"Tu me déçois, mon garçon !"

Une voix froide comme une avalanche se répercuta dans une pièce. La pièce en elle-même était plongée dans les ténèbres. Il y régnait une atmosphère un peu effrayante. Un homme aussi pâle qu'un cadavre, aussi mince – il avait la peau jusqu'aux os – qu'un squelette était assis sur une chaise rembourrée, derrière son bureau. La silhouette en face de lui tremblait de peur. Ledit garçon eut le haut-le-cœur. Il était stressé. Il était anxieux. Qu'est-ce qu'il allait se passer ?

"Excuse-moi, père !" Dit-il en baissant la tête en signe de reddition. Afin qu'il ne reçoît pas les foudres de son géniteur qui était profondément en colère contre lui.

"Ne me parle pas sur ce ton, gamin !" Répliqua-t-il, en frappant sa main gauche sur la surface de son bureau. Il pencha sa tête énorme sur la pile de documents qui était posée sur sa droite. "Tu n'es qu'un fardeau minable. Comment ai-je fait pour mériter un gosse pareil ? Tu ne me sers à rien. Tu n'es qu'une pierre gênante sur mon chemin."

"Père je…"

"Assez ! Je n'ai plus qu'assez d'entendre tes excuses. Tu ne me donnes que des excuses. Je veux des résultats. Des progrès ! M'entends-tu ?" Le père du garçon se releva de sa chaise et il contourna son bureau. Il leva sa main et d'un coup sec il flanqua une grosse baffe sur la joue de son fils unique. Ce dernier tomba à la renverse, chutant pratiquement de sa chaise. Il tenait sa joue alors que les larmes débordaient de ses yeux. Le père releva sa main dans l'intention de frapper à nouveau son fils. Cette fois il frappa l'autre joue.

"Père ! S'il te plaît !"

" Tu n'es qu'un incapable. Tu ne mérites pas d'être mon fils ! Dois-je te jeter dans la fosse aux lions ? Ou te donner à manger aux requins ? Tu n'es même pas capable de gérer une négociation aussi simple ? Tu n'es qu'un bon à rien !"

"Père ! Laisse-moi faire mes preuves." Supplia de nouveau le petit garçon en posant sa tête contre le sol. Cela ne servait plus à rien de contenir ses larmes. Il pleurait librement. Il refusait de lever sa tête car il savait que c'était un signe de rébellion. Avec répulsion l'homme se détourna. Les lèvres retroussées vers le haut en signe de dégoût. Il prit un moment pour réfléchir. Ses yeux fixèrent un point invisible sur le mur sans le voir. Soudainement il prit sa décision.

"Désormais, moi, Tobias Rogue je te renie Severus Rogue. Tu n'es plus mon fils. Messieurs, appela-t-il en faisant un signe à ses hommes de main, conduisez-le dans sa nouvelle chambre."

"Oui boss !" Les hommes de main hochèrent la tête. Ils tirèrent chacun un bras et conduisirent le gamin en dehors de la pièce. Lorsqu'ils furent de l'autre côté du mur. Le chagrin qui s'était accumulé dans son cœur, dans son âme, dans sa pensée se déversa rapidement sous la forme des larmes qui tombèrent sur les joues d'un enfant innocent, qui ne comprenait pas ce qu'il vint à arriver.

Il pleurait non seulement de tristesse mais aussi de confusion. Il pensait qu'il venait de bien faire les choses. Apparemment il s'était trompé. Severus sentait les poils sur sa nuque qui se redressaient. Qu'adviendrait-il de lui ? Il était profondément conscient que son père était furax à cause de sa faute. Mais il n'était qu'un gamin il n'avait très peu d'expérience. Plongé dans ses pensées il vit que tardivement que les hommes de main s'étaient arrêtés devant une porte métallique.

Ils ouvrirent la porte et le jetèrent à l'intérieur de la pièce – qui sera désormais sa nouvelle chambre – sans même lui jeter un regard. Severus continua de pleurer. Il se faufila vers le lit endommagé. Il plongea sa tête sous un cousin pour cacher sa profonde tristesse. Attristé, il s'assura qu'un jour il atteindra un miracle et qu'il parviendra à réaliser un exploit les plus vivifiantes. Il se promit qu'il accomplira une quête fabuleuse.

"Nomme toujours les choses par leur nom. La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même." – Albus Dumbledor.

Entretemps…

Un autre petit garçon dévala les escaliers. Il tenait dans ses petites mains une pomme qu'il avait ramassée dans un panier sans que ses parents ne le virent. Il courait en souriant, il tenait fermement la pomme comme si c'était son bien le plus précieux. En descendant la toute dernière marche il regarda à gauche et à droite. Il marcha sur la pointe des pieds bien – comme le fit un voleur – qu'il n'arrivait pas à contenir son envie irréfutable de rire aux éclats.

