Sur le Toit
Auteur : Dramaaa
Traduction de l'espagnol : Dimitrova
CHAPITRE 2
« Elle est intelligente, mais pas autant que moi. »
« Il est intelligent, mais pas autant que moi. »
« Végéta... », répéta-t-elle encore une fois en s'aventurant à l'intérieur du vaisseau.
Il faisait sombre. Des zébrures de lumière solaire aveuglantes entraient par chacun des hublots de la chambre de gravité, mais au lieu d'éclairer l'espace dans sa totalité, elles laissaient le reste dans la pénombre. Bulma chercha à tâtons du côté de la porte où auraient dû se trouver les interrupteurs mais elle ne sentit rien. Elle décida d'avancer et de chercher dans le jeu de clair-obscur qui s'était formé.
"Comment a-t-il pu sortir d'ici sans que je le voie ?", se demandait-elle.
Un dernier essai : «Végéta ? », et sa voix résonna contre les parois concaves. Elle continua son chemin et heurta un objet métallique au sol.
« Aïe ! », s'écria-t-elle, furieuse. « Saleté ! Mon pied ! », geignit-elle en le saisissant pour essayer de voir la blessure.
Un petit rire sec et étouffé, comme un soupir fatigué, se fit entendre derrière elle.
« Végéta ? », demanda la scientifique qui se retourna en boitant. «Tu es là ? Tu n'aurais pas mis ma chambre de gravité en désordre par hasard ? »
Elle aperçut son corps appuyé contre la paroi près de la porte. La silhouette altière de sa coiffure était reconnaissable entre toutes.
« Je me suis fait mal, tu sais ! Je me suis cognée contre un truc en fer... Je devrais t'en donner un coup sur la tête pour voir si tu trouves ça si drôle ! », s'exclama-t-elle en avançant maladroitement vers lui. A l'instant, elle pensa qu'elle n'aurait pas dû plaisanter avec lui. Il n'avait pas l'air d'avoir le sens de l'humour.
« Essaye seulement et ce sera ton dernier acte. », lui lança-t-il avec un sérieux à faire peur.
Non. C'était clair, il n'avait aucun humour.
Avec beaucoup de précaution, Bulma continua son chemin de mauvaise humeur jusqu'à pouvoir mieux le distinguer. Il était assis par terre, le dos contre la paroi métallique, entre l'entrée et le tableau de bord. Une de ses jambes était repliée et l'autre allongée sur le sol. Son bras était appuyé sur son genou fléchi et il appuyait sa tête contre le mur, le menton haut et fier. Son regard, sinistre et méprisant, aurait glacé le sang de quiconque. Mais Bulma n'était pas n'importe qui.
« Tu en fais une tête ! », lui-dit-elle en se forçant à sourire. « Pourquoi n'es-tu pas resté avec les autres ? Je dois te montrer où dormir. », lui proposa-t-elle en lui tendant la main.
Végéta ne réagît pas. Il continuait à la fusiller du regard, de son regard noir et vide. Bulma attendait patiemment. Malheureusement, Bulma était loin d'être connue pour sa patience. Elle laissa retomber sa main tendue et préféra la mettre sur sa hanche. Elle se souvint de ce qu'avait insinué son père :
« Tu ne veux pas venir ? Bien, mais il y a une montagne de nourriture qui nous attend en bas, tu ne peux même pas imaginer, parce que tu ne le savais peut-être pas mais les Nameks ne boivent que de l'eau... Ils ne mangent pas ! Alors je me retrouve avec une cuisine pleine de choses appétissantes qu'on va devoir jeter à la poubelle... »
Il restait sans réaction.
« D'accord. Comme tu voudras », dit Bulma reprenant la direction de la sortie. « J'allais te montrer où dormir mais si tu ne veux pas, tu es le mieux placé pour... », mais elle s'arrêta en le voyant la devancer et sortir d'un pas décidé. En la dépassant, il la regarda, inexpressif, sans ralentir. Il sauta de la rampe et continua tout droit vers l'entrée de la maison, frôlant M. Brief et son vélo mais sans même leur jeter un regard. Au moment où il franchit le seuil de la cuisine, sa démarche trahît un léger vacillement. "Eh bien !", pensa Bulma, "ça ne s'est pas si mal passé finalement." Et elle sortit du vaisseau sur les traces du Saïyen, sans déranger son père toujours absorbé par le réglage de son guidon.
« Tu vois, Tama ? Direct à la cuisine. C'est un Saïyen, c'est comme ça. », l'entendit-elle murmurer quand elle passa à sa hauteur.
o-o-o-o
En entrant, elle fut confrontée à une scène un peu étrange : Végéta était en train d'engloutir tout ce qui se trouvait sur la table, assis sur une des chaises des extrémités et sa mère le regardait, déconcertée, un plateau de gâteaux dans les mains et son sourire caractéristique aux lèvres
« Ma petite chérie », s'exclama Madame Brief, « tu ne m'avais pas dit que parmi nos invités nous aurions aussi un fringant jeune homme... » Pendant une seconde, Végéta s'arrêta de manger pour observer la dame aux cheveux blonds, mais il sembla oublier ce qu'il voulait faire et continua son repas. "Et quel appétit ! », ajouta la mère de Bulma sans cesser de l'observer avec admiration.
