"Sur le Toit"

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Avis important : Lemon - Déconseillé aux moins de 16 ans

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CHAPITRE 14.

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- "Quoi ?" Elle le parcourut du regard.

Il se tourna pour lui faire face et voir sa réaction. Comme il le savait, il dût répéter pour lever tous les doutes : - "Je veux un fils."

Bulma ne savait pas quoi dire. Au moment où il allait déballer ce qu'il avait à lui dire, elle avait pensé se lever mais maintenant, elle était sûre que si elle l'avait fait ses jambes n'auraient pas pu la soutenir après cette révélation. Elle le regardait en essayant de déchiffrer ce message. Elle n'aurait pas pu dire si son cerveau était paralysé, comme le reste de son corps, ou s'il allait à une telle vitesse qu'il ne discernait plus rien. Végéta l'avait emmenée ici et si elle n'avait pas mal entendu, il lui avait dit qu'il voulait un fils. Un fils. Il s'était passé une éternité ou alors juste un instant. Elle ne le savait pas. Elle savait juste qu'elle était clouée au sol, assise sur les froides dalles de métal et qu'il lui avait dit quatre mots. Juste quatre. C'était compliqué, oui, il était l'homme le plus complexe qu'elle ait jamais connu, tellement qu'en seulement quatre mots il avait réussi à laisser Bulma Brief sans voix. Seul Végéta en était capable et ce n'était pas la première fois qu'il y parvenait. Mais cette déclaration dépassait de loin tout le reste.

- "Quoi ?", répéta-t-elle en rassemblant les pièces du puzzle.

Le prince était conscient que mille idées tourbillonnaient dans la tête de la jeune femme. Son manque de réaction était la preuve qu'elle avait capté ce que cette révélation sous-entendait au niveau pratique. Si elle était la réceptrice du message, ce n'était que pour une raison.

Il n'avait jamais voulu avoir d'enfant. Cela n'entrait tout simplement pas dans ses plans et la vie de mercenaire qu'il menait. Toutes ses congénères étaient mortes et les hybrides était une option qu'il n'avait jamais contemplée. Jusqu'à ce que Radditz meure et prouve la force de combat que possédait le fils de Kakarott. Il s'était souvenu de sa conversation avec Nappa des centaines de fois comme étant le déclencheur de cette idée, cette conversation où son vassal lui avait révélé que peut-être avoir des enfants avec des humains n'était pas une idée si absurde. Il l'avait rejetée. Dès le premier jour, cela lui était apparu répugnant et humiliant. Il avait dû attendre d'être très avancé dans sa vie sur Chikyuu pour que cette réflexion commence à le travailler.

C'était arrivé peu de temps auparavant. Cela lui était venu à l'esprit après une des nombreuses disputes qu'il avait eues avec la scientifique. Ce n'était pas compliqué d'imaginer que s'il couchait finalement avec elle, un acte évocateur qu'il avait imaginé mille fois, il pourrait y avoir des conséquences vu qu'ils étaient anatomiquement compatibles et qu'apparemment les foetus étaient viables, contrairement à ce qui se passait avec les autres espèces de l'Univers. Les femmes des autres races ne pouvaient pas porter un bébé saïyen dans leurs entrailles et avortaient de façon naturelle. Mais les humains ne cessaient de le surprendre, contrairement à ce qu'on aurait pu attendre d'une race aussi faible, ils étaient non seulement capable de porter un fils saïyen dans leur ventre mais en plus de lui donner le jour et la preuve irréfutable en était l'existence du fils de Kakarot. Et le plus important : le mélange entre un saïyen et un humain se soldait par un rejeton d'une force très supérieure à ceux de pure race. Encore une fois, les exceptions à la logique génétiques le déconcertaient.

Il pouvait s'agir d'un hasard. Son Gohan pouvait être le fruit d'une chance qui se refusait à lui mais paraissait toujours bien disposée envers le troisième classe. Kakarot pouvait se transformer en super-saïyen et avoir en plus le métis le plus puissant de tous. Oui, mais il fallait qu'il le tente. Peut-être était-ce la règle et pas l'exception : tout hybride entre humains et saïyens se solderait par une amélioration des deux espèces. Il fallait qu'il le tente. La chance n'avait jamais été de son côté, ce n'était pas faute d'essayer, mais il fallait qu'il le tente vu que son temps sur La Terre touchait à sa fin. Si au final le petit n'était pas aussi puissant que lui, il l'éliminerait sans hésiter.

Il avait toujours été seul. Un. Unique. Le concept d'identité de groupe, d'homogénéité, d'appartenir à quelque chose lui avait été arraché par Freezer alors qu'il était petit et il ne l'avait pas retrouvé jusqu'à maintenant. Tout au long de sa vie, il n'avait jamais eu besoin de personne, pire encore, les autres le gênaient constamment, et même s'il était sûr qu'il vivrait longtemps, suffisamment pour voir l'Univers à ses pieds et d'en profiter, cela ne suffirait pas. Il avait une responsabilité envers sa race éteinte. Il était le Prince des Saïyens et cela, sa victoire, ne pourrait pas en rester là. La biographie des siens ne pouvait pas se clore ainsi. Ce ne serait pas juste et il connaissait les injustices mieux que personne. Il était aussi sûr de son triomphe comme de la solitude que lui provoquerait son dégoût pour les autres espèces. S'il avait dû se taire à ce sujet si longtemps à cause de Freezer, ce n'était pas maintenant qu'il allait le faire : il était un saïyen, il était fier de l'être, le meilleur de tous et le fils hybride d'un troisième classe ne pouvait pas être le dernier à rester dans le cosmos de l'espèce la plus puissante de l'histoire stellaire.

Ce fut en voyant son bras blanc que l'idée, qui lui était déjà venue, s'imposa dans son esprit comme un ciel sans nuage. Elle lui avait dit que cette petite bosse était un implant contraceptif et là, tout s'éclaira. S'il couchait avec elle ce serait pour une fin : un fils. Les préjugés hiérarchiques n'avaient pas d'importance. Elle était ce qui s'approchait le plus d'une reine sur cette planète. Elle se tenait même dans cette estime. A force de tant l'observer constamment, il se rendit compte que la raison pour laquelle il n'avait jamais connu d'autre femme avec cette façon d'être était sans doute parce que ces femmes n'existaient plus. Elle était la plus ressemblante à une saïyen qui restât dans le cosmos, plus saïyen que beaucoup de ses congénères. Elle était riche et possédait un esprit et une détermination prodigieux, tellement qu'elle aurait pu régner sur ce monde absurde rien qu'en le proposant, mais pour une étrange raison, ça ne semblait pas l'intéresser. Il l'avait choisie pour être la mère de son fils. L'humaine, la femme bizarre, Bulma, elle serait celle qui porterait l'héritier de la race saïyen dans son ventre. Il se dit que sinon, trouver un substitut à sa hauteur se transformerait en une tâche harassante, surtout qu'elle ne pourrait plus être humaine car il allait faire disparaître la planète. Ce serait une autre qu'il rencontrerait dans l'espace une fois qu'il aurait détruit La Terre après en avoir fini avec les androïdes et Kakarot. Il voulait un fils. Un fils puissant qui l'accompagnerait dans ses voyages à travers l'espace, un fils à entraîner et former.

Les obstacles étaient nombreux. Par exemple, la connaissant comme il la connaissait, il était possible qu'elle s'opposerait à ce qu'il emmène son fils, vu que les femmes deviennent généralement irrationnellement possessives avec leurs petits. Dans ce cas, il devrait la liquider. Cette approche se confortait de plus en plus malgré tout ce qu'elle lui apportait. Il ne devait pas la sous-estimer car elle lui donnait déjà trop de problèmes.

Il passa toute la nuit perdu dans ses pensées sur le matelas. L'idée prit forme au fil des jours et lui apparaissait chaque fois plus clairement. Il ne restait plus qu'à le lui dire pour qu'elle enlève ce stupide obstacle du bras. La nuit précédente, il avait failli commettre la stupidité de forniquer avec elle sans qu'elle se soit débarrassée de cet obstacle sous forme d'implant. Et cela ne devait pas arriver. Malgré sa bêtise de l'avoir laissée s'approcher autant, il était persuadé qu'à un moment ou un autre, il aurait mis un terme à cette anomalie. Il en était absolument convaincu.

Il commença son explication en la regardant droit dans les yeux, ceux-là même qui parfois le troublaient. Cette étape était nécessaire pour son objectif et il fallait qu'il y insuffle toute sa concentration. Il fallait qu'il montre de l'intérêt mais pas trop de désir. Elle ne devait jamais savoir qu'il percevait et concevait son désir d'avoir une descendance comme une priorité latente :

- "Je suis le Prince des Guerriers de l'Espace, la race la plus puissante de tout l'Univers. Mes semblables ont été annihilés par Freezer, qui m'a laissé en vie uniquement par vanité et pour son amusement." Il était content de lui-même. Il n'avait pas l'air anxieux mais juste posé. Il ne devait pas oublier qu'il l'avait saisie par la taille et emmenée ici de force juste pour lui dire ça et même si cela lui pesait de l'admettre, cela dénotait de la prétention de sa part. Il fallait qu'il baisse le ton mais il se dit qu'il le ferait plus tard. Maintenant, il devait juste s'expliquer.

Bulma écoutait comme si ce moment allait changer sa vie, comme si les paroles qui sortaient de la bouche de cette homme contenaient une révélation mystique qui répondait à mille questions. Il respirait la confiance et la sérénité. Végéta était un prince, oui, et s'il ne l'avait pas été par le sang, il aurait pu passer pour en être un juste pour la solennité qui entourait chacune de ses paroles. Il y parvenait toujours. Même pour pour un simple discours sans fondement ou même sans rien dire, il était revêtu de majesté de la tête aux pieds, qui s'ajustait à lui comme son uniforme de combat. Il lui suffit d'entendre nommer le lézard et elle remarqua de la tension dans sa main qui se ferma pour former un poing.

- "Il nous détestait,", continua le saïyen. - "comme beaucoup dans le cosmos mais lui, plus particulièrement car il craignait pour son empire." Il poursuivit, les pupilles toujours dans les siennes. - "Pour cette raison, il les avait tous supprimés, parce qu'il savait que nous étions les seuls à pouvoir lui tenir tête."

Il croisa les bras avant de continuer : - "Il ne reste plus que Kakarot et moi et il a déjà obtenu une descendance." Il leva le menton pour conférer encore plus de sérieux à la perspective de la jeune femme. - "A ma connaissance, enfanter avec des humains augmente le pouvoir d'un saïyen, alors dans mon cas, étant donné que je suis déjà le prince, un hybride de mon sang avec une terrienne donnerait l'être le plus puissant de l'Univers, après moi bien évidemment.

Il baissa la tête et ferma à demi les yeux dans l'attente d'une réaction de la part de la jeune femme aux cheveux bleus mais celle-ci était encore trop bouleversée par les répercussions de tout cela. Elle n'était pas idiote donc elle ne mettrait pas longtemps à arriver à la conclusion évidente de tout ce discours.

Enfin, elle parla, du moins, elle essaya : - "Tu veux... ?" Subitement enrouée, sa voix sonna trop aigüe. Elle toussa pour reprendre : - "Tu me demandes d'avoir un fils avec toi ?"

- "Que les choses soient claires. Je ne te demande rien, je te formule une simple question."

La jeune femme détourna enfin les yeux des siens pour les fixer dans le vague sur sa droite. Végéta la laissa méditer quelques secondes. Comme il le supposait, elle était trop confuse. Après tout ce qu'il lui avait dit sur ses préférences en matière de femmes, il était normal qu'elle ait du mal à réaliser qu'il puisse lui faire un tel honneur. - "Mais je ne..."

- "Je sais que tu veux avoir un fils.", l'interrompit-il.

- "Comment ?" Elle se remit à le regarder pour qu'il s'explique même si elle paraissait encore absente et perdue dans ses pensées.

- "Je suis toujours obligé d'écouter vos discussions entre tes parents et toi, il n'était pas difficile de se rendre compte que tu désires être mère." Il continua sans remarquer chez la jeune femme aucune réaction au délà de balbutiements. - "Vous voulez un fils et moi, un héritier digne de ma lignée. Lentement, il se mit à marcher vers elle, qui toujours à terre, le vit s'approcher d'elle, encore dans l'attente. Quand il se positionna debout devant elle, il s'inclina et étira son bras vers le visage de la scientifique, concrètement vers son menton. Il s'en saisit pour bien l'observer. Il la tira vers lui réussissant par inertie à ce que Bulma se relève complètement. Elle l'avait laissé faire sans protester, se laissant relever par lui. En tenant toujours son menton dans sa main et le bras étiré, sans aucune expression dans les yeux, il planta son regard dans ses yeux à elle. - "Réponds.", lui ordonna-t-il.

Elle n'en fit rien mais au moins elle parla : - "Tu veux que je sois la mère de ton fils ?"

Là, il sembla mal à l'aise et la lâcha. La jeune femme avait beau être sous le choc, elle réussissait à donner dans le mille malgré tout. -" Je te l'ai déjà dit, je n'ai plus de congénères dans tout l'univers et l'union entre humains et saïyens semble être la plus prospère et forte, en plus, je ne peux pas accepter que le seul qui reste d'elle soit le fils de Kakarot."

Elle détourna à nouveau les yeux en secouant la tête. - "Ca n'a pas de sens...", murmura-t-elle.

Il respira fortement par le nez en l'entendant. - "Tu n'as qu'à me répondre, ce n'est pas si important."

Elle retourna son regard vers le sien : - "Si ça ne l'était pas, tu ne me l'aurais pas mentionné."

Un demi sourire se dessina sur son visage. - "Au contraire, si c'était important, ce bavardage n'aurait pas existé."

Elle insista de nouveau : - "Mais ça n'a aucun sens, Végéta."

Il était en train de se lasser de cette conversation. Pour lui, la réponse était simple. - "Et c'est toi qui dis ça ? Rien de ce que tu fais n'a de sens, Bulma."

- "Mais tout ce que tu fais, si, et ça n'en a pas. Tu m'as demandée que je sois..."

Il croisa les bras sur sa poitrine qu'il gonfla pour se donner de l'importance. - "Ecoute-moi bien parce que je ne te le répéterai pas, je ne t'ai rien demandé, je t'ai juste donné l'opportunité d'être celle qui portera l'héritier du trône de Vegetaseï."

- "Mais c'est quelque chose de réellement important, Végéta, il faut au moins que tu t'en rendes compte."

Et cela l'était. Il s'était fourrée cette idée dans le crâne et elle s'était transformée en désir dans son âme. - "Non, tu te trompes, si je te l'ai proposé c'est justement parce que ça ne changerait aucune priorité pour moi. Si c'était quelque chose d'important, tu ne connaîtrait même pas l'existence de cette inquiétude."

- "Inquiétude ?" Elle le regarda encore plus troublée. - "C'est ce que c'est pour toi ? Une inquiétude ? Un caprice ?"

Elle était en train de trop creuser et il ne pouvait pas le lui permettre. - "Réponds."

- "Et qu'est-ce que tu ferais avec un fils, hein ?" L'image de Végéta en père ne lui avait jamais traversé l'esprit. Si au début la question à résoudre était l'objet du dialogue en lui-même, maintenant c'était le tour de la finalité. Et le pourquoi avec quelqu'un comme le prince des saïyens ne pouvait qu'être absolument grotesque aux yeux de Bulma.

Il reprit une profonde respiration et la regarda. Il allait devoir recommencer à mentir. - "Tu l'élèveras, n'en doute pas."

Elle n'en doutait pas. - "Oui, et après ?"

Il sut comment détourner son attention : - "Avant, il y a d'autres choses à résoudre."

Tout cela ne collait pas pour la jeune femme. Il la sortait de force et l'emmenait dans le vaisseau pour lui dire qu'il voulait être père, qu'elle était l'élue pour être la mère, qu'il n'y attachait pas d'importance, et maintenant il lui assurait qu'il n'avait pas réfléchi jusqu'au moindre inconvénient de tout cela. "Mais pourquoi était-il aussi menteur ? Et qu'est-ce que c'est que ces autres choses à résoudre ?" Elle comprit et ouvrit des yeux gigantesques. "Comment n'ai-je pas compris cela ?", se réprimanda-t-elle sans se rendre compte qu'elle était tombée dans le piège du saïyen : il l'avait dirigée vers le "comment" pour ne pas avoir à se centrer sur le "pourquoi". Et si Bulma Brief était en train de se reprendre depuis le choc qu'elle avait subi, la partie qu'elle rencontra était la frivole. - "Mais nous devrons..."

Voir surgir chez elle la pudeur à cet instant après qu'elle l'ait poursuivi comme elle l'avait fait était déconcertant pour Végéta. Prévisible mais déconcertant. - "Tu vas émettre une objection à ce sujet maintenant ?" Ce n'était pas une moquerie mais plutôt une réprimande à voix haute.

Son arrogance, elle ne l'avait jamais supportée. S'il y avait bien un point de cette conversation où elle devait réagir, c'était à cela : - "Ecoute ! Il existe d'autres moyens pour avoir des enfants !", s'exclama-t-elle en fronçant les sourcils.

Il imita son expression. Il ne s'attendait pas ce qu'il existât d'autre méthode que la méthode naturelle pour mener à bien cette procédure sur une planète aussi sous-développée : - "Lesquelles ?"

Végéta pouvait lire Bulma à livre ouvert. Il savait que quand elle était inquiète, elle toussait, tout comme elle secouait la tête d'un côté à l'autre quand elle voulait se concentrer sur quelque chose. Parfois, sa nervosité l'empêchait d'émettre des paroles, comme précédemment ou quand elle commençait à parler de quelque chose qui ne l'intéressait pas beaucoup. Sans s'arrêter. Et ceci en fut un parfait exemple : - "Eh bien il existe l'introduction médicale de la semence ou du sperme dans le vagin de la femme en vue d'obtenir une grossesse non naturelle, cela signifie que tu devrais recueillir ton sperme dans une éprouvette et ainsi je devrais..."

Ce qu'elle était en train de raconter ne l'intéressait pas le moins du monde, mais ces derniers mots lui donnèrent la chair de poule. Il en avait supporté assez : - "Pas question !", cria-t-il de façon exagérée. - "A quoi ça rime, tout ça, Bulma ? Tu trouves que c'est le moment pour tes bêtises et faire ta mijaurée ? Ce serait un honneur pour toi et pour ta race de porter mon fils et tu ne dis que des bêtises ! Des bêtises !"

- "Comment ça des bêtises ? Il y a quelques jours tu m'as dit que tu n'allais qu'avec des femmes importantes et maintenant tu viens me dire que tu veux un fils avec moi !"

- "Tu passes tes journées à me poursuivre !"

- "Je ne te poursuis pas ! Je suis une demoiselle et les demoiselles ne font pas ça !"

Tous deux grognèrent de la même façon et croisèrent les bras, perturbés et gênés. Ils respirèrent profondément et ce fut Végéta qui parla : - "Je te laisserai la vie sauve à toi et à tes parents."

Cela faisait déjà quelques secondes qu'elle avait retrouvé ses esprits et c'était pour de bon : - "Tu veux faire un marché avec ça ?"

- "Mais pour toi rien n'est suffisant ?", lui demanda-t-il offusqué. Ne se rendait-elle pas compte que, même s'il s'agissait d'un mensonge, c'était la concession la plus grande qu'il ait jamais faite ? S'il pouvait faire machine arrière, jamais il ne serait venu à elle pour lui communiquer sa décision. Jamais. Il aurait dû coucher avec des centaines de fois, toutes les centaines de fois que l'image lui était venue à l'esprit. Mais il ne pouvait pas, "Malédiction ! Et tout ça à cause de ce stupide implant !" S'il ne l'avait pas vu, il n'aurait pensé à rien de tout ça. C'était comme si le fait de le voir sous la peau, le poussait encore plus à obtenir ce qu'il voulait. Il avait besoin que celui-ci disparaisse, qu'elle se l'enlève. Il se figurait bien que sa révélation méditée et raisonnée ne serait pas facile à digérer, qu'ils discuteraient mais de là à ce qu'elle fasse autant de difficultés, c'était délirant. Et si elle disait non, tout se diluait.

- "Tu ne vas en finir avec personne à part ces androïdes !" Elle n'arrivait pas à croire qu'il continue encore avec la même rengaine. Cette phrase de Végéta la renvoyait à un monde incroyable dans lequel il ne lui devrait rien. - "Personne !"

Il serra les poings et les dents et s'approcha de la scientifique d'un pas ferme qui fit résonner la chambre de gravité. - "Tu es...", commença-t-il à dire. - "Tu es..."

- "Quoi ?" La jeune femme gonfla la poitrine face à lui en croisant les bras. - "Qu'est-ce que je suis ?"

Ils recommençaient à être comme en mille occasions antérieures. Bulma s'était réveillée et l'avait fait avec le même brio qui la caractérisait.

Végéta se détendit et se tourna pour sortir de là. Il ne pouvait pas montrer sa frustration. Il lui avait déjà laissé voir trop de choses.

- "Il y a quelque chose d'autre, pas vrai ?"

Il s'arrêta pour se tourner légèrement. Bulma continua :

- "Tu veux un héritier mais c'est pour autre chose, pour une autre raison que celle que tu m'as dite."

- "De quoi tu parles ?"

- "Tu avais déjà pensé à avoir un fils mais tu avais rejeté facilement cette idée alors pourquoi maintenant ?"

Il sourit de côté. - "Tu crois que c'est pour une raison spéciale que je me suis tourné vers toi ?" Cela l'amusait que la jeune femme s'imagine réellement qu'il existait un quelconque sentiment de sa part envers elle.

Elle fut rapide à répondre. - "Non, je ne me référais pas à ça." Et elle s'expliqua : - "Je ne parlais pas de moi bien qu'il soit évident que tu n'arrives pas à résister à mes charmes, je faisais référence à ce moment, que ce soit justement maintenant que tu te sentes pressé."

- "Je ne suis pas pressé."

- "Si, et le seul compte à rebours qui existe ici, c'est celui du temps qui reste avant l'arrivée des androïdes." Elle parla si vite que cette fois c'est lui qui dût analyser ce qu'elle venait de dire.

Il comprit mais ne voulut pas l'écouter. Il en avait déjà assez de ce stupide bavardage. Il sortit par la porte sans lui prêter la moindre attention.

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- "Ça n'a pas de sens.", se répétait-elle encore et encore en arpentant la chambre de gravité. - "Ça n'a aucun sens." Elle appuya ses mains sur les commandes en essayant de ce concentrer sur tout ce qu'avait dit Végéta il y a un instant, avant de la laisser seule avec ses pensées. Vu la façon dont ça s'était terminé, on aurait pu en conclure qu'elle avait refusé sa proposition. Du moins, c'est logiquement ce qu'il en avait dû penser. - "Il croit que je lui ai dit non ?", s'interrogea-t-elle tout haut.

- "Tu as dit non."

- "Quoi ?" Elle regarda au plafond et dans les coins, cherchant où se trouvait sa mère. Elle aurait pu jurer qu'il s'agissait de sa voix.

- "Tu lui as dit non, ma fille, ah ! Tu compliques toujours tout mais ne t'inquiète pas, tu sauras comment..."

- "Maman ! Mais tu nous as écoutés ?", cria-t-elle vers le haut-parleur d'où provenait le son. Sa mère était dans le laboratoire et avait été témoin de tout ce qui s'était passé dans le vaisseau.

- "Oui, bien sûr et je suis avec ton père."

- "Bonjour ma fille !", s'exclama son géniteur. - "Quelle bonne prise de son tu as installée dans la chambre de gravité ! Nous avons tout entendu jusqu'aux battements accélérés de ton coeur !"

- "Mais vous trouvez ça normal ?" Comme si ça ne suffisait pas, maintenant ses parents avaient tout entendu.

- "Oh oui ! C'est vrai qu'on entendait très bien, n'est-ce pas, Chéri ?"

- "La balance des graves n'était pas très précise mais j'ai réglé la variable et après le son était impeccable."

- "On devrait l'enregistrer pour tes amis les gérants de l'opéra.", reprit sa mère. - "Nous nous plaignons toujours que l'acoustique n'est pas parfaite."

- "Tu as raison, Chérie, mais maintenant que tu as décidé que nous devions partir au plus vite, je ne sais pas quand nous pourrons le leur dire."

- "Au plus vite, non. Nous partons maintenant !"

- "Maintenant ?"

- "Tu n'as pas entendu ? Ils ont besoin d'être seuls, n'est-ce pas, Bulma ?"

Mais sa fille avait éteint la connexion de la chambre de gravité depuis longtemps. Les battements de son coeur étaient toujours altérés.

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Elle traversa le jardin partagée entre l'hystérie et l'angoisse. "Je lui ai dit non ?" Si elle analysait bien ce qui s'était passé, à aucun moment elle n'avait refusé de façon explicite mais tacitement, si. "Et je veux un fils de lui ?" Il était évident qu'elle voulait un enfant. Elle avait toujours voulu être mère, "mais avec Végéta ?" C'était quelque chose qu'elle devrait mûrement réfléchir et elle ne savait pas s'il avait compris cela comme une réponse négative.

Elle monta les escaliers les yeux fixés au sol. Végéta n'était pas dans les parages mais comme elle s'y attendait déjà, il était sûrement allé... Elle s'arrêta pour réfléchir un instant : - "Où va-t-il quand il n'est pas là ?" Cela lui aurait été très utile de le savoir les quelques fois où elle l'avait cherché et ne l'avait pas trouvé. Elle se souvint que son père lui avait dit qu'il était toujours sur le toit. "Bah, tant pis.", se dit-elle avant de reprendre son chemin vers sa chambre. "Maintenant, il faut que je pense, que je réfléchisse et que j'assimile."

- "Est-ce que je veux un enfant de Végéta ?" Elle se jeta sur le lit comme un poids mort. Les couvertures étaient douces et tout était en ordre ce qui signifiait que les robots ménagers de l'étage avait déjà accompli leur travail.

- "Cet homme devrait savoir qu'on ne prend pas une décision pareille en un quart d'heure, nom d'un chien !", protesta-t-elle en remontant tout son corps vers le centre du lit. - "Il ne semblait pas très enthousiaste par cette idée." Elle fronça les sourcils en se souvenant comment elle avait été transportée jusqu'au vaisseau. -" Pourtant sa façon de se comporter au début..." Pensive, elle regarda le mur qui séparait sa chambre de la sienne : - "On ne me la fait pas à moi !", s'exclama-t-elle en souhaitant qu'il soit là pour l'entendre.

Après plusieurs minutes à se poser mille questions sur le prince et sa révélation, elle se centra sur elle-même. Elle le désirait. Et beaucoup. Plus que n'importe quel autre homme qu'elle ait connu. C'était évident pour lui et pour elle. Malgré tout, coucher avec Végéta ne signifiait pas pour autant qu'elle voulait avoir un enfant avec le saïyen. Il était dangereux, aussi hermétique qu'envoûtant, et elle en arrivait toujours à la même impasse : - "Pourquoi faut-il qu'il soit si compliqué ?" "Oui," se dit-elle, "il a un passé mais nous en avons aussi tous plus ou moins un." Elle hocha sa tête bleue, dégoûtée. - "Ah, mais qu'est-ce que tu dis, Bulma ? Tu auras beau te montrer pénible, jamais tu ne sauras ce qu'il a vécu."

Un bruit sec provenant du couloir la fit revenir à la réalité. Elle se leva et ouvrit la porte. Elle regarda vers le bas et vit un robot ménager portant une énorme valise et sa mère derrière suivie par son père. Elle semblait pressée. - "Que faites-vous ?"

- "Oh, ma petite fille !" Sa mère se précipita sur elle pour l'embrasser comme si elle venait de sortir de prison.

- "Je suis sûre que tu vas être si heureuse..." Et elle s'efforça de ne pas pleurer.

- "Qu'est-ce qu'il t'arrive, maman ? C'est quoi tout ça ?" Son père, qui portait à grand peine une valise de la même taille, la regardait avec la même expression qu'elle affichait sûrement aussi sur son visage. - "Papa ?"

- "On y va.", affirma sa mère.

C'est alors qu'elle se souvint de la dernière conversation qu'elle avait eue avec eux dans le laboratoire où apparemment, ils avaient décidé de quitter la ville pour un lieu encore inconnu et une durée indéterminée.

- "Comment ça vous y allez ? Il faut d'abord qu'on en parle !"

- "Il n'y a rien à discuter, ma petite." Et elle continua, retrouvant son éternelle jovialité. - "Ces cyborgs vont arriver et ton père et moi avons tant de choses à voir avant."

- "Mais vous voulez me rendre folle ou quoi ?" Comme si sa journée n'avait pas été assez bizarre, là ça dépassait tout. - "Papa...", elle s'adressa à lui, le seul avec qui elle pouvait raisonner. - "Tu ne peux pas laisser tes animaux comme ça, c'est plus fort que toi."

- "Je sais, ma fille, mais ta mère a raison, nous avons beaucoup de choses à faire avant que ces créatures viennent nous trouver..."

Il ne semblait pas très convaincu par cette idée et elle savait qui l'avait fait changer d'opinion.

- "Mais maman... !"

- "Il n'y a pas de mais qui tienne, nous avons déjà attendu longtemps ce moment et ton père et moi, nous partons." Elle se remit en marche encore plus rapidement.

- "Quel moment ?" Elle craignit le pire. - "J'espère que ceci n'a rien à voir avec ce que vous avez entendu dans la chambre de gravité ?" Mais ses parents descendaient déjà les escaliers et ne lui répondaient pas. - "Si ?" Elle tenta quelque chose mais sans résultat. Elle regarda la valise que le robot ménager avait laissée en haut des escaliers Les petits androïdes de la maison avaient le minuscule défaut de ne pas savoir descendre les escaliers, c'est pourquoi il y en avait plusieurs à l'étage et d'autres au rez-de-chaussée. C'était un détail qu'elle oubliait toujours de régler. Quand elle leva les yeux, ses parents sortaient déjà par la porte visiblement pressés. Elle courut derrière eux.

- "Et l'autre valise, vous la laissez !", s'exclama-t-elle en sortant dans le jardin. - "Vous n'allez même pas me dire au revoir ?", leur cria-t-elle en les voyant courir vers le portail donnant sur la rue. - "Mais, papa ! Et l'entreprise ?"

- "Au revoir, ma fille !" Son père lui disait au revoir de sa main libre sans se tourner pour la voir.

- "Au revoir, Végéta ! Occupe-toi de Tama ! Nous vous appellerons quand nous saurons où nous restons !"

- "Oui, au revoir, ma fille ! Le taxi nous attend ! Quelle émotion !" Sa mère fit de même.

Elle les observa, l'air maussade et certaine qu'elle était la personne la plus saine qui vivait dans cette maison. Elle entra en fermant violemment la porte. A aucun moment, elle ne remarqua que son père aussi avait dit au revoir au prince.

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- "Que fais-tu là ?"

Elle regarda en bas et le vit les bras croisés, plus sérieux que de coutume. Elle avait pris l'échelle pliable pour chercher la maudite balle de Tama sur le toit de la maison. Depuis le départ de son père deux jours plus tôt, le chat n'arrêtait pas de l'agacer et de la griffer, comme Végéta n'était pas réapparu à la maison depuis qu'ils avaient eu cette importante discussion. Apparemment le minet s'ennuyait facilement s'il n'avait plus le prince.

- "Ah, enfin, tu apparais.", lui dit-elle en se remettant à monter pas à pas les marches. Comme la toiture de la maison était voûtée, elle avait pris l'échelle flexible. - "Il faut que je te parle, où étais-tu, hein ?" Elle n'était même pas à deux mètres de hauteur et il lui restait encore beaucoup avant de pouvoir apercevoir quelque chose. - "Je ne comprends pas comment il peut rester des choses coincées sur ce toit vu qu'il est supposé être arrondi, mais il est vrai que le diamètre est assez important.", dit-elle en regardant sur les côtés. A nouveau, elle baissa les yeux vers le bas de l'échelle et Végéta restait là à l'observer. - "Tu apprécies la vue d'en bas ?", lui demanda-t-elle avec ironie. Elle se retourna sans attendre de réponse de sa part bien qu'elle regrettât de ne pas être assez près pour voir son expression de colère parce qu'elle lui avait lancé une plaisanterie. "Bien sûr qu'il apprécie, sinon, il ne resterait pas planté là." - "Eh, Végéta, pourquoi tu ne volerais pas pour me dire si tu vois la balle de... Aaaaahhhh !"

Soudain, sans même avoir le temps de comprendre, elle se retrouva écrasée au sol. Elle tomba en arrière et ressentit un violent choc au postérieur ainsi qu'à la main. - "Aïe ! Nom d'un chien ! Mais qu'est-ce qui s'est passé ?" Elle essaya de se relever mais ressentit un élancement dans le dos.

Quand elle y réussit, elle se tourna et vit les pieds du saïyen juste à côté d'elle. Endolorie, elle leva le regard vers son visage qu'elle ne pouvait pas bien distinguer car elle avait le soleil dans les yeux. Une chose était certaine, c'est qu'il n'aurait eu aucun mal à l'attraper au vol. - "Pourquoi tu ne m'as pas rattrapée ?", lui cria-t-elle en essayant de se relever un peu. - "Qu'est-ce que j'ai mal ! Ah !" S'il y avait une chose qu'elle ne supportait pas, c'était la douleur physique, même la plus petite. Elle se tâta le postérieur, croyant l'avoir perdu dans sa chute.

Elle retourna son regard vers lui. - "Mais tu ne vas pas m'aider ?"

Il n'en fit rien. Hautain, il la laissa là et entra dans la cuisine en quête de nourriture.

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- "On peut savoir où tu étais ?", lui demanda-t-elle, irritée.

Le saïyen ne lui répondit pas. Il était en train de chercher de quoi manger, ouvrant et fermant les portes des placards. Elle n'avait eu qu'à l'observer deux secondes pour savoir que quelque chose ne tournait pas rond. C'était curieux comme elle avait du mal à déchiffrer ce que renfermaient les yeux du prince, mais comme par contre, elle était devenue une experte pour savoir si quelque chose n'allait pas rien qu'en regardant son dos.

- "Qu'est-ce qui t'arrive ?" Elle s'approcha de lui, espérant qu'au moins il se tournerait pour lui répondre. Il n'en fit rien.

- "Végéta..." Elle approcha sa main de l'épaule du guerrier pour le retourner.

- "Ne me touche pas !", lui aboya le prince en tournant son corps à moitié.

Bulma en resta hébétée. Et pas seulement à cause de son cri mais parce qu'il avait une blessure au front qui continuait de saigner.

- "Ne me cries pas dessus !", lui répondit-elle en haussant la voix également. - "Et qu'est-ce que c'est que cette blessure, hein ? Où es-tu allé ?" Elle campa ses mains sur ses hanches tout en observant ses rapides allers-et-venues dans la cuisine, prenant de la nourriture ici ou là.

Le prince lui répondit encore une fois par le mutisme. Il la dépassa en sortant, portant une caisse d'aliments variés. Comme elle s'y attendait, il allait vers la chambre de gravité.

Bulma ne sut pas vraiment pourquoi mais contrairement à ce qu'elle faisait d'habitude, elle le laissa s'en aller. Elle ne le suivit pas. Elle se contenta de le regarder monter dans le vaisseau et fermer le sas depuis la porte-fenêtre. Elle frotta son poignet endolori en se demandant ce qui pouvait bien lui arriver.

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Elle passa le reste de la soirée dans le laboratoire à l'observer à travers la caméra. Il ne faisait rien d'inhabituel à part se bander maladroitement la tête avec des bandes de la trousse à pharmacie de la chambre de gravité car celles-ci tombaient sans arrêt. Il s'entraînait et s'entraînait mais contrairement à la normale, il le faisait cette fois sous une pression de quatre cents sans la baisser un seul instant.

"Qu'est-ce qu'il lui prend ?", se demandait encore et encore la jeune femme. "Ca ne peut pas être seulement à cause d'hier." Quand elle le vit tomber à genoux puis s'écrouler sur le sol inconscient, elle partit comme une flèche vers le vaisseau.

- "Végéta !", cria-t-elle de l'extérieur en frappant la porte de la main. - "Végéta ! Végéta, s'il te plaît, ouvre la porte !" Elle se maudit d'avoir oublié de créer un interrupteur pour ouvrir ce fichu sas de l'extérieur mais les deux fois qu'elle avait réparé ce vaisseau, elle avait oublié. Elle fit une autre tentative : - "Végéta, s'il te plaît, ouvre-moi la porte, je t'ai vu tomber, je veux juste savoir si tu vas bien."

Bulma Brief pouvait être la femme la plus douce du monde, Végéta le savait, avec lui, elle l'avait été plus d'une fois. Le prince savait également que la jeune femme était capable de retourner cette douceur pour se transformer en la femme la plus revêche de tout ce maudit Univers : - "Maudit saïyen ! Tu veux bien ouvrir la porte de ma chambre de gravité, une maudite fois ?" Et si le ton de sa voix avait déjà changé, les coups ne se firent pas attendre car elle avait déjà arrêté de frapper à la porte avec les mains pour donner quelques coups de pieds de toutes ses forces.

Face au mutisme de l'intérieur du vaisseau, elle sut comment réagir. - "Très bien, je resterai assise ici jusqu'à ce que tu daignes sortir, tu m'as entendue ?" Et elle se tourna pour descendre la rampe non sans ajouter : - "Je resterai ici et rien ni personne ne me fera changer d'avis !"

Et c'est ce qui se passa. Elle s'assit sur le gazon pour attendre que le prince daigne au moins lui ouvrir la porte. Elle n'était pas très sûre qu'il ait tout écouté car la dernière chose qu'elle savait c'est qu'il s'était écroulé sur les dalles de métal de la chambre de gravité. Inquiète et en colère, elle prit son poste sur l'herbe.

Au bout de cinq minutes, elle alla se chercher une chaise car elle avait toujours mal depuis sa chute de l'échelle et elle en profita pour jeter un oeil à la caméra du laboratoire où elle l'aperçut allongé mais conscient. Au bout de dix minutes, elle alla se chercher un coussin car la chaise n'était pas assez confortable. Au bout de quinze minutes, elle avait déjà approché de son quartier général une chaise longue et la table. Vingt minutes plus tard, elle était déjà entourée de revues et de nourriture. Une demie heure plus tard, elle dut aller aux toilettes car elle ne tenait plus après toutes les boissons fraîches qu'elle avait dû absorber les unes après les autres à cause de la chaleur. Et au bout d'une heure, elle s'était endormie sur la chaise longue.

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Après son malaise, il se leva et baissa la gravité à trois cents. Il décida de faire des exercices de méditation dans le vaisseau malgré la chaleur suffocante qu'il subissait à ces pressions non sans avoir avant essayé à nouveau de panser la blessure qu'il s'était faite en s'entraînant dans les montagnes.

Après la fuite un tantinet étrange des parents de la jeune femme aux cheveux bleus, il décida de ne plus repenser au sujet de sa descendance. La jeune femme était le meilleur choix pour porter son fils et même s'il était vrai qu'il était assez pressé à ce sujet, comme elle l'avait insinué, le seul fait que la scientifique s'en soit rendue compte et pas lui, lui avait fait prendre la décision de ne plus y repenser jusqu'à ce qu'il en aurait fini avec les cyborgs et avec Kakarot.

Furieux, il était parti dans les montagnes. Le coupable de tout ce qui lui était arrivé était tout désigné. Encore et encore, l'image de Kakarot lui revenait à l'esprit et comme dans ses rêves, il apparaissait dans son imagination en super-guerrier. Il était la raison pour laquelle il se trouvait là. Kakarot, le troisième classe, l'idiot le plus empoté qu'il ait jamais connu, n'avait jamais osé le défier avec son pouvoir de combat qui augmentait au fil du temps. Et le temps passait, oui, inexorablement, et il n'avait pas encore réussi à être un super-saïyen, le but pour lequel il s'était exilé sur cette planète, son destin. Un fils, cela pourrait attendre.

Il s'entraîna dans un paysage désertique et le dévasta, atteignant sa limite en moins d'un jour.

Il tomba sur la terre compacte, suffocant et las, plus d'une fois. Lassé de tout et de tous. De Kakarot et de la jeune femme mais surtout de lui-même.

Il n'y arrivait pas. Son destin lui échappait et il ne savait pas pourquoi. Il avait tout essayé. Tout. Il s'était entraîné avec une gravité augmentée jusqu'à quatre fois supérieure à celle que le troisième classe avait supporté pendant son voyage jusqu'à Namek. Il se levait à l'aube, il s'alimentait bien, il se concentrait, il méditait et se reposait suffisamment pour reprendre des forces. Tout au long de cette nuit, il n'arrêta pas d'imaginer des mouvements d'ennemis possibles, à fatiguer son esprit avec des attaques fictives et à détruire son corps avec des sauts agiles et des coups efficaces contre les montagnes. Rien. Et alors, vaincu par le néant, il arriva à une conclusion qui n'en était pas une :

La logique n'avait aucun sens. Il n'y avait rien de logique à tout ceci. Que l'unique saïyen pur qui reste à part lui soit envoyé sur La Terre et qu'il se transforme en super-saïyen, ce n'était pas logique. Que ce saïyen soit plus puissant que le prince de sa race génétiquement invincible, ce n'était pas logique. Qu'un jeune garçon vienne du futur n'était pas logique. Que par dessus le marché, ce gamin puisse se transformer n'était pas logique. Que Freezer trouve la mort sur cette planète n'était pas logique. Que des cyborgs le tuent dans deux ans et quelques n'était pas logique. La seule logique qui se dégageait de cet instant, c'était la fatigue après autant de combats contre lui-même, physiquement et mentalement.

Mais il était Végéta, le Prince des Saïyens. Il pouvait se transformer lui-même en son pire ennemi. C'était quelque chose qu'il ne laisserait jamais arriver. Il était fier de qui il était, d'avoir pu survivre à l'enfer de ce monde et d'au-delà. C'était tout ce qu'il possédait, sa fierté. Si on lui enlevait ça, alors il n'était plus personne. Sa vie entière, sa misérable et exécrable vie n'avait été qu'une succession d'infortunes. Il avait pris beaucoup de soins, comme il l'avait toujours fait même ce jour-là, il avait forgé sa force et sa volonté, se perfectionnant lui-même avec sa ruse innée car il savait qu'un jour l'Univers entier redécouvrirait qui il était, quelle était sa race, la race dont il était le Prince. Il n'avait qu'à survivre à Freezer. Et il l'avait fait. Il était mort et ressuscité. Pour une fois, le destin avait été clément avec l'héritier de Végétaseï. Il ne pouvait pas l'abandonner maintenant même si la logique ne fonctionnait pas.

Il avait compris. Il avait compris sa furie actuelle et son urgence à avoir une descendance. La logique lui faisait faux bond et ses forces aussi. Un saïyen avait besoin de la férocité du combat. Quelque chose de physique. Du contact constant avec la guerre. Il était en train de perdre son intégrité, il était en train de se diluer et cela ne lui arrivait pas pendant une grande bataille contre un ennemi, non. Il était en train de se dissoudre au milieu de nulle part sur une planète de la Galaxie du Nord dont il n'avait jamais entendu parler auparavant. Le manque d'un ennemi tangible était rapidement en train de le transformer lui-même en son pire ennemi. Il fallait qu'il ait plus de patience. Il lui fallait de la patience et qu'il se concentre. La chance n'était pas de son côté, et alors ? Elle ne l'avait jamais été et malgré tout il était en vie contrairement aux milliers qui l'avaient affronté et qui pourrissaient maintenant en enfer. Si auparavant il avait pu supporter les longs voyages jusqu'au champ de bataille c'était parce qu'il attendait son heure, il se préparait. Etre si près du but, maintenant, ici, le déconcentrait et le plongeait dans une foule de questions alors que le rêve de toute sa vie était presque à portée de main. "Il faut juste que je continue à me battre.", se répétait-il constamment pendant le vol du retour, exténué et affamé. "Continuer à me battre."

C'est dans cet état d'esprit qu'il retourna à Capsule Corporation. En voyant la jeune femme juchée sur l'échelle et si près du matelas même si elle ne pouvait pas encore le voir, il n'eut aucun mal à céder à la tentation de la voir tomber et c'est ce qu'il fit. L'âme gonflée par d'anciennes et de nouvelles aspirations, il rassembla un peu d'aliments de la cuisine pour l'emmener à son vaisseau. Il ne s'était pas reposé mais il ferait un ultime effort avant d'aller se coucher. Sa blessure au front le gênait mais elle était supportable. Evidemment. Il était devenu trop délicat depuis qu'il vivait dans cette maison et il ne se le permettrait plus à l'avenir.

Quand il avait eu ce vertige et était tombé, il n'avait pu qu'écouter l'irritante voix de la scientifique qui l'appelait et lançait des phrases les unes après les autres incompréhensibles pour lui. Après avoir terminé ses exercices de médiation il sortit et resta quelques secondes à l'observer. Au pied du vaisseau, la jeune femme s'était endormie sur un transat. Il passa rapidement et la laissa là, prêt à se reposer une dernière fois dans son lit après une douche rafraîchissante.

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Quand il descendit déjeuner le matin suivant, il s'étonna de ne pas y trouver le maître de maison. Il se souvint que deux jours auparavant, celui-ci lui avait dit au revoir pendant qu'il observait leur départ depuis le matelas. Pour la première fois, il programma les robots ménagers de cette maison pour qu'ils lui préparent le petit déjeuner et comme il le supposait, ce fut assez facile. Il continua imperturbable même quand il vit la scientifique traverser le jardin visiblement furieuse :

- "Idiot !", lui cria-t-elle à peine entrée. Elle avait les cheveux emmêlés et le visage gonflé. Il était facile de deviner qu'elle venait de se réveiller sur la chaise longue et que le soleil du matin avait été le coupable. - "Pourquoi ne m'as-tu pas réveillée, hein ?"

Végéta continuait à manger. Il profiterait de l'instant pour s'alimenter et après il irait à la chambre de gravité chercher une caisse. Il n'avait pas de temps à perdre avec ses accès de colère. Il fallait qu'il continue à se battre.

- "Tu m'as sûrement vue endormie quand tu es sorti de la chambre de gravité et tu n'as même pas daigné me prévenir !" Elle continuait là, sur le seuil de la porte, attendant en vain une réponse du prince qui engloutissait toujours indifférent à elle, qui croisa les bras et l'étudia pendant quelques secondes.

- "Qu'est-ce qu'il t'arrive, hein ?", lui demanda-t-elle. Elle avait baissé le volume de sa voix même si elle démontrait toujours son irritation. Elle s'approcha de l'évier avec les sourcils froncés, mouilla un torchon et se dirigea vers lui, suspectant quelque chose. Comme elle s'y attendait, en la voyant trop près, il s'éloigna. - "Je veux juste te nettoyer le sang séché que tu as sur le front, Végéta.", dit-elle d'un ton conciliant. Il la laissa faire fâché contre lui-même. Il pourrait le supporter. Il avança le visage mais préféra garder les yeux fermés. Le problème dans tout ça c'est qu'il laissait la voie libre à son subtil odorat, et c'était une grave erreur avec la jeune femme si proche.

- "Comment t'es-tu fait ça ?", lui demanda-t-elle dans un murmure en enlevant la saleté de la blessure.

Il ne répondit pas et Bulma insista en lui mettant correctement un pansement. - "Mais tu ne vas plus rien me dire depuis que tu m'as lâché ta bombe ?"

Il fallait qu'il mette les choses au clair sur ce point alors comme il le faisait toujours pour se débarrasser de quelque chose qui ne l'intéressait pas, il ouvrit les yeux pour lui répondre : - "Ce sujet ne m'intéresse pas et ne le fera jamais plus, tu as compris ?"

Elle sourit de côté en fixant les yeux sur la bouche du guerrier. - "Pourtant, il m'a semblé que..."

Il ne la laissa pas continuer. Il se retourna et donna un coup sur la table de la paume de la main. Il cherchait à se faire entendre et avait trouvé comment. Il réussit au moins à ce que Bulma se taise et le regarde avec la serviette dans la main sans comprendre ce qui lui arrivait.

- "Non !", vociféra Végéta. - "Plus de distraction ! Terminé !" Même s'il était plus calme que le jour précédent, se retrouver si près d'elle l'excédait au plus haut point. En réalité, c'était une chance qu'il l'ait laissée s'approcher car cela le confortait dans son idée que s'enfermer dans la salle de gravité était la meilleure option.

- "Des distractions ?"

Il poussa un profond soupir à cause de la lassitude que lui inspirait tout cela. Il poussa son assiette jusqu'au bout de la table, ayant perdu l'appétit et se leva pour s'en aller de là. En se dirigeant vers la sortie, il lui dit : - "La seule raison pour laquelle je suis là c'est parce qu'il faut que je sois un super-saïyen, ne l'oublie pas."

La jeune femme le vit s'éloigner et entrer dans la chambre de gravité. En soupirant, elle se demanda à nouveau quelle mouche l'avait piqué. Il ne lui laissa pas le temps d'y réfléchir puisque deux secondes plus tard, le prince sortit avec la caisse qu'il utilisait pour transporter des aliments et retourna vers la cuisine.

- "Mais qu'est-ce que tu fais, maintenant ?"

- "Arrête de me poser des questions, une bonne fois pour toutes.", lui répondit-il sans la regarder un seul instant et en s'affairant dans la cuisine. Il récupérait les fruits des coupes et ouvrait les meubles pour remplir sa caisse de nourriture.

Elle l'observait, les bras croisés. - "Ne me dis pas que tu vas t'enfermer, là-bas ?"

Sans cesser de remplir la caisse, il murmura avec irritation : - "C'est ce que j'aurais dû faire depuis le début."

C'était le comble pour Bulma. Il l'avait monopolisée depuis son arrivée dans cette maison et maintenant, il voulait tout rejeter, tout laisser derrière lui. Ne voyait-il pas ce qui se passait entre eux ? Ou en était-il conscient et c'était la raison pour laquelle il faisait tout cela ?

Des sommets. Des cimes. Pour Bulma, c'était comme s'il n'existait que cela entre eux. Quand ils s'approchaient beaucoup, les cimes étaient sublimes, entourées d'une brume de confusion qui semblait plus forte qu'eux, qui leur en demandait plus, qu'ils se parlent davantage, qu'ils s'approchent encore et qu'ils se touchent. Ne le voyait-il pas, ne le sentait-il pas ? Tant de questions. Toujours. Tant à déchiffrer chez ce saïyen obstiné. Il la provoquait et s'éloignait. Il l'embrassait et s'éloignait. Il lui disait qu'il voulait être père et recommençait à s'éloigner plus que jamais, au point qu'ils se retrouvaient presque comme au début de tout ceci et en moins de trois jours. Il avait beau prétendre que son désir de paternité n'était pas important pour lui, cela devait l'être puisque maintenant il se comportait de cette manière juste après cette conversation. Il ne se montrait pas despotique, pas encore, il était rude, sombre, flou, plus difficile que précédemment et surtout, blessé. Mais Bulma sentait qu'il n'était pas blessé par elle, mais plutôt par lui-même. "Que se passe-t-il ici ? Que lui était-il arrivé ?"

Et maintenant, il voulait juste s'en aller avec une caisse de nourriture.

Elle n'allait pas le tolérer. - "Lâche ça !", s'exclama-t-elle en attrapant l'autre extrémité de la caisse.

Il fallait se montrer froid. Froid. Continuer à se battre. Se battre. Quoiqu'elle puisse dire, cela ne l'intéressait pas et encore moins lui importait. Il tira la caisse vers lui et là, Bulma ne put rien faire. Ou presque rien, évidemment.

Elle s'interposa entre la porte et lui, les bras en croix. - "Tu ne partiras pas d'ici avant de m'avoir dit ce qu'il t'arrive." En voyant qu'il avait relevé les yeux pour l'observer, elle se décida à poursuivre : - "Qu'est-ce qui ne va pas ? Quoi ? C'est parce que tu n'arrives pas à te transformer en super-saiyen ? C'est parce que ta force n'a pas augmentée même si tu te tues presque à l'entraînement ?" Elle ne voulait pas parler de son envie subite d'être père. D'accord, elle le lui ferait avouer après, mais l'essentiel c'était d'abord qu'il lui parle.

Si peu de temps auparavant il ne s'était pas retrouvé lui-même et recentré sur ses objectifs, cela aurait pu être comique. Sans une once d'expression, le saïyen se tourna pour sortir par la fenêtre.

"Malédiction !", s'exclama intérieurement la jeune femme en se sentant ridicule de ne pas avoir prévu son mouvement. Elle se vit plantée là au milieu du seuil de la porte, ce qui en plus d'être inutile, était dérisoire, oui, mais ce qui comptait pour elle maintenant, c'était qu'il lui prête attention. - "Entêté !", lui cria-t-elle en se dirigeant vers le jardin. Elle trébucha sur une chaise contre laquelle son pied se heurta. - "Mince !", cria-t-elle en se massant le pied qu'elle voyait rougir. Quand elle releva les yeux, il était trop tard. La chambre était fermée.

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"Des distractions ?" Bulma ne comprenait pas à quoi il faisait référence. - "Mais qu'est-ce qui lui prend à cet homme ?" Elle se dirigea en boitant vers le laboratoire et brancha la caméra. Il n'y avait aucun signal. - "Maudit singe de l'espace ! Il a cassé ma caméra !"

Elle essaya le son et celui-là semblait se connecter. Elle n'hésita pas une seconde. - "Végéta !" Elle n'était pas sûre qu'il l'entende car s'il avait cassé les caméras sans doute les hauts-parleurs l''étaient également. - "Tu ne te débarrasseras pas de moi si facilement !" Je ne sais pas ce qui t'est passé par la tête ni où tu étais ces deux jours mais il faut que tu m'écoutes ! J'en ai assez de tes crises ! Un jour tu me perdras et alors tu sauras ce que c'est que souffrir vraiment ! Ha !" Elle se mit debout et saisit le micro avec orgueil. - "Oui ! Ca m'est égal que tu aies vécu des mauvais moments avant parce que ce n'est rien par rapport à perdre Bulma Brief ! Et tu es en train d'y arriver ! Tu m'as entendue ?" Elle regarda le micro comme si c'était le prince lui-même qui se trouvait là avec elle. - "Tu es en train d'y arriver !", répéta-t-elle avec emphase.

Elle respira et se jeta brusquement sur la chaise, le mince micro en main. - "Maintenant, je resterai là à attendre que tu réfléchisses." Et elle lâcha le micro en croisant les bras.

Il ne s'était même pas écoulé cinq minutes qu'elle se remit soudainement debout. Sa colère était partie et à présent l'apathie s'emparait d'elle. - "C'est inutile...", murmura-t-elle en enfilant sa blouse pour se remettre au travail. Elle s'approcha à nouveau du centre de communication avec la chambre de gravité pour éteindre le son. - "Tu me perdras.", murmura-t-elle avant d'immédiatement appuyer sur le bouton d'arrêt.

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Deux jours plus tard, Bulma descendit déjeuner tôt le matin et on aurait dit qu'un vandale était passé par la cuisine. Elle grogna, irritée, car la veille il s'était passé la même chose, seulement à la différence de ce matin-là, cette fois, il ne restait absolument rien de visible à déguster. Sa mère laissait toujours des gâteaux, des madeleines et d'autres aliments sur la table qui répandaient une odeur exquise tout en régalant les yeux. Maintenant, apparemment, il ne restait rien à se mettre sous la dent. Malgré tout, elle programma les robots pour qu'ils lui préparent ce qui restait pendant qu'elle se faisait un café bien fort.

Elle s'assit sur une chaise en attendant que les petits androïdes blancs sortent de leur habitacle. Elle regarda, étonnée l'écran de l'ordinateur central qui clignotait. Elle se leva et s'approcha de lui. Réserve d'aliments pour humains : 0, put-elle lire. Cela signifiait qu'il ne restait rien à manger dans la maison à part la nourriture pour les animaux. Elle regarda dans le réfrigérateur, incrédule. Absolument rien.

- "Mais c'est pas vrai !", s'écria Bulma en fermant violemment le réfrigérateur. En deux jours, Végéta avait ravagé tout ce qu'il pouvait engloutir. Et depuis deux jours, elle ne l'avait pas vu.

"Et maintenant, qu'est-ce que je fais ?" Sa mère était celle qui se chargeait habituellement de tout cela. Elle ne s'était jamais préoccupée d'approvisionner la maison car ses parents le faisaient pour elle. Elle retourna vers l'ordinateur central et chercha dans l'agenda le numéro du magasin où sa mère passait toujours ses commandes. - "Et en plus, ils ne m'appellent pas !", s'exclama-t-elle pendant que l'ordinateur composait le numéro. - "Ca fait quatre jours qu'ils sont partis et il ne m'ont pas appelée !", vociféra-t-elle sans arriver à y croire. Effectivement, ses parents n'avaient pas donné signe de vie depuis leur départ. Elle poussa un soupir de mécontentement et enfin se trouva en ligne avec le supermarché. Sans beaucoup de tact, elle les prévint que c'était une urgence et qu'ils devaient livrer le plus vite possible ce que sa mère pouvait bien commander.

Ne pouvait rien faire de plus, elle s'assit à table pour déguster la seule chose que le saïyen semblait ne pas aimer : le café.

- "Une chance...", murmura-t-elle avant de prendre une gorgée de sa tasse.

Elle se leva et regarda à travers la vitre vers le vaisseau qui tremblait sous les coups que sûrement le saïyen était en train de lui asséner. "Il n'y a qu'une heure pendant laquelle il peut faire ça.", se mit-elle à raisonner, "sans que je m'en aperçoive."

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Il cessa de tourner sur lui-même et se laissa tomber sur les froides dalles de métal. Epuisé et les mains sur les genoux, il sourit. - "C'est mieux.", s'exclama-t-il. - "Beaucoup mieux."

Il fallait qu'il s'habitue complètement à une gravité de quatre cents et il était en train d'y parvenir. Il pouvait rester en l'air dans la chambre de gravité sans problème et même si la chaleur était étouffante et écrasante, elle était supportable. Il jeta un regard sur le côté et vit les robots de combat sur le sol qui l'attendaient. Il avait décidé de ne pas les utiliser tout de suite et de les garder pour quand il serait plus agile sous de telles pressions.

Il se débrouillait bien. Ces trois jours qu'il avait passés là, il avait retrouvé courage. Enfin, il se concentrait comme il le devait, sans interruption, sans question, sans réponse. "Plus jamais.", se dit-il alors. Il arrêterait de douter. Il n'avait qu'à s'entraîner, se battre et son heure viendrait. Depuis qu'il avait retrouvé son entrain, une parfaite concentration et un dévouement total étaient ses leitmotivs. Les nuits restaient compliquées mais elles l'avaient toujours été, alors il n'y attacherait pas plus d'importance.

Content de lui-même, il se dirigea vers l'intérieur du vaisseau, vers ses nouveaux quartiers qu'il avait récemment inaugurés. Il entra dans la cuisine et prit une bouteille d'eau fraîche à l'intérieur du réfrigérateur, beaucoup plus petit que celui de la résidence. Il l'engloutit tout en passant en revue les derniers mouvements et les essais de nouvelles tactiques de combat.

Sans prévenir, il ferma à demi les yeux et lâcha la bouteille sur la minuscule table. - "Mince.", murmura-t-il, dégoûté, tout en refermant de mauvaise grâce le frigo avant de se diriger vers le centre de la machine pour reprendre un entraînement encore plus durement si s'était possible.

Dans la cuisine, et plus décontracté, il avait senti le ki de la jeune femme en train de traverser le jardin.

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Il s'entraînait depuis bien avant l'aube. A nouveau, il n'avait pas réussi à dormir beaucoup et pour couronner le tout, dans ses cauchemars les personnages se multipliaient. C'était comme si son esprit avait voulu étouffer les questions mais que celles-ci ne voulaient pas le lâcher et le poursuivaient la nuit dans ses rêves, les seuls qu'il ne pouvait pas contrôler.

Il regarda la pendule. Six heures du matin. Il prit caisse et sortit du vaisseau. A ce moment-là, il sentit le ki de la scientifique dans la cuisine. Il fronça davantage les sourcils. "Que fait-elle là ?", se demanda-t-il. "C'est beaucoup trop tôt pour elle." Il n'avait pas fait deux pas qu'il plissa le nez avec méfiance car au moins ce doute s'éclaircissait. Si la jeune femme était dans la cuisine à une heure pareille, c'était parce qu'elle s'était rendue compte que c'était la seule heure à laquelle il pouvait s'approvisionner pour la journée sans qu'elle soit là pour l'importuner. De mauvaise humeur, il s'avança à grands pas pour pénétrer dans la résidence.

- "Bonjour, Végéta.", le salua une Bulma, toute sourire.

Il s'étonna en la voyant là assise à sa place, celle qu'il utilisait toujours depuis le jour de son arrivée sur La Terre. Si au début, il croyait que personne ne l'utilisait par peur et respect pour lui, au fil du temps, il accepta que la raison était que personne n'avait l'habitude de s'asseoir sur cette chaise. Encore une preuve que dans cette maison, on ne l'avait jamais craint.

Et surtout pas la scientifique, qui était visiblement là pour le provoquer et qui respirait la condescendance et la sérénité. Il ne le permettrait pas. Son calme retrouvé depuis son retour des montagnes allait clairement lui servir. Il commença sa collecte d'abord par le réfrigérateur, exactement comme il l'avait fait les jours auparavant.

- "Je sais pourquoi tu es comme ça."

Il n'y avait pas de temps à perdre. En moins d'une minute, Végéta aurait rempli la caisse de tout ce qui lui faisait envie et elle devait le faire réagir, le faire parler, pour qu'il s'explique enfin. Elle avait programmé l'alarme de la maison pour réussir à se réveiller très tôt. Comme elle ignorait l'heure exacte à laquelle Végéta allait à la cuisine, elle avait estimé qu'elle devrait y être entre cinq et sept heures du matin. A cinq heures moins dix, les quatre robots ménagers de l'étage étaient entrés dans sa chambre et s'étaient mis à sonner et à émettre des lumières aveuglantes créant un grand vacarme et illuminant par intermittence la chambre. Malgré cela, elle avait eu du mal à sortir du lit. Ce n'est que lorsque la raison pour laquelle elle faisait cela lui était revenue à l'esprit que sa paresse s'était envolée et qu'elle était descendue à la cuisine.

- "Tu ne sais rien."

L'air condescendant de la jeune femme disparut. Elle leva les yeux de sa tasse pour l'observer. Végéta, qui continuait à prendre ici et là des aliments pour la journée, lui avait parlé, le prince avait participé à ce que Bulma croyait devoir rester un monologue et cela juste à la première phrase. Elle sourit intérieurement et se félicita. Cela lui donna à comprendre que non seulement il ne voulait pas écouter ce qu'elle voulait lui dire mais que tout ce qui s'échappait de bouche souriante lui importait car sinon il l'aurait juste ignorée.

- "Je sais pourquoi tu voulais avoir un fils."

Il grogna et versa d'un seul coup tous les fruits de la coupe dans sa caisse. Avec ceci, il avait fait le plein alors il se prépara à sortir de la cuisine par la porte-fenêtre qui donnait sur le jardin.

- "Tu parviendras à devenir super-saïyen."

Il s'arrêta avec un demi-sourire sur les lèvres. - "C'est une stupide évidence, même pour toi." Il fit un pas en avant pour retourner au vaisseau. Il était empli d'aspirations et elle semblait, avec cette phrase, avoir compris que pour lui, c'était la seule chose qui comptait en plus de... Il ferma à demi les yeux. Il s'arrêta dans sa marche. "Une stupide évidence...", se dit-il à nouveau tout en se retournant dans le doute, "même pour elle".

Encore elle. Bulma et sa confiance. Il l'avait vue plus d'une fois. Cela ne pouvait que signifier que la phrase antérieure n'était pas terminée. L'intensité bleue de ses yeux lui donnait à comprendre qu'elle s'attendait à ce qu'il s'en rende compte. Il ne la déçut pas :

- "Là où tu échoueras, c'est à battre Goku.", affirma Bulma en pointant sur lui son regard acéré comme une flèche.

Elle le vit laisser tomber à terre la caisse, de laquelle plusieurs pommes sautèrent à l'impact. Il se tourna et s'approcha d'elle d'un pas décidé et d'une légère poussée de sa main de guerrier, il la cloua au mur avant d'avancer d'un pas.

Végéta scruta la jeune femme qui restait statique bien qu'impatiente. Immédiatement, il lui murmura avec lenteur et rage contenue : - "Ne redis jamais une chose pareille."

Très souvent, Bulma renonçait à nommer Goku devant Végéta car elle était consciente que rien au monde ne pouvait autant mettre le prince en colère. Nommer son meilleur ami depuis qu'elle était une gamine de seize ans l'irritait et le remuait à l'intérieur. C'était vrai qu'elle le cherchait, le provoquait et le faisait rager à l'extrême car parfois elle trouvait cela amusant mais si le saiyen à beaucoup d'occasions semblait parvenir à se contrôler, nommer son ami était la pire chose qu'elle pouvait lui dire. Mais elle allait encore plus loin avec ce commentaire, ajoutant encore à la folie, en disant qu'il ne réussirait jamais à vaincre Goku, sous-entendant que ce troisième classe était un meilleur guerrier. A ce stade de sa relation avec lui, comme ils étaient retournés au point de départ, c'était une folie dans les règles de l'art. Et c'était justement pour ça qu'elle l'avait fait.

Elle figea son regard bleu sur les muscles tendus de ses bras noueux, de sa poitrine, de son cou. Elle regarda sa bouche et se lança vers elle. Il s'éloigna en faisant deux pas en arrière, reléguant tout cela au rang de simple intention. Elle n'avait même pas réussi à le toucher.

Confuse, Bulma réitéra sa tentative mais il recula de nouveau.

- "Végéta..." Elle tendit sa main et alors il se retourna pour sortir enfin de la cuisine en ramassant sa caisse.

- "Tricheuse.", lui lança-t-il, contenant sa rage.

Maintenant, ce fut elle qui grogna. Elle avait lu du désir dans les yeux du prince, une émotion qui semblait les poursuivre tous les deux sans relâche depuis longtemps en arrière. Elle avait tout tenté : elle avait crié, tenté de le raisonner, tenté d'être douce, tout. Tout. Cela la fatiguait. Elle n'avait jamais couru après un homme et même si quelque chose à l'intérieur d'elle-même l'attirait vers lui constamment comme un aimant, elle était déjà fatigué. Elle s'approcha de la sortie qu'il avait utilisée et s'appuya sur le cadre de la porte en le voyant traverser le jardin. Elle cria de toutes ses forces :

- "C'est fini ! Tu m'as entendue ? C'est fini, je ne t'attendrai plus, Végéta ! J'en ai marre ! Marre !"

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"Tricheuse !", criait le saïyen dans sa tête en s'enfermant à nouveau dans le vaisseau. Il entra dans la cuisine et lâcha la caisse sur la table. Il commença à sortir les vivres un par un en les classant par ordre de préférence comestible. - "Elle me provoque comme d'habitude.", se dit-il tout bas. - "Elle ne le pense pas.", déclara-t-il.

Et il se référait au fait qu'il ne puisse pas vaincre Kakarot. Offusqué, il se laissa tomber sur une chaise et commença à manger un régime de bananes.

" Ou si ?" Il s'était promis de ne plus se reposer les mêmes questions de toujours mais si ce qu'elle avait dit était vrai, il tenait là la raison pour laquelle elle avait été gentille avec lui au début : parce qu'elle croyait qu'il ne serait jamais capable de vaincre son grand ami le troisième classe. Mais, dans quel but ? Le seul fait qu'il veuille éliminer Kakarot aurait dû au moins la mettre mal à l'aise. - "Bah.", dit-il en mordant le fruit. - "Elle est complètement folle." Il se sentit blessé. Il se sentit confus de se sentir blessé. Puis furieux de se sentir confus. Il quitta la table en renversant la chaise sur un côté, confus et blessé.

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Les seins de Bulma. Le vent agitant quelques mèches de Bulma. Le sourire Bulma. Bulma en train de le caresser. Bulma sur lui et nue. Le dos de Bulma. Les cris de Bulma. Bulma sur la pointe des pieds attrapant un vase en haut d'un meuble. Les chevilles de Bulma. L'implant de Bulma. Bulma en sueur sous lui. Bulma en colère et Bulma triste. Bulma allongée à côté de la piscine. Bulma se penchant pour réparer le vaisseau. Bulma en train de l'embrasser. Les yeux de Bulma. Ses yeux.

Il se dressa sur le lit en sueur et excité. Découragé, il se leva et se dirigea vers la douche de la chambre de gravité. Il claqua la langue en y entrant et poussa le bouton d'eau froide. Si les cauchemars étaient déjà présents pendant les premiers mois de son séjour sur Chikyuu, maintenant qu'il avait changé son lieu de repos, ils l'accompagnaient toutes les nuits sans exception, se mêlant à ses angoisses de guerrier et ses vieilles ambitions. Il avait perdu le compte du nombre de fois qu'il avait dû faire cela même qui s'était converti en routine, comme de s'entraîner ou de manger.

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La pluie l'empêchait d'y voir et malgré son amour pour la conduite, elle préféra activer le pilote automatique et se relaxer même si ce n'était que le trajet pour retourner à la maison. En un mois entier, elle s'était tellement concentrée sur son travail dans les bureaux qu'elle ne mettait plus les pieds chez elle que pour dormir. Elle se sentait inquiète et elle était sûre que cela était dû à l'accumulation de stress qu'elle avait subi durant toute la journée.

Son travail dans les bureaux n'était pas ce qu'elle préférait mais elle devait se concentrer sur quelque chose en dehors et il était vrai qu'elle avait beaucoup de travail en retard sur son bureau de Capsule Corporation, surtout depuis que ses parents avaient disparu comme ils l'avaient fait.

Elle soupira. Si sa mère savait au point où ils en étaient Végéta et elle, elle lui ferait sûrement un sermon. - "Elle ne sait pas par où j'ai dû en passer...", murmura-t-elle en regardant les gouttes de pluie tomber à travers la vitre.

La jeune femme ne savait pas détecter le ki des personnes. Personne ne le lui avait appris et cela ne l'intéressait pas non plus. Elle croyait sincèrement que si la vie n'offrait pas de surprises, celle-ci manquerait de sens. C'est pour cela qu'elle ne souhaitait pas avoir ce radar interne que possédaient beaucoup de ses amis pour mesurer la puissance des gens, leur position et leur force de combat. Pourtant, elle aurait presque pu affirmer sans se tromper qu'elle n'avait pas besoin de cela pour savoir comment se trouvait Végéta. Depuis sa chambre, elle pouvait presque percevoir sa frustration, sa fatigue et son désespoir. Il s'était reclus dans la chambre de gravité qu'il ne quittait que pour aller chercher de la nourriture à la cuisine, et elle ne l'avait pas vu pendant tout ce temps. Elle entendait ses cris simulant sûrement une bataille à l'intérieur du vaisseau, elle voyait les lueurs qu'il envoyait sans relâche à l'intérieur, mais surtout elle les sentait.

La dernière chose qu'elle lui avait dit c'est qu'elle en avait marre de lui, de son stoïcisme et de sa passivité par rapport à ce qui se passait entre eux. S'il avait voulu mettre un océan de crispations entre eux deux, il avait réussi. Elle en avait assez, oui, mais elle n'arrêtait pas de le sentir constamment.

Elle gara la voiture dans le garage et jura tout bas car elle devait traverser le jardin pour entrer à la maison. Elle courut sans parapluie sous la pluie et à l'entrée, elle vit Tama miaulant vers le jardin.

- "Que fais-tu là ?", lui demanda-t-elle en voulant le prendre dans ses bras.

Le chat se débattit et retomba sur ses pattes sans cesser de miauler et de regarder en direction de la pelouse.

- "Qu'est-ce qui t'arrive, hein ?", demanda-t-elle de mauvaise humeur en posant sa main sur le lecteur d'empreinte pour que la porte principale s'ouvre. Elle sourit faiblement. - "Tu veux aller à la chambre de gravité le retrouver mais tu n'aimes pas l'eau, n'est-ce pas ?" Et elle lança un regard vers le vaisseau. La passerelle était baissée et les lumières allumées. Elle plissa les yeux pour bien s'en assurer car la pluie tombait assez drue. - "Mais qu'est-ce que.. ?"

Elle regarda Tama recommencer à miauler et suivit la direction qu'il indiquait. Elle vit une masse sombre sur la pelouse et ouvrit de grands yeux terrifiés.

- "Végéta !"

Le prince était étendu sur le ventre dans l'herbe et inconscient.

- "Végéta !", cria Bulma en se penchant sur lui. Elle le secoua mais il ne répondit pas. - "Végéta, réveille-toi !", le supplia-t-elle. Elle lui prit le pouls et il était stable. Il s'était juste évanoui probablement à cause de l'effort réalisé à l'intérieur du vaisseau.

- "Mon Dieu...", murmura-t-elle sans savoir quoi faire. Elle se leva et entra dans la maison. Elle appuya les boutons d'urgences médicales sur l'ordinateur central, situa sur le plan digital la position de Végéta dans le jardin et quatre robots ménagers sortirent comme des flèches dans cette direction. Deux d'entre eux se renversèrent à cause de la pluie.

- "Maudits tas de ferrailles ! Levez-le !", vociféra Bulma sous la pluie. Enfin, ils obtempérèrent et obéirent aux ordres : le laisser sur le sofa du salon principal.

La jeune femme, qui avait suivi la procédure qui lui avait semblé excessivement lente, se pencha à ses côtés et prit les serviettes que lui apportèrent les robots ménagers avant de disparaître et retourner à leurs habitacles.

La scientifique essaya de le sécher rapidement. Elle lui passa les serviettes sur le corps, en le frictionnant bien pour que l'humidité ne le refroidisse pas. Elle ne savait pas combien de temps il avait pu passer sous la pluie mais cela avait dû être long vu que même ses chaussures de tennis étaient trempées. Elle les lui enleva ainsi que ses chaussettes. Elle continua sa tâche pour le sécher tout en lançant de temps à autre un regard vers son visage. Elle se concentra sur ses cheveux, forts, violents et rudes comme lui. Pour se faire, elle s'assit dans le creux du sofa laissé libre par le corps du guerrier. Elle sourit en se rendant compte combien Végéta et ses cheveux se ressemblaient. Ils étaient mouillés mais continuaient de défier la gravité, comme lui dans la chambre de gravité. Elle était déjà un peu calmée et ne frottait plus avec autant d'énergie, surtout parce qu'elle était parvenue à le sécher. - "Espèce de fou...", murmura-t-elle en admirant ses traits.

Cela recommençait. Elle ne l'avait pas vu d'un mois et cela recommençait. Végéta était encore inconscient et elle eut envie de l'embrasser. Elle se mordit les lèvres car la tentation était grande : il était évanoui, elle n'aurait pas à l'entendre se plaindre. Elle s'approcha de lui et c'est alors que le prince ouvrit les yeux.

Elle s'éloigna comprenant ce qui viendrait a posteriori : une kyrielle de plaintes et de cris de sa part, des explications pour savoir pourquoi elle était si près, ce qui avait bien pu se passer et tout le reste.

- "Que s'est-il passé ?", lui demanda-t-il en se redressant.

- "En rentrant du travail, je t'ai trouvé évanoui sur la pelouse.", répondit Bulma en regardant tout sauf lui. Son ton était sérieux et modéré, des qualificatifs peu appropriés à sa personnalité. - "Tu ne vas pas me crier dessus ou me saisir par le cou ?" Ce ton était tellement propre à elle et son regard indiquait qu'elle avait retrouvé d'un seul coup sa confiance habituelle.

Le saïyen, qui regardait autour de lui avec l'air un peu perdu, ne releva pas le sarcasme : - "Je me suis évanoui ?"

- "Oui."

Végéta se souvint s'être senti mal et être sorti à l'air libre. La pluie lui avait toujours fait du bien pour s'éclaircir les idées. Il se rappela qu'il stagnait dans ses progrès à cause d'un mouvement qu'il ne maîtrisait pas encore totalement. Effectivement, ce jour-là, il avait été très dur avec lui-même et il avait poussé son corps au maximum. A partir de là, il ne se rappelait plus de rien. - "Malédiction !", conclut-il en prenant une serviette et en se la passant dans les cheveux.

- "Bien.", dit Bulma avec solennité en tournant son corps vers le sol, souhaitant être celle qui clorait cette agréable conversation. Elle était encore assise sur le sofa entre le bras et le torse du guerrier. - "Tes chaussures et tes chaussettes sont là, je vais aller programmer les robots pour qu'ils te préparent quelque chose de ch..."

- "Tu es trempée.", lui dit le guerrier en baissant sa voix et en réussissant à ce qu'elle sonne encore plus grave que de coutume. Végéta avait levé le bras et lui avait tendu la serviette à la hauteur de son visage.

Elle le désirait. Elle lui avait crié un mois auparavant qu'elle ne voulait plus rien savoir de tout ça et maintenant il s'était montré gentil. Gentil. Il lui avait offert une serviette alors que leur relation était au plus bas depuis qu'ils se connaissaient. Gentil. C'était impensable en le connaissant. Gentil. Pourquoi ? Elle s'en fichait.

Sans y réfléchir à deux fois et perdue dans les yeux du saïyen qui la regardait avec sérieux et attente, elle lui enleva d'une main la serviette et de l'autre colla sa main forte sur son visage blanc. Il se laissa faire tout en étudiant son visage d'albâtre. Elle ferma les yeux, s'agrippa à sa main et la fit glisser sur son visage jusqu'à ce que la douce paume du guerrier soit sur ses lèvres. Elle se mit à y déposer des baisers.

Et soudain, le téléphone sonna.

Végéta se libéra et bondit sur ses pieds comme mû par un ressort. - "Tu es la femme la plus pénible de tout l'univers ", lui lança-t-il en faisant de grands pas. Il sortit en vitesse sans regarder derrière lui et sans pouvoir remarquer qu'il avait laissé Bulma avec sa main blanche toujours suspendue en l'air, comme si elle pouvait encore sentir sa main de fer en train de lui toucher le visage, au prise avec la confusion et l'excitation. Elle le regarda s'en aller avec désespoir et hocha la tête pour se retrouver ses esprits. Elle n'avait pas le temps d'y penser. Le téléphone continuait à sonner et elle fixa un regard meurtrier sur l'appareil.

- " Qui est-ce ?", cria-t-elle, furieuse. Il fallait qu'elle sache qui était l'être méprisable qui les avait dérangés justement à cet instant pour qu'elle découvre son adresse pour l'assassiner.

- "Ma puce !"

- "Maman !" Elle se frappa du poing sur le front pour écarter l'idée d'un matricide. Ironiquement, la personne qui souhaitait le plus qu'elle et Végéta se mettent ensemble était parvenu au contraire.

- "Comment allez-vous chez vous ?"

Elle dut faire un effort surhumain pour ne pas la traiter de tous les noms. Cela faisait deux semaines qu'elle était sans nouvelles de ses parents et il avait fallu que sa mère donne signe de vie juste à cet instant précis. Elle décida de respirer profondément trois fois avant de répondre. Elle ne pouvait plus rien y faire. - "Bien, tout continue..." Elle s'arrêta en regardant vers le jardin. - "Tout continue comme avant.", répondit-elle avec amertume.

- "Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu n'as pas encore fait l'amour avec Végéta ?"

Sa tristesse s'envola d'un seul coup pour laisser la place à une profonde colère, la plongeant dans un océan de sensations qui la portaient vers la folie vers laquelle sa mère la guidait. - "Maman !", hurla-t-elle.

- "Voyons, ma fille, si tu cries comme ça, il va prendre peur et se demander s'il ne nous est pas arrivé quelque chose à ton père et à moi."

- "Mais bien sûr, il s'empresserait d'aller vous porter secours.", ajouta-t-elle ironiquement après un soupir résigné.

Mais sa mère ne le comprit pas ainsi : - "Tu devrais te dépêcher, ma puce, un homme comme ça ne court pas les rues dans aucun monde et encore moins dans le nôtre."

Elle recommençait à se sentir nerveuse. Elle soupira souhaitant ne penser à rien. - "Tu m'as appelée juste pour ça ?"

- "Oh, j'avais presque oublié, ma chérie !", s'exclama-t-elle. - "Ton père voulait savoir comment vont les animaux."

- "Ils vont bien, on va tous bien.", lui répondit-elle en baissant les yeux. - "Il y a un nid dans le grand arbre."

- "Oh ! Un nid ! Comme c'est charmant !", s'exclama sa mère. - "Comme j'aimerais avoir moi aussi un nid avec des petits-enfants ! Tu as compris le sous-entendu ?"

- "Oui, maman.", répondit Bulma en levant les yeux au plafond. - "Cette fois, tu as été très subtile." Et connaissant sa mère comme elle la connaissait, elle ne mentait pas en disant cela. - "Vous êtes bien où vous êtes ? ", demanda-t-elle. D'après ce que lui avaient dit ses parents, ils ne savaient pas où ils se trouvaient. Tout ce qu'ils pouvaient dire c'est qu'ils se trouvaient dans un petit village au sud mais où les habitants parlaient de façon si incompréhensible qu'ils n'arrivaient pas à comprendre. Malgré tout, ils avaient l'air de s'y plaire et d'avoir été bien accueillis alors elle avait préféré ne pas insister et cette fois non plus.

- "Parfaitement, ma petite." Sa mère semblait vraiment rayonnante. - "Je te laisse maintenant que je sais que vous allez bien. Et encore une chose, ma chérie..." Elle attira son attention avant de raccrocher.

La scientifique savait déjà dans quelle direction irait la phrase d'adieu et exhala un profond soupir : - "Oui, maman ?"

- "Ne t'avoue jamais vaincue. Jamais. Bisous !" Et elle raccrocha.

Bulma éteignit le téléphone, le laissa reposer sur ses genoux et retourna son regard vers le jardin d'où provenait le son de la pluie en train de tomber qui parsemait la vitre de gouttelettes. Elle sourit et prit la direction de sa chambre. Un plan était en train de se former sous ses cheveux mouillés. Le plan ultime et pour cela elle avait besoin d'une information.

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- "Malédiction !" , vociféra Végéta en direction du plafond de la chambre de gravité. D'un pas ferme, il se dirigea vers le panneau de commandes, prêt à mettre le vaisseau en marche pour cette fois, quitter la planète.

En se rendant compte de la stupidité de tout cela, il frappa violemment le siège principal le réduisant en pièces. Il ne pouvait pas s'en aller car le vaisseau indiquait qu'il n'était pas encore à 100% de sa charge d'énergie, ce qui signifiait qu'il devrait revenir rapidement sur La Terre.

Une fois. Un mois s'était écoulé et il avait suffis qu'il se retrouve avec elle une seule fois pour perdre la raison. Il s'assit sur le sol froid et se prit la tête dans les mains sans savoir que Bulma en cet instant faisait la même chose mais à l'intérieur de la maison.

- "Concentre-toi.", se dit-il. - "Concentre-toi.", se répéta-t-il. Les yeux fixés sur les dalles, il revit l'image de son bras à elle tenant sa main qui caressait son visage. Il baissa les épaules et leva la vue droit devant lui.

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Le jour qui se levait promettait d'être une journée ensoleillée à l'air pur et léger, à l'opposé de celui que respiraient Végéta et Bulma à l'intérieur de cette maison. Le prince se dirigea comme tous les matins pour remplir sa caisse d'aliments. Il entra par la porte-fenêtre qui donnait sur le jardin mais s'arrêta net sur le seuil de la porte.

Il n'y avait rien. Ni fruit, ni sucreries salvatrices. Rien. Il fronça les sourcils craignant que cela soit le fruit de l'esprit tordu de la jeune femme et il se mit à chercher dans les meubles de la cuisine. Rien. Il grogna et alla au réfrigérateur, sur lequel il vit un petit mot. Il le prit et le lut : Végéta, l'ordinateur central a eu un bug et les robots ont détruit toute la nourriture. J'en ai recommandée mais elle arrivera ce soir. J'ai dû sortir. Bulma.

Il froissa le papier et le jeta par terre, furieux. - "Elle sait tout faire sauf mentir.", murmura-t-il de mauvaise humeur en passant la porte.

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- "Chichi ?"

- "Oui, qui est-ce ?"

- "C'est moi, Bulma."

- "Bulma ?" Elle semblait surprise. - "Pourquoi m'appelles-tu ?"

La femme de Goku avait toujours été très directe et la scientifique savait que sa réaction traduisait peut-être la distance marquée qui avait constamment existé entre elles. Elle ne comprenait pas pourquoi cela arrivait entre les deux uniques femmes du groupe si disparate qui s'était formé au cours de la recherche des boules de cristal. Peut-être était-ce sa faute, elle n'avait jamais eu de grandes amies de son sexe ou peut-être était-ce parce qu'elles étaient trop différentes. Il était certain que Chichi s'était trop plongée dans ses tâches ménagères et cela les séparait encore plus si c'était possible. Mais cette fois, elle avait besoin d'information et l'avait appelée pour cela.

- "Comment ça pourquoi je t'appelle ?" La jeune femme réagit avec indignation. - "Je m'inquiète toujours pour mes amis !"

- "Pour tes amis ? Tu veux parler avec Goku ?" Avec cette question, la distance entre elles se creusa à pas gigantesques. - "Il est en train de s'entraîner avec Piccolo et en plus je ne crois pas que..."

La jeune femme aux cheveux bleus savait ce qu'elle allait lui dire. Avant qu'elle puisse enchaîner sur ses élucubrations sur la relation intime que Bulma maintenait avec son mari, relation qu'elle ne comprendrait jamais, la scientifique préféra reculer et se montrer conciliante. Même si son idée initiale était de parler avec Goku, elle changea d'avis à l'instant car elle se dit que peut-être l'interlocuteur n'avait pas d'importance, ce dont elle avait besoin, Chichi aussi pouvait le lui dire. - "Non, non, c'est avec toi que je veux parler, je peux passer te voir aujourd'hui ?"

- "Me voir ?" Chichi n'était pas une femme des apparences, alors quand elle trouvait quelque chose anormal, elle le disait sans s'inquiéter de qui était devant elle ou au bout du fil téléphonique. Elle y réfléchit quelques secondes et répondit enfin : - "Mais bien sûr ! Tu peux venir quand tu veux, Bulma, tu es toujours la bien.. Son Gohan ! On peut savoir où tu vas ? Ah ! Bien, tu as raison, il est l'heure de manger."

La jeune femme s'éloigna de l'écouteur en entendant le cri de Chichi. Cela lui paraissait bizarre qu'elle se montre soudain si amicale, il était évident que peut-être elle ne recevait pas beaucoup de visites et encore moins féminines. Son cri indiquait que son fils, le pauvre Son Gohan, était apparu en scène. Rien n'avait changé pendant cette année au cours de laquelle elles ne s'étaient pas vues.

- "Oui, je mets la table tout de suite, Gohan, assieds-toi.", entendit la scientifique au bout de la ligne. - "Bulma ? Bulma, tu es toujours là ?"

- "Oui, oui.", répondit la jeune femme. - "Son Gohan est là ?"

- "Il vient de sortir de son bureau.", articula orgueilleusement la mère du guerrier. - "Et à quelle heure vas-tu passer ?"

- "Demain soir, si ça te convient."

- "Tu pourrais venir souper si ces deux-là te laissent quelque chose à manger.", ajouta un peu irritée, la femme de Goku.

- "Pour souper ?" L'idée ne plaisait pas beaucoup à Bulma. - "Non, je préférerais juste prendre le café, Chichi, comme ça nous aurons l'après-midi pour nous seules, qu'en penses-tu ?"

- "Ah ! Parfait ! Après le feuilleton, alors ! Vers cinq heures, ça te va ? Je te laisse car Goku va arriver. Apporte des gâteaux ! Au revoir, Bulma."

- "Au revoir, passe le bonjour à tes hommes pour..." Elle ne lui laissa pas le temps de répondre. Chichi avait déjà raccroché.

"Bien.", se dit-elle en remontant le téléphone à son oreille. "Maintenant, prenons un rendez-vous avec Maish."

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- "Ta fête d'anniversaire était une merveille, Bulma.", lui dit-il en inspectant le poignet de la jeune femme. - "Ma femme et moi avons passé un bon moment."

- "Merci.", répondit simplement la jeune femme.

- "Alors comme ça tes parents ont quitté la ville pour un temps indéterminé ?", se mit à dire le Docteur Maish.

- "Oui, et ils ne savent pas où ils sont, vous y croyez, vous ?"

- "Le médecin rit de bonne grâce en tournant délicatement le poignet de Bulma. - "Bon, tes parents ont toujours été imprévisibles.", dit-il avant d'ajouter : - "Tu as mal si je fais ça ?"

- "Un peu.", répondit Bulma.

- "Tu es venue pour une consultation sur ton implant et tu ne savais pas que tu avais le poignet enflé ?", lui demanda-t-il. Quand la petite des Brief était arrivée à sa consultation, il s'était rendu compte qu'elle avait une inflammation à cette articulation. D'après ce qu'elle lui avait dit, elle était tombée d'une échelle plus d'un mois auparavant et cette information ne lui plut pas car cela aurait dû guérir tout seul.

- "Bien, malgré mes suspicions on dirait que ce n'est qu'une petite entorse qui met longtemps à guérir alors je vais te mettre une bande forte et tu devras juste y faire attention quelques jours, d'accord ?"

- "D'accord." La jeune femme le vit prendre une bande de gaze d'un tiroir et l'enrouler autour de son poignet douloureux.

Le docteur aurait voulu lui poser des questions sur cet homme si énigmatique qui habitait chez les Brief et qui avait failli perdre la vie dans un accident mais il se rappela que son ami d'enfance avait été assez évasif à son sujet et il préféra ne pas incommoder davantage sa patiente, qui depuis son arrivée parlait beaucoup moins qu'à l'accoutumée.

- "Maintenant, dis-moi, petite Bulma, tu veux que je t'enlève l'implant de ton avant-bras ?", lui demanda-t-il en se rasseyant face à la fille de son meilleur ami. S'il avait bien compris, c'était là la raison principale de sa visite.

- "Eh bien, je ne suis pas très sûre..."

- "Tu n'es pas sûre ? Tu n'as pas à t'inquiéter, Bulma, ils sont efficaces à cent pour cent, tu le sais bien." Il l'observa pensif quelques instants et voulut lui parler des derniers progrès dans ce domaine. - "De nouveaux implants très efficaces et beaucoup plus discrets viennent d'arriver, regarder." Il se leva pour ouvrir un autre tiroir de son bureau et lui montra un minuscule objet de forme tubulaire. - "Ceux-là se placent derrière l'oreille alors ils sont beaucoup moins visibles que celui que tu as au bras." Il s'arrêta dans son explication pour l'étudier à nouveau. Elle semblait extrêmement pensive et cela n'était pas normal chez la nerveuse fille des Brief. - "Tu n'as qu'à me le dire, petite, je te change celui que tu portes au bras contre un de ceux-là ou..." A cet instant, il s'arrêta pour lui sourire et la rassurer. - "Ou alors tu veux être maman ?"

Elle leva les yeux avant de répondre. Elle regarda la pendule accrochée au mur et qui lui criait qu'elle allait arriver en retard à son rendez-vous avec Chichi. Si quelques minutes auparavant elle était sûre de ce qu'elle allait faire, ce n'était plus le cas.

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Le premier salut qu'elles échangèrent quand Bulma descendit de son avion fut, contrairement à ce qu'elle imaginait en se dirigeant vers les le Mont Paoz, plutôt affectueux. Chichi l'avait reçue en la saluant depuis la porte de sa maison et la reçut à bras ouverts. A l'évidence, il n'était pas normal que la femme de Goku aient des visites. Après qu'elles aient parlé du départ de ses parents de Capsule Corporation, de ce qui était arrivé à son poignet et de l'entreprise pendant que la brune lui préparait un café, elles abordèrent le sujet principal pour lequel elle était venue jusque là :

- "Et ils s'entraînent sans relâche, j'imagine. Pas vrai, Chichi ?"

- "C'est un véritable martyr !", répondit la mère de Gohan. - "Je dois toujours me battre avec Son Gohan pour qu'il étudie le matin vu qu'il s'entraîne les après-midis.", lui raconta-t-elle concentrée dans sa préparation. - "Mais quels jolis gâteaux tu nous as apportés ! Je suis sûre qu'ils viennent d'une de ces pâtisseries très chères qu'il y a en ville, non ?", demanda-t-elle en admirant le plateau avant de soupirer.

- "Cela fait tellement longtemps que je n'ai pas passé un moment agréable avec des gens normaux que je ne m'en rappelle même plus." Elle fronça les sourcils en choisissant un des petits fours. - "Je n'ai comme invité que cet homme vert bizarre et il ne parle jamais, jamais !" Elle soupira de nouveau. - "Encore heureux qu'il ne mange pas !"

Cela amusa Bulma. - "Oui, s'il devait manger, vu sa tête, il serait le plus glouton de tous, pas vrai ?"

Chichi continua la plaisanterie. - "Oui, je dois remercier Kami qu'il ne boive que de l'eau parce que sinon je n'arriverais pas à la fin du mois !"

Leur petite réunion se passait bien. Même si elles n'avaient parlé que de frivolités, elles semblaient peut-être pouvoir bien s'entendre malgré le peu de rencontres qu'elles avaient eues seules. Bulma se dit que peut-être elle n'avait pas besoin d'aller droit au but tout de suite, qu'elle pouvait profiter de cette rencontre. Elle goûta le café, très bon à son avis et lui en fit part. - "Chichi, ce café est délicieux."

- "N'est-ce pas ?", lança avec orgueil la femme de Goku. - "Je le récolte moi-même dans le champs de derrière, je profite du climat humide ici dans la vallée et j'en ai planté plusieurs variétés."

"Surprenant", se dit la scientifique. - "Tu dois faire des choses incroyables pour pouvoir économiser, c'est ça ?"

- "Ah ! Si tu savais !" Chichi prit à son tour une gorgée de sa tasse. - "Je suis bien obligée de me convertir en experte en économie avec deux saïyens à la maison."

- "J'ai Végéta qui mange plus que tous les animaux de la maison réunis." Et elle poursuivit : - "Parfois je crois qu'il s'imagine que je ne suis là que pour le nourrir et lui soigner ses blessures..."

L'expression irritée de la mère de Gohan démontrait qu'elle n'aimait pas du tout le prince. - "Cet homme...", commença-t-elle à dire presque en murmurant. - "Je ne sais pas quelle idée tu as eue de le faire entrer chez toi."

- "Il n'est pas si terrible, tu sais." Enfin, elle se centrait sur le motif de sa visite. - "Il ne fait que s'entraîner et s'entraîner pour devenir supersaïyajin, à part ça il ne cause pas beaucoup de pro..."

- "Il ne deviendra jamais supersaiyajin.", déclara Chichi en l'interrompant.

- "Pourquoi ça ?"

Elle voulait pas paraître fâchée par le jugement de valeur que venait de faire son hôtesse et elle s'étonna elle-même en remarquant dans le timbre de sa voix, une note de colère, mais c'est ainsi qu'elle se montra sous le regard de la brune qui écarquilla les yeux. Elle laissa la tasse à sa place, essayant de traduire ce brusque changement d'humeur de la scientifique.

- "Eh bien, parce que..." Elle regarda son invitée avec suspicion, reprit son café et en but une gorgée avant de répondre. - "Parce qu'il n'est pas un homme bon, tu le sais déjà."

- "Oui.", mentit-elle, en se mettant à boire à son tour. - "C'est un démon." Elle avait peut-être un peu exagéré en voulant être catégorique mais elle était là pour cette raison, savoir pourquoi Végéta n'arrivait pas à se transformer en super-guerrier. Elle toussa avant de reprendre le fil : - "Mais qu'est-ce que cela a à voir avec le fait qu'il n'y arrive pas ?"

Chichi ferma à demi les yeux et une idée aussi folle que la femme qui était devant elle lui traversa l'esprit. - "Une fois que Goku s'entraînait, il est revenu blond à la maison et j'ai failli en faire un infarctus.", expliqua-t-elle. - "Il m'a dit que c'était l'apparence d'un super-guerrier et que chaque fois qu'il était près de la maison, il avait moins de mal à y arriver, car apparemment, au début il lui était très compliqué de se transformer, c'est comme ça que nous en sommes arrivés à parler de la première fois qu'il y était arrivé et il m'a dit que cela avait quelque chose à voir avec la rage qu'il avait ressenti en voyant mourir Krilin, qui comme tu le sais, est son meilleur ami et ne passe pas souvent par ici, je me demande où il peut être, sûrement chez ce vieux cochon de..."

- "Chichi !", s'exclama Bulma, exaspérée. Son interlocutrice s'éloignait du sujet et Krilin l'indifférait totalement à cet instant. Alors qu'elle sentait affleurer la raison de la transformation en super-guerrier, Chichi divaguait sur le meilleur ami de son mari.

L'épouse de Goku la regarda à nouveau avec les sourcils froncés. Quelque chose clochait chez Bulma. Elle semblait inquiète à ce sujet et son intuition féminine lui disait que le prince des saïyens avait quelque chose à voir avec cela. Elle préféra poursuivre même si elle n'appréciait pas qu'on l'interrompe et encore moins de façon si brusque. - "Bien, la raison pour laquelle mon Goku s'est transformé en super-guerrier, c'est qu'il est un homme bon, quelqu'un d'aussi méchant que cet homme que tu héberges n'y parviendra jamais parce qu'il n'a rien de valable à l'intérieur.", conclut-elle suspectant encore la scientifique qui regardait sa tasse avec l'air pensif. - "Et comment ça va avec Yamcha, Bulma ?" L'attitude de son invitée était tellement étrange qu'elle voulut creuser un peu avant de tirer des conclusions.

- "Hein ?" La jeune femme leva les yeux un peu déconcertée. Elle décida de mentir sur ce point. - "Bien, évidemment, maintenant il doit être en train de s'entraîner pas très loin, pourquoi cette question ? Tu l'as vu ?" Si tel était le cas, la supercherie sur leur relation idyllique allait tomber à l'eau.

- "Non, bien sûr que non, ici personne ne vient depuis qu'ils ont décidé de s'entraîner chacun de leur côté.", répondit la brune. - "Et même si parfois, je me sens comme une femme au foyer, eh bien..." Elle servit un autre café à Bulma.

- "Eh bien ?", voulut savoir la scientifique. C'était comme si Chichi était sur le point de lui révéler quelque chose qu'elle n'avait jamais dit à personne.

- "Eh bien je préfère que personne ne vienne de cette bande de pervers qui traînent toujours avec mon Goku !"

Non. Elle ne lui avait rien révélé de nouveau. Elle rit devant la grande vérité que venait de lâcher la mère de Gohan, qui se sentit comprise pour une fois. Sans le savoir, elles avaient créé un lien infime entre elles. Toutes les deux comprirent qu'elles n'étaient sans doute pas si différentes.

Elles parlèrent de choses et d'autres. Toutes les deux se rendirent compte que malgré leurs différences, elles avaient incontestablement des points communs. La conversation entre les gâteaux et le thé, dévia vers des choses intimes mais aussi mondaines.

- "Je vois si peu Yamcha que je ne me souviens même plus de la dernière fois que j'ai été avec lui...", dit Bulma en feignant le dédain

- "Depuis que mon Goku est rentré, je suis enchantée, enchantée ! Le problème, c'est qu'il ne travaille pas, évidemment, il dit toujours qu'il doit s'entraîner et je le comprend, vraiment mais il faut qu'il comprenne que son énorme appétit ne peut pas s'assouvir avec de l'air."

- "Mais il ne t'aide même pas avec le jardin ?"

- "Même pas !", lança la mère de Gohan en coupant un morceau de gâteau. - "Parfois, c'est mon père qui vient me donner un coup de main et le pire c'est qu'il trouve toujours des excuses à Goku, qu'il est l'homme le plus fort de l'Univers, qu'il doit tous nous sauver des êtres malfaisants qui convoitent la Terre..."

- "Bon...", l'interrompit Bulma. - "Il a en partie raison, pense que dans deux années et quelques, les cyborgs vont apparaître."

- "Les cyborgs !", s'exclama Chichi en levant les bras au ciel. - "Si je n'avais pas laissé de côté mon entraînement de lutteuse, ils verraient ceux-là ce qu'il en coûte de porter atteinte à d'honnêtes familles ! Heureusement qu'au moins Goku se rattrape largement avec le devoir conjugal..."

La jeune femme aux cheveux bleus toussa et faillit s'étrangler. Leur dialogue était déjà suffisamment anormal comme cela sans qu'on y rajoute des sous-entendus sexuels. Elle n'allait pas laisser passer une occasion pareille et elle tenta sa chance sans beaucoup y réfléchir : - "Et comment c'est de coucher avec un saïyen ?"

Pour Chichi, cela dépassa les bornes. - "Quoi ?" Elle supposait déjà des choses qui frôlaient le délire et la scientifique se trahissait avec cette question. Pendant un instant, elle pensa que cette curiosité malsaine était dirigée vers son mari. Pour Chichi, il était incontestable que Bulma avait toujours été amoureuse de lui mais vu la tournure de la discussion, plutôt sympathique à son avis, l'esprit bleu de son invitée était plutôt tourné vers un autre saïyen.

Bulma s'en repentit immédiatement. Elle ignorait si son hôtesse avait en tête l'idée obsessionnelle qu'elle était amoureuse de Goku ou si réellement elle avait remarqué quelque chose sur sa relation avec le prince des saïyens. Elle se gronda intérieurement et décida qu'elle en avait assez entendu. Un peu honteuse, elle détourna les yeux vers la fenêtre et s'étonna en voyant que le jour tombait. Cela signifiait qu'elle était restée plus de temps que ce qu'elle avait prévu au départ. - "Ne fais pas attention, je crois qu'il est l'heure que je m'en aille."

- "Bulma, vous avez des problèmes, Yamcha et toi ?"

- "Non, pas du tout.", répondit la jeune femme en se relevant et en prenant son sac. - "On dirait qu'il va faire nuit et je ne sais pas comment Végéta va le prendre s'il n'a pas son repas sur la table pour..." Elle s'arrêta. Cette excuse tombait mal car elle la trahissait encore plus. Elle toussa et se dirigea vers la porte.

- "Ah !", s'exclama la femme de Goku en la raccompagnant. - "Tu ne peux pas imaginer comme ça m'a fait du bien d'écouter d'autres choses que des combats, des guerres et autres."

La scientifique se retourna pour dire au revoir. Elle ne savait pas comment le faire car elles ne s'étaient jamais montré d'affection et après ce soir, où elles s'étaient comportées très amicalement, elle ne trouvait pas les mots justes. Chichi le remarqua aussi et elles se regardèrent sans savoir quoi dire. Ce fut la jeune femme aux cheveux bleus qui prit la parole sur le seuil de la porte :

- "Merci beaucoup pour le café, Chichi."

- "Oh pas de quoi, merci à toi, Bulma, ça a été..."

Et le silence s'empara d'elles quelques instants. Comment cela s'était-il passé ? Comment le cataloguer ?

- "C'était bien.", déclara Bulma en souriant.

- "Oui, c'était bien.", insista son hôtesse. - "Tu ne veux pas attendre l'arrivée des garçons ?", demanda-t-elle.

- "Oh, non, je dois y aller, il est déjà tard."

Et encore le silence, que la scientifique détestait tellement. Elle décida d'être brève : - "Bien, au revoir alors." Et elle se retourna pour rejoindre son avion.

- "Ils contrôlent leur force.", entendit-elle venant de Chichi en arrière.

- "Pardon ?" Elle se retourna sans comprendre l'affirmation de la brune. Elle ne savait pas de quoi elle parlait.

- "Les saïyens contrôlent leur force.", répéta la femme de Goku depuis le seuil. Devant le regard plein d'attente de son invitée, elle continua : - "C'est inné chez eux. Je le sais d'après ce que m'a dit mon Goku, pendant la bataille, ils sont capables d'augmenter et de diminuer leur pouvoir presque inconsciemment selon l'ennemi qu'ils affrontent. Au lit, avec une femme, ils sont pareils : leur esprit de guerrier domine à ce point leur corps qu'ils nous ont déjà étudiées et savent jusqu'où aller." Elle ne bougeait pas et Bulma non plus, qui restait figée sans savoir quoi dire. - "Mais c'est instinctif, cela ne leur enlève pas la spontanéité, ni le plaisir. Je suis convaincue qu'ils ne se rendent pas compte de cela car ils sont sauvages pour tout, ils ne savent pas à quel point ils continuent d'être des saïyens..." A ce moment, elle sourit : - "Vu que même quand ils mangent, il mangent comme si c'était leur dernier jour !"

- "Ah oui." Bulma n'en revenait toujours pas.

- "Il faut qu'ils s'habituent à leur force comme quand mon époux est super-saïyen, bon, ce n'est pas qu'il ait jamais été délicat, mais si, il a du mal à se faire à son nouveau pouvoir." Sans bouger d'un cil pendant tout ce discours de séparation, elle termina : - "Je ne peux pas comparer avec d'autres hommes mais si ma vie avec Goku m'a appris quelque chose c'est qu'avoir un mari saïyen a de très bons côtés..." Elle fit un clin d'oeil à la jeune femme aux cheveux bleus et lui dit au revoir en fermant sa porte.

Bulma resta plantée là. Sans voix après autant de confidences. Elle ne s'attendait vraiment pas à ça de la part de Chichi. Elle tourna les yeux vers son avion et un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle savait que la brune était beaucoup de choses, une mère sévère, une maîtresse de maison et d'autres qualificatifs mais jamais elle ne s'était montrée sous ce jour-là : une femme comme elle.

Elle grimpa dans le cockpit contente de partir avec l'information qu'elle voulait. Et même plus qu'elle ne l'espérait.

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- "C'était Bulma ?", demanda Goku en regardant le ciel.

- "Oui, elle était venue me rendre visite et nous avons papoté.", lui répondit Chichi fière du déroulement de l'après-midi en entrant dans la maison. - "Pourquoi rentrez-vous donc si sales, hein ?"

- "Regarde, maman, je t'ai pêché un poisson.", ajouta Son Gohan en jetant un énorme poisson sur la table.

- "Eh bien vous devriez le vider parce que je ne pense que le cuisiner !"

- "Mais Chichi...", se mit à râler Goku, "Nous sommes très fatigués et affa..."

- "Nettoyez-le, je vous dis !", s'exclama avec colère son épouse. - "J'aurai déjà bien assez de travail à cuisiner une chose aussi énorme ! Ça me prendra sûrement plus d'une heure !"

Tous deux baissèrent les yeux comprenant qu'ils devraient se charger de vider les entrailles du poisson pour pouvoir le déguster. - "D'accord..." Son fils prit l'animal et le sortit dehors pour mener à bien sa tâche.

- "Ah ! Quel bon entraînement nous avons fait cet après-midi, Chichi !", dit Goku en s'asseyant à table.

- "Ne pense même pas t'asseoir pour souper avec ces bottes pleines de boue !", lui asséna sa femme, retrouvant son naturel.

Le guerrier voulut changer de sujet. - "Ca va, ne te fâche pas... Allez, qu'est-ce que t'a raconté, Bulma, hein ?", lui demanda-t-il en se déchaussant et en posant ses bottes près de la porte.

- "Des choses de femmes.", répondit-elle en commençant à sortir des poêles et des couteaux.

- "Et elle ne t'a rien dit sur Végéta ?", demanda son époux avec malice.

- "Qu'allait-elle me raconter sur cette brute ? Qu'elle se démène à soigner ses blessures et qu'elle se plaint toujours de ce qu'il mange et mange..."

- "Soigner ses blessures, tu as dit ?" Le sourire de Goku pendant qu'il commençait à picorer quelques gâteaux sur la table fut révélateur.

- "Apparemment, ce fou se tue à l'entraînement.", répliqua la brune en préparant ses ustensiles pour le souper.

- "Mais Chichi ! C'est génial !", s'exclama son époux en sautant sur ses pieds, la bouche pleine de sucreries.

- "Absolument pas ! Cet homme ne s'entraîne que pour lutter contre toi !", protesta sa femme le couteau levé.

- "Mais combien de fois m'as-tu soigné, hein ?" Goku s'approcha pour qu'elle comprenne l'importance de ce moment.

- "Eh bien..." Chichi réfléchit en regardant le plafond. - "Peu de fois, seulement quand tu revenais très blessé."

- "Oui ! C'est ça !" Ce n'était pas habituel chez Goku de se montrer énigmatique et cela l'énerva.

- "Goku ! Tu ne vas quand même pas me reprocher de ne pas m'occuper de toi ?", lui demanda sa femme, perdant son sang-froid.

- "Non, non, non...", s'excusa-t-il, effrayé. - "Les guerriers saïyens se soignent eux-mêmes.", expliqua-t-il. - "Si Végéta laisse Bulma le soigner, cela ne peut signifier qu'une seule chose !" Il se couvrit la bouche en se rendant compte que peut-être il en avait trop dit. Il remercia Piccolo d'être resté méditer dans le bois parce que sinon il le lui aurait reproché et l'aurait traité d'idiot comme il le faisait toujours. Sa femme, qui lui tournait le dos, ne vit pas le geste qui révélait qu'il savait quelque chose et il en fut aussi reconnaissant.

Chichi fronça les sourcils en regardant à travers la vitre qui était face à elle. - "Oui, que Bulma est folle." Après les pistes que lui avait données la jeune femme pendant leur longue discussion de cet après-midi, il n'y avait plus aucun doute sur ce qui était en train de se passer à Capsule Corporation.

- "Ou que Trunks va bientôt arriver...", murmura joyeusement Goku tout en s'asseyant à table.

- "Qu'est-ce que tu as dit ?", voulut savoir la brune encore perdue dans ses divagations mentales.

- "Rien, rien...", minimisa le guerrier. - "Je vais voir si Gohan a besoin d'aide avec le poisson."

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"Il n'est pas un homme bon." La phrase de Chichi résonna dans son cerveau pendant tout le trajet retour. - "Ce n'est pas possible.", murmura-t-elle tout en pilotant à travers la nuit vers la ville.

"Je l'ai vu.", se dit-elle. Quand Végéta avait été sur le point de l'embrasser et de vouloir la tuer cette nuit-là qu'il s'était mis tellement en colère, elle avait été témoin de cet instant où un halo couleur d'or l'avait entouré et cela signifiait que cet homme devait bien avoir quelque chose de bon à l'intérieur de lui-même. Son coeur le lui dictait. Le prince des saïyens ne pouvait être seulement mauvais alors qu'il était si près de devenir super-guerrier. C'est pour cette raison qu'il était ainsi à présent, si distant et presque sans donner signe de vie.

Un doute qui l'avait déjà assailli après cet incident lui revint à l'esprit : - "Sait-il qu'il est si près d'y arriver ou alors se croit-il encore si loin du but qu'il se tue à s'entraîner ?"

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Nerveuse, elle atterrit dans le jardin et s'étonna de voir qu'il était tôt pour que la chambre de gravité soit ouverte, ce qui signifiait que végéta n'y était pas. Elle soupira et entra dans la cuisine.

Quand elle le vit assis à sa place avec les robots ménagers autour de lui en train de poser des plats sur la table, elle comprit que tout se déroulait à la perfection. La nourriture était bien arrivée à temps mais elle devait être préparée et Végéta avec son énorme appétit insatisfait pendant toute la journée, était resté dans la cuisine, avide de nourriture chaude et appétissante. Elle se rappela ce que lui avait dit son père le jour de l'arrivée des Nameks et du prince dans la maison : - "C'est un saïyen, c'est comme ça." Si ces hommes possédaient un point faible, c'était, pour Bulma, leur appétit.

Il n'allait pas montrer qu'il l'évitait une fois qu'elle était arrivée à la maison. Non. L'héritier de Vegetaseï n'était pas en train de fuir une humaine. Il était évident qu'il s'était enfermé dans le vaisseau tout ce temps parce qu'il ne voulait pas perdre un instant de son entraînement. Pour bien faire, il devait s'alimenter et c'est pour cela qu'il se trouvait là. Et s'il devait prendre le risque que Bulma fasse son apparition, tant pis, même s'il savait qu'elle avait effrontément provoqué cette rencontre. Il ne la regarda pas mais une ailette de son nez se releva alors qu'il espérait que ces maudits robots se dépêchent de préparer le maudit repas pré-cuisiné.

- "C'est toi qui as programmé les robots ?", demanda-t-elle en admirant la détresse de ses créations. Son silence la renforça encore plus dans sa décision : elle le pousserait à bout. - "Aujourd'hui, ça a été une journée de folie, j'ai été dans plein d'endroits. " Elle se mit à parler sans s'attendre à une quelconque réplique de la part du prince, qui continuait à engloutir la nourriture sans trêve. - "Tu sais quoi ? Le docteur Maish, le meilleur ami de mon père, a dû me bander le poignet à cause de ma chute d'il y a un mois, un mois !" Elle ouvrit le réfrigérateur, maintenant plein, mais rien ne lui fit envie. Elle se tourna pour s'asseoir en face de lui. Elle aussi avait sa place de prédilection à cette table. - "Comme je te disais, j'ai passé toute la journée à courir à droite et à gauche.", s'exclama-t-elle amusée tout en prenant quelques morceaux des plats avec ses baguettes. Elle l'observa en fermant à demi les yeux. Ils étaient déjà passés par là, et non de non, il fallait qu'il se réveille. Il fallait que Végéta se réveille.

Pas la moindre trace d'expression. Elle était consciente qu'il savait que tout ceci était un plan prémédité. Ils se connaissaient suffisamment pour savoir que ce n'était pas le fruit du hasard si Végéta devait attendre patiemment le repas et si Bulma était là tranquille en apparence. Mais elle ne l'était pas tant que cela et elle passa à l'attaque : - "Tu sais où je suis allée ce soir ?", dit-elle en ouvrant une bouteille de vin. - "Chez Goku." Elle prit un verre sur un des meubles sans un seul regard vers lui. Par le silence des couverts qui lui répondit, elle en déduisit qu'il commençait à montrer de l'intérêt dans la conversation. Elle fit comme si elle ne s'en rendait pas compte et se dirigea vers la table avec son verre de vin pour s'asseoir sur sa chaise et continuer à manger. Elle leva les yeux vers lui et ce dernier attendait, les bras sur la table. - "Tu veux du vin ?", lui demanda-t-elle.

- "Qu'es-tu allée faire là-bas ?"

"Bien", se dit la jeune femme. "Ça marche." Elle se releva pour lui servir un verre. Elle ne savait pas s'il était sur le point d'exploser ou s'il était retombé dans son inactivité absolue et si cette question n'était qu'une vague dans l'eau. Personne ne pouvait le savoir. Son comportement ces derniers jours avait été si hermétique que même elle, la personne qui pouvait affirmer haut et fort qu'elle le connaissait un peu, ne comprenait pas ce qui lui passait par la tête pendant ces journées d'entraînement si intenses. Elle le devinait. Et cette nuit elle le lui ferait savoir quoi qu'il arrive. Elle savait juste une chose avec certitude : cela lui était arrivé après qu'il lui ait demandé un fils et cela ne pouvait être que pour une raison. Cela avait peut-être juste été le détonateur de quelque chose d'antérieur, quelque chose qu'elle n'aurait pas remarqué et qu'elle essayait d'identifier. Ces derniers jours, sa façon de se comporter était presque revenue à celle du début, quand elle l'avait connu. Si on exceptait son faux pas au moment de la pluie, il était comme au début. Et cela elle ne pouvait pas le permettre.

Elle sourit. - "Je suis allée demander quelque chose à la femme de Goku, tu te souviens d'elle ?", l'interrogea-t-elle en posant devant lui un verre à vin et en le remplissant. Il ne le boirait pas. Il ne faisait jamais. Elle était consciente qu'elle était en train de créer de la tension, qu'il pouvait exploser et qu'elle serait la première à être éclaboussée mais il fallait qu'elle tende la corde plus que de coutume. - "Tu en veux encore ?"

Il avait les yeux fixés sur son poignet bandé. Il prit son bras pour l'examiner.

- "C'est maintenant que tu vas t'inquiéter du dommage que je me suis fait en tombant de l'escalier ?" Elle ne le lui demanda pas d'un ton fâché. Cela n'allait pas l'écarter de son objectif.

Végéta leva le regard, les yeux vides de toute expression, même si sa respiration se fit plus sonore. Il lui lâcha le bras avec dédain.

Bulma lui sourit et se tourna pour retourner à sa place. - "Je suis allée lui demander pourquoi Goku peut se transformer en super-guerrier."

Végéta leva le menton en écoutant cela. "Elle ne sait pas ce qu'elle dit.", se dit le saïyen. Tout ce repas avait été planifié par elle et c'était bien qu'elle tramait quelque chose. Ce à quoi il ne s'attendait pas en revanche, c'était à son attitude, à cette lenteur dans ses mouvements, au temps qu'elle prenait entre ses phrases. Etait-elle si sûre d'en sortir gagnante ? Quelle était l'ampleur de son plan vu tout ce qu'elle avait orchestré ? Tout avait commencé à s'éclairer quand il lui avait prit le bras juste un instant auparavant.

- "Pourquoi as-tu fait cela ?', lui demanda-t-il.

Il savait à quoi elle jouait. Il détestait quand elle faisait cela avec lui. Apparemment, la jeune femme avait vite compris ce qui lui dévorait les entrailles. Il trembla intérieurement en se rendant compte qu'il n'était pas le seul à pouvoir lire à livre ouvert son interlocuteur, elle aussi pouvait lire en lui. Il plissa le front en attendant une réponse. Si elle ne le lui disait pas rapidement, il lui ferait cracher l'information de force.

- "Parce que ça fait une éternité que tu t'entraînes dans ma chambre de gravité et que tu as dépassé tes limites et..." Elle fit une pause pour prendre une bouchée de son repas. Elle planta son regard dans les yeux noirs qui la regardaient avec une colère telle qu'elle devenait difficile à cacher. - "Et parce que moi aussi ça m'intéresse de connaître la raison pour laquelle tu n'arrives pas à devenir supersaïyen."

Alors qu'il avait besoin de sortir d'ici et de réfléchir, elle lui mettait juste sous le nez la question qui le poursuivait avec acharnement depuis qu'il s'était reclus sur Chikyuu. Il contrôla sa colère en baissant les yeux sur le repas. Lui aussi savait jouer à ça et il prit lui aussi son temps pour répliquer. Il recommença à manger et ce fut seulement au bout d'une minute qu'il reprit la parole : - "Et que t'a-t-elle dit ?"

Sans lever les yeux de son assiette, Bulma retint son souffle. - "Elle m'a dit tu ne pourrais jamais devenir supersaïyajin."

- "Pourquoi ?" La logique interrogation du saïyen fut immédiate. Son corps et son âme brûlait de fureur et si tout cela ne se terminait pas rapidement, la jeune femme allait le payer cher. Ne s'en rendait-elle pas compte ?

Leurs regards se rencontrèrent. Peut-être qu'elle tirait trop sur la corde mais il fallait qu'il explose, il fallait qu'il réagisse avec elle une bonne fois pour toutes. - "Parce qu'apparemment, il faut avoir une âme pure pour y parvenir et elle est sûre que ce n'est pas ton cas." Elle s'arrêta une seconde quand elle le vit détourner les yeux sur le côté d'un mouvement sec.

- "L'âme pure ?" Végéta maudit sa malchance. Si c'était vrai, il ne sortait que d'un tunnel sombre pour s'aventurer dans un autre. "L'âme pure ?", répéta-t-il encore en regardant un point éloigné du mur.

Maintenant, il fallait qu'elle lui redonne courage, c'était la seconde partie de son plan macabre pour le faire réagir. Sinon, cela allait le faire exploser, oui, mais avec des conséquences pas très positives. - "Végéta." Elle essaya d'attirer son attention mais il paraissait perdu dans ses pensées.

- "Ce qu'elle ne sait pas c'est que tu y es déjà presque arrivé il y a peu de temps, je l'ai vu et je croyais que tu t'en étais rendu compte mais..." Il ne réagissait pas. On voyait seulement sa poitrine monter et s'abaisser et ses poings serrés sur la table.

Elle se leva pour s'approcher de lui, priant pour que la bonne nouvelle ne soit pas arrivée trop tard et regrettant de ne pas avoir été assez futée et précautionneuse. Elle avait voulu le rendre nerveux pour qu'il s'intéresse enfin à ce qu'elle lui disait mais, peut-être qu'elle avait trop joué avec la chance. - "Végéta, écoute-moi, la fois où tu t'es mis tellement en colère contre moi, j'ai vu un halo couleur d'or t'entourer pendant un instant." Elle resta silencieuse à côté de lui, vers l'endroit où il avait toujours le regard fixé dans le vague. Maintenant, elle ne pouvait plus s'arrêter. Il fallait qu'elle le fasse tomber du sommet où elle l'avait élevé, transformer la colère qui maintenant l'entourait en quelque chose de bon, en espoir. - "Si tu y es arrivé un instant, cela signifie que tu peux y arriver, Végéta, tu peux te transformer en supersaïyen, ce que dit Chichi n'a pas d'importance parce qu'elle ne sait pas que, pendant un bref instant, tu t'es... "

Elle s'arrêta de parler en le voyant se lever lentement. Il fixa sur elle des yeux parsemés de milliers d'éclairs de colère. Il se mit à respirer de la manière tellement animale qu'elle avait déjà vue une fois, la fois où il avait failli la tuer, et comme à cette occasion, une seule idée traversa l'esprit de Bulma : "C'est maintenant ou jamais."

Il lut dans ses pensées. Si tout cela suivait des règles logiques, bien que la logique ne soit pas son amie, Bulma devrait le faire renoncer à s'en aller et elle saurait comment le faire : elle s'en prendrait directement à son ego en lui expliquant les raisons que même lui ne voulait pas entendre sur ce qui s'était passé et qu'ils ne s'étaient pas dit durant tout ce mois. - "Ne parle pas.", lui ordonna-t-il. Il respirait avec retenue tout en étudiant chacun des traits du visage de la jeune femme.

Elle parla : - "Je sais pourquoi tu étais si pressé d'avoir une descendance."

- "Je t'interdis de faire de pareilles insinuations !"

Seul un mètre environ les séparait et malgré cela, elle pouvait sentir sa chaleur l'entourer. - "Même toi, tu l'ignorais, Végéta, ce n'est qu'il y a un mois que tu t'en es rendu compte et c'est pour cela que tu as fait machine arrière."

- "Tu n'as pas intérêt à le dire !"

Il ne voulait pas entendre ce qu'il savait qu'elle connaissait. Elle. Toujours elle. L'unique personne à l'avoir approché et à tel point qu'elle semblait bien le connaître. Elle lui donnait même le motif que même lui n'avait pas voulu accepter dans son esprit. Elle savait. Bulma avait toujours su. Quand Végéta avait quitté la chambre de gravité après lui offert d'être la mère de son futur fils et qu'elle l'avait arrêté dans sa marche pour lui ouvrir les yeux, il savait ce qu'elle allait lui dire. Et cela, il n'était pas disposé à l'entendre et surtout pas d'elle ou même de lui-même durant tout ce temps. Il n'avait pas laissé cette pensée lui traverser l'esprit, même pas une seule fois même s'il savait que c'était la vérité.

Et encore une fois, Bulma le défiait et prononçait à voix haute ce qu'il ne voulait pas entendre : - "Tu craignais de ne pas pouvoir vaincre les cyborgs car tu ne t'es pas transformé en supersaïyen et que même ce jeune garçon qui en était capable a dû venir dans le passé chercher de l'aide."

- "Mais tu cherches à mourir ?", lui demanda-t-il en serrant les dents et en les montrant tel un animal prêt à bondir sur sa proie.

- "Fais-le une bonne fois pour toutes.", lui ordonna Bulma en le regardant avec le même désir qu'il contenait dans ses pupilles opaques.

Il sourit de côté toujours sans laisser libre court à toute la colère qu'il ressentait. Il savait de quoi elle était en train de parler, avec sa demande. Tout concourait vers cela. Ses yeux bleus brillaient d'une ardeur incontrôlable. La haine se confondait avec la passion et il ne l'avait même pas touchée.

- "Fais ce qu'il te coûte le plus de faire dans ce monde même si c'est avant de me tuer, Végéta, fais-le."

Il restait immobile malgré sa provocation. Il essayait de se contrôler mais les émotions l'assaillaient dans plusieurs parties de son corps comme de fourbes rivaux au sein d'une bataille. La haine, le désir, la passion et la frustration voulaient sortir enfin mais il continuait à les en empêcher.

- "Fais ce que tu désires depuis si longtemps et que tant de fois j'ai vu dans tes yeux, comme maintenant. Fais-le !", lui cria-t-elle. Il fallait que cela vienne de lui, pas d'elle. Après tout ce qui s'était passé entre eux, après qu'elle l'ait soigné et poursuivi, qu'il l'ait esquivée encore et encore, il fallait que ce soit lui. Et elle était là, à cet instant et elle avait mis tout cela en oeuvre pour que cela soit lui. Et pas elle.

Leurs halètements lourds se heurtaient dans l'atmosphère, l'électrisant encore plus. Encore séparés d'un bras, ils pouvaient se sentir l'un l'autre. Après quelques secondes, il se détendit. Il lui montra à nouveau son demi sourire caractéristique et leva le menton avec orgueil. Si elle croyait pouvoir lui faire perdre la tête avec ce truc bon marché, elle se trompait. Elle lui avait déjà prouvé qu'elle le connaissait bien mais pas autant qu'elle le croyait. Elle se trompait. Elle se trompait complètement.

Mais c'était lui qui se trompait. Quand Bulma vit que l'ambiance se dissolvait, qu'il recommençait à lui prouver que sa force intérieure était supérieure à son désir pour elle, les paroles sortirent de sa bouche comme un torrent, prête à assumer les conséquences, même en sachant qu'elles pouvaient être très diverses, comme l'amour et la haine, et sans savoir que jamais elle n'avait eu autant de raison d'établir des similitudes. Ce fut quand elle le vit la dépasser, sûrement pour se diriger vers sa chambre de gravité, qu'elle ne put plus contenir la rage qui s'était aussi formée en elle. C'était sa dernière cartouche, sa dernière option. Elle articula :

- "Tu ne seras jamais la moitié du guerrier qu'il est parce que tu n'es même pas la moitié d'un homme."

Et alors Végéta réagit.

Il ne laissa pas à Bulma le temps de bouger un seul muscle. Ni même de parler. Le prince l'avait attrapée par le visage avec son bras tendu. Ils se retrouvaient dans la même posture que deux ans auparavant, face à face comme lors de leur premier contact physique après qu'il avait lâché l'enfant namek comme elle le lui avait demandé.

- "Pourquoi es-tu ainsi !", lui cria-t-il désespéré en serrant les dents. Il voulait le savoir. Il le fallait. Il s'était posé cette question tant de fois dans sa tête qu'il l'avait finalement prononcée en hurlant, ne voulant plus la cacher pour qu'enfin elle lui donne une réponse. Dans toute sa vie, il n'avait jamais connu quelqu'un comme elle, quelqu'un qui non seulement ne cessait d'esquiver ses charges mais qui en plus les lui rendait et continuait à s'approcher encore et encore, sans trêve, sans pause, incessamment, constamment, tant qu'elle était déjà trop proche. Irrémédiablement proche.

Il voyait sa poitrine monter et s'abaisser avec une intensité extrême . - "Regarde-moi...", se mit à murmurer le prince, remarquant que son corps lui en demandait davantage.

Elle ne semblait pas vouloir parler mais juste rester là, à le défier du regard, attendant qu'il fasse enfin ce qu'elle lui avait proposé depuis le début. D'un mouvement brusque, il l'approcha de lui. - "Regarde-moi comme ce que tu es !", lui cria-t-il en la tenant à moins d'un centimètre. - "Arrête de me regarder ainsi et regarde-moi comme ce que tu es !", lui cria-t-il. Il avait beau avoir haussé la voix, cela ne sonnait pas comme un ordre mais plutôt comme la supplication d'un déchu. Il n'y arrivait pas. Ses yeux le lui prouvaient. Il n'était pas le Prince des Saïyens avec cette femme mais uniquement un homme perdu dans ses iris décorés de bleu.

- "Fais-le...", lui murmura-t-elle, pleine de désir.

Il avait crû pouvoir l'intimider, malgré le fait qu'il n'y était jamais parvenu et avait déclaré sur ce point la bataille perdue depuis longtemps alors l'approcher de son corps n'avait servi qu'à lui permettre de le toucher. Là encore, il tombait dans un de ses pièges. Sans lui lâcher le visage, il sentait déjà ses mains qui lui parcouraient le torse, s'adressant à travers le toucher, directement à ses sens et montant par son cou, grimpant la montagne noire. Seule la parole ne le trahissait pas encore :

- "Regarde-moi comme une femme soumise, Bulma.", prononça-t-il tout bas. Il savait qu'il était tombé dans son piège blanc, il s'était infecté de son venin bleu et de sa maudite odeur. Il le savait, tout comme il savait qu'il était impossible qu'elle le regarde comme il désirait la voir.

Elle parcourait son cou et sa poitrine de ses mains sans détourner son regard du sien. L'étau sur son visage se referma encore plus et elle crut perdre la guerre, terminer de l'autre côté de la balance, où elle serait encore vaincue et de manière juste.

- "Fais-le...", murmura-t-elle à ses lèvres. Si lui refusait de lui prêter attention, au moins ses lèvres devraient le faire.

Il ne pouvait plus tenir davantage. Il pressentait qu'il n'y avait qu'un seul moyen possible et inconnu pour voir cette femme se soumettre. - "C'est pas vrai, Bulma, c'est pas vrai.", lui dit-il juste avant de perdre le contrôle pour ne plus le retrouver de toute la nuit.

Il l'embrassa. Il n'y avait plus moyen de faire machine arrière. Peut-être n'y en avait-il jamais eu.

Il se mit à l'embrasser avec une furie aussi déchaînée que s'il l'avait gardée enfermée mille ans. Le brasier s'enflamma tuant instantanément l'étincelle pour la faire rejaillir mille fois plus fort. Avec une impatience et une ardeur torride et dévorante, il passait ses mains là où il en avait rêvé, sur la blanche chaleur de ses fesses après qu'il l'ait collée contre lui avec toute sa férocité, comme s'il voulait la transpercer.

Bulma passa instantanément à l'action. Sentir sa langue dans sa bouche s'engouffrer jusqu'au fond de sa gorge l'enivrait et elle ne mit même pas une seconde à lui répondre avidement, comme si sa vie en dépendait, comme une bataille à mort.

- "C'est pas vrai, Bulma, c'est pas vrai.", répéta-t-il dans un murmure en regardant vers le bas, là où leurs deux corps criaient leur désir de se joindre. Il fit glisser son regard sur ses seins comprimés contre sa poitrine. Tout était déjà décidé et la raison n'avait plus sa place à ce moment. Cette fois, ils le feraient à sa façon. Pour commencer, ses mains avaient déjà perdu trop de temps par derrière, sans parler de sa bouche, à laquelle il avait déjà donné trop de liberté ces derniers instants.

La force avec laquelle il l'embrassait et la serrait dans ses bras lui fit croire qu'elle ne pourrait plus reprendre sa respiration. S'il ne desserrait pas son étreinte, ses os allaient se briser. Elle leva la tête séparant sa bouche de la sienne pour inspirer de l'air et il en profita pour la pousser jusqu'à ce que son dos fragile heurte un meuble du mur.

- "Ah !", s'exclama Bulma partagée entre la douleur et l'excitation.

Végéta ne lui prêta pas attention et ses mains recommencèrent à la parcourir toute entière, cette fois devant et sur les côté, réussissant à ce que sa jupe perde de sa contenance tout comme son chemisier. Il profita de ce qu'elle leve la tête pour descendre vers son cou et lui déchirer son chemisier. La douleur, présente pour elle pendant un instant, au moment du choc, disparut pour céder la place à une excitation sublime.

- "Oh, mon dieu.", murmura Bulma en regardant le plafond. Elle ne savait pas très bien ce qu'il était en train de faire. Le guerrier, le saïyen, le prince, Végéta n'était pas en train de l'embrasser. Elle sentit sa bouche entière sur son décolleté et ses mains fermes parcourant son corps en feu, mais il ne l'embrassait pas, ni ne la caressait. Il était simplement en train de la dévorer.

Et quand elle crût déjà ne plus pouvoir rien voir ni discerner du feu qu'elle ressentait à l'intérieur, de la chaleur et de l'ardeur qui les entouraient, il remit son visage en face du sien. Il la saisit par le menton pour qu'elle le regarde. La voir ainsi, avec les lèvres gonflées et rougies, avec la bouche entrouverte et avide, le poussa presque à recommencer à l'embrasser mais il se retint. Il esquissa un imperceptible demi-sourire. Il l'avait déjà vue comme il le désirait. Maintenant, ce fut elle qui se lança vers sa bouche mais il enfouit son visage dans son cou tout en insérant ses mains sous le peu de vêtements qui la couvraient encore et en la saisissant avec sauvagerie par les fesses, il la remonta à cheval sur ses hanches d'un mouvement brusque. Ses jambes qui étaient entrouvertes depuis longtemps, laissant sa dureté faire pression contre son sexe, voulurent l'entourer mais la tension de sa culotte, perdue dans une mer de doigts et baissée plus tôt, le lui empêchait et elle tira dessus voulant la rompre sans y arriver. Soudain, celle-ci disparut. C'était lui, qui avait tiré dessus, faisant claquer l'élastique qui lui rougit les cuisses en cédant. Enfin, ses longues jambes entourèrent sa taille sans autres soutiens que le corps du guerrier et le meuble derrière elle.

Ses faibles mains caressaient avec fureur le dos sculptural du guerrier et quand il commença à se frotter lentement contre son sexe, elle réussit, sans savoir comment, à glisser ses mains jusqu'à sa dureté palpitante. Elle la frôla à peine qu'il poussa un gémissement profond et désespéré qui le fit la serrer encore plus, enfermant son bras blanc entre leurs deux corps et convertissant ce qui n'était qu'une caresse en une palpation brusque.

- "Oh, Végéta.", s'exclama-t-elle excitée. Elle le sentit s'éloigner de quelques centimètres, lui laissant une courte trêve pour une fin plus que prévisible. Ce qu'elle lui demandait avec son cri sourd était évident et c'est ce qu'il fit : il baissa juste un peu son pantalon et alors elle put toucher son membre dur et plein de désir. A nouveau, un gémissement profond s'échappa de la bouche du saïyen perdu dans son cou.

Son grognement et sa forte respiration firent se hérisser les cheveux de la nuque de Bulma. Elle monta et baissa ses doigts autour de sa chaleur érigée juste quelques fois car ce fut lui qui expulsa de l'air faisant comprendre qu'il n'était plus capable de faire durer ce moment. Cela suffisait comme préambule, c'était déjà assez de préliminaires. Si cela était loin d'être un long échauffement car seules quelques secondes s'étaient écoulées depuis qu'ils s'étaient joints, il n'en pouvait plus et recommença à la frapper violemment contre le mur.

Alors Bulma prit peur. Même si elle était encore motivée comme jamais par l'envie qu'elle ressentait pour que ce moment enfin arrive, pour la première fois elle eut peur de lui et se dit que peut-être les paroles de Chichi ne s'appliquaient pas à Végéta. Elle appuya fortement ses mains sur ses épaules et essaya de se dégager en élevant et étirant son corps.

Il leva enfin la tête de son cou et la regarda avec incrédulité. Il l'avait à cinq centimètres plus haut et à cet instant il s'arrêta de bouger. Il la voyait au fond de ses yeux. La peur. Et ironiquement, à cet instant-là, elle ne lui convenait pas. Il hésita entre crier ou rire, son allié quand les choses tournaient mal et perdaient leur essence. Ils marchaient sur un fil et ils le savaient tous les deux. Si les choses en restaient là, il n'allait plus répondre de ses actes. Cela ne dura qu'un instant, l'instant pendant lequel le dialogue fila à travers leurs regards. "C'est maintenant que tu vas avoir peur de moi ?", semblaient crier ses pupilles noires. La détresse qui se dévoilait enfin dans ces yeux opaques rendus furieux par la passion était telle qu'elle comprit qu'elle ne pouvait pas faire marche arrière. Elle s'était abandonnée à lui, bien avant que tout cela n'arrive et elle ne pouvait pas le gâcher maintenant. Elle s'était effrayée de la force que dégageait le guerrier par toutes ses pores. Ils n'avaient jamais été ainsi et elle était sur le point de tout gâcher pour toujours. Elle relâcha son étreinte, appuya les bras sur ses épaules, en baissa un pour atteindre son membre d'une main pendant qu'elle lovait sa main entre son cou et ses cheveux, elle joignit son front au sien et lui murmura, son haleine se mêlant à la sienne : - "Non." Et elle se laissa glisser vers le bas.

A peine sentit-elle Végéta entrer en elle qu'elle cria de douleur. Elle ferma violemment les yeux et se colla désespérément à lui. Elle n'était pas vierge, loin de là, mais cela lui faisait mal et elle ne savait pas pourquoi. Il enfouit à nouveau son visage dans son cou et un gémissement profond s'échappa de sa gorge. Il bougea un peu pour s'ajuster jusqu'au fond et elle se remit à crier bien qu'un peu moins. Les mains du guerrier se posèrent sur le meuble à la hauteur de la tête de la jeune femme et après quelques brèves secondes, il réalisa le premier va-et-vient. Elle monta et descendit avec lui et recommença à se plaindre. Le deuxième ne tarda pas à suivre. Le troisième, le quatrième et le cinquième s'enchaînèrent et l'excitation qu'il ressentait grimpa en flèche quand il la sentit lui griffer le dos avec ses ongles.

Elle leva la tête vers le plafond en plissant les yeux. - "Oui !", s'exclama-t-elle. La douleur se changea en plaisir, en délice, en bonheur, en une jouissance énorme qui augmentait par moment et elle n'aurait pas su dire à quel instant s'était fait une telle transformation. Elle ne pouvait plus penser, ni raisonner, seule une idée lui martelait le cerveau : ce n'était pas du sexe avec un humain. C'était plus que cela, plus charnel, plus sauvage, plus animal. Et le meilleur dans tout cela, c'est qu'ils venaient juste de commencer.

Il commença à pousser plus fort, avec une force qui lui fit savoir pour la énième fois combien le prince aussi désirait que cela arrive. Et c'était en train d'arriver enfin. A chaque va-et-vient, à chaque impulsion, les respirations étaient plus extrêmes, plus prononcées et plus sonores. Les grognements leur tombaient sur la peau entre leurs dents serrées et des cris brefs s'échappaient de leurs bouches.

En entendant le bruit des assiettes qui tombaient et de la nourriture renversée, elle comprit qu'elle était sur la table. Elle ne savait pas quand il avait fait cela mais elle était déjà étendue sur le dos sur la table de la cuisine. Il l'avait étendue là et il mit la paume de ses mains totalement tendues sur son ventre à elle pour aller monter et en même temps s'incliner lui-même. C'était la première fois depuis qu'avait commencé cette folie qu'ils avaient séparés leurs torses. Ses mains fortes parvinrent au soutien-gorge qu'elles remontèrent laissant paraître à l'air libre les seins de Bulma. Il s'inclina sur elle et remonta avec sa bouche depuis son ventre jusqu'à ses seins sur lesquels ses mains se concentraient. Bulma regardait vers le bas en proie à une respiration erratique et lourde. Le voir là, avec ses mains sur ses seins, en train de les palper, tout en remontant vers eux lui arracha à nouveau un cri en direction du plafond : - "Oh, Végéta..."

Il était en train de la dévorer. Et elle n'avait jamais vécu rien de semblable. On aurait dit qu'il était en train d'avaler toute son énergie, comme si chaque passage de ses mains fermes ou de sa bouche sur tout son être électrisait ou transperçait sa peau pour qu'il s'enivre de son essence. Les sucions, ses fortes mains étendues appuyant sur son ventre, ses seins et le reste de son torse. Elle n'avait jamais sentit ça. C'était loin d'être une relation intime d'amour ou de passion. Ce qu'elle ressentait était l'instinct animal de Végéta en train de l'absorber, réussissant à rendre cette union plus percutante que ce qu'elle l'était de par sa nature.

Il avait rêvé cela tant de fois qu'il voulut s'enivrer davantage de son arôme. Il commença à la lécher sans aucune attention, sa bouche suivant le chemin empruntés par ses mains. Il serra les dents, se retenant un instant. Tout cela était trop bon, il s'était imaginé tant de fois la lécher, l'absorber, traîner sa langue et ses dents sur sa peau blanche et provocante qu'il se perdit presque dans son arôme à vouloir la mastiquer. Quand il arriva aux mamelons, dressés et prêts, il refusa de prêter attention à leur délicatesse et les suça pendant que sa main montait sur son cou maudit jusqu'à sa bouche. Sans la regarder et toujours concentré sur ses seins volcaniques, il monta et baissa la paume de sa main droite sur sa gorge et ne put réprimer l'envie perverse de la serrer un peu.

Si le contact de sa langue vigoureuse avec ses mamelons fut électrisant et la fit arquer son corps tout en baissant le menton pour pouvoir fixer dans sa mémoire ce moment, quand il l'empêcha de regarder en serrant son cou, elle fut loin, très loin de s'effrayer le moins du monde. Pas un seul instant, l'idée ne traversa sa tête aux cheveux bleus que son intention était de profiter de ce qu'il avait aussi désirer faire tant de fois auparavant.

Il décida de prolonger sa prise sur sa gorge juste une seconde avant d'immédiatement l'embrouiller encore plus en montant ses doigts jusqu'à sa bouche. Ca, il voulait le voir et il se releva de sa poitrine pour profiter du spectacle dans toute sa splendeur. Vérifier sa confusion lui fit tordre un sourire cruel. Il pourrait supporter encore un moment de ne pas la pénétrer, avant il fallait qu'il le voie : il introduisit son pouce dans sa bouche et un gémissement lui échappa en remarquant que sa langue jouait avec lui. Il décréta que le jeu sur la table avait assez duré.

Balançant entre confusion et plaisir, c'est ce dernier qui s'imposa quand il recommença à pousser en elle. Si les cris de douleurs du début avaient rapidement disparu, maintenant elle ne pouvait ni contrôler ni taire ceux de jouissance.

- "Ne t'arrête pas !", réussit-il à entendre alors qu'il posait ses fortes mains viriles sur la surface de la table, de chaque côté du corps de la jeune femme.

Et il n'allait pas s'arrêter. Sûrement pas. Il avait attendu bien trop longtemps de la voir sous lui les jambes écartées, les vêtements déchirés et les yeux mi-clos par l'extase, tellement longtemps qu'il ne s'en souvenait pas. Peut-être un an, peut-être plus ou peut-être moins, ou peut-être depuis la première fois qu'il l'avait vue. Ça n'avait pas d'importance. Il augmenta le rythme et il s'inclina sur elle dévorant son cou, son décolleté, ses épaules et revint à ses seins. L'unique plat qui restait sur la table, un plateau de pommes à l'extrémité opposée, vibrait à chaque à coup et les pommes s'écoulaient une à une sur la table et de là, timides, tombaient au sol.

- "Oh, mon Dieu, Végéta, oui !" Encore une fois, elle le colla contre son corps et il se laissa faire. Les coups de rein augmentèrent en rapidité et en intensité et elle recommença, à cause de la sensation si intense qui s'approchait, à lui griffer le dos de ses ongles augmentant son plaisir à lui. Les cris qu'elle poussait étaient chaque fois plus vigoureux, sa respiration à lui plus entrecoupée et profonde, tout commençait à se troubler, rien n'était bleu, rien n'était noir et avec les dernières incursions, elle cria son nom en croyant s'évanouir. Elle sentit parfaitement l'explosion du saïyen en elle.

Et il s'arrêta. Pourtant, ce ne fut que quelques secondes, car tout de suite, il releva la tête de son cou pour la regarder dans les yeux. La voir avec les sourcils légèrement froncés, les yeux mi-clos et encore absorbée par l'expérience qu'elle venait de vivre lui fit réaliser qu'elle aussi en avait profité autant ou plus que lui, même s'il ne s'était préoccupé que d'assouvir ses propres envies. Enfin, elle réagit et avec sa respiration à peine calmée, planta ses yeux bleus dans les siens. Elle sourit. Tous deux avaient compris ce que clamaient leurs regards. Encore.

Elle avait encore en elle son membre dur et il la tenait toujours par les fesses. L'attente et le désir qu'ils avaient l'un pour l'autre étaient tels qu'ils ne s'aperçurent pas du moment où ils arrivèrent jusqu'au lit de la jeune femme, ni quand leurs vêtements commencèrent à se perdre en chemin. L'escalier et le couloir se décorèrent de lambeaux de tissus. Ils continuèrent à s'embrasser presque avec violence, avec une bravoure telle qu'ils ne se séparaient que pour reprendre leur souffle, elle, accrochée à son cou tendu et sans cesser de caresser son visage et ses cheveux, lui, la serrant avec force, comme s'il croyait qu'elle pouvait s'échapper. Un premier assaut venait de se terminer mais ni l'un ni l'autre n'était disposé à en rester là.

Rien ni personne n'existait plus à par eux et le lit. Il la laissa tomber sur le dos sans la lâcher pour ensuite se défaire de son pantalon à une vitesse vertigineuse, se jeter sur elle et commencer à nouveau sa danse privée. Cette fois, point de palpations, ni de reconnaissances corporelles. Il se contenta de ramper jusqu'à l'avoir en dessous de lui.

- "Reviens...", lui murmura-t-elle en se relevant pour le sentir à nouveau contre son corps.

Cette fois-là serait plus brutale si c'était possible. Il la rallongea sur le dos, lui étira les bras en la saisissant par les poignets et les lui remonta, joints, au dessus de la tête. Elle suivit toute sa manoeuvre du regard jusqu'à ce qu'elle perde de vue ses mains. D'une seule main, il lui maintint là les bras pendant qu'avec son autre main il lui soulevait les reins. Il les tira vers lui et poussa jusqu'au fond. Cela fut brutal, tellement que son poignet endolori lui fit mal et elle essaya de se dégager de sa prise mais il ne la laissa pas faire.

