« Encore. » grinça Zunnlyn, faisant un petit geste dédaigneux de la main.
Ilinka obéit, traversant pour la trentième fois au moins la pièce, tâchant de ne pas trop balancer ses bras. Elle s'arrêta face au mur.
« Encore. »
Ravalant un soupir, elle obéit. Si elle avait appris une chose, c'était que poser des questions au vieux wraith ne servait à rien. Au mieux, il ne répondrait pas. Au pire, la punirait d'une infernale série d'exercices tous plus exaspérants les uns que les autres. Mieux valait continuer à faire des aller-retours jusqu'à ce qu'il juge qu'elle ait enfin une démarche digne d'une reine, ou se décide à lui dire ce qui n'allait pas.
Le chuintement caractéristique de la porte la fit se retourner.
« Je ne vous ai pas autorisé à vous arrêter. » siffla Zunnlyn.
Elle l'ignora, se précipitant à la rencontre de sa visiteuse, qu'elle n'avait pas vue depuis plusieurs jours, pour cause d'horaires chargés et contradictoires.
« Maman ! »
« Mon cœur ! Comment vas-tu ? » lui demanda Rosanna, la serrant dans ses bras.
Un instant, elle voulut tout lui raconter. Comment le vieux wraith était horrible, combien c'était dur et stupide. Lui demander pourquoi elle l'avait abandonnée ainsi.
Mais elle se retint. De lourds cernes ornaient les yeux de l'artiste. Sa mère ne l'avait pas abandonnée, elle. Contrairement à son père, qui avait prétexté n'être qu'un traqueur pour disparaître, très vite, très loin. Rosanna était aussi coincée avec Delleb qu'elle-même l'était avec Zunnlyn.
Pendant qu'elle apprenait à marcher, bouger et parler comme une wraith, sa mère réapprenait à se faire respecter en tant que souveraine de la ruche, malgré toute son humanité.
Ce devait être terrible. Ilinka se contenta de la serrer fort contre son cœur.
« Tu m'as manqué. » murmura-t-elle.
« Toi aussi, ma chérie. »
Leur étreinte dura trop peu, avant qu'elles ne se séparent.
« Qu'est-ce que tu es en train d'apprendre ? » demanda Rosanna.
« A marcher. »
« Oh, tu me montres ? »
Elle s'exécuta, presque de bonne grâce. Un grincement réprobateur échappa des lèvres de son précepteur, bien vite étouffé par un regard noir de sa mère.
« Madame, elle n'est pas prête. » maugréa ce dernier avec une petite courbette.
« Je vois ça. Vous lui avez fourré l'intégralité d'un placard à balais dans le cul ou quoi ? » répliqua cette dernière, s'attirant un regard scandalisé du wraith.
Ilinka aurait verdi de honte, si le malaise de son précepteur ne lui avait pas été si réjouissant.
« Madame ! Jamais je n'oserais... »
« C'est une expression, Zunnlyn. Une expression. Ça veut dire qu'elle est raide comme si sa colonne vertébrale était entièrement soudée. »
« Oh... oui. Je vous ai dit qu'elle n'était pas prête, Majesté. »
« Vous permettez ? »
Il ne s'agissait que d'une formule de principe, bien sûr.
« Vous êtes chez vous ici, Madame Gady. » marmonna-t-il, reculant avec une courbette hargneuse.
« Viens, ma chérie, je vais te montrer. » lui offrit-elle, lui faisant signe de se mettre à côté d'elle.
Ilinka obéit.
