"Sur le Toit"
.
.
CHAPITRE 15
.
.
o-o-o-o
.
.
J'entends le chant des oiseaux dehors. J'ouvre les yeux et immédiatement mes sens me donnent l'alerte. Le jour ne se lève pas qu'à l'extérieur. D'un mouvement brusque, je me redresse sur le lit en remarquant que tout est différent. Je vois à peine, comme toujours à cette heure-là, mais ce n'est pas cela qui aiguise mon instinct mais plutôt trois informations : j'entends des ronflements, le toucher de mon appui est différent et surtout, l'odeur.
J'écarquille les yeux avec incrédulité et j'ajuste ma vue saïyenne afin de de pouvoir bien distinguer dans l'obscurité. C'est Bulma. Elle est sous moi, endormie et nue. C'est son lit. Ce n'est pas possible ! Elle a gagné ! Non. Un instant. Non. L'implant, elle l'a enlevé, je l'ai vu hier soir. Celui qui a gagné, c'est moi. Je souris. Oui, c'est moi qui ai gagné. Elle bouge un peu et tente inconsciemment d'attraper quelque chose. Je l'écarte en tournant son corps sur le côté et elle reste dans cette position maladroite presque en sens contraire. Elle veut m'attraper moi, c'est évident. J'essaie de retrouver mon calme et de remettre les choses en ordre. Ca y est, je me souviens. Je souris à nouveau et je m'assois sur le lit avec les pieds au sol. Oui, je me souviens mais ça ne paraît pas réel. Je l'observe à nouveau.
Tu es la femme la plus pénible de l'Univers.
Je lui prends le bras et je l'approche de moi. L'implant n'y est plus. Je le lâche et me lève. Et mes vêtements ? Et mon pantalon ? Je ne peux pas les chercher maintenant même si elle ne se réveillerait pas même si je faisais exploser la planète à l'instant même. Non. Mieux vaut ne pas tenter le diable. Malédiction. J'irai à ma chambre et je me doucherai là-bas.
Je la regarde encore une fois avant de partir. Femme bizarre.
Tu es folle. Tu es complètement folle.
.
o-o-o-o
.
.
J'entends le chant des oiseaux dehors. J'ouvre les yeux et je n'ai pas la même perspective que d'habitude. Je devrais avoir la fenêtre à ma droite, la télévision et l'armoire en face, et à ma gauche la porte d'entrée. Mais non. J'ai la porte face à moi, ce qui veut dire que la fenêtre se trouve derrière moi. En plus, je suis sur le ventre. Je relève le visage des draps et effectivement je suis sur le ventre, allongée en travers du lit et nue.
Je sais qu'un grand sourire s'est dessiné sur mon visage que je replonge dans les draps. Ils sentent encore son odeur. Je me tourne et je regarde le plafond. J'ai réussi. Je me sens merveilleusement bien. Je me lève et je ne me sens plus si bien. J'ai mal au poignet, au dos et au bas ventre. Quelle brute ! Une douche me ferait du bien.
.
.
o-o-o-o
.
.
Quand Bulma entra sous la douche, elle avait encore un sourire sur le visage. Elle ne pouvait pas s'en empêcher. Une rougeur s'étala sur ses joues provoquée par chacune des scènes de la nuit précédente qui lui revenaient à l'esprit. - "Je le savais, je le savais.", se répétait-elle encore et encore. Car elle était sûre que sa mère avait raison et que Végéta devait être un bon amant.
Soudain, son hilarité s'envola. - "Oui, un bon amant mais un animal.", se dit-elle en voulant se shampouiner les cheveux. Son poignet lui causait des problèmes. A nouveau, elle sourit en se remémorant la nuit. Tout s'était passé à la perfection. Comme elle l'avait prévu, il était assis avec impatience à sa place pendant que les robots ménagers lui préparaient la nourriture, immangeable en l'état. Heureusement qu'elle avait pu arriver juste à cet instant parce qu'elle avait prévu que le saïyen attendrait une heure que les plats sortent les uns après les autres et Paoz, d'où elle devait revenir après avoir vu Chichi, était très loin
- "Ca a été compliqué.", se dit-elle avant d'ajouter à voix haute : - "Espèce de tête de mûle de Saïyen, pourquoi ne t'es-tu pas laissé aller ?", demanda-t-elle comme si le prince était là lui aussi sous la douche. Son dernier atout avait été de le provoquer sur sa virilité et enfin là, Végéta avait réagi. "Mais ça ne lui a pas suffi de voir que j'avais enlevé l'implant ?" Quand il lui avait pris le bras et avait semblé regarder son bandage au poignet, elle était sûre que ce qu'il faisait réellement était de vérifier quelque chose qu'il avait crû voir : qu'elle avait ôté l'obstacle.
Tandis qu'elle se savonnait, elle se rendit compte de combien tout cela avait été fatiguant, de la magnitude de ce qu'elle avait dû ourdir et tramer. "Et tout cela pour quoi ?", se demanda-t-elle. A nouveau, elle dût se réprimander pour ne pas sourire bêtement. Oui, elle l'avait fait parce que cette tension entre eux était insoutenable mais pourtant il y avait deux raisons beaucoup plus profondes que celle-là :
Des sentiments. Pour Bulma, c'était clair. Elle n'aurait pas pu dire à quel moment c'était arrivé ni quand elle l'avait remarqué. Cela avait dû être quelque chose de progressif et cela l'étonna car dans aucun aspect de sa vie, elle n'était une femme calme. Pourquoi cela s'était-il passé ainsi et pourquoi avec lui ? Elle n'en avait aucune idée. Comme elle observait ce qui s'était passé, elle n'allait pas se le reprocher. Oui, c'était Végéta, pour le meilleur ou pour le pire, même s'il semblait qu'elle ne voyait que le meilleur en lui car même le prince n'était pas conscient qu'il avait de bons côtés qui plairaient à n'importe quelle femme.
En sortant de sa salle de bain, elle se figea en voyant son lit défait et témoin d'une grande nuit. Et à nouveau, elle sourit.
- "Tu veux arrêter ?", s'interrogea-t-elle tout en se retournant pour se regarder dans le miroir. Elle prit la brosse et commença à se peigner avec le regard fixé sur son visage. Un coup de brosse malencontreux lui fit mal derrière l'oreille. Elle l'avait oublié. L'implant.
Là était la seconde raison pour laquelle tout cela était arrivé. Un fils. Elle ne savait toujours pas si elle voulait un enfant de Végéta et même si elle avait pu le tromper lui, elle ne pouvait pas se mentir à elle-même. Mais à son avis, douter d'une chose pareille était légitime. S'imaginait-il qu'elle ne savait pas qu'il voulait un fils pour ensuite l'emmener ? Pourquoi l'orgueilleux Prince de Vegetasei voudrait-il un héritier d'une humaine ? - "Et si j'avais un fils avec lui, jamais il ne me l'enlèverait !", cria-t-elle en lançant violemment la brosse sur la commode. "Non.", se dit-elle en hochant la tête. "Il ne ferait pas ça." Elle essaierait de ne pas aborder le sujet. Elle le passerait sous silence. Elle avait juste besoin de temps, un peu plus de temps pour mettre les choses au clair. Il ne pourrait rien soupçonner tant qu'elle saurait cacher ce minuscule détail. - "C'est pas vrai !", s'exclama-t-elle dégoûtée et préocupée. - "Mais pourquoi faut-il que tout soit si compliqué avec cet homme ?"
Alors, la culpabilité vint à la grande Bulma Brief. - "Mais qu'est-ce que je suis en train de faire ?" Elle dût s'asseoir sur son lit tellement elle se sentait mal. Elle regarda par terre et vit son pantalon jeté là. Elle fronça les sourcils et se leva. A côté de la porte, il y avait une chaussure et elle lança un autre coup d'oeil à la chambre. Elle prit son chemisier perché sur une des lampes. Il était déchiré. Sa culpabilité s'envola et fit place à de la mauvaise humeur. - "Mes vêtements !", s'exclama-t-elle en sortant.
.
.
o-o-o-o
.
.
Il était satisfait. Il avait passé la matinée à s'entraîner et même si plusieurs images de ce qui s'était passé la nuit précédente avec elle lui était revenues à l'esprit, il avait pu bien se concentrer comme il l'espérait. Il fallait juste qu'il évite de fermer les yeux parce que sinon l'effleurement de la peau contre la peau, les sons, les odeurs, les cris, les gémissements, ses maudits baisers, tout, tout lui revenait en mémoire et il fallait qu'il se concentre. Il était le Prince de Vegetasei et il avait beau avoir apprécié le sexe avec elle, il connaissait ses priorités.. D'après ce qu'il avait pu voir à travers sa façon de se livrer dans cet acte avec elle, plus de trois années sans sexe pour un saïyen, étaient beaucoup trop.