« Ça suffit, maman... » Elle était trop fatiguée pour reprocher à sa mère de ne pas être allée à sa rencontre lors de leur arrivée. « Maman, il s'appelle Végéta. » Bulma fit les présentations les bras croisés depuis la porte. « Végéta, je te présente ma mère, Madame Brief. » Mais il resta imperturbable.
« Végéta ! », cria-t-elle pour qu'il réagisse mais tout ce qu'elle obtint fut qu'il la regardât, ça oui, mais sans s'arrêter d'avaler.
« Laisse-le, ma fille. », intervint sa mère. « Il vient de faire un long voyage, c'est normal qu'il ne pense qu'à manger... », et elle reprit sa contemplation de son invité. « Peut-être que quelques-uns de ces petits gâteaux te plairaient comme dessert, n'est-ce pas mon mignon ? », lui proposa-t-elle en lui mettant sous les yeux le plateaux qu'elle portait. Végéta s'arrêta de manger et observa les gâteaux.
« Là. » dit-il simplement en désignant d'une patte de poulet l'unique place libre qui restait sur toute la table. Sa main trembla et il la baissa rapidement.
Bulma, qui étudiait la curieuse rencontre, fut choquée de le voir donner, avec un mépris évident, un ordre à sa mère afin qu'elle pose le plateau là où il le désirait et elle explosa :
« Eh, toi ! Ne donne pas d'ordre à ma mère ! Elle est la maîtresse de maison et toi, un invité ! » Elle fit un pas en avant. Végéta la regarda, soutenant son regard pendant qu'il mastiquait. On aurait dit qu'il pensait à la tuer. Madame Brief, toujours la première à apaiser les conflits, s'adressa à sa fille :
« Non, non, ma chérie, ça ne me dérange pas. », intervint-elle en s'approchant d'elle. « Nous allons laisser notre invité manger, allons, viens... » Elle la prit par l'épaule et la conduisit dehors. « Plus tard, nous lui indiquerons où dormir, mais laisse-le manger, Bulma, ne sois pas impolie. »
Bulma maintint son regard désapprobateur sur Végéta jusqu'à leur sortie vers le jardin. Il le soutint tout du long sans ciller.
« C'est un animal, maman, je suis désolée. » dit Bulma quand elles furent dehors.
« Un animal ? Ah oui ? », sa mère arborait toujours ce sourire, naïf. « Oh non, je ne crois pas. C'est juste qu'il est mort de faim... », justifia-t-elle.
« Ça va être compliqué... », poursuivit la jeune femme aux cheveux bleus.
« Non, tu verras que non, mon cœur.. », lui dit-elle en lui prenant les mains. « Ce n'est pas un animal mais un homme. C'est juste que parfois la vie ne nous traite pas tous de la même façon, tu comprends, ma chérie ? »
Sa fille la regarda, sceptique. Sa mère croyait encore que tous les êtres vivants étaient bons et que Végéta ne pouvait être différent.
« Il a une carrure de guerrier. Il l'est n'est-ce pas ? », demanda la maîtresse de maison en essayant de la calmer et tournant sa fille pour qu'elle l'observe par la fenêtre. Il était toujours là, le regard fixé droit devant lui. Il avait l'air fatigué tout en continuant à manger comme si la fin du monde était proche.
« Oui », répondit-elle. « C'est un guerrier de l'espace, de la même espèce que Goku. »
« Oooohhh ! » s'exclama sa mère. « Un guerrier comme Goku ! » Déjà, elle en applaudissait de joie.
« Chut, maman ! » Ne crie pas ! », chuchota Bulma. « Il va t'entendre. »
« Et ça te surprend qu'il mange autant ? », demanda la mère à sa fille qui leva les yeux pour sourire à sa mère.
« Tu as raison. », son sourire s'agrandit. « On dirait que les Saïyens ne pensent qu'à manger. » Et ensuite, elle se décontracta. C'était bien la première fois que sa mère arrivait à la détendre.
« Hum... », reprit sa mère en la regardant. « Dis-moi... », continua-t-elle, « qui sont les Saïyens ? »
« Le peuple de Goku et Végéta, maman. », répondit Bulma sans quitter des yeux son hôte qui semblait indifférent à leurs messes basses.
« Ils sont parents ? », demanda la mère.
« Non », dit-elle catégoriquement. « Enfin, je ne crois pas... Non, ils ne sont pas parents. », confirma-t-elle après un temps de réflexion.
« Pourtant ils se ressemblent un peu, tu ne trouves pas ? », s'interrogea la blonde, intriguée. « Ils ont un air de famille. »
« Non, je ne trouve pas... », murmura Bulma sans cesser d'observer Végéta. « C'est parce qu'ils sont du même peuple. »
« Ah... », dit la mère. « Et à quel peuple appartiennent-ils ? »
« Le peuple Saïyen, maman, je viens de te le dire ! » s'exclama Bulma perdant patience.
Mais sa mère n'avait pas l'air de s'en rendre compte : « Ma petite chérie, qui sont les Saïyens ? Ils sont du sud ? Il a la peau mate... »
Bulma soupira : « Ah, maman, laisse tomber. Je vais voir comment vont les Nameks et dire au revoir à quelqu'un qui doit s'en aller une bonne fois pour toute... » Et joignant le geste à la parole, elle fit volte-face mais non sans avoir d'abord embrassé sa mère qui observait toujours en souriant Végéta mordre à belles dents dans les gâteaux.
A nouveau, elle croisa les bras devant le spectacle. Contrairement à ce qu'elle avait cru lors du trajet, les Nameks avaient l'air d'apprécier sa maison. Ils étaient tous sortis dans le jardin et ils jouaient avec les plus coopératifs des animaux de son père.
« Bien, finalement, ça ne va pas trop mal se passer... » Et elle continua son chemin jusqu'au vaisseau et levant les yeux vers son sommet, elle cria :
« Piccolo ! Je sais que tu es ici ! Montre-toi ! »
Le Namek se pencha d'en haut. « Il fallait que je le voie de mes propres yeux. » dit-il en sautant d'un bond jusqu'à elle et se tournant en direction de la cuisine.
« Ne t'en fais pas. J'ai tout sous contrôle. » lui répéta Bulma. Maintenant, ils regardaient tous deux dans la direction où se trouvait Végéta.
« Tu en es sûre ? », demanda l'être vert.
« Évidemment. », répondit Bulma.
« Il vaudrait mieux qu'il prenne le vaisseau et parte loin d'ici. »
"Moi aussi, je l'ai pensé plus de cent fois depuis notre arrivée.", pensa Bulma. Mais non, personne ne devait savoir qu'elle avait des doutes sur sa décision. « Qu'est-ce que tu insinues ? Que j'ai fait une erreur ? », lui demanda-t-elle irritée. « J'ai tout sous contrôle ! Je suis Bulma Brief, nom d'un chien ! Je suis la femme la plus intelligente de cette planète ! Je sais ce que je fais ! », lui cria-t-elle avec une pose altière.
« Hmm. » Piccolo fronça les sourcils. Il avait du mal à s'habituer à ces déclarations d'auto-estime. « Je t'ai écoutée tout à l'heure quand vous étiez dans la chambre de gravité. Bulma, ta gentillesse ne fonctionnera pas avec lui. Les Saïyens n'ont pas été élevés pour vivre en société. Cette fois, le défi est trop compliqué... même pour toi. »
Sur le coup, Bulma se retourna vers Piccolo, pensive. Un défi ? Elle ne l'avait pas considéré ainsi jusqu'alors.
« Et que veux-tu que je fasse ? Maintenant, il est dans ma maison, non ? »
« Tu as mis en danger la vie de beaucoup de personnes en l'amenant ici. »
La scientifique baissa les yeux au sol. Il aurait été absurde de nier une affirmation aussi vraie. « Il ne fera rien... rien de mal. », affirma Bulma d'un air pensif en retournant son regard vers la cuisine.
« Toute sa vie n'a été que guerre et destruction. Qu'est-ce qui te fait croire qu'un peu de politesse le fera changer ? », demanda-t-il irrité. « Bulma », le ton de sa voix devint encore plus sévère, il voulait qu'elle lui prête toute son attention, « quelqu'un doit te poser la question, es-tu entièrement consciente de ce que tu fais et du danger qu'il représente ici ? », il fallait qu'il le lui demande. C'était comme s'il y avait eu un éléphant rose dans la pièce et que personne ne l'avait mentionné. Piccolo était là pour ça, pour leur rappeler que même s'ils n'étaient que des humains et que souvent leurs actes n'avaient pas de logique, tout acte engendrait toujours des conséquences. Toujours.
Bulma baissa à nouveau les yeux au sol. Piccolo remarqua un soupçon de terreur en eux, ce qu'il avait vu très rarement chez cette femme en dehors du champ de bataille. Il voulut retourner encore le couteau dans la plaie et il crut savoir comment le faire mais il se trompait :
« Yamcha est mort à cause de... »
A l'instant, la jeune femme lui coupa la parole sans aucun égard. Elle le regarda, les yeux emplis de colère :
« Comment oses-tu me parler de lui ! »
Piccolo comprit ce que venait de se passer. La seule explication à sa réaction était que Bulma se sentait coupable de ses actes. Il sut qu'elle avait décidé de ne pas parler de Yamcha et cela lui dévoila une réalité qui poserait problème, un comportement qu'il avait vu plus d'une fois chez des humains : Bulma venait de se décharger de son sentiment de culpabilité en le transformant en colère contre lui, mais Piccolo ne serait pas toujours là pour encaisser et sûrement les conséquences retomberaient sur d'autres personnes. Il implorait juste le ciel que le prince des Saïyens ne figurerait pas parmi les personnes à devoir subir la colère de Bulma. Aucun doute là-dessus, cette femme était complexe. Le problème, c'est qu'elle donnait asile à un homme encore plus complexe qu'elle.
La scientifique reprit contenance après quelques secondes de confusion. Elle ne voulait pas parler de Yamcha. Pas avec lui. Il ne pourrait pas comprendre. Elle reprit la conversation où cela l'arrangeait : « Avec un peu de chance il s'en ira et on ne le verra presque pas. », dit-elle plus pour se rassurer elle-même que pour son soit-disant ami. « Nous devrons juste le nourrir et lui donner un endroit où dormir. »
« Hmmm... » L'homme vert croisa les bras en la regardant. Elle n'était pas une femme stupide. En fait, depuis qu'il la connaissait, elle avait su être d'un grand secours. Ce n'était pas forcément de l'inconscience, peut-être que son grand cœur la conduisait à sa perte. Elle était clairement trop agitée, trop passionnée, trop impulsive. Et cette impulsivité les avait conduit à la situation présente. La voir accueillir tous ses congénères et aussi le prince du peuple le plus cruel de l'univers... Visiblement, elle s'était rendue compte de son erreur et elle devrait la réparer. Même lui, qui se considérait comme un être plutôt rationnel, il avait été surpris en l'entendant les inviter tous chez elle comme on invite deux amis pour le week-end. Et la scientifique n'y avait vu aucun problème. Ça se voyait qu'elle était une enfant gâtée. "Il vaudrait mieux que je les garde à l'œil tous les deux, surtout Végéta."
« Maintenant, je m'en vais pour de bon. Au revoir Bulma. » et il s'éleva un peu dans les airs. Il se demanda s'il devait le dire ou non mais c'était son devoir de le faire alors il ajouta :
« Ne le mets pas en colère. »
« Au revoir, Piccolo. » répondit Bulma sans s'étonner que cet être vert avec une cape disparaisse par la voie des airs.
"Que je ne le mette pas en colère ? Qu'a-t-il voulu dire par là ? Mais je suis la douceur même ! Humpff !"
o-o-o-o
Bulma revint sur ses pas pour retourner vers la maison. Sa mère et son père étaient en grande discussion avec un des extraterrestres. En passant à leur hauteur, la scientifique les salua de la main et se décida à entrer dans la maison après quelques secondes d'hésitation. Végéta était calé dans sa chaise et entouré d'une montagne d'assiettes vides. La voyant entrer, il se leva lentement et s'approcha à grands pas tranquilles. La jeune femme le regarda venir à sa rencontre sans faire un geste. Il s'arrêta devant elle et inclina sa tête vers elle. Il fronça le nez et inspira.
« Qu'est-ce que tu fais ? », lui demanda-t-elle nullement impressionnée.
Il se redressa.
« Ça y est, le Namek est parti ? », préféra demander le prince avec un geste de dégoût.
La question surprit Bulma car elle impliquait qu'il savait que Piccolo était resté dans les parages jusqu'alors. « Tu parles de Piccolo ? », l'interrogea-t-elle à son tour.
« Je me moque de son nom. Je parle de l'ami de Kakarot. Il est parti ou il se cache toujours sur le toit du vaisseau ? »
« Tu sais quoi... Tu devrais enlever ces vêtements déchirés que tu portes. Je ne supporte pas de voir un homme avec des vêtements sales. », fit remarquer la scientifique sans se laisser démonter.
Ce commentaire déstabilisa un peu le prince, même si sa réaction fut pratiquement imperceptible : « Non, humaine ! », corrigea-t-il. « Je n'enlèverai rien. J'ai survécu longtemps avec mon uniforme de combat. »
« Mais il est déchiré et sale ! » protesta Bulma. Elle n'en revenait pas que cela ne le gêne pas de se promener dans ces hardes.
"Ah ! Les hommes !", pensa-t-elle dégoûtée.
« Il n'est pas question que tu te promènes chez moi en haillons alors je devrai t'acheter des vêtements. Demain, j'enverrai quelqu'un t'en chercher. Mais je crois que j'ai quelque chose là-haut dans ma chambre. » mais elle rejeta l'idée à l'instant même. L'idée lui parut grotesque et le pincement au cœur qu'elle ressentit la mit en colère, Végéta ne mettrait pas les vêtements de Yamcha, surtout qu'ils lui seraient trop grands. Son petit ami était beaucoup plus grand que ce prince grincheux.
« Et alors ? », demanda-t-il, sans faire cas de son explication. Tout ce qu'il avait entendu n'était que des bavardages inutiles. Il continuerait à porter son uniforme, un point c'est tout.
« Et alors quoi ? », lui demanda-t-elle, fixant ses yeux bleus sur la figure du prince.
Végéta fulminait. « Je ne supporte pas d'avoir à me répéter... Où est l'être vert ? », reprit le prince en constatant que cette conversation l'irritait profondément.
« Écoute ! », s'exclama Bulma, écœurée. « Je ne te permets pas de me crier après ! »
« Alors réponds quand on te le demande, humaine ! », lui rétorqua-t-il furieux.
« Je m'appelle Bulma ! Bulma ! Tu as des problèmes de mémoire ? »
« Je m'en fiche de ton nom, insolente ! »
Bulma se dressa de toute sa hauteur, indignée : « Et ne m'insulte pas, ingrat ! Je t'ai recueilli chez moi ! Je t'ai offert mille assiettes que tu as englouti comme... comme un animal ! »
« Tu ne m'as pas recueilli, terrienne ! C'est moi qui vous fais l'honneur de ma présence sur cette planète ! »
« Et voici le four ! Quel dommage que vous ne mangiez pas car nous aurions pu vous cuisiner de délicieux petits plats et... », Madame Brief venait d'entrer par la porte suivie par trois Nameks « Oups ! », s'exclama-t-elle en découvrant la scène de la cuisine. « Allons-nous-en, allons... » et elle engagea les Nameks à revenir sur leurs pas par des gestes, ensuite elle ferma la porte derrière elle.
