Petit mot de l'autrice : j'ai pas eu d'inspi hier


Texte 4 : Arya & Jojen

contexte : UA saison 8 où Jojen a survécu à la place de Meera


Arya n'avait jamais vraiment parlé avec Jojen. Bien sûr, elle connaissait bien les Reed ; Howland avait toujours été très loyal à son père. Lorsqu'il venait à Winterfell, il ne manquait jamais d'amener ses deux enfants. À l'époque, Arya n'avait pas cherché à se lier d'amitié avec eux, au grand désarroi de son père qui voyait dans Meera et Jojen de très bonnes relations à entretenir pour elle. Mais Meera était plus gauche, et Jojen... et bien Jojen était un garçon, ce qui suffisait à expliquer son manque d'intérêt.

Pourtant, aujourd'hui, elle n'hésita pas une seule seconde à se diriger vers lui. Elle ne lui laissa pas le temps de parler.

- Je sais ce que tu as fait pour Bran.

Si Jojen fut surprit de la voir s'adresser à lui, il se reprit néanmoins bien vite.

- C'est normal.

- Non. Bran était un Stark, recherché par les Lannister comme par les Bolton. Pour ne rien arranger, il était estropié, sans moyen de se défendre ni même de se déplacer. Sans toi, il était condamné à mourir. Le manque total d'empathie et de sentiments qu'il a développé fera qu'il ne te remerciera pas à ta juste valeur, alors je le fais pour lui. Merci.

- J'aurais aimé faire plus... ou mieux..., murmura Jojen pour toute réponse.

Arya vit que des fantômes dansaient dans son regard ; sûrement pensait-il à Rickon, mais également à sa propre sœur, qui n'était pas revenue de leur mission dans le grand nord. Elle songea alors que remercier Jojen n'était pas suffisant.

- Je suppose qu'il ne t'as jamais demandé pardon pour Meera...

Le voile qui assombrit les yeux de Jojen lui confirma qu'elle avait vu juste.

- Alors je te demande pardon pour lui. Je suis vraiment désolée qu'elle soit morte.

- Si jamais le règne de Bran permet de restaurer une paix durable sur Westeros, sa mort n'aura pas été vaine. Arya... s'il te plaît... promets de tout faire pour que son sacrifice ne soit pas vain.

- Je te le promets.

Quand ils se serrèrent la main pour sceller leur accord, le fantôme de Meera sourit.