Mais tout était en train de changer. Le sexe avait été splendide, sauvage, exactement comme il l'avait imaginé mille fois et pourtant, il fallait y ajouter le sujet implicite du fils. - "Mieux vaudra ne pas le mentionner.", se dit-il pendant une pause pour boire. - "Je ne dois pas paraître anxieux et en plus, je risque de devoir répondre à des questions gênantes." Il mentirait quoiqu'il arrive évidemment mais le sexe avait été à son goût alors maintenant que cela était arrivé, il n'allait pas être bête au point de tout gâcher et d'éveiller ses soupçons.
- "Trop maligne pour être humaine.", se dit-il.
Il ne regrettait pas ce qui s'était passé. Le seul point gênant était qu'elle soit parvenue à ses fins. Sa façon de le provoquer l'avait poussé à l'extrême, oui, mais cela devait arriver tôt ou tard. Il en était aussi conscient qu'elle. Le problème était lié à l'implant et par chance, Bulma semblait avoir entendu raison.
Maintenant, il n'avait plus qu'à attendre.
"Attendre ?" Il leva la tête pour jeter un coup d'oeil à l'horloge. Une heure moins vingt. Dans un peu plus qu'un quart d'heure, il devrait aller déjeûner et après il devrait faire de la méditation et des étirements avant de reprendre une autre série d'exercices. Il sentit le ki de la jeune femme dans le laboratoire. Il tourna la tête pour regarder les robots de combats qui s'ennuyaient à attendre leur tour.
"Non.", pensa-t-il. Et il continua à s'entraîner.
.
.
o-o-o-o
.
.
.
La pendule du laboratoire indiquait une heure moins le quart. "Et maintenant, que va-t-il se passer ?", se demandait la scientifique en essayant de se concentrer sur l'ordinateur. Elle avait tout bien calculé mais elle avait oublié un détail important, notamment comment réagir quand elle le reverrait. Connaissant Végéta, il n'était pas difficile d'imaginer que la pire chose à faire serait de se jeter dans ses bras en lui demandant l'amour éternel. Rien que de penser au plaisir que cela lui ferait et aux rires cyniques qu'il lui adresserait en la voyant si éperdue, elle dût froncer les sourcils pour ne pas aller au vaisseau lui botter le derrière.- "Mais pourquoi faut-il qu'il soit si compliqué ?"Encore une fois, cette question la taraudait.
Oui. Ils avaient couché ensemble. Le sexe avait été plutôt bon avec lui même si un peu trop brutal à son goût. - "Mais à qui je veux faire croire ça, moi ? Ca a été génial !", se reprit-elle. Là, elle se heurtait à une contradiction : elle était une fille romantique et ce qui s'était passé la nuit précédente était loin d'être romantique. Elle se mit en colère contre elle-même pour la énième fois ce matin. On pouvait dire que c'était elle qui était parvenue à ses fins mais pour le sexe, c'était lui "qui proposait et lui qui disposait". "Bon,", corrigea-t-elle, "j'ai proposé et il a disposé."
Elle soupira et rougit en regardant l'écran de l'ordinateur. Cela avait été spectaculaire. Elle devait l'admettre. Différent. Jamais Yamcha n'avait été ainsi. Au début, son petit ami était délicat car ils étaient jeunes et inexpérimentés. Plus tard, à mesure qu'ils grandissaient, ils avaient logiquement commencés à expérimenter et à bien connaître leurs corps. Là était le quid de la question. Son ex-petit ami et elle, eux, se connaissaient et s'aimaient, tissant, travaillant, matérialisant leur amour partagé et rendant possible qu'après le sexe soit agréable et beau.
Mais ce qui s'était passé la nuit précédente n'était pas la même chose. Non. Depuis combien de temps se désiraient-ils ? Depuis quand avait-elle faim de Végéta ? C'était cela la raison ? Si cela avait été si intense, était-ce à cause de tout le temps que le désir avait couvé sous la cendre ? Elle se souvint de la scène de la cuisine, la fois où, sans l'arrivée de sa mère, il lui aurait donné à manger. Là, elle avait pu palper l'étrange sensation qui se respirait dans l'ambiance et que lui aussi avait sûrement perçue. Elle sourit. Et la fois où pour la première fois elle avait désiré l'embrasser. Elle sourit de nouveau. Et la fois où il avait failli la tuer et où elle lui avait demandé si en réalité il voulait l'embrasser. Elle sourit encore, se retenant cette fois de rire.
Elle réalisa à quel point elle était stupide et se promit de donner à tout cela un sens romantique. "C'est comme ça que les choses doivent être.", se dit-elle, "Comme ça."
Mais ses pensées furent interrompues par deux coups métalliques à sa droite :
- "Répare ces robots.", lui ordonna le saïyen derrière elle.
Si Bulma n'avait jamais voulu avoir un radar interne pour détecter le ki des personnes, à cet instant, elle aurait tué pour en avoir possédé un. La chair de poule la parcourut toute entière. Pourtant, malgré les résolutions qu'elle avait prises sur la marche à suivre quand elle reverrait le saïyen, dont notamment celle de ne pas lui accorder d'importance, elle se surprit à nouveau elle-même. Voir ce dernier apparaître impérieux et drappé dans son arrogance, lui permit de ne pas avoir trop à réflechir sur la difficile question de comment se comporter devant lui après la nuit précédente. Elle profita de l'occasion : elle se retourna sur sa chaise, appuya les bras sur le dossier. - "Et maintenant, qu'est-ce qui te prend ?", lui demanda-t-elle. - "Je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi !"
Le prince dût faire un effort pour ne pas sourire. Elle avait réagi exactement comme il l'avait calculé. - "Répare ces robots, j'en ai besoin pour ce soir !", répéta-t-il en s'avançant dans le laboratoire.
- "Il n'en est pas question ! J'en ai assez de ton attitude, Végéta !" Et elle se mit debout pour lui faire face. - "Je ne pense pas réparer quoi que ce soit tant que tu ne me le demanderas pas de façon correcte !"
- "Arrête avec tes bétises et répare-les !" Il recommença à s'approcher d'elle.
- "Ecoute !", lui cria une Bulma avec les sourcils fronçés et en s'approchant plus de lui. - "J'ai beaucoup de travail et je n'ai pas de temps à perdre avec tes exigences !"
Il fit trois pas en avant, furieux de ses cris. - "Tout ce que tu as à faire, c'est de réparer les robots parce que bientôt, tu te retrouveras sans rien !"
- "Tu vas recommencer encore avec ça ?" Elle leva les mains au ciel de façon exagérée et fit aussi trois pas en avant.
- "Bien sûr que oui !", répondit le prince en avançant de deux pas en avant. - "Tu ne te rends jamais compte que je suis le seul capable d'en finir avec ces cyborgs !"
Alors Bulma avança de deux pas supplémentaires : - "C'est toi qui ne te rends pas compte que j'ai une vie en dehors d'être là pour t'aider !"
Ses bras forts. Ses cicatrices. Sa colère. Sa chevelure dressée. Ses yeux sombres luisant de désir.
- "Eh bien cette vie-là sera brève si tu ne te mets pas à ce que je t'ai ordonné !"
Sa peau blanche. Son odeur. Sa colère. Ses cheveux turquoise. Ses yeux bleus brillant de désir.
Avec Végéta à portée de main qu'elle dévorait des yeux, parcourant son torse peuplé de vieilles batailles et de mauvais souvenirs, son cou endurci par le poids de souvenirs infâmes, son visage plissé par la méfiance perpétuelle, Bulma put alors avoir un raisonnement logique :
- "Au diable le romantisme."
Elle l'attrappa par les extrémités de la serviette qu'il avait autour du cou et lui murmura avec ardeur : - "Viens par là.", avant d'immédiatement coller ses lèvres contre les siennes avec force et détermination, l'entourant de ses bras fragiles.
Le prince, bien que perplexe pendant un instant même s'il savait que tous deux étaient en train de provoquer tout cela, se laissa faire et la suivit, renversant les rôles de la nuit précédente, même s'il se reprit, séparant leurs bouches pour lui crier : - "Tu es complètement folle !" Pour à nouveau les unir.
Il l'entraina jusqu'au mur pour, sans une seconde d'hésitation, la jucher à califourchon sur lui. Bulma se dégagea de son étreinte pour le guider : - "Sur la table, sur la table.", lui demanda-t-elle avidemment en lui désignant le plan de travail.
Mais il s'était déjà perdu dans son cou et lui arrachait sa blouse en faisant sauter les boutons.
- "Sur la table !", ordonna à nouveau la jeune femme aux cheveux bleus en essayant de se concentrer. Elle sentait déjà l'entrejambe dure du prince et elle voulait répéter ce qui s'était passé à peine une demi-journée auparavant. Mille et une fois. Depuis qu'elle s'était tournée pour lui faire face, elle s'était rendue compte qu'hier n'avait pas été suffisant. Il avait suffi qu'il s'approche un peu pour qu'elle voie dans ses pupilles la même chose qui émanait des siennes sans fard.
- "Ah ! Ca suffit ! Tais-toi !", exigea-t-il en l'emmenant enfin là où elle le voulait. Il l'assit et lui releva la jupe jusqu'à la taille même si elle avait déjà perdue contenance par la main de sa propriétaire bien avant. Le saïyen décida de se concentrer sur la partie supérieure qu'elle semblait vouloir s'amuser à enlever d'une main un bouton à la fois.
- "Qu'est-ce que tu fais ?" Et il lui arracha également son chemisier.
- "Mon chemisier !", s'exclama-t-elle avec mauvaise humeur.
Il la prit par les fesses et la colla à lui.
- "Oh oui !" A nouveau, elle sentait le membre du saïyen plein de désir. Mais que lui arrivait-il avec cet homme ? Bulma utilisa sa main pour soulever ses sous-vêtements mais le saïyen préféra les lui enlever entièrement par les pieds, faisant monter puis descendre devant lui ses jambes soumises. Rapidement, ils se joignirent à nouveau là où leurs corps en avaient le plus besoin.
Quand il se glissa en elle, le reste de leurs corps se collèrent encore plus l'un à l'autre. Le prince lâcha de l'air dans un gémissement profond tandis que Bulma ne put que s'exclamer - "Oh, mon Dieu, Végéta." Elle ferma les yeux et se laissa allonger sur la table.
.
.
i-o-o-ot-
.
.
Juste quand ils terminèrent, Végéta leva son visage du cou de Bulma et leurs visages restèrent joints par leurs fronts. Ils se regardèrent pendant un bref instant.
- "Embrasse-moi.", lui demanda-t-elle.
Il sourit de côté et s'écarta en se relevant pour chercher son pantalon qu'à un moment il avait perdu.
- "Pourquoi tu ne m'embrasses pas ?", lui demanda la jeune femme vexée tout en rabaissant sa jupe et remettant de façon plus correcte ce qui lui restait de chemisier. - "Hé, pourquoi tu ne me... ?" Elle s'arrêta soudain en remarquant quelque chose. Végéta était de dos en train de chercher son pantalon et ce fut la première fois qu'elle la vit. - "Qu'est-ce que c'est ?"
Le prince ne s'arrêta pas dans sa recherche et l'ignora. - "Maudit pantalon !", jura-t-il en ramassant par terre la petite culotte de Bulma en se demandant comment il avait pu la trouver avant ses vêtements à lui. Quand il la sentit tout près, il s'écarta. - "Qu'est-ce que tu fais ?"
- "Qu'est-ce que c'est ?", répéta Bulma en s'inclinant devant le postérieur du saïyen.
Essayant d'ignorer cet examen par derrière, il lui redemanda avec une colère décuplée par le ridicule qu'il ressentait : - "Qu'est-ce que tu es en train de faire ?"
- "C'est une cicatrice ?"
- "Tu veux bien arrêter de faire ça ?"
- "C'est la cicatrice de ta queue ?"
C'est alors qu'il réalisa ce dont elle parlait. Il claqua la langue avec colère. - "Arrête de faire ta curieuse et rends-toi utile comme par exemple en cherchant mon pantalon." Et il recommença à se concentrer sur sa première nécessité.
La scientifique l'observa pensivement et décida d'abandonner son harcèlement visuel. - "Ca t'a fait mal ?" , lui demanda-t-elle en enfilant ses chaussures. En se penchant, elle vit sous la table le pantalon du saïyen et sourit.
Seul le silence lui répondit alors Bulma décida de lui faire du chantage :
- "Si tu ne me réponds pas, je ne te donne pas ton pantalon."
Végéta se redressa et ne put que sourire à cela. Un marché. Un de ces marchés absurdes et bêtes qui plaisaient tellement à la jeune femme. Bien, il pourrait le supporter. Il croisa les bras et ne put s'empêcher de jeter un coup d'oeil à cette femme aux cheveux en désordre, au regard coquin et un désastre sur tous les plans. - "Ca ne m'a pas fait mal. Où est-il ?"
- "Tu es pressé à ce point ?"
- "Tu ne vas pas respecter ton marché, tricheuse ?"
Au moment où ces mots lui échappèrent, il se rendit compte de ce qu'il était en train de faire. Il était en train de perdre son temps ici et il n'avait pas de temps à gaspiller. Aucun. Il avait peu de temps et cette femme le lui faisait perdre. Maintenant, il fallait juste qu'il mange avant de retourner s'entraîner. Il retrancherait les minutes perdues au laboratoire avec elle à son heure de repas. A quoi pensait-il quand il avait cassé les robots ? "Plus jamais !", s'ordonna-t-il à lui-même.
Son expression avait changé. Quand elle lança sa dernière question, Bulma remarqua que Végéta avait changé complètement d'expression. De relaxé et détendu, prêt à poursuivre une plaisanterie avec elle qui les conduiraient à répéter ce qui venait juste de se passer il y avait à peine quelques minutes, il se transforma en un guerrier qui cachait mille secrets sinistres. Ce ne fut pas seulement ses yeux mais tout son corps qui se modifia. La tension lui revint aussi rapidement que ses cheveux se redressaient après une seconde sous l'eau.
- "Où est-il ?", répéta le guerrier avec aversion. Un brouillard s'était insinué dans cette pièce et maintenant tout était diffus, ténébreux comme s'ils n'étaient plus rien d'autre que le Prince des Saïyens et une scientifique humaine, comme au début lorsqu'ils s'étaient connus.
- "Sous la table.", lui indiqua-t-elle, méfiante.
Elle le vit enfin mettre son pantalon. Elle voulut s'approcher de lui mais cette pensée était peut-être de trop, car quand le saiyen sentit le contact dans son dos, il s'éloigna à grands pas et sortit par la porte.
La jeune femme le laissa s'en aller.
.
.
o-o-o-o
.
.
C'était décidé. S'ils allaient coucher ensemble, cela ne serait pas au détriment de son temps d'entraînement. Il avait commis une stupidité en utilisant les robots de combat comme excuse pour s'approcher d'elle mais cela ne se reproduirait pas. Il fallait qu'il se programme et se contrôle. Pour Végéta, les nuits ne poseraient pas de problèmes car il ne dormait presque pas, alors une session avec Bulma l'aiderait peut-être même à mieux trouver le sommeil, vu qu'apparemment la nuit précédente son esprit ne lui avait joué aucun mauvais tour et qu'il s'était endormi sans même s'en rendre compte. Il se rappelait juste d'elle sous lui perdant la raison, avec des mèches de cheveux bleus sur son visage étourdi par le plaisir.
Ce qui l'incommodait le plus dans tout cela, hormis la perte de temps et cette manie qu'elle avait de lui chercher constamment la bouche pour l'embrasser, c'était qu'il ne se rappelait quasiment rien de la veille. Jamais cela ne lui était arrivé. C'était comme s'il s'était agi d'un rêve. Et lui, il aimait se souvenir de tout. La mémoire était essentielle pour la survie, une alliée fidèle tout long de ses années de mercenaire. Que s'était-il passé la nuit précédente ? Etait-ce ce repas préparé à la dernière minute ? "Non", se répondit-il. "Je me souviens d'avoir pris la décision d'accepter enfin sa provocation à la fin." A la fin. Et alors il comprit : trop d'émotions comprimées pendant trop de temps. Trop. Il voulut se souvenir de la première fois qu'il l'avait désirée et ça non plus ne lui revint pas en mémoire.
.
.
o-o-o-o
.
.
La nuit était arrivée et Végéta ne sortait pas de la chambre de gravité. Si elle l'avait laissé seul pour le déjeuner, il était maintenant l'heure du souper et il ne sortait pas de son confinement. "Est-ce qu'il va rester enfermé là-dedans ?", se demanda Bulma en quittant le laboratoire et en se dirigeant vers la cuisine. Si elle voulait une réponse à sa question, elle n'avait qu'à vérifier s'il avait fait un raid sur les vivres et d'après ce qu'elle vit en entrant, une grande partie des aliments avaient survécu. Connaissant son appétit, quand le saïyen s'était réveillé, il n'avait pris que le nécessaire pour le petit déjeuner alors il n'y avait qu'une solution : il pensait sortir pour dîner.
Elle programma les robots et décida de prendre une autre douche. Encore et toujours, à la question de ce qui avait pu lui arriver à la mi-journée, de son brusque changement d'attitude, répondait la vérité la plus triste au sujet du prince des saïyens et elle, une vérité qui peinait exagérément la jeune femme : elle devait s'éloigner de lui pour qu'il ne sente pas incommodé par sa proximité. C'était la seule chose qui donnait un sens à ce qu'elle venait de vivre sur son lieu de travail. C''était exactement la même chose avec les baisers.
Il n'aimait pas qu'elle l'embrasse. Il l'avait évité durant les deux rencontres intimes qu'ils avaient eus ensemble. Bulma, par contre, adorait embrasser et qu'il se mette à être réticent envers ce geste, si ridicule et si empli de sens à la fois, lui faisait comprendre qu'à nouveau, il voulait mettre un terrain aride immense, tendu et roccailleux entre eux. Pendant qu'elle se douchait pour la deuxième fois ce même jour, elle recommença à se sentir irritée. - "C'est ridicule !", dit-elle tandis que l'eau la parcourait. Ne se rendait-il pas compte que même sans le sexe entre eux, ils étaient déjà suffisamment proches ?