Bulma et Végéta, après l'interruption, reprirent ensemble leur souffle pour retrouver leur calme.
« Oui, Piccolo s'en est allé. » La jeune femme fut la première à parler.
Le prince croisa les bras sans la regarder. « Bien. Il ne t'a pas menti. Il est parti. Je ne sens plus son énergie. »
« Si tu le savais déjà, pourquoi tu me le demandes ? », l'interrogea Bulma.
« Je voulais savoir si tu aurais peur une fois que plus personne ne serait là pour te défendre. » Un demi-sourire apparut sur son visage.
« Tu ne me fais pas peur. », dit la jeune femme avec conviction.
« Pourtant tu devrais. », insinua-t-il, les lèvres toujours à demi contractées.
« Pourquoi ? », lui demanda-t-elle en levant le menton. Elle continua, « Je t'ai donné à manger... »
« Et j'ai déjà fini ! », dit-il en terminant sa phrase. « Tu veux me faire du chantage avec de la nourriture ? » La question sonnait presque comme une moquerie.
« Je parie que j'arriverais à te faire me supplier à genoux pour un peu de nourriture... », le défia-t-elle en souriant.
Végéta se retint de rire. Il se contenta de garder son demi-sourire. Elle était effrontée, aucun doute là-dessus. « Je ne supplie jamais, femme. Je suis le Prince des Saïyens. Je ne demande même pas. J'exige. »
« Ha ha ha ! », Bulma éclata d'un rire sarcastique, la bouche grande ouverte. « Il vaudrait mieux pour toi que tu n'exiges rien de moi ou de mes parents... »
« Quoi ? Que ferais-tu ? », interrogea Végéta, intrigué. "Ça devient intéressant...", se dit-il, "Que pourrait faire une insignifiante terrienne face au prince des Saïyens ? »
La scientifique soupira. « Je suis épuisée, Végéta, je n'ai pas envie de me disputer. », lui dit-elle; les yeux baissé. « Maintenant, je vais te montrer où tu pourras dormir, parce que même la royauté doit dormir, n'est-ce pas ? » Elle ne le vaincrait pas à ce jeu de subtilité alors qu'elle tombait de fatigue.
« On peut dormir n'importe où. », rétorqua-t-il sans relever l'ironie.
« Comment peux-tu avoir autant envie de discuter alors que tu dois être au moins aussi fatigué que moi ? », s'exclama-t-elle en écartant les bras, exaspérée.
Végéta fronça les sourcils encore plus qu'à la normale. « De quoi parles-tu ? », demanda-t-il en gonflant la poitrine.
« En sortant de la chambre de gravité, tu as vacillé sur tes jambes et après, dans la cuisine, ta main a tremblé. Tu ne te sens pas bien. » Bulma plongeait ses yeux dans ceux du prince, à présent, écarquillés de surprise.
« Ne dis pas n'importe quoi, humaine. »
« Bulma », corrigea à l'instant la scientifique. Il fit comme s'il ne l'avait pas entendue :
« Je t'ai dit que j'allais parfaitement bien. », il bougea nerveusement son corps. Il avait pu tromper des centaines de guerriers pendant des milliers de batailles et cette simple terrienne l'avait observé et percé à jour en moins d'une minute.
« Tu devrais aller dormir. »
« Je dormirai quand il me plaira. », affirma le prince en détournant le regard vers l'escalier. Mais il repoussa à l'instant l'idée qui lui était venue à l'esprit. Bulma décida de ne pas jouer le jeu du Saïyen Elle ne voulait pas discuter davantage contrairement à lui. Elle était trop fatiguée.
« Comme tu voudras... », murmura-t-elle. « Viens, je vais te montrer où vous allez tous dormir. », et elle fit le mouvement de se retourner.
« Un instant ! », s'écria-t-il. « Comment ça, "tous" ? »
« Tu dormiras avec les autres. », répondit-elle sans le regarder.
« N'imagine même pas que je vais dormir avec ces grenouilles ! », s'exclama-t-il, furieux.
"Ces grenouilles ?", pensa Bulma, amusée. Elle le regarda. « Ces grenouilles ? », se décida-t-elle à dire avec un sourire.
Il se redressa et affirma : « Je dormirai dans la chambre de gravité. »
« Mais il n'y a pas de lit là-bas... » La scientifique en était abasourdie.
« Je suis un guerrier de l'espace, femme. J'ai déjà dormi dans des endroits bien pires. »
« Bulma. », corrigea-t-elle de nouveau.
« Je dormirai dans la chambre de gravité. », répéta Végéta. « Et il n'y a rien à ajouter, femme ! », dit-il en insistant sur ce dernier mot. Il sortit de la cuisine pour retourner au petit vaisseau.