- "Mon poignet...", murmura-t-elle en voulant se faire entendre.

Mais il se limita à pousser immédiatement en elle. Le plaisir fut plus grand que la douleur et elle laissa tomber. Encore une fois des cris et encore une fois des coups de rein, qui augmentaient en intensité à mesure qu'augmentait le volume de ses hurlements. Il n'y avait pas de place pour la parole. Leurs corps en sueurs qui se mouvaient en cadence étaient les protagonistes absolus. Elle aurait voulu le serrer dans ses bras, le coller à elle mais il ne lui lâchait pas les mains enfoncées dans l'oreiller. Elle rassembla ses forces et s'agita pour se dégager de son étau réussissant juste à se faire mal avec cet effort.

- "Mais lâche-moi à la fin.", lui murmura-t-elle entre ses dents. Il sourit et la lâcha. Enfin elle put se relever un peu pour le serrer dans ses bras. Il fallait qu'elle déchaîne ce qu'elle ressentait et apparemment sa bouche n'y suffisait pas.

Quand il la sentit plus près, il décida de la retourner d'un mouvement rapide qui la fit tendre ses bras en avant pour que son visage ne heurte pas les draps. A nouveau, son poignet sembla lui poser problème mais sans trop de mal alors elle se limita à approcher ses hanches de son membre, s'abandonnant complètement à ce qu'elle savait qu'il allait faire. Elle tourna le visage vers lui qui semblait prendre son temps à la regarder dans cette posture.

Si ce qui avait précédé avait été la réalisation d'un rêve torride, la perspective dans laquelle il l'avait maintenant était le summum de toutes les fois où elle lui était apparue dans son sommeil. Il la prit par les fesses entre ses puissantes mains et baissa et monta sur ses hanches tout en savourant ce moment où son pénis palpitait dans son entrée humide. Il entra en elle et s'entendit lâcher un grognement trop sonore qu'il tut en serrant les dents.

Elle ferma les yeux et se laissa manipuler par ses charges. - "Oh oui...", murmura-t-elle en baissant les yeux sur les draps et en se mordant la lèvre inférieure. Elle était proche, elle le sentit de nouveau. Elle serra fortement ses paupières. - "Oh, mon Dieu !" Elle haussa la voix avant de tourner la tête pour le regarder.

Tout en ouvrant et fermant les yeux avec bravoure, il put apercevoir qu'elle avait tourné son visage pour l'observer. Elle était en train de jouir comme jamais et c'est ce qu'il put lire dans ses yeux et dans sa bouche ouverte de laquelle s'échappait son nom entre des murmures saccadés. Il n'y avait pas moyen. Même dans cette position dans laquelle il la tenait entièrement soumise, elle ne se montrait pas gênée. Il s'inclina rapidement pour lui saisir les bras afin qu'ils lui servent de support pour la tirer en arrière.

Il ne tint même pas une seconde ainsi. Elle se défit de sa prise en lui criant à nouveau profondément irritée : - "Mon poignet !" Et il laissa retomber ses bras sur les draps.

Il grinça des dents après cet essai infructueux, lâchant un cri rauque et ne se déclarant pas vaincu, il préféra la saisir par la taille et la soulever pour la relever dos à lui.

En se sentant soudain déplacée comme une plume devant lui et mise à genoux avec le dos relevé contre sa dure poitrine, elle sourit. Maintenant, elle l'avait à nouveau tout près et elle tendit une main vers son visage pour qu'ils se regardent. Il semblait concentré mais il la laissa faire et ils restèrent à se regarder de longues secondes pendant qu'ils se courbaient en rythme.

Son haleine qui lui tombait directement sur le visage était enivrante mais ce n'était rien par rapport à à ce qu'il sentit quand elle l'implora avec ardeur : - "Plus vite."

Et c'est ce qu'il fit. Il lui leva une jambe pour que l'ajustement soit total et avec l'autre main il lui tint le visage pour que le contact visuel entre eux ne se rompent pas. Cette position aurait dû la gêner mais contrairement à toute logique, elle semblait enchantée. Ses joues rosies, sa respiration accélérée, son front légèrement plissé. Il n'y avait aucun doute, elle allait déjà arriver et il lui restait encore beaucoup de choses à faire. Quand il la vit fermer les yeux violemment et l'entendit encore une fois crier son nom, il serra encore plus fort sa prise sur la partie inférieure de son visage pour profiter de ce qu'auparavant il n'avait pu que tenter d'imaginer.

Le spectacle fut sublime. La voir se tordre de plaisir entre ses bras, le dos complètement lové contre lui et hurler son nom avec une perdition absolue ne fut ni plus ni moins que sublime. Tellement qu'il se vit aussi lui-même près de la fin, devançant sa résistance habituelle. Il esquissa un demi-sourire quand elle voulu recommencer à l'embrasser sans cesser de bouger en rythme ses hanches.

Bien. Elle avait fini. Maintenant, c'était son tour.

Il l'étendit sur le lit, la forçant à se coucher sur le ventre quand il pesa de tout son poids sur elle. Il entendait sa respiration saccadée qui cherchait revenir à la réalité et il ne put pas tenir une seconde de plus. Il releva légèrement ses reins et commença à pousser avec brio et rapidité, imposant son rythme, l'acculant avec ses bras sur les draps. Si le plaisir était spectaculaire, les bruits humides du choc de leurs deux corps augmentaient encore cette sensation. C'était ses cinq sens affûtés jusqu'à l'extrême et réunis dans un seul acte.

- "Ce n'est pas possible...", murmura-t-elle. Le plaisir, qui ne s'était pas encore tout à fait dissipé, recommençait à monter en intensité. Elle ne savait pas comment il s'y prenait mais cette espèce de brute était en train de s'y prendre exactement comme un homme devait le faire et elle se laissa porter de nouveau. Quand il l'attrapa par les cheveux, étirant son cou au maximum elle put juste lui hurler : - "Continue !"

Même si cela avait sonné un peu trop comme un ordre, il n'aurait pas pu s'arrêter à ce moment-là. Il ne le pouvait pas. Il serra les dents et les paupières sachant que jamais auparavant il n'avait ressenti quelque chose de semblable parcourir toutes et chacune de ses terminaisons nerveuses. Des vagues d'un plaisir incommensurable lui arrachèrent des cris sporadiques alors que tout son corps se durcissait et qu'il entrait et sortait d'elle à une vitesse démoniaque.

Il se laissa tomber en extase sur le dos de la jeune femme, l'emprisonnant sous sa peau luisante de sueur.

Parfait. C'était le mot juste.

Enfin, cela l'aurait été si elle avait respecté encore quelques secondes son repos. Il la sentit remuer en dessous pour pouvoir se tourner. Sans force, il la laissa sortir de son emprisonnement intime et ce n'est que lorsqu'il sentit sa fougueuse haleine contre sa bouche qu'il ouvrit les yeux et vit son intention. Elle voulait l'embrasser.

Mais il se dégagea de son étreinte et s'allongea de dos sur le lit pour respirer librement. Il ne la laissa pas l'embrasser.

Après quelques secondes de confusion, elle s'assit sur lui, dressée et vexée, et il la regarda droit dans les yeux. Il leva un bras pour lui toucher un sein qu'elle repoussa d'une claque à laquelle il répondit par un gémissement à l'accent moqueur. Elle s'inclina pour unir leurs lèvres et cette fois il l'y autorisa. Elle se releva pour recommencer à l'observer avec curiosité. Il semblait gêné. Elle se baissa à nouveau pour l'embrasser mais son baiser reçu comme réponse une espèce de mordillement. A nouveau, elle s'éloigna de son torse plein de cicatrices.

- "Brute !", lui reprocha-t-elle en durcissant son regard alors qu'elle se touchait la lèvre à la recherche de sang.

Son caractéristique demi sourire réapparut sur son visage. Ils se contemplèrent en sueur et nus. Son membre recommençait à durcir et elle s'en empara pour se l'introduire provocant chez lui un froncement de sourcil plus prononcé pour cacher son plaisir et un grognement. Elle appuya ses mains sur les draps, de chaque côté de lui et commença à monter et à baisser lentement avant de presque instantanément augmenter le rythme. Rien ne pouvait être lent entre eux. Leurs respirations se heurtaient et leurs haleines se mêlaient dans le faible volume d'air qui séparaient leurs bouches. Ils ne cessaient de se regarder dans les yeux.

C'était ce qu'il lui fallait. Il avait fini avant elle alors que son désir lui revenait pour ce qui maintenant était son tour. Elle n'eut pas à se concentrer beaucoup pour que l'envie revienne parcourir tout son être et elle se mit à paraître absorbée, étirant son cou vers le plafond.

Il fallait bien qu'il le reconnaisse. Même s'il n'aimait pas être ainsi, c'était une obligation pour lui de se remettre le plus vite possible et la voir sur lui avec les yeux fermés par la luxure et se mouvant à son rythme aidait plutôt bien. Pour cette fois, il la laisserait faire. Ce à quoi il ne s'attendait pas, c'était qu'elle arrive si vite. Il dût retenir son désir de la renverser sur lui quand il remarqua tout son corps blanc se contracter et se convulsionner de plaisir.

Le spectacle qu'elle lui avait offert était grandiose. Elle le savait et quand elle rouvrit les yeux, elle sourit en le voyant captivé et profondément excité. Elle s'inclina sur lui lentement, fermant très discrètement un peu plus ses hanches autour de son membre. Elle vit comment il ferma à demi les yeux sans la quitter du regard et lui rendit son sourire, ce sourire tordu qui lui était propre, quand elle lui murmura :

- "Encore."

Il n'hésita pas une seconde. Il se releva d'un seul coup en la saisissant par le dos et en la collant à lui, il la fit s'élever et s'abaisser devant lui, se glissant en elle et enfouissant à nouveau son visage dans son cou. La rudesse et la brusquerie revinrent. Les halètements de la jeune femme se transformaient à nouveau en cris et elle lui releva le visage en le tirant par les cheveux pour que leurs lèvres se rencontrent. Mais il renversa leurs corps pour l'en empêcher et tomba à nouveau sur elle, poussant avec la même intensité qu'avant.

Il sépara son torse d'elle pour la saisir par la taille et la placer, comme si elle ne pesait pas plus qu'une plume, perpendiculairement à la tête de lit. Immédiatement, il s'étendit à nouveau sur elle et se remit à pousser sans s'arrêter, écrasant ses seins qui tremblaient à chaque coup de reins. Après plusieurs va-et-vient, il remarqua que les cris s'intensifiaient et il se libéra à nouveau de ses bras pâles. Il lui leva les jambes jusqu'à les remonter sur ses épaules. Il observa comment elle semblait désorientée de ne pas savoir quoi faire de ses mains et il rit intérieurement en la voyant se décider à serrer fortement les barreaux de la tête de lit en serrant les dents pour ne pas crier et en se déchaînant faisant que des mèches bleues lui cachent le visage presque complètement.

Elle cria comme jamais juste quand les muscles de son vagin se contractèrent et, en rejetant sa tête en arrière, enfonça sa chevelure emmêlée encore plus dans l'oreiller. Il lutta contre la tentation qui l'obligeait à fermer les yeux à cause de la jouissance incontrôlable qui s'emparait à nouveau de lui. Il poussa avec encore plus de vigueur alors qu'elle se détendait petit à petit. Il s'étendit à nouveau sur ses seins blancs en se laissant emporter par le plaisir des derniers va-et-vient et grogna tout haut avec la bouche perdue dans sa nuque blanche, sa meilleure confidente pendant cette bataille intime.

Parfait.

A nouveau, la quiétude, et à nouveau, leurs respirations synchronisése. Son poids sur elle et elle, le serrant dans ses bras. Après une minute ainsi, elle remarqua que sa respiration à lui était plus profonde. Elle prit sa tête dans ses mains pour le regarder, sourit et l'embrassa sur le front. Il s'était endormi.

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Traduction de la Note de l'auteur (qui accompagnait le chapitre en espagnol lors de sa publication)

N/A : Voyons voir, plusieurs choses :

I) Je m'excuse encore d'avoir publié le chapitre 14 sans en être tout à fait sûre. Je n'ai pas arrêté de douter avant et après l'avoir fait. Ce n'était pas bien de ma part de vous faire cela à vous qui suivez mon histoire mais ce chapitre n'était pas digne de ce que je voulais qu'il soit.

II) Et qu'est-ce que ce chapitre ? Eh bien une folie. Une folie pour les protagonistes et pour moi, qui ai vécu des moments qu'on ne peut pas qualifier de bons. Quand on ne sait pas ce qu'on veut faire et qu'on se sent impuissant dans la vie, on fait en sorte de bien achever au moins ce que l'on peut. Et pour moi, c'est cette histoire. (Si vous vous contentez juste du lemon, je me fâche et j'arrête d'écrire ! Je vous ai déjà prévenus avant et je le refais !) Je sais que ce n'est pas grand-chose mais croyez-moi si je vous dis que cela me soulage pas mal de mon effervescence infructueuse, quotidienne, mentale et temporelle. Et tout à la fois !" ;-D

III) Bien, maintenant, je veux vous expliquer plusieurs points, surtout par rapport à LUI car je suis sûre que vous êtes ébahis et perdus : Vous vous souvenez de ce que Végéta a dit sur le fait qu'il était convaincu qu'à un moment ou un autre il aurait arrêté pendant la scène du baiser dans le laboratoire ? Eh bien, c'est un parfait exemple de sa façon de penser. Il est très intelligent mais il se ment continuellement à lui-même. Cela, je l'ai toujours vu dans la série : il s'élançait sur un ennemi persuadé qu'il pourrait le dépasser malgré tous les obstacles. Quand les circonstances faisaient qu'il avait le temps de réfléchir, il commençait à douter (doutes que j'ai essayé d'exprimer encore et encore dans cette fic), comme quand après la raclée que lui a infligée C18, il va sur une montagne et se laisse tremper par la pluie, vous vous en souvenez ? Il se mettait en rogne et revenait avec encore plus de motivation qu'avant car il est toujours tiré en avant par son orgueil. La seule fois que je l'ai vu baisser les bras, c'est après Cell, mais cela sera pour plus tard (j'espère arriver jusque là, J'ESPERE) Et avec Bulma, évidemment, même si Toriyama a laissé notre imagination s'enflammer pour cela. Et de plus, ce sera beaucoup plus loin dans l'histoire.

Il se ment à lui-même. Quand je dis que je ne fais que décrire ce que j'ai vu dans la série, je ne me réfère pas uniquement aux dialogues que j'ai entendus mais que j'essaye de tout embrasser du regard. Pourquoi Végéta a-t-il "demandé" un fils à Bulma ? Je sais que beaucoup d'entre vous n'êtes pas d'accord avec cette décision mais je crois que, même si on laisse de côté le fait qu'il a toujours un plan car c'est un sale tordu, ce qu'il fait à nouveau c'est se mentir à lui-même : il craint les cyborgs. Il les craint et sait que cela risque d'être très compliqué de les vaincre. Malgré tout, il se persuade qu'il veut un fils et que l'élue est Bulma. Pourquoi ? Eh bien parce qu'il souffre du manque d'un ennemi tangible, parce qu'il n'arrive pas à devenir super-guerrier, parce qu'elle l'attire, parce que les cyborgs vont bientôt arriver et qu'il n'est toujours pas... Finalement beaucoup de raisons que vous avez déjà lues, mais ce qui compte c'est qu'à nouveau, il recommence à se mentir. Ce qui lui arrive, comme le lui dit Bulma, c'est qu'il ne veut pas accepter qu'il se sent frustré de ne pas arriver à se convertir en super-saïyen et que donc, il va lui être compliqué de battre les cyborgs et Kakarot, son but ultime. Il ne l'acceptera jamais., évidemment (en fait, si je fouille dans ma mémoire, elle lui a déjà dit quelque chose de semblable dans les premiers chapitres, quand il la tenait par le visage.) De la part d'un prince des saïyens, c'est évident.

Mais nom d'un chien, il n'est pas bête et même s'il sait que Bulma lui dit la vérité (et il n'est presque pas surpris que quelqu'un lui dise cela, surtout elle et bla bla... Bon, on a dépassé tout ça, n'est-ce pas ?) il ne l'accepte pas et recommence à se mentir. De là vient toute cette histoire qu'il veut un fils. Et bien sûr, ainsi il se crée l'excuse parfaite pour coucher avec elle, alors qu'il était censé la détester, mais au lien de cela il se sent très attiré par elle - et je m'en tiens aux faits- et ce que lui demande son corps... car il ne va pas pouvoir tenir. Et quand il voit qu'elle s'est enlevée l'implant, il décide qu'il a résisté assez longtemps.

Mais vont-ils parler à ce sujet ? Que se diront-ils s'ils le font ? Est-ce que Bulma s'est mis l'implant derrière l'oreille et qu'il le verra après l'avoir "inspectée" comme nous savons tous qu'il le fera sous toutes les coutures, l'enlèvera-t-elle alors ? Ou n'en porte-t-elle plus ?... Nous verrons.

Beaucoup d'entre vous m'ont dit en privé et par commentaires (review) que vous vouliez qu'il se laisse aller une bonne fois pour toutes. L'a-t-il fait ? Hmmm... Ca, vous le verrez un peu plus loin. Vous me dîtes que vous voudriez que l'ardeur qu'il ressent pour elle le dépasse, qu'il se montre sentimental mais il y a une chose que je veux que vous gardiez bien en tête : que quelqu'un n'ait pas de sentiments, ce n'est pas grave... bon, si, mais c'est pire d'en avoir et de les ignorer. Végéta en a-t-il ? Ou n'en a-t-il pas ?

IV) A partir de maintenant, il n'y aura plus autant de drame - du moins brièvement - et ils vont entrer dans une monotonie qui je l'espère vous plaira. Dans le chapitre suivant, ils se disputeront, ils coucheront ensemble (oui, ne vous inquiétez pas, beaucoup), ils auront des conversations bêtes, d'autres moins... je ne sais pas, des choses intéressantes. Allons, basiquement ce que vous lirez c'est qu'ils seront seuls dans la maison et qu'ils auront une familiarité dans la mesure du possible. Ce sera comme une collection de one-shots qui vous donneront un aperçu de comment ils sont une fois relaxés (je me répète, en plus des piments, oui mais c'est important : ils se relaxeront dans la mesure du possible, parce que ces deux-là... ils m'ont tué), comme si personne ne les regardait. Mais quelques personnes vont bien les voir, n'est-ce pas ? ;-D

V) Ah ! Je veux rajouter une chose. Vous verrez, par rapport à la mauvaise passe que j'ai traversée en écrivant l'histoire, je crois que beaucoup d'entre vous qui écrivez aussi me comprendront. Quand tu as une idée des sentiments par lesquels doivent passer les personnages (dans ce cas, des personnages inventés par quelqu'un d'autre ce qui fait que tu sais déjà comment ça se termine pour eux, ce qui, vraiment, est beaucoup plus difficile que d'inventer tes propres personnages), à mesure que tu avances ton récit, de nombreuses scènes que tu as en tête ne cadrent pas avec le moment émotionnel qu'ils traversent. Par exemple : imaginez que Bulma dise à Végéta qu'il ne vaincra jamais Goku au début de l'histoire. Il l'aurait sûrement tuée (bon, non parce qu'il a intérêt à ce qu'elle reste en vie, ou plutôt, il l'a supportée tout ce temps comme vous le savez bien mais oui... il aurait fait plus que simplement la coller contre le mur pour exiger qu'elle ne dise plus jamais une chose pareille, hein ?) Par contre, c'est maintenant qu'elle le fait, quand il s'est passé déjà beaucoup de choses entre eux et qu'ils se connaissent. Là où nous en sommes, j'ai dû regarder à la loupe -encore plus- les dialogues et ça, c'est... c'est ... fatigant, non, plus que ça ! Ce qui est cool c'est que j'aime ça. :-P Quoique ce chapitre, pas tant que ça, j'avoue. Je n'ai pas beaucoup aimé l'écrire Et ça, ça craint !

Désolée pour la tartine que j'ai écrite dans cette Note d'Auteur ( j'y prends goût, hein ? Au secours !)

Merci de me lire.

Drama.

XXXXXX

Désolée, je poste le chapitre en l'état pour ne pas vous faire attendre davantage. Il y a sûrement des coquilles et des tournures bizarres, je m'en excuse, je les corrigerai plus tard. Ce chapitre était très long, 44 pages word sur mon ordi avec la note de l'auteur... Ne comparez pas mon travail de marathonienne avec des traductions plus courtes, s'il vous plaît...

Concernant la scène d'amour, elle était beaucoup moins épicée dans la première version que j'ai lue quand j'ai décidé de traduire cette oeuvre mais Drama l'a réécrite récemment et rallongée. Si le contenu vous offense, il est toujours possible de l'écourter sur FanFiction et de la mettre en version intégrale sur Mediaminer.

Alors ? Donnez-moi vos impressions dans une review, c'est tellement génial de lire vos réactions !

A bientôt, ^_^

Dimitrova (traductrice fatiguée mais contente car le chapitre suivant ne fait que 17 pages !)

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