« Tu n'es pas un mannequin sur un podium. Mais tu n'es pas non plus un petit soldat de plomb. Ne bloque pas tes hanches ou ton dos. Redresse les épaules. Ne les monte pas ! Redresse-les. Lève le menton. Voilà. Attention, pas trop. Parfait ! Maintenant tu marches. Tranquillement. (Elle se mit en marche.) N'oublie pas, tu es une reine. Tout t'appartient. Tu es chez toi et tu contrôle tout. Tu n'es jamais ni en retard, ni en avance, mais toujours à l'heure, car tu es le temps. Des pas naturels. Ni trop longs, ni trop courts. A leur juste place, comme toi. (Ilinka la suivit, tâchant d'appliquer ses conseils.) Tes bras ne sont pas tendus. Mais ils sont habités. Comme quand tu te prépares à te battre. Habite le moindre recoin de ton corps. Sois consciente de tes pieds et tes jambes, tes mains et tes bras, ta tête et tes épaules. Laisse-les bouger naturellement, mais sois consciente de leurs mouvements. » expliqua l'artiste, glissant à travers la pièce avec une grâce féline qui lui donna presque des frissons.
L'adolescente tenta d'imiter ses mouvements, sans grand succès.
« Maintenant, à ton tour. Je te regarde. » l'encouragea sa mère, ignorant soigneusement le sifflement dépité de Zunnlyn.
« OK. Je vais faire de mon mieux. » marmonna-t-elle, se concentrant fort pour copier le moindre geste.
« Stop ! Stop ! Arrête ! Ne me copie pas. Habite ton corps et ta propre démarche. Tu es toi, pas moi. »
« Oooh... OK. »
Elle se remit en marche.
« Ah, mieux ! Tes bras, n'oublie pas tes bras ! »
Elle obtempéra, réalisant que, trop concentrée sur ses jambes, elle les avait mollement laissé pendre comme deux appendices morts.
« Voilà ! Là, on tient un truc ! Vous ne trouvez pas, maître ? » s'extasia sa mère.
« Mmmmh. » gronda l'intéressé, l'air peu convaincu.
Rosanna fit la moue.
« Continue à t'entraîner, mon cœur, j'ai deux mots à dire à ton maître. » lança-t-elle, faisant signe à ce dernier de la suivre.
Est-ce qu'elle allait enfin être libérée de ce cauchemar ?
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« Ah ! »
Haletant, Zen'kan se redressa sur sa banquette, le filet glacial d'une sueur froide lui coulant dans le dos.
« Zen, ça va ? » murmura Rory, cherchant frénétiquement une menace alentour.
« Ouais... ouais, déso... Un cauchemar... C'était juste un cauchemar. » marmonna-t-il, se rallongeant.
« Zen, ça va ? »
La pensée d'Ilinka brillait d'inquiétude. Il se mordit la lèvre.
« Oui, juste un mauvais rêve. Désolé de t'avoir réveillée. »
« Je ne dormais pas. J'essaie de mémoriser un code protocolaire... »
« Alors, bosse. Ne t'en fais pas pour moi et essaie quand même de te reposer un peu, d'accord, Lili ? » la rassura-t-il.
Elle opina, hésitant un peu, puis se recentra sur son travail.
« Tu veux en parler ? » s'enquit Rory télépathiquement.
« Non. C'est bon. Vraiment. »
Il n'y avait rien à dire, mais la main que son ami posa sur son bras pour le serrer le réconforta immensément.
Il était enfin en train de se rendormir, quand le bruit ténu de mouvements furtifs et de grognements étouffés le tira de ce sommeil qui le fuyait.
Relevant la tête, il détailla les formes sombres des guerriers entassés sur les autres banquettes.
Dans un coin, des silhouettes semblaient lutter silencieusement, s'entremêlant.
Tournant le regard, il vit le reflet jaune des yeux de Rory, qui ne dormait pas non plus.
« Ils sont... ? » pensa-t-il du bout de l'esprit, n'osant trop y songer, malgré le relent musqué et évocateur.
« Oui. » opina son ami.
« Mais... y sont... frères ?! » songea-t-il avec dégoût, ne pouvant retenir un frisson.
« Oui. »
C'était terrible. Il ne voulait pas regarder, pas entendre, pas savoir, et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de fixer les ombres discrètes, en tendant l'oreille.
