Cela fit cinq jours plus tard depuis la tentative de viol dans le parc principal. L'accident avec Drago Malefoy était toujours ancré dans l'esprit du pauvre Harry à tel point que celui-ci passa toute la semaine suivante à regarder par-dessus ses épaules. Et de temps en temps il se retourna pour voir si une personne le suivit dans l'ombre. Évidemment, l'accident dont il avait été témoin n'était pas une chose totalement nouvelle. Le monde était infesté de rats et de maladies. Harry ne savait pas ce qu'il le prenait d'être aussi paranoïaque comme ça. Mais il avait ce besoin subtil de faire attention partout où il mit les pieds, en revanche sa réaction était un peu trop exagérée il n'aurait pas dû avoir une telle réaction négative.
Ce n'était en aucun cas traumatisant – ce n'était pas lui que le violeur voulait violer à la base – mais pour une raison quelconque il ne pouvait s'empêcher de ressentir une mauvaise sensation à ce sujet. Il ressentit ce petit picotement qui chatouillait son dos ; comme si quelqu'un lui jetait un mauvais sort. Pour être tout à fait honnête avec lui-même il n'arrivait pas à faire sortir cette histoire de sa tête. Il trouvait toujours injuste que sa plainte a été classifiée de moquerie ou de niaiserie mensongère.
C'était troublant de voir la police soutenir le comportement déraisonnable de certaines personnes. La justice dans sa quintessence la plus naturelle était la chose la plus belle au monde ; mais lorsqu'elle était aux mains des simples mortels tels que les juges, les avocats et les gendarmes. Cette belle justice devenait simplement une blague de mauvais goût. C'était simplement la loi du plus fort. Une force inégalée. Personne ne pouvait contredire au risque de subir des conséquences bien plus graves. Harry ne crut pas à la lâcheté. À son avis les gens avaient simplement trop peur pour dire ce qu'ils pensaient.
Et pourtant cette étrange démangeaison entre ses omoplates continua – le genre de sensation qu'il ressentait quand quelqu'un était derrière lui – qui le rendait agité et douteux toute la semaine. Harry confessa ses peines et ses doutes les plus profonds à ses fleurs qui restèrent des charmantes compagnies. La paix semblait toujours le rattraper lorsqu'il était proche de ses charmantes camarades végétales. Appelez ceci un sens suraigu ou un autre type de ce genre mais cela le fit grimper les murs.
Harry laissa échapper un long soupir exaspéré qui se transforma bien vite en un bâillement bruyant alors qu'il se tint devant sa petite boutique il était en train d'arroser les hortensias. Il était à peine midi et il était déjà fatigué. Il avait veillé tard la nuit dernière car il attendait la floraison de le lys lunaire – une fleur qui fleurissait uniquement pendant la pleine lune – Harry ne voulait pas rater un spectacle aussi rare que celui-ci !
"Ce soleil brille si fort ! Mes pauvres fleurs ne supporteront pas cette chaleur trop longtemps. Cela fait à peine dix minutes que je les arrose. En-tout-cas cela signifie que c'est une belle journée. Bizarrement je n'ai vendu aucune plante aujourd'hui. Je ne sais pas ce qu'il se passe. Parfois il y a quelques passants qui viennent acheter des fleurs. Cette fois-ci j'ai reçu aucune visite. Je n'ai pas eu une seule commande." Harry pensa à voix haute. Il rinça les mains puis il se frotta les yeux en jurant silencieusement que son sommeil gagnait sur sa conscience. Peut-être qu'il hallucinait simplement.
Peut-être que sa paranoïa était influencée par l'annulation du mariage qui devait avoir lieu. Il n'avait jamais été proche du marié ni de la femme du soi-disant marié. Par conséquent il ne pouvait pas vraiment s'immiscer dans leur vie, ni avoir de raison de le faire alors il décida tout simplement de mettre de côté cette affaire. Il trouvait dommage que le mariage eût été repoussé de deux jours à cause d'une crise de jaloux. Harry n'avait jamais compris la magie du mariage. Qu'est-ce qui poussa deux personnes de se lier pour toujours ? Il ne connaissait pas la réponse. Il voulait vraiment la connaître. Oui, il voulait connaître la raison et la sensation de dire "je t'aime" à une personne. Il n'était jamais tombé amoureux d'une personne. Il jura de ne pas le faire.
"L'amour c'est idiot ! Je n'ai pas besoin de ça pour le moment. Je suis heureux avec mes plantes. Et ça me suffit carrément !"
Harry pensa avec enthousiasme. Son humeur changea rapidement sa mine joyeuse demeura toute sombre en se souvenant clairement du rapport qu'il eût remis à la gendarmerie cela n'avait abouti à rien du tout ! Ils lui eurent crié dessus parce qu'il joua avec le feu. Les gendarmes l'avaient plaqué à la porte en marmonnant dans leur barbe. Puis ils le menacèrent de lui jeter en prison s'il tentait cette farce une fois de plus. Encore une fois Harry se retrouva dégoûté par la justice française.
Il retourna de l'autre côté de la boutique où il trouva le congélateur qui se trouvait dans le coin supérieur face au mur en briques. Il retira la viande congelée de son sachet noir. Il la posa sur un plateau. La viande était beaucoup trop froide pour s'être consommé. Il porta le plateau sur ses genoux en équilibre avant d'ajouter de l'engrais. Il mit le plateau sur une table en face de son canapé. Il fallait attendre quelques instants le temps que la viande soit souffleuse.
Il s'assit sur son canapé en prenant une grande inspiration. Il était inquiet pour une raison qui lui était totalement inconnue. Il posa sur ses lèvres la tasse de thé qu'il avait préparée. L'arôme délicat du jasmin était adéquat sur le palais de sa langue. C'était toujours un bonheur de partager cette liqueur aromatique qui lui donnait des ailes sur ses épaules, ils lui donnèrent l'envie de s'envoler dans les airs. Ah, quelle fraîcheur apaisante ! Harry posa sa tasse sur ses genoux ; il vit du coin de l'œil une feuille qui tombait par terre. Cette feuille tomba à pic sur un tas de feuilles mortes. C'était majestueux !
À bien des égards Harry semblait le genre de type de personne qui trouvait la nature irréversiblement attirante. Ce serait une folie de ne pas s'être heureux du quotidien. Harry ne comprenait pas ces gens qui voulaient de l'aventure et des sensations fortes qui font vibrer n'importe qui. Qu'est-ce qui poussait les gens de quitter leur maison et d'être au cœur de l'action ? Être heureux n'est-ce pas suffisamment ? C'était à partir de cette raison – dont il ne comprendrait jamais les explications – que Harry détestera la lecture. Il n'aimait pas les livres un peu trop romanesques. Les aventures chevaleresques et les combats pittoresques entre le Bien et le Mal, n'étaient que de la pure invention.
Harry préféra mille fois de lire un bon recueil de poèmes. La poésie ce fut magnifique et mélodieux. Ses rimes et sa mélodie délicate faisaient de la poésie un art mélodique ; ce fut impossible de comprendre les qualités cachées dans ce genre littéraire lyrique. Pour se changer, parfois, les idées pour remettre aux clairs ses pensées dédaigneuses il lisait des magazines qu'il trouvait dans les librairies. Ça ne fonctionna pas tout le temps.
"Je ne veux pas mener une vie hors du commun. J'adore mon quotidien. Pour rien au monde je voudrais le changer. Ce que j'ai me suffit amplement. Je ne veux pas mener une vie remplie d'aventures. Ce n'est pas bon signe ! Lorsque l'on est un héros ce n'est pas forcément bien. Après tout personne ne voudrait que ses plans soient contrecarrés par qui que ce soit : surtout pas un méchant !"
Harry n'avait pas bougé de sa place sur le canapé depuis quinze minutes. Il ne se rendit pas compte du temps qu'il venait de passer. Mais ce dernier était imperturbable. Il voulait profiter d'écouter la nature. Ses yeux se posèrent sur sa tasse désormais vide. Il se leva pour la nettoyer. Il la nettoya correctement puis il la posa près des autres tasses. En levant la tête il vit à travers la fenêtre un magnifique paysage qui lui coupa le souffle.
"La ville est si grande désormais je ne vois pas une seule trace de la nature que je connaissais bien. La nature est immense mais est-ce que c'est suffisant pour vaincre l'urbanisation. Nos maisons sont belles. Mais ce n'est pas correct. Il y a des maisons qui sont plus grandes que d'autres il y a des maisons qui sont plus grosses que d'autres. L'industrialisation est imparfaite. La nature n'est pas à proprement parler une chose convenable mais elle ne formait pas de l'injustice si remarquable."
Harry posa son coude sur la vitre en continuant de regarder le paysage. Il ne fit aucun doute maintenant Harry s'ennuyait à mourir. Il s'ennuyait souvent ces derniers temps. Son énergie était faible. Il semblait manquer cruellement de motivation pour entreprendre de nouveaux projets. Il ressentait toujours les séquelles de la tentative de viol de Drago Malefoy. Il avait peur de sortir de sa petite boutique. Il ressemblait vraisemblablement à un petit lapin qui se cachait dans son terrier.
"Pour un esprit équilibré : la mort n'est qu'une grande aventure de plus." Albus Dumbledor.
Quelque part, cachées dans une voiture. Deux personnes se cachèrent dans l'ombre. L'un tenait une paire de jumelles sur ses yeux. L'autre écrivait quelque chose sur son carnet en troussant ses lèvres, clairement mécontent de ce qu'il venait d'écrire.
"Ce n'est pas bon signe."
"En effet et tu l'as deviné tout seul ? Hum, je vais être clair avec toi. C'est une perte de temps ce que nous faisons. C'est clair qu'il ne sortira pas de sa maudite boutique ! Le sale gosse sait clairement qu'il est observé. Nous devons prévenir le patron."
"Peut-être que si nous attendons suffisamment longtemps il baissera les bras. Après tout ce n'est pas sorcier, lorsqu'une personne pense qu'il peut s'en sortir sans avoir de problème dans le dos il devient docile aux fils des jours ?"
"Normalement il doit se comporter comme ça. Anormalement ce n'est pas le cas. Il reste dans sa petite boutique. Nous ne pouvons pas le kidnapper si cette situation continue comme ça."
"Je pense que nous avons des problèmes bien plus graves que ça !"
"Je peux connaître ton point de vue."
"Oui. C'est très simple. Si nous n'arrivons pas à capturer ce gamin ce sera nous le dîner de ce midi mon cher collègue ! Il ne faut pas oublier pour qui nous travaillons."
"Je sais pour qui nous travaillons je ne suis pas si inconscient que ça !"
"Nous devons prévenir le patron que sa proie est plus têtue que nous ne le pensons. Il sera préférable de renoncer à toutes tes caprices pour le bien de nos propres vies. Je ne veux pas finir sans membre et sans œil à cause de ta réticence."
"Vas-y ! Fais-le ! Mais je t'assure je te signale que c'est une mauvaise idée de déclarer ouvertement notre faiblesse."
L'un des deux hommes haussa simplement les épaules. Il sortit son téléphone de sa poche il cliqua sur le premier numéro sur son répertoire. Il attendit que son patron réponde à son coup de fils ; pendant ce temps-là Severus augmenta la vitesse du tapis roulant, irrité. Le contrat commercial et l'accord qu'il avait proposé à son rival du côté gauche de la France n'avaient pas apprécié les caractéristiques du contrat. Ce dernier a parfaitement bien montré son désaccord en tuant son homme de confiance. Severus se pinça la lèvre encore une fois il devait assister à un enterrement et dire ses condoléances à une famille. Il devait reprendre les démarches à zéro pour éviter encore plus les embrouilles.
Il aurait dû être libéré de l'influence et des restrictions des autres côtés. Ses mains saisirent fermement les deux bras du tapis roulant. Il prenait une grande inspiration en se concentrant sur sa course. Il était l'un des plus grands criminels au monde et pourtant une sale vermine tentait de lui résister encore une fois. Il fallait vraiment qu'il se débarrasse de ses sales pucerons de son pays. À commencer par celui qui avait tué son homme de confiance. Il y aura un enfer à payer en France pendant un bon moment.
Severus ralentit son rythme en s'assurant d'éteindre sa machine en bouillonnant de rage. Le sel lui piquait les yeux. Il prit un moment pour reprendre son souffle, le cœur battait la chamade à cause de l'activité physique, et il se dirigea vers les poids libres. Alors qu'il observait ce qu'il allait faire juste ensuite sa secrétaire – qui s'appelle Nathalie Ku, une femme de confiance et loyale, professionnelle dans son travail – perfectionniste en tout point. Nathalie était une femme forte, bien plus forte que certains hommes qu'il eut le malheur de croiser au cours de sa vie. Il se demandait bien comment il avait fait pour avoir une chance pareille. Sa secrétaire était un monstre de la perfection et du travail acharné de haute qualité. Elle tenait sa tablette dans sa main avec un visage qu'il ne le plus pas du tout. Quelle mauvaise nouvelle va-t-elle lui dire encore une fois ?
Severus abaissa la barre qu'il tenait en changeant de position pour se mettre à plat ventre, les poids sur ses épaules alors qu'il continuait à faire ses squats. Son pouls battait à tout rompre dans sa tête. La sueur coulait sur son corps comme de l'acide. Il posa par terre ses poids sur le sol en prenant une grande inspiration. Ensuite il se mit face contre terre en mettant ses deux mains contre sa tête. Il écarta ses jambes et il commença à faire ses pentes.
"Un."
"Deux."
"Trois. Bonjour Nathalie ! Je suppose que tu as des nouvelles pour moi aujourd'hui ?"
"Quatre" Son corps se baissa avant de se relever. Il continua de faire ses pentes sans faire attention à la deuxième personne qui se trouvait dans la pièce en même temps que lui.
"Je suis ici pour vous donner les rapports quotidiens monsieur."
"Très bien. Je t'écoute. Cinq !"
"L'intervention des autorités marines n'a pas stoppé la production et la transportation des armes inégalées. Le transfert a été un succès monsieur. Apparemment les autorités locales ne se sont pas rendu compte de cette transaction illégale."
"C'est bon signe. Six !'
"Sept."
"Huit."
"Neuf."
"Dix."
"Le contrat avec le directeur des affaires étrangères s'était déroulé sans problème monsieur nous avons un tout nouvel allié potentiel. Le directeur Riss accepte nos propositions sans aménagement toutefois il nous donne des conditions que nous sommes obligés d'accepter au risque de perdre un tout nouvel allié."
"Je peux savoir c'est quoi les conditions qu'il impose ?"
"Le directeur Riss dicte que nos transactions peuvent continuer mais ils ne doivent pas perturber le quotidien industriel de la ville. De plus il nous informe que nos transactions sont interdites pendant les fêtes nationales comme halloween ou le noël."
"Contactez le directeur et dites-lui que nous acceptons les conditions. Puis informez les hommes de charger d'autres camions pour continuer la transaction en utilisant les secteurs scolaires. Les bus des écoles cacheront nos méfaits et personne ne s'en rendra compte de ce que nous faisons." Haletant Severus s'étira une dernière fois avant de se relever, essuyant la sueur de ses yeux. Ses muscles brûlaient agréablement à cause de l'effort. Il se sentait en pleine forme.
D'un geste de la main, sans prononcer un seul mot il fit comprendre à la secrétaire qu'elle pouvait continuer de parler. Severus s'était soumis à une série d'étirements pour se calmer et pour relaxer les muscles tendus permettant à son rythme cardiaque de ralentir. Il se sentait plein d'énergie, son humeur renforcée par l'exercice.
"Nous avons reçu un appel ce matin concernant l'affaire personnelle de ton neveu Drago Malefoy apparemment le dénommé Harry Potter est indisponible. Ce dernier s'enferme chez lui et c'est impossible de le kidnapper sans prendre en main l'affaire et de s'infiltrer dans sa petite boutique. Cela éveillerait les soupçons des autorités locales."
Severus se figea soudainement ses yeux se remplissaient d'une soif de sang monumentale. Le désir ardent de se débarrasser de ce jeune homme devenait de plus en plus fort.
"Je vais m'occuper de son cas personnellement !" Rugit-il avec une pulsion malsaine.
"Je te tuerai un jour, Harry Potter ! AH ! Ah !"
"Ça ne fait pas grand bien de s'installer dans les rêves en oubliant de vivre…" -Albus Dumbledor.
Harry était débordé. Cela fit à peine une heure qu'il venait d'ouvrir sa petite boutique qu'il avait beaucoup trop de clients dans son petit espace personnel. Lorsqu'un client payait ses achats un autre arrivait à la seconde même. Il n'avait aucun répit. Pour une fois sa petite boutique semblait si vivante. Les clients affublèrent dans sa petite boutique ils prenaient ce qu'ils voulurent. Heureusement que certaines personnes hésitèrent encore sur leurs choix donc il put prendre tout son temps.
"Ouf ! Je n'ai pas besoin de faire du sport. Gérer un magasin tout seul c'est déjà assez sportif je trouve. Pour une raison quelconque je sens que cette journée sera différente des autres. Je mettrai ma main à couper que je dis la vérité."
Le téléphone à l'intérieur du magasin sonna et Harry posa distraitement son arrosoir avant de se précipiter à l'intérieur pour le décrocher.
"Bonjour ! Bienvenue dans le jardin du zen." Salua-t-il avec un ton aimable sans prendre la peine de cacher sa joie. Il était tellement joyeux de servir un client. Après tout peut-être que celui-ci sera un tout nouveau client fidèle.
"Tu veux dire le jardin d'Eden ?" Corrigea la personne de l'autre côté du fils avec confusion.
"Non c'est bien le jardin du zen monsieur. Je m'appelle Harry Potter je suis heureux de te servir."
"Bonjour Monsieur Potter." Répondit de nouveau l'inconnu qui possédait une voix charnue et grave. Pour une raison inexpliquée Harry sentit un frisson lui parcourir le long du dos lorsqu'il entendit cette voix pécheresse.
"Euh… Harry se tendit. Il se dandina sur place. Comment puis-je t'aider Monsieur ?"
Un rire sensuel s'échappa de l'écouteur Harry avait la sensation que la voix de l'homme se trouvait juste à côté de son oreille. Son oreille sensible subissait une chaleur épouvantable qu'il n'arrivait pas à expliquer peu importe les nombreux mots qu'il connaissait dans son vocabulaire. Harry retire immédiatement le téléphone de son oreille en fonçant les sourcils. Il le regarda avec vigilance, pour s'assurer qu'il n'y avait rien d'autre sur le téléphone, puis il le replaça avec hésitation sur son autre oreille.
"… As-tu compris tout ce que je viens de te dire ?" Questionna le propriétaire de cette délicieuse voix grave.
"Hein ? Non je suis navré je n'ai pas écouté un mot de ce que tu viens de dire. J'aimerai que tu répètes le temps que je prends note de tout ce que tu me diras !" Expliqua Harry en se gratta nerveusement la nuque. Il entendit quelqu'un se racler la gorge. Il paniqua un tout petit peu en pensant qu'il venait de contrarier un client. Un client insatisfait ne fut pas bon pour les affaires. "Cette fois je m'assurerai que je ne manquerai pas." Il laissa planer le sous-entendu.
L'inconnu se mit à rire. Puis il eut un long silence ; Harry craignait encore plus la réponse à présent.
" Très bien. Je disais que j'aimerais qu'un bouquet de fleurs soit livré chez moi ce soir si possible."
"Navré, je suis indisponible pour le moment, Harry refusa poliment en secouant la tête bien qu'il soit conscient que l'homme ne voyait pas sa réaction de l'autre côté du téléphone, malheureusement je suis occupé et je ne pourrai pas me charger de ta commande." Ce fut vrai. Il n'avait pas d'assistant car il ne put pas se permettre de payer quelqu'un d'autre pour s'occuper du magasin donc toutes les commandes à livrer devaient être effectuées après la fermeture du magasin c'est-à-dire durant la soirée. Il avait beaucoup de commandes accumulées pour la journée.
"Je veux l'entendre parler encore je entendre sa voix prononcée ses paroles pécheresses. Qu'est-ce qui m'arrive ? Qu'est-ce que j'entends ? Je ne comprends ce qu'il m'arrive. Mes joues sont toutes rouges. Mes pensées sont confuses. Que dois-je dire ? Est-ce que c'est ça avoir des papillons dans le ventre pour quelqu'un."
"Hum" L'homme réfléchit. "Et si quelqu'un payait le surplus ? Est-ce que tu serais capable de faire le voyage après tout ?"
"Cette voix elle m'enchante elle m'attire comme un papillon de nuit qui s'envole vers la lumière. Je suis éperdument épris de cette étrange personne. Qui est-il ? Pourquoi j'agis si bizarrement tout d'un coup je ne comprends pas."
Ce fut au tour de Harry de prendre son temps de réfléchir. L'offre qu'il venait d'entendre était douloureusement alléchante. Il voulait dire "oui" mais sa conscience le retint. Il décida qu'il ne voulait pas faire du vélo en ville pour livrer un simple bouquet de fleurs aussi tard dans la nuit. Il pensa à l'argent supplémentaire qui le tentait carrément.
"Si j'avais cet argent je pourrais rembourser mes frais de scolarité et mon loyer. Qu'est-ce que tu racontes Harry ? Ce n'est pas bien de penser de cette manière. Après tout maman t'avait toujours appris que la gourmandise est un vilain défaut. Je dois me retenir." Pensa-t-il en boudant. Mais son esprit revint sur la tentative de viol la semaine dernière il chassa rapidement cette idée de sa tête. " Je suis désolé monsieur. Je ne pense pas que ce soit possible. Je pourrais le livrer une autre fois."
"D'accord. J'attendrai une autre fois. Je ne te dérangerai plus."
Harry laissa échapper un long soupir qu'il ne savait pas qu'il venait tout juste de retenir. Pour une raison inexpliquée, qu'il ne comprenait pas lui-même il venait de ressentir une mauvaise sensation. Une sensation qui lui disait qu'il devait se méfier de cet individu. Harry ne cherchait pas les problèmes. Parfois c'étaient les problèmes qui le poursuivirent. Il ne savait pas comment il devait s'en débarrasser.
Cette nuit, Harry s'endormit très tôt. Le lendemain matin une nouvelle chose changea. Il modifia son quotidien. Au lieu d'aller vers sa boutique adorée, il se dirigea vers le magasin – le plus gargantuesque de la ville – il se glissa dans la foule. Il bougea sa tête de droite à gauche ; il ne cherchait rien en particulier. Il voulait simplement se changer les idées. Il se promena dans le magasin en faisant de temps en temps des arrêts pour faire du lèche vitrine.
"Mi amor " que signifie "Mon amour" de Yumz et de Toya.
Réadaptation pour le livre.
Monsieur venu de France
Il porte les dernières tendances
Là où il est, il prend tout ce qu'il y a
Quand il a les yeux noirs je l'aime.
Il s'éloigna de la boutique de jouets en marchant vers la prochaine boutique quand soudainement il percuta une personne qui venait vers le sens inverse. Il grimaça lorsque sa tête toucha le sol. Il se tint près du mur pour se relever. Il massa son front en clignotant des yeux, son regard se retourna vers… le plus bel homme qu'il n'ait jamais connu. L'homme était toujours à plat ventre sur le sol. Celui-ci gémissait de douleur en tenant ses genoux. Ces cheveux noirs se balancèrent en suivant les mouvements de ce corps souple. Ils bougèrent comme un rideau qui camouflèrent presque des yeux sombres. Harry resta bouche bée devant la beauté frappante de cet homme.
Ils sont tous fous de lui
Un regard froid c'est la vida qui lui a donné des coups
Est-ce une forme humaine ?
Dans sa voix, tu peux entendre, qu'en il se cache une goule
Un sorcier ou un démon je ne sais pas trop qui il est
Il connaît bien l'être humain.
Il a le double de mes clefs.
"Est-ce que c'est mon heure ? Suis-je mort ? L'ange de la mort est devant moi. Je suis attiré par la beauté de cet inconnu ! Cet homme est un mystère. Sa chevelure cache la moitié de son visage. Et pourtant, il reste parfait. Il est si beau, si majestueux, si divin ! Ses vêtements lui vont comme un gant. Ils sont froissés mais il reste impeccable. Cet homme est… Je ne peux pas le définir. Ma langue refuse de trouver un mot."
Les yeux verts de Harry continuèrent leur balade. Ses yeux fonctionnèrent comme une photocopieuse pour retenir tous les détails. Ces détails, il les gardera au plus profond de son cœur. Il refusait de le dire à voix haute. Ce sera un secret interdit. Sa bouche se referma lentement. Il remarqua plus tard qu'il venait de baver devant un total inconnu. Harry secoua la tête il continua son analyse. Ses yeux verts recherchèrent avidement toutes traces de peaux. Lorsqu'il en aperçut le nombril sur cette peau délicate il avait la sensation qu'il venait de perdre un neurone.
"Il est beau. C'est si cruel ! Est-ce que je suis au paradis ? Suis-je mort si violemment que je vois des illusions ? Suis-je devenu un fantôme ? Un esprit errant qui avait eu la chance de croiser une créature aussi magnifique. Suis-je en train de rêver ? Je vous en prie. Je ne veux pas me réveiller. Je me sens si bien. Je regarde cette peau si succulente. Elle est splendide. Que se passerait-il si je mordais cette peau ? Est-ce que je verrai la trace de mes dents ?"
Je ne sais pas si pour lui
Je pourrais tout quitter
Il aime rentrer dans ma tête
Je ne l'ai pas invité
Sa curiosité était piquée. Harry garda le silence en sachant qu'il ne suffirait pas de provoquer intentionnellement de la négativité chez l'inconnu. Cet inconnu se releva.
"Oh mon dieu ! Oh mon dieu ! Il est divin. Est-ce un ange qui vient de me frapper ? Je perds la tête. Quelle bouche."
Il était grand, mince, costaud et fort. Harry le trouvait époustouflant. Il voulait glisser sa main sur cette peau éblouissante, puis il voulait poser sa langue sur chaque partie de ce physique démentiel.
"Harry, ressaisis-toi ! Tu ne peux pas lécher un inconnu ! C'est tout simplement repoussant ! Même si j'ai la sensation que ma raison rationnelle vient de me quitter. Je suis seul face à lui. Je sens mon cœur battre rapidement. Est-ce que je suis en train de suer ? Mais ce n'est pas possible ! Je n'ai pas fait de sport. Je ne suis pas sportif en plus ! Qu'est-ce que je lui dis ? Harry, prends une grande respiration. Expire ! Respire ! Expire ! Respire ! Je panique !"
{…} Oh toi, es-tu homme parmi tant d'autres ?
Je te vois tu n'es pas prêt pour le mauvais tournant.
Mi amor, je vais te fais tomber amoureux
Tu vas adorer je sais que tu aimes les jeux dangereux
Je pourrais te hanter, ton cœur ne peut pas contrer
Ta tête va tourner si je te veux
Je t'aurai Señor dois-je t'appeler Majesté ?
Harry replia le col de sa veste en gloussant. Il se raidit une seconde en ayant la sensation qu'un regard froid fusillait son dos. Il n'avait pas tort. L'inconnu se tint droit devant lui. Celui-ci croisait les bras au moment même où sa panique venait de s'affaiblir. Harry, devait-il prétendre que rien ne s'était passé ? Et de continuer sa route ? Harry soupira bruyamment.
"Tu peux le faire. Surtout il faut montrer que tu es un homme sûr de lui !"
"Tu ne peux pas regarder où tu vas espèce de cinglé !"
"Et cette peau hâlée. Elle a l'air si douce et fragile. Je veux lécher ce corps pas avec mes yeux. Je veux utiliser ma langue. Est-ce qu'il vient de me parler ? Ou j'hallucine encore. Ses lèvres bougent mais je n'entends aucun son."
"Par… Pardon." S'excusa-t-il en bégayant. Cela ne faisait pas du tout parti du plan. Toute sa concentration qu'il avait concentrée sur un seul point venait littéralement de tomber dans le vide intersidéral. La confiance qu'il avait si fièrement acquise venait de prendre les voiles. Harry se trouvait dans un monde totalement différent qu'il ne put l'imaginer. Est-ce contradictoire de penser de cette manière. Il ne voulait pas paraître comme un vaniteux de seconde classe. Mais il n'allait pas se laisser faire aussi facilement. Harry était un adulte à présent il n'avait pas besoin de sa maman pour se défendre !
"Tu penses qu'un simple pardon va régler tout ce problème. Tu rêves beaucoup je n'ai pas l'intention de croiser les bras. Je veux des excuses sincères, gamin !"
Tu me mets dans un état bientôt je ne serai plus courtois.
Donne-toi en spectacle, s'il te plaît, fais-le pour moi
Dis pas qu'il est trop tard, depuis je n'ai pensé qu'à toi.
Señorita.
"Gamin ? Je ne suis plus un gamin depuis longtemps."
"Hey, je ne suis pas un gamin. Je suis un homme adulte comme n'importe quel homme adulte." Contra-t-il avec incertitude.
"Un adulte ? Impressionnant… Tu sais quoi je m'en tape. Je m'en fiche de qui tu es. J'attends toujours mes excuses. Je ne laisserai pas tomber l'affaire. Soit, tu dis "pardon" maintenant soit je te tabasse."
"Comment puis-je montrer que je suis sincère ? Il ne me croit pas et ça voit ! Je dois faire quelque chose."
"Je ne sais pas ce que je dois faire pour montrer que je suis purement sincère et que mon intention n'était pas de te… J'avais la tête dans les nuages et je ne faisais pas attention à ce que je faisais. Pour prouver que je dis la vérité je t'achète une glace. Alors ça te dit ?" Il tendit la main en souriant. Ses yeux verts croisèrent ceux qui étaient noirs. Il mordilla ses lèvres d'anticipation. L'envie de toucher cette peau délicate devint de plus en plus grand.
C'est tous les mêmes la tristesse et la vengeance ont noirci mon cœur
Un regard noir dans ses yeux clairs a réveillé ses peurs
Si je dansais avec lui pourrait-il résister ?
Le diable est de sortie ça lui donne des idées.
Je m'en flamme devant lui ça le fait hésiter
Inconsciemment il sait qu'il va y rester.
L'inconnu le fixa une seconde. Puis il accepta cette demande de paix en lui serrant la main. La main qui toucha la sienne était douce et charnue. Harry était aux anges. Est-ce qu'il rêvait ? Est-ce qu'il venait de mourir d'une crise cardiaque. Il tenait la main de cet homme, un homme qu'il ne connaissait pas, un homme qu'il commençait à apprécier. Est-ce qu'il devenait fou ? Son souffle se bloqua lorsqu'il croisa de nouveau ce regard noir. Que se passait-il ?
Il était si faible. Une faiblesse dont il ne comprenait pas la cause. Est-ce qu'il était tombé malade ? Avait-il mangé quelque chose de dégoût, ce serait la dernière fois qu'il mangera une recette de Ron !
"Je suis douteux. Malheureusement je suis aveugle depuis le début. Je suis sceptique alors que les faits sont juste ici. Je suis tombé amoureux de cet homme. Je suis tombé amoureux d'un homme que je ne connais pas. Je veux le connaître. Je veux le chérir comme je le fais avec mes plantes. Je lui donnerai à manger et à boire. Mais je veux le conserver rien que pour moi. Qu'est-ce ? Qu'est-ce qui me prend soudainement ? Je n'ai jamais réagi de cette manière ! Pourquoi je veux me coller contre cette peau ? Pourquoi je veux inspirer son parfum exubérant ! Je suis devenu fou. Je suis fou amoureux."
Oh ! Toi ! Es-tu un homme parmi tant d'autres ?
Je te vois tu n'es pas prêt pour un mauvais tournant.
Sa main refusait de lâcher prise. Il tenait fermement la main de cet homme. Il adressa un sourire penaud et baissa la tête pour éviter de croiser le regard de ce dernier. Harry se sentait si faible. Son cœur ouvrait les bras. Alors que ses espoirs demandèrent de l'aide. C'était injuste. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Il n'avait jamais senti ce sentiment. Il maudit son existence. Il haïssait Cupidon d'avoir tiré sa flèche sur lui. Il était enfermé à tout jamais contre lui-même !
Harry l'avait conduit vers une petite boutique de glacerie. Il commanda des smoothies : un à la banane et l'autre à la vanille. Harry n'était pas du genre à profiter d'une situation ; cependant lorsqu'il voyait une opportunité il savait quand il faut la saisir. Il utilisa cet incident pour récolter des informations le maximum possible. Il ne connaissait toujours pas le prénom de ce bel homme.
Mi amor, je vais te fais tomber amoureux
Tu vas adorer je sais que tu aimes les jeux dangereux
Je pourrais te hanter, ton cœur ne peut pas contrer
Ta tête va tourner si je te veux
Je t'aurai Señor dois-je t'appeler Majesté ?
"Je suis navré pour ce que j'ai fait. Je suis vraiment désolé. Je t'assure." Harry prit les deux cornets dans sa main et il offrit le deuxième. Ce dernier ne prit pas de temps pour déguster sa délicieuse glace offerte.
"Je ne veux plus t'entendre. J'aimerai savourer ma glace en silence !" Exigea-t-il en froidement, un ton intimidant qui faisait clairement comprendre à n'importe qui, qu'il n'appréciait pas les blagues. Harry rit faiblement.
"Ma tentative pour faire connaissance s'est mal déroulée. Je lui ai donné une mauvaise impression. Maintenant, il refuse de me regarder. Je suis si repoussant que ça !" Pensa Harry avec une mine déconfite.
"Je m'appelle Ha…"
"Tais-toi ! Je t'ai dit que je ne voulais pas t'entendre j'aimerai raffoler ma glace sans entendre ta bouche prononcer un seul mot !"
Harry hocha la tête avec défaite. Il se retourna la queue entre les jambes. Sa fierté n'était pas blessée. Mais son honneur était bafouillé. Il n'était pas capable de séduire une fille et de l'invité à dîner. Et là, même maintenant il vint d'échouer. Il n'était même pas capable de séduire un homme. Il traîna des pieds jusqu'à la sortie. Les épaules se baissèrent vers le bas. Il était pathétique !
En sortant du magasin il se rua vers sa boutique. Accablé par tant de souffrances, il ne vit pas les larmes qui s'écrasaient sur ses joues. Il ne fit pas attention aux autres personnes qui tentèrent de lui venir en aide. Il ne voulut qu'une seule chose : la sécurité de sa petite boutique. Il franchit la clôture. Il la ferma derrière lui. Il regarda ses magnifiques roses en tenant son cœur. Il avait mal au cœur. Son inquiétude atteignit des sommets. Il tomba près du saule-pleureur. Ses yeux se fermèrent avec tant de rigueur. Son empressement devenait frénétique. Il fut dévasté par tant de frayeurs qu'il sombra dans l'incertitude.
"Je suis malheureux. Je suis malchanceux. Je suis amoureux de lui. Est-ce que ces sentiments sont réciproques ? Ou suis-je le seul à souffrir en silence ? Oh, je vous en supplie, aidez-moi, je veux de l'aide ! Pourquoi personne n'entend mon chagrin et mes peines ? Je ne sais plus ce que je suis, ni ce que je dois faire, je suis perdu. J'ai besoin d'aide. Maman, Papa je veux entendre vos conseils." Hurla-t-il à pleins poumons en arrachant des étouffes d'herbe.
Ses pleurs furent écoutés par les oreilles d'un sourd. Voilà le côté triste de cette affaire ce fut l'ignorance et la solitude de ce jeune adulte. Il eut le cœur si lourd depuis cette terrible confrontation. Depuis cette révélation craintive, il était submergé par la tristesse qu'il n'eut plus la force de se relever. Harry tomba face contre terre. Les larmes coulèrent toujours sur ses joues. Il connut pour la première fois son tout premier chagrin !
Tu me mets dans un état bientôt je ne serai plus courtois.
Donne-toi en spectacle, s'il te plaît, fais-le pour moi
Dis pas qu'il est trop tard, depuis je n'ai pensé qu'à toi.
Une grande tristesse surgissait si soudainement une buée d'oxygènes quitta son corps mortel. En grognant il se gratta la gorge dans un besoin inespéré de retenir de l'air dans ses pauvres poumons, l'adrénaline s'associa à son désespoir. Un sentiment attristant lui cracha en plein visage. Harry se sentit si seul au monde. Personne n'entendit ses paroles affolées. Personne ne prit part de sa tristesse débordante. Il était seul contre ses sentiments angoissants. Il n'arrivait pas à respirer !
Les méthodes qu'il avait apprise au cours de yoga n'en servirent à rien. Il n'arrivait pas à se concentrer ce fut comme si son cerveau refusait de lui obéir. Ce fut si dure de comprendre une passerelle de son anatomie. Ses muscles furent si lourds il n'arrivait pas à se relever. Ses yeux se fermèrent alors qu'il tomba dans les pommes.
Après qu'il soit tombé dans les vapes, une mystérieuse graine tomba du ciel. Elle atterrit sur la pelouse. Ses racines se plantèrent dans le sol. La graine sibylline se cacha sous la terre. Ce fut à ce moment-là qu'une fleur céleste émergea du sol. Personne ne fut témoin de la floraison de cette fabuleuse fleur ; une fleur chimérique qui cacha un secret occulte…
À suivre dans un instant…