Bulma se retourna pour monter les escaliers en l'injuriant. Elle se rendit directement à sa chambre.
o-o-o-o
"Maudite femme bizarre ! Si elle n'était pas une amie de Kakarot, je l'aurais désintégrée sur le champ. Elle m'a même crié dessus ! A moi ! Aaah ! J'aurais dû la réduire en cendres à l'instant même. Non. Je ne peux pas la tuer, elle sait quelque chose. Elle me sera utile pour connaître ton maudit secret, Kakarot. Elle ne me l'avouerait pas sous la torture. Apparemment, ces humains tiennent beaucoup les uns aux autres. Le petit nain blanc ami du type à trois yeux avait sacrifié sa vie pour l'autre. Les idiots ! Ça n'a servi à rien."
Souvenirs de bataille. Calme.
"J'aurais voulu pouvoir la torturer. Voyons voir ce que cette prétentieuse stocke ici. Une trousse à pharmacie. Ça pourrait m'être utile pour l'entraînement. Bah, il n'y a presque rien à l'intérieur. Des bandes, des ciseaux, une bouteille. Un liquide jaune. Beurk ! Quelle odeur désagréable a ce truc. C'est sûrement un poison. Je devrais faire plus attention. Il y a quelque chose d'écrit. Si seulement j'avais mon détecteur. Merde ! Je devrais apprendre la langue des terriens. Je ne peux pas leur faire confiance."
Détermination.
"Non, je ne peux pas la tuer, mais aujourd'hui j'aurais pu le faire un million de fois. Où puis-je dormir là-dedans ? Il y a peut-être quelque chose pour ça... J'aurais dû monter l'escalier et choisir n'importe quelle chambre. C'est sûrement en haut que se trouvent les chambres de la famille. J'aurais dû dormir dans le meilleur lit. Non. Plutôt mourir que de partager plus de choses avec eux. Même si je devrais prendre une douche. Demain, je ratisserai cette planète et je me baignerai quelque part. Dans cette caisse, il n'y a que des outils. Stupides humains ! Mais cette femme aux yeux bizarres est intelligente. Je devrais me méfier d'elle. Elle trame à coup sûr quelque chose. Elle croit qu'elle va me tromper avec sa fausse gentillesse, cette espèce de... Peut-être qu'elle n'est pas si intelligente après tout. Sinon, elle serait plus puissante. Quoiqu'elle n'a pas l'air intéressée par le pouvoir... Bah ! Bêtises ! Tout le monde cherche le pouvoir. Les autres ont l'air stupides. Sa mère est insupportable. Oui, c'est elle, la plus dangereuse. Ahh ! Dans ces tiroirs non plus il n'y a rien qui puisse me servir pour appuyer ma tête. Je devrai à nouveau utiliser mon armure pour dormir. » Colère. Comment ose-t-elle ne pas avoir peur de moi ? Je me suis approché pour sentir sa peur et pas un soupçon de terreur ! Elle sentait juste une odeur répugnante, sûrement une mixture de sorcière. La peur sent bon. Mais pour qui elle se prend ? Visiblement, elle est folle. Oui. Sinon elle ne serait pas venue sur Namek. Et sinon, elle aurait peur de moi. Pourquoi est-elle allée sur Namek ? Ah, oui. Son petit ami. Ce pauvre imbécile. Les saïbamen l'ont tué sans problème."
Diversion
"Combien d'entrée y a-t-il ? Bien. Seulement une. Je dormirai à côté. J'éteindrai les lumières. Si j'ai tué son petit ami, comment a-t-elle pu m'inviter à vivre ici ? Maudite sorcière ! Elle a un plan. Elle veut se venger. Elle est intelligente mais pas autant que moi. Elle va essayer. Je n'ai qu'à la supporter jusqu'à ce qu'ils ressuscitent Kakarot. Je vais m'entraîner pour le dépasser et après je les tuerai tous."
Espoir
"Humpf, elle a deviné que j'étais fatigué. Je le dépasserai. Je ne me souvenais pas de ce trou dans mon armure. Hmm... Freezer. C'est moi qui aurais dû te tuer ! Moi ! Pas cet imbécile de Kakarot. Super-Saïyen. Un guerrier comme moi. Je serais le plus puissant. Comment a-t-il fait ? Comment ? Après, je n'aurai pas de rival. L'univers sera à moi. Freezer ! Répugnant lézard pervers ! J'ai passé tant de temps à attendre. Tant de temps..."
Rêve. Cauchemar.
o-o-o-o
"Bien, maintenant je vais dormir tranquille", se dit Bulma en se jetant sur son lit. Elle s'était mise à penser à tout ce qui s'était passé ces derniers jours mais cela lui fit une peine extrême. Elle avait décidé au moment où ils avaient mis le cap sur la maison de ne plus revenir dessus. C'était douloureux. Toute cette terreur, tout ce sang. C'était trop. Elle aimait l'aventure que représentait un voyage vers une autre planète, c'était une idée attrayante. De nouveaux mondes, de nouveaux horizons, des lieux à explorer, des dangers qui guettent à esquiver. Pourquoi était-elle si curieuse ? Elle savait que sans elle ils n'auraient pas pu aller à Namek, Goku n'aurait jamais pu s'entraîner et devenir Super-Saïyen. "Sans moi, l'histoire ne serait pas la même.", se dit-elle avec orgueil. Goku, son cher ami Goku, son ami fidèle depuis l'enfance. Maintenant, il était mort et le petit Son Gohan avait perdu son père et Chichi était maintenant seule. Ensuite, elle se gronda à voix haute : « Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ? », elle se releva. « Mon petit ami a été tué et je ne pense qu'à la tristesse des autres ? Qu'est-ce que j'ai ? Moi aussi, je me retrouve seule ! » Elle se tourna vers la table de nuit. Elle vit la photo posée dessus. A nouveau, elle ressentit un pincement au cœur
« Mais qu'est-ce que tu fais ? » s'irrita-t-elle contre elle-même en se redressant dans le lit. « C'est vrai : ce Saïyen prétentieux va vivre ici ! Pourquoi ? Pourquoi je cherche les ennuis ? » Elle frappa des poings sur le lit. « Je l'ai invité dans un moment de joie hystérique et maintenant il ne s'en ira pas... Il n'a nulle part où aller ! Moi aussi à sa place, je resterais ! »
« Maudite soit ma bonté naturelle ! »
« Il veut attendre Goku pour l'affronter... Ces stupides Saïyens, on dirait qu'ils ne pensent qu'à se battre. Ça doit être son mobile. Mais il n'a nulle part où aller... », se répéta-t-elle pour se convaincre. « Il est l'instigateur de la mort de Yamcha... Oh, mon Dieu, Yamcha ! J'espère que tu me pardonneras un jour pour ça. » La jeune femme aux cheveux bleus fixait le portrait sur la table de nuit. Ils sortaient déjà ensemble quand ils avaient pris cette photo. C'était le jour où Yamcha lui avait fait la surprise de l'emmener faire un pique-nique à la campagne mais la chance était tellement contre eux qu'il avait plu et qu'ils avaient dû se réfugier dans une petite grotte. C'est là qu'ils avaient pris la photo, trempés et complètement saouls après avoir bu autant de vin. Elle se demanda depuis combien de temps ils n'avaient pas pu s'amuser et faire mille folies ensemble et elle s'étonna en réalisant que cela faisait plus d'un an. Elle s'assit sur le lit et prit la photo entre ses mains. La dernière fois, c'était quand elle lui avait demandé de l'emmener à la plage et qu'il avait cédé devant son insistance. Rien de spécial. Elle ne se souvenait pas si c'était avant ou après l'arrivée du frère malveillant de Goku, il y avait de ça un an tout au plus. « Yamcha », murmura-t-elle. Et son cœur se serra encore. Peut-être qu'elle avait commis une bêtise, une bêtise qui pouvait non seulement mettre en danger sa famille mais aussi la planète entière mais maintenant elle devait se sortir du pétrin dans lequel elle s'était mise. Bien sûr, personne ne saurait qu'elle savait qu'elle s'était trompée.
« Non, il ne fera rien », murmura-t-elle en serrant contre elle la photo. « Il ne peut pas, il n'a rien ni personne, où irait-il sinon ? Aujourd'hui, il était fatigué et il avait faim... » « Mais que tu es bête, Bulma ! », s'écria-t-elle, de nouveau furieuse contre elle-même. » Il pourrait détruire le monde entier d'un de ses rayons laser et toi, tu t'imagines qu'il n'en fera rien parce qu'il a faim... » Elle grogna, mais soudain son visage s'illumina grâce à l'idée qui venait de lui traverser l'esprit. Elle venait de comprendre quelque chose qui lui avait échappé pendant sa discussion avec Piccolo. Maintenant après ce dialogue avec elle-même dans son lit, cela la faisait sourire de soulagement. C'était logique, d'une logique écrasante : s'il ne l'avait pas déjà fait alors qu'il avait même un vaisseau spatial pour partir après les avoir éliminés, il n'y avait pas de raison pour qu'il le fasse plus tard. Il avait insinué dans leur conversation dans la cuisine que s'il voulait quelque chose, il le voulait tout de suite. "Il y a quelque chose qui le retient, c'est sûr. Peut-être son obsession pour Goku, le pauvre idiot croit pouvoir le dépasser.", se dit-elle en se laissant retomber sur le ventre. "Il n'est pas idiot. Il est intelligent, mais pas autant que moi. Apparemment, ce damné est un génie en stratégie militaire et les garçons n'arrêtent pas d'admirer sa finesse..."
« Il le ferait ? », se questionna-t-elle en se levant du lit et sortant sur le balcon. Dans le jardin, sa mère répartissait en trois files un groupe de Nameks motivés pour participer à ce qu'elle tramait.
« Bulma ! », l'appelait-on d'en bas. C'était son père, qui mettait en selle sur son vélo un petit Dendé terrifié pendant que d'autres extraterrestres regardaient en souriant. « Nous allons nous coucher, d'accord ? »
Bulma remarqua comment d'un seul coup, tous les Nameks se bouchèrent les oreilles l'air gênés.
« D'accord ! », lui cria-t-elle. « Moi aussi, je vais me coucher ! A demain ! », dit-elle en disant à tous au revoir de la main. Elle les vit se disperser chacun vers ses appartements : ses parents à l'intérieur de la maison et les Nameks vers leurs espaces. Dendé allait plus vite que les autres. Elle remarqua comment ils évitaient curieusement de passer près de la chambre de gravité, en faisant un détour.