Deux rencontres. Deux fois. Ils avaient enfin couché ensemble par deux fois et cela avait été fantastique. Dans le laboratoire, quand elle s'était lancée vers lui, elle avait rejeté le romantisme et quelque chose à l'intérieur d'elle-même s'était brisé en mille morceaux et volatilisé, se diluant dans son corps comme un aliment absorbé et métabolisé. Ses rêves de romantique invétérée s'étaient brisés à cet instant. Si elle s'intéressait au prince, elle devrait laisser de côté ce genre de principes. "C'est plus intense.", se dit-elle tout en enfilant sa nuisette. "Je ne sais pas ce que c'est mais c'est différent parce qu'avec lui, je dois rester constamment en alerte." Elle se rendit compte de quelque chose d'intéressant : elle était en train de changer. Il était en train de la changer. Autrefois, elle n'aurait jamais laissé un homme s'en aller comme le saïyen l'avait fait après qu'ils aient couché ensemble dans le laboratoire, elle aurait dû, étant la personne qu'elle était, le harceler, lui crier dessus et le traiter de tous les noms à cet instant, mais avec lui, elle ne l'avait pas fait. Elle ne pouvait pas le faire.
A ce moment, elle se mit en colère contre elle-même. Ce saïyen têtu était peut-être en train de changer ses préférences mais il ne la changerait pas complètement elle-même, elle ne laisserait pas ça arriver. Elle se regarda dans le miroir et prit une décision. - "Ca suffit les bêtises, Bulma Brief !" Elle se dirigea vers son armoire prête à commencer à imposer ses normes.
.
.
o-o-o-o
.
.
Végéta entra par la porte de la cuisine et regarda devant lui pendant une seconde, suffisamment pour se rendre compte qu'elle savait déjà qu'il viendrait souper car sa place à la table était couverte de plats qui l'attendaient, en plus d'autres curieux détails.
Bulma leva les yeux et lui sourit. Elle n'avait pas commencé son repas. - "Je t'attendais.", lui dit-elle.
Le prince traversa la cuisine pour s'asseoir à sa place. Elle continuait à lui sourire. Indubitablement, elle tramait quelque chose.
- "Tu veux du vin ?"
Il se mit à manger en la regardant avec méfiance tandis que la jeune femme lui servait un verre. Il y avait quelque chose là-dessous. Cela faisait assez longtemps qu'il ne mangeait plus avec elle dans cette pièce, si on faisait exception de la veille où les circonstances étaient alors comme à présent sans doute spéciales mais pourquoi était-elle obligée de sourire autant ? Et pourquoi était-elle habillée comme quand elle sortait de la maison les soirs ?
- "Tu t'es bien entraîné ?", lui demanda-t-elle. - "J'ai préparé tes deux robots alors demain matin, tu peux passer les chercher au laboratoire."
Végéta ne voulait pas tomber dans un quelconque jeu passé par sa tête aux cheveux bleus alors il prit la décision de trancher dans le vif : - "Qu'est-ce que tu veux ?" Il avait appris beaucoup de choses sur cette femme pendant tout ce temps qu'il avait passé sur Chikyuu et parmi elles, qu'il valait mieux aller droit au but car s'il la laissait poursuivre, elle parviendrait à ses fins.
- "Parler.", répondit Bulma en souriant à nouveau.
Les femmes sont dangereuses. Il l'avait souvent entendu dire par son père et Nappa et jamais il n'en avait laissée aucune lui prouver cette théorie. Il n'en avait ni le temps ni l'envie. Pourtant, il avait fallu qu'il se retrouve sur La Terre pour que cette affirmation prenne toute sa force. Si le destin lui avait appris quelque chose, c'était qu'il lui permettrait un jour de devenir super-guerrier mais que, pour le reste, il fallait qu'il se méfie de lui, de sa destinée, du chemin qu'il lui indiquait, il fallait qu'il franchisse tous les obstacles et cela impliquait qu'il ne devait avoir confiance en rien ni personne. La jeune feme avait du maquillage sur ses yeux bleus et le rouge de ses joues était accentué, tout comme celui de ses lèvres. Il n'y avait que deux raisons dans l'univers pour qu'une femme se maquille le visage : ou elle était une guerrière qui se préparait au combat, ou elle voulait réhausser ses charmes pour un homme. Il n'y avait qu'une seule femme qui pouvait le faire pour les deux raisons à la fois et il était assis juste à côté d'elle à cet instant.
- "Moi, je ne parle pas." Et il continua à manger.
La scientifique ne parut pas gênée. - "Parfois, si.", affirma-t-elle tout en buvant dans son verre.
Avec cette réplique, elle lui faisait comprendre qu'elle pourrait énumérer les occasions gênantes au cours desquelles il en avait trop dit sur sa vie. Il ne la laissa pas faire : - "Après, nous aurons un rapport dans la chambre.", affirma-t-il tranquillement sans la regarder.
En entendant cela, les rêves romantiques de Bulma s'effondrèrent à nouveau. Elle avait mis une de ses plus belles robes, elle s'était maquillée et avait préparé une table magnifique et tout cela en un temps record. Elle savait qu'il y avait peu de chance que Végéta apprécie tout ces efforts mais il fallait qu'elle le tente. Il n'allait pas la changer. Il n'y arriverait pas. Le pire dans tout ça c'est que visiblement il s'était aperçu de son intention. Elle ne savait pas vraiment s'il s'était déjà retrouvé dans cette situation une autre fois. Sûrement pas, mais ce rusé personnage avait voulu mettre un terme à tout ce théâtre avec un coup qui lui était typique.
Immédiatement, la jeune femme lâcha brusquement son verre sur la table, faisant jaillir de leur récipient respectif, des gouttes de vin déconcertées : - "Mais pourquoi faut-il que tu sois une brute avec tout ?"
Végéta releva les yeux avec son typique demi-sourire. Il avait pu vérifier qu'au lit, sa pudeur était inexistante mais que même après qu'il l'ait tenue entre ses bras, elle restait une sainte nitouche. - "Je ne t'ai pas entendue te plaindre jusque là."
Elle ne rougit pas. Elle était suffisamment en colère pour ne pas tomber dans le piège du saïyen. Il l'avait déconcertée parce qu'il était gêné par quelque chose qui était tout naturel pour elle. Un repas. Un repas ordinaire et tranquille. Ils avaient déjà couché deux fois ensemble, n'était-ce pas normal dans n'importe quel monde ? Au moins, pour cet homme, non. "A quoi tu penses, Bulma ?", se gronda-t-elle, vexée.
- "Mais tu es incapable de supporter même un banal et normal repas ?", s'exclama-t-elle en se mettant debout.
Il décida de continuer à engloutir son repas sans lui prêter attention. Il avait déjà réussi ce qu'il voulait.
Elle ne supportait pas qu'il l'ignore et encore moins après une affirmation si directe. - "Ecoute-moi ! Il faut établir des règles pour ça et tu devras les respecter !", s'exclama-t-elle en s'interposant entre lui et la table. Elle avait profité du fait qu'il lève enfin les yeux pour se poster là stratégiquement afin de capter toute son attention. Même la nourriture ne devait pas empêcher qu'ils parlent de cela. Elle ne voulait pas mentionner le sujet de l'enfant mais il fallait au moins qu'ils discutent de ce qui se passait entre eux.
Enfin, ils arrivaient au sujet qui l'intéressait réellement. Il l'interrompit en la regardant dans les yeux. - "Je ne vais changer aucune de mes habitudes pour ça."
Sa colère continuait à monter et maintenant, elle était en plus abasourdie. Elle se doutait bien que comme elle, il finirait par se poser la question de comment gérer la nouvelle dimension dans laquelle tous deux s'étaient plongés mais elle s'étonna de ce que le prince accepte d'en parler avec elle. Elle insista : - "A quoi tu fais allusion ?", lui demanda-t-elle en croisant les bras devant lui.
- "Je suis ici pour m'entraîner et le reste, nous le laisserons pour quand je ne m'entraîne pas."
Ce qu'il entendait par le reste était évident pour Bulma : le sexe et l'enfant. Faute d'être mentionné à nouveau, le sujet de l'enfant resta en suspends, laissant entendre que ce sujet resterait écarté à présent. Pour elle, la pose solennelle adoptée par Végéta lui faisait comprendre que, malgré les apparences, c'était important pour lui sûrement parce qu'il regrettait ce qui s'était passé vers midi dans le laboratoire. Cela s'était déjà produit quand il lui avait proposé d'avoir un fils et qu'il s'était rendu compte de l'importance que cela avait. Elle le surmonterait en insistant là-dessus :
- "Et ce qui s'est passé cet après-midi ?"
Il gonfla la poitrine, confirmant les soupçons de la jeune femme. - "Ne va pas imaginer que j'ai interrompu quoi que ce soit."
