Je vous salue !
Aujourd'hui je publie le chapitre 9.
Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout appartient à la série Netflix et aux comics, sauf l'histoire.
T'apercevoir
Résumé : Lors du combat contre la commission (fin saison 2) Cinq est blessé, il s'évanouit, mais lorsqu'il se réveille, il remarque rapidement qu'il est handicapé.
Attention ce sera très similaire à la saison 3, mais quelques modifications étant donné la situation de Cinq.
Voilà fin du blabla
On se retrouve en bas.
Bonne Lecture
Chapitre 9 :
Cinq frissonna. Il avait chaud. Il avait froid. Son corps tremblait. Il ne se sentait pas bien. Vraiment pas bien. Et il détestait ça. Il se sentait faible. Si faible. Il détestait être faible.
Il grogna, les bruits étaient lointains. Sa tête le lançait encore, il avait moins mal, mais il avait encore mal. Il voulait ouvrir les yeux, il devait ouvrir les yeux. Il le sentait. Aller ! Un petit effort ! Aller ! Il devait le faire.
Il entendait des paroles, mais il ne comprenait pas ce qu'elles signifiaient. Qui parlait ? Aller, merde, il devait se secouer... mais la noirceur le rattrapa...
Lorsqu'il ouvrit les yeux, il remarqua vaguement qu'il n'y avait plus de noir... des cendres tombaient sur lui. Il sentait l'air lourd entrer dans ses poumons. Il était de retour dans l'apocalypse. Mais pourquoi ? Que s'était-il passé ? Cela signifiait-il que sa famille était morte ? Encore... les bâtiments étaient en feu... il devait partir... Il devait fuir. Il ne supporterait pas de rester ici. Pas après avoir retrouvé sa famille... il se téléporta.
Là, sous ses yeux, se trouvaient les corps de Luther, Vanya, Allison, Diego et Klaus... Ils se relevèrent un à un. Ils le fixaient de leurs yeux morts, vides. Non... il ne voulait pas voir ça... il... il ne pouvait pas... la douleur l'accabla. Et les mots blessants atteignirent rapidement son cœur.
« Tout est de ta faute... » La voix d'Allison était vide, mais le ton accusateur blessa l'adolescent.
« Tu as tué beaucoup de monde ! C'est un crime. »
Luther disait vrai. Mais... mais il n'avait pas eu le choix... il le lui avait déjà dit. C'était pour revenir, pour les sauver.
« À cause de toi, j'ai été piégé en 1960. J'étais tout seul. » Lança Klaus.
Non... Cinq ne voulait plus les entendre. Il essaya d'activer son pouvoir. Il devait partir... Mais la douleur était là... et son corps tremblait...
« Taisez-vous ! » Implora-t-il, sa respiration s'accélérant.
« J'ai perdu ma vie. Par ta faute. Tu aurais dû rester coincé ici ! » Cracha Diego.
Il... il savait qu'il avait commis des erreurs. Mais... si il était revenu c'était pour les sauver... une nouvelle fois, il essaya d'activer son pouvoir. Et les ténèbres l'enveloppèrent.
Diego soupira. Il attendait avec impatience le réveil de son frère. Le médecin avait dit que la fièvre allait passer, mais là, il était toujours trempé de sueur.
Un gémissement attira l'attention des autres. Diego s'avança vers Cinq. Ses yeux étaient entrouverts. Son corps tremblait toujours. Ses doigts bougeaient lentement. Un autre gémissement passa ses lèvres.
« Cinq ? » Appela Klaus.
Les poings de l'adolescent se serrèrent, alors que sa respiration s'accélérait. Il secoua la tête. Son pouvoir s'activa et il se téléporta.
« Fait chier... » Soupira Diego.
« Merde... » Grogna Klaus.
« Faut le chercher... » Soupira Vanya, enfin Viktor.
« Tu as une idée Klaus ? »
« Bah... il a de la fièvre, il est aveugle, en plein délire... il pourrait être n'importe où, ou peut-être qu'il est parti dans un endroit réconfortant pour lui. » Expliqua Klaus.
« Sa chambre à l'Académie. » Lancèrent Diego et Viktor.
Ils se précipitèrent donc chez l'ennemi. Si Cinq était seul chez les Sparrows, c'était mauvais. C'était dangereux. En plus, il était en plein délire...
Diego entra le premier, il fut accueilli par Ben.
« Vous voulez quoi les tocards ? » Demanda-t-il.
« On cherche notre frère. » Expliqua Viktor.