« Pourquoi ils font ça ? » demanda-t-il à son ami, plus pour se distraire du spectacle impudique qu'autre chose.
« A ton avis ? »
« J'sais pas, j'demande ! »
« Ils sont enfermés dans cette cage depuis leur naissance. Ensemble à chaque seconde... Des mâles adultes enfermés en permanence avec rien d'autre à faire à part se battre et... »
«...Et s'enculer. » conclut Zen'kan avec un soupir, se forçant à tourner le dos à la scène.
C'était à ça qu'il avait échappé ? A ce genre de vie ? Une vie de chien, enfermé dans une cage, sorti de là uniquement pour apprendre à tuer et massacrer ? Les guerriers n'étaient ni bons, ni gentils avec eux. Mais soudain, il eut pitié d'eux. Avait-ils seulement déjà vu le ciel ? Senti le vent sur leur peau ? Été ébloui par le soleil ? Ils étaient juste des animaux, jugés bons à servir jusqu'à leur mort les désirs d'une souveraine hypothétique.
Des frères, forcés de se battre et de s'affronter sans fin, prisonniers de rivalités aussi cruelles qu'artificielles, créées par les maîtres du couvain.
C'était malsain. De l'inceste, dans sa forme la plus pure. Mais c'était sans doute la seule forme de douceur qu'ils connaissent. La seule intimité. L'unique moyen qu'ils aient d'extérioriser leurs émotions en dehors de la violence.
C'était d'autant plus cruel que si lui, le dernier fils de Silla, avait eu la chance d'avoir une famille et de grandir libre (comme il le réalisait à présent), la dernière couvée de Silla – ses aînés – n'avaient même pas eu la chance de suivre le cursus normal d'un guerrier wraith. Ils auraient dû être placés depuis des années auprès de maîtres qui leur auraient appris leur métier. Mais pris dans une guerre de succession et la naissance d'une nation, ils avaient été oubliés, conservés indéfiniment dans les limbes qu'étaient la pouponnière presque déserte, jusqu'à ce que quelqu'un décide de faire quelque chose d'eux.
Un enfer de jours et de nuits tous identiques.
C'est le cœur lourd qu'il se rendormit, bercé par les bruissements chauds et sourds d'ébats incestueux.
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« Hey, l'immature, qu'est-ce que tu fous ? » siffla la balafre, mettant une rude bourrade à Rory.
« J'essaie de lire ce qui est écrit sur l'écran là-bas. » répondit-il, continuant à presser son visage sur les barreaux.
« Tssss, comme si un bébé larve comme toi savait déjà lire ! »
« Bien sûr qu'on sait lire. » répliqua Zen'kan s'avançant, prêt à défendre son ami.
« Tssssh, c'est ça. Prouve-le ! »
« OK ! Tu veux que je lise quoi ? »
« Là, sur la caisse, en face. » répondit la balafre, désignant une cantine métallique qui servait à ranger une partie des armes d'entraînement.
« Ravitaillement Hulam'an, Numéro de lot huit cent douze, quatre cent soixante. Content ? »
« Hey ! Grosse tête, il dit vrai ? »
Le guerrier interpellé s'avança et, plissant les yeux, décrypta péniblement l'inscription.
« Oui, c'est exact. »
« Attendez, vous savez pas lire ? » s'étonna Zen'kan.
« Pas tous. A quoi ça servirait ? On est des guerriers, pas des faibles scientifiques ! »
« Lire, ça permet par exemple de savoir que demain, le commandant Zil'reyn va venir inspecter le couvain pour voir nos progrès. » nota Rorkalym en se redressant.
Soudain, ce fut l'effervescence.
« Quoi ? »
« Comment tu sais ça, toi ? »
« C'est quoi cette histoire ? »
Rorkalym ne se laissa pas démonter.
« C'est ce que disait le message sur la console. »
« Tu es sûr, l'immature ? »
« Absolument. Si vous ne me croyez pas, ceux qui savent lire n'ont qu'à vérifier. »
Il y eut une vague de gêne parmi les guerriers, vite remplacée par de l'agressivité.
