Severus sursauta sur place. Il cracha dans l'évier le bain de bouche lorsqu'il entendit la sonnerie. Il rangea son dentifrice et sa brousse à dent dans un gobelet. Il prit une serviette pour sécher la mousse qui coulait sur le coin de ses lèvres. Il appliqua sa pommade sur ses joues. Puis il accrocha la serviette sur un clou.

"Je me demande qui cela peut-il bien être ? Je n'ai rien commandé. Nathalie a un jour de congé aujourd'hui."

Severus enfila son sous-vêtement et il accrocha une autre serviette autour de ses hanches. Il ouvrit la porte lentement. Une boîte en velours noir et argenté attira son regard. Elle possédait un nœud de papillon sur le dessus. Un autocollant en forme de fleur était posé sur la surface plate de la boîte.

"Une boîte ? Ce n'est pas encore noël. Ce n'est pas non plus mon anniversaire. Ça ne peut s'être qu'un piège !" Pensa-t-il en hochant la tête en plissant les yeux.

Un sourire sournois s'étala sur son visage. Un masque impassible impénétrable se colla sur sa figure.

"Qui est l'imbécile qui pense que je me ferai avoir comme un débutant. Je ne suis pas né de la dernière lune. Je suis un homme fort, moi. Je suis un homme qui sait reconnaître les défauts dans chaque perceptible, moi. Je suis un homme remarquable, moi. Ce n'est pas une boîte venue de nulle part qui me fera peur."

Il s'agenouilla près de la boîte en s'apprêtant à la prendre dans ses bras.

"Non c'est trop facile. J'aperçois aucun danger. Mais je ne dois pas baisser ma garde le danger peut apparaître en un clin d'œil. Je n'entends pas de bruit. Donc ce n'est pas une bombe nocive. Il sera plus prudent d'appeler des renforts et de faire des enquêtes approfondies."

Severus ouvrit une boîte qui contenait des gants chirurgicaux. Il les mit. Puis il prit la boîte suspecte dans ses bras. En la posant sur son bureau il appela son troisième secrétaire.

Quirinus Quirrell arriva dans sa chambre sans perdre une seconde il prit la boîte qui causait autant de problème. Puis il suivit Severus sans faire de bruit. Severus monta dans sa limousine, poursuivit de près part Quirinus qui gloussait nerveusement. Le novice détourna le regard de son supérieur. Il baissa ses yeux sur le sol. Il ne voulait pas attirer l'attention sur sa pauvre personne.

Severus posa sa main sur son genou en feignant l'ennuie alors qu'en vérité il surveillait la réaction de son employé. En voyant ce dernier se tortiller inconfortablement sur place il sourit sournoisement. Il savait que Quirrell avait peur de se tenir devant lui. Severus était un homme cruel. Il savait jouer avec les nerfs de ses victimes. Le silence et l'inconfort jouèrent en ses faveurs en quelques minutes son salarier tremblera d'effroi.

Severus détestait une chose ce fut les espions. Les espions furent des pierres qui génèrent son entreprise. Il n'eut pas le temps de faire attention à leur zizanie. Il avait une entreprise à maintenir dans l'ordre. Les espions furent des pacotilles, des insectes, des légumes qu'il put rejeter en un clin d'œil. Il n'avait pas le temps à perdre pour ses imbéciles qui se pensent invisibles. En serrant les dents il masqua son visage d'un sombre regard. Quirinus avait assisté à ce changement de comportement dans un silence tendu sans protester. Il sursauta sur place en voyant le regard meurtrier de son employeur.

"Il sait ce que j'ai fait. Il sait que j'ai fait une chose grave. Je vais mourir je le sens. Je n'aurai pas dû fouiner dans ses affaires. De tout façon je n'ai rien trouvé d'intéressant. Je vais mourir sans savoir quoi que ce soit. Je suis un horrible photographe criminel indépendant. Je ne suis même pas capable de me cacher correctement sans me faire avoir. Je me demande ce qu'il va se passer maintenant."

Severus se baissa pour ouvrit un compartiment secret sous la table basse. Il sortit une boîte de jus d'orange de la marque Super U puis il prit deux verres qu'il posa sur sa table. Lorsque la limousine contourna un bâtiment Severus perdit sa façade du riche playboy milliardaire. Son sourire s'accentua il devenait de plus en plus cruel voir diabolique. Quirinus blêmit en comprenant la situation tardivement. Il vit son patron se transformer en un démon. L'homme qu'il connaissait. L'homme qu'il décrivait comme impassible, platonique et antisocial devint un meurtrier connu, un sociopathe de la pire espèce et un mégalomane.

"Je suis mort ! Mort ! Je serais vraiment chanceux si je sortais vivant de cette rencontre." Cependant il savait que ce ne fut qu'une question de temps avant de toucher la fin : la fin de sa vie !

"Calme-toi ! La limousine roule toujours. Tu as toujours le temps de planifier un plan de secours pour t'enfuir et quitter cette ville pour toujours."

"Patron ! Nous arrivons bientôt !" Prévint le chauffeur de la limousine en criant fortement, totalement inconscient qu'il venait de donner une mauvaise nouvelle.

"Sacrebleu ! Tant pis pour le plan. Je sais je vais sauter de la voiture. Je vais juste croiser les doigts que je ne me fracasse pas un os ou deux."

"Nous traversons le pont. La route devient étroite. Accrochez-vous à vos ceintures !" Hurla une seconde fois le chauffeur de cette maudite limousine. Quirinus retint à peine de laisser échapper un gémissement misérable lorsqu'il entendit la deuxième mauvaise nouvelle. Il ne pouvait pas sauter de la voiture. Il ne savait pas du tout si ce pont se tenait au beau milieu d'une mer ou d'un ravin infesté par des alligators. Il fit tout son possible pour garder un masque d'indifférence mais la peur commençait à prendre le dessus. Cette fois-ci il balança son courage par la fenêtre la plus proche en reconnaissant qu'il n'avait probablement plus de moyen pour s'en sortir indemne !

"Peut-être que si je poussais le chauffeur suffisamment fort et que je prends le contrôle de la limousine. Je pourrais m'enfuir d'ici vivant ! C'est risqué ! Mais je ferai pratiquement tout mon possible pour vivre !"

Quand la limousine s'arrêta. Il ne savait pas s'il devait s'être soulagé ou apeuré de ce qu'il allait se passer juste ensuite. Lorsque la porte s'ouvrit il avait la sensation que ce fut comme si le paradis ou l'enfer venait d'ouvrir leurs portes. Sans perdre une seule seconde le secrétaire fonça vers la porte en tenant toujours le cadeau dans ses bras. Il s'apprêta à assommer le garde et le chauffeur mais il se retrouva devant une montagne de muscles.

Quirinus recula juste à temps pour éviter la collision. Cependant il n'anticipa pas la deuxième personne qui bloqua son chemin. En une seule seconde sa face se retrouva sur le sol. Ses mains furent tirées derrière son dos. Il sentit quelque chose de froid se refermer contre sa peau. Il trembla de peur en sachant ce que ce fut. Il lui en mit des paires de menotte. Il ne pouvait plus résister.

"Je savais il était au courant de ma traîtrise. À la fin de cette journée je serai mort sans aucun doute." Ils relevèrent sa tête. Ses yeux grisâtres rencontrèrent les yeux sombres de son patron.

"Ben, alors tu nous quittes déjà. Je pensais que tu voulais participer à la danse. Ce n'est pas bien d'abandonner quelqu'un." Dit Severus froidement. Instantanément la peur de Quirinus redevint décuplée. Le chauffeur et le garde du corps bloqua l'espace empêchant toutes fuites. La température semblait devenir glaciale. Ils savaient tous qu'ils ne regardèrent plus le simple milliardaire français qui cotisait pour les organisations caritatives. Non. En face d'eux se tint le seigneur du crime le plus craint de la France. Un seigneur criminel qui contrôlait toutes les organisations criminelles françaises au bout de ses doigts.

"Ne joue pas avec le feu dit-on. Je suis le feu, Quirinus, et toi tu es l'enfant. Sais-tu ce qu'il se passe quand on s'approche trop du feu ? On se brûle. Et quand on brûle on souffre." Lorsqu'il termina de parler. Les yeux de Severus lancèrent des regards furieux à son troisième secrétaire ; ses poings se refermèrent et devinrent blancs. Quirinus réprima un frisson devant la pure intention meurtrière dans le regard de l'autre homme.

"Et si nous reprenons notre discussion dans un endroit privé." C'était tout ce que le mafieux dit. Quirinus fut conduit vers l'entrepôt numéro cinq. Ce dernier se débattit en hurlant comme un animal enragé. Il repoussa tant bien que de mal les autres gardes du corps qui vinrent prendre la relève. Severus se contenta de les suivre en ignorant littéralement les cris du secrétaire qui devenaient de plus en plus forts à mesure qu'il s'approchait de sa future taule !

Cependant il s'arrêta en se souvenant de quelque chose. Severus se retourna lentement. Il vit la boîte de cadeau sur le sol. Ce dernier fut impeccable malgré ce qu'il venait de se passer. Furieux et harassé, le seigneur du crime marcha à pas rapides vers un autre entrepôt en tenant le cadeau dans ses mains.

"Quels ignobles et prétentieux imbéciles !" Fulmina-t-il intérieurement.

L'envie de frapper une personne ou de trouer le crâne de quelqu'un en implantant une balle dans sa tête devant de plus en plus tentant. Il venait de terminer de se doucher en utilisant son savon préféré parfumé à la banane. Après avoir subis une longue conférence de presse au sujet de la construction d'une toute nouvelle orphelinat. Un concierge n'a rien eu d'autre à faire que de chavirer sa boisson chaude sur son entrejambe. La chaleur de son capuccino lui fit monter les larmes aux yeux. Pour ajouter encore plus dans son embarras le concierge avait pris un mouchoir pour essuyer la tâche qui se formait sur son pantalon, appliquant une douce pression sur son membre.

Il avait été horrifié d'apprendre – de sa propre conscience – qu'il avait apprécié ce petit malentendu. Severus avait bien sûr cherché un moyen de se débarrasser du problème principal. Il avait conduit le concierge dans un placard à balais avant de lui tirer entre les deux yeux.

Personne !

Avec un grognement bestial il se déchaîna sur le cadavre en tirant à plusieurs reprises des balles à plombs. Il vida complètement son chargeur. Il déversa sa colère comme un animal féroce.

Personne n'avait le droit de le toucher !

Personne n'avait le droit de poser leurs petits doigts sur sa peau toute douce.

Personne !

Lorsqu'il quitta le placard à balais il fut saisi de regrets.

Pas pour avoir tué ce sale type. Non ! Il n'aura jamais de regret pour tuer une personne. Juste qu'il voulait prendre son temps pour savourer la douleur de l'autre homme avant de mettre fin à ses jours.

Après avoir ordonné à ses hommes d'enfermer le traître dans l'entrepôt numéro cinq. Severus remonta dans la limousine pour rentrer dans son appartement il avait des rapports et des papiers qu'il devait signer. Lorsqu'il se trouvait devant la porte de chêne massif qui refermait l'entrée de ses quartiers. Il entra prestement en se dirigeant vers la salle de bain encore une fois. Pour retirer la crasse et la poussière encore une fois. Il déboutonna sa veste.

Il décida de prendre son temps. Il était déjà vingt heures. Il n'avait pas de rendez-vous. À la bonne heure ! Severus entra gracieusement dans la cabine de douche puis il tourna le bouton d'eau chaude. Il fit couleur du shampooing – qui sentait cette fois-ci la fraise, son préféré – au creux de sa main puis il commença à masser son cuir chevelu, en faisant mousser le liquide parfumé. Ses cheveux étaient gras. Il n'aimait pas que ses mèches soient comme ça. À cause des évènements récents il n'a pas eu d'occasion de prendre soin de sa chevelure. Il décida de valoriser ce petit moment pour prendre soin de son corps.

L'eau chaude détendait ses muscles endoloris et l'odeur accueillante qui s'en dégageait de son gel de douche l'apaisait tout en le revigorant. Severus n'utilisait pas de gant de toilette. Il aimait comme Harry – mais quelle coïncidence – sentir ses mains sur sa peau. Ses mains douces et mousseuses erraient sur son corps, volubiles et légères nettoyant et relaxant. Il se sentait si… bien, si… détendu… Ah ! La belle vie, quoi !

Il se sentait si reposé sous le jet puissant de l'eau chaude. Severus aimait l'eau. Il trouvait cet élément naturel sensuel et lorsque sa main s'égara entre ses cuisses fines il ne put s'empêcher de caresser sa chair sensible pour soulager la tension douloureuse. Severus n'était pas une personne qui s'intéressait au sexe. D'ailleurs il ne regardait pas beaucoup de pornographies durant sa jeunesse et jusqu'à aujourd'hui non plus. Lorsqu'il était à l'université les autres le considérèrent souvent comme une personne asexuelle. Cependant il lui arriva de se donner du plaisir. Il restait une personne tout de même.

Alors qu'une main s'agrippa à la barre métallique fixant le pommeau de douche, l'autre se glissa sur son membre qui commençait à être dure et gonflé. Il gémit de plaisir en fermant les yeux, ne rêvant rien en particulier. Les doigts agiles de l'homme se glissèrent de plus en plus vite sur sa virilité dressée et vibrante. Sans prévenir, une vague de plaisir se déversa dans son corps, le faisant s'arquer brutalement. Il laissa échapper son plaisir sur le mur en face de lui. Il nettoya son gâchis avec une mine rechignée.

Les cheveux secs et huilés, vêtu d'un peignoir noir tout propre Severus entra à l'intérieur de sa chambre où il se prépara à s'endormir. Severus prit son ordinateur portable en notant ce qu'il venait de faire aujourd'hui et corrigeant méthodiquement son emploie du temps du lendemain matin. Severus s'installa sur son lit en rassemblant des parchemins qu'il s'apprêtait à lire toute la nuit. Lorsqu'il vit – encore une fois – la petite boîte en velours noir et argenté sur son oreiller.

En soupirant de lassitude il prit la boîte de ses cauchemars alors qu'il l'approchait de son oreille. Il n'entendit aucun bruit. Donc ce ne fut pas une bombe. Son nez ne capta pas des effluves toxiques. Cela ne put pas s'être du poison. Les yeux ronds – aussi gros que des sous-coupes volantes – l'homme porta la boîte à la hauteur de ses yeux.

Oui. Oui. Ce fut bien de là que vint toute cette agitation de cette maudite boîte. Severus ouvrit lentement la boîte en s'attendant à voir un misérable piège ou que quelque chose lui sauta à la tête. Mais ce qu'il vit à l'intérieur, lui rendit perplexe et sans voix. À l'intérieur de la boîte il y avait un livre de contes de fées et une plante incongrue. Elle ne ressemblait à aucune autre plante qu'il connaissait. Elle était magnifique. Il n'y avait aucun mot pour le décrire. Il ne savait pas comment exprimer la beauté de cette beauté incommensurable.

En touchant les pétales de la fleur il se raidit sur place. La douceur des pétales fut hors du commun presque inimaginables. C'étaient si doux que ce fut impossible de distinguer la qualité charmante. Severus renifla l'odeur qui attira son attention. Ce fut si succulent qu'il ne put imaginer l'odeur de cette charmante fleure. Il décida de découvrir quel genre de fleur il vint de toucher ; et à la seconde que cette pensée lui traversa à l'esprit. Il sauta sur l'occasion pour demander de l'aide.

Ce petit malin, fougueux comme un lion il connaissait déjà la personne parfaite. Il prit son téléphone portable et il appuya sur contact. Il toucha le premier bouton qui montra la photo d'une femme. Il appuya sur le bouton vert. Quelques minutes plus tard, une voix froide retentit de l'autre côté du fils. Severus sentit un frisson lui parcourir le dos lorsqu'il entendit la voix tonitruante de sa fidèle secrétaire. Il entendit de la musique qui vibrait. Il se demandait si elle était à quelques pas d'une boîte de nuit. Il eut un haut-le-corps. Cette femme était si efficace pour son propre bien. Il grimaça d'agacement. Il voulait tellement qu'elle soit là.

Il savait que ce n'était pas la première fois qu'il recevait des lettres d'admirateurs. La plupart du temps il se contentait de jeter les cadeaux à la poubelle. Il ne prêtait pas attention aux cœurs brisés. Il n'avait pas le temps de s'occuper de ce genre de connerie. Il fut un homme occupé. Le temps fut de l'argent ; l'argent ce fut de l'or. L'or conduisait vers la victoire. Une victoire qu'il avait refusée de s'en débarrasser aussi facilement.

Severus ne prit pas en compte les commérages qu'il avait entendus dans les rues. Il s'en ficha complètement de ce que les gens pensaient de lui. Selon ses convictions l'argent achetait le bonheur et tous les tralalas de la vie. Il fut l'homme le plus riche de la France ! Il versait un peu de pognons par-ci et par-là les gendarmes ne mirent plus leur nez dans ses affaires. Lorsqu'il donna des généreuses récompenses les juges fermèrent les yeux. Les femmes et les hommes qui traînèrent dans les rues, une seule bouffée de ce papier miraculeux pouvait les rendre complètement fous ! Severus connaissait une chose : la loi de l'argent ! Fais-le ou tais-toi ! Voilà ceci ce fut la loi qui contrôla n'importe qui.

Il eut le souffle coupé. Il entendit la respiration de Nathalie. Une profonde respiration, toujours la même, une note assourdissante en deuxième plan. Comme d'habitude cette dernière s'adressa avec respect, son ton refléta son professionnalisme. En un clin d'œil cette secrétaire dilettantisme fut passée de l'amateurisme au professionnalisme de qualité. Severus sourit de façon narquoise. Il adora la soumission. C'était un maniaque du contrôle.

"Salutation mon seigneur, fit-elle avec déférence ce fut un signe de respect, que puis-je faire pour toi ?" Demanda-t-elle aimablement son ton indiquait qu'elle respecterait sans hésiter ses volontés. Le sourire de Severus s'agrandit sardoniquement. Un plan vicieux se forma dans son esprit dérangé.

"Salut Nathalie j'espère que je ne dérange pas." Personnellement il s'en tapait complètement s'il venait d'appeler à l'improvise. Il ne voulait tout simplement pas paraître mal-élevé. S'il le fallait il continuerait de l'appeler autant de fois qu'il le désirait juste pour faire comprendre qui était le patron dans cette affaire. En entendant la femme glousser. Il sut tout de suite que cette dernière comprenait sa manière de penser. "J'avais besoin de ton aide pour résoudre un problème."

"Est-ce que tu es blessé, mon seigneur ?" L'inquiétude de cette femme était tellement succulente. Cependant la seule chose qu'il lui vint à l'esprit était de l'agacement. Il n'avait pas le temps pour ces sentiments futiles. Il voulait des réponses. Des réponses ! Tout de suite !

"Ma santé ne fait pas partie de ta liste de tâches à ce que je sache. Je te préviens. Tu as intérêt à écouter mes paroles et de répondre à mes questions. Est-ce que c'est clair ? Ou faut-il, que je te vire pour que tu comprennes la leçon ?" Avertit Severus sombrement un sourire diabolique s'afficha sur son visage. Il savait qu'il venait de toucher une corde sensible. Il savait que sa secrétaire avait désespérément besoin de ce travail pour subvenir aux besoins de ses deux enfants. Comment s'appellent-ils ? Nathalie ? Élodie ?

Bref…

Reprenons où nous nous sommes arrêtés.

Severus expliqua sa situation minutieusement. Il parla lentement tantôt sa secrétaire écrivait frénétiquement ce que son patron lui disait. Avec précaution son stylo forma les mots soigneusement sans faire une seule faute d'orthographe. Elle ne lui demanda pas de répéter. En relisant ses notes elle donna sa conclusion de sa petite analyse.

"Mon seigneur, la fleur que tu as tenue dans les mains s'appelle une tulipe, elle représente un amour éternel et un engagement sincère." Expliqua-t-elle prudemment. Severus hocha la tête en se pinçant le front. Il avait deviné ce que cela représentait cette fleur mais il voulait juste s'assurer qu'il ne se trompait pas dans ses analyses. Apparemment il ne s'était pas du tout trompé. Il ne savait pas ce qu'il devait ressentir. Est-ce qu'il devait être heureux ou malheureux ? Encore un pot de colle métaphoriquement humanisé le poursuivit une nouvelle fois.

Severus eut un emploi du temps surchargé. Il n'avait pas le temps de se préoccuper de sa vie amoureuse. Il détestait l'amour. Il n'aimait pas tomber amoureux. L'amour fit peur ! Est-ce qu'il devenait étourdi ? La pièce bougeait inconfortablement. Il voyait son lit en double. Est-ce qu'il rêvait encore une fois ? Il entendit le son de sa respiration. Elle était anormalement forte. Est-ce qu'il paniqua ? Sottise ! Sa tête tournait dans tous les sens. Il agrippa fermement une poutre en secouant la tête pour reprendre ses esprits.

Il n'avait même pas remarqué qu'il avait totalement ignoré les appelles désespérées de sa secrétaire. Il la rassura en utilisant sa langue d'argent pour inventer un petit mensonge. Ensuite il raccrocha rapidement. Son cœur battait si fort. Sa respiration fut courte qu'il y eut peur qu'il ne tombât dans les pommes. Ses yeux noirs se posèrent sur la source de ses problèmes.

Oh ! Oui ! Oui ! Ce fut bien de là que venait ce tracas énervant de cette belle fleur posée sur ce bureau chic. Puis il vit à côté de cette fleur une lettre qu'il n'avait pas reconnue depuis le début. Severus fixa la lettre, perplexe et désarçonné, pendant quelques minutes encore en se posant des dizaines de questions. Est-ce vraiment pour lui ? La Saint-Valentin ne débutait que la semaine prochaine et pourtant… ? Qu'est-ce que cette petite lettre avait de particulier ? Elle était comme les autres lettres.

La plupart des personnes qui veulent le courtiser ne voulurent que de son argent et de sa gloire. Il s'en fichait royalement de son véritable lui. La dernière fois qu'il avait acceptée une union amoureuse sa compagne s'était tout de suite précipitée vers le poste de polices le plus proche pour le dénoncer dans l'espoir d'empocher toutes ses économies. Il fallait le comprendre. De son point de vue l'amour n'était qu'un obstacle dans son travail. Il était un seigneur du crime, le plus redoutable et le plus rusé, personne n'arrivait à sa cheville. Severus dut garder les façades en place même s'il dut mettre de côté le loisir d'aimer et de se faire aimer par quelqu'un.

Et pourtant il fut toujours indécis du sort de cette lettre. Est-ce une mauvaise plaisanterie ? Quelqu'un essayait-il de se moquer de lui ?

Severus plissa les yeux jusqu'à ce qu'ils ne s'obscurcissent et qu'ils ne deviennent qu'une fine fente sombre. Armé de courage, il prit la décision : il déplia la lettre. Il commença à lire les lignes tracées d'une écriture fine, légèrement italique qui lui fut totalement inconnue.

Mon cher Severus.

J'espère sincèrement que tu me pardonneras pour cette familiarité.

Néanmoins dans mes profondes pensées, dans mon cœur et dans mon âme.

Tu es la plus belle fleur que je n'ai jamais vue. J'aimerai te citer un poème de ma conception.

Pour exprimer ouvertement l'amour que je ressens pour toi mon bien-aimé.

Lis ce poème qui exprime mon amour infini :

Dans les méandres de l'amour, un poème triste se dessine.

Où les fleurs fanées évoquent nos peines clandestines :

Des vers mélancoliques, des échos de douleur.

Je peindrai notre histoire d'amour empreint de malheur.

Comme des roses délaissées, nos cœurs se flétrissent.

Leurs pétales fanés témoignent de nos tourments.

Dans ce jardin d'épines, nos sentiments s'assombrissent

Et nos étreintes se transforment en chagrins déchirants.

Comme des chardons épineux, notre amour est douloureux

Ses épines piquantes nous blessent à chaque étreinte.

Dans cette danse cruelle nos âmes s'enchevêtrent, malheureux,

Et nos rêves d'amour se heurtent à la réalité éteinte.

Les fleurs fanés, témoins, silencieux de notre tristesse

Révèlent les écueils qui hantent notre chemin

Dans nos yeux, des larmes, symboles de notre détresse.

Et nos mots d'amour se perdent dans un éternel chagrin.

Ainsi notre amour est un jardin abandonné

Où les fleurs fanées reflètent notre désarroi.

Dans ce poème triste, nos cœurs sont éplorés

Et notre histoire d'amour se teinte d'un sombre émoi.

Voici la force de mon amour. Tu ne sais pas à quel point j'ai eu si peur.

J'ai eu si peur que tu lises cette lettre. C'est comme si je te donnais la clef pour ouvrir mon jardin secret.

Je ne suis pas encore prêt de faire ce sacrifice. Mais je sais que le moment viendra où je devrais faire le grand saut. Dès que je t'ai croisé. Notre chemin s'est entremêlé. Je ne pouvais pas résister à ta beauté et à ta grandeur. Ne prends pas cette lettre comme une erreur ou une plaisanterie car ce n'est ni l'un ni l'autre. C'est l'ouverture de mon cœur et de mon esprit. Je suis sincère je livre mes vrais sentiments.

Je veux connaître pas l'homme que je vois sur les écrans. Mais le vrai qui se cache derrière ce masque. Je veux ton vrai moi. Je veux glisser mon parfum et te marquer comme le mien. Cependant je sais que je dois gagner ton corps. Ce ne sera pas facile. Mais je sais que je suis un homme patient. J'attendrai.

J'entends ta voix froide piquer comme une épine ça fait terriblement mal lorsque tu me balances tes insultes. Elle perfore comme une punaise mes défenses elle creuse, creuse, creuse un trou dans ma poitrine. Tes yeux emprisonnèrent mon cœur comme une Venus mangeuse d'hommes lorsqu'ils croisèrent les miens. Je veux être auprès de toi jusqu'à la fin de ma vie et que nous vivons selon l'amor ceo est beste salvage e amor vincit omnia.

Je t'en supplie. Ne jette pas cette preuve d'amour. Mon cœur fragile se brisera en mille morceaux. Je t'enverrais une autre lettre pour que tu saches que je pense réellement à toi. Je t'aime de tout mon amour.

Anonyme.

Severus se posait des dizaines de questions mais il ne trouva aucune réponse qui pourrait le satisfaire. Il se demandait qui avait eu le culot de lui écrire ses mots sur ce chiffon. C'était obligatoirement une personne rusée car il avait imprimé sa lettre pour éviter qu'il ne puisse savoir la véritable écriture du propriétaire. L'écriture avait été falsifiée à l'aide d'un ordinateur portable de Windows 11. Il soupira de soulagement à l'idée que ce n'était pas un enfant qui venait de lui écrire cette lettre. Il ne voulait pas finir pour un pervers. Il soupira de nouveau en se disant que ce ne serait jamais le livreur de pizza. Après tout il commandait toujours sa pizza dans différente pizzéria.

Mais qui ?

Était-ce un harceleur ou une harceleuse ?

Non ! Ce fut impossible il avait éliminé ces incestes le mois dernier.

Serait-ce un employé ? Femme ou homme ?

Severus frissonna. Non ! Pas une femme. Beuurrrkkkk !

Enhardi il tourna en rond dans sa chambre puis il utilisa la déchiqueteuse de son bureau pour mettre en miettes ce papier – ce qui pourrait être qu'une cruelle plaisanterie. Severus ne prit pas son temps pour se recoucher il en avait assez de s'occuper de ce genre de chose.

Et ce fut un autre jour. Sans qu'il ne se doutât de quelque chose l'impossible – qu'il pensa – se produisit. Il s'agissait d'une petite enveloppe attachée à un bouquet de roses rouges qui n'attendait que lui pour être lu. Severus fixait le petit morceau de papier comme un homme hypnotisé. Il se reprit rapidement il la prit dans ses mains et la mit dans la poubelle de suite sans la lire. Quelqu'un s'en prenait à lui. Cette personne essayait de lui faire une mauvaise blague. Une blague cruelle qu'il ne trouvait pas drôle. Personne ne pouvait s'intéresser à lui. Il voulait que son porte-monnaie, ses six résidences, sa photo sur les magazines.

Il venait de jeter la première et la deuxième lettre. Il pensait que ce serait suffisant. Le propriétaire allait sûrement l'abandonner et le rejeter juste ensuite. Il avait songé des milliers de façons comment ce genre de chose allait se finir. Mais il n'avait jamais pu d'écrire cette fin. Et la semaine qui passa. Il trouva encore une autre lettre devant sa porte avec une simple rose blanche solidaire.

Le chef de la mafia française voulait faire la même chose avec celle-ci mais il laissa son instinct le remporter. Il avait ouvert l'enveloppe avec violence et en avait arraché vivement son contenu. Ne prenant apparemment pas la peine de se nettoyer les mains qui étaient tachées de sang frais. Et maintenant, la lettre pliée en quatre dans sa main. Il ne bougea plus. La respiration difficile il fixait le papier avec un regard à la fois apeuré et rempli de rage. Le sang souilla le premier mot.

Il s'en voulut tout de suite pour ses réactions. Sa raison lui criait de jeter la lettre au feu et de ne plus y penser mais quelque chose de plus fort que sa volonté l'en empêchait et ce fut cette force qui le poussa à la lire.

Mon étrange amour,

Dans les méandres sombres de mon âme tourmentée fleurit une passion inquiétante à ton égard. Telle une fleur vénéneuse ta présence exerce sur moi une attraction magique mêlant douceur et danger. Comme une rose noire tes charmes mystérieux éveillent en moi des désirs insatiables, des pulsions dévorantes. Tes pétales délicats cachent les épines acérées de ta nature énigmatique, une beauté à la fois envoûtante et dangereuse.

Mes pensées pour toi sont comme des lianes épineuses qui s'enroulent autour de mon esprit me capturant dans un étau d'obsession. Je deviens fou mon amour. Je suis fou d'amour. Est-ce que c'est possible de devenir fou pour une seule personne ? Est-ce de l'amour ? Ou de la luxure ? Je ne comprends pas ce que je ressens. Mon esprit me joue des tours. Je suis prêt à répandre le parfum enivrant de la folie pour te garder près de moi pour te posséder dans les replis ténébreux de ma réalité déviante.

Chaque battement de mon cœur est une pulsation de désir. Une symphonie macabre qui résonne dans les recoins les plus farfelus de mon être. Je veux arracher ton cœur et le garder près du mien. Mon amour pour toi est tellement tordu, imprévisible, comme les pétales d'une fleur qui se fanent et se régénèrent dans un cycle infernal.

Je suis prêt à tout effeuiller pour toi, mon amour vénéneux. Je pourrais semer des graines de mensonges et de manipulation pour te garder prisonnière de mon jardin macabre pour te voir faner à mes côtés dans l'obscurité de mes désirs les plus fous.

Je suis prêt à sacrifier ma propre existence pour ton bonheur. Je pourrais me piquer de tes épines empoisonnées. Laisser ton poison mortel couler dans mes veines pour raccourcir mon espérance de vie. Je suis prêt à devenir le monstre que tu convoites.

Avec adoration,

Z Boss.

Severus haleta encore ses mains salissaient encore plus la lettre. Sa vision fut floue. Il s'assit sur le fauteuil le plus proche et se força à respirer profondément en essayant de reprendre le contrôle de son cœur. De sa manche il essuya son front moite et inspira une grande bouffée d'air puis expira aussi calmement qu'il pût.

Cette lettre était différente des autres pour une raison qu'il ne parvient pas à expliquer. Elle avait un côté obscur qui cachait un sombre secret.

"Qui est-il ?" Se murmura-t-il pour lui-même dans le silence glacé de ses appartements. Il reposa sa tête sur le haut dossier du fauteuil et ferma les yeux.

"Je suis prêt à sacrifier ma propre existence pour ton bonheur. Je pourrais me piquer de tes épines empoisonnées." Personne n'avait voulu sacrifier quoi que ce soit pour lui. Severus avait sacrifié beaucoup de chose dans sa vie pour accomplir son rêve. Il avait finalement réussi à détrôner son prédécesseur. Ce fut un coup de maître. Severus était ravis de sa nouvelle vie. Il était le chef de la plus grande organisation criminelle française. Commettait-il des crimes, comme le viol, la vente d'esclave, la vente d'organe inégale ? Oui. Il en était si fier. Son organisation prospérait depuis des ans. Ses ennemis furent anéantis à la seconde qu'il entendît parler. Malgré tout il connaissait aucune personne qui serait capable de donner sa vie juste par amour.

Il ne connaissait pas qui était cet inconnu. Mais il se promit de trouver son identité.

À suivre dans un instant…