Sur le Toit
Auteur : Dramaaa
Traduction de l'espagnol : Dimitrova
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CHAPITRE 6
"Ça va être compliqué."
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Quand la porte s'ouvrit, il sortit en se concentrant pour bien assimiler le fait qu'il avait dû retourner sur cette planète. C'était la seule chose à faire, peut-être que s'il avait de la chance, le basse classe serait déjà revenu de son voyage dans l'Univers. Il passa la porte mais s'arrêta sur la rampe en remarquant quatre légers kis, dont un plus fort que les trois autres. Il ouvrit les yeux et vit le petit ami de la scientifique, un animal agrippé à l'épaule, accompagné par la femme blonde. Et aussi la jeune femme aux cheveux bleus. Elle était là, une main posée sur la hanche, et contrairement aux trois autres, tranquille et sereine, à le fixer de ses yeux couleur de saphir. Sa coupe de cheveux était différente. Une boule emmêlée bleue coiffait sa tête et il dût se retenir pour ne pas lancer une moquerie.
« Végéta ! Qu'est-ce que tu es venu faire par ici ? » , lui demanda l'humain, visiblement stressé.
Il continua à regarder Bulma même quelques secondes après la question, ce qui les incommoda tous sauf elle. Cette fois non plus, la jeune femme aux cheveux bleus ne le craignait pas. Finalement, il la quitta des yeux pour sentir l'atmosphère. Non, il n'avait pas eu de chance : le fils de Bardock n'était pas là. Il se reprit pour répondre à la question :
« Je viens pour voir Kakarot, où est-il ? » Cette fois, il remarqua la pose ridicule du guerrier terrien. Celui-ci était en garde, comme s'il aurait pu faire quoi que ce soit si le Saïyen avait décidé de l'attaquer.
« Quoi ? Tu ne l'as pas rencontré dans l'espace ? » , le questionna-t-il, stupéfait.
Il sauta dans le jardin. On aurait dit que cet homme insignifiant voulait vraiment le défier. "Bien" , pensa-t-il, "ce sera amusant de le voir mourir une autre fois." « Je ne pense pas répondre à une question aussi stupide ! » , lui répondit-il en le provocant. Il obtint le résultat escompté car le terrien serra les poings, furieux.
« Allons, Yamcha. » La jeune femme venait enfin de prendre la parole pour stopper ce qui ressemblait à une dispute de gamins. Elle s'adressa d'abord à son fiancé : « Du calme, pourquoi ne pas au moins lui laisser prendre une douche ? » Et elle se dirigea vers Végéta, s'arrêtant juste devant lui. Ils se dévisagèrent à nouveau et le prince plissa les yeux en se demandant ce qui pouvait passer par la tête de cette femme. Il remarqua comme son corps sursauta à son contact. Elle avait osé le toucher encore une fois, et ce qui était pire, en passant l'index sur son armure brisée, comme pour attirer son attention. « Et toi ! » , s'exclama Bulma en fronçant les sourcils, « Tu devrais te laver parce que tu es très sale. » Le Saïyen en resta stupéfait, mais moins que lors de ses premières rencontres avec elle. Il s'attendait à tout venant de cette humaine téméraire qui finalement, leva son index et il se trouva ridicule à suivre des yeux le doigt de la femme qui lui indiquait de la suivre. « Suis-moi, je vais te guider. » Le prince se prépara à lui hurler dessus en lui demandant pour qui elle se prenait de le traiter ainsi mais elle le devança et brisa ses plans :
« Dépêche-toi ! Et n'oublie pas les bonnes manières ! Tu es devant une demoiselle ! »
Cela lui parut délirant. Jamais, jamais aucun être vivant ou mort, ni même son père quand il était enfant, absolument personne, même pas Freezer dans un mauvais jour, n'avait osé lui parler ainsi. Avant même de reprendre ses esprits, il lui avait emboîté le pas, montant les escaliers qui menaient à l'étage.
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« Incroyable... » , murmura Yamcha.
« Végéta obéit à Bulma ? » , se demanda Puar, perplexe.
« Personne ne veut une tasse de thé ? » Madame Brief, emportée par l'émotion de revoir le prince, ne s'était pas rendue compte que tout le liquide se déversait sur le sol. « Oh, mince ! » , s'exclama-t-elle, « Il vaudrait mieux que je retourne à l'intérieur programmer les robots pour qu'ils nettoient tout ce désastre. » Elle disparut en souriant plus que d'habitude mais aucune des deux personnes restantes n'y fit attention.
« Yamcha, Yamcha. » Puar essayait d'attirer l'attention de son ami. « Que se passe-t-il, ici ? »
Mais le guerrier, totalement absent, changea son expression en une moue de colère inquiète et murmura autre chose : « Il faut que j'appelle Krilin. » Et il entra tête basse dans la cuisine de la résidence.
