Réponse aux reviews :
Rayan de Griffoul : Je suis contente de rencontrer un autre francophone qui aime les fic HP. C'est parti ! Je fonce dans l'Aventure et j'espère vous y emmener avec moi. Mais bon, pas trop vite, je veux pas me prendre un PV pour excès de vitesse
Katymyny : toujours présent au rendez-vous, ça fait plaisir. Sorcier sauvage reste ma fic prioritaire en ce moment donc pas de panique, elle ne va pas disparaitre. Maitre des Ombres n'est pas tombé dans l'oubli le projet à besoin de temps pour murir…
Noour : merci pour ta reviews qui contribue à voir la suite naitre.
Nina : Merci pour ton message, ça me donne envie de continuer donc voici un nouveau chapitre
Shelan Anarae : voici la suite ! N'hésite pas à me dire si ça te plait toujours.
Les publications seront aléatoires, autant vous prévenir dès maintenant, mais je compte bien aller le plus loin possible dans cette histoire ! Et surtout n'oubliez pas que le review est la nourriture de l'écrivain de fanfic !
Chapitre 2 : Hôpital
Six mois plus tard.
-Bonjour madame Dursley, bonjour Harry
-Bonjour madame répondit poliment l'enfant.
-Alors, dites-moi comment ça se passe ?
-Mal répondit la femme. Très mal. La psychologue nous a couté extrêmement cher et n'a rien réussi à faire. Harry ment toujours autant et c'est devenu très difficile à l'école. Il perturbe toute la classe avec ses histoires.
-Les autres parents se sont plaints ?
-Non, pas encore, mais cela ne va pas tarder.
-Bien répondit-elle perplexe. L'enfant devant elle était calme, il observait sagement la scène.
-Harry, raconte-moi c'était comment avec la psychologue ? s'enquit le médecin
-Elle est méchante !
-Arrête de raconter n'importe quoi ! coupa sa tante avant de se tourner vers la pédopsy, sa thérapeute a été d'une patience et d'une douceur incroyable. Harry ne cherche qu'à se rendre intéressant et à nous causer encore plus d'ennuis !
La situation semblait compliquer entre la tante et l'enfant. Peut-être était-ce là la clé du problème ? Un petit qui souhaitait attirer l'attention de l'adulte ? Restait une solution pour observer par eux même les difficultés de l'enfant : l'hospitalisation.
-Bon. Nous avons de la chance, il y a une place en ce moment dans le service. Je vous propose d'hospitaliser Harry. Nous pourrons l'observer, ensuite lors de plusieurs entretiens, nous préparerons un traitement adapté.
Habituellement, c'est à ce moment-là que l'enfant saute sur un de ses parents et s'y agrippe de toutes ses forces en sanglotant qu'il ne veut pas quitter Papa ni Maman. Sauf que Harry ne bougea pas, ne dit rien.
-As-tu compris, Harry ? Ta tante Pétunia va rentrer à la maison toute seule et toi tu vas dormir quelques jours ici à l'hôpital. On regarde comment ça va, on t'aide pour aller mieux et après tu rentreras à la maison. C'est bon pour toi ?
L'enfant hocha la tête dans décrocher un mot. Finalement, il n'était pas si imperméable à son entourage.
-Je vous laisse lui faire un bisous et une infirmière viendra lui montrer le service. Pourrez vous lui déposer un sac de vêtement pour une bonne semaine ?dit-elle en se tournant vers Pétunia.
-Evidemment. Mais je vous préviens, il ne prend pas grand soin de ses affaires. J'ai beau lui rappeler de faire attention, la plupart de ses T-shirt sont très usés ! J'en ai parfois honte vous savez mais nous ne roulons pas sur l'or et je ne suis pas la plus fine des couturières pour repriser les tenues qu'il détruit…
-Ne vous en faites pas madame. Je comprends, nous avons beaucoup d'enfant comme cela. Ça va s'améliorer !
Une fois les papiers administratif signé, la pédopsychiatre fut surprise de voir la femme se lever et partir sans même embrasser son neveu de six ans qu'elle laissait seul à l'hôpital. L'enfant ne réclama pas non plus un bisou et il n'y eut aucune crise de larmes. C'était pas normal. Un enfant on ne le sépare de ses parents qu'en dernier recours !
Elle prit la main de Harry et le conduisit à travers un dédale de couloirs.
-Madame ? Je peux aller faire pipi ? demanda l'enfant après un long silence.
-Bien sûr! Regarde, y en a un juste au bout du couloir.
L'enfant était visiblement propre et savait gérer la chose. Elle tenta d'en savoir plus sur lui mais il n'était pas très bavard.
-Harry ? Pourquoi Tata ne t'a pas fait de bisou en partant ?
L'enfant ne parut pas comprendre que « Tata » faisait référence à « Tante Pétunia ».
-Tu n'aimes pas les bisous ?
Silence qui plana entre eux jusqu'à l'entrée du service « des petits ». Les 6-14 ans. Le docteur ouvrit la lourde porte fermée à clé et poussa Harry devant elle. La salle commune de l'unité était très éclairée, les murs étaient colorés et de nombreux espaces de jeux invitaient les enfants. Dinette, poupée, petites voitures, peinture… Harry ne risquait pas de s'y ennuyer.
Jeanne prit le temps d'observer Harry découvrir son nouvel environnement. L'enfant plissait toujours autant des yeux et la lumière forte ne semblait pas trop lui plaire. Il faudrait vérifier sa vue.
Lorsque le regard vert du petit se reposa sur elle, ils partirent en direction du poste de soin.
-Ici c'est le poste de soin. Tu n'as pas le droit d'entrer tout seul. Tu dois toquer et attendre qu'un adulte t'invite à rentrer.
Thibault, l'infirmier les accueillit tout sourire.
-Bonjour bonhomme. Moi c'est Thibault. Et toi ?
-Bonjour monsieur. Je m'appelle Harry.
-Ici, tu as l'emploi du temps. Est-ce que tu sais lire ?
-Un petit peu
-As-tu trouvé ton nom ? En dessous il y aura toutes tes activités pour la journée. Tous les jours tu verras les médecins pour les entretiens. Tu verras, ils vont t'aider à aller mieux. Après tu as un peu d'école et des temps de jeu. Tu découvriras tout ça au fur et à mesure. Avant de rejoindre les autres pour les règles dans l'unité, il faut que tu comprennes bien que tu es ici pour ta santé alors si les adultes te demandent de prendre les médicaments tu les prends. On ne discute pas avec ce sujet ! tu as compris ?
Nouveau hochement de tête.
Jeanne les abandonna pour retourner à sa consultation alors qu'Harry découvrait ses nouveaux camarades.
-Venez tous dans le petit salon ! Où Luke, toi aussi ! Nico ! Tiens, tu vas commencer par la première règle vu que tu ne la respectes toujours pas…
-On a pas le droit de taper marmonna un jeune d'une dizaine d'année à la peau mate.
-Luke, peux-tu expliquer à Harry une autre règle ?
-Si on est en colère on peut demander à aller dans la salle colère plutôt que d'exploser n'importe comment.
En définitive les règles étaient simples. Les enfants, des petits mal éduqués pour la plupart ou rencontrant des difficultés scolaires n'étaient pas capable d'en suivre beaucoup. Ne pas blesser les autres. Dire si ça va pas. Interdiction d'aller dans les chambres des copains sans demander. Prendre les médicaments. Ecouter les adultes.
-Bien, Harry tu me suis ? Tu as rendez-vous avec le pédiatre. Il va vérifier que ton corps est en bonne santé.
L'enfant resta un instant figé laissant deviner à l'infirmier qu'il était angoissé à cette annonce.
-Tu peux me dire ce qui va pas tu sais ? Tu es là pour ça.
-J'aime pas les médecins.
-Juste les médecins ou les soins ?
-Les piqures chuchota l'enfant si bas que l'homme cru que c'était son imagination qui lui jouait des tours.
-Ta tata nous a donné ton carnet et il est à jour donc pas de vaccin. C'est bien hein ?
Une ébauche de sourire apparu sur le petit visage.
-Le doc, il va te mesurer pour voir si tu grandis bien, te peser, il va voir si tes muscles marchent bien, il va écouter ton cœur, tes poumons. Si ça va pas, tu lui dis gentiment et on discute d'accord ?
