"Argh ! Monsieur pardonnez-moi !" Un homme supplia la miséricorde. Il avait le visage sale et poisseux. Ses vêtements étaient déchirés. Il y avait du sang qui coulait de ses nombreuses blessures qui étaient entrouvertes. Il y avait un autre homme. Il tenait une longue chaîne dans ses mains. Il était robuste et costaud. Il était sans aucun doute le tortionnaire de ce pauvre homme. Il leva ses mains et il abattit d'un coup sec la chaîne sur le dos de l'autre homme qui poussa à nouveau des cris de douleur face à cette terrible torture. Pour s'éloigner de son géôlier il rampa de l'autre côté de la pièce. Malheureusement il était bien trop fatigué pour continuer d'avancer. Il s'affaissa sur le sol comme un vieux tas de chiffons. En pleurant à chauds de larmes il continua ses supplications.
"Monsieur je vous en prie. Ayez pitié de moi. Je ne voulais pas vous voler. J'avais besoin de cette somme pour payer l'opération médicinale de ma petite fille. Je vous en prie. Par pitié monsieur ! Ma fille est gravement malade. Elle a le cancer des os." Le tortionnaire leva de nouveau ses mains. Il s'apprêta à frapper de nouveau le dos du pauvre homme limace qui voulait vraiment se cacher dans le sol pour éviter ses frappes. Quand soudain une autre voix s'abattit dans la pièce. Elle était rauque et sexy. Elle provenait de cet homme qui était assis sur un fauteuil rouge.
Il avait des longs cheveux d'ébène qui lui allèrent jusqu'aux épaules. Sa peau était douce, crémeuse et impeccable vous ne pourrez pas voir une seule trace d'égratignure. Il était vêtu d'un long manteau noir qui couvrait ses longues jambes élégantes. Sa veste à manche longue n'avait pas de froissure et de défaut. Il était la figure même de la quintessence de la performance.
"Tu penses que tu pouvais me voler sans que je ne m'en aperçoive Avery ?" L'homme nouvellement prénommé s'inclina – encore plus bas qu'un être humain ordinaire serait capable – en signe de soumission et de peur. Enfin ce fut surtout de la peur. Les coups épouvantables venaient de s'arrêter. Il allait profiter de cette pause pour clamer sa cause. Avec un peu de chance peut-être qu'il s'en sortirait vivant de cette torture abominable.
"Pardonnez-moi monsieur je ne voulais pas vous manquer de respect." Dit-il sincèrement. Avery savait qu'il risquait gros en volant le butin de l'un des plus grands seigneurs du crime de la ville marseillaise. Il était fichu. Severus plissa les yeux penchant la tête avec scepticisme ne croyant pas un seul mot qui sortait de la bouche de l'autre homme. Il jeta des regards froids sur l'individu qui venait de déranger son repos. C'était la fin de la semaine. Et ce sale rat vint de gâcher son moment préféré de la journée : la nuit. Severus n'était pas content. Il n'était pas en colère mais il le commençait de plus en plus…
Il en avait marre d'écouter les propos incohérents d'Avery. Il voulait qu'une chose une bonne douche et du repos. Apparemment c'était trop demander ! Severus jeta des regards noirs sur ledit individu, pour lui il n'était qu'un insecte, une mouffette, pire encore une limace gluante ! Il s'en fichait pas mal de la quantité ridiculement basse que le petit voleur avait tenté de s'approprier. Il était riche. Il avait des dizaines de coffres-forts remplis de briques en or.
Ce n'était pas une dizaine de billets qui manquèrent. Cependant il était comme même obligé d'intervenir sa crédibilité était en jeu. Si ses ennemis vinrent d'apprendre qu'il vint de se faire voler par un scélérat. Ils s'enorgueillirent et l'attaquèrent de tous les côtés sans faire preuve de prudence.
Severus ne permettait pas cette marque de faiblesse. Ses yeux se plissèrent dangereusement. Ses mains agrippèrent l'accoudoir de sa chaise il se releva tout d'à-coup renversant sa chaise. Un silence ébaubi se propagea dans toute la salle. Il déboutonna ses boutons de manchette. Il plia ses manches jusqu'à ses coudes. Les yeux du pauvre homme abattu le fixèrent peureusement. Il s'approcha d'un autre homme de main qui était posté au mur. Il se tenait fièrement droit sans faire du bruit.