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Ils traversèrent le jardin silencieusement, lui regardant le sol, les mains sur les hanches, essayant encore de réaliser ce qu'il était en train de faire, et elle, d'un pas solennel. Ce fut quand le Saïyen la dépassa dans les escaliers qu'elle parla :
« On peut savoir où tu vas ? »
« Je sais parfaitement où sont mes appartements, humaine, ce que j'ignore c'est pourquoi tu tiens à m'accompagner. » , lui répondit-il sans la regarder.
« Eh bien pour... » , tenta de répliquer la jeune femme mais soudain elle s'arrêta net. Elle venait de se rendre compte qu'elle non plus ne le savait pas. Il avait passé plus de quatre mois ici et il connaissait par cœur le chemin jusqu'à sa chambre. Malgré tout, elle emboîta le pas au Saïyen, qui était déjà rentré dans la pièce, évidemment sans l'attendre et en fermant la porte derrière lui.
« Je vois que tu as toujours les mêmes manières. » , fit remarquer Bulma appuyée contre le chambranle de la porte.
« Et moi, je vois que vous n'avez toujours pas mis de serrure aux portes de cette maison. » Il était de dos, les bras croisés, et regardait par la fenêtre. C'était le même paysage qu'il avait quitté presque neuf mois terrestres plus tôt. Rien n'avait changé si ce n'est que ces gêneurs de Nameks n'étaient plus là.
« Où étais-tu ? » , lui demanda-t-elle en entrant dans la chambre.
Le prince répondit toujours sans la regarder : « Cela ne te regarde pas, de plus, je crois que tu connais déjà la réponse. » Et il ajouta, cette fois, en se tournant pour l'observer : « Ou alors le radar ne fonctionnait pas... » Il s'arrêta en remarquant qu'elle n'arrêtait pas d'ouvrir et fermer les tiroirs. « Que fais-tu ? » , lui demanda-t-il, étonné.
« Je te cherche une serviette. » , répondit Bulma, la tête dans l'armoire.
Il s'approcha de la coiffeuse, juste à côté d'elle, et ouvrit le dernier tiroir pour prendre lui-même une serviette et la lui montrer. Il lui lança un de ses regards inquisiteurs, de ceux qui lui faisaient plisser encore plus le front. « Tu peux être très docile quand tu veux. »
Elle saisit la serviette, lui rendit son regard et un sourire narquois apparut sur son visage. « Toi aussi. » , lui répliqua-t-elle avant de se diriger vers la salle de bain.
Il plissa encore plus le front. Il savait à quoi elle faisait allusion. Depuis la salle de bains, il entendit : « Pendant un moment, j'ai crû que tu savais te comporter avec une dame comme moi. »
Végéta détourna la tête et soupira. Évidemment. Il était un prince. On lui avait enseigné des bonnes manières très strictes que, tout au long de sa vie de guerrier, il n'avait quasiment jamais pu mettre en pratique. Un bref instant seulement, il se demanda si ce n'était pas pour cela qu'il l'avait suivie mais tout de suite, il écarta cette idée : « J'ai juste respecté le marché. » , murmura-t-il plus pour lui-même que pour elle, avant de hausser la voix : « J'ai juste respecté le marché. » , répéta-t-il pour que la jeune femme l'entende alors qu'il enlevait son armure et la laissait dans une corbeille à linge. « Et toi, tu n'es pas une dame. » , ajouta-t-il en se laissant tomber sur le lit et en fermant les yeux. Bien qu'emmener le matelas avait été une excellent idée, la douceur de ces draps était incomparable. Il ferma les yeux, attendant en vain qu'elle s'en aille.
« Qu'as-tu dit ? » La scientifique sortit de la salle de bain et resta à le regarder, perplexe. Elle l'avait entendu lui parler depuis la chambre mais n'avait pas compris. Il resta impassible et elle devina une raillerie : « Bah, tant pis. Cause toujours ! » , lui dit-elle avec nonchalance. Le prince entrouvrit un œil après ce commentaire méprisant et vit qu'elle s'approchait du lit.
« Tu es vraiment fatigué, hein ? » , lui dit-elle, juste à côté.
Végéta, qui avait toujours les yeux fermés, les rouvrit pour répondre mais changea de tactique immédiatement. Pendant quelques secondes, il la regarda attentivement.
« Quoi ? » , demanda Bulma.
« Je me demandais lequel des animaux du jardin vous avez dû tuer pour te mettre tous ces poils bleus sur la tête. » Et il ferma à nouveau les yeux, apaisé. Depuis son arrivée, il avait voulu le lui dire mais c'était le moment parfait. Tout de suite, arriva ce qu'il espérait :
« Qu'as-tu dit ? » , cria la scientifique. « Je suis extraordinairement belle ! Que dis-je, belle ? » Elle ouvrit les bras indignée. « Je suis spectaculaire ! Comme si tu t'y connaissais en matière de coiffure à la mode de toute façon ! » Le prince resta impassible et la jeune femme comprit qu'elle n'avait pas réussit à le provoquer comme elle le voulait avec cette remarque. Elle croisa à nouveau les bras, furieuse, regardant un côté de la chambre. Elle respira profondément pour se calmer. « Bah, cause toujours. » , répéta-t-elle. Ses yeux bleus s'étaient baissés sans le vouloir sur le panier avec l'amure du guerrier. Sa colère s'envola instantanément. « Ton armure est tâchée de sang, Végéta ! » , s'exclama-t-elle en la sortant. « Est-ce que tu es blessé ? »
« Ce sang n'est pas le mien. » , répondit nonchalamment le prince qui avait toujours les yeux clos.
Bulma interpréta cela comme une tentative d'intimidation de sa part : « On pourrait savoir ce que tu as fait là-bas, hein, fou ? »
En entendant cela, cette fois, il ouvrit les yeux. « Rien qui te concerne, enquiquineuse ! » Et il se releva comme mû par un ressort pour commencer à se déshabiller en baissant la partie supérieure de son uniforme.
« Bien sûr que ça me concerne ! » , lui cria la scientifique sans se rendre compte qu'involontairement elle se trahissait par cette affirmation si véhémente. Elle vit comment les muscles de sa partie supérieure maintenant découverte se tendaient alors qu'il l'observait minutieusement.
« En quoi ? » , lui demanda-t-il, calme et intrigué.
« Quoi ? » Elle s'attendait à ce qu'il continue à crier, pas à ce qu'il prenne ce ton de voix presque apaisé.
« En quoi ça t'intéresse ce que je pouvais faire là-bas ? » , répéta-t-il en levant le menton et fronçant encore plus les sourcils.
Pendant un instant elle parut pensive, mais immédiatement elle se reprit et se campa devant lui, les mains sur les hanches : « Parce que tu avais emmené mon vaisseau, pour quelle autre raison veux-tu que ce soit ! »
« Arrête de t'inquiéter pour ma chambre de gravité et inquiète-toi plutôt pour cet insolent que tu as en bas. » , lui dit-il en s'asseyant sur le lit et en enlevant une de ses botes.
« Cet insolent est mon fiancé ! Tu ne te souviens pas qui il est ? »
« Non. » , mentit-il sereinement en se dépouillant de son autre botte.
« C'est incroyable ! » , s'exclama la scientifique en écartant les bras.
« Celui qui est en bas est un insolent. » , dit-il en se levant tranquillement et en se dressant devant elle. « Et un lâche. » , précisa-t-il en croisant les bras.
« Il n'est pas lâche ! » De toutes les fois où il l'avait vue s'emporter, celle-ci était la plus spectaculaire. « Il s'est battu contre des gens méprisables comme toi pour nous sauver ! » , vociféra-t-elle si fort que son visage rosit.
Végéta ferma les yeux pour se concentrer. Sans cela, il lui aurait tordu le cou lentement et cela ne convenait pas. Encore une fois, il se souvint de Kakarot et il désira comme jamais qu'il soit ici pour pouvoir défouler toute la furie que cette femme vulgaire le forçait à contenir.
« Écoute-moi, humaine. » , commença-t-il à dire en gardant son calme. Il ouvrit les yeux et vit que la jeune femme avait les bras croisés et soutenait son regard. C'était comme si elle attendait vraiment une explication à cette conversation absurde. Il continua : « J'ai croisé des milliers de guerriers et je peux t'assurer que celui qui est en bas te prouvera tôt ou tard qu'il est un lâche. » Tout au long de sa sombre vie, il avait connu toutes sortes d'hommes et il lui plaisait à penser que c'était toujours dans la tension de la bataille que l'on connaissait leur vraie nature. Pour lui, celui d'en bas appartenait au groupe des faux courageux : des combattants qui se laissaient porter non pas par l'honneur d'appartenir à une race ou par le désir de se dépasser mais par le contexte de guerre dans lequel ils se trouvaient et ils pouvaient paraître courageux aux yeux des autres mais la triste vérité était qu'ils voulaient simplement impressionner leur entourage, se laissant contaminer par l'altération des émotions propre au combat. Ce genre de guerriers étaient parmi les premiers à tomber car normalement ils avaient tendance à trop se sur-estimer. Durant les batailles où il avait été mêlé, il avait pu le vérifier de nombreuses fois. Trop émotifs, agressifs et sans beaucoup de personnalité et d'intelligence. Et il semblait que celui d'en bas, le fiancé de la jeune femme, remplissait tous les critères.
Il attendit sa réponse, mais à sa grande surprise, si auparavant elle s'emportait jusqu'à l'exagération, maintenant elle semblait calme et un sourire apparut même sur son visage.
« Et en quoi ça t'intéresse ? » , dit finalement la scientifique en croisant les bras.
Là était sa réplique. En arrivant sur La Terre, le prince était conscient que dès qu'il la rencontrerait, ils se disputeraient. Et non seulement ils étaient en train de se disputer mais ils s'étaient plongés dans une nouvelle lutte de pouvoir qui caractérisait tellement leurs rencontres antérieures. Avec ce "en quoi ça t'intéresse ?" , elle lui renvoyait la même question qui l'avait laissée K.O. juste avant. Et le pire, avec ce "En quoi ça t'intéresse ?" , elle réussissait ce qu'il avait sous-entendu précédemment : suggérer que cela lui importait. Ils se dévisagèrent pour la énième fois depuis qu'ils s'étaient rencontrés. Tous deux se rendirent compte à l'instant que rien n'avait changé.
Comme elle, il sut sortir de cette impasse. « Fais en sorte qu'il ne me dérange pas en voulant finir en héros. »
« Ce qui veut dire que tu comptes rester ? »
« C'est encore une invitation, humaine ? »
« Même sans ça, tu resterais de toute façon, non ? »
« Pourrais-tu m'en empêcher ? »
« Pourrais-tu m'y obliger ? »
« Tu veux vérifier ? »
« Tu veux m'y obliger ? »
« Que ferais-tu pour... ? »
« Pour t'en empêcher ? » , lança-t-elle, terminant sa question. Il profita de l'interruption pour se diriger vers la salle de bain et elle le suivit du regard.
« Souviens-toi que tu ne dois jamais... »
« Si je ne dois jamais sous-estimer une femme, la prochaine fois, mets-en une vraie devant moi ! »
« Je suis une dame ! » , cria-t-elle indignée, le voyant s'éloigner pour clore la discussion. « Et il n'est pas un lâche ! » , s'exclama finalement la jeune femme.
Végéta la regarda du coin de l'œil avant de fermer la porte du pied.
« Cause toujours ! » Et il claqua la porte.
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« Prétentieux ! » , dit Bulma en arpentant le couloir. « Et en plus, il m'imite ! » , cria-t-elle toute seule. « Maudit Saïyen arrogant et vaniteux ! » Elle se tourna face à l'escalier. « Je devrais prendre son uniforme et le lui brûler ! » Soudain, elle s'arrêta, un rictus sur les lèvres. Elle revint sur ses pas pour retourner dans la chambre du prince. "Ah, tu vas voir !", pensa-t-elle.
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En descendant à la cuisine, elle tomba sur sa mère qui tapotait sur l'ordinateur central et sur une foule de robots ménagers qui allaient d'un bout à l'autre, se cognant contre les meubles. Madame Brief leva les yeux et en apercevant sa fille, elle abandonna ce qu'elle faisait pour s'approcher d'elle et la prendre dans ses bras :
« Il est revenu ! » , dit-elle. « Ma fille ! Le prince est revenu ! » Et elle la serra encore une fois dans ses bras, éperdue d'émotion.
« Ne t'excite pas tant, maman, il est juste venu pour se battre avec Goku et après, il s'en ira. » , lui dit-elle en se libérant de l'étreinte de sa mère, et elle s'installa devant l'ordinateur en évitant les petits androïdes . "Il restera ?" , pensa-t-elle.
« Il restera. » , s'exclama sa mère en la regardant. On aurait dit qu'elle avait lu dans ses pensées. « Il ne s'en ira pas, tu trouveras bien quelque chose pour ne pas qu'il parte ! » Maintenant, c'était la blonde qui évitait les petits androïdes qui s'éparpillaient en formation pour entrer dans leur habitacle.
« Où est Yamcha ? » , demanda-t-elle en regardant le jardin par la fenêtre. Elle avait choisi depuis longtemps d'ignorer sa mère quand elle recommençait avec son obsession pour Végéta. D'un autre côté, elle savait qu'elle avait une conversation à poursuivre avec son fiancé, et le plus tôt serait le mieux.
« Il est monté à l'étage avec Krilin. » , lui répondit sa mère en sortant d'un meuble un plateau rectangulaire.
« Avec Krilin ? » Elle fixa son regard à nouveau sur la blonde.
« Je l'ai entendu l'appeler par téléphone, ma petite chérie, et il avait l'air très inquiet. » , commença à expliquer sa mère en ouvrant le réfrigérateur pour en sortir quelques gâteaux.
« Il lui a dit qu'il avait besoin de lui ici sans faute. » En disposant les gâteaux sur le plateau, elle ne remarqua pas l'expression de dégoût qu'affichait maintenant sa fille. « Mais tu sais bien que je n'aime pas écouter les conversations des autres, ma puce. »
En écoutant cette dernière affirmation, la jeune femme revint à elle-même et resta immobile à l'observer fascinée. « Oh, maman, tu es incroyable. » Elle s'approcha d'elle en souriant, lui donna un baiser et se retourna pour monter l'escalier. Elle ne pouvait rien faire d'autre que de baisser les bras face au sans-gêne avec lequel sa mère avait sorti ce mensonge dont elle avait été la première à souffrir tant de fois.
« Bulma ! » , l'appela-t-elle avant de la perdre de vue.
« Oui ? » , demanda la scientifique du bas de l'escalier.
« Ton père et moi allons préparer un barbecue pour fêter le retour du prince. Préviens tes amis, d'accord ? »
« Très bien. » , répondit-elle en montant les escaliers. « Je suis sûre qu'ils rêvent de fêter ça. »
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En montant les escaliers, elle entendit son fiancé et Krilin qui discutaient sur la terrasse centrale et elle les rejoignit. Il fallait qu'elle parle à Yamcha. Elle le devait après leur dispute et surtout après la rencontre avec Végéta qui l'avait sûrement beaucoup déconcerté. Il ne l'avait jamais vue avant interagir avec le prince et elle était sûre que sa façon de traiter le Saïyen désorientait les autres.
"Ah, les hommes !", se dit-elle. "Cela va être compliqué de les avoir tous les deux ici."
Et alors lui revint son interrogation précédente : "Il restera ?" Et, sceptique, elle se prépara à sortir sur la terrasse.
« Alors ce n'était que Végéta. » , soupira le petit guerrier. « Je suis venu le plus vite possible en pensant que Goku était revenu. »
« A ce que je sais » , reprit son fiancé, « il est juste venu pour se battre contre lui. »
« J'espère juste qu'il n'est pas venu pour nous faire des ennuis. » , ajouta Bulma en les rejoignant.
Yamcha, en l'entendant, se tourna vers elle et lança : « Ça, nous ne pouvons pas le savoir. » Ce fut sa façon de lui confirmer au cas où elle en aurait douté qu'il était toujours en colère contre elle.
La tension entre eux fut interrompu par celui auquel ils s'attendaient le moins, avant d'augmenter puissance mille : « Eh, femme ! » , entendirent-ils crier depuis l'extérieur. « Femme terrienne ! Viens ici tout de suite ! » Chacun d'eux avala sa salive, tous, sauf la jeune femme :
« Mon nom est Bulma ! Ne me dis pas que tu ne l'as pas encore retenu ? Appelle-moi par mon nom, grossier personnage ! »
« Qu'as-tu fais de mon uniforme ? »
« Je l'ai mis dans la machine à laver parce qu'il était très sale ! Je t'ai laissé des vêtements propres. » Elle se retourna pour regarder ses amis qui se maudissaient de devoir rester ici à tout écouter, convaincus qu'à tout moment un rayon de puissance allait traverser le mur et les désintégrer instantanément. Être là et entendre une discussion sur la lessive entre le Prince des Saïyens et Bulma était trop perturbant pour eux, mais alors la jeune femme, d'un regard chercha leur complicité et termina en disant : « Si tu n'en veux pas, tu n'as qu'à te promener tout nu. » et elle leur fit un clin d'œil. Ils ne purent s'empêcher de rire à gorge déployée. Même Yamcha se surprit à rire. C'était clair, sa fiancée était une femme extraordinaire.
Et comme si la situation n'était pas déjà assez comique, le prince apparut avec une chemise rose et un pantalon jaune.
« Oh, Végéta, ce que tu es chou ! » , s'exclama Bulma provocant un rire spontané de toutes les personnes présentes. Cependant, le moment de détente se termina brutalement :
« Taisez-vous, si vous tenez à la vie ! » Et tous obtempérèrent immédiatement. Pendant un instant, ils avaient oublié que devant eux se tenait le Prince de la race la plus cruelle du cosmos, qui serrait les poings en comptant les secondes qui restaient à vivre à ces misérables humains.
Bulma sut tout de suite quoi faire : « Végéta, pourquoi ne restes-tu pas ici jusqu'au retour de Goku ? » Avec cette question, elle obtint ce qu'elle voulait : que le Saïyen se déconcentre et que l'idée d'un massacre disparaisse de son esprit. Yamcha en resta bouche bée. Elle était en train de le refaire à nouveau, elle l'invitait à rester et savait ce que cela impliquait. Végéta parut abasourdi et détourna les yeux, comme pour éviter le regard de la scientifique. Bulma continua tranquillement : « Tu n'as pas d'argent et si tu restes tu seras le premier au courant de son retour. » Et elle recommença à fixer le prince droit dans les yeux.
Ils étaient tous en haleine. Dans tout ce chaos, tout pouvait arriver mais ce qu'ils attendaient le moins arriva : le prince, qui pendant un instant regarda avec répugnance le fiancé de la jeune femme, se détendit et parla : « J'ai faim. » Et il se dirigea vers le couloir. "Intéressant", pensa-t-il en sortant par la porte. Il ne se rendit pas compte que Puar et Krilin s'étaient bâillonnés mutuellement pour ne pas rire. Dans le dos de la chemise du guerrier, il était écrit : Bad Man.
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Voyant le Saïyen sortir, Yamcha lança la question qui lui brûlait les lèvres : « Pourquoi l'as-tu encore invité ? »
« Ma mère est en bas. » , dit Bulma, ignorant la question. Ce n'était ni le moment, ni le lieu pour se disputer avec son petit ami. « Je dois aller avec lui. » , ajouta-t-elle en se tournant vers la porte.
« Ça alors, Bulma » , commença à dire Krilin, « on dirait presque que tu ne peux pas te passer du Prince des Saïyens, hein ? » Et il rit, s'attendant à ce que les autres le suivent. Yamcha se leva pour regarder le jardin, vexé.
« Qu'est-ce que tu n'as pas compris quand j'ai dit que ma mère était en bas, imbécile ? » , lui cria son amie, mortifiée. Elle avait trouvé cette plaisanterie déplacée et elle croisa les bras en observant son petit ami qui lui tournait le dos.
« Allons, allons... » , tenta Krilin pour la calmer en se faisant tout petit et en se demandant ce qui avait échoué dans sa blague.
« Je disais juste que..."
« Descendez nous rejoindre dans peu de temps. » , l'interrompit la jeune femme. « Mes parents veulent faire un barbecue dans le jardin. » Et elle se tourna non sans avoir avant jeté un ultime coup d'œil à son fiancé toujours de dos et silencieux. "Cela va être compliqué." , se dit-elle à nouveau.
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En arrivant à la cuisine, Bulma vit Végéta assis à table à la même place que depuis le premier jour de son arrivée chez elle. Il mangeait des petits gâteaux sans s'arrêter et sa blonde mère l'observait avec un éclat spécial dans les yeux. "Génial ! " , se dit-elle en regardant sa mère, "Elle est passée de l'intérêt à l'adoration absolue." Et elle ne put éviter de se souvenir de la première rencontre entre eux dans ces mêmes lieux.
« Ma petite chérie ! » , s'exclama la blonde en avançant vers elle. « J'allais aider ton père avec la viande. » Elle se tourna pour regarder à nouveau le Saïyen et ajouta : « N'est-il pas irrésistible habillé comme ça ? » Et elle fit un clin d'œil à sa fille tout en se dirigeant vers la sortie. Végéta leva lentement la vue vers la femme blonde avant de regarder la jeune femme. Il la vit sourire sans détourner le regard de lui.
« Je lui ai dit la même chose. » , répondit Bulma ce qui entraîna immédiatement un grognement de la part du prince.
La jeune femme commença à s'approcher en l'observant. « Tu ne nous soupçonnes plus de vouloir t'empoisonner ? » , lui demanda-t-elle en sortant une bouteille de jus de fruit du réfrigérateur. Son mutisme l'invita à poursuivre. « Mes parents préparent un barbecue pour le déjeuner. Mes amis y seront et tu devrais y aller aussi. » Elle s'assit à l'autre bout de la table et but.
« Je ne pense pas me mélanger à d'autres humains. » , fut la réponse définitive de Végéta.
« Nous savons tous les deux que tu ne t'alimentes pas seulement de gâteaux alors... » Elle reprit son verre pour boire, en lui adressant un grand sourire.
Le prince interrompit son ingestion de nourriture pour l'observer. C'était la femme la plus pénible qu'il ait jamais vue. « Je m'alimente de beaucoup de choses, humaine. » , lança-t-il avant de retourner son attention sur les petits gâteaux.
Bulma vit de sa chaise la tâche de meringue qu'il avait sur la joue. « Dommage, parce qu'il y aura de la viande. » , rétorqua-t-elle en se levant de son siège. Elle commença à marcher vers lui, qui la regardait avec suspicion. « Et tu adores la viande. » , dit la jeune femme en prenant une serviette de sur le plan de travail. « Et tu peux l'accompagner de cette sauce tomate que tu aimes tant. » Elle était déjà à son côté quand il lui saisit le poignet d'un mouvement sec.
« Qu'est-ce que tu fais ? » , lui demanda le Saïyen, plus étonné qu'en colère.
Elle se figea, perplexe et étudia la scène. "Qu'est-ce que je fais ?" Végéta avait arrêté au vol sa main qui allait directement lui essuyer la joue et Bulma ne s'était même pas rendue compte de ce qu'elle était en train de faire. Elle réagit en se libérant de sa prise : « Eh bien, j'allais te donner une serviette pour que tu t'enlèves cette ridicule tâche que tu as là ! » Et elle laissa la serviette sur la table. « Que crois-tu que j'allais faire sinon ? » et elle fit volte-face avec mauvaise humeur pour retourner à sa place sans remarquer le froncement aigu des sourcils du prince. Elle voulut changer immédiatement de sujet de conversation : « Après le déjeuner j'irai voir le désastre que tu as dû causer dans mon vaisseau avec ton parfait atterrissage. » , reprit-elle en allant vers la porte.
« Ce parfait atterrissage est de ta faute ! » Son commentaire avait fait bondir de sa chaise le Saïyen.
Bulma se tourna pour l'affronter. Elle n'allait pas le laisser insinuer que son vaisseau n'était pas parfait.
« De ma faute ? »
« Oui, de ta faute ! » , vociféra-t-il en la montrant du doigt. « Ce maudit compensateur de freinage ne répondait pas et ne réglait plus la pression du propulseur ! »
Que le prince lui parlât à elle, une éminente scientifique en utilisant ces termes, la surprit car cela sous-entendait qu'il s'y connaissait en mécanique aérospatiale. Immédiatement, elle redevint la Bulma Brief de toujours : « Tu as touché à mon vaisseau ? » Et elle se précipita à travers le jardin vers sa création.
« N'imagine même pas que je vais te laisser y entrer ! » Végéta la suivait à pas rapides. Alors qu'il débattait entre lui lancer un rayon de ki ou l'attraper dans ses bras pour l'empêcher de rentrer dans son vaisseau, elle s'arrêta net en entendant dans son dos la voix de Yamcha du fond du jardin :
« Bulma, il se passe quelque chose ? »
« Tout va bien, trésor, ils se disputent juste comme d'habitude. » Elle entendit la voix joyeuse de sa mère.
Son petit ami venait de descendre au jardin pour profiter comme tout le monde du barbecue. Il ne les avait pas trouvés dans la cuisine. A sa voix, elle comprit qu'il voulait prendre sa défense. Elle sut qu'elle devrait remettre sa discussion avec Végéta à plus tard car si elle continuait à le défier, Yamcha tenterait d'intervenir et il avait toutes les chances de perdre contre le Prince des Saïyens. Elle se tourna pour répondre mais le Saïyen la devança :
« Rien qui t'intéresse, idiot. » Végéta, derrière elle, s'était déjà retourné et avait croisé les bras pour fixer son petit ami. Il ne supportait pas cet humain avec ses questions absurdes.
« Que dis-tu ? » , demanda le guerrier en serrant les poings. « Tu n'es qu'un... »
« Yamcha ! » , lui cria Bulma pour qu'il arrête et ensuite elle se plaça près du prince qui continuait à dévisager le guerrier. « Végéta. » , Elle essayait de calmer le Saïyen en adoptant un air faussement tranquille. « Que dirais-tu si nous laissions les problèmes du vaisseau pour plus tard ? » Le prince s'étonna d'entendre cette femme exaspérante et criarde changer de ton pour lui parler avec une voix posée et douce :
« Mangeons et après je verrai ce que je peux faire pour l'améliorer pour toi ? »
Le prince comprit immédiatement ce que la jeune femme était en train de faire. Un nouveau marché. S'il laissait passer l'incartade de son petit ami, elle lui réparerait la chambre de gravité. Et mieux encore, elle l'améliorerait pour lui. Il sourit de côté et se dirigea vers la table sans cesser de regarder l'humain.
Yamcha recula, croyant sa dernière heure arrivée et il soupira de soulagement en voyant Végéta s'asseoir et croiser les bras d'un air dédaigneux. Sa fiancée suivit le prince jusqu'à la table et le laissant là, elle s'approcha de Yamcha pour l'embrasser sur la joue. Elle voulait lui signifier que bien qu'elle lui ait crié dessus, elle était de son côté. Son petit ami la regarda irrité avant de s'asseoir à son tour à la table.
Les parents Brief se sourirent en préparant les pics à brochettes et la blonde s'approcha de sa fille pour lui chuchoter : « Tu sais t'y prendre, ma petite chérie. » , avant d'ajouter face au jardin : « Bonjour, cochonnet ! »
Ils regardèrent tous dans la direction qu'elle avait indiquée. Derrière un arbre, on apercevait une casquette et une moitié d'oreille rose tombante. En écoutant l'exclamation de la maîtresse de maison, ils surent qu'elle désignait Oolong puisqu'elle l'appelait toujours ainsi. Elle était incapable de retenir son nom. « Approche-toi pour manger, voyons ! Ne sois pas timide ! » Ce qu'ils comprenaient tous comme un témoignage de l'infinie terreur que ressentait Oolong pour le prince des Saïyens, elle l'attribuait à de la timidité, ce qui était absurde puisque leur ami porcin était tout sauf timide.
« Tiens, c'est Oolong, qui l'a prévenu ? » , demanda Puar.
« Krilin l'a appelé avant de quitter Kame House. » , répondit Yamcha en se servant une bière tâchant d'oublier ce qui venait de se passer.
« Oolong ! Arrête de faire l'idiot et approche ! » , lui cria Bulma en aidant son père à piquer les légumes et les morceaux de viande sur les brochettes.
« Krilin ne m'avait pas dit qu'il y aurait d'autres invités. » , dit le multiforme tout tremblant en s'approchant et en essayant de ne pas regarder le Saïyen qui gardait les yeux fermés en signe de profonde apathie et de concentration. C'était comme s'il avait été absent et Bulma l'interpréta comme une preuve du profond mépris qu'il ressentait à se retrouver là assis entre des humains, dans cette scène quotidienne et mondaine.
« Si on te l'avait dit... » , reprit la jeune femme en se dirigeant à Oolong, « je suis sûre que tu ne serais pas venu, pas vrais les amis ? » Mais personne ne répondit à la plaisanterie avec laquelle elle comptait faire diversion et détendre l'ambiance. Yamcha, comme Végéta, regardait le sol, l'air absorbé. « Que se passe-t-il ? » , demanda la scientifique. Elle ne reçut aucune réponse. Elle observa le prince. Il serrait tellement les poings que toute la musculature de son bras se dessinait comme jamais. D'où elle était elle pouvait voir de la sueur apparaître sur son front. "Mon Dieu" , pensa-t-elle, "c'est tellement insupportable pour lui d'être ici parmi nous ?"
« Végéta, je t'ai apporté la sauce tomate que tu aimes. » , lui déclara-t-elle en plantant un morceau de viande sur un pic. Encore une fois, il semblait qu'elle devait intercéder pour les autres face à la sociopathie du Saïyen.
Il ne parut pas l'entendre car il murmura : « Freezer... » Et il se leva de sa chaise pour taper du poing sur la table. « Cet imbécile de Kakarot n'a pas été capable de l'éliminer alors qu'il en avait l'opportunité ! »
Cela laissa perplexes tous ceux qui étaient présents autour de la table et qui se demandaient d'où venait une telle exaltation de la part du Saïyen. Ils s'attendaient à tout venant du cruel Prince des Saïyens mais ils ne comprenaient pas de quoi il parlait. Seul Yamcha semblait avoir compris :
« Tu es vraiment sûr que cette énergie appartient à Freezer ? » , lui demanda-t-il.
« Tu crois que je peux commettre une erreur comme toi ? Tu n'es qu'un débutant. » , répondit avec indifférence le guerrier.
« Qui traites-tu de débutant ? » Yamcha se leva pour affronter l'insulte.
« Végéta, voici la sauce tomate que tu m'as demandée pour ta viande. » , l'interrompit pour la énième fois Bulma. Elle n'avait aucune idée de ce qu'ils disaient mais comme encore une fois ils semblaient tous deux prêts à en venir aux mains, elle n'avait pas d'autre option que de faire ce en quoi elle était en train de devenir une experte : créer une diversion pour calmer le Saïyen. Lui rappeler qu'il était toujours dans sa maison et qu'il avait passé un marché. La sauce tomate fonctionnait comme un code entre eux.
Végéta la regarda un instant avant de s'envoler soudainement et disparaître. Il venait tout simplement de disparaître. Il les laissa là à regarder le ciel.
Tous, déconcertés, ne surent que dire devant tout ça sauf Oolong : « J'ai la sensation que si la Terre disparaissait, Bulma survivrait. » , déclara-t-il en un murmure. Mais le silence était tel depuis la fuite du prince que tous l'entendirent clairement. En un bref instant, ils étaient passés de l'attente d'un succulent barbecue à une incertitude maximum.
« Yamcha, que se passe-t-il ? » , demanda la scientifique à son fiancé. Les autres continuaient à regarder la traînée de puissance que le prince avait laissée dans l'air.
« C'est Freezer, il est revenu. » , répondit son fiancé, extrêmement affecté.
« Freezer ? » Puar, comme les autres, n'en revenait pas.
« Qui est Freezer ? » , demanda madame Brief, se remettant du choc. « Et pourquoi laisses-tu le prince s'en aller, ma petite chérie ? » , lança-t-elle à sa fille, presque sur un ton de reproche.
« Oh, par le Tout-Puissant ! Nous sommes dans le pétrin. » , raisonna tout haut la jeune femme, en lâchant la brochette sur une assiette, l'air pensive.
« On dirait qu'il se dirige vers les montagnes du Nord. » , indiqua Yamcha l'œil rivé sur l'horizon. « J'y vais ! » Et il s'élança en laissant la même traînée que le prince et en suivant la même direction.
Après quelques secondes de désorientation, ce fut Monsieur Brief qui ouvrit la bouche voyant que sa fille se dirigeait vers le laboratoire. Il sut immédiatement pourquoi elle se rendait là-bas. « Ma fille, je crois que tu devrais... »
« Je vais aller à sa recherche, papa. » , l'interrompit la jeune femme sans se tourner pour lui répondre.
« A la recherche de qui ? » , la questionna sa mère avec un sourire aux lèvres : « De Végéta ou de Yamcha ? » Pour elle, tout ceci était très amusant.
Sa fille, cette fois, se tourna et lui répondit : « De Freezer. » Et elle entra dans le laboratoire à la recherche d'un radar.
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o-o-o-o
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Voilà, pour me faire pardonner pour mon retard de la dernière fois, je vous livre la suite un petit peu en avance.
Merci pour les critiques et les petits mots, ça encourage beaucoup. En même temps, je ne suis pas étonnée que vous aimiez car j'adore ce que fait Dramaaa et pourtant je suis difficile.
L'histoire avance et va gagner en profondeur dans les prochains chapitres... A bientôt !
Dimitrova (traductrice)