« Pas besoin. Si tu nous mens, on te refait le portrait! »
Zen'kan, éberlué, fixa ses aînés. Lui qui s'était toujours cru stupide, lent et peu éduqué !
« Si vous voulez, on peut vous apprendre. » lança Rory avec une certaine insouciance.
« Comme si on avait besoin de leçons de larves de même pas un demi-siècle ! »
« Je vous signale que lesdites larves, elles savent lire couramment trois alphabets, parler plusieurs langues, et faire au minimum de l'arithmétique simple. On peut vous apprendre... » nota le jeune mâle.
« C'est qui que tu traites d'arythmique, l'immature ? » grogna le balafré, s'avançant d'un air menaçant.
« Mais qu'est-ce qui te prend ?! » siffla télépathiquement Zen'kan, venant se placer devant son ami et carrant les épaules, prêt à en découdre.
« Ben quoi ? Pourquoi ils s'énervent ? »
« Mais tu t'attendais à quoi ?! Tu les as traités de débiles ! »
« Pas du tout ! Je leur signale juste qu'on a beaucoup plus étudié qu'eux. On peut leur apprendre. »
« Mais leur apprendre quoi ? C'est juste des guerriers teubés et très contents de l'être ! » répliqua-t-il, parant péniblement un premier coup de poing.
Avec un sifflement défait, Rory se mit aussi en position défensive.
Son ami avait raison. Impossible de faire boire un âne qui n'a pas soif – et, visiblement, de faire apprendre à un guerrier qui ne veut pas.
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« Puisque nous sommes tous là, pouvons-nous y aller? » demanda Rosanna à la cantonade.
Quelques grondements d'acquiescement lui répondirent.
« Bien. Qui veut commencer ? » s'enquit-elle.
Il y eut quelques échanges de regards, puis Zunnlyn se leva, presque au garde à vous, les mains dans le dos et l'air crispé.
« Mesdames, si vous me permettez. »
D'un geste négligent de la griffe, Delleb lui permit.
« Après presque soixante cycles à superviser l'éducation de la princesse, je suis au regret... (Il jeta un regard craintif en direction de Rosanna.) ...de vous annoncer qu'elle ne semble pas avoir les capacités requises pour faire une reine convenable. Elle est... serviable... sans aucune agressivité... Aussi docile qu'une esclave... Mesdames, je suis navré, mais malgré tous mes efforts, cette larve reste tendre et douce. En d'autres circonstances, j'aurais recommandé qu'elle soit recyclée, et qu'une remplaçante plus apte soit engendrée, mais... au vu de notre situation... (Il eut un petit geste défait.) J'ai échoué dans ma tâche. Puissiez-vous me pardonner, nobles souveraines. »
Les mains sous le menton, Rosanna l'avait écouté sans se départir de son sourire affable, contrairement à Delleb – qui ne cachait pas son dépit.
«Maître Zunnlyn, ne vous excusez pas. » déclara l'artiste. « Il ne vous a jamais été demandé de changer le caractère d'Ilinka. Juste de lui enseigner les manières et coutumes wraiths. Ce qui a été fait, me semble-t-il ? »
« Heu... oui, Madame Gady. »
« Et elle connaît ses leçons ? »
« Oui. Absolument, Votre Majesté. »
« Parfait ! Alors mission accomplie. Félicitations ! » l'applaudit-elle, le claquement solitaire de ses mains sonnant presque comme une moquerie dans le silence de la salle du trône.
Verdâtre, le wraith se rassit.
« A vous, maître Jurz'kan. » lança l'artiste, toujours aussi affable.
L'intéressé se redressa.
« A vos ordres, Madame. Les guerriers sont prêts à être spécialisés à votre convenance, Vos Majestés. Ils sont adroits, endurants et forts. Leur caractère est résolu et bien formé. Concernant les deux jeunes larves qui ont été ajoutées au cheptel, le petit guerrier – à défaut d'avoir un physique satisfaisant – fait preuve d'un sain esprit combatif. Et d'une endurance exceptionnelle. Ce que son corps ne lui permet pas d'en imposer, il le compense en volonté. A défaut d'intelligence. Il n'a ni le charisme d'un meneur, ni la ruse d'un stratège. Il n'y a que par son instinct de protection qu'il se distingue vraiment. Depuis qu'il est entré sous ma supervision, il n'a eu de cesse de protéger l'autre larve, n'hésitant jamais à risquer sa propre sécurité pour le couvrir. Ce petit ne sera jamais officier, mais il pourrait devenir un excellent garde du corps pour la princesse. Qu'il s'en imprègne, et elle aura un bouclier vivant des plus efficace. »
« Merci, Jurz'kan, pour votre rapport. Qu'en est-il de Rorkalym ? »
« Il est encore immature. Au vu de son âge, c'est un peu inquiétant, sans devenir réellement alarmant. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas un guerrier, c'est une certitude. Trop frêle, trop passif, et surtout infiniment trop intelligent pour ça. Il n'a rien à faire sous ma tutelle. Le laisser avec les guerriers que je forme est un gâchis de son potentiel. Je vous recommande de le confier à un scientifique, ou de le former pour qu'il devienne officier. Il en a les capacités. Il n'est pas capable de rivaliser avec mes jeunes en combat singulier, mais il est parfaitement capable d'étudier leurs mouvements et d'imaginer une stratégie pour les vaincre... sans être en capacité de la mettre en pratique, bien entendu... »
Le silence revint, puis, après quelques instants et un salut un peu sec, le guerrier se rassit.
Delleb lança un regard mauvais à Rosanna, semblant l'accuser de tous les échecs relatifs des trois adolescents.
« Qu'en pensez-vous, grande régente ? » renchérit simplement l'artiste, d'un ton joyeux qui fit siffler la reine.
« J'en pense qu'il est plus que temps que je m'occupe personnellement de cette femelle... Visiblement, vous avez laissé votre empreinte sur elle, Rosanna Gady... »
« Et c'était bien le but ! Mais je suis d'accord avec vous. Et je propose de confier Rorkalym à Jû'reyn. Il pourra ainsi voir si le métier de commandant est fait pour lui ou pas. »
« Vous voulez dire, que vous verrez s'il est capable de devenir commandant, Madame ? » s'enquit Zunnlyn.
« Non. Je veux dire que Rorkalym pourra voir s'il a envie de poursuivre sa formation dans cette voie. »
« Vous lui laisseriez le choix ?! »
« Bien sûr ! Ils ont tous le choix. D'ailleurs, ce serait bien de sortir ces jeunes guerriers de leur trou. Qu'ils commencent donc des entraînements plus variés. Ça fait bien assez longtemps qu'ils tournent en rond. Ils en étaient déjà à peu près à ce point de leur formation quand je suis partie sur Terre ! »
La critique ne passa pas inaperçue, mais personne ne releva.
« Et le plus jeune, Majesté ? » demanda Jurz'kan
« Zen'kan... Il n'a pas exprimé de volonté de faire autre chose pour l'instant ? »
« Non, Madame. »
« Alors si Milena est d'accord, laissez-le avec ses frères. Ça lui fera sans doute du bien, un peu « d'esprit de meute ». » lança-t-elle, avec un geste sec des mains.
« Devons nous demander son avis à la Terrienne ? » marmonna le guerrier, les arcades sourcilières froncées.
« Oui, bien sûr, c'est son fils ! »
Le mâle s'inclina.
« A vos ordres, Madame. »
« Bien... Si personne n'a d'autres... négligeables nouvelles à annoncer, j'ai du travail qui m'attend. » soupira Delleb en se levant, provoquant un grand mouvement paniqué de saluts empressés.
« Messieurs, merci de vos rapports. Vous pouvez disposer. » les congédia Rosanna.