La nuit tombait. Sa vue se fixa sur le vaisseau, aux lumières encore allumées. "Dépassera-t-il Goku en s'entraînant là-dedans ?" Elle retourna à ses pensées antérieures. "Il est évident qu'il s'est approprié la chambre de gravité et il a dit à mon père qu'il s'entraînera là-dedans.", raisonnait-elle en s'appuyant sur la rambarde, la paume de la main sur la joue. "Il ne me reste qu'à attendre. Ce qui est fait, est fait. Je l'ai invité. et il est là. On ne peut pas faire marche arrière." Elle fit volte-face pour retourner dans sa chambre et se jeta à nouveau sur son lit. "Je devrais être aimable avec lui. Cet espèce d'imbécile va dormir dans la chambre de gravité..." Elle en avait assez de penser au Saïyen et ferma les yeux pour dormir.
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« Quelle sale tête de mule, ce Saïyen ! » Bulma se retournait dans son lit en essayant de trouver le sommeil. Fatiguée comme elle l'était, cela paraissait incroyable qu'elle n'y arrive pas. Elle se leva. Elle savait ce qui l'empêchait de fermer l'œil et elle décida d'y remédier. Elle se dit que les robots ménagers ne pourraient pas s'en occuper, elle mettrait plus de temps à les programmer pour une tâche aussi inhabituelle que si elle le faisait elle-même. "Où mon père a-t-il mis ces vieilleries ? Ah ! Je suis sûre qu'il les a laissées dans un des débarras." Elle descendit les escaliers dans le noir. Elle vivait dans cette maison depuis si longtemps qu'elle pouvait y circuler les yeux fermés. Elle sortit par la porte principale et tourna à droite non sans avoir d'abord jeté un coup d'œil à la chambre de gravité allumée. "Sale tête de mule !"
Le silence s'était fait. Même les Nameks s'étaient endormis aussi. Elle pénétra dans le premier débarras, alluma la lumière et chercha à l'intérieur. "Quelque chose d'aussi gros devrait sauter aux yeux dans des pièces aussi petites... Hmmm... Non, il n'y en a pas un seul ici..." Elle ferma la porte et ouvrit le débarras suivant. "Merde ! Là non plus ! Je devrais créer une capsule qui en contienne un.", pensa-t-elle furieuse de l'absurdité de son idée. Elle ferma les yeux et ouvrit le débarras suivant. "Bingo ! Je savais qu'ils devaient être quelque part par là. Mon père ne jette jamais rien. Même pas ce vieux vélo ! Voyons voir comment je vais sortir ça d'ici..."
Tama était juché dans l'arbre au centre du jardin. Il savait qu'il était l'animal préféré des lieux et par conséquent, cet arbre était à lui. Le sien et celui d'aucun autre animal. Il avait même réussi à ce que les singes stupides le laissent tranquille. Il leva la tête en entendant des plaintes. On aurait dit que quelqu'un faisait un gros effort. De l'angle derrière la maison, il vit apparaître la fille de son maître traînant quelque chose de très grand et lourd. Il retourna à son repos. Cette femme était folle et ne méritait même pas qu'il fasse l'effort de la comprendre.
« Sale Saïyen, têtu comme une mule... », scandait Bulma de temps à autre en progressant vers la chambre de gravité. « Ce truc pèse autant qu'un mort... Ah... Allez, encore un effort... Allez, Bulma, tu ne connais pas les arts martiaux mais tu dois au moins avoir un peu de force... Allez... Juste encore un peu... », et elle le traîna, le traîna jusqu'à arriver au pied de la chambre de gravité. « Enfin ! », s'exclama-t-elle en un souffle en le laissant tomber au sol. Elle soupira soulagée et leva immédiatement les yeux sur le petit vaisseau. Sa colère revint. « Quelle tête de mule, ce Saïyen ! » Elle monta la rampe et frappa de toutes ses forces trois coups contre la porte.
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Bom ! Bom ! Bom !
Les coups le réveillèrent en sursaut. Il avait l'habitude de la cruauté de la guerre et, sa mémoire belliqueuse en éveil, il se leva pour se mettre en garde. Tout était sombre et calme autour de lui. Il se relaxa en se rappelant où il se trouvait : dans la chambre de gravité, chez cette famille bizarre, sur Terre. Ce qu'il avait entendu provenait de l'extérieur. Quelqu'un avait touché la porte et après cette journée étrange, il ne pouvait s'agir que d'une personne avec une puissance si minuscule qu'elle ne l'avait pas alarmé dans son sommeil. Il se dirigea vers la porte de mauvaise humeur mais trébucha sur ce qui semblait être une barre de fer. Il sourit en se souvenant de la scène de cette soirée. "Quelle ironie...", pensa-t-il. Il repoussa l'objet du pied sur le côté et ouvrit la porte. Il n'y avait personne. Il regarda par terre et leva un sourcil perplexe en voyant l'objet étendu là. "Pourquoi avait-elle fait une chose pareille ?"
Sur le seuil de la porte, se trouvait un matelas.
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Alors, ça vous a plu ? Généreux, ces longs chapitres, n'est-ce pas ? Et cela va devenir de plus en plus palpitant.
Merci de laisser une critique si vous avez aimé, ça m'encouragera à continuer à traduire la suite. ^_^
Cela fera aussi plaisir à Dramaaa.
Dimitrova (traductrice)