« Tiens, c'est marrant, nous aussi. »
« Hein, mais on a pas votre frère nous... »
« Tu rigoles ! » Cracha Ben.
« Non, mais on pense que notre frère est ici. Cinq. »
« Le petit mec qui voit rien. »
« Je vais voir dans sa chambre. » Lança Diego.
Il s'avança, mais Ben lui barra le passage.
« Dégage. »
Cinq se téléporta devant eux. Il s'écrasa au sol. Diego poussa Ben et en quelques instants, il fut auprès de son frère, tout comme Viktor.
« Non... » Murmura Cinq.
« On est là Cinq. Ça va aller... » Souffla Viktor, écartant ses cheveux trempés de sueur sur son front.
« Arrête... arrête... » Souffla Cinq, se tortillant entre les mains de son frère. « Ma faute... Taisez-vous... 'Calypse... faute... »
Les mains de l'adolescent brillèrent d'une lumière bleutée. Putain, il allait encore se téléporter. Mais, il semblait trop épuisé.
Diego soupira, soulagé que son frère ne puisse plus s'enfuir. Il s'apprêtait à le prendre dans ses bras, mais la respiration de l'adolescent devint sifflante.
« Laissez passer ! » Cria Klaus.
Il se précipita vers Cinq et il fit basculer son corps sur le côté. Le garçon se mit à vomir tout ce que son estomac contenait. Klaus lui essuya doucement la bouche. La respiration de Cinq était toujours sifflante, mais il ne semblait pas sur le point de vomir.
Diego le prit dans ses bras et le ramena à l'hôpital. Il était bouillant...
Les médecins durent le plonger dans un bain d'eau tiède pour faire baisser la température. D'ailleurs, il s'était débattu, mettant de l'eau partout. Il avait même essayé de les tuer, enfin d'après les infirmiers. Mais cela fonctionna tout de même. D'après eux, Cinq se réveillerait bientôt.
Lorsqu'il reprit conscience, Cinq remarqua qu'il ne tremblait plus. Il se sentait bien. Il n'avait plus froid. Et il sentait les draps sur sa peau. Il n'était plus perdu dans l'apocalypse. Par contre l'odeur était désagréable. Lentement, ses paupières lui obéirent, il ouvrit les yeux. Il fut surpris de ne pas rencontrer le noir. Mais tout était flou. Mais au moins tout n'était pas noir. Il ne voyait que du blanc. Et surtout, la douleur était partie.
« Cinq ? » L'appela une voix.
Une tâche sombre apparut dans son champ de vision. Cinq se redressa brusquement. Il leva une main et la passa devant ses yeux. Il ne voyait qu'une chose informe.
« Comment tu te sens ? » Demanda Diego.
« Hmm ça va... je... je vois... » Répondit Cinq.
« Tu revois ?! » S'écria Klaus.
« C'est flou, sans contour ou forme... ça revient au même qu'être aveugle... »
« Je savais pas que j'avais un oncle ado. » Lança une voix d'enfant que Cinq ne connaissait pas.
« Ma conscience a cinquante-huit ans, abruti. »
« Parle pas à mon fils comme ça. » Grogna Diego. « En plus quand on joue à cache-cache à ton âge, on ferme sa gueule. »
« Ton fils... de mieux en mieux. Joue à cache-cache. »
Cinq fronça les sourcils. De quoi parlait-il ?
« Ah ouais... tu fais fort Cinq. Déjà tu veux pas que je t'emmène à l'hôpital. Puis tu fais une putain de montée de fièvre. Et tu te téléportes sans qu'on sache où tu es... c'était pas drôle. » Déclara Klaus.
« Hmm ouais... ça m'est déjà arrivé quand j'étais coincé dans l'apocalypse... Bon, je vais au bar, j'ai besoin d'un verre. »
Cinq se leva, il posa ses pieds au sol, et se redressa. Là, il remarqua qu'il portait une sorte de blouse.
« Où... Où suis-je ? »
« Tu es à l'hôpital. » Répondit Viktor.
Et là, il se rappela des paroles de Klaus.
« Putain, mais je t'avais dit de me ramener à l'hôtel, Klaus. »
« C'est ce que j'ai fait... mais tu avais de la fièvre... c'est Viktor qui a appelé l'ambulance ! » Accusa Klaus.
« Bon tant pis, c'est pas le meilleur endroit pour parler de ça, mais... réunion de famille. »
Cinq s'avança, il chercha ses vêtements. Il trouva des choses sombres, il les toucha, cela ressemblait aux vêtements qu'il portait. Il retira la blouse d'hôpital et enfila son costume.