- "Et que vas-tu faire, hein ? Tu vas programmer nos... ?" Elle voulut leur donner un nom mais ne trouva pas de mot adequat. - "... ça, tout comme tu programmes méticuleusement tout ce que tu fais ?"
Il sourit de côté. - "Tu commences à comprendre, Bulma."
Irresistible. Et le maudit saïyen savait qu'il l'était. Mais elle était une femme forte, de caractère, elle ne se laisserait pas ensorceler si vite par une simple moue suggestive et par sa voix séductrice.
- "Mais tu rêves !", cria-t-elle en se redressant et en campant ses mains sur ses hanches, faisant reculer la table par inertie. - "Cela ne va pas se transformer en une de tes routines ! Je ne te laisserai pas... ! "
Végéta ne la laissa pas terminer. Il introduisit sa jambe droite entre celles de la scientifique en colère et accrocha la table qu'il fit repartir en avant, heurtant les fesses de la jeune femme et la faisant tomber sur son corps assis sur la chaise. Et tout cela se produisit en moins d'un éclair. Pour ne pas se cogner de front contre lui, elle appuya ses mains sur sa dure poitrine. Avant même qu'elle n'ait le temps d'ouvrir la bouche, il l'avait saisie par les hanches et assise sur lui.
Sa colère en fut décuplée : - "Non !", hurla Bulma essayant de se dégager des mains du Saïyen.
Le guerrier lui adressa un sourire narquois laissant la jeune femme essayer de se dégager en poussant son torse. Il la laissa continuer sa lutte infructueuse. Il devait reconnaître que c'était assez excitant de la voir en colère. Les deux motifs pour lesquels il avait voulu partager cette décision intime étaient évidents : il voulait clarifier ce qui était en train de se passer entre eux. Le contrôle de toutes les situations était fondamental pour le prince. Il fallait qu'il continue à superviser ce qui se passait et le temps en faisait partie. Il ne pouvait pas se déconcentrer. Le second motif était tout simplement de la voir ainsi, en colère. Mais ce que Végéta ne semblait pas se rendre compte, c'est que ce second motif annulait complètement le premier.
- "Lâche-moi !", cria la jeune femme.
- "Non.", lui répondit Végéta en se mettant debout en la portant.
En recroisant son regard, elle y vit un éclat différent. C'était la première fois qu'elle le remarquait. Elle arrêta de se débattre en sentant son coeur s'émouvoir et se lança vers ses lèvres pour l'embrasser. Il commença à lui dévorer le cou tout en la portant vers sa chambre.
- "Dans ces moments-là, je te hais.", lui murmura Bulma en regardant le plafond.
- "Tu ne sais pas haïr.", lui répondit le prince perdu dans sa nuque blanche.
Elle lui releva la tête, essayant autant de le convaincre que de se convaincre elle-même. Végéta la regarda en fronçant les sourcils. - "Vraiment, je te hais.", lui murmura-t-elle, les mains plongées dans sa rude chevelure.
La jeune femme savait pourquoi elle le lui disait. S'il s'imaginait avoir le contrôle de la situation, elle était franche avec elle-même : elle était en train de perdre le contrôle de ce qu'elle ressentait et même si elle était convaincue que cela lui apporterait des problèmes, elle n'allait pas reculer. Cette sensation s'accentuait encore quand il lui souriait comme à présent : en relevant avec superbe un coin de sa lèvre supérieure.
- "Si c'est cela ta façon de haïr...", se mit-il à dire en baissant sa bouche sur son cou et ses épaules. - "Alors hais-moi, femme, hais-moi toutes les nuits."
Au moins, ils avaient clarifié leurs intentions à propos de ça. Aucun d'entre eux n'avait gagné.
.
.
o-o-o-o
.
.
Il lui retira la main en sentant le contact.
Après quelques instants, elle fit une deuxième tentative.
Il lui prit les mains et les ramena au dessus de sa tête, dans l'oreiller, avec force. - "Tu ne peux pas rester tranquille ?"
Elle sourit entre plusieurs halètements. - "Non.", lui murmura-t-elle. Elle savait qu'il aimait qu'on lui touche la cicatrice vu que tout son corps se tendait encore plus et qu'une espèce de grognement guttural s'échappait de sa bouche au moindre effleurement de ses doigts.
Il dissimula son visage dans son cou et continua sa besogne. Rapidement, elle cesserait de gémir pour se mettre à crier et alors il devrait utiliser une de ses mains pour lui baillonner la bouche. Depuis quelques temps, elle s'obstinait à toucher sa cicatrice et il ne savait pas si c'était parce qu'elle savait que c'était trop excitant ou si elle voulait vraiment savoir jusqu'où il pourrait le supporter. Il leva son visage de sa nuque blanche quand il remarqua qu'elle bougeait vers le côté. Il la regarda dans les yeux en fronçant les sourcils, essayant d'élucider ce qu'elle cherchait à faire à présent.
- "Allonge-toi.", lui dit-elle en réponse à la question qui émanait de ses pupilles noires.
Il n'en fit rien. Il la leva et l'assit sur lui, la montant et la descendant devant lui. Elle enserra son cou de ses bras et lui caressa les cheveux avec fougue.
- "Oh, Végéta !", s'exclama-t-elle en bougeant ses hanches au même rythme. - "Allonge-toi.", lui demanda-t-elle encore en cherchant ses yeux. Elle voulait le voir en dessous mais s'il ne se laissait pas faire, cela risquait d'être extrêmement compliqué vu qu'un défi de force était absurde.
- "Mais... tu n'arrêtes jamais d'insister ?", demanda-t-il, leurs deux visages face à face.
- "Et toi, tu... tu crois que même le se... sexe est une lutte de... de pouvoir ?" Leurs haleines se mêlaient, se battant dans l'air qui séparait leurs bouches. Pour elle, il était clair qu'il ne voulait pas rester en dessous car c'était un symbole : il lui donnerait le commandement et ça, dans son esprit c'était inacceptable. Ne se souvenait-il pas que la première fois qu'ils avaient couché ensemble, il y a près d'une semaine, il le lui avait permis ?
- "Tête de mule...", murmura-t-elle en élevant ses gémissements suivants en direction du plafond.
Il lui sourit à demi - "Il y a... une autre façon de... voir ça ?" Il la jeta sur les draps et resta le dos dressé. - "Supplie-moi." C'était évident : il n'allait pas la laisser être au dessus simplement parce qu'il le tolérait, il fallait qu'il lui en donne l'autorisation. Elle devrait d'abord le supplier.
Elle aurait voulu le traiter de puéril. Cela n'avait rien de sérieux mais s'il voulait voir les choses ainsi, c'était son problème. - "Allonge-toi, Vé... Végéta, tu... tu ne le regretteras pas.", lui murmura-t-elle d'en dessous en gardant les yeux fermés.
Et alors, il arrêta ses va-et-vient. C'était une expérience sublime de la voir depuis cette perspective, totalement abandonnée à lui, avec son corps obéissant au sien à chaque coup de rein, de sentir l'arôme du sexe se mêler à sa sueur, de la sentir si près de perdre le contrôle. Mais malgré tout et même près de l'extase, il se retint.
En s'en apercevant, elle le regarda, déconcertée. - "N'arrête pas !", lui cria-t-elle en essayant de rouler les hanches pour l'exciter encore plus.
Il posa sa main sur son ventre pour l'immobiliser. - "Supplie-moi.", lui ordonna-t-il en la regardant droit dans les yeux et en dissimulant le plaisir derrière son regard inexpressif.
Elle n'arrivait pas à croire ce qu'il était en train de faire. C'était vraiment si important de la voir le supplier pour quelque chose ? Sans doute, c'était une attitude très infantile même si elle portait sa marque indélébile, c'est à dire qu'il n'y avait que le prince des saiyens pour faire une chose pareille. S'il s'imaginait qu'il pouvait s'arrêter comme cela quand tous deux étaient conscients d'être assez près de la vague finale, il se trompait lourdement. Elle lui donnerait ce qu'il voulait, oui, mais elle voulait le surprendre, s'assurer qu'il se laisserait faire, l'allonger sous elle, qu'il suive son rythme, sans savoir qui gagnait qui.
Elle se redressa et lui entoura le cou, le collant contre elle. Il lui souriait, attendant sa réaction, désireux de voir ce qu'elle allait faire pour sortir de cette situation. Elle lui rendit son sourire en se mettant déjà à lui sussurer dans l'oreille :
- "Prince des Saïyens...", commença-t-elle à lui dire. - "Homme puissant, lutteur infatigable..." Tout en parlant, elle admirait son profil, son cou tendu, sa nuque de laquelle jaillissait sa chevelure sauvage. - "Tu m'as prouvé ta force, ta virilité et ton ardeur."
A ce moment, emporté par l'excitation de ses douces paroles, par le fait qu'elle l'appelait prince sans une once de sarcasme dans la voix, il ferma les yeux, étourdi, fronçant encore davantage les sourcils.
Ignorant tout de son expression au début mais sûre qu'elle marquait des points, elle continua : - "Maintenant, laisse-moi à moi, à une humaine insignifiante, à ton humaine insignifiante le droit de te montrer que je peux faire quelque chose de plus en étant sur toi." Là, elle sentit son étreinte de fer se serrer encore plus et elle fut forcée de sourire avant de poursuivre : - "Alors prince, mon prince, s'il te plaît, allonge-toi."
Ce fut la première fois qu'elle l'appela mon prince.
.
.
o-o-o-o
.
.
"Je ne me souviens plus de sa température la dernière fois qu'il était malade.", pensa Bulma en le voyant manger. Il continuait à tout engloutir semblant ignorer qu'elle était en train de l'étudier.
Bulma lui mit sa main sur le visage.
Il s'arrêta subitement de manger. - "Qu'est-ce que tu fais ?", lui demanda-t-il en ne bougeant que les yeux vers elle et en suspendant son ingestion.
- "Tu es toujours aussi chaud ?", lui demanda la jeune femme en gardant la paume de sa main tendue sur le côté droit du visage du saïyen.
- "Qu'est-ce que tu dis ?" Il restait figé sans bouger un seul muscle et elle semblait détendue de le voir avec cette expression si étrange.
- "Que ta peau est toujours chaude.", lui répondit la scientifique en bougeant sa main sur l'épiderme du guerrier. Le voir avec cet air confus était un plus très amusant. - "Hier, quand je t'ai pris dans mes bras, je m'en suis rendue compte et après, j'ai oublié mais je n'ai plus pu te demander quoi que ce soit parce que tu étais parti."
- "Les saïyens..." Il fit une pause dans son explication pour la regarder à nouveau avec méfiance. "Elle continue de faire et de dire des choses très bizarres.", pensa-t-il. - "Nous, les saïyens, possédons une température très supérieure à celle des humains." Et il voulut savoir où elle voulait en venir sans se rendre compte qu'il n'y avait aucune raison en particulier. - "Où voulais-tu en venir ?", lui demanda-t-il en lui enlevant la main. - " Que je suis parti ?"
- "Non, non.", lui répondit Bulma sincèrement avant d'immédiatement lui retoucher les joues.
- "Arrête de faire ça !", lui ordonna-t-il de mauvaise humeur en rougissant.
- "Quelle est ta température normale ?"
Végéta se leva immédiatement. - "Je vais m'entraîner.", affirma-t-il nerveusement avant de traverser la cuisine pour retourner à la chambre de gravité.
En souriant, elle le suivit du regard.
.
.
o-o-o-o
.
.
Elle éteignit les lumières et sortit du laboratoire. En pénétrant dans la cuisine, elle ne l'y vit pas mais elle entendit le bruit du chauffe-eau. Elle sourit et monta à pas de loup les escaliers. Cela allait être difficile mais il fallait qu'elle le tente à nouveau, surtout que sous la douche Végéta se relaxait tellement qu'elle réussirait peut-être cette fois.
Elle entra dans la chambre avec une précaution presque exagérée, se dévêtit en moins de cinq secondes et entrouvrit la porte d'un milimètre pour observer par l'interstice. A travers la vapeur, elle voyait mal mais malgré tout elle aperçut le corps du guerrier qui lui tournait le dos. Il pouvait rester là des heures. Si elle ne l'avait pas vu vraiment jouir au lit, elle aurait pu jurer qu'il n'existait pas de plus grands plaisirs pour cet homme qu'un bon repas et une douche brûlante. Elle fit glisser un peu la porte avant de se lover dans la mince ouverture et retourna son regard vers son corps masculin. Elle leva et descendit les yeux qui se posèrent au centre de sa silhouette. La cicatrice de sa queue. Elle sourit encore plus. Elle tendait la main dans sa direction quand Végéta tourna la tête pour lui parler :
- "On peut savoir combien de temps tu vas rester là à me regarder sans bouger ?"
Bulma ramena vite sa main et la posa sur sa hanche avec colère : - "Tu ne pourrais pas me laisser au moins une fois te surprendre ?"
- "Cela n'a aucun sens." Il se retourna pour la regarder complètement nue. - "Entre."
- "Je vais inventer quelque chose pour que tu ne puisses plus me trouver avec ce radar interne de ki que tu as et comme ça, je te surprendrai une fois." Voyant qu'il lui faisait une place, elle se mit à entrer sous la douche.
- "Je ne crois pas que tu puisses jamais me surprendre.", lui répondit le prince en retournant les yeux vers les robinets. Il mentait. Elle le surprenait tous les jours.
.
.
o-o-o-o
.
.
- "Et celle-là ?"
- "Un combat contre les Mailloms, des êtres qui se changent en feu."
- "Et celle-là ?"
- "La bataille contre les Guokzis, une attaque déviée par Nappa et qui m'a frôlée."
- "Frôlé, hein ? Ca n'a pourtant pas l'air d'un simple frôlement." Le prince esquissa un demi-sourire et la scientifique continua à parcourir les cicatrices du guerrier. - "Et celle-là ?"
- "Un Alhoiwk, un être avec des tentacules tranchant comme des épées."
- "Beurk, des tentacules." Elle fit une moue dégoûtée qui lui valut un sourire qu'elle ne perçut pas. Végéta ne détournait ses yeux de Bulma, nue et assise sur son ventre, que lorsqu'elle lui faisait regarder vers le bas, vers chacune des cicatrices que la jeune femme désignait de l'index. Elle recommençait une nouvelle fois : elle voulait qu'il reste au lit après l'amour et les excuses des cicatrices, bien que divertissantes, commençaient déjà à le mettre mal à l'aise. - "Et celle-là ? "
- "Ca suffit comme ça, Bulma, lève-toi, je dois aller m'entraîner."
Elle plissa le front, peinée. - "Non." Elle s'inclina en avant pour le serrer dans ses bras. - "Non, ne t'en va pas, ne t'en va pas.", se mit-elle à lui murmurer à l'oreille.
L'entendre le supplier à nouveau, lui fit désirer encore plus de sortir de là. - "Lève-toi."
Elle protesta comme une petite fille. - "Je ne veux pas." Et elle se mit à lui embrasser l'oreille. Elle obtint avec cela juste le contraire de ce qu'elle recherchait. Il se releva, la redressant aussi du même coup et il la repoussa du bras, la laissant tomber sur le lit. Avant de se lever, il la regarda une seconde. L'humeur douce de Bulma changea instantanément. - "Tu es une brute."
Végéta enfila son pantalon et la regarda à nouveau. Ils avaient fini dans sa chambre après avoir joué avec le repas à peine servi. Il se rendit compte qu'il n'avait pas mangé pour coucher avec elle et jamais il n'avait laissé passer un délicieux repas de midi pour rien. - "Parfois, on pourrait jurer que ça te plaît que je sois une brute.". Il ne put empêcher à sa bouche d'afficher un sourire éclatant. Il vit comment elle faisait la grimace avant de lui tirer la langue. - "Je t'avais demandé de te lever." Cela sonnait plus comme des excuses que comme une simple correction alors il réagit en se mettant en colère : - "Tu n'en fais toujours qu'à ta tête !", lui reprocha-t-il pour lui faire comprendre que c'était sa faute s'il l'avait poussée.
.
.
o-o-o-o
.
.
Elle se réveilla en sursaut et ouvrit les yeux. Elle était étendue par terre. Elle était tombée du lit et elle regarda avec confusion au desssus d'elle. Elle le vit et aperçut à nouveau dans ses yeux la même chose que les fois précédentes : Végéta était assis sur le matelas, en sueur et avec une respiration accélérée. Bulma comprit que sa chute sur la moquette de sa chambre était dûe à la façon brusque avec laquelle il s'était redressé sur le lit, vue qu'elle finissait toujours sur lui en l'entourant de ses bras. Cela recommençait. Un cauchemar.
- "Qu'est-ce qui t'arrive ?", lui demanda-t-elle en se relevant et en retournant dans le lit.
Il crût avoir entendu une voix qui le calmait et il voulut l'entendre à nouveau. - "Quoi ?" Il semblait encore étourdi, voulant retourner à une réalité beaucoup plus paisible que celle qu'il venait de quitter un instant plus tôt.
La jeune femme s'assit à côté de lui en l'observant. Il était encore absent, comme si ce qu'il avait vécu en rêve avait besoin d'une longue assimilation. - "Qu'est-ce que c'était ? Un cauchemar ?", lui demanda-t-elle sûre de sa réponse.
Il la regarda et sa respiration retrouva un rythme normal. Que s'était-il passé ? Un moment plus tôt, il était entouré de vers desquels avaient surgi Kakarot et Freezer, engagés dans une bataille à laquelle il n'était pas invité et malgré son insistance à participer, ils ne le laissaient pas faire car leurs pouvoirs étaient bien supérieurs au sien. Ils se moquaient du prince des Saïyens. Encore une fois. - "Malédiction !", s'exclama-t-il en écartant les draps de son corps. Il se releva et posa les pieds au sol. Immédiatement, il sentit les bras de la jeune femme l'entourer.
- "Reste.", lui murmura-t-elle à l'oreille avant de se mettre à lui embrasser le dos.
Il se dégagea d'elle sans ménagement, poussant un profond soupir de lassitude et se leva. Il faisait toujours en sorte que leurs ébats aient lieu dans la chambre de la scientifique pour pouvoir ensuite retourner à la sienne, bien que pour d'étranges raisons, il lui arrivait parfois de dormir placidement entre les bras de la jeune femme et de se réveiller le jour suivant dans cette position étrange, inconsciement confortable et consciemment déconcertante.
Il sortit de là nu, la laissant contempler le vide qu'il avait laissé sur le lit.
.
.
o-o-o-o
.
.
Il s'arrêta subitement de s'entraîner. Les doutes recommençaient à tournoyer dans son esprit et il fallait qu'il s'en débarrasse. Il activa la communication avec le laboratoire.
- "Bulma.", l'appela-t-il.
Il dut attendre quelques secondes avant d'entendre des pas rapides qui s'approchaient du microphone suivis d'un bruit qui ressemblait à un trébuchement contre une chaise, un juron étouffé et enfin il entendit sa voix. - "Quoi ?"
Ecouter Végéta l'appeler par la ligne entre la chambre de gravité et le laboratoire était rare. S'il voulait quelque chose d'elle, il se rendait directement à son lieu de travail et le lui exigeait avec des reproches. A maintes occasions, ils finissaient par batifoler dans quelques coins du laboratoire mais parfois, ils se disputaient tout simplement. Quand elle entendit sa voix par les hauts parleurs, elle se rendit compte que quelque chose d'étrange avait dû passer par la tête allongée du saïyen, quelque chose d'important et d'urgent. Il ne la déçut pas :
- "Il y a quelques temps, tu m'as dit que tu avais vu un scintillement doré sortir de moi, c'était vrai ?"
Elle n'eut aucun mal à s'en souvenir. Il s'était écoulé déjà trois mois depuis mais elle s'en souvenait encore, persuadée que ce moment était indubitablement important pour lui et sa lutte. Elle ne voulut pas rappeler que c'était arrivé la fois où il lui avait confié à gros traits des parties de sa vie et où elle avait été à deux doigts de se faire pulvériser par lui, le même homme avec lequel elle partageait à présent ses moments les plus intimes. Elle décida d'être claire, de ne pas lui jeter à la figure qu'elle ne lui mentirait jamais sur un sujet pareil et de parler sans détours : - "Oui."
Après quelques secondes, il reprit la parole au micro : - "Décris-le-moi."
Elle toussa et l'image lui revint clairement. - "Eh bien, tu étais entourée d'une aura bleue et pendant un moment celle-là est devenue dorée, comme si un rayon t'avait entouré, Végéta, un rayon qui aurait transperçé ton corps." Elle s'arrêta pour voir si de l'autre côté du fil, il l'écoutait toujours.
- "Continue.", ordonna la voix sévère de Végéta.
Il n'y avait rien d'autre. C'était tout ce qu'elle avait vu et elle se lamenta de ne pas pouvoir en dire beaucoup plus que ce qu'elle venait de décrire : - "Le rayon a surgi et est monté de tes pieds jusqu'à ta tête avant de disparaître." Le silence qui s'ensuivit lui fit comprendre qu'il en attendait beaucoup plus alors elle voulut tout lui expliquer depuis le début. - "C'était juste avant que je te demande si tu allais m'embrasser, quand tu t'es mis à dire ces choses sur la souffrance, ton père, ta vie, les coups, la..."
- "Bien.", l'interrompit-il, terminant la conversation.
Bulma vit l'interrupteur s'éteindre ce qui signifiait qu'il avait coupé la communication. Elle fit la grimace, dégoutée, et lui cria au micro : - "De rien !"
.
.
o-o-o-o
.
.
- "Tu as un bon odorat, prince."
Cette phrase, il l'avait entendue très souvent de Raditz après une bataille victorieuse. C'était une façon pour son subalterne de le féliciter d'avoir été le plus rapide à soutirer des informations et le meilleur au combat.
Raditz n'avait jamais été très intelligent. Il ne savait pas analyser une bataille ni ses ennemis. Sans Nappa, il serait mort plus d'une fois pour ne pas s'être rendu compte du potentiel de beaucoup de ses rivaux qu'il sous-estimait généralement. Il était vrai, pourtant, qu'à chaque invasion, il s'améliorait mais il était loin d'avoir l'odorat inné de Végéta pour choisir la meilleure position sur le champ de bataille, pour manipuler ses ennemis, pour connaître leurs points faibles instantanément.
- "Tu as un bon odorat, prince."
Pour tout bon saïyen, l'odorat est une arme à double tranchant. Avec lui, ils peuvent même sentir la peur. Depuis qu'il était sur La Terre, l'odorat avait servi au prince dans deux domaines concernant Bulma : primo, à savoir qu'elle ne l'avait jamais craint, et deuzio, qu'elle était la pire cuisinière du cosmos.
- "Ca recommence.", murmura-t-il en s'arrêtant de s'entraîner. Il sortit de la chambre de gravité en direction de la cuisine.
La scientifique était debout devant les fourneaux, concentrée et nageant dans le bonheur.
Bip.
Elle se tourna et le vit de dos en train d'appuyer sur les touches de l'ordinateur central. - "Qu'est-ce que tu fais ?", demanda-t-elle à Végéta tout en continuant de cuisiner.
Il ne répondit pas.
Bip.
Elle tourna la tête vers lui. Il continuait à l'ignorer.
- "Tu as besoin que les robots ménagers nettoient le vaisseau, c'est ça ?"
Son mutisme fut sa seule réponse.
Bip.
La jeune femme ferma à demi les yeux dans la direction de Végéta, qui restait de dos. - "Eh bien, comme je te disais, j'ai tout ce qu'il me faut ici.", dit-elle avec une méfiance amplifiée par la passivité du saïyen. - "Je suis en train de m'y mettre pas à pas et... Ah ! Qu'est-ce que tu fais ?"
Végéta lui avait enlevé la cuillère des mains et l'avait retournée en la saisissant par la taille. L'inexpressivité de ses yeux noirs contrastait avec ceux toujours si libres de la jeune femme, maintenant envahis par l'étonnement et un mauvais pressentiment. Il laissa la cuillère sur le plan de travail, s'inclinant encore plus sur elle.
- "Eh !", protesta Bulma, essayant de se dégager de lui. - "Ca fait une heure que je suis là-dessus ! Pousse-toi !"
Le prince posa une main de chaque côté du meuble et elle se retrouva prisonnière. - "Non.", protesta-t-elle avec assurance. C'était dans ces moments-là, quand elle le voyait si arrogant et sûr de lui-même, qu'elle avait le plus envie de le giffler.
Son pressentiment se confirma quand elle entendit les robots ménagers sortir de leurs habitacles et qu'elle les vit se disperser dans la cuisine : il les avait programmés. Le sourire du guerrier était révélateur.
- "En fait, il n'y a rien à nettoyer dans la chambre de gravité, pas vrai ?"
Déjà, la main de Végéta était en train de monter sur une de ses cuisses blanches.
.
.
o-o-o-o
.
.
- "Végéta, n'arrête pas.", lui murmurait-elle en le regardant dans les yeux. - "N'arrête jamais, s'il te plaît, s'il te plaît."
Il ne pensait pas qu'il puisse exister un plaisir comparable à celui d'entendre cette femme le supplier de continuer à pousser en elle. Elle était complètement livrée à lui, à sa virilité et à sa force. Jusqu'à il y a peu, il n'aurait pas imaginé pouvoir dominer cette femelle intense et maintenant, il la tenait contre le mur, nue, en sueur, le suppliant de ne pas arrêter. La voir frissonner à chacun de ses gestes, sentir son haleine douce sur son visage pendant qu'elle plissait le front et prononçait des paroles entrecoupées par le plaisir, l'entendre l'implorer ardemment qu'elle en voulait encore, qu'elle en désirait encore, plonger le regard dans ses yeux désirant et y trouver une dévotion infinie, tout cela, pourquoi ne pas le dire, le faisait se sentir l'homme le plus puissant de l'Univers.
- "Encore ! Oui !" Cette élévation dans le ton de sa voix qu'elle accompagnait en fermant fortement les yeux, étaient une des choses qui lui donnaient le plus de plaisir. Cela signifiait qu'elle était près de la fin et qu'il devrait se tenir prêt à la baillonner de la main comme d'habitude pour que ses cris ne résonnent pas dans toute la maison.
- "Ne crie pas.", lui dit-il, sachant bien cet ordre impossible et contraire à son propre désir. Il adorait la voir crier, perdre complètement le contrôle tandis qu'il était encore en elle, en train d'aller et venir avec force. La pudeur n'avait plus sa place depuis qu'ils s'étaient découverts mutuellement comme les meilleurs amants qu'ils aient jamais eu l'un comme l'autre. Ils s'étaient transformés en bêtes de sexe et chaque jour ils se cherchaient constamment. Végéta aimait la suprendre dans son laboratoire. En le sentant apparaître, elle semblait être en train de l'attendre. Il arrivait avec des excuses sur la pauvreté de la technologie terrienne, se plaignant d'une quelconque panne de la chambre de gravité ou des robots de combat et parfois d'être affamé. Des exigences qui pour Bulma n'étaient que de simples prétextes. Elle jouait le jeu. Elle le laissait mentir et même parfois s'éloigner d'elle quand elle l'approchait car ils terminaient presque toujours de la même manière : ensemble et nus.