Il se mordit la lèvre afin de rester silencieux et prudent. En contournant le couloir de gauche il pencha sa tête entre le judas de la porte du salon. Il ne vit personne. Quel soulagement ! Il s'appuya contre le mur. Son torse rebondissait du haut vers le bas. Alors qu'il tentait bien que de mal de reprendre son souffle.

Quand il fut si sûr qu'aucune personne vint troubler sa respiration. Il regarda la pomme qu'il avait posée sur la chaise. Il posa sa main sur la pelure rouge qui lui donnait envie de croquer à pleins dents. Il tira sur la petite feuille avec un sourire presque enfantin ; il la jeta dans la poubelle. Il prit dans ses mains la pomme. Il la nettoya. Ensuite il fonça ses petites canines dans la peau sucrée ; et au même moment des grands bras s'enroulèrent autour de ses hanches. Le petit garçon cria d'indignation. Puis il sourit lorsqu'il vit le doux visage de sa maman.

"Maman." Le petit garçon posa son front sous le menton de sa mère.

"Harry James Potter ne court plus dans les escaliers, gronda-t-elle en utilisant un ton sévère, tu pourrais te blesser".

"Ce n'est pas ma faute maman ! Pourquoi tu ne grondes pas l'escalier ? Je n'ai rien à voir dans l'histoire, il était devant ; je voulais juste prendre la pomme de papa." Expliqua le petit garçon d'une toute petite voix en baissant la tête et en faisant la moue. "Je ne veux pas que maman se fâche contre moi."

"Maman n'est pas fâchée. C'est juste qu'elle a eu peur que tu te blesses. Un parent qui gronde son enfant n'est pas en colère contre lui. Il est simplement inquiet pour son petit trésor." Harry avait eu vraiment des doutes sur ce qu'elle vint de lui dire. Parce que sa maman affichait un regard assez effrayant.

La maman de Harry consola son fils unique en l'étreignant contre elle. Elle caressa sa chevelure noire. Elle pinça ses deux grosses joues dodues ; puis elle posa un petit bisou sur son petit bidon. Le petit garçon laissa échapper des gloussements.

"Il fait tard maintenant, annonça-t-elle après avoir regardée sa montre, même les grands garçons doivent se reposer pour être en forme le lendemain matin." La maman de Harry entoura son fils de ses bras protecteurs ; elle le rapprocha consciencieusement lui conduisant vers sa chambre. La chambre de Harry était éclairée grâce à une veilleuse en forme d'escargot. Harry monta sur son lit. Il posa sa tête sur son cousin, en tenant fermement son doudou contre lui.

Harry posa ses bras contre son torse en forme de croix. Sa tête était recourbée. Il regarda sa maman qui s'assit sur un fauteuil qu'il avait mis pour ces occasions spéciales. Enseveli par des dizaines de couches de couvertures, Harry avait l'air d'un potentiel sacrifice. Sa maman se pencha au-dessus de lui et lui déposa un dernier bisou.

"Est-ce que tu veux que je te lise une histoire avant que je ne parte ?" Elle s'approcha de la grande étagère. Elle passa son index sur la page de couverture de chaque ouvrage. Elle mordilla sa lèvre inférieure. Elle patienta. Elle attendit une réponse.

"J'aimerai que tu me racontes encore une fois la légende de La Mousse."

"Encore ?" Elle se rassit en secouant la tête d'un air amusé. Finalement sa quête de prendre une décision sur quelle livre elle devait prendre, prit fin rapidement. Elle n'était pas du tout étonnée d'apprendre cette décision. Son fils adora les fleurs. Tel mère tel fil ! Il ne fait aucun doute qu'il sera le plus grand fleuriste du monde. "Très bien je vais encore te la raconter. Ensuite il faut que tu fermes les yeux. Tu me le promets ?"

"Oui maman" Accepta le petit garçon en laissant échapper un grand bâillement.

"Il y a…

Il était une fois dans une contrée lointaine les voyageurs rencontrèrent un village ce fut l'histoire tragique de ce petit garçon qui s'appelait Tom Elvis Jedusor. Tom n'avait ni père, ni mère, ni oncle et ni tante. On l'avait retrouvé, abandonné, aux portes d'un orphelinat. Les autres enfants refusèrent de jouer avec lui. Les adultes se méfiaient et prirent leur distance. Tom était totalement différent. Il avait la peau aussi blanche que la neige et les cheveux sombres comme la nuit. Lorsqu'il devint un adulte. Il était l'homme le plus beau du village. Cependant toutes les personnes jalousaient sa beauté. Tom fut un homme solitaire et mélancolique. Il désirait plus que tout être aimé et accepté par les autres. Il passait ses journées à chercher l'amour et l'attention. Malgré tout chacune de ses tentatives se soldaient par un échec cuisant. Pour trouver du réconfort il s'aventura dans la forêt."

"Oh mais c'est moche ! Pourquoi ils sont si méchants sur lui ?"