« Vous êtes réveillé, jeune homme. » Lança un médecin, entrant dans la pièce.
« Fait chier... » Grogna Cinq. « Bonjour monsieur, oui je vais bien. Merci. »
« Lorsque vous êtes arrivé ici, vous étiez fiévreux. Vous déliriez, parlant de choses incompréhensibles, la fièvre est tombée ce matin. »
« D'accord, j'ai plus important à faire. »
« Cinq, dit lui que tu vois flou. » Intervint Viktor.
Et merde. Il n'avait pas que cela à foutre lui...
« Vous avez retrouvé la vue. »
« Pas vraiment, je vois floue. Vous n'êtes qu'une forme sombre. »
« D'accord. Faisons des examens. »
« J'ai pas le temps pour ça. »
« Mais... »
« Ne me faites pas chier, putain... dégagez de cette chambre. » Cracha Cinq.
« Je vous interdit de me parler comme ça. »
« Sinon quoi ? »
« Stop, arrêtez. » Cria Diego, visiblement, il en avait marre de la dispute. « Docteur, pouvez-vous sortir ? »
« Oui, mais... »
« S'il vous plaît. »
Le médecin se leva, il s'avança vers la porte, puis il quitta la pièce.
« Réunion de famille... » Soupira Cinq. « Qui est là ? »
« Moi ! » Lança Klaus.
« Moi aussi. » Indiqua Viktor.
« Stan et moi. Et c'est tout. » Déclara Diego.
« Où sont Luther et Allison ? » Demanda Cinq.
« Allison pleure sa fille qui n'a jamais existé ici. » Expliqua Numéro Sept. « Et Luther... bah je ne sais pas, il devait être parti courir. »
« OK... on a un souci. Avec Klaus, on a découvert que toutes nos mères avaient été tuées avant notre naissance. »
« Quoi ? » S'écria Diego.
« Mais, c'est impossible ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Demanda Viktor.
« C'est papa, c'est sûr ! » Répondit Diego.
« Comment on peut exister ? » S'inquiéta Klaus.
« Tout juste. On est en plein dans le paradoxe du grand-père. »
« Le paradoxe du grand-père ? » Stan éclata de rire.
« C'est quoi ce paradoxe ? » S'inquiéta Viktor.
« Prenons un exemple. Si un adolescent déteste son grand-père pour des raisons X ou Y, et qu'il invente une machine à remonter dans le temps. Il peut, alors, remonter le temps. Mais si il remonte en 1905, qu'il tue son grand-père, mais sa mère devait naître en 1906, alors si le grand-père est mort, la mère de l'adolescent ne peut pas exister, alors l'adolescent n'existe pas. Mais la question est là, comment peut-il exister ? »
« Tu peux simplifier ? » Demanda Klaus.
« On est pas sensé exister. » Soupira Cinq. « On a créé un paradoxe. »
« Et c'est quoi ce paradoxe ? » Demanda Diego.
« Je ne sais pas. Mais l'univers adore l'équilibre. »
« C'est encore la merde... » Soupira Diego.
« Tu l'as dit. Au fait Diego, j'ai besoin de te parler en privé. »
« Quoi ? »
Cinq s'avança vers son frère, il le toucha et se téléporta. Il s'étala au sol et Diego poussa un grognement avant de vomir.
« Je déteste ça... » Murmura Numéro Deux. « On est où ? »
« Ça a l'air d'être une rue. » Répondit Cinq, le soleil l'éblouissant.
« Sans blague. Merde Cinq, tu peux pas te téléporter comme ça, tu ne sais même pas où tu vas ! » Râla Diego.
« Justement, je veux que tu m'entraînes. »
« Tu pouvais pas le dire devant les autres ? »
« Tu sais aussi bien que moi qu'ils auraient refusé. »
« Mouais... »
« Quand commençons nous ? »
« On rentre à l'hôtel et on fait ça ? »
« OK, rentrons dans ce cas là. »
« Cinq... je crois que... »
« Je vais bien Diego. Je n'ai pas besoin de me reposer, alors que la fin du monde est proche... encore... » Grogna Cinq.
« D'accord, mais si tu flanches, on fait une pause. » Accepta Numéro Deux.
« Ok... » Accepta Cinq.
Ils prirent un taxi et retournèrent à l'hôtel.
Un nouveau chapitre fini.
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?
À bientôt.
Biz
Gin' pour vous servir