Severus analysa les armes qui étaient posées sur la plateforme métallique. Son regard s'attarda sur un immense couteau de cuisine qui ressemblait à une mini-manchette. Il le prit délicatement ; ses oncles caressèrent le contour de la lame. C'était tranchant et aiguisé.
Il tira la langue, en penchant sa tête vers la lame. Il lécha sa lame comme si c'était un bonbon caramélisé. Ses yeux brillèrent sombrement ils ne quittèrent pas sa victime de sa vue impénétrable. Sa langue continua sa route, traînant une liane de salive sur la surface plate s'attardant sur la pointe. C'était dangereux. Cependant c'était sensuellement attirant. Les personnes qui se trouvèrent dans la pièce devinrent claustrophobes.
L'homme de main qui tenait la chaîne se positionna de l'autre côté de la pièce sans faire de bruit, clairement conscient que son patron n'avait plus besoin de ses services ; l'autre homme de main qui était posté près de la chaise bougea aussi il se mit devant la porte, il bloqua la seule issue de secours. Pendant ce temps Severus continua sa parade il plaça le couteau sur son torse en gémissant lubriquement ; un sourire malicieux était gravé sur ce visage malsain.
Avery déglutit. Il avait peur. Qui était ce démon ? Il était attiré par lui mais en même temps il était farouchement repoussé. Combien de temps pourra-t-il tenir sans s'effondrer de la sorte ? Il détourna le regard de ce spectacle lascif. Son cœur battait la chamade ce n'était pas à cause de l'amour ! Mais c'était une réaction totalement normale de sa part alors qu'il tremblait misérablement de peur.
Avery vit les yeux noirs de son kidnappeur briller d'une intensité anormale. Il était complètement mort de trouille. Severus s'agenouilla vers Avery ; son sourire devenait diabolique. Il toucha les cheveux du détenu, doucement, comme si c'était un animal effrayé.
C'était le cas.
Avery avait la frousse de sa vie il regrettait sa décision maintenant ; pourquoi avait-il fallu qu'il vole l'argent d'un mafieux. Il était dans le pétrin. Il était fichu, il tremblait de tous ses membres ; ces derniers l'abandonnèrent. Sa peur venait d'atteindre un niveau exponentiel. Saisi d'effroi il vit la lame s'approcher lentement vers son ventre ; là où devait se trouver son estomac.
Sans qu'il ne puisse le voir la lame perfora sa tranchée. Il avait si mal à en avoir les larmes aux yeux. Cette douleur ; qu'est-ce qu'elle faisait du mal ? Il souffrait le martyre, un martyre douloureux au point qu'il n'arrivait pas à maintenir son sang-froid. Avery cria de douleur et tomba à la renverse ; toutefois Severus l'empêcha en tirant sur sa chevelure. Le couteau bougea profondément, il se tordit face à cette souffrance inaliénable. Qu'est-ce qu'il pouvait faire d'autres ?
Il était fichu.
Enhardi, Severus appliqua encore plus de pression et la lame du couteau s'engouffra encore plus dans le corps d'Avery. Malgré sa blessure, il supporta la douleur et continua à rester conscient. Outragé par cette raison Severus bougea le couteau, le faisant tournoyer dans le corps de sa misérable victime. Ce dernier continua de crier à en perdre l'haleine. La torture continua pendant une heure. Et pendant ce laps de temps Avery avait souhaité qu'une chose ; la mort !
Il a dû endurer de nombreuses souffrances tout au long de sa capture. Finalement le seigneur du crime commença à s'en lasser. Il arracha le couteau du ventre d'Avery et lui trancha froidement la tête. La tête qu'il avait coupée roula sur le sol en face des deux hommes de main ; ils restèrent impassibles. Ce n'était pas la première fois qu'ils assistèrent à ce genre de chose.
"Broyez son corps en mille morceaux. Puis jetez-le dans la mer. Les requins s'occuperont d'effacer les empreintes."
Ils hochèrent la tête. Ils tirèrent le corps vers l'entrepôt numéro cinq là-bas il y avait une grosse déchiqueteuse qui pouvait démolir n'importe quels métaux. Ils déposèrent le corps sur un plié qui se levait dans les airs. L'un activa la machine tandis que l'autre prépara une barrique vide. Lorsque la machine était actionnée. Le moteur démarra bruyamment le corps glissa dans un tube digestif. La machine trembla sur place. Vous pouvez entendre le broiement écœurant des os, c'est dû à la pression exercée de la machine en métal. Lorsque la machine arrêta sa stimulation. La barrique fut pleine. Elle était remplie de sang et de morceaux de chairs et des restes d'os. Le cadavre était imperceptible à l'œil nu. Suivant les consignes assignées les hommes de main chavirèrent le contenu de la barrique dans la mer, sans que quiconque ne s'en aperçut. Avery n'a jamais été retrouvé !
Pendant ce temps-là Severus retourna dans sa chambre – d'hôtel cinq étoiles vue sur mer – elle était luxuriante et confortable. Il s'allongea sur son canapé, apportant un verre de lait à ses lèvres. Il buvait la moitié du contenu puis il posa son verre sur sa table de chevet.
"Enfin de la tranquillité. Je peux me reposer au moins pendant…"
Son téléphone sonna à cet instant.
"Qui est le crétin qui ose m'appeler à cette heure de la journée ! Je veux juste m'endormir. Peut-être que si je ne fais pas attention il m'oubliera !" Il s'avança vers son lit douillé. Le monde pouvait paraître si cruel. Séparer un homme de son lit confortable, cela devrait être couronné comme le plus grand crime du monde. Ce lit si doux, si accueillant et si adorable qui l'aida à rejoindre la paix des rêves. Pourquoi devait-on quitter ce seuil paradisiaque ; pour rejoindre l'enfer qui s'appelait le monde réel ? Severus posa sa tête sur son cousin. Bien décider de ne pas quitter son lit et son coussin. Il entoura son coussin avec un regard protecteur. Il ferma étroitement les yeux ; il avait une mission importante qu'il devait accomplir. Il tenta de s'endormir.
"Enfin une bonne nuit de sommeil. Il est temps – pour moi – de fermer les yeux et de…"
Le téléphone sonna.
"Vraiment ? Encore, encore un appel ? Bon je vais juste l'ignorer encore une fois et essayer de me rendormir." Severus ferma les yeux.
Le téléphone sonna à nouveau. Sa douce sonnerie semblerait s'amuser à se répercuter sur ses délicates oreilles.
"Sérieusement ? Qui peut bien appeler à cette heure-ci ?" Il tendit son bras avec épuisement. Il voulait qu'une seule chose : il voulait plonger dans les bras forts de Morphée. Malheureusement une personne qu'il ne connaissait pas encore l'identité s'obstinait à le réveiller. Et comment il le réveilla ? Il l'appelait beaucoup de fois pardi ! Il regarda l'écran du téléphone. Il cligna rapidement des yeux pour s'adapter à la luminosité de l'écran. Puis il lut.
"Un numéro inconnu ?"
Il réfléchit profondément sur sa prochaine action. Il réfléchit encore. Et encore. Et au final. Il reposa son téléphone sur la table.
"Concentrons-nous sur le sommeil." Il referma les yeux. Et le téléphone – par miracle – sonna de nouveau.
"Ça ne peut pas être vrai ! Pourquoi est-ce que ça sonne encore ?" Déconcerté, Severus prit son téléphone et le jeta contre le mur. Il plongea sa tête sous son coussin en fermant obstinément ses yeux. " Peut-être que c'est important… non, j'hallucine beaucoup." Il était agacé. Il voulait juste s'endormir. Bien sûr même ce genre de chose c'était trop demandé. Il attendit un instant pour savoir si le téléphone sonnera encore une fois. Un ange passa, puis un autre, quelques moutons qui sautillent quelques instants plus tard. Quand il remarqua que le téléphone ne sonnera plus. Il souffla de soulagement. "Enfin maintenant je peux me rendormir en paix."
Il eut un long moment de silence.
Une seconde passa.
Deux secondes passèrent.
Et puis…
Le téléphone sonna à nouveau. Severus prit une grande inspiration pour se calmer. Il se traîna vers son téléphone il tendit les bras pour le ramasser, mais il tomba face contre terre sur le sol. Lorsqu'il releva la tête son front était rouge à cause de sa chute qu'il venait de subir. "Ce téléphone est maudit ou quoi ? Bon je suppose que je ne vais pas pouvoir dormir tant que cette fichue sonnerie ne s'arrête pas ?" Severus posa son pouce sur le bouton vert, acceptant l'appel de ce correspondant mystérieux.
"Severus, j'ai besoin de tes services pour régler un problème. Je veux que tu venges l'honneur de mon fils." Pas même un petit bonjour ou un petit "coucou comment vas-tu" non on entre directement dans le vif du sujet. Severus se mordilla la main pour éviter de dire des choses qu'il regrettera dans un futur proche. Il se rallongea sur son lit en posant sa tête contre le mur.
"Coucou Lucius, est-ce que je vais bien. La pêche ! Je me sens en forme. Est-ce que je suis fatigué ? Non pas du tout il est juste minuit et le soleil ne s'est pas encore levé !" Dit-il ironiquement en fermant les yeux. Il posa son téléphone sur un cousin et déclencha le mode haut-parleur.
"Apparemment le respect est un virus contagieux dans cette famille."
"Severus c'est urgent. Je sais que tu as horreur que quiconque te dérange au cours de ton repos. Mais je sollicite ton aide je veux une réponse dans les plus brefs délais. Il y a un homme qui s'est immiscé dans les problèmes qui ne le concernent pas. Mon fils a été arrêté par l'autorité régionale. Il ne peut pas se venger lui-même de peur qu'il ne se retrouvait vraisemblablement en prison."
"Je vois. Je ferai de mon mieux, Lucius. Mais peux-tu m'expliquer pourquoi tu veux que je fasse ça ?"
"Tu es le seul homme de la situation en qui j'ai le plus confiance. Tu es le parrain de Drago et je sais que vous avez une relation très étroite. Je sais que tu ne vas pas me laisser tomber mon cher ami de longue date."
"Je ne compte pas le faire. Je ne comprends pas tout simplement la situation. Je veux connaître les détails."
"Pourquoi je ne suis pas étonné Lucius m'appelle uniquement si son sale gosse de fils a des problèmes. Généralement je raccroche directement quand il me parle sur ce ton. J'ai travaillé si dure dans ma vie pour gagner le respect des gens que je croise dans la vie. Ce n'est pas cet arrogant qui me parlera sur ce ton."
"Assurément je ne te cache rien. Un homme, un dénommé Harry Potter vient d'intervenir dans le rituel ridicule de mon fils. Il a appelé les gendarmes. Heureusement que mon intervention l'a permis de sortir de cette prison. En-tout-cas il est humilié. Je ne peux pas me permettre de laisser un voyou salir le nom de famille Malefoy sans faire quelque chose. Mais en vain depuis l'arrestation de mon fils nous sommes surveillés vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Je ne peux pas interagir en conséquence. Tu es donc mon seul espoir de vengeance. Je veux que tu lui fasses payer !" Râla Lucius en jacassant de rage.
"Mais quel crétin celui-là il pige que dalle ou quoi ? Peut-être que je dois parler en chinois. Il me comprendrait peut-être ?"
"Donc tu veux que je lui fasse passer un message clair ?"
"Non, non ! Je ne parle pas de message. Je veux que tu t'occupes de cette personne qui a fait du tort à Drago !"
"D'accord je comprends maintenant. Tu veux que je lui fasse peur pour qu'il arrête d'interférer dans nos affaires."
"C'est ce que j'essaye d'expliquer depuis le début. Je sens que je vais finir avec un neurone en moins."
"Non, non et non ! Je ne parle pas de lui faire peur. Je veux que tu te charges de lui infliger une bonne correction et que tu te débarrasses de ce déchet !"
"Je vois, tu veux que je sorte les poubelles."
"Quoi ? Non ! Non ! Et non ! Tu ne comprends pas ! Je ne veux pas que tu sortes les poubelles. Tu as des femmes de ménage qui peuvent s'en occuper à ta place. Je veux dire… argh ! Oublie ça ! As-tu au moins compris ce que je te demande ?"
"Oui Lucius. Je vais faire ce que tu me demandes. Mais demain matin je suis fatigué et épuisé. Je me recouche. Bonne nuit !"
"Attends Severus… je…"
"Bonne nuit !" Insista-t-il puis il raccrocha son téléphone. Enfin il pourra s'endormir quand il le voulait. Alors que Severus posa sa tête pour la quatrième fois dans la même nuit. Il ferma les yeux quand soudainement son réveil qui était posé sur la table de chevet sonna à son tour.
"Je suis maudit." Pleurnicha-t-il en boudant. Il frappa son réveil et le tortura.
"Je suis ce que je suis et je n'ai pas honte. Ne jamais avoir honte, voilà ce qu'il disait mon vieux père. Il y 'en a toujours qui te reprocheront quelque chose mais ils ne valent pas la peine qu'on y fasse attention…" – Hagrid Rubus.
La ville était agréablement animée. Les gens se bousculèrent pour faire leurs achats. Malgré les embouteillages et le vacarme un photographe insouciant marcha dans les rues dynamiques. Ce photographe criminel indépendant s'appelait Quirinus Quirrell et, ce dernier passait une très mauvaise journée. Sa semaine était affreuse. C'était son premier jour de travail. Il n'avait pas croisé un seul criminel dans les environs. À cette pensée il réalisa amèrement que sa mission lui donnera du fil à retordre. Les criminels n'affublèrent pas les rues comme des fourmis. Même il l'aura souhaité intérieurement. Pourquoi la ville était si silencieuse ? Pourquoi la ville était si calme ? Il ne croisait même pas un rat mort dans les parages. Quelle poisse ? Il se demandait bien quelle mouche l'avait piqué.
Il soupira profondément en montant dans un bus public. Il s'installa sur le siège le plus proche en admirant la paysage. Il se frotta le visage en marmonnant dans sa barbe. Il avait des cernes sous ses yeux à cause du manque de sommeil. Chaque fois que sa radio personnelle captait les messages radiaux de la gendarmerie il se pressa le plus vite possible pour atteindre les lieux en premier. Pour finalement repartir quelques secondes plus tard lorsqu'il se rendit bien trop vite que ce n'était qu'une légère querelle. Les disputes familiales et les bagarres de rue n'intéressèrent personne !
Il avait bien tenté de capturer le visage de Drago Malefoy pour gagner une somme d'argent généreuse mais le fiasco de la tentative de viol l'avait réduit au silence lorsqu'il comprit que celui-là était étrangement bien protégé. Quirinus n'eut pas besoin d'un avertissement pour sentir le danger de loin. Il n'était pas un homme gourmand. Il souhaitait par-dessus tout trouver un scoop de rêve pour gagner le jackpot ! Il ne demandait pas la lune tout de même !
Mais la tâche fut si rude qu'il n'arrivait pas à trouver une aiguille dans une botte de foin. Malgré la difficulté de son métier il garda espoir et resta vigilant. Il était fier d'avoir obtenu l'un des postes les plus recherchés dans le monde de la photographie. Ce n'était pas tout le monde qui pouvait se permettre ce genre de privilège. Il en était si fier de lui !
Cependant il ne pouvait pas continuellement se gaver de soupe. Son corps et son esprit ne supporteraient pas ce genre de chose. Il eut le réflexe de postuler dans un autre travail temporaire qui ne cautionna très peu d'effort et d'heure. Que ne fut sa chance qu'il acquit un travail le plus vite possible. Il fut embauché le lendemain matin dès qu'il eût posé sa demande d'emploi. Il travailla dans la plus grande usine monopole du monde la CPS ou la grande boîte postale comme tout le monde aimait l'appelée. Encore une fois son égo fut branlé. Qui ? Qui ne serait pas plus fier de travailler dans une usine aussi prestigieuse ? Étonnamment il devint le troisième secrétaire du plus grand milliardaire de la France. Au début il fut inquiet par ce poste. Il ne voulait pas un poste permanent.
Son patron, le milliardaire, Severus Tobias Rogue, l'assura qu'il ne fallait pas se tracasser des autres détails. Ouf ! Son nouveau travail était plaisant il avait des collègues solidaires et un poste de travail confortable. Ce ne fut pas la raison de sa soudaine faiblesse. Pour une raison quelconque il sentait que quelque chose se tramait dans les parages. Il n'aimait pas cette sensation assourdissante qui lui hurlait à l'oreille.
Il n'était pas un photographe criminel indépendant pour rien. Il comptait bien fourrer son nez là où il ne fallait pas ! Cela prendrait des semaines de travail il continuera sur sa lancée. Il voulait découvrir le secret de son patron.
"Le problème c'est que les humains ont un don pour désirer ce qui leur fait le plus de mal." – Albus Dumbledor.
Dans la même journée. Dans un autre lieu. Harry se réveilla de bonne heure en soupirant d'aise. Il s'étira sur son lit comme un chat. Sa main se balada sur sa table de chevet à la recherche de sa paire de lunettes. Il le mit. Des yeux verts analysèrent son environnement. Une langue rose passa sur des lèvres sèches, elle les couvrait de salive. Ses cheveux hirsutes indisciplinés étaient ébouriffés.
Pire que d'habitude !
Il s'empressa aussitôt. Il se leva de son lit. Il plia sa couverture et rangea correctement son lit. Il mit sa couverture sur l'étagère du haut à côté des plis des autres couvertures. Il parfuma sa chambre en aspergeant un arôme qui sentait le bois de baobab ; il se doucha pendant quinze minutes puis il sortit avec une serviette qui recouvrait ses hanches cachant parfaitement ses parties génitales. Il s'habilla dans ses vêtements de travail. Il ressemblait à un parfait fleuriste et herboriste. Il mit son chapeau de paille sur sa tête ; il était enfin prêt pour aller au travail.
Harry prit son trousseau de clefs. Il ferma sa porte à clef. Il la rangea dans sa poche gauche. Il se faufila dans les rues en regardant autours de lui. Il ne regardait pas comme s'il regardait des suspects. Il regarda le monde à travers les yeux d'un enfant innocent et naïf ; cet enfant qui cherchait la source pure de la vie. Harry n'était pas une personne qui aima juger. Il accepta la beauté dans le monde et son ordre.
La seule chose qu'il avait horreur c'étaient les petits curieux qui adoraient mettre leur nez dans les affaires qui ne les concernèrent pas. C'était assez hypocrite de sa part de penser de cette manière. Cependant Harry était bien conscient qu'il avait des moments où il fallait agir et des moments pour réfléchir.
Il contourna un long mur, entrant dans un parc il vit un groupe d'enfants qui jouèrent à cache-cache. Il laissa échapper un doux sourire sur ses lèvres charnues. Il se souvenait quand il était petit. Il était si naïf et complaisant. Harry ne voyait que le bonheur et l'innocence. Il était insouciant du danger. Ce fut sa plus grande erreur. Une erreur qu'il avait jurée de ne plus reproduire. Lorsqu'il n'était encore qu'un enfant. Il aimait jouer avec les autres enfants. Il avait formé un groupe. Il baptisait leur groupe de "Jojo l'heureux". Car ils étaient toujours contents de se voir et s'amuser entre eux. Le quartier n'était plus silencieux à cause de leurs jeux. Lui et ses amis jouèrent plein de jeux amusants : ils jouèrent à cache-cache, à la marelle, à la corde à sauter, à chat suspendu. Leurs rires et leurs cris étaient la preuve de leur joie immense. Mais il y a eu un jour où ce bonheur se stoppa net !
Ce fut un jour nuisible pour ce groupe d'amis. Léo – c'était le prénom du garçon qui était le chef de leur groupe – avait décidé de faire la course contre tous ses amis. Harry et les autres enfants avaient accepté. Le départ se trouvait près d'un saule pleureur et l'arrivé était tout au fond, proche d'un grand bâtiment pour l'atteindre il fallait traverser la route ou il fallait simplement faire le tour du parc.
Harry a su qu'il sera le gagnant de cette course. Il connaissait ce lieu comme sa poche. Il avait su en avance les passages qu'il allait prendre. Il avait couru contre Paul – un autre garçon dans leur groupe, ce dernier aimait se gratter le nez en parlant – il avait pris un chemin court mais dangereux. Sans qu'il ne le sache Paul l'avait suivi. Harry avait traversé la route en gardant prudence il regarda de droit à gauche.
Ses petits pieds l'avaient conduit de l'autre côté de la route. Il s'était retourné vers les autres avec confiance. Quand il avait entendu un bruit étrange. C'étaient les cris des pneus et des freins d'une voiture. Il y avait eu des cris et des exclamations indignes qui se gaufraient dans les airs.
En se retournant complètement Harry y vit son ami sur le sol sous une voiture, noyé dans un étang de globules rouges. Quant à les autres ils avaient arrêté de lui parler. Leur groupe n'était plus jamais le même. Ce n'était pas ça qui avait contrarié Harry. Ce furent les yeux sans vie qui le jugèrent ; ses mêmes yeux souhaitèrent sa mort !
Harry secoua sa tête ce n'était pas le moment de se souvenir du passé. Il regrettait ses actions. Il savait méthodiquement qu'il n'améliora pas le passé toutefois il pourra offrir du bonheur dans le futur. Ainsi, lorsqu'il récolta suffisamment d'argents Harry fit don à la Croix Rouge. Il vit la pancarte de bienvenu de sa petite boutique. Il sourit chaleureusement en franchissant sa porte, dépassant son jardin personnel de bienvenu.
Harry balaya une dernière fois la partie principale de sa boutique. Puis il tourna la pancarte pour déclarer qu'il était ouvert. Il commença à couper les fleurs et à les ranger dans des plastiques pour le mariage. Il posa les plastiques dans le camion et signa le contrat.
"C'est un plaisir de travailler avec vous."
"Le plaisir est pour moi. Je pense que tu dois vite partir avant que la route ne devienne trop étroite. Prévint Harry le chauffeur du camion. Ce dernier le remercia et monta dans son camion s'apprêtant à s'en aller. Surtout ne rouler pas trop vite ! Les fleurs sont fragiles."
"Bien entendu." Le camion roula. Sa petite silhouette rétrécissait à mesure qu'il continuait sa route.
Harry planta des nouvelles plantes et puis il les arrosa. Il s'occupa des plantes qui se trouvèrent à la serve. Les vilaines limaces et les malicieux escargots profitèrent toujours des jours de pluie pour sortir de leur cachette et de manger ses belles créations. Harry s'arma d'un pulvérisateur et d'un sac de café. Il saupoudra des grains de café sur le sol empêchant ses envahisseurs de continuer leurs terribles desseins.
"Ah ! Qui est le champion maintenant. Stop ! Plus un geste. Limaces et escargots vous n'avez pas le droit d'entrer dans ma serve. Allez ! Sortez de là !" Harry accueillit les clients douteux qui ne savaient pas quoi choisir. Certains étaient minutieux dans leurs choix. D'autres étaient sévères c'étaient des clients très pointilleux. Harry subissait leurs cruels jugements sans rechigner. Il fut heureux quand ils se décidèrent et qu'ils partirent de son plan de travail. Quand ce fut l'après-midi il s'installa sur le petit canapé qu'il avait mis sur la place du jardin. Ce canapé noir et argenté de velours était confortable. Ses fesses endolories étaient séduites à l'idée de se reposer sur quelque chose de douce et d'attirante.
Harry se reposa pendant ce qu'il semblait environ une vingtaine de minutes. Il ne se préoccupait pas du monde ni de ses belles fleurs qui couvraient tout le jardin, ni les plantes qui se reposèrent dans leur pot, ni dans les graines de légumes et de fruits dans la réserve. Il voulait qu'une chose ce fut de se reposer tranquillement, sereinement et paisiblement.
"Le ciel est bien bleu aujourd'hui. Les nuages sont magnifiques. J'en vois une, elle ressemble à une carotte. C'est amusant. Voyons voir si je peux repérer autre chose. Je vois des arbres. Ces magnifiques arbres sont omniprésents dans le monde. Ils sont robustes et puissants. Malgré tout ils ne sont pas vaniteux. Ils s'en fichent de la popularité et de la richesse. Ils sont ce qu'ils sont ; ce sont des arbres. Ces êtres immobiles connaissent la sagesse mieux que les hommes. Et pourtant certaines personnes les prennent pour des êtres non-vivants." Pensa-t-il amèrement il se leva du canapé. Ses pieds lui conduisirent vers un arbre. Ce fut un pommier il était vieux mais il se tenait toujours fièrement debout. Harry posa sa main sur le tronc de l'arbre en pleurant tristement il se sentait malheureux lorsque sa main toucha l'écorce de l'arbre comme s'il touchait son cœur ses larmes coulèrent et tombèrent sur le sol.
"Je ne peux pas comprendre ce que les autres peuvent penser. Je n'arrive pas à m'imaginer les rabaisser. Les arbres ne sont pas que des êtres non-vivants. Bien au contraire ce sont des êtres forts et solides. Je sais qu'ils m'entendent. Malheureusement je ne peux pas les comprendre." Harry sécha ses larmes. Sa tête lui semblait trop lourde soudainement. Il tomba mollement à côté d'une racine. Il tomba dans les pommes il n'avait plus la force de rester éveillé.
"J'ai tout appris dans les livres. Mais il y a des choses beaucoup plus importantes : le courage et l'amitié." – Hermione Granger.
Quelques heures plus tard, le soleil s'était déjà couché lorsque Harry s'était réveillé. Une petite feuille tomba sur son nez. Il bougea sa tête de droit à gauche faisant tomber la petite gêne. Il se releva lentement en retirant la poussière de ses vêtements. Il faisait tard il avait dormi un peu trop longtemps de ce qu'il paraissait. Les individus rentrèrent déjà chez eux lorsqu'ils virent les premiers lampadaires s'allumer. Harry tourna sa pancarte pour prévenir qu'il ferma boutique. Il prit son râteau et il ratissa le sable derrière sa boutique près du banzaï. La maisonnette ressemblait à une maison. Mais sa petite taille n'était pas si impressionnante.
Harry ne voulait pas connaître un autre problème que la dernière fois. Il décida de se reposer dans cette maisonnette. Dans la maisonnette, il y avait une étagère. Dans l'étagère du bas il y avait des vêtements de rechange tandis que dans l'étagère du haut il y avait des savons. Au coin de la pièce il y avait un lit. Au fond de la pièce il y avait une porte qui conduisait vers la salle de bain. Il appuya un bouton qui enclencha la lumière de la salle de bain. Il prit ses nouveaux vêtements et il les posa sur une pierre. Il retira son tricot et son pantalon. Il retira le dernier linge qui couvre son corps et il entra dans la douche.
L'eau qui coulait sur son corps était rafraîchissante. Harry laissa l'eau couler le long de son corps sans bouger. Ensuite il se savonna le corps en frottant ses aisselles et son coude. Il retira la crasse et la poussière qui recouvrirent le haut de son torse. Harry n'était pas du genre à se plaindre de la saleté.
Il n'avait pas horreur de la boue s'il fallait se salir pour vendre des produits de qualité à ses clients il le fera sans aucune hésitation. La flore, la verdure et la végétation étaient un thème physique de la vie qu'il connaissait depuis tout petit. Il connaissait la nature par cœur il pouvait reconnaître une plante sans la regarder. Il savait les procédures adaptées pour manier une plante délicate. À l'école Nature pour les Arts il fallait un minimum de connaissance avant de commencer le premier semestre de licence Florale et Herbologie. Harry connaissait bien la pratique et savait les caractéristiques médicinales ou toxiques d'une plante. Ça ne voulait pas dire qu'il n'avait pas connu des difficultés Harry connaissait la pratique mais il était complètement nul en théorie.
D'ailleurs il ne savait pas qu'il y avait de la théorie pour devenir fleuriste. Il s'était engagé dans une dure épreuve pour maintenir une bonne note. Sa plus grande faiblesse c'étaient les questions de connaissances. Il ne savait pas du tout ce qu'il fallait mémoriser et ce qu'il fallait écrire comme étant essentiel. Pour Harry tous étaient importants. Il se souvenait comme si c'était hier son contrôle continu numéro deux de Herbologie Intestinal au sujet de la rose. Il n'avait que deux heures pour faire sa dissertation avant la remise des copies. Il avait écrit tellement vite qu'il avait l'impression que son stylo écrivait tout seul. La seule vue de l'encre qui formait les mots tout seul lui fit peur !
Il y a différents types de roses. Les roses possèdent différentes couleurs. Ces couleurs ont une signification : les roses blanches montrent l'amour, la paix, le respect, la paix et l'amour secret. Les roses blanches avec couleurs rouges ce sont les retrouvailles. Les roses rouges marquent la passion. Les roses foncés permettent de remercier une personne. Les roses pâles – à ne pas confondre avec les roses blanches – elles désignent l'admiration. Les roses jaunes signifient l'amitié, la demande pardon et fidélité. Les roses mauves marquent la trahison et le désespoir. Les roses noires elles incarnent la malchance. Si les roses sont regroupées pour former un tas il faut les mettre sous le soleil pour n'éviter que les insectes comme les pucerons de les grignoter. Les roses sont délicates et fragiles. Pour les multiplier il faut couper les branches du rosier et les mettre dans une éponge et l'arroser tous les jours jusqu'à ce que les racines commencent à sortir et à ce moment-là on peut les mettre dans un pot. Il faut les arroser tous les jours. Et à ce moment-là il faut surveiller la fleur si elle pousse bien ou pas sinon la plante est en danger. Donc il va falloir rechanger sa terre et refaire la même démarche. Il faut tout reprendre à zéro. Sinon qu'est-ce qui tue les roses ? Ce sont les pucerons !
Harry n'avait jamais eu mal à ses mains à ce moment-là.
Harry se coucha le plus vite possible sans prendre la peine de s'habiller. Le lendemain il devait vite se réveiller pour prendre soin des autres plantes qu'il a négligées.
Harry arracha les mauvaises herbes et jeta dans les sacs-poubelles les feuilles qui tombèrent par terre. Ce n'était pas un travail optimiste. C'était monotone et soporifique. Cependant il était toujours heureux de prendre soin des plantes qu'il a aimées. Son jardin était sa seconde maison depuis la mort de ses parents. Ses parents étaient morts de vieilles. Il les avait enterrés dans ce même jardin en souvenir du bon vieux temps. Harry n'était pas prêt pour se détacher ses attachements.
Ses souvenirs seraient gravés dans son cœur.
À suivre dans un instant…