"Mon fils ! Oh mon doux petit ! Écoute-moi bien ! Dans un monde égoïste avoir un cœur bon n'est pas une qualité mais une faiblesse. Ces gens étaient méchants parce qu'ils voulaient l'impossible. Ils refusent d'accepter ce qu'ils sont. Alors ils rejettent la faute sur un innocent…

Il rencontra un homme mystérieux. Il avait la peau sur les os et ses yeux reflétèrent l'obscurité et le néant. Une aura un peu effrayante rôdait autour de la silhouette de cet inconnu. Il tenait un bâton qui dépassait sa taille. L'homme s'approcha et lui dit qu'il pouvait lui accorder le pouvoir d'être aimé pour toujours. Aveuglé par sa quête désespérée, Tom accepta le marché sans hésiter. Cependant il ne savait pas que l'homme mystérieux – était le dieu du mal en personne Malphador Xanathos – et qu'il avait une intention malveillante. Il transforma Tom en une fleur vivante.

Tom réalisa trop tard que la divinité l'avait piégé, condamnant son existence à être une fleur extraordinaire. Les habitants du village s'émerveillèrent par la beauté unique de la fleur. Ils la considérèrent comme un symbole de : pureté et de tristesse éternelle. On dit que cette fleur pousse uniquement tous les dix ans. Ceux qui connaîtront leur véritable chagrin rencontreront cette fleur. Toutefois il faut prendre en garde comme les sentiments cette fleur est fragile il faut la manipuler avec précaution. Sinon elle mourra."

"Maman est-ce que cette histoire est réelle ?"

"Non mon fils ce n'est qu'une légende."

"Pour moi elle est vraie. Je trouverai cette fleur. Je prendrai soin d'elle et je lui donnerai tout mon amour."

"Je suis sûr que tu le feras. Elle se releva. Il est temps de dormir."

"Bonne nuit maman."

"Bonne nuit mon petit prince."

"Avoir été aimé si profondément te donne à jamais une protection contre les autres, même lorsque la personne qui a manifesté cet amour n'est plus là ! Cet amour reste présent dans ta chair." – Albus Dumbledor.

Durant les vacances de Pâques, une nouvelle journée commença. Ce fut une matinée ordinaire. L'été frappa la ville d'un coup de fouet turbulent. Il fit chaud ce ne fut pas un fait scientifique. Au coin de la petite rue, à gauche d'une ruelle se trouva une petite boutique de fleurs qui se situa tout au fond. Le propriétaire de cette boutique peinturait sa pancarte. Les poils de son pinceau tracèrent le slogan les passants qui s'approchèrent, lisèrent : "la vie a une odeur fade, prenez une fleur et sentez-la !". Il venait d'ouvrir sa petite boutique à sept heures du matin. Il n'était pas un lève-tôt. Il rangea les pots dans la réserve. Il arrosa les plantes.

Le propriétaire de cette banale boutique s'appelle Harry Potter. C'était un jeune homme ordinaire qui n'avait rien d'étonnant. Il avait enfin réalisé son rêve. Il était fleuriste. Il n'avait pas encore une réputation hors norme. Mais il était sûr que cela viendra dans l'avenir. Il avait des cheveux noirs hirsutes qui longèrent jusqu'aux épaules. Il avait des yeux verts magnifiques mais ce n'étaient rien d'extraordinaires. Il porta des gants en velours noirs. Ainsi il cueillit sans se piquer les tiges des roses qu'il avait plantées dans le jardin. L'odeur alléchante des fleurs qui fleurirent, alléchèrent ses babines.

Il essuya la sueur qui coulait le long de son dos sur une serviette blanche. Il prit un arrosoir qu'il avait rempli d'eau fraîche. Il arrosait les plantes. Celles qui se trouvaient dans la réserve buvaient l'eau qui tombait des fontaines. La journée débutait tranquillement. Lorsqu'il termina ses corvées. Harry s'assit devant la caisse. Il attendit avec impatience qu'un client entre dans sa boutique. Parfois il y avait des petits curieux qui passèrent leur tête. Ils voulurent connaître l'endroit. Puis ils repartirent rapidement sans rien n'acheter. Harry était déçu. Cependant il garda tout de même le sourire. Car ce n'était que son premier jour.

Ce fut ainsi que les autres jours s'annoncèrent. Harry avait toujours le sourire aux lèvres. La première semaine se déroulait sans soucis. Certaines personnes entrèrent dans sa boutique pour acheter des plantes ou des fleurs. Il ne connaissait pas la raison.

Cependant il pouvait faire des hypothèses à propos des dites raisons. Parfois les gens achetèrent des plantes pour imbiber leurs résidences de leurs délicats parfums frémissants. D'autres achetèrent des plantes pour décorer leurs appartements. Quelques rares passants ne vinrent pas pour acheter quoi que ce soit. Ils venaient pour discuter.