Il ne l'embrassait pas. Il ne le faisait jamais. En tout cas, il répondait à ses baisers. Il passait simplement ses lèvres sur son cou à la naissance de ses épaules pour la sentir frissonner. Il laissait tomber son souffle sur sa peau et s'émerveillait de voir que ce simple geste pouvait donner à la jeune femme la chair de poule sur tout son corps.
Le problème avec ce début, c'est qu'elle se mettait à chercher sa bouche, à l'embrasser avec douceur et il ne répondait à ses baisers que pour écourter le plus possible cette formalité. Ils le faisaient sur le bureau, rendant fou l'ordinateur qui ne comprenait pas les ordres qu'on tapait sur son clavier, sur la chaise, sur le sol, sur lui debout ou comme à présent, contre le mur.
Cette fois, pour éviter ce qu'il savait qui était sur le point d'arriver, c'est-à-dire, une avalanche de baisers après le final et aussi pour la voir terminer ainsi, il lui leva les bras écartés au dessus de la tête, presque en croix, pour qu'elle ne puisse pas le serrer dans ses bras. Il s'écarta d'elle ne laissant que leurs aines en contact. Elle sembla troublée mais le plaisir était extrême et l'aveuglait totalement. - "Oh oui ! Oh mon Dieu !" Elle jeta sa tête aux cheveux bleus en arrière. C'était une jouissance pour lui de voir son corps, ses seins, rebondir à chaque coup de rein et même s'ils étaient séparés par à peine une paume de main, il put jeter un coup d'oeil vers le bas et observer pendant un instant de cette perspective, faisant augmenter l'excitation.
Elle était déjà prête à exploser. - "Oui ! Oui ! Oh, mon Dieu ! Oui ! Ah ! Ah ! Aaaah ! Oui !" Pris par la fougue de l'instant, il en oublia cette fois de lui couvrir la bouche car lui aussi était en train de finir. Il voulut garder les yeux ouverts parce qu'il voulait la voir, l'observer se tordre du plaisir qu'il lui donnait mais c'était mission impossible et il dût réunir toutes ses forces pour ne pas rester tout le temps les yeux fermés pendant qu'il sentait cette tornade de plaisir le parcourir des pieds à la tête. Sans savoir comment ni pourquoi, il se retrouva entouré par ses bras car elle s'était dégagée de ses mains et avait enlacé son cou musclé, le collant contre elle entre de profondes respirations alors que se rencontraient les deux exhalaisons chaudes de leurs bouches. Tous deux avaient terminé à nouveau et avaient besoin de se remetttre. Quand il se reprit après quelques secondes ainsi, il la fit descendre d'un coup, sortant d'elle pour immédiatement la saisir avant qu'elle ne tombe à cause du peu de force qui lui restait dans les jambes après une aussi intense session. - "Tu es très faible." Il savait que ce n'était pas vrai si elle était capable de supporter avec autant de stoïcisme et de plaisir, presque sans aucun effort, son appétit sexuel.
- "Et toi...", lui répliqua-t-elle en souriant, "tu n'es pas capable de supporter plus d'un assault avec moi."
Après un sourire de côté, il s'écarta et se retourna pour chercher son pantalon de sport. - "Cette nuit, je te prouverai pour la énième fois que ce n'est pas vrai." Et sans même la regarder, il lui lança en travers du corps sa petite culotte. Il lui semblait incroyable de toujours tomber sur ce minuscule sous-vêtement féminin avant de trouver son pantalon, infiniment plus grand.
- "Dommage que ton pantalon n'ait pas de ki pour le sentir, le ramasser et t'enfuir d'ici en courant, pas vrai ?"
- "Comment ?" Ce ton de voix lui était très familier et il releva les yeux pour l'observer un instant. Son demi sourire caractéristique lui revint.
- "Je dois m'entraîner, enlève-le."
Elle fit non de la tête et lui sourit malicieusement.
- "Enlève-le." La voir là, uniquement vêtue du pantalon qu'il portait pour ses exercices, lui parut provoquant et à nouveau il se sentit excité.
Elle refusa encore et cette fois elle dût se retenir de rire en remarquant la façon qu'il avait de la regarder et qui voulait tout dire. Elle lui avait vu ce regard des milliers de fois.
- "Enlève-le." Il s'approchait d'elle lentement et elle ne pût s'empêcher d'éclater de rire. Quand il la leva dans ses bras et la prit sur son épaule dans l'intention de la renverser sur la table de travail, son rire se transforma en fou rire sonore. Elle ne pouvait plus s'arrêter et à sa grande surprise, lui aussi semblait enchanté pendant qu'il luttait contre elle pour la dépouiller de son pantalon. Elle était têtue et intense même dans une lutte qu'elle savait ne pas pouvoir gagner. Quand il réussit, après avoir reçu plus d'une griffure et coups de pied, et qu'il l'eut étalée sur le bureau complètement nue, il ne put que se laisser emporter à nouveau par le désir qu'elle lui provoquait.
.
.
o-o-o-o
.
.
La maison des Brief était toujours pleine d'inventions modernes la plupart encore non commercialisée. Ils avaient toujours eu pour habitude de tester les inventions du père et de la fille à la maison, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur, et leurs intelligences étaient si vives qu'ils étaient constamment en train d'innover, aussi il n'était pas rare d'entendre une ou plusieurs explosions depuis la rue vu que leur laboratoire s'y trouvait. Les habitants de la Cité de l'Ouest le savaient bien et ils ne s'étonnaient pas le moins du monde quand de temps à autre, on entendait des bruits pour le moins étranges provenant de la maison qui perturbaient la tranquilité du voisinage.
Une des inventions qui leur avaient rapporté le plus de bénéfices étaient les robots ménagers, de petites machines blanches qui se dédiaient comme leur nom l'indique, à simplifier les tâches ménagères, rébarbatives pour beaucoup : ils lavaient, nettoyaient, rangeaient et cuisinaient selon les ordres qu'ils recevaient de l'ordinateur central de la maison.
Cet ordinateur, les Brief le possédaient dans la cuisine, sur le mur à gauche de l'entrée. Cette pièce était le lieu habituel où ils se réunissaient pour mener une vie tranquille, comme n'importe quelle autre famille, alors il était logique qu'ils aient mis là les commandes de l'ordinateur central.
On entre la commande de façon très simple : il suffit d'appuyer le bouton avec l'ordre et d'indiquer dans quel endroit de la maison se trouve l'objet. Immédiatement, l'ordinateur calcule combien de robots ménagers seront nécessaire pour mener à bien la tâche et ceux-ci sortent de leur habitacle et patinent jusqu'à leur destination. Grâce à des puces de reconnaissance, ils peuvent savoir qui se tient devant eux, une sorte de radar les informe de l'indentité du mandataire. A mesure que cette personne réalise des ordres, l'ordinateur central les classe et il arrive un moment où si Madame Brief demande de l'aide à la cuisine, ils savent qu'ils doivent sortir tout le nécessaire à pâtisserie, la grande passion de la maîtresse de maison.
Pourtant, il arrive parfois que malgré tous les efforts de l'ordinateur central pour comprendre la commande, celle-ci soit très difficile à réaliser et que les robots, déjà sortis de leur lieu de stockage, se mettent à tourner sur eux-mêmes sans savoir où aller. Généralement, c'est parce que l'ordre n'a pas été bien formulé ou qu'on touche les boutons au hasard. Comme dans le cas présent :
- "Végéta...", lui murmura Bulma à l'oreille. - "Les robots..."
- "Qu... Qu'est-ce que tu dis ?", lui demanda-t-il.
- "Oh oui, encore...", le supplia-t-elle dans un murmure. - "Non, attends, attends... les robots... ils deviennent fous..."
- "Qu'est-ce que tu crois... que j'en ai à faire... des robots, moi ?"
- "Descends-moi du mur... l'ordinateur... je suis en train de le... les robots... Oh ! Oui !"
.
o-o-o-o
.
Note de l'auteur (Drama) : A suivre... (J'ai toujours rêvé de dire ça ;-P mais sérieusement, ils continueront à peu près pareil dans le prochain chapitre.)
Quel passage vous a le plus plû ?
Merci de me lire. x. Drama
.
Désolés, mes fidèles lecteurs, je suis hyper en retard (pour changer).
Il est pas mignon ce chapitre ?
Merci, merci pour vos reviews, chacune m'a arraché une chtite larmichette.
Bébé a bientôt un an, se traîne sur les fesses et babille beaucoup. Taper avec une cuillère en bois, c'est trop rigolo... surtout sur la tête de Maman !
Dimitrova (traductrice)