Harry était calme, mais son expérience lui disait une chose : tous les enfants avaient une période de calme avant la tempête. Bien que pour la plupart, la tempête débutait dans la bureau de consultation…
Il n'en fut rien pour Harry. L'enfant accepta docilement les examens médicaux. Il était petit et maigre pour son âge. Peut-être un problème d'alimentation ? Ils pourraient surveiller ses repas dans l'unité médicale… Sa vue en revanche… Comment était-il possible que personne ne se soit rendu compte ? le gosse était limite malvoyant ! Il suffisait de voir son sourire quand le médecin lui posa sur le nez la monture de test avec plusieurs verres grossièrement additionnés.
-C'est mieux comme ça, n'est-ce pas ? demanda le pédiatre
-C'est trop beau répondit l'enfant en contemplant un tableau à l'autre bout de la pièce.
-Bien, je vais te faire une ordonnance et ta tata pourra te ramener une paire à ta vue. Il faudra bien les mettre les lunettes, sinon tu auras beaucoup de mal à l'école !
-Oui monsieur.
L'enfant semblait enthousiaste. Il fut en revanche très mécontent qu'on lui retire la monture de test.
-Ta tante t'en apportera une rien que pour toi. Le rassura le médecin.
-Son niveau visuel est très bas ? s'enquit Thibault
-Horrible répondit le pédiatre.
-Est-ce qu'il pourrait expliquer des hallucinations ?
-Très certainement. Cet enfant ne pouvait quasiment rien distinguer. Il est fort possible que son cerveau ait mal interprété certaines formes ou fabriqué des éléments pour combler un déficit.
-ça veut dire que je mens pas ? s'enquit Harry qui semblait avoir compris la conversation des grandes personnes.
-ça veut dire que tu vois mal et que peut-être que ton cerveau il comprenait mal ce qu'il y avait autour.
-merci monsieur.
-Harry, demain, les infirmiers devront te prendre un peu de sang pour vérifier que dedans tout va bien. Est-ce que tu as déjà eu des prises de sang ?
-Ce sont des piqures ? demanda Harry clairement inquiet.
-Une seule et toute petite. Si tu veux on peut de mettre de la crème qui endort la peau pour que tu ne sentes rien proposa le pédiatre.
L'enfant n'avait pas du tout l'air enthousiaste à cette idée de piqure… Mais bon, c'était normal après tout. Ils se seraient inquiétés si l'enfant avait réclamé et sauté de joie à cette perspective.
Sur le chemin du retour, l'enfant resta très silencieux. Ils devraient redoubler de prudence. Certains enfants savaient très bien cacher leur jeu. Au moment où personne ne s'y attendait, ils fuguaient de l'unité pourtant fermé. Harry pouvait être de ceux-là… Surtout que la perspective de la prise de sang ne semblait pas lui aller.
-Je vais te montrer ta chambre. Pour le moment elle est toute blanche mais tu pourras la décorer avec des photos ou des posters. Mais pas de crayons sur les murs ! sinon on devra tout laver et toi aussi. Y a mieux comme jeux ici que le lavage des murs rit doucement l'infirmier en conduisant l'enfant dans un couloir bleu bordé de nombreuses portes.
-Oh ! C'est écrit Harry !
-C'est ta chambre.
-Ma chambre ? J'ai droit à une chambre pour moi ?
-Oui le temps de ton hospitalisation. Après elle sera pour un autre enfant malade.
-Je suis pas malade, il a dit le médecin !
-Ton corps n'est pas malade. Maintenant on va examiner ta tête et essayer de comprendre ce qui se passe là-haut. Dit-il en tapotant le crâne de l'enfant.
-Vous allez pas l'ouvrir ? s'inquiétât-il immédiatement
-Non, ça fonctionne pas comme ça. On va te faire effectuer des exercices comme à l'école mais un peu différents comme ça on saura comment ton cerveau fonctionne.
L'enfant était assez étonnant. Perspicace, curieux et renfermé. Il sembla apprécier la petit chambre muni d'un placard fermé à clé et d'un lit tout simple recouvert de draps d'hôpital. Il semblait penser que c'était un paradis.
-Aller, c'est l'heure de diner ! Après les dents et au lit, la journée de demain sera longue et un bon dodo te fera du bien.
