, reprit sa course et enfin s'arrêta auprès de Reyna, essoufflé. Pendant ce temps le silence était revenu d'un coup.

Furieux, il pointa un doigt accusateur sur la jeune fille et beugla :

-MAIS QU'EST-CE QUE C'EST QUE CETTE HISTOIRE!? (Il se tourna vers l'assemblée :) ROMAINS! QUI VOUS A DIT DE VOUS ARRÊTER!? C'EST LA GUERRE!

Tous les romains rentrèrent leur tête dans leurs épaules à l'unisson et semblèrent perdre une dizaine de centimètres.

Chiron s'approcha d'Octave par derrière et posa une main rassurante sur son épaule :

-Cette guerre est forte heureusement finie depuis un moment, jeune homme, nous venons d'ailleurs de régler les derniers détails. Nous pouvons à présent vivre en paix ensemble! Mais il vaudrait mieux que tu arrêtes de crier comme ça, ça trouble la forêt.

Octave se dégagea brutalement et cracha son venin :

-Je m'en balance, de vos recommandations, espèce de cheval abruti! D'ailleurs, les bêtes sauvages devraient rester en dehors de ça. (Il lui jeta un regard dégoûté.) Tout le monde sait que les membres de votre race sans exception sont tous stupides et fous à lier. Tch! Que les grecs en aient un pour chef prouvent bien qu'ils sont pareils!

Chiron fronça les sourcils, fort mécontent de cette tirade. Hazel voyait, au fond de son regard, la colère enfler et prendre la place de toute la sympathie qui l'habitait jusque-là. Heureusement, alors qu'elle allait éclater au grand jour, Reyna les interrompit tous les deux, évitant l'irréparable :

-Octavius! gronda-t-elle, presque autant furieuse que son compagnon à quatre pattes. Qu'est-ce qui te prend!? Nous sommes en train de régler une bataille qui a commencé il y a des siècles! Je t'ordonne de t'excuser tout de suite!

Le jeune homme ricana.

-Tais-toi! siffla-t-il. J'ai été élu par le peuple, et je suis maintenant ton égal! Tu n'as aucunement le droit de me donner des ordres! (Il se tourna vers les autres :) ROMAINS! VOTRE PRÉTEUR VOUS ORDONNE DE CONTINUER À VOUS BATTRE!

Pendant que les dudit romains haussaient les épaules et/ou se questionnaient quant à la chose à faire, il jeta un coup d'œil par-dessus son épaule. Lentement, un sentiment d'effroi mélangé à du mépris se peignit sur son visage au fur et à mesure qu'il distinguait Hazel et ses amis à la lueur de la flamme.

-Que… Que..? MAIS ON EST TOUS DEVENUS FOUS ICI OU QUOI?! Aboya-t-il. (Il pointa un doigt vers Percy et Jason.) C'EST QUOI CE BORDEL?! MAINTENANT, ON EST QUATRE PRÉTEURS! À CAUSE DE VOUS, LES DIEUX VONT NOUS MAUDIRE!

-Ça va, ça va, fit Percy avec un sourire de malaise et en se frottant le derrière du crâne. On va pas en faire un drame, pas besoin de gueuler. De toute façon je suis pas mal sûr que les dieux n'en ont absolument rien à cirer de cette situation.

Jason, lui, ne dit rien, mais se leva plutôt lentement de son siège. S'éclaircissant la gorge, il déclara solennellement:

-Romains! J'ai une chose à vous dire. C'est très important, il faut que tout le monde m'écoute attentivement.

À cette annonce, tous tournèrent la tête vers lui, grecs compris. Sous les regards de centaines de personnes, le jeune homme prit une grande inspiration puis…

…s'écrasa lourdement sur le banc. Avec le visage le plus relax du monde, il pointa du pouce Frank, assis à gauche de lui, et déclara :

-Je suis plus votre préteur, j'ai refilé le boulot à Frank. Considérez-le donc comme tel.

Aussitôt, tous les regards convergèrent vers Frank qui, sous la pression, aurait tombé du banc si Hazel ne lui avait pas serré la main.

D'ailleurs, la jeune fille jeta un coup d'œil à Jason et fut étonné à quel point il avait changé en un si bref instant. Le jeune homme, même quand il était détendu, avait toujours eu une petite ride ou une petite expression imperceptible, mais qui était bien là, et qui montrait le stress qu'il devait ressentir à chaque moment de sa vie, si bien qu'il devait même l'avoir oublié. C'était la première fois qu'elle le voyait aussi zen, et la jeune romaine réalisa alors à quel point le jeune homme avait dû souffrir du poids des responsabilités jusque-là. Elle fut alors heureuse pour lui, qu'il puisse enfin avoir la pause qu'il méritait tant.

Quant à Octave, il faillit s'étouffer tellement il riait.

-L…Lui? Fit-il quand il parvint enfin, la figure rouge, à articuler un mot. Mais qu'est-ce que cet ours mal léché pourrait faire en tant que préteur? Élever des ruches d'abeilles!?

-Il a déjà fait ses preuves, rétorqua Jason. En tout cas il les a faits mieux que toi, ça c'est certain.

-Busted, marmonna Percy, ce qui les fit tous sourire –tous excepté Octave, bien sûr.

Celui-ci lui jeta un regard assassin.

-Tu n'es pas mieux que lui!

-Exact! Acquiesça-t-il avec un sourire et un grand hochement de tête. C'est pourquoi j'annonce que je démissionne moi aussi et que je lègue la charge à Frank! Je suis pas fait pour ce genre de choses, voyez-vous.

Frank ouvrit grand les yeux, car s'il était déjà informé pour Jason, la brusque démission d'un poste extrêmement important et difficile à accéder de la part de Percy montrait à nouveau à quel point il ne réalisait pas 1. Sa chance 2. Sa force 3. Qu'il était un leader parfait 4. Qu'il était idiot.

Octave fronça ses sourcils maigrichons, puis marmonna :

-C'est très bien que Percy et Jason aient démissionnés, mais il reste toujours que nous sommes trois. Il faut donc éliminer le moins apte à endosser les responsabilités de préteur. (Il prit une grande respiration, puis commença à hurler :) JE DÉSIGNE DONC…

-Octave, coupa Reyna.

La tension se fit si grande qu'on aurait ressenti de l'électricité dans l'air même sans Jason.

Hazel était décontenancée. Que se passait-il? Puis, voyant une lueur de triomphe dans le fond du regard de la jeune romaine, Hazel comprit.

Ce n'était pas une interruption. C'était une continuation de phrase.

Reyna s'avança, et sa majestuosité lui faisait un halo flamboyant qui crépitait autour d'elle –à moins que ce ne soit à cause du feu de camp, mais c'était clair qu'il n'y avait pas que ça.

-Octavius, déclara Reyna. (Dans le silence, sa voix résonna.) Outre les petits détails qui font clairement que tu ne peux rester à ce niveau, le fait que tu aies attaqué la légion grecque sans attendre mon accord, produisant ainsi de nombreux blessés des deux côtés, est un acte de rébellion hautement élevé envers la justice et nos lois, ce qui prouve que tu ne peux continuer à porter la toge pourpre. Moi, Reyna, préteure de la douzième légion –première, rectifia-t-elle en jetant un coup d'œil à Jason- je te délègue de ta position de préteur. Ah! Et avant que tu ne répliques quoi que ce soit, je tiens à préciser qu'ayant plusieurs années d'expérience de plus que toi, j'ai entièrement ce droit.

Elle lui jeta un regard indifférent, et rajouta :

-Bon maintenant il est temps que tu me remettes ta toge, de toute façon elle ne t'allait pas.

La figure du jeune homme avait viré cramoisi. Ivre de rage de voir qu'il ne pouvait rien riposter, il jeta le tissu pourpre aux pieds de la jeune fille et partit les poings serrés.

-Ouf! On ne le reverra plus de sitôt, marmonna-t-elle en s'essuyant le front. (Elle ramassa la toge et se tourna vers Frank.) Bon, je sais que ce n'est pas exactement comme ça qu'on devrait faire et que ça doit te répugner de mettre un truc qu'Octave portait il y a deux secondes, mais faut faire avec.

Elle s'éclaircit la gorge puis, attrapant le bras de Frank et le soulevant dans les airs, hurla :

-ROMAINS, ACCUEILLEZ VOTRE NOUVEAU PRÉTEUR, FRANK ZHANG!

Les romains (ainsi que quelques grecs qui connaissaient Frank ou qui étaient simplement perdus) hurlèrent de joie et, se levant en cœur, se dirigèrent vers leur nouveau préteur, l'attrapèrent, le soulevèrent au-dessus de leur tête et firent le tour de la zone du feu de camp ainsi. Hazel, qui avait embarqué dans la danse et qui lui tenait une jambe, fut heureuse de constater que la légion l'avait accepté en tant que leur nouveau préteur.

Quand tout le monde se fut calmé et revenus à leur place, Chiron (qui s'était fait discret jusque-là) reprit la parole.

-Bon! Fit-il en souriant et en claquant dans ses mains. Je vois que quelque chose s'est réglée et même si je n'ai pas tout compris, j'en suis fort heureux. Votre préteure et moi avons parlés et décidés d'unir nos deux camps ensembles dans la bataille qui nous opposent à Gaya. Comme les romains ont fait un long voyage pour parvenir jusqu'à nous, ils établiront des tentes aux alentours de la colonie et, bien qu'ils auront leurs propres exercices et activités, ils participeront aussi aux nôtres ainsi qu'aux tâches ménagères. Je demanderais donc d'être gentils avec eux et de les considérer comme nos égaux. (Il leva les bras en l'air.) Aujourd'hui est un grand jour, celui de la révolution de la guerre qui nous oppose depuis des siècles, un jour qui sera marqué dans nos livres d'histoire et dans nos cœurs!

Il y eut une ovation. Tous les demi-dieux confondus se levèrent et applaudirent. Certain hurlèrent, d'autres sifflèrent, et quelques-uns se prirent même dans les bras. Hazel, en eu le cœur chaud et les larmes aux yeux de voir les deux camps qu'elle chérissait être enfin en paix.

Au bout de plusieurs minutes, les cris se calmèrent et tout le monde se rassirent.

-Il y a des questions? Demanda Chiron.

Au début, personne ne répondit, mais après un court instant une main se leva.

-Oui?

La fille se leva. Hazel tendit le cou pour mieux la voir; c'était une grande fille, dans les 18-19 ans, aux cheveux bruns en bataille, avec un chandail orange de la colonie taché… d'huile de moteur? Et au visage de même.

-Euh… (avec un petit air stressé, elle jeta un coup d'œil à ses compagnons assis, à ses côtés qui avaient des chandails et des figures aussi barbouillés qu'elle et qui lui faisaient de grands hochements de tête pour l'encourager.) Je ne sais pas si c'est le moment de demander ça dans une réunion si importante, mais est-ce que quelqu'un sait où est Léo? C'est notre chef de bungalow. On le cherche du regard depuis tantôt, mais on l'a toujours pas trouvé…

Un grand silence se fit. Hazel, la gorge nouée, reconnut alors les malheureux. « Ce sont donc eux, les membres de la division de Léo… »

Chiron, qui n'avait pas encore appris la nouvelle, se retourna et constata qu'elle disait vrai. Il fronça les sourcils.

-Percy..? demanda-t-il, hésitant devant le visage triste de son élève.

Celui-ci prit une grande inspiration, puis se leva lentement. Mais, alors qu'il ouvrait la bouche et s'apprêtait à annoncer la triste nouvelle, le feu de camp sembla exploser, aveuglant tout le monde. Des langues flamboyantes dorées et orangées montèrent et semblèrent lécher la cime des arbres environnants, et quand elles retombèrent dans une pluie de cendres semblables à des étincelles, un spectacle étonnant venait d'apparaître.

Hazel sursauta; au milieu des flammes qui dansaient lascivement, il y avait la tête d'une personne qu'elle aurait qualifiée de grotesque si elle n'avait pas aussitôt reconnu ce visage qu'elle avait entraperçu dans des bouquins mystérieux de la bibliothèque, à la Nouvelle-Rome.

Le dudit visage avait la peau mate, couverte de bleus et d'huile de moteur. De la barbe et des cheveux broussailleux qui se dressaient comme si une bombe venait de lui exploser en pleine face ressortaient des étincelles et des trucs non-identifiés. Une cicatrice lui barrait la paupière gauche –d'ailleurs, tout ce côté du visage s'affaissait bizarrement. Cependant, dans l'œil droit, on pouvait clairement voir de la curiosité et de l'excitation digne d'un enfant, ainsi qu'une passion qui frôlait la folie. Bref, si on passait par-dessus le physique, le bonhomme avait l'air plutôt sympathique.

-ONE TWO, ONE TWO? LE COURANT PASSE!? Cria une énorme voix dans la tête de la jeune fille, qui bondit. (Puis, il y eut comme un éclair et le feu devint noir.) Ah, zut. Qu'est-ce que j'ai foutu pour… ah, voilà!

Il y eut un grésillement, puis le visage réapparut, encore plus net qu'avant (bien ou pas?).

-J'ai aussi réglé le son. (Effectivement, la voix montait maintenant normalement, comme s'il y avait vraiment une personne dans le feu.) Woooooah, je suis content de voir que cette vieille machine marche encore! La dernière fois que je l'ai utilisé on voyait à peine au travers et j'avais cru qu'il venait de lâcher son dernier souffle.

-Que… Héphaïstos? Balbutia Chiron, les yeux écarquillés de surprise.

Aussitôt que le nom franchit ses lèvres, tous les sang-mêlés grecs frémirent, et tous les sang-mêlés romains se levèrent d'un coup et firent un salut militaire.

-AH! Chiron! Ça faisait un bail, vieux! Ah, et les autres vous pouvez vous rasseoir, pas besoin de faire tout ça.

-Mais que fais-tu là? Zeus n'avait pas interdit toute communication?

Du visage du dieu s'effaça aussitôt toute bonhommie et se fit lourd, lourd de sérieux. Hazel se demanda si elle l'avait vraiment qualifié d'enfant.

-Je ne suis pas venu pour me faire parler de Zeus. Qu'il aille là où je le pense, ce vieil imbécile! De toute façon il n'a aucune chance de découvrir qu'on a communiqué, cet appareil est immunisé et testé.

Le dieu baissa la tête et, à ce moment-là, il n'y avait aucun doute, Hazel vit une tristesse animer le fond de son regard, une tristesse aussi profonde que le gouffre le plus profond du monde le plus profond qui puisse exister.

-Il semble que je sois atterri juste au bon moment dans la conversation, fit-il au bout d'un moment. Je suis venu vous parler de mon fils.

L'estomac d'Hazel sembla se prendre pour un pro de la samba et se tordit atrocement, lui coupant le souffle. À voir son visage, Héphaïstos n'était pas venu pour leur annoncer une bonne nouvelle.

Elle bondit.

-Qu'est-ce qui se passe? Demanda-t-elle, la gorge nouée.

Piper, qui avait bondit au même moment, eut soudain une crispation d'effroi et plaqua ses deux mains sur sa bouche.

-Attendez, c'est impossible…Vous ne venez pas nous dire qu'il… Qu'il est… fit-elle d'une voix brisée.

Elle ne finit pas sa phrase, mais tout le monde avait deviné.

-Hum? Fit le dieu distraitement. Ah, non, il n'est pas mort, heureusement. Mais il va le devenir si ça continue à ce train-l...

-Mais qu'est-ce qui se passe, à la fin? Coupa la jeune fille aux cheveux bruns et au chandail taché d'huile. (heureusement, Héphaïstos ne le prit pas mal). Dites-le nous!

-Il est dans le Tartare, répondirent les sept du tac au tac.

-Il s'est sacrifié, fit Percy.

-Pour fermer les Portes de la Mort, précisa Annabeth.

-On croyait tous qu'il n'y survivrait pas, ajouta Jason.

-Mais il l'a quand même fait, trembla Piper.

-Heureusement, il semble encore vivant, dit Frank en soupirant de soulagement.

-Bref…commença Hazel.

-Que se passe-t-il? Demandèrent-ils tous en cœur en se tournant vers le dieu.

-BANZAÏÏÏÏÏÏÏÏ! Hurla alors un satyre qui atterrit tel un boulet de canon. Coach Hedge est dans la pl…

Hazel l'attrapa au vol et lui plaqua une main sur la bouche, l'empêchant de continuer.

-Waouh, souffla alors Héphaïstos. Très impressionnant. Vous aviez pratiqué avant?

Voyant la tête des sept demi-dieux, il comprit que le temps n'était pas à la rigolade. Il se frotta alors son front décharné.

-Pour répondre à votre question, je… en fait non, laissez faire. Parfois les images valent mieux que les mots.

Il se retourna alors et disparaissant un instant des flammes sembla farfouiller dans un tas de tôle et/ou de fer et /ou de caoutchouc brûlé, vu le bruit que ça faisait. Puis, il revint au bout d'un moment avec, dans ses mains, toutes sortes de choses non-identifiées. Il commença alors à bricoler puis, au bout de quelques secondes, brancha un dernier fil à une autre machine et brandit une manette de télévision.

-Avant de peser sur ce bouton, je tiens à préciser que ce que vous allez voir est en direct MAIS que, bien que ça fait maintenant pour vous une semaine qu'il vous a quitté, il a vécu maintenant l'équivalent de quinze jours dans le Tartare. (Il bougonna.) Ouais, bon, le double du temps là-bas qu'ici mais c'est en direct…Bah, pas le temps de se tracasser, dites-vous simplement que le temps est un peu foutu en l'air là-dessous depuis que les Portes ont été fermées.

Puis, il pointa la manette qui clignotait dans leur direction.

-Attention, ça va faire bzzz!

Et il appuya sur un bouton.

Aussitôt, Hazel sentit un éclair la traverser de part en part et s'effondra, en même temps que les centaines d'autres sang-mêlés. Elle eut alors l'impression que son âme se détachait de son corps, puis se dirigeait à la vitesse grand V vers les flammes crépitantes.

Et, avant même d'avoir eut le temps de se demander si elle allait se brûler, avant même de se demander si tout ça n'était pas dangereux, avant même de s'inquiéter, elle se retrouva dans une grande salle sombre, entourée de monstres assis dans des sortes d'estrades faits de crânes et d'os qui hurlaient à tue-tête, sous des projecteurs qui l'éblouissait.

-Mais que…

Elle sentit alors ses chaussures se mouiller -mais n'était-ce qu'une impression, vu que c'était un fantôme? Elle pencha alors la tête pour vérifier et ce qu'elle vit alors lui fit alors monter son estomac dans la gorge. Les larmes affluèrent et commencèrent à couler sans s'arrêter, tels deux torrents salés.

Un corps. À ses pieds.

Brisé.

Déchiré.

Ensanglanté.

Sa voix trembla, et quand le mot sortit, ce fut tel un cri d'impuissance chuchoté depuis les limbes les plus profondes du désespoir.

-Léo?


MOUAHAHA je suis méchante:3

Yo! Vous avez aimé? Perso je le trouve plutôt correct, mais sacrément long:/ Moi-même j'ai eu de la misère à ne pas passer des bouts pendant la relecture, donc si vous avez lu au complet, eh bien félicitations! Vous êtes probablement l'une des personnes les plus patientes (ou passionnées)du monde ! Et si vous êtes comme moi et que vous avez passé des bouts, félicitations aussi! Ça veut dire que vous êtes une personne humaine! Mais nan je blague :P

Mais attention, le prochain chapitre va être beaucoup plus excitant, et probablement un peu sanglant… Attention aux yeux sensibles! (en fait on dit ça pour les films, mais est-ce que ça se dit aussi pour les livres?)

Bref, re-yo! Ça faisait longtemps, non?

D'ailleurs, je m'excuse très profondément de vous avoir fait attendre :'( Mais je reprend, c'est définitif! Même si je ne vais probablement pas aller aussi vite qu'avant (c'était un chapitre par semaine, si je commence ça c'est clair que je vais crever), mais je me suis donné le défi de finir cette fanfiction avant la sortie en français du BOO (blood of olympus, pour les non-habitués), c'est-à-dire fin février début mars (et si je réussis pas ce sera déporté à la sortie québécoise, hinhinhin) Dans attendez-vous à ce que ça pète le feu! :)

Mais!

J'ai une grande nouvelle à annoncer!

Vous aurez peut-être déjà remarqué en regardant la liste des chapitres, mais j'ai décidé d'écrire un chapitre bonus pour me faire pardonner! :D Ça raconte ce qui s'est passé précisément lors de la perte de la mère d'Arielle, raconté du point de vue de celle-ci façon flashback/souvenir. Allez jeter un coup d'œil quand vous en aurez le temps, vous le retrouverez à la suite de ce chapitre! Le style d'écriture est un peu différent du mien habituel, genre plussombre, mais j'espère très fort que vous allez l'aimer:3

Bref, je ne sais pas exactement quand je sortirai le prochain chapitre, mais je me suis fait un plan là-là, et ça devrait mieux rouler à partir de maintenant J

Sur ce, j'espère que vous avez passé de belles vacances, je suis sûre que j'avais pleins d'autres trucs à vous dire mais je les ai tous oubliés, merci d'être toujours, là, vive les héros de l'Olympe et enjoy!

PS : merci pour vos encouragements pour mes exams!

RE-PS : J'ai passé!

Amelie :

Awwwwn merchi! Ça me fait chaud au cœur :3

Ellexa:

Salut on est le 30 septembre!:3 ahah désolée de t'avoir fait attendre 3 mois… (oh mon dieu j'ai comme eu un gros «eh merde jme sens mal» après avoir écrit le 3 mois) Mais si on efface le « octobre », 21 - 30 c'est que 9 jours de différence:P Mais nan je blague!

Et merci beaucoup! Ton commentaire est très gentil, je l'apprécie beaucoup ;)Maintenant je sens un gros boost d'inspiration grâce à toi! Et oui le truc avec Léo et la petite sœur de Percy j'ai lu quelques chapitres mais comme ça fait un moment j'imagine que j'avais pas trop accroché… Mais bref :D

Je sais pas trop ça veut dire quoi mais je trouve ton expression vraiment le fun donc vala vala bonne fête de la joie!

Nicolas :

Awn merchi beaucoup:3 C'est ce genre de commentaires qui me prennent pour un punching-ball et qui me font un direct droit au cœur! :D dans le bon sens bien sûr je ne tiens pas à mourir d'une crise cardiaque

Bref merci encore et j'espère que t'auras aimé ce chapitre!(pas grave si la réponse est non, mais j'espère d'abord que tu aimeras mon bonus ou les chapitres suivant ou bref anyway)

Angele :

Re-salut! C'est quoi la team officielle de Léo? C'est un peu bizarre comme truc (d'après moi tous ceux qui aiment Léo font partie de la team Léo) mais ça a l'air sympa! :D

Et oui bien sûr j'ai google mais comme on l'enlève toute la journée et qu'on l'a que quelques heures le soir j'oublie tout le temps d'aller voir :/ je suis comme qui dirait ce qu'on appelle une tête en l'air (et fière de l'être! Ou plutôt je m'en bat les couilles (que je n'ai pas) qu'on m'appelle de même, c'est un fait et c'est tout.)

T'inquiètes pour les fautes d'orthographes, j'en ai vu à peine :3

Et pour la partie caléo, si je calcule elle devrait commencer dans environ 5 chapitres! Alalalalalalalalalalalalalalalalalalalala moi aussi j'ai hâte :3 C'est comme un peu confus à un moment (le nombre de chapitres peut varier en fonction de la personne point-de-vue que je choisirai) mais ça devrait être dans ces chiffres-là! Bref pour ceux qui ont aussi eu le courage de lire tous les commentaires avant d'en arriver là vous venez d'être récompensés d'un petit spoiler:3

En tout cas, merchi énormément, j'apprécie beaucoup tes commentaires (comme quoi on en apprend tous les jours! Mais t'es sûre qu'Hazel a 14 ans? Vu qu'elle a 13 dans le tome 2 et que le tome 3 commence immédiatement après, même chose pour le 4… entk on va pas en faire tout un plat), merci beaucoup encore une fois et bisous!

PS : bien sûr que je connais viria:3 elle dessine vachement bien c'est que trop mon idole! Je la suis sur trumblr mais je ne me souviens pas d'avoir vu angele quelque part… c'est pas grave! ^^