Chapitre 17
Doux seigneur. Ça fait longtemps.
Bon. Je vais passer les salutations et en venir directement aux faits. J'écris ce texte plus d'un an et demi après avoir "abandonné" la fic. J'en suis profondément désolée, d'ailleurs. Ce n'était pas prévu, que je lâche tout d'un coup.
Je n'ai pas relu l'histoire, je sens que je vais cringer à en décéder, alors tout repose sur ma mémoire mais bon voici:
La partie 1 (centrée sur le Tartare) étant terminée, la partie 2 (sur Caleo) avait commencé. La blessure étrange dans le dos de Léo est en fait causée par un esprit malfaisant invoqué par la prophétie des Edolons (ok je sais c'est pas ça leur nom je l'ai oublié ;_; Bref le peuple à Heva), qui s'est introduit dans le corps/esprit de Léo et lui a fourni son aide lors de son combat dans l'arène; en échange, il demande le corps de Léo (le posséder quoi). La cicatrice est une manifestion du pouvoir de l'esprit malfaisant, qui s'est auto-nommé Oel: plus elle s'étendait, plus il était difficile pour Léo de contrôler ses gestes: si son visage entier était entièrement recouvert, c'était une indication qu'il n'était plus possible de ramener l'esprit de Léo, car Oel l'avait réduit à néant (ouais, pas juste Descends aux enfers mon ami, vraiment T'es mort t'existes plus).
En gros, Oel agit comme une maladie dégénérative, mais attaquant le corps par le biais de l'esprit (fatigue, épuisement, difficulté à respirer, etc.). La prophétie étant en fait un contrat qui (il me semble) offrait à Eol de partager son pouvoir à l'hôte (démultiplier le pouvoir de l'hôte; dans le cas de Léo, ça lui a permis de produire de la chaleur au coeur des choses et non pas seulement provenant de son corps, ce qui lui a permis d'invoquer la lave et la boule de feu (il a fait "bouillir" les molécules d'air)), il ne s'attendait pas à une résistance (inconsciente) de la part de Léo, supposé avoir pris conscience des règles. C'est pourquoi il tente de tuer l'Esprit de Léo en l'épuisant, par la douleur et l'acharnement psychologique, lui parlant sans arrêt dans son sommeil: en poussant ainsi son corps à ses limites, l'Esprit de Léo en mourrait et il pourrait s'emparer du corps, puis le regénérer immédiatement après, le faisant définitivement sien.
(aussi ps c'est lui qui a permi à Léo de transférer son corps dans la "poche protectrice" avec les autres demi-dieux)
Le groupe de demi-dieux s'en vont sur l'île de Calypso. En cours de route, Léo est régulièrement pris de crises: au début par particulièrement importantes (black-out, maux de tête), elles se multiplient et prennent de l'ampleur, jusqu'à générer des douleurs physiques si brutales qu'il en tombe évanoui. C'est un Léo à peine capable de bouger qu'accueille Calypso; il n'a même pas le temps de la saluer qu'il tombe dans ses bras, inconscient, mais cette fois, il ne se réveille pas.
Calypso l'emmène dans sa hutte et prend soin de lui du mieux qu'elle peut, mais la source du mal n'est pas physique. Il semble que Léo, dont le corps comateux et souffrant vit à peine, est bel et bien parti. Il faut 3 jours pour que Eol soit capable de contrôler le corps. Pendant la nuit du deuxième jour, Léo se réveille et appelle plusieurs fois Calypso, délirant de fièvre. Elle lui confie son diagnostic et comment il allait probablement succomber bientôt; Léo lui demande alors si elle l'aime, elle lui répondra oui et il rajoutera qu'alors, s'il devait mourir cette nuit-là, il mourrait heureux.
À l'aube du jour J, Calypso ressent les mânes de l'esprit malsain qui, étant devenu assez puissant grâce au pouvoir de son hôte, est devenu capable de détruire toute matière (rappelez-vous l'affaire à micro-ondes avec les particules d'air). Terrifiée par les vagues de malheur et de dépression émanant du corps de son bien-aimé, elle l'appelle à l'aide, le suppliant de se rappeler de leurs plans du futur et se fâchant à en pleurer parce qu'il n'a pas le droit de l'abandonner une deuxième fois. L'âme de Léo se met à brûler plus vivement, se qui réanime son esprit(ce qui n'est uniquement possible qu'à un invocateur de feu) : Celui-ci et Eol se battent dans une plaine mentale.
À l'aube, Léo se réveille. Eol n'est plus. La phrase de la prophétie "serment sera tenu en souffle dernier" est exaucé, vu que l'esprit de Léo est mort puis est revenu à la vie grâce au serment (c'est ce que j'ai écrit dans mes notes).
"-Je suis un piètre héros, n'est-ce pas? murmura-t-il, les yeux clos, trop faible pour les ouvrir.
Calypso ria doucement, et ses larmes se remirent à couler.
-Tu n'es pas un héro, répondit-elle en lui serrant la main un peu plus fort. Tu es juste celui que j'aime."
Bon. Je sais. C'est super quétaine comme fin. Mais je pense que plus-jeune-moi a fait du super boulot. Mes félicitations du futur, plus-jeune-moi.
Donc voilà. C'est la conclusion de cette fanfiction. Je suis énormément heureuse que ce fut ma toute première, elle m'a appris tant de choses en un an! J'aimerais remercier tout particulièrement Nicolas, qui a généreusement commenté presque tous les chapitres: si tu lis ça, Nicolas, j'aimerais te dire que c'est toi qui a ravivé la flamme de la passion d'une petite fille qui, toute seule devant l'ordi familial, hésitait à partager au monde l'univers qu'elle avait créé dans sa tête. On l'avait convaincu qu'elle ne devrait pas s'aventurer dans le monde de la littérature, et même de l'art en général, qu'il n'y avait que des problèmes et des échecs qui l'attendaient au bout du chemin. Elle dessine et écrit régulièrement maintenant, a gagné des prix de littérature à son école, peint le mur de sa chambre de tout ce feu l'anime et a plus de projets en tête que de doigts aux mains. Merci énormément, Nicolas.
Et aussi, bien sûr, je te remercie aussi, toi, le lecteur derrière ton écran! Tu ne le sais peut-être pas, mais rien que de m'avoir donné ton temps, rien que d'avoir aperçu le petit "lu" dans le tableau du traffic stat m'a insufflé l'énergie de poursuivre mon rêve. Tu es le porteur d'Espoir de tous les écrivains qui t'ont confié leur travail si durement créé.
Au plaisir de vous revoir tous, peut-être, un jour!