Harry aimait son travail plus que tout au monde. Il ne voulait absolument pas l'abandonner. C'était sa plus grande fierté. Il avait travaillé dur pour maintenir l'entreprise familiale. La famille Potter – qui depuis des générations en générations – était férue de l'agriculture. Sa grand-maman connaissait – de fond en comble – les secrets des plantes. Elle savait reconnaître les propriétés médicinales de chacune d'entre elle. Son grand-papa, un homme preux, n'avait pas peur de se salir les mains. Il connaissait son champ de fleurs du bout de ses doigts. Il reconnaissait une terre fertile rien qu'en jetant un simple coup d'œil. Ses grands-parents avaient transmis leurs savoirs à leurs enfants. Et dorénavant Harry était leur unique descendant.

Harry tourna sa pancarte alors qu'il commençait sa pause du midi. Il caressa chastement les pétales d'une tulipe rouge. Ses yeux virent les fourmis qui se cachèrent derrières les petites crevasses. Il sourit doucement. Il se mit à quatre pattes à la hauteur de la tulipe. Ses pieds bougèrent doucement d'en avant et en arrière. Il poussa un doux soupir. Harry tomba à la renverse, renversant son arrosoir qui déversa la dernière goutte d'eau instantanément. Le ciel bleu attira néanmoins son attention.

"La nature est si belle. Maman me racontait beaucoup d'histoires quand j'étais gosse. Le nature est magnifique. Pourquoi recherchons-nous à la détruire ? Je ne comprends pas. Maman ! Dis-moi connais-tu à présent la réponse maintenant que tu es dans les nuages ?" Pensa Harry tristement. Son esprit se concentra sur autre chose. Il ferma les yeux pendant un instant.

La semaine suivante était particulièrement mouvementée. Harry n'avait plus une seconde de répit. Chaque fois qu'il tournait le dos il paniqua aussitôt. Qu'est-ce qui avait conduit autant de chaos émotionnels ? Comme c'était la Saint-Valentin il eut beaucoup de mal à éloigner ses rats de gouttières qui essayaient de s'emparer de ses adorables fleurs !

Depuis ce matin-là ces chenapans passèrent devant sa boutique ils crièrent, ils agitèrent leurs bras comme des vautours, leurs doigts sales et agaçants – Harry ne voulait certainement pas savoir où ils les avaient traînés. Il ne voulait pas faire de cauchemar – cueillirent ses précieuses roses et ses œillets raffinés soigneusement posés dans des gros vases en quartz à l'extérieur de sa boutique.

Dès que Harry les entendit. Il se précipitait dehors avec son manche à balai et son vaporisateur – sur ses gardes – en cas où l'un d'eux auraient la jugeote de voler tout ce qu'il avait exposé à l'extérieur. Il ne savait pas pourquoi. Sa petite boutique semblait toujours attirer des gens qui ne voulaient pas acheter ses fleurs, ça lui fit peur. Bien au contraire ils passèrent tous par-là pour zyeuter avant de s'en aller. Des lycéennes qui riaient aux éclats se contentèrent de se promener dans la boutique en visionnant, en touchant toutes les plantes au point de les flétrir. Puis elles lui souriaient évasivement avant d'acheter probablement une petite marguerite, un paquet de violettes et au final elles s'en allèrent. Les garçons étaient les pires ! Ils marchèrent d'un pas nonchalant vers le comptoir. Ils faisaient des commentaires inintéressants, sales et ambigus.

Ils se comportèrent comme des petits connards. Ils cassèrent probablement deux ou trois vases. Puis ils prirent la fuite à toutes jambes. Ensuite il y avait les femmes au foyer. Elles étaient ravissantes. Elles étaient gentilles. Elles passèrent soit pour acheter des fleurs pour faire des couronnes de tête pour leur enfant soit pour lui donner à manger.

Malgré tout, les affaires se portèrent bien. Depuis qu'il avait ouvert sa boutique de fleurs il avait eu des sacrés gros doutes. Évidemment il était encore un peu endetté depuis le début. Toutefois Harry gardait espoir. Peut-être que les choses s'amélioreraient à partir de maintenant. D'autant plus qu'il venait de recevoir une grosse commande importante pour un mariage. Il l'avait immédiatement dit à ses deux meilleurs amis : Hermione Granger et Ronald Weasley.

Ils étaient tous les deux ravis de cette nouvelle. Harry était de bonne humeur. Il décida de fermer boutique bien plus tôt que prévu. Il était impatient de rentrer chez lui pour se reposer. Il se dirigea vers la ruelle avec deux sacs de poubelles noirs robustes dans chacune de ses mains lorsqu'il a entendu des voix à proximité. Il devint nerveux à l'idée de se retrouver dans une position inconfortable. Il jeta les poubelles dans la grosse benne à ordures. Lorsqu'il eut fini de nettoyer la boutique – un peu trop rapidement – il ferma à clef et il était prêt à partir pour la nuit. Le quartier n'était pas dangereux. Non pas du tout il y avait juste quelques voleurs, quelques violeurs et quelques bandits par-ci et par-là. Non il n'avait pas peur. Il tenait simplement un petit canif dans sa poche c'était tout ! Il continua sa route. Il prit un autre chemin qui lui conduisait vers le parc.

Étant donné qu'il faisait très tard. Il ne voyait personne dans les parages. Il se tenait prudemment près des poteaux électriques. Il faisait preuve de patience et de courage. La nuit était le moment idéal où les malfrats aimaient se montrer. Rien d'extraordinaire en soi il savait que ce n'était pas une bonne idée de marcher pendant la nuit. Mais c'était le seul raccourci qu'il connaissait.

Les voix devenaient de plus en plus fortes. Il s'approcha de la source de tant de vacarme. Il se cacha derrière un buisson. Il vit deux individus. C'étaient un jeune homme et une jeune femme. Le jeune homme avait à-peu-près la taille de Harry. Il avait des cheveux blonds qui lui cachaient son œil gauche. Il portait un pantalon en jean à trous qui dévoilait ses genoux. Sa veste en cuir était ouverte Harry pouvait voir des abdominaux sur ce ventre plat. Si la jeune femme était effrayée ce serait un euphémisme. Elle tremblait pratiquement de peur.

"Si j'étais un homme" de Chilla.

Je te parlerais comme jamais tu ne parles à ta mère.

Tu me seras redevable si je te paie un verre.

Je te harcèle avec des potes, juste pour avoir ton numéro.

Il faudra que tu sois gentil si je t'emmène au restau.

"Salut poupée. Tu vas quelque part ?" Le ton rauque et guttural fut immédiatement reconnu. Harry fut à son tour pâle comme un linge blanc. Le jeune homme n'était pas n'importe qui. C'était Drago Malefoy. C'était le chef d'une sale bande de voyous. Ils semèrent le trouble et la terreur dans les rues, le voir dans ce parc n'était pas un bon signe. Harry fit un pas en arrière il s'apprêtait à s'en aller quand il entendit :

"Je veux juste rentrer chez moi." Répondit la jeune fille en tremblant de peur.

Si tu me dis "non" je te ferai changer d'avis.

Je te foutrai la misère je te pourrirai la vie.

Je ferai selon mon orgueil selon mes envies.

Je te dirais que tu es la seule et je te ferai sentir unique.

"Je peux savoir pourquoi un joli minou comme toi se promène dans le noir. Ce n'est pas sûr par ici tu sais." Drago se pencha vers la jeune fille – qui serait sur le point d'être traumatisée toute sa vie – mais cette dernière s'écarta. Il renifla en fonçant les sourcils. Il se retourna vers la gauche. Puis soudainement il appliqua une violente gifle sur la joue de la jeune fille. Celle-ci tomba sur le côté en criant de douleur elle se releva avec difficulté. Mais son agresseur continua de lui flanquer encore d'autres gifles. Elle tomba encore une fois face contre terre.

Je regardais le foot. Toi, tu feras la vaisselle.

Je t'enverrais bien te faire foutre quand tu me feras une scène.

Si je t'achète une chaîne, deviendras-tu ma chienne ?

Je te serais infidèle mais tu reviendras quand même.

"Sache une chose petite pute j'ai horreur que l'on me rejette comme ça. Tu ne sais pas à qui tu parles. Abandonne, personne ne viendra à ton secours. Tout le monde a peur de moi dans cette rue." Révéla-t-il d'une manière hautaine en s'agenouillant en face de la jeune fille qui tremblait littéralement de peur. Il tira sa jambe pour l'approcher, la bloquant sous lui. Elle s'agitait de droit à gauche, elle chercha désespérément à trouver un moyen de s'enfuir de sa terrible position.

Si j'étais un homme, si on inversait les rôles.

Je soulèverais ta robe. Garderais-tu le contrôle !

Si j'étais un homme, si on échangeait de peau ?

Je t'appellerais "salope", me tournerais-tu le dos ?

Si j'étais un homme, ah, ah, ouh.

Si j'étais un homme, ah, ah, ouh.

Si j'étais un homme, ah, ah, ouh.

Si j'étais un homme, ah, ah, ouh.

"Arrête de bouger. Ou sinon je te tabasse jusqu'à ce que tu ne puisses plus crier !"

"Non ! Lâche-moi ! Espèce de salaud !" Elle agita violemment ses mains parvenant à le frapper à son tour. Son attaquant la regarda avec une expression furieuse. Il agrippa la jambe de la jeune femme. Il lui força à écarter ses jambes. Il arracha sa culotte exposant le sexe féminin à la froideur de la nuit. Harry qui était toujours caché derrière le buisson ne pouvait plus supporter ce genre de chose. Il fallait arrêter cette situation le plus vite possible.

Si j'étais un homme. Je pisserai contre les murs.

Je draguerai les daronnes, les ados, les nonnes et les putes.

Permis de m'envoyer en l'air, valable sur la Terre entière.

Pas le même jugement, le même contrat, le même salaire.

Une jeune femme qu'il ne connaissait pas le prénom va se faire violer prochainement et s'il continuait à agir comme un lâche en se cachant derrière ce buisson. Anxieusement il sortit de sa cachette. Il prit un caillou dans sa main. Il s'approcha furtivement. Il était bien tenté de frapper la tête du sale gosse. Mais il trouvait que ce n'était pas loyal de s'attaquer à quelqu'un qui ne savait pas de base.

"Hey tu dois avoir honte de frapper une femme !"

"Hein ? Drago se redressa largement. Cela permit à la jeune femme de se dégager et de s'enfuir le plus loin possible. Ledit agresseur le remarqua bien trop tard. Ma proie vient de s'échapper."

"Non mais euh… Je te parle là ! Tu es sourd ou tu es juste débile !" Drago devint rouge de colère lorsqu'il entendit l'insulte. Il se retourna vers le supposé héros en croisant les bras.

Je serais ton indépendance, ton investissement à long terme.

On s'est dit "pour la vie" j'ai signé le crédit pour la benne.

C'est dans la nature le mâle est dominant.

Si j'étais un homme je ne ferais pas de sentiments.

"Tu sais ce qu'il te dit le débile !"

"Je ne savais même pas que le débile pouvait se défendre !"

"Je ne suis pas un débile ! Approche ! Approche, un peu que je te montre la supériorité de ma cervelle !"

"Quelle cervelle ? Tu es débile comme un clou ! On ne frappe pas une femme !"

"Je fais ce que je veux." Harry regarda le jeune homme en face de lui comme s'il venait de faire pousser une seconde tête entre ses larges épaules. Il cligna bêtement des yeux avant de prendre une grande inspiration. Il sentait – au plus profond de son cœur – que cette conversation n'aura aucun sens. Il cacha la pierre derrière son dos de peur que Drago ne le remarque.

"Quand même on ne frappe pas une femme !"

"Je peux savoir qui est l'imbécile qui te dit ça ?"

Je ferais des promesses que je ne saurais pas tenir.

Te couvrirais de coups juste pour te retenir.

Si tu veux me plaire il te faudra souffrir.

Tristes aléas du désir.

"C'est ma mère ! C'est une femme. Tu t'excuses tout de suite pour ce que tu viens de dire !" Harry commençait sérieusement à péter un câble. Ce môme venait d'insulter – bien sûr, involontairement – sa mère. La colère l'envahit soudainement, faisant bouillonner son esprit comme un volcan sur le point d'entrer en éruption. Harry s'attendait à ce que Drago lui balançait des insultes. Il ne s'attendait certainement pas à ce que celui-ci rabaisse sa maman.

"Attends ! Laisse-moi réfléchir. Ben… Non !"

"Comment ça ? Non !" Harry n'en pouvait plus. Sa colère à laquelle il fallait un prétexte pour s'exhaler tomba sur l'agresseur avec l'éclat de la foudre. Harry s'approcha lentement. Son regard s'attarda sur le jeune homme alors qu'il réfléchissait à son prochain plan.

Si j'étais un homme si on inversait les rôles.

Je soulèverais ta robe. Garderais-tu le contrôle ?

Si j'étais un homme, si on échangeait de peau.

Je t'appellerais "salope", me tournerais-tu le dos ?

Si j'étais un homme, ah, ah, ouh.

Si j'étais un homme, ah, ah, ouh.

Si j'étais un homme, ah, ah, ouh.

Si j'étais un homme, ah, ah, ouh.

"Non c'est non l'ancêtre !"

"Je ne suis pas vieux."

"Il n'y a que les vieux qui dirent qu'il n'est pas vieux !"

"Je vais te faire bouffer la pelouse." Harry avait les nerfs à vif il n'en pouvait plus d'entendre ses sornettes. Il se jeta sur le jeune homme enclenchant un combat qui dura probablement une dizaine de minutes. Il bouillonna de rage ses coups étaient précis. Cependant, Drago ne se laissait pas faire. Ce dernier en avait marre de cet homme qui venait tout juste de faire son apparition.

La fille qu'il avait voulu violer s'était enfuie sans qu'il ne puisse faire quoi que ce soit. Cela lui mettait dans tous ses états. Ils continuèrent de se frapper à coups-de-poing et à coup de pieds. Ni l'un ni l'autre ne voulaient baisser sa garde. Harry se baissa et plongea vers le bas il prit dans ses bras le pied gauche de Drago et le fit tomber contre le sol. Drago tomba par terre en criant virilement – comme une fille – en balançant ses jambes vers le haut comme un singe.

Aveuglée, j'ai oublié celui qui prend soin de sa mère.

Je retiens celui qui se conduit comme un gentleman.

Il y a des hommes de valeur, de cœur, des hommes fiers.

L'ami, le bon mari, le frère et le père.

En voyant que sa veste était sale à cause des traces de boues et de terre ça lui mettait hors de lui ! Criant comme un fou furieux il baissa la tête et frappa d'un coup sec le ventre de Harry. Harry s'écarta au dernier moment, il reçut le violent coup qui le fit haleter. Il tenait son ventre en gémissant de douleur. Il pencha sa tête d'un côté alors qu'un violent mal de tête transperça son crâne. Il avait du mal à reprendre son souffle. Le choc était tellement puissant qu'il avait eu du mal à se maintenir debout. Il tomba à plat ventre contre le sol.

"Je pensais que je verrai de toutes les couleurs l'ancêtre est-ce que je me suis trompé finalement ?"

Celui qui prend soin de sa mère.

Qui se conduit en gentleman.

Des hommes de valeur, des hommes fiers,

L'ami, le bon mari, le frère et le père.

Harry s'approcha doucement du caillou qu'il avait abandonné sur le sol. Il écouta le jeune homme parler vaniteusement tandis que sa progression continua vaguement. Il se saisit du caillou et il le cacha sous son ventre. Tout d'à-coup, il se releva rapidement il frappa le caillou sur la tête du sale voyou. Ce dernier cria de douleur puis il s'effondra sur le sol complètement sans bouger. En reprenant son souffle Harry réalisa ce qu'il venait de faire. Crispé de panique il se jeta sur le corps de Drago à la recherche d'un indice qui indiqua qu'il était toujours en vie. Lorsqu'il sentit son pouls il souffla de soulagement.

Si j'étais un homme.

Si j'étais un homme.

Mais je ne le suis pas.

Harry prit son téléphone portable. Il appela la police. Des camions noir et blanc arrivèrent. Des gendarmes se précipitèrent vers lui. Ils l'interrogèrent sur ce qu'il venait de se passer. Il répondit sans hésiter en choisissant minutieusement ses réponses. Ils hochèrent la tête et lui conduisirent au poste de la gendarmerie.

"Ce sont nos choix, Harry, qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes." – Albus Dumbledor.

Le lendemain matin Harry était indigné. Il jeta un sale regard sur le poste de la gendarmerie. La nouvelle qu'il avait entendue ne l'avait pas du tout plu. Drago était libre. Ce voyou s'en sortait sans aucune amende malgré son témoignage et la plainte de la jeune femme. Harry fit la moue. Ce fut un signe de son dégoût. Un dégoût à l'état pur. La loi française était tellement bizarre et corrompue. Un malfrat venait d'être libérer. Et le pire ce n'était pas tout Harry devait payer une amende de 10 500 francs pacifiques pour une raison qu'il ignorait complétement. Il rentra chez lui en boudant.

De son côté Drago jura à voix haute. Il était furibond. Il n'avait pas du tout apprécié sa défaite contre cet inconnu. Qui était cet homme pour mettre la main sur lui ? Est-ce qu'il avait des désirs de morts ? Piétinant sur son passage des fleurs sauvages il marcha vers son appartement. Il puait la sueur et la terre. Il se débarrassa de sa veste en la jetant par terre, salissant le tapis principal de son salon. Il se déshabilla lentement en réprimandant des injures insolentes. Sa peau blanche était couverte de bleus. Il se savonna le corps en grimaçant lorsqu'il vit son reflet sur le miroir de la salle de bain. Il jeta la savonnette sur l'évier en serrant les poings.

"Le Bien qui fait Mal" de Mozart l'Opéra Rock.

Mais d'où vient l'émotion étrange qui me fascine

Autant qu'elle me dérange, je frissonne poignardé par le beau

C'est comme l'âme le couteau la blessure traverse mon cœur

Et j'ai la joie dans la douleur, j'enivre de ce poisson

À en perdre la raison.

Ses mains s'aventurèrent sur sa chevelure. Il ferma les yeux pendant un instant pour se calmer puis il reprit sa douche. Il se frotta le corps dans le moindre recoin. Quand il fut suffisamment propre il se sécha en utilisant une serviette qu'il avait trouvée dans son placard. Il appela la femme de ménage et il lui donna sa veste. En lui ordonnant d'en prendre soin.

En soupirant d'exaspération il entra dans sa chambre. Sa chasse s'était terriblement mal déroulée. Il voulait capturer une fille et prend son pied avant de se débarrasser d'elle comme si c'était une poubelle. Malheureusement il avait fallu qu'un curieux intervînt. Drago serra les dents. Il prit la lampe sur sa table de nuit et il la jeta contre le mur. La lampe se fracassa contre le mur en mille morceaux. Il rageait de tout son cœur au point qu'il n'entendit pas la personne qui venait d'entrer dans sa chambre.

C'est le Bien qui fait Mal

Quand tu aimes tout à fait normal

Ta haine, prend le plaisir

C'est si bon de souffrir

Succombe au charme

Donne tes larmes.

"Au lieu de rager comme une bique tu ferais mieux d'imiter ta mère qui apprend sagement à contrôler son tempérament pendant que tu perds ton temps." Drago sursauta sur place. Il se retourna vers l'individu qui venait tout juste de lui adresser la parole. Ce fut un homme âgé dans la quarantaine. C'était Lucius Malefoy ce fut un millionnaire réputé qui était connu pour sa plus grande usine de production de lait française. Il avait des cheveux longues blonds. Ses yeux gris scrutèrent le plus jeune passivement. L'homme tenait une canne dans sa main droite. La manche de sa canne avait l'apparence d'une tête de serpent. Il marcha tranquillement dans la chambre. Sa démarche était soignée et délicate.

"Bonjour père. Je ne savais pas que tu étais là."

" Aussi têtu que toi cela ne me surprend pas."

"Que fais-tu ici ?"

C'est le Bien qui fait Mal

Quand tu aimes tout à fait banale

Ta peine, les vrais délices passent par le supplice

Baisse les armes

Donne tes larmes

"Je suis obligé de donner une raison pour venir voir mon propre fils ?" Lucius plissa les yeux. C'était un moraliste qui se méfiait de la politique ; la sincérité et l'honnêteté étaient le plus grand salut de l'homme. Il avait perfectionné l'art de sentir le mensonge de loin. Il connaissait son fils. Il sut rapidement que ce dernier lui mentait sans aucune vergogne. "Je te connais Drago je sais que tu me caches quelque chose."

" Hum."

"Je ne suis pas un mentaliste, mon fils. Je ne peux pas lire dans tes pensées ni les comprendre. La nature t'a donné la chance de parler donc tu ferais mieux de me dire ce que tu penses avant que je ne dis des suppositions incorrectes."

Je ressens de violentes pulsions.

J'ai l'impression de glisser vers le fond.

Si j'ignore d'où vient ce fléau

J'adore l'avoir dans la peau.

Envoûté par des idées folles.

Soudain mes envies s'envolent ;

Le désir devint ma prison à en perdre la raison.

"J'ai essayé de séduire une fille."

"Et par séduire tu voulais dire violer n'est-ce pas ?" Corrigea le père de Drago. Il posa sa canne sur le mur ensuite il s'assit sur le bord du lit en posant sa jambe gauche sur son genou droit.

"Mouais. Mais il y a quelqu'un qui s'était interposé. Il a tout gâché. Je n'ai rien pu faire." Drago se gratta l'oreille en rougissant, clairement embarrassé. Il détourna le regard. Le paysage de l'autre côté de la fenêtre attira son attention. Lucius attendit un moment pour qu'il continue de parler. Lorsqu'il comprit que ce dernier se tut pour de bon. Il prit une grande inspiration en réfléchissant sur ce qu'il allait dire par la suite.

"Tu peux me dire mon fils ; je t'aiderai."

C'est le Bien qui fait Mal

Quand tu aimes tout à fait normal

Ta haine, prend le plaisir

C'est si bon de souffrir

Succombe au charme

Donne tes larmes.

"Il m'a frappé avec un caillou ; il a sali ma veste. Il se plaignit comme un bébé. Il ne faisait pas du tout son âge. Si je mets ma main sur lui je vais le… Mais je ne peux plus m'approcher. J'ai déjà eu la chance de ne pas…" Il s'interrompit. Les deux hommes qui se trouvèrent dans la pièce surent déjà la réponse. Lucius mit une mèche derrière son oreille en s'humectant les lèvres en appliquant son rouge à lèvres. Lucius agrippa le pan de son pantalon en laissant échapper une bouffée d'air frais.

Ses yeux se plissèrent, ne sachant pas trop quoi croire. Quelque chose n'allait pas. Il savait que son fils était contrarié. Ce n'était pas la première fois qu'il revenait les mains libres. Toutefois ce n'était pas une raison de s'en rager de cette manière. Oh non ! Il ne se sentait pas du tout concerner son fils méritait ce qu'il venait de subir.

C'est le Bien qui fait Mal

Quand tu aimes tout à fait banale

Ta peine, les vrais délices passent par le supplice

Baisse les armes

Donne tes larmes

Parfois son jeune fils faisait trop son fier qu'il oubliait pratiquement toutes ses leçons. Et la première c'était qu'il ne fallait jamais sous-estimer qui que ce soit. Secouant sa tête il baissa sa jambe par terre. Il détourna le visage. "Je vais appeler ton parrain. Tu pourrais t'expliquer avec lui."

Drago pâlit soudainement. Il tourna rapidement son visage vers celui de son père en clignant des yeux d'un air ébahi. Son père n'était pas sérieux ? Il voulait vraiment qu'il appelle son parrain ? Cela faisait des jours qu'il n'avait pas pris des nouvelles de ce dernier.

Son parrain pouvait devenir un peu trop surprotecteur. Drago ne voulait pas se retrouver encore dans son filet ! Il n'était plus un petit garçon. Cependant il ne pouvait pas s'approcher de l'autre homme à cause des autorités locaux il devait trouver un autre moyen pour rendre la vie de cet inconnu un enfer !

Je ressens de violentes pulsions.

J'ai l'impression de glisser vers le fond.

À suivre dans un instant…