Depuis cette première lettre Severus recevait continuellement des lettres de ce même expéditeur. Parfois il ne recevait aucune lettre à la place il avait des cadeaux. Les lettres étaient généralement longues qu'elles faisaient une demi-page. Ces lettres… ou étaient-ce les siennes furent remplies de mots d'amour et des louanges magnifiques. C'étaient des mots qu'il ne connaissait pas le sens. Il avait connu et vu des choses horribles.

Quand il fut grand, à l'âge de dix-neuf ans, il avait commencé à monter sa propre entreprise. Il avait travaillé durement pour gagner la gloire et la popularité. Il n'avait pas l'occasion de se reposer une seule fois. La mort du père fut le bienvenu pour gagner encore plus de prestige. Il avait usé de ses talents d'orateurs et de son lien de sang pour hériter de l'entreprise de Tobias Rogue. Il avait changé le décor, puis il avait agrandi l'enseigne de l'entrée principale. Il avait pensé que ce serait dur de gérer une entreprise. En vérité ce ne fut qu'un jeu d'enfant.

C'était tellement amusant de manipuler ses aristocrates et ses familles riches. D'un coup de main il pouvait les rabaisser sans faire le moindre effort. Une petite menace et un coup de fusil entre les yeux rendraient même l'homme le plus courageux un vrai pleureux. Bien sûr il y avait la paperasse qu'il avait signée. Ce fut une question de prestige et de bien faire. Cela fit un moment qu'il n'était pas parti sur le terrain. Alors lorsqu'un seigneur du crime de sa catégorie fut victime de tant de cadeaux. C'était une chose que vous pourriez d'écrire d'inhabituelle.

Habituellement les cadeaux qu'il avait reçus se composèrent en deux catégories : dans un côté il y avait les fleurs qu'il avait regroupées dans son vase et de l'autre il y avait des carnets à croquis vides. Ces carnets étaient d'ailleurs très utiles pour faire des prises de notes. Les réunions qu'il se tapait tout le temps au cours de son travail étaient épuisantes. À la minute même que ce fut l'heure de la pause déjeuner. Severus profita de se reposer.

Les bureaucrates étaient des êtres vicieux qui ne pensèrent qu'aux jeux sans se plaindre des tâches ménagères. Ils s'occupèrent de leurs petits plaisirs. Ce fut impossible de ne pas foncer les sourcils lorsqu'il était près d'eux ! Severus sut une chose que c'étaient des gens à histoire qui racontèrent que des salades. Afin d'éviter un mal de tête il fit de son mieux pour les écarter de son chemin. Ce n'était pas correct. Mais il s'en fichait complètement.

Sa voix froide suffisait à rendre même les plus hardis à se comporter comme un caniche. Toutefois au cours de la journée il remarqua quelque chose qui lui donna des maux à l'estomac. Ce fut cette sensation de se sentir constamment observée. Est-ce qu'il se trompa ? Est-ce qu'il voyait dans le noir ? Non ! Il n'hallucinait pas ! Ce sentiment d'impuissance lui suivit comme une ombre. Il essaya de l'oublier. Mais en vain, ce fut clair, que ce genre de chose le poursuivit sans s'arrêter.

Severus détesta par-dessus tout ce fut de perdre le contrôle. Il eut horreur de se sentir si vulnérable. En sortant du grand bâtiment de son entreprise il contourna un lampadaire qui se tenait au milieu de la file. Il fredonna un son mélodieux. Il feignit de ne pas savoir qu'il se faisait pourchasser par quelqu'un. Qui que ce soit cette personne n'était pas astucieuse.

Severus entra dans une ruelle sombre. Il longea les couloirs en évitant de toucher les murs. Il ne voulait pas salir ses linges de qualités. Empochant son poignard il se glissa dans l'ombre comme un prédateur qui n'attendait que sa proie. Il vit une nouvelle silhouette qui se balançait dans la sombre ruelle. En tenant son poignard fermement il sauta à l'action. Ses mains passèrent sous les aisselles de l'individu et s'accrochèrent à ses bras comme des lianes.

Des cris et des appels désespérés s'étendirent. Severus plaqua fermement ses pieds au sommet d'un dédale de brique qui s'était égaré puis il se baissa pour esquiver un coup de poing. Il balança sa propre attaque sur le menton de l'autre personne et à en juger par le poids et la force de celui-ci c'était un homme. Dans un moment douteux il se figea sur place en remarquant quelque chose. Cet homme ne prenait pas l'offensive il se laissait complètement faire.

Severus se pencha vers l'avant et pointa le bout de son poignard sous le menton de… Encore lui ? Ce visage agaçant presque angélique le fixait. C'était toujours le même jeune homme qu'il avait croisé au centre commercial. Une paire de lunettes pendait maladroitement sur son nez qu'il apercevait les yeux verts de ce dernier. Lentement il retira ses lunettes ce qu'il vit lui coupa le souffle. Il était beau et la cicatrice au coin de son droit lui donnait un air de dur à cuir.

Il cligna des yeux bêtement puis il se ressaisit subitement il s'éloigna en cherchant du réconfort dans sa bulle personnelle. Il prit une grande respiration et il se calma.

"Je peux savoir qu'est-ce que tu fabriques ?" Demanda Severus avec méfiance en regardant le jeune homme qui se dandinait devant ses yeux.

"Je me promène c'est tout."

"Tu pues le mensonge de loin. Je passe la plupart de ma journée entourer de politiciens qui se mentent entre eux pour des choses basiques. Je sais reconnaître un menteur quand j'en ai un sous les yeux." Dénonça-t-il, son regard ne quitta pas le jeune homme sous ses yeux. "J'aimerai que tu me laisses en paix. J'en ai marre de me coltiner des rigolos de ton genre. Un peu de tranquillité est-ce trop demandée ?"

"Attends ! Je ne voulais pas te déranger. Je ne pensais pas que j'étais si… je suis désolé. Je pense que nous devons recommencer notre présentation à zéro. Je m'appelle Harry Potter et toi ?"

Le temps semblait se figer soudainement comme si les minutes et les secondes s'étaient figées sur place. Severus n'arrivait pas croire une seconde que la personne qui avait mis Drago en taule c'était ce jeune homme. Ce jeune homme se trouvait en face de lui. Ce serait si facile de s'en débarrasser un simple coup dans la tranchée et ce dernier s'étouffera dans son propre sang. Ce serait si simple de détruire cette innocente. La lame de son poignard arrachera ce sourire étincelant sans le moindre effort. Effacer ce beau sourire de ce visage angélique ne sera pas une tâche difficile. Un trou dans le corps arrachera tous ses problèmes.

Severus se redressa il n'avait pas le temps de s'occuper de ce petit abruti. Il se retourna. Il s'apprêta à quitter la ruelle lorsqu'une main le retint sur place. Il voulait montrer une petite partie de son esprit à ce débile lorsque quelque chose se pressa sur ses lèvres. Ce fut doux et humide. Son esprit sombra dans la panique en pensant que ce dernier avait osé poser ses lèvres sur sa propre bouche. Toutefois il retrouva vite sa tranquillité quand il réalisa la source de ses peurs n'étaient qu'en réalité qu'une simple fleur. Une tulipe rouge fut pressée contre son visage.

L'odeur le captiva immédiatement qu'il oublia un instant où il se trouva. Ce fut le sourire suffisant qu'il vit sur le visage de l'autre homme qui ranima sa colère. Il reposa la fleur de son visage et l'écrasa d'un coup de pied sans prendre la peine de se calmer. Il balança son poing sur le visage du jeune homme qui cria tout de suite de douleur. Harry utilisa une poubelle à proximité pour se tenir debout. Ses lunettes tombèrent sur le sol et ses verres se brisèrent instantanément.

La bonheur humeur du plus jeune se brisa subitement, une colère noire s'ensuivit juste ensuite. Harry prit une grande inspiration. Ses yeux pâlirent de fureur et sa bouche forma une grimace quétaine. Ses doigts se recroquevillèrent et formèrent un poing. Severus n'était pas du tout impressionné. Il avait vu des tas de gens s'engouffrer d'une rage folle. Leur rage naquit la plupart du temps par sa propre faute. Il fut connu pour son langage acérée et sa langue de vipère. Il avait fait péter un câble un grand nombre de personne sans recourir au physique. Il était doué pour s'en sortir de n'importe quel type de situation.

Ce n'était pas un secret pour n'importe qui mais Severus aima par-dessus tout jouer au vilain garçon. Encore une fois il voulait connaître les limites du jeune homme… Il voulait voir ce dernier se défouler et perdre sa patience. C'était ce cloporte qui avait réussi à commettre l'impossible. Il n'était pas du tout fasciné mais il trouva la situation de plus en plus curieuse. Avec l'agilité d'un aigle il esquiva de justesse le coup de poing qui était destiné à son visage. En faisant tournoyer son corps il atterrissait sur ses mains et donna un coup de pied sur le ventre de Harry. N'étant pas préparer à cette attaque, il reçut de plein fouet le coup dans son ventre. En gémissant de douleur il s'empara d'une barre en ferraille pour se tenir en équilibre.

Severus leva un sil en souriant avec un air moqueur. Ce combat était beaucoup trop facile qu'il ne le pensait. Ce jeune homme ne faisait pas le poids contre lui. Apparemment il ne savait pas esquiver ni se battre ni se défendre correctement. Il avait surestimé son adversaire, n'est-ce pas ? Eh bien ! Il corrigerait cette erreur hypothétique. En se baissant pour éviter un coup de pied vicieux ; il fonça les sourcils d'incrédulité, comment son jeune filleul a pu perdre un combat face à ce faiblard ? Ce n'était pas normal en soit il y avait quelque chose qui n'allait pas.

Severus se posa la question sur le comportement de ce jeune homme. Depuis qu'il avait rencontré Harry celui-ci ne faisait que de le suivre continuellement sans qu'il ne lui donnât une raison. Est-ce qu'il voulait lui voler ses biens ? Non, ce n'était pas la bonne réponse Severus a quitté l'entreprise sans son portefeuille. Est-ce une question de fierté ? Si c'était la réponse de ces actions c'était simplement ridicule. Severus ne connaissait pas Harry. L'intervention de Drago avait conduit à ce cloporte à entrer dans sa vie. Il ne voulait pas prendre la peine de connaître ce genre d'individu. Ce Harry Potter semblait être un gars normal qui n'avait rien d'extraordinaire dans sa vie.

Alors qu'est-ce qui poussait ce jeune fortiche à le suivre constamment ? Severus fit semblant de ne pas faire attention à la prochaine attaque, il baissa sa garde volontairement pour voir ce qu'il se passera juste ensuite. Il ne regretta pas ses actions. Néanmoins il ne s'attendit pas à ce qu'il allait se produire. Le jeune parvint à l'immobiliser avec son corps frêle et lui plaqua contre le mur sans aucune douceur. Severus laissa échapper un cri d'angoisse. Le premier réflexe qui survint dans son esprit fut de se tortiller pour se dégager de l'emprise de cet individu. Toutefois il se souvint que ce mur de briques fut si dégoûtant qu'il ne voulait pas s'en approcher.

Il trembla de rage en pensant à ses soigneux vêtements qui furent souillés à cause de la crasse et la puanteur. Il n'eut guère le temps de protester sur quoi que ce soit. Ses yeux noirs s'orientèrent vers la silhouette qui lui dominait en taille. Cela fit si longtemps qu'il ne se sentait pas si petit et fragile. Une main baladeuse se glissa sur son torse en faisant des cercles imaginaires. Lorsqu'il était devenu grand, comme tous les hommes. Sa chair se solidifia et son corps devint robuste sous ses linges majestueux, lisse et fine, sa peau comme de la soie. Personne n'eut l'audace de s'en approcher. Personne ne le sut. Severus a connu que des nuits solidaires. Son corps n'a désiré qu'une chose qu'une main se plaque contre son corps et qu'à l'instant même qu'il ferma les yeux il puisse trouver le bonheur.

C'était une demande désespérée. Aux fils des jours qui passèrent il réalisa tardivement qu'il ne connaitra jamais l'amour. Est-ce que l'amour existe-t-il ? Est-ce une illusion comique, une recherche du bonheur qui s'incarne d'un désespoir charnel ? Severus n'avait aucune idée. Depuis il se jeta sans relâche dans son travail, devenant par la suite un bourreau du travail.

Son esprit rebelle se répugnait, haïssait, se détestait ce besoin, ce désir incomparable que quelqu'un d'autre, n'importe qui, quelqu'un passa ses doigts sur sa peau. Une peau qui l'absorberait comme une éponge sèche. Severus pouvait combattre ses propres pulsions. Cependant il avait un point faible. Comme tout le monde dans cette ville de merde ! Il restait un homme. Un homme qui eut des besoins.

Pour un court instant il décida de se soumettre à ce jeune homme pour voir ce qu'il allait se passer juste ensuite. La curiosité tua le chat, mais Severus ne fut pas un chat c'était un homme qui savait réfléchir quand il le fallait. Que ce soit pour son propre bien ou pour des besoins indispensables. Severus réprimanda un gémissement lorsqu'il sentit une paire de lèvres se refermer sur son cou. Un frisson longea son corps lorsqu'il sentit une langue humide qui caressa sa peau. La sueur et la fatigue le submergèrent soudainement. Il était un homme puissant, cependant ce fut une grosse responsabilité d'avoir autant de pouvoirs pour une personne. Severus avait toujours rêvé d'un homme possessif, territorial et protecteur qui pensait à son bien-être avant celui des autres, est-ce qu'il avait finalement trouvé son élu ?

Il poussa un cri de douleur quand il sentit des dents déchirés sa peau tendre. La douleur… la douleur était profonde. Mais rien ne put s'être comparé au sentiment qui surgissait dans son être. Est-ce de la trahison ? Ce n'était pas nouveau il connaissait ce sentiment. Alors pourquoi il se sentait si mal ? Si horrible ? Il voulait se cacher. Mais où se cacher ? Dans sa couverture ? Comme un petit enfant hors de question ! Severus cambra son dos ce fut une faible tentative de s'éloigner de son attaquant. Les mains de Harry le tinrent sur place l'empêchèrent de s'en aller.

Il laissa échapper un cri d'extase lorsque cette bouche s'attaqua à un autre endroit. Un endroit qui lui était intime. Il fallait qu'il arrêtât la situation avant qu'il ne soit trop tard pour corriger ce délit. En rassemblant ses dernières forces il poussa Harry par terre puis il prit la fuite comme un amant qui regrettait ses actions. Oh ! Est-ce que je viens de capter vos attentions ? Vous voulez connaître probablement ce qu'il allait se passer mais ce sera pour une autre fois. Cet amour est un euphémisme est-ce qu'il dura même ? Vous connaîtrez la réponse prochainement je ne vous dirais pas la réponse.

Harry fut ébahi par ce qu'il venait de faire. Il avait réussi à toucher cet homme. Cet homme irrésistiblement beau et charismatique qui refusait tous les rendez-vous. D'après le moteur de recherche Yahoo Severus était un homme que très peu de personne eut la chance de s'approcher et de prendre en photo. Harry figurait à présent parmi ses genres de personnes.

Harry posa sa main lentement sur ses lèvres il n'arriva pas à y croire il avait enfin réussi à toucher cette peau et la mordiller comme une barbe à papa. Il y avait du sang qui coulait au coin de ses lèvres. Ce fut le sang de Severus. Harry gratta le sang et le porta à ses lèvres. Quel goût splendide ! Si rafraîchissant ! Si exquis ! Le goût de ce sang était si doux et si nuageux sur sa langue qu'il en voulait encore en boire cette texture modelable. En quelques secondes ses yeux devinrent rouges cramoisies.

En un instant il se déplaça il plana dans ses propres rêves en fermant les yeux en songeant ce qu'il allait se passer il ne comprenait pas les choses. Il fut toutefois très fier de sa conquête il vint de poser ses mains sur l'interdit. Un homme, une fleur enchantée, qui ne mérita qu'une chose d'être découvert et charmé. Était-il un criminel d'aimer une passion aussi charnelle ? Il ne fut qu'un homme, un monstre, remplie de désirs que l'on ne pouvait guère adoucir. Ce ne fut pas rentable ce que le monde put faire en quelque seconde.

Harry marcha comme un homme possédé ce baisé ce fut son tout premier il espéra de tout son cœur que ce ne soit pas son dernier. La douceur des lèvres de Severus fut si enivrante qu'il voulait les mordre pour garder le goût dans sa bouche. Il ferma les yeux lorsqu'il atteignît le parc de la ville. Le ciel dut le punir. Était-ce sa faute, que cette brûle et cette torture infernale, