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"Sur le Toit"
CHAPITRE 12
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"C'est déjà le matin.", pensa-t-elle en se réveillant. Et, pour la première fois depuis des semaines, elle se sentit énergique et tranquille.
Elle se dirigea d'un pas joyeux vers la salle de bain pour prendre une douche. Elle se déshabilla sans se presser, se regardant dans le miroir et examinant son reflet bleu et blanc. Cela faisait très longtemps qu'elle ne le faisait plus et elle s'étonna en se passant en revue de nouveau. Rien n'avait changé en elle depuis des mois ou peut-être même plus, depuis beaucoup trop longtemps. Elle décida qu'elle irait chez le coiffeur le jour même.
Tout en laissant l'eau l'asperger, ses pensées retournèrent à ce qui s'était passé la veille avec lui. Pour la énième fois en si peu d'heures, elle revit en mémoire le visage décomposé et furieux du prince alors qu'il avançait pas à pas en lâchant phrase après phrase sur les évènements de son passé. Il était évident que ce n'était pas pour l'encourager, que tout ce qu'il voulait c'était la faire se sentir mal d'être aussi faible, le tout relevé par cette intimité qui n'était plus si nouvelle et qui, mise à nue par elle, l'avait fait tant sortir de ses gonds et l'avaient fait exploser de cette façon. Pour Bulma, il avait réussi à sa manière, à la manière Végéta, qu'elle réagisse après sa rupture avec Yamcha.
C'était vrai que la scientifique en avait déjà assez de se voir ainsi, éteinte et terne, mais rien de tel que de se faire secouer par son hôte pour sortir la tête hors de l'eau. Heureusement qu'elle était quelqu'un de positif par nature et qu'elle le connaissait dans une certaine mesure car une autre qu'elle se serait enfoncée encore plus dans son chagrin. Elle avait pu transformer tout le négatif de l'évènement en positif. En réalisant qu'elle était en train de sourire, elle trouva ce changement exagéré. Même si cela ne dura qu'un instant.
Elle en conclut qu'elle avait réussi à ce que cet homme s'ouvre sur une partie des raisons qui faisaient de lui ce qu'il était. S'il était clair qu'il lui restait encore beaucoup à découvrir, au moins, maintenant, elle voyait le chemin. Elle aurait besoin de temps pour le connaître et c'est justement le temps qui lui était compté. "Quelqu'un comme le Prince des Saïyens ne se connaît pas en quelques mois.", se lança-t-elle en rinçant le savon de son corps. Elle était consciente qu'il ne s'ouvrirait pas à elle en peu de temps. Même en toute une vie, ce serait difficile.
- "Bah.", s'exclama-t-elle, balayant ses doutes. - "Ça ne fait rien.", dit-elle en sortant de la baignoire. Décidément, sa personnalité inquiète et curieuse recommençait peut-être à l'entraîner vers les ennuis mais ce saïyen orgueilleux lui semblait l'un des plus grands mystères qui se soient jamais présentés devant elle.
Pensive et nue, elle mit ses mains sur ses hanches et se regarda à nouveau dans le miroir. - "Il est venu chez moi,", se mit-elle à dire. - "Il est logé ici, non ?" Elle prit son peignoir et l'enfila sans cesser son monologue. - "Les boules de cristal, je les ai cherchées mais les indices étaient dans le sous-sol de ma maison et Végéta dort à côté !", s'exclama-t-elle en essayant de comparer les deux circonstances. - "Ça ne vient pas de moi, Yamcha se trompait quand il disait que cherchait les ennuis.", murmura-t-elle en s'asseyant sur le lit.
Yamcha. Elle n'avait pas pensé à lui en se réveillant, ce qui était une nouveauté depuis ces deux derniers mois. Elle fronça les sourcils et se remit à se contempler dans le miroir, cette fois pour se brosser les cheveux. - "Et je ne le ferai plus jamais !", s'écria-t-elle en se faisant mal en passant la brosse. Elle s'habilla et descendit l'escalier.
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- "Bonjour !"
Sa mère sortit la tête du four pour s'assurer que cette voix joyeuse appartenait bien à sa fille déprimée. Quand elle la vit, elle la trouva radieuse, comme elle l'avait toujours été jusqu'à deux mois auparavant.
- "Eh bien, ma puce ! Bonjour ! Tu es bien joyeuse !" Et elle tendit la joue pour recevoir un baiser de Bulma.
- "Oui, maman.", lui répondit celle-ci tout en ouvrant un placard. - "J'en avait assez de ne plus être moi-même.", ajouta-t-elle en se servant un jus de fruit. - "C'est épuisant de ne plus être soi."
- "Et à quoi devons-nous ce changement soudain ?", lui demanda sa mère avec insouciance.
- "Je ne sais pas.", répondit sa fille en se retournant pour regarder par la fenêtre. - "J'en avais simplement assez d'être triste.", affirma-t-elle en fixant la chambre de gravité.
Sa mère remarqua la direction du regard de sa fille qui lui parut révélatrice. Elle vint près d'elle et regarda également le vaisseau. - "Oui, je te comprends.", s'exclama-t-elle. Et un soupir rempli d'espoir s'échappa joyeusement de ses lèvres.
Bulma, en la sentant si proche tourna la tête et comprit ce qui passait par la tête de sa mère : - "Non, maman, ce n'est pas ce que tu penses."
Madame Brief s'éloigna de sa fille unique et tourna son attention vers la plaque de gâteaux au four. - "Hier, je vous ai entendus vous disputer...", et elle se retourna pour faire un clin d'oeil à sa fille, "...encore une fois."
Sa fille se mit en colère : - "Comment as-tu fait, hein ?" Elle lâcha son verre et mit une main sur sa hanche. - "Votre chambre est à l'opposé de la maison !"
- "J'étais descendue me chercher un verre d'eau et quand je vous ai entendus, j'ai voulu remonter les escaliers." Elle s'arrêta toute sourire pour se couvrir la bouche. - "C'est alors que j'ai entendu des assiettes voler, ma chérie.", ajouta-t-elle, amusée. - "Au fait, qu'est-il arrivé au sol ?", demanda-t-elle en baissant les yeux sur le carrelage fendu.
La scientifique préféra ne rien expliquer. - "Je ne sais pas.", répondit-elle tout en se resservant un peu de jus de fruit. - "Tu n'as rien pu voir car il ne s'est rien passé, maman.", dit-elle en revenant au thème principal et en se surprenant elle-même à vouloir en parler avec sa mère.
- "Mais cela arrivera." Et elle prit le plateau pour se rendre au laboratoire. -"Cette façon que vous avez de vous regarder constamment..." Elle ponctua sa phrase par un soupir tout en ralentissant le pas. - "Ah ! Si j'étais toi, j'aurais laissé Yamcha il y a longtemps et j'aurais demandé un rendez-vous à cet homme qui vient par ici." Et elle sortit enfin de la cuisine.
"Qui vient par ici ?" Bulma sentit son coeur accélérer quand elle se retourna vers la fenêtre pour vérifier que Végéta avait arrêté son entraînement et se rendait directement vers la maison.
"Mais pourquoi j'ai la tremblote comme ça ?", se dit-elle étonnée et gênée. Elle n'arrivait pas à croire ce qui était en train de lui arriver et elle n'avait pas le temps de s'y attarder car le prince n'était plus qu'à quelques mètres. Elle s'assit et fit semblant de rien. Sa concentration ne fit pas long feu car en voulant boire son jus de fruit, elle manqua s'étrangler. A peine vit-elle entrer le saïyen que la toux si redoutée la prit. Elle se mit à tousser et le pire, c'est qu'elle ne pouvait pas s'arrêter.
Végéta n'eut pas un regard pour elle en entrant, il ne la regarda même pas en s'apercevant qu'elle était sur le point de mourir d'une quinte de toux et pas davantage en engouffrant la tête dans le frigo.
La jeune femme réussit à maîtriser sa toux en buvant son verre. Elle soupira en se sentant idiote. "Qu'est-ce qui m'arrive ?", se demanda-t-elle. "Qu'est-ce qui m'arrive ?", se répéta-t-elle. Sans même se laisser le temps d'y réfléchir, elle s'approcha du saïyen. - "Qu'est-ce que tu cherches ?", lui demanda-t-elle en se dirigeant vers l'endroit où il se trouvait.
Le prince la regarda du coin de l'oeil et accentua sa moue antipathique mais ne répondit pas.
- "Je peux t'aider ?", demanda la jeune femme en étudiant le corps du guerrier.
Cette fois, le saïyen tourna la tête pour l'observer. - "Non.", répondit-il avant de reprendre sa recherche.
- "Je peux t'aider si tu me dis ce que..."
Végéta, qui venait enfin de se redresser avec une bouteille d'eau fraîche à la main, l'interrompit :
- "La ventilation de mon vaisseau est en panne, répare-la.", lui ordonna-t-il avant de se retourner pour se diriger vers la porte.
- "La climatisation ?" Bulma fit une moue. A ce moment, la climatisation de la chambre de gravité lui était bien égale.
- "Tu ne voulais pas m'aider ?", riposta-t-il sans se retourner pour la regarder. - "Répare la ventilation." Il se mit à marcher vers le jardin, sachant d'avance qu'elle croiserait les bras, vexée, avant de se précipiter derrière lui pour lui reprocher sa demande. Et c'est ce qui se passa :
- "Si tu n'étais pas une grosse brute, tu ne l'aurais pas cassée !", s'exclama Bulma dans son dos. - "Tu n'es pas capable de maîtriser tes instincts ?"
Végéta s'arrêta une seconde et tourna légèrement sa tête pour répondre sans une once d'expressivité : - "Bien sûr que si."
Pour la jeune femme, il était évident que contrairement à toute logique, moins le visage de cet homme exprimait d'intention, plus ses paroles renfermaient de sens. On aurait dit que dans sa lutte interne et externe, il gardait une arme en réserve pour en prendre une autre et attaquer, c'est pourquoi cette phrase lui parut intrigante, comme si elle avait un deuxième sens. C'était comme si depuis quelques temps, tout ce qu'ils se disaient cachait toujours quelque chose de tacite, bien loin des premiers marchés qu'ils avaient faits. Pour la première fois depuis l'arrivée de Végéta, Bulma dût bien réfléchir ce qu'elle devait répliquer. Elle était encore en train d'y penser au moment où il entra à nouveau dans la chambre de gravité. Le vaisseau se referma alors qu'elle était toujours enfermée dans son mutisme.
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- "Ma fille, les puces Q15 sont sur le point de sortir de la chaîne de production." Monsieur Brief était penché en avant. Son casque, qui le protégeait des étincelles produites par la soudure des éléments qu'il était en train d'achever sur le plan de travail, brillait.
"Pourquoi me suis-je sentie aussi mal à l'aise ?", se demandait Bulma en observant à travers le microscope. "Hier, il ne s'est rien passé de nouveau." Elle toussa et corrigea sa position sur la chaise. "Nous nous sommes disputés et nous nous sommes approchés de trop près, mais c'était déjà arrivé d'autres fois.", pensa-t-elle en fronçant les sourcils.
- "Le mieux à faire serait de doubler la quantité pour en avoir d'avance quand ils nous feront la deuxième commande." Le scientifique continuait sans quitter des yeux le robot qu'il était en train de modifier.
"Et pourquoi a-t-il sorti qu'il savait contrôler ses instincts ?", se demanda Bulma encore vexée par la réponse du saïyen dans le jardin. "Parce qu'hier il a failli perdre le contrôle." Et un sourire illumina son visage tandis qu'elle réglait la lentille du microscope.
- "Si nos calculs sont bons, ces puces électroniques vont tellement leur plaire qu'ils vont nous en recommander la semaine suivante, c'est pourquoi il vaudrait mieux en avoir en stock, tu ne crois pas ?" Sa fille ne lui répondit pas et il poursuivit sa réflexion à voix haute.
- "Tu as fait du bon travail avec la taille des Q15 en utilisant cet alliage de cristaux. En tout cas, ils en sont restés sans voix, pas vrai ?"
"Tu ne devrais pas faire ça, Bulma.", se répétait la jeune femme en essayant de se concentrer sur la lentilles de l'objectif et en agitant la tête. "C'est un homme dangereux et il est tout sauf romantique." Elle sourit en quittant des yeux le microscope pour les fixer sur le mur du fond. "Non, il est tout sauf romantique."
- "C'est sa petite taille qui les a le plus convaincu, tu es un génie, ma fille, aucun doute là-dessus !"
"Même si ce qui s'est passé hier n'avait rien de romantique, c'était palpitant, aucun doute là-dessus." Elle baissa à nouveau les yeux sur la lentille. - "Ah !", s'exclama-t-elle, vexée. "Mais qu'est-ce qui m'arrive ?", se redemanda-t-elle. "Comme si je n'avais pas assez de problèmes comme ça !"
- "Nous devrions aussi terminer les premières ébauches des capsules X31, tu ne crois pas ?"
"En plus, aujourd'hui, il avait sa bonne humeur de toujours...", ironisa-t-elle. Elle releva les yeux de la loupe et se tint le menton dans la paume de la main, le coude appuyé sur la table. - "Bah !", s'exclama-t-elle à nouveau. - "A moi, il ne me la fait pas.", murmura-t-elle en fermant à demi un oeil au dessus de la lentille du microscope. Le regard sombre et plein de désir du prince la veille, quand il la tenait prisonnière, lui revint en mémoire. Elle se rappela leur posture et sentit la chaleur lui monter aux joues, une rougeur qui l'avait accompagnée toute la nuit alors qu'elle essayait de trouver le sommeil. - "Ce n'est pas comme ça que ça devrait se passer.", murmura-t-elle un peu gênée. A l'instant, elle releva la tête du microscope. "Comment ça devrait se passer, Bulma ?", se reprocha-t-elle à elle-même. "C'est un fou ! Un fou !" Elle agita fortement la tête de droite à gauche.
- "Le contrat que tu as obtenu avec les grandes marques de parfum afin qu'ils les encapsulent a été un coup de maître, ma fille."
"Mais qu'est-ce qui m'arrive ?", s'interrogea-t-elle. "C'est vraiment ce que je veux ?" Elle fronça à nouveau les sourcils. - "Evidemment, il ne peut pas ignorer mes charmes malgré tout son orgueil.", s'exclama-t-elle tout bas en écrivant sur l'ordinateur les déductions tirées de ses études aux microscope.
- "Bien sûr, je me suis demandé comment les parfumeurs pouvaient vouloir encapsuler leurs produits qui sont déjà dans de minuscules flacons.", poursuivit son père à voix haute. - "C'est comme d'encapsuler une capsule, ce n'est pas logique, n'est-ce pas ?"
"Maudit Saïyen !", s'exclama Bulma intérieurement, changeant d'humeur. "Pourquoi faut-il que cet homme soit ainsi ?"
- "Mais tu leur as donné le coup de grâce avec ton idée de commercialiser des boîtes avec des capsules qui contiennent tout pour la femme, y compris des flacons de parfum." Son père rit avec orgueil, s'arrêtant de souder.
- "Je dois faire quelque chose !", s'exclama la scientifique en se mettant debout. - "Il faut que je fasse quelque chose !", répéta-t-elle.
- "Qu'est-ce que tu dis ?" Monsieur Brief s'était tourné et la vit se diriger vers la sortie.
- "Nous devrions tripler la production de la Q15 et demain, je termine les X31.", répondit sa fille en s'approchant de la porte.
- "Où vas-tu, ma petite fille ?", lui demanda son père, intrigué de la voir sortir si vite et surpris qu'elle lui ait répondu alors qu'elle n'avait pas l'air de l'avoir écouté.
- "M'éclaircir les idées, papa." Et enfin, elle sortit du laboratoire.
Son père sourit tout en rabaissant son casque. Cette réponse de sa fille ne pouvait signifier qu'une chose : elle allait faire du shopping.
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Elle retourna à la maison après avoir arpenté la ville toute la journée. Cela faisait une éternité qu'elle n'était pas allée faire les boutiques et elle l'avait apprécié comme jamais.
Elle traversait le jardin en portant les sacs, contente et épuisée. Elle jeta un coup d'oeil à la chambre de gravité et il lui sembla qu'elle était éteinte. Cela voulait dire que Végéta était à l'intérieur en train de manger. Elle entra dans la maison par la porte-fenêtre de la cuisine qui se trouvait ouverte.
- "Coucou !", s'exclama-t-elle joyeusement en franchissant le seuil.
- "Ma fille ! Mais comme tes cheveux sont beaux !" Sa mère s'approcha d'elle pour l'observer de près.
- "N'est-ce pas ?" Bulma lâcha les sacs sur le sol et s'arrangea les cheveux grâce au reflet de la vitre. - "J'en avait assez des frisettes." Elle regarda son père en attente de son avis. - "Qu'est-ce que tu en dis, papa ?"
- "Hein ?" Son père, en s'entendant appeler par sa fille, réagit. - "Oui, tu es toujours jolie, ma fille, tu le sais bien.", lui dit-il avant de retourner son attention sur son repas.
La jeune femme craignait ce que cela signifiait : - "Tu n'as remarqué aucun changement, pas vrai ?", dit-elle, posant une main sur sa hanche.
- "Que dis-tu ?" Monsieur Brief s'efforçait de trouver une bonne réponse. Il est vrai qu'il la voyait exactement comme d'habitude. - "Tu as changé de coupe de cheveux.", dit-il, sachant cette réponse pratique. S'il avait dû tenir le compte du nombre de fois que sa fille avait changé de coupe, son cerveau prodigieux n'y aurait pas suffit.
Sa fille soupira, acceptant sa défaite , mais avant même qu'elle puisse ajouter quelque chose, sa mère la devança : - "Je te trouve mignonne comme tout, ma fille, tu verras que ça plaira beaucoup à Végéta.", dit-elle en reprenant sa place à table.
- "Où est-il ?", demanda Bulma en ramassant ses sacs pour se diriger vers les escaliers. Elle se dit que sa mère venait de faire une remarque plutôt légère par rapport à tout ce qu'elle aurait pu lui dire alors elle n'y attacha aucune importance.
- "Dans le vaisseau rond, non ?", lui répondit sa mère avec insouciance.
- "Non, les lumières du vaisseau sont éteintes.", répondit la jeune femme, en cherchant à ordonner ses idées.
- "Alors il est parti voler dans les alentours.", lança sa mère en servant du vin dans les verres. - "En volant ! En volant !" Elle imita un oiseau avec ses bras.
- "Ou alors il est sur le toit.", répondit soudain son père sans lever les yeux de son repas.
- "Sur le toit ?" Sa fille tourna la tête vers lui attendant une explication.
- "Il est toujours là-haut quand il ne s'entraîne pas ou ne mange pas."
- "Bonjour mon chou !" En voyant l'expression joyeuse de sa mère en direction de la porte, Bulma sut que seul le prince pouvait déclencher une telle amabilité. La jeune femme se sentit retenir sa respiration pendant un court instant. Elle ne le regarda pas tandis qu'elle se dirigeait nerveusement vers les escaliers. - "Assieds-toi avec nous pour souper, s'il te plaît." Ces mots de sa mère furent la dernière chose qu'elle entendit.
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Elle claqua violemment la porte. - "On peut savoir ce qui t'arrive, Bulma ?", se questionna-t-elle d'une voix furieuse. Elle laissa les sacs sur le lit et se jeta à côté, le regard tourné vers le plafond. "Cet homme ne peut pas t'intimider, maintenant." Et elle se répéta à voix haute : - "Pas maintenant !" Après tout ce qui s'était passé avec et contre lui, il lui semblait incroyable de ressentir de la honte maintenant. - "Ça n'a pas de sens.", s'exclama-t-elle avec colère en s'asseyant sur le lit.
Elle se remit debout et se tourna pour contempler son corps dans le miroir. Elle était réellement jolie. - "Fini les bêtises, Bulma Brief." Elle sourit et sortit de sa chambre pour descendre les escaliers.
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Elle s'arrêta en franchissant le seuil de la porte de la cuisine. Elle le vit assis à sa place de toujours entouré des assiettes de son souper, exactement comme la veille. Curieusement, sa mère et son père sortirent par la porte-fenêtre qui donnait sur le jardin presque en courant. Lui, par contre, continuait à manger sans lever les yeux un seul instant. Il l'avait entendue et sentie descendre au rez-de-chaussée, il était donc conscient de sa présence devant lui.
Elle se décida à entrer en se dirigeant vers le réfrigérateur. Elle l'ouvrit et prit une boisson. Elle pencha la tête pour l'observer un instant. Il restait impassible, dévorant la nourriture avec le regard fixé sur un point vague en face de lui. Bulma retourna son attention sur l'intérieur du réfrigérateur et en sortit une assiette pour la réchauffer au four. Elle s'y appliqua et se mit à attendre assise sur sa chaise. Elle l'observa à nouveau et rien. Comme si elle n'existait pas.
"Maudit saïyen !"
- "Demain, je réparerai la climatisation.", dit-elle dans l'espoir d'un commentaire.
A nouveau, seul le silence lui répondit. Elle but à même sa cannette sans le quitter des yeux.
- "C'est sûrement un ventilateur qui est en panne, mais ça m'étonne que le système membranal ne l'ait pas réparé."
Végéta restait impassible.
- "Comme c'est un projet pilote, il est logique que cela nécessite quelques ajustements alors ce n'est pas préoccupant."
Le prince était déjà presque en train de terminer de manger et il ne lui avait même pas dédié un simple regard.
- "C'est du moins ce que j'espère." Elle fronça les sourcils, attendant en vain une réplique. Elle en eut assez :
- "Alors tu ne vas plus me parler ?" La scène lui parut semblable à celle de la nuit précédente mais avec les rôles et les personnalités inversées.
Végéta se leva de sa chaise. Il la regarda pendant deux secondes et se mit debout pour se diriger vers les escaliers. Elle lui coupa la route en se positionnant devant lui :
- "Ça te dérange à ce point d'avoir voulu m'embrasser ?", lui demanda-t-elle, dégoûtée.
Le saïyen esquissa un demi-sourire narquois. - "Humaine ridicule.", lui dit-il en la dégageant de son chemin du revers de la main sans beaucoup d'efforts.
La jeune femme se vexa encore plus. Le voyant s'en aller, elle lui cria : - "Eh bien, accepte-le, Végéta ! Accepte le fait que tu es attiré par moi !", s'exclama-t-elle avec orgueil, les mains sur les hanches. Elle désirait qu'il lui réponde, qu'au moins il parle mais il semblait être tombé dans un mutisme absolu. Bulma n'avait pas besoin de parler aussi directement mais l'attitude du guerrier était en train de l'intoxiquer. Alors il allait faire comme si rien ne s'était passé ? Comme si elle n'était personne ? Seul le silence lui répondit et Végéta était déjà en haut des marches, les gravissant d'un pas lourd. Elle le suivit, accélérant ses pas, prête à se faire entendre. - "Il n'en est pas question !", se mit-elle à dire en montant les marches à pas rapides. - "Tu m'as entendue ? Tu vas devoir m'écouter que tu le veuilles ou non !"
Il continuait d'un pas lent et sûr tout en buvant le restant d'une cannette, comme s'il n'avait pas à ses trousses quelqu'un en train de lui crier dessus et de le rattraper. Il entra dans sa chambre en fermant la porte qu'elle rouvrit immédiatement pour y pénétrer aussi. - "Ce qui s'est passé hier est réellement arrivé, Végéta ! C'est arrivé comme les fois précédentes ! Et si je n'arrive pas à te parler, tu me..." Elle s'arrêta en le voyant se tourner enfin et la regarder, imperturbable. Aucune expression. Absolument aucune, ni rage, ni ennui, ni bien sûr aucune trace de désir ne se lisait dans ses yeux.
- "Tu veux baiser ?", lança-t-il soudain. Ce n'était pas une offre, et encore moins une proposition. Cela sonnait comme une interrogation, comme quand un professeur interroge un élève sur le résultat d'un problème mathématique ou lorsque un client demande le prix à un vendeur.
- "Quoi ?" Elle avait beau avoir voulue être directe, le prince l'avait terrassée d'un coup avec cette seule question. - "Non !", répondit-elle, immédiatement indignée.
- "Alors qu'est-ce que tu veux ?", lui lança-t-il en relevant le menton dans sa direction.
- "Je... je ne..." Elle ne savait pas quoi répondre. Sa première question résonnait encore tellement dans sa tête qu'elle se trouvait incapable de répondre à la suivante qui impliquait tellement de choses qu'elle ne savait plus par où commencer. C'était la deuxième fois qu'elle se retrouvait sans voix devant lui et les deux fois avaient eu lieu le même jour.
- "Ne t'approche plus de moi.", lança le prince avec nonchalance. Immédiatement, il disparut. Il s'envola par le balcon, laissant la scientifique seule dans sa chambre.
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Il ne pouvait pas la tuer. Cela lui était déjà venu à l'esprit mille et mille fois mais toujours il en arrivait à la même conclusion : il avait besoin de tout ce que cette famille lui offrait pour parvenir à devenir un super-guerrier et il devait rester là à attendre les cyborgs.
Peut-être qu'il pourrait lui faire du mal. Il leva l'extrémité de ses lèvres et claqua la langue avec dédain en se repositionnant sur le matelas. Encore une fois il devait se forcer à s'en rappeler : s'il lui faisait du mal, Kakarot viendrait la venger et il n'était pas encore prêt à lui faire face avec honneur. Pour empirer encore les choses, le troisième classe était revenu de son voyage spatial avec de nouvelles techniques de lutte et il fallait qu'il devienne plus rapide afin de les contrer dans une bataille.
Il ferma à demi les yeux à l'idée de peut-être partir errer dans l'Univers et parfaire là-bas son entraînement mais apparemment la chambre de gravité était encore en cours de perfectionnement et il devrait attendre.
- "Maudite femme.", murmura-t-il en regardant les étoiles. Quand il l'avait vue si bien disposée le matin même, il avait eu encore plus de soupçons. Hier, il avait été sur le point de la tuer et la scientifique était devenue, sans la moindre raison, sans aucune transition, gentille.
"Tu veux baiser ?" Il savait qu'elle lui dirait non. Il commençait à comprendre un peu la psyché de cette folle insensée et même si elle le désirait immensément, elle se contredirait elle-même. Il se souvint d'une de leurs premières rencontres quand elle s'était sentie gênée en le voyant se déshabiller devant elle et la fois où il avait fait la remarque qu'elle sentait le sexe. Cette fois, il l'avait laissée sans voix en étant direct avec quelque chose qui l'incommodait assez. Ses lèvres se retroussèrent légèrement au souvenir de son visage stupéfait. "C'est la seule chose qui semble l'incommoder.", se dit-il. Il ne comprenait pas la raison de sa pudeur, peut-être que les autres terriennes étaient aussi absurdes que la jeune femme aux cheveux bleus mais au moins, il connaissait le mécanisme de son cerveau et cela servirait à l'avenir pour la faire taire une bonne fois pour toutes. Il s'était déjà demandé si la scientifique faisait tout cela pour un motif sexuel et il était évident que non, mais il fallait qu'il s'en assure. Il libéra un souffle court en signe de désapprobation. "Si elle n'y croit pas, la seule chose qu'elle fait c'est de se trahir." - "Effrontée.", murmura-t-il.
Si elle lui avait répondu oui, alors il aurait peut-être eu un problème. Or, il était sur La Terre pour se débarrasser des obstacles, enterrer ici ses frustrations et remettre les choses à leurs places, pas pour se créer des inconvénients. Il détruirait tout et chacun d'entre eux, il oublierait son séjour ici et conquérait l'Univers. - "Tous à la merci d'un unique saïyen.", murmura-t-il en replaçant bien ses mains sous sa nuque. Il fixa son regard sur sa planète. - "Un unique saïyen, le seul.", murmura-t-il à nouveau, pensif.
Une étoile filante traversa le cosmos, aussi fugace que l'idée qui, au même instant, traversa l'esprit du Prince des Guerriers de l'Espace.
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Bulma s'assit sur le lit du saïyen, le regard au sol. La rage, l'incertitude et l'excitation se mêlaient dans son corps et dans son esprit en un amalgame de sensations.
- "C'est homme est une brute.", murmura-t-elle, encore sous le choc. "Si je voulais baiser avec lui ?"
- "Mais quelle genre de question est-ce ?", s'interrogea-t-elle de mauvaise humeur. Elle ne se l'était pas figuré ainsi, en fait, elle n'avait pas bien réfléchi à ce qui se passait entre eux et à ce qu'elle voulait de lui.
Et que voulait le Prince des Saïyens de la scientifique ? - "Il veut baiser ?", se demanda-t-elle tout bas. - "C'est ça qu'il veut ? C'est pour cela qu'il m'a posé la question et qu'il m'a dit de ne plus m'approcher de lui ?", poursuivit-elle en s'allongeant sur le lit du saïyen. Cela n'avait pas eu l'air d'une proposition, plutôt d'une interrogation. Elle sourit.- "C'est parce que je suis en train de le rendre fou...", murmura-t-elle en regardant le plafond.
- "Au moins, il me reste la consolation qu'il ne veut pas me parler parce qu'il se sent attiré par moi.", se dit-elle à voix haute, accentuant son sourire. Elle ne savait pas elle-même ce qu'elle voulait de lui. Si avant, avec Yamcha, elle voyait son attirance pour lui comme un danger, maintenant, elle se laissait simplement porter par la vague. Elle se rendit compte qu'elle ne changerait jamais.
A ce moment-là, elle plissa le front avec dégoût. - "Oh, si ! Je changerai !", s'exclama-t-elle en se mettant debout. Elle regarda vers le balcon, voilé par les rideaux qui dansaient sous la brise nocturne et elle croisa les bras, vexée. - "Peu importe d'où ils viennent.", se mit-elle à murmurer. - "De ce monde ou d'ailleurs, ce sont tous des lâches."
Elle fit volte-face pour retourner à sa chambre. - "Bien sûr que je changerai ! J'en ai marre !"
Elle porta ses mains à son visage en se souvenant de quelque chose : - "Le four !" Et elle courut à toutes jambes à la cuisine.
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- "Tu sors beaucoup ces temps-ci, non ?", lui demanda sa mère.
Elle était sur la terrasse du salon de l'étage en train de profiter d'une soirée paisible et du beau temps avec ses parents, qu'elle voyait peu depuis qu'elle avait décidé de reprendre ses relations sociales. Elle n'avait jamais eu beaucoup d'amies alors elle s'était décidée à faire un casting parmi les secrétaires et ses collègues de travail et à sa grande surprise, cela marchait bien. Elle n'avait appelé aucun de ses habituels compagnons d'aventures. Il devait se préparer pendant les deux ans et demi qui restaient et ce raisonnement lui suffit pour s'en persuader elle-même. En plus, il y avait l'obstacle que constituait Yamcha, au sujet duquel elle ne voulait plus entendre parler, ni avoir à expliquer ce qui s'était passé.
Et c'est ce qu'elle avait fait. Elle avait passé une semaine au bureau à sonder les filles de son âge. Quelques-unes étaient mariées avec des enfants et n'étaient pas très partantes pour la suivre dans ce qu'elle projetait. Et toutes ne pouvaient pas se permettre de s'embarquer dans ses projets, comme de partir en week-ends loin de la ville, même si Bulma insistait en disant que tout serait à ses frais. Elle remarqua qu'au début beaucoup avaient des réticences sur sa nouvelle attitude. Bulma Brief n'était pas une personne qui s'était beaucoup ouverte avec les employés et de plus, elle était propriétaire de l'entreprise. On la craignait car elle leur semblait être un ouragan. Elle était toujours à droite ou à gauche, agréable mais distante, bruyante et exigeante et elles s'étonnèrent de la trouver si motivée.
Finalement, elle réussit à constituer un groupe de quatre filles qui au début n'avaient accepté ses plans que par peur d'être renvoyées mais qui maintenant acceptaient avec grand plaisir de sortir avec elle, comme si elle était des leurs. Sa bande habituelle était formée de Mursa, une secrétaire charmante, souriante et assez idéaliste, puis venait Sumi, aussi timide que son amie d'enfance Mursa, mais assez bête, typiques de ces personnes que la scientifique regardait toujours avec méfiance car elle ne savait pas si elles était très intelligente ou très bêtes, puis Garai les avait rejointes, aussi tapageuse et vulgaire que Bulma, et finalement la dernière recrue, Kartesi, qui dirigeait le département des ressources humaines de l'entreprise, avec laquelle elle se lia d'amitié . Pour elles, même pour celle qui arriva en dernier dans le groupe, la scientifique la plus célèbre du monde se montra gentille et amusante, tout en restant distraite. Elles ne se rendaient juste pas compte que sauver le monde de maléfiques ennemis intergalactiques, trimer pour l'avenir de l'entreprise la plus importante sur Terre et être la meilleure dans tous les domaines, ne laissait pas de temps à la jeune femme pour consolider des relations normales avec ses congénères féminines.
- "Oui, mais je crois que cela me fait du bien.", dit-elle en tournant une page de sa revue.
- "Et tu as rencontré un homme intéressant ?", demanda sa mère, intriguée, en prenant une gorgée de son verre.
La jeune femme soupira. - "On dirait bien qu'il n'y a pas un seul homme potable dans toute la Cité de l'Ouest."
- "Bien sûr que si.", lança sa mère en regardant le jardin.
Bulma leva les yeux vers elle et suivit la direction de son regard. Elle soupira à nouveau. - "Maman, nous en avons déjà parlé.", dit-elle avec lassitude, en reposant les yeux sur sa revue.
- "Alors, je n'aurai pas de petits-enfants forts et beaux ?", demanda sa mère, peinée, en joignant les mains. - "Tu devrais te presser, ma chérie. Tu sais bien, tic, tac, tic, tac." Et elle bougea un de ses doigts pour figurer une pendule.
Le rire de son père caché derrière son journal la mit de mauvaise humeur.
- "Je vais chercher plus de thé.", déclara-t-elle en s'esquivant. Elle sortit de là en se rappelant que dans peu de temps, elle aurait rendez-vous avec le gynécologue pour la vérification de son implant contraceptif. Sa mauvaise humeur en descendant les escaliers redoubla. Pendant les deux mois qui s'étaient écoulés depuis qu'elle avait repris sa vie sociale, elle n'avait rencontré aucun homme intéressant. Aucun. Tous étaient soit écoeurants, pédants ou essayaient de l'impressionner avec des cadeaux hors de prix ou encore pire, toutes ces qualités réunies. Elle avait décidé de sortir pour voir le monde normal et conclusion : le monde normal était des plus ennuyeux.
Elle s'arrêta sur une marche. Végéta était entré dans la maison et il semblait impatient. A nouveau, elle ressentit de la nervosité, celle-la même qui avait disparu d'un seul coup un jour et qui maintenant ne la quittait plus. Cela faisait deux mois qu'elle était ainsi et elle avait tout fait pour s'en débarrasser mais c'était apparemment inévitable.
- "Viens.", lui dit-il en la voyant avant de se retourner pour qu'elle le suive.
Elle put respirer à nouveau et le suivit jusqu'à la chambre de gravité en silence.
Quand Bulma entra, il était déjà devant les commandes. - "Regarde.", ordonna-t-il, en faisant un signe du menton.
La jeune femme s'approcha et vit que tous les indicateurs clignotaient. Elle appuya plusieurs boutons, attendant une réponse.
- "Ça, je l'ai déjà fait.", dit Végéta, inquiet.
Elle le regarda un instant avant de retourner vers les comandes. Elle ouvrit un des panneaux pour inspecter l'intérieur et tout était en ordre. Elle toussa.
- "Que lui arrive-t-il ?", demanda avec brusquerie le prince derrière elle.
- "On dirait qu'il y a un problème avec le système membranal.", répondit la jeune femme sans lever la vue. - "Ce n'est pas normal que tous les indicateurs soient en panne en même temps, alors ça ne peut être que cela." Elle se retourna pour prendre la caisse à outils du vaisseau pour le vérifier. Le prince observait tous ses mouvements, les bras croisés. Leurs regards se croisèrent à peine quelques secondes mais cela suffit à Bulma pour savoir qu'il avait eu une journée particulièrement mauvaise. Et pendant qu'elle se penchait pour inspecter les commandes de la partie basse, cette pensée se confirma quand il rouvrit la bouche :
- "Pour combien de temps tu en as ?"
- "Quelques heures, comme il réagit comme un être vivant, une erreur du système contamine le reste comme..."
- "Comme un virus, oui, je le sais déjà. Combien de temps exactement ?", lui demanda-t-il sans la moindre trace de sérénité.
- "Quatre heures.", lui répondit-elle d'en dessous. - "Peut-être trois."
- "Merde !", s'exclama la saïyen furieux en sortant par la porte. - "Malédiction !"
Bulma leva la tête pour le voir disparaître. "Au moins, il a parlé.", se dit-elle.
En deux mois, cette conversation avait été la plus longue qu'elle avait eu avec le saïyen. Avec le peu de temps qu'elle passait à la maison, les seules communications qu'elle avait avec lui s'était réduite à réparer les dégâts qu'il causait. Si les robots de combat tombaient en panne, Végéta les déposait de mauvaise grâce à la porte du laboratoire ou si Bulma se trouvait à l'intérieur, il les posait sur sa table.
Ils avaient décidé de s'ignorer mutuellement et ils y parvenaient. Il n'y avait plus de rencontres sporadiques dans la cuisine car si elle apercevait de la lumière ou si elle entendait du bruit, elle retournait sur ses pas avec mauvaise humeur. Les rencontres dans le couloir se concluaient dans l'indifférence et les taquineries de sa mère quand ils se trouvaient tous deux présents étaient tout simplement ignorées. Le prince n'avait pas provoqué un seul incident et ne s'était causé aucun dommage physique lors de son entraînement intensif alors le calme absolu avait régné ces huit dernières semaines.
Mais ce n'était pas n'importe quel calme. Quelque chose ne pouvait être ignoré et les avait poussés à cela. Il y avait tant de tension entre eux que Bulma pouvait sentir celle de Végéta derrière la cloison qui séparait leurs chambres. Quand elle était à l'extérieur, parfois elle se surprenait à penser au saïyen et quand elle était à la maison et qu'elle le voyait sortir de la chambre de gravité, un frisson la parcourait et la mettait en alerte. Le pire de tout est que malgré tous leurs efforts mutuels pour le dissimuler, cela allait en augmentant.
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- "Chérie, il y a quelque chose que je ne comprends pas.", dit son mari derrière elle.
Sa femme, qui s'était approchée de la rambarde du balcon pour essayer d'apercevoir deux personnes en particulier depuis son observatoire, se tourna et s'approcha en souriant joyeusement pour marquer son intérêt. - "Dis-moi, mon chéri, veux-tu encore une tasse de thé ?", lui demanda-t-elle avant de le servir immédiatement sans attendre sa réponse.
- "Notre Bulma et le jeune Végéta ne se parlent plus depuis longtemps et cela ne t'inquiète pas.", dit-il en caressant son chat.
Madame Brief se pencha près de son mari et prit sa tasse pour la siroter avant de répondre : - "Eh bien, papa, il y a des choses qui sont inévitables."
- "C'est-à-dire ?"
- "Que l'amour ne peut pas se forcer." Elle se redressa à nouveau pour se diriger vers la rambarde et regarder en direction de la chambre de gravité. - "Tout comme il est impossible de lui résister."
Son mari sourit. Ce n'était pas la première fois qu'il entendait cette phrase dans sa bouche.
- "Tu en es si sûre ?"
- "Maintenant plus que jamais."
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- "Ma petite chérie, qu'est-ce que tu fais ?", lui demanda son père derrière elle.
- "La chambre de gravité est en panne.", répondit-elle sans se lever pour répondre.
- "Je peux te donner un coup de main ?", demanda son père en se penchant pour essayer d'apercevoir quelque chose depuis là où il était.
- "Non merci, j'ai presque fini, papa, c'était juste le réglage du..."
- "Ah ! Jeune Végéta ! Ma femme se demandait si toi ou ma fille alliez dîner maintenant ou si vous vouliez y aller ensemble."
L'expression de son père lui fit comprendre que le prince était revenu. Elle se fit tomber le robinet d'arrêt sur le front et jura. - "Aïe !"
- "Ça va ma petite chérie ?", demanda son père.
- "Parfaitement.", répondit celle-ci d'en dessous des commandes.
- "Tu avais dit trois heures.", intervint sèchement le guerrier tout en l'observant.
- "Tu crois que je tiens à rester là plus longtemps ?", lança Bulma avec dédain. - "J'ai presque fini."
- "Bien, je vous laisse seuls. Je dirai à ta mère que vous la rejoindrez bientôt.", ajouta son père en se dirigeant vers la sortie. - "Au fait, ma fille, encore une chose." Il s'arrêta net pour ajouter sans se retourner. - "Je t'ai laissé sur la table de ton laboratoire les résultats de mes recherches sur ce Docteur Guero. Apparemment, tout ce qu'on sait de lui aux dernières nouvelles c'est qu'il s'est retiré dans les montagnes mais je ne sais pas exactement où." Et il sortit tranquillement par la porte inconscient du silence terrifiant qu'il laissait derrière lui.
Bulma se traîna sur le sol encore plus nerveuse qu'avant. Elle leva la tête pour savoir ce qu'il pensait et son visage en disait long. Végéta était en train de la regarder avec une rage contenue, avec reproche et beaucoup d'autres choses encore. Ses yeux noirs brillaient de confusion et étaient plus ouverts qu'à l'ordinaire.
- "Végéta..."
Il ne lui laissa même pas le temps de se relever qu'il passait déjà la porte en direction du laboratoire.
- "Végéta !", s'écria Bulma, à sa poursuite. - "Végéta, attends !" Elle mit plus de temps encore car à mi-chemin elle trébucha et tomba la tête en avant sur la rampe. - "Malédiction !", jura-t-elle. Elle se releva et reprit sa course vers son lieu de travail.
Quand elle l'atteignit, il y était déjà avec le dossier de renseignements en main, encore non ouvert.
- "Végéta..."
- "Tu ne pouvais pas rester tranquille, non ?"
- "Et que voulais-tu que je fasse, hein ?" Elle se mit sur la défensive en se voyant complètement découverte. Elle ne pouvait pas cacher la vérité. Quand ils avaient su ce qui allait arriver dans trois ans, elle avait accepté que les garçons refusent de chercher le Docteur Guéro mais le monde était entre ses mains. A qui cela allait-il faire du tort ? A personne. Peut-être même qu'elle sauverait cette planète si elle trouvait ce scientifique fou et pervers. Elle ne savait pas encore ce qu'elle ferait en le voyant mais au moins elle devait le chercher. Elle croisa les bras et continua à parler tout en s'approchant de lui. - "Cet homme va détruire le monde et vous ne pensez qu'à vous battre !"
- "Tu avais donné ta parole !", lui cria Végéta, tournant la tête vers elle.
Elle nia en bloc. - "Je n'ai pas donné ma parole !", le reprit-elle. - "J'ai dit que je serais de votre côté, jamais que je ne le chercherais pas."
- "Et où est la différence, Bulma ? Malédiction !", s'exclama-t-il, furieux à l'extrême, serrant fortement le dossier d'une main et la regardant avec défiance. - "Est-ce que vous, humains, ignorez ce qu'est l'honneur ?"
- "Je n'allais rien faire ! Tu entends ? Rien !", cria-t-elle en se mettant à sa hauteur tout en hochant la tête. - "Qu'est-ce que j'allais faire, hein ? Je ne ferais pas de mal à une mouche ! Et encore moins à un... " Elle s'interrompit en se rendant compte de quelque chose et ouvrit grands les yeux. - "Tu viens de dire mon nom ?", lui demanda-t-elle à la fois surprise et ravie.
Végéta ignora cette question. - "Alors que fait ceci ici, hein ?" Maintenant, c'était lui qui hochait la tête avec dégoût. Pour lui faire comprendre l'importance de ce moment, il lui mit le dossier sous le nez et sans bouger un seul muscle, la chemise cartonnée prit feu dans sa main, s'enflamma et tomba en cendres.
Loin d'attacher importance à tout cela, Bulma était toujours en train de penser au fait qu'enfin, il avait prononcé son nom. - "Tu viens de dire mon nom.", s'écria-t-elle encore sous le choc de ce détail.
Le saïyen fit volte-face et se dirigea directement vers le lieu saint de cette pièce. L'ordinateur central. Ce n'est qu'en le voyant s'en approcher que la jeune femme réagit :
- "Tu ne vas quand même pas faire ça !", lui cria-t-elle en le prenant par le bras.
- "Lâche-moi !", s'exclama le guerrier en se libérant de sa prise et en formant un halo de pouvoir entre ses mains.
- "Il n'y rien là-dedans !", cria-t-elle, désespérée. - "Tout ce qu'on sait de lui était dans le dossier, Végéta !". Elle le saisit à nouveau par la main pour l'empêcher de faire cette folie. S'il détruisait l'ordinateur central du laboratoire, c'était le travail de toute sa vie et de celle de son père qui partirait en fumée. Mais comme il ne paraissait pas capable d'entendre raison, elle décida de s'interposer bras écartés : - "Mais tu es un imbécile ou quoi ?", demanda-t-elle, défiante. - "Si tu le détruis, je ne pourrai plus reconstruire tes robots et encore moins la chambre de gravité car toutes les informations nécessaires sont là-dedans, informatisées. Elle le vit douter un instant alors elle continua sur sa lancée. - "Je n'allais rien faire avec l'information, Végéta, je te l'ai déjà dit, sur le disque dur, je n'ai ouvert qu'un dossier d'archive avec son nom mais il n'y a rien à l'intérieur, tu veux le vérifier toi-même ?" Elle fronça encore davantage le sourcil, en quête de la moindre expression de sa part. La boule d'énergie continuait à illuminer ses yeux froids et calculateurs, mêlant le noir et le feu. Elle pouvait presque sentir sa confusion. Enfin, la boule disparut et il se détendit instantanément. Il fixa les yeux sur elle et reprit son attitude distante et contrariée :
- "Tu sais combien de fois j'ai été sur le point de te tuer ?", demanda le prince en la regardant dans les yeux, des yeux profonds et noirs qui contenaient le plus profond mépris. Devant son silence, comme elle s'était perdue dans le noir infini de ses pupilles, il répéta la question : - "Tu sais combien ?"
- "Beaucoup.", répondit en un murmure la jeune femme. Elle s'était perdue à contempler ses muscles fermes, son nez fin, sa chevelure à la forme agressive, sa bouche. Sa bouche.
- "Alors écoute-moi bien.", reprit-il en baissant le ton et en focalisant tout son dédain sur le visage de la jeune femme. - "Si je trouve encore la moindre preuve que tu continues à chercher ce Docteur, je ne te tuerai pas toi, non." Il accompagna cette négation par une légère expression de moquerie à la fois sur ses lèvres et à travers sa voix. Il continua :
- "Tu devras vivre avec la douleur d'avoir été l'unique responsable de la mort prématurée de tes parents, tu as compris ?" Il lui posa la question en fermant à demi les yeux. Elle semblait ailleurs et il avait besoin d'une réponse. - "Tu as compris ?", hurla-t-il en levant le poing.
Elle réagit comme seule Bulma Brief savait le faire : - "Qu'est-ce que tu as dit ?" Pour la seconde fois, elle secoua la tête pour se concentrer sur l'écoute des mots prononcés et non pas sur la contemplation de ses lèvres.
Il ne jugea pas nécessaire de répondre. Il l'ignora et se dirigea vers la sortie.
- "Comment oses-tu, hein ? C'est une menace ?" Elle se retourna pour le regarder.
- "Y a-t-il le moindre doute à ce sujet ?"
- "Si j'ai le moindre doute ?", s'écria la jeune femme en élevant les bras sans rien y comprendre. - "Je te dis que je ne faisais que me renseigner et toi, tu me menaces ?"
- "Bien sûr qur oui !" Il s'était tourné à moitié pour lui répondre. - "C'est exactement ce que je fais, Bulma ! Je passe mon temps sur cette maudite planète à te menacer ! Et même si j'ai besoin de toi pour les robots et la chambre de gravité, tes parents ne me servent à rien ! A rien !", répéta-t-il en soulignant sa négation par un signe de la main.
- "Tu ne ferais pas une chose pareille !" La scientifique était si énervée qu'elle avait l'impression qu'elle allait lui sauter dessus pour lui tirer ces cheveux absurdes. Si juste avant, elle se serait presque jetée à son cou pour l'embrasser avec fureur, maintenant, elle ne souhaitait plus que l'étrangler de ses propres mains.
Le prince estimait la conversation terminée et il sortait déjà par la porte en essayant d'ignorer les cris de Bulma. - "Tôt ou tard, je réduirai cette planète en miettes et toi avec !", vociféra-t-il depuis le jardin.
- "Tu ne feras rien de cela !", protesta la jeune femme depuis la porte du laboratoire en le suivant du regard tandis qu'il entrait dans son vaisseau.
- "Tu ne le verras pas si je te tue avant !", cria le guerrier tout en passant la rampe. Et il était sûr que cela se passerait ainsi.
Dans sa tête ne résonnaient plus que l'écho de sa cruelle menace envers ses parents et son prénom qu'il avait prononcé. Deux fois.
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La nuit était déjà très avancée quand Végéta sortit de sa chambre par le balcon pour se diriger au laboratoire. Il fallait qu'il mette un terme à cette histoire et il fallait qu'il le fasse maintenant. Evidemment, il préférait que la jeune femme n'y soit pas pour ne pas avoir à supporter ses cris et sa présence désagréable. Elle lui avait menti, oui. Elle avait voulu rattraper le coup en disant qu'elle n'avait pas donné sa parole mais elle l'avait fait implicitement devant lui et le reste des guerriers qui attendaient l'arrivée des cyborgs. "Elle ne comprend rien.", se répétait-il en arrivant devant la porte du lieu de travail de la scientifique.
Comme il l'espérait, la porte s'ouvrit quand il posa la main sur le lecteur d'empreintes digitales. Il n'eut pas besoin d'allumer la lumière. Il voyait bien et de plus, il y était venu tellement de fois qu'il avait suffisamment en mémoire la cartographie des lieux. Il posa à nouveau la main sur le détecteur de l'ordinateur et celui-ci s'alluma.
"Prince Végéta, bienvenue", put-il lire sur l'écran.
Il se mit à chercher et comme il le pensait, il n'eut aucun mal à trouver l'archive du Docteur Guero.
Elle avait beau dire qu'elle n'allait rien faire de ces informations, cela n'avait aucun sens. Pour lui, il était évident qu'elle appellerait un de ses amis pour faire le travail sale à sa place car il était sûr qu'elle était incapable de commettre un crime. Même si plus d'une fois, il avait été surpris par la fermeté et la décision de quelques hommes plus faibles qu'il avait rencontrés tout au long de sa vie sur le champ de bataille, il aurait presque pu jurer qu'elle ne supporterait pas de voir souffrir quiconque, quand bien même cette personne serait vile. "Même si elle fait une belle exception avec moi en me rendant la vie impossible.", pensa-t-il. Pour lui, il était clair que les amis de la jeune femme ne voulaient pas tous affronter les fameux cyborgs parce qu'ils étaient fondamentalement des lâches. Ils seraient tous plutôt d'accord avec elle pour trouver le scientifique et le faire disparaître. "Et si quelqu'un refuse, elle saura bien comment le convaincre.", conclut-il avec empathie.
Il changea de posture quand il trouva la fonction de recherche. Il écrivit Docteur Guéro et attendit quelques instants. Il savait qu'apprendre l'écriture des humains lui serait utile et maintenant il en récoltait les fruits.
Et voilà, il y était. L'archive portant son nom. Il sourit de côté avec satisfaction.
- "Même pas encrypté, même pas de code secret, rien.", commenta-t-il. - "Allons, Bulma, tu me déçois." Il l'ouvrit et effectivement, il était vide. Sur ce point, la scientifique ne lui avait pas menti. Il effaça l'archive du disque dur avant de s'éloigner enfin mais il fronça instantanément les sourcils, sa méfiance augmentant. - "Trop facile.", murmura-t-il en s'approchant de l'écran. Et pour lui, tout cela ne collait pas. La scientifique était difficile par nature, elle finissait toujours par tout embrouiller, alors il se dit que tout cela n'avait pas été si compliqué. Et s'il y avait bien un mot qui la définissait bien en tant que femme, c'était bien celui-là : compliquée.
Sa méfiance se renforça en constatant pendant qu'il cherchait à l'intérieur de l'ordinateur qu'il y avait bien des codes de sécurité mais quand il pouvait passer outre, cela ne concernait que des plans de l'entreprise, des modèles de robots et quelques sujets en rapport avec son travail.
Il passa tout en revue, chacun des dossiers que renfermait l'ordinateur. Cette tâche commençait à lui prendre plus de temps que prévu et pour le prince, il n'y avait qu'un seul coupable : - "Cette maudite femme.", s'exclama-t-il sans s'en rendre compte tout en tapant sur l'ordinateur, encore et encore. Il espérait tomber sur quelque chose qui lui permettrait de la percer à jour.
Une heure s'écoula et sa recherche était toujours sans résultat. De mauvaise humeur, il s'étira sur la chaise. Il se leva et se dirigea vers la porte avant de s'arrêter soudain. Il fit volte-face pour regarder encore l'ordinateur central. Il n'hésita pas. Il lança un rayon d'énergie qui le détruisit.
Il franchit la porte avec irritation. "Elle doit cacher quelque chose.", se répétait-il. "Il doit y avoir autre chose". Il était en colère contre lui-même pour ne pas avoir trouvé le dossier secret qu'elle gardait sûrement caché à l'intérieur de l'ordinateur. Il était déjà calmement étendu sur son lit quand les alarmes de sécurité se déclenchèrent.
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- "Papa !", cria Bulma depuis le balcon.
- "C'est le laboratoire, ma chérie ! Enclenche la procédure de sécurité !", lui cria son père depuis le jardin.
- "Quel vacarme ! Quelle émotion !" Sa mère l'accompagnait en bas emmitouflée dans une couverture. Même dans un moment pareil, son éternelle gaieté ne la quittait pas. Elle paraissait même enchantée.
- "Le laboratoire ?" Elle n'eut pas besoin d'en entendre plus. Elle se pencha à moitié par dessus la rambarde pour mieux entrevoir son lieu de travail. On ne voyait pas de flammes mais de la fumée s'échappait des fenêtres. - "Végéta !", s'exclama-t-elle. - " Sale fils de..." Elle se retint de l'insulter tout en descendant activer les robots pour qu'ils aillent éteindre ce désastre. Par chance, l'ordinateur central de la résidence avait déjà détecté le feu et était déjà en train de traiter le problème.
- "Tu as besoin de quelque chose, papa ?", cria Bulma à son père. Angoissée à l'idée de l'étendue des dégâts, elle avait déjà rejoint devant le laboratoire son père et sa mère qui observaient les robots tout arroser avec frénésie.
- "Quoi ?", demanda son père en tendant l'oreille. Le bruit répétitifs des alarmes était assourdissant.
- "Tu as besoin d'autre chose ?"
- "Non, non ! Les robots ont l'air d'avoir tout sous contrôle !" Ses deux derniers mots furent plus intelligibles que le reste car enfin l'alarme s'arrêta.
- "Ouf ! Enfin !", s'exclama sa mère.
Ils entrèrent tous les trois craignant le pire. Le professeur Brief fut le premier à parler
- "Dieu merci, c'était surtout de la fumée et pas une tragédie. On dirait qu'il n'est rien arrivé de grave.", affirma-t-il en s'approchant des étagères intactes bien que trempées.
- "Mais papa !", s'écria Bulma, indignée. - "L'ordinateur central est détruit !" Elle s'approcha en tremblant du précieux objet, qui n'était plus qu'un amas sombre et compact de ferrailles duquel s'échappait un léger filet de fumée.
- "Ma fille, ne t'inquiète pas pour ça, nous allons bien, c'est le plus important.", répondit tranquillement son père.
- "Que je ne m'inquiète pas ?" Elle n'en croyait pas ses oreilles. - "Papa, c'était notre travail depuis toujours ! Toute notre vie était là-dedans !", s'écria-t-elle en désignant le tas déformé de plus de deux mètres de haut.
Le scientifique se dirigea vers une des étagères. Il se mit à chercher quelque chose dans les rayonnages tandis que sa fille était sur le point d'éclater en sanglots, sa mère essayant de la consoler en lui caressant les cheveux.
- "Ce n'est pas toute notre vie, ma puce.", reprit le professeur Brief en portant une boîte. Il l'ouvrit et en sortit une capsule. Il la lui présenta et lui ordonna avec un sourire : - "Active-la."
- "Hein ?" Bulma leva les yeux, déconcertée. Encore sous le coup de ses émotions, elle fit ce que son père lui demandait. Elle n'était même pas consciente de ses actes, elle ressentait juste une immense colère qui commençait à vouloir s'exprimer. Elle obtempéra et au milieu de la fumée surgit un nouveau modèle de l'ordinateur, exactement semblable au précédent.
- "Qu'est-ce que c'est ?", demanda-t-elle, incrédule, pendant que sa mère applaudissait en sautillant.
- "L'ordinateur.", répondit le scientifique en ajustant ses lunettes et en admirant son oeuvre.
- "Tu avais une réplique de l'ordinateur et je ne le savais même pas ?", lui demanda-t-elle sans parvenir à y croire. - "Et sur un rayon d'étagère sans aucune sécurité et à la vue de tous ?" Tout cela devenait surréaliste.
Son père rit, satisfait. - "Oui,", Et il ajouta en présentant une autre capsule : - "Et là, les données actualisées.''
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Elle sortit de là après que son père lui ai dit qu'il se chargerait le lendemain de la mise à jour des données. Elle ne pourrait rien faire jusqu'au lendemain mais une image lui était revenue à l'esprit quand sa mère lui avait demandé les causes de l'incident. Elle connaissait le coupable et il allait entendre de ses nouvelles.
Elle se dirigea vers la chambre du prince comme une furie. Elle ouvrit la porte à la volée et alluma la lumière de la paume de la main. Elle le vit allongé sur le lit. Imperturbable, c'est à peine si il la regarda. C'était comme s'il s'attendait déjà à la voir faire ainsi son apparition.
- "Tu es répugnant !"
C'est alors qu'il la regarda. Mais pas avec fureur ou rage, plutôt avec un air amusé comme s'il savourait cet instant.
- "Mais c'est que tu ne peux faire confiance à personne ?"
Il continuait à la regarder avec moquerie. Il se releva et s'assit sur le lit, les pieds par terre. Il croisa les bras à la hauteur de sa poitrine et la laissa poursuivre.
- "Tu as failli foutre ma vie en l'air !", cria Bulma hors d'elle en s'approchant de lui d'un pas lourd et tremblant. Le voir là, à moitié souriant sans paraître comprendre l'importance que cela avait pour elle, lui donnait envie de le tuer. De pouvoir le faire. Elle ne comprenait pas comment cet homme pouvait provoquer chez elle des sentiments aussi contradictoires avec une telle force et une telle violence. Elle se sentait attirée par lui, c'était si puissant qu'elle avait l'impression qu'elle allait bondir pour le dévorer. Ce n'était pas une simple attraction, quelque chose de contrôlable mais plutôt une perdition qui augmentait de jour en jour. Cependant, la contrepartie, c'était la haine profonde qui était en train de lui ronger les entrailles. Elle avait toujours été impulsive mais c'était en train d'empirer dans son âme et de renforcer son union avec ce maudit homme vil et cruel. Elle aurait souhaité le haïr, ne plus le désirer, elle aurait voulu que toute l'indifférence du monde s'empare d'elle et qu'il lui soit égal. Parce que s'il y avait bien une chose claire dans son cerveau, c'est que vraiment ce maudit Prince des Saïyens était un être indigne d'elle. Alors, elle frapperait là où ça lui ferait le plus mal. Son ego.
- "Tu n'es qu'un être méprisable voué à l'enfer ! Rien qu'un triste prince sans coeur qui n'arrivera jamais à rien car il n'est pas assez fort ! Tu perds ton temps ici sur La Terre, Végéta ! Jamais tu ne parviendras à gagner ! Jamais !"
Et juste au moment où il se dit que cette tirade était suffisante pour l'envoyer, elle et tous ceux de la maison en enfer, Bulma se mit à pleurer. Les larmes commencèrent à courir sur ses joues à grosses gouttes. Elle pleurait et même ainsi, elle continuait encore à le défier. Son expression d'hilarité s'effaça pour céder la place à son habituelle inexpressivité.
- "Je t'ai offert ma maison.", reprit la jeune femme sans retenir ses larmes devant lui. Elle avait baissé le ton pour se concentrer dans tout ce qu'elle voulait qu'il entende. - "Nous t'avons traité comme ce que tu prétends être, nous te nourrissons, nous soignons tes blessures." A ce moment-là, elle leva les yeux pour les planter dans les pupilles noires du saiyen qui semblait imperméable à ses reproches. - "Nous essayons de te comprendre et tu continues à nous haïr, à nous haïr !", s'exclama-t-elle avant de tout de suite serrer les dents pour ne pas éclater en sanglots. - "Je voulais en savoir plus sur toi, je croyais que tu ne pouvais pas être aussi méprisable, que tu avais un bon fond, mais non, je me trompais.", dit-elle. - "Tu n'es rien de plus que ce que tu parais, un damné qui as trop vécu." Elle se retourna, s'attendant à ce qu'il lui réponde en criant ou que dans son dos, il la transperce d'un rayon d'énergie en plein coeur ou qu'il lui tranche la tête tout simplement. Mais il ne fit rien de cela et elle continua son chemin. Avant de sortir de la chambre, elle lui lança avec une fureur contenue : - "Tu nous ferais à tous une faveur en t'en allant d'ici, Végéta." Et elle enfonça le clou : - "Quand ces cyborgs te tueront, personne ne te regrettera, personne."
Le prince la vit refermer lentement la porte. Il se dirigea à la salle de bain pour s'asperger le visage d'eau froide. Il se jeta sur son lit et s'endormit plus tôt qu'à la normale.
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- "Je ne suis pas comme ça.", se répétait Bulma devant le miroir. - "Il révèle le pire en moi." Elle était en train d'enlever un masque de beauté de son visage sans pouvoir s'empêcher de penser aux terribles choses qu'elle avait dites au prince la veille . Ce qui s'était passé l'avait mise dans un tel état de fureur qu'elle l'avait abreuvé d'injures.
En voyant le laboratoire, elle avait cru que tous ses efforts dans sa carrière de scientifique étaient partis en fumée et tout ça juste à cause d'une crise de rage de Végéta mais au fond, ce qui la blessait le plus, c'était qu'il ne lui avait pas fait confiance. - "Bien sûr que non, Bulma !", s'exclama-t-elle. - "Qu'est-ce que tu croyais, hein ?", se reprocha-t-elle en se passant une serviette mouillée sur le visage. - "Cet homme ignore la signification de ce mot !"
Elle soupira encore. Même si la veille, elle s'était jetée sur son lit sans pouvoir s'arrêter de pleurer et de le maudire, elle s'était réveillée avec un goût amer dans la bouche. C'était toujours la même chose. Elle était impétueuse et ça ne s'était pas démenti la veille. Bien sûr qu'elle était en colère, évidemment qu'elle l'était, mais encore une fois, devant le saïyen, ses sentiments se magnifiaient jusqu'à des limites insoupçonnées. Cela ne lui était jamais arrivé. - "Il ne va pas faire de moi une mauvaise personne.", murmura-t-elle en fixant son visage mouillé. - "Il n'y arrivera pas."
Elle descendit les escaliers sans être très sûre de vouloir le rencontrer cette journée. Pour couronner le tout, sa mère était dans la cuisine en train de se battre avec les robots ménagers.
- "Ma petite chérie !", s'exclama-t-elle en la voyant sautiller entre les androïdes. - "Tu crois que je pourrais leur apprendre à danser ?", lui demanda-t-elle gaiement.
- "Qu'est-ce que tu fais ?" Sa fille était campée les mains sur les hanches sur le seuil de la porte.
- "Je croyais leur avoir donné l'ordre de revenir à leur habitacle après avoir été aider ton père au laboratoire et regardent ce qu'ils font." Elle dansait et tournait au milieu d'eux sans se départir de son sourire affable.
Elle soupira et haussa les yeux au plafond. - "Tu n'as qu'à appuyer sur le bouton rouge, maman, je te l'ai dit mille fois." Et elle s'avança pour le faire elle-même.
.Quand les robots s'arrêtèrent de tourner sur eux-mêmes et commencèrent à patiner rapidement vers leurs tanières, sa mère s'arrêta de danser presque à regret. Immédiatement, sa bonne humeur lui revint : - "Oh ! J'ai le vertige !" Vite remise de son émotion, elle s'adressa à sa fille qui se servait un café. - "Ton père m'a dit qu'il faudra toute la journée pour remettre en ordre le laboratoire, que vas-tu faire ?"
Bulma fit une grimace. - "Je m'en doutais.", murmura-t-elle. - "Eh bien, je n'en sais rien, je vais en profiter pour me reposer.", répondit-elle avant de prendre une gorgée de sa tasse.
- "Tu ne vas pas sortir avec tes amies ?"
Après quelques secondes de réflexion, la jeune femme répondit : - "Non, je vais rester à la maison et prendre un bain de soleil, on dirait qu'il va faire beau, non ?" Et elle leva la tête pour regarder vers le jardin.
- "Il est dans la chambre de gravité.", lui murmura sa mère en allant vers l'évier avec un vase de fleurs.
- "S'il te plaît, maman, chaque fois que je regarde le jardin, ce n'est pas pour le chercher." Et elle reprit une gorgée, dégoûtée.
Sa mère rit et fixa son regard sur le vaisseau.
- "Que vas-tu faire pour ton anniversaire ?", lui demanda-t-elle en changeant l'eau des fleurs.
Elle avait oublié. Dans un mois, elle aurait trente et un ans. Trente et un. Si atteindre l'âge de trente ans avait été un traumatisme, entrer de plein pieds et officiellement dans la trentaine lui donnait la chair de poule. Tant d'interrogations la traversaient chaque fois qu'elle réalisait que le temps passait, qu'elle préférait ne plus y penser mais il suffisait qu'approche la date de son anniversaire pour que la stupeur s'empare d'elle. Elle n'était pas à plaindre, elle le savait. Elle avait toujours été jolie et le serait sans doute toujours mais le passage inexorable du temps l'effrayait. Et pour couronner le tout, maintenant elle était seule.
- "Rien.", répondit-elle, démotivée.
- "Tu pourrais peut-être demander à Végéta de sortir avec toi, non ?", lui suggéra la blonde.
- "Non." Elle n'était même pas d'humeur à lui lancer une réplique sarcastique. Sa mère lui avait rappelé son anniversaire et maintenant elle en voulait au monde entier d'être si cruel avec elle.
- "Un bon restaurant, la lumière tamisée des bougies..." Elle était vraiment en train de rêver à cette idée. - "Si tu ne te dépêches pas, c'est moi qui le lui demanderai." Et elle se retourna enchantée de cette idée.
- "Je vais à la piscine." Bulma se leva, posa la tasse sur la table et sortit comme une flèche pour se préparer.
- "Monte ta brosse !", lui cria sa mère en serrant l'instrument capillaire dans sa main.
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Les saïyens étaient la cime de la perfection génétique, le sommet du progrès des races spatiales. Ce résultat n'était pas tombé du ciel. De nombreux siècles de sélection des meilleurs spécimen au sein de l'espèce avait fait que l'orgueil d'appartenir à cette ethnie soit inné. De plus, on leur enseignait dès tout petit l'histoire de leur souche pour la faire comprendre et la graver dans le sang de chacun de leurs congénères. Lui, le prince, était le fruit de nombreux mois lunaires, de nombreuses expérimentations et d'échecs douloureux. Après plusieurs tentatives de ses parents, enfin naquit Végéta. Un rejeton génétiquement parfait, d'une force de combat qui dépassait celle de n'importe quel autre guerrier d'élite. C'est ainsi, comme il se devait, que fut sa venue au monde.
A seulement quatre ans, on l'envoya à sa première expédition. Il était si brave qu'il ne réussit pas à rester simple spectateur comme on le lui avait ordonné et qu'il prit part au combat surprenant tout le monde et obligeant plus d'un à des folies pour le protéger. Mais le Prince n'avait pas besoin qu'on le protège. Son orgueil et sa nature guerrière étaient tels qu'il put vaincre deux hommes trois fois plus grands et plus forts en apparence. Le Roi, à cette nouvelle, l'avait réprimandé pour son action absurde mais avait écouté avec attention tous les détails de la bataille. Il n'y avait aucun doute, son fils allait devenir le meilleur guerrier de l'histoire des saïyens. Il avait les sens tellement développés que même lui, le Monarque, s'en étonnait en l'entraînant dans une des salles du palais, quand le petit, son vivant portrait, fermait les yeux avec arrogance devant son propre père pour le défier et lutter contre lui à l'aveugle.
Et c'était vrai, ses sens étaient aiguisés et tranchants comme sa coiffure ou son sens de l'humour. Jamais il n'avait eu à se repentir de les posséder. Jusqu'à cette fin d'après-midi où, pendant quatre secondes, il resta sans voix, se laissant subjuguer par ce qu'il voyait et ce qu'il sentait.
Il avait pu s'entraîner normalement. Le poids de quatre cents de pression lui paraissait chaque fois moins difficile mais il craignait encore d'augmenter la puissance des robots au maximum. Fatigué et désireux d'un bon déjeuner, il sortit dans le jardin pour une demi-heure de méditation. La chaleur commençait à devenir étouffante à l'intérieur du vaisseau et également à l'extérieur, bien qu'évidemment dans une moindre mesure. Il lui suffit de poser le pied dans le jardin pour se repentir immédiatement d'avoir des sens surdéveloppés.
Son odeur nauséabonde à elle ainsi que celle du chocolat lui parvinrent directement au fond du nez, si profondément qu'elles se confondaient avec le sens du goût, lui faisant presque savourer sa peau et la glace qu'elle portait entre ses doigts et dégustait en la roulant dans sa bouche. Il était à plus de vingt mètres de la scientifique et de là où il était, il pouvait presque déguster la saveur de sa peau, qui brillait de façon irréelle. Il avait les yeux éblouis par des scintillements insistants comme des étoiles éparpillées dans la nuit. C'était des gouttelettes d'eau qui résistaient stoïquement sur son corps avant d'être vaporisées par le soleil. Bulma était allongée sur un des transats autour de la piscine, ignorant la présence du saïyen , du moins c'est ce que croyait Végéta jusqu'à ce qu'elle le regarde comme si elle avait été consciente du regard vague que le saïyen avait passé sur tout son corps.
Il avait perdu ici son odorat et sa vue, mais pas l'instinct de survie qui doit toujours primer chez tout bon guerrier. Il réagit et reprit son chemin tout en percevant cette fois, que c'était lui qui était vu et senti, certes pas avec la même facilité, mais avec la même intention. Il décida de se passer de méditation et se dirigea vers la cuisine pour déjeuner.
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Dimitrova :
Merci à tous ceux qui m'ont envoyé des encouragements, je m'accroche malgré une vie familiale très mouvementée ces derniers temps. Je me suis engagée à traduire cette fic et j'irai jusqu'au bout (même si le nouveau chapitre 24 espagnol fait au moins 90 pages Word ! Drama, tu veux ma mort ! Mais c'est tellement beau, snif !). Pour éviter la frustration de venir vérifier la fic trop souvent, je vous conseille de créer un compte sur fanfiction et de cliquer sur "Add story to Story alert" en bas de cette page. Vous recevrez un e-mail automatiquement quand je mets en ligne un nouveau chapitre.
Attention, au prochain chapitre, le rating passe à "M".
Les chapitres suivant sont magnifiques alors je vous promets de me dépêcher. J'ai créé un compte facebook pour que vous puissiez me harceler si besoin et voir en temps réel où j'en suis. dimitrovafanfiction
Je rappelle au passage que Dramaaa aussi possède aussi un compte face-book et vous pouvez lui mettre un petit mot gentil même en français, elle sera touchée ! (dramafanfiction)
Elle regarde comme moi tous vos commentaires !
Bon week-end !
Dimitrova (traduction)
Traduction du message de Dramaaa à ses lecteurs espagnols :
Dramaaa : "Vous vous souvenez dans le chapitre 9 quand je vous ai dit comme c'était compliqué de trouver l'harmonie entre l'expression du quotidien et le déroulement de l'histoire ? Eh bien, multipliez ça par mille et vous aurez tout le mal que je me suis donné pour ce chapitre. Ca a été incroyablement complexe, tellement qu'au début ce n'était qu'un petit passage mais en voulant bien faire il s'est développé jusqu'à des limites insoupçonnées et maintenant vous avez là un chapitre treize tout chaud sorti du four qui vous attend. Tranquillisez-vous, il est au moins aussi long, voire plus que celui-ci. Il m'a échappé des mains. J'ai même dû faire un plan mais ça je ne le raconterai qu'à ceux qui s'intéressent vraiment à l'écriture.
Je regrette la phrase cliché de Mme Brief sur le balcon quand son mari lui demande pourquoi elle est si tranquille. Oui, ça "l'amour ne peut pas se forcer tout comme on ne peut pas lui résister". J'ai presque failli vomir en l'écrivant mais je crois que ça colle bien avec l'air idéaliste de cette femme si folle.
Je voudrais aussi souligner que bien quelques phrase de Bulma grincent, comme celle de "il est tout sauf romantique", je les crois aussi nécessaires. Elle seule pourrait se demander une chose pareille sur le Prince des Saïyen. Je les ai écrites car je considère qu'elle n'a pas encore perdu cette espèce de culot et cette frivolité qui la poussaient à ses brusques changements d'apparence et ses erreurs. Elle se laissait toujours entraîner par ses sentiments, pas vrai ?
Il y a beaucoup de détails ici, comme le fait que Bulma veuille bien parler de ce qui se passe entre elle et Végéta avec sa mère, qu'elle accepte d'entendre cette fois tout ce qui les concerne tous les deux. Et encore d'autres choses...
Le comportement de Végéta sera expliqué plus loin. Bien que certaines de ses attitudes soient faciles à comprendre, pas vrai ? ;-P
Je suis désolée du retard. Maintenant, vous comprenez, n'est-ce pas ?
Merci de lire ! Et bonne fin de semaine !
x. Drama.
PS Le chapitre suivant pourra vous paraître assez étrange au début mais après il y aura un retournement de situation assez intéressant.