Une fois de plus l'enfant le surprit à ne pas récriminer contre ce programme peut intéressant pour un petit bout de 6 ans. A table, l'enfant avait beaucoup de mal à tenir ses couverts pourtant il était clair qu'il s'appliquait à être propre et à bien manger. Il fallut lui répéter plusieurs fois qu'il pouvait commencer à manger car le petit resta une bonne dizaine de minute à contempler son assiette. Un encadrant vint s'accroupir à côté de lui.
-Tu n'aimes pas ?
-J'ai pas le droit de commencer à manger tant que les autres ont pas fini.
L'homme parut perplexe.
-Tu peux commencer, c'est moi qui te le dis et les autres adultes ont entendus.
-C'est absurde ce qu'il dit chuchotât-il à son collègue.
-Jeanne a demandé à ce qu'on note tout ce qui est absurde et le contexte. Parait que le gamin a un problème de mensonge récurrent…
-Depuis quand c'est une raison d'hospit en psy ?
-La famille semble épuisé de ce problème. Je crois qu'on sert de lieu de répis pour la tante… Imagine si son cousin est comme lui à mentir à tout bout de champs !
-Bon on verra bien comment ça évolue…
Un des adultes se leva au son de la sonnette d'entrée dans le service. Il revint peu après avec un sac de courses.
-Harry ? Ta tante t'a apporté des affaires. Tu finis ton repas et on va ranger tout ça.
Les adultes s'attendaient à une demande de voir sa tante mais rien. Le petit semblait indifférent.
-Il est bizarre chuchotât une auxiliaire de puériculture.
L'heure du coucher arriva assez rapidement. L'auxiliaire responsable de Harry l'aida à mettre ses vêtements dans le placard. L'enfant avait le visage figé, totalement indifférent, il prit un T-shirt au hasard et un caleçon avant de se changer. La tenue ne lui allait absolument pas. C'était bien trop grand, trop large pour lui. Une seule explication lui vint en tête.
-C'est le T-shirt de Papa ? demanda tendrement l'auxiliaire.
Harry leva la tête vers elle, le regard interrogateur.
-Mon père est mort.
Elle fut choquée de la façon de dire de l'enfant. Elle n'avait pas vu le dossier du petit, mais toujours est-il que l'intonation de l'enfant, ses émotions, tout, ça n'allait pas. Elle se souvint, l'enfant avait des problèmes de mensonge, elle devrait le noter cela.
-Aller, au lit.
L'enfant parut mal à l'aise à l'idée de se glisser dans le lit.
-Veux-tu que je laisse une petite lumière ? la porte entre ouverte ?
Nouveau regard interrogatif.
-Alors ? comment ça s'est passé avec le nouveau ?
-Il m'a sorti un truc bizarre.
-du genre ?
-« Mon père est mort » sur le même ton qu'il aurait pu me dire « il pleut ».
-Tu penses qu'il est à risque de fugue ?
-cent pour cent à risque si tu veux mon avis.
-Bon, qui fait le tour des portes du services pour les fermer à clé ?
Au petit matin
-Pas de fugue ?
-Pas de fugue ! Il a dormi toute la nuit. Je crois qu'il est réveillé depuis six heures du matin. Pourtant les volets sont fermés at pour une fois y avait pas un bruit dans l'unité !
-Il s'entendait bien avec Thibault hier, et si on lui laissait faire la prise de sang, j'ai absolument pas envie de me battre si tôt le matin avec un gosse.
-bonne idée.
Harry accepta sans peine de l'habiller. Là encore, ses tenues posaient problèmes.
-C'est bien sa tante qui a fait le sac ?
-C'est elle qui l'a apporté en tout cas.
-Tu trouves pas ça curieux ces T-shirt pour enfant obèse alors que le petit est limité en sous-poids ?
-Il est peut-être anorexique ou boulimique.
-Non, hier il a bien mangé et sans gloutonnerie. Et puis, on change pas de poids de cette façon sans que ça ne laisse de trace sur le corps, le pédiatre l'aurait remarqué !
La journée se passa sans problème, l'enfant accepta la prise de sang bien qu'il parut très distant comme s'il était sur une autre planète. Il fallut lui répéter à tous les repas qu'il avait le droit de manger, pareil pour jouer et pour s'assoir à l'école. En fin d'après-midi Jeanne passa une tête dans le service.
-Alors, ça se passe bien par ici ? demanda-t-elle à ses collègues
-On a quelques phrases du petit Harry pour toi… Il parle pas beaucoup à vrai dire. Je m'attendais à plus de questions de sa part. Parfois j'ai l'impression qu'il se contient ajouta Thibault.
-Vas-y raconte.
-"Mon Père est mort", c'était hier à l'heure du coucher.
-C'est vrai, il est orphelin, c'est pour cela qu'il vit chez sa tante. Mais elle ne m'a pas donné plus de détails, je ne sais pas les circonstances ni l'âge de Harry à ce moment-là. Je note pour l'entretien de tout à l'heure.
-J'ai pas le droit de manger tant que les autres ont pas fini.
-C'est mignon de sa part ! mais rassure moi il a accepté de manger sans attendre ?
La réunion dura longtemps. Pour, au final, conclure que tout allait bien chez ce petit. Du moins pour le moment. Peut-être fallait-il attendre de crever sa carapace pour voir se révéler les véritables problèmes.
L'enfant resta hospitalisé une quinzaine de jours. Il était toujours aussi calme, poli. Certains comportements étaient curieux, son attente pour les repas, ses demandes constantes pour « ses corvées », son besoin de faire le ménage au lieu de jouer. Il rencontrait également des difficultés avec les règles comme si elles ne lui étaient pas naturel.
Etait-il autiste ? schizophrène ? avait-il un trouble de la personnalité ? un problème d'audition ?
Sa tante était peu présente et étonnamment l'enfant ne faisait jamais la demande pour la voir. Peut-être que leur relation était la clé du problème ?
Jeanne avait eu un entretien assez éprouvant avec Harry. Elle avait cherché à comprendre son rapport avec cette dame, son vécut du deuil de ses parents. L'enfant en parlait de façon très curieuse. Comme un discours apprit par cœur. Elle avait également cherché le point de vue de sa tante qui lui avait sorti la même histoire mais avec plus d'émotions. L'enfant entendait-il des voix ? Oui d'après la tante. L'enfant ne savait pas répondre à la question. « Je vous dirais si un jour ça arrive comme vous dites » avait-il fini par dire après qu'elle eut creusé pour savoir. Le personnel n'avait pas trouvé d'attitude d'écoute. Les mensonges étaient en vérité liés à des situations au domicile. Rien à l'hôpital.
-Il se joue de vous avait fini par sortir la tante.
Peut-être était-ce elle qui avait un problème. Elle avait en revanche trouvé rapidement une paire de lunette pour Harry bien qu'il ne soit pas sorti de l'hôpital pour les prises de mesure. C'était étrange. L'enfant semblait à moitié satisfait de l'objet.
-Alors, elles sont bien tes lunettes ? avait demandé un infirmier
-Pas aussi bien que celle du doc ! avait chuchoté l'enfant comme s'il craignait d'être puni.
-Y a que la monture qui change gamin ! Les verres c'est tout aussi puissant que ceux du doc, il t'a fait une ordonnance, c'est un papier qui explique la puissance à mettre sur les montures !
-Non. C'est pas pareil.
Les adultes ne comprenaient pas, l'enfant s'était muré dans le silence à ce sujet. Déjà qu'il parlait peu. Surtout, il ne posait jamais de question. La maitresse du centre hospitalier rapportait même qu'il avait paru surpris lorsqu'elle lui avait annoncé que, pour un écolier, poser ses questions était un devoir ! Finalement, ils n'avaient pas trouvé de pathologies psychiatrique, l'enfant commençait tout juste l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, ses problèmes de vu l'avaient retardé mais il était intelligent et savait se comporter de façon acceptable.
Sa tante ne parut pas bien contente de toutes ses réponses négatives. « ça va lui passer ». Le gamin sortit finalement d'hospitalisation pour retrouver sa vie « normale » de petit garçon. Du moins c'était ce qu'espérait Jeanne son médecin.
NA: alors continuez vous l'Aventure avec moi?
En avant moussaillon à vos reviews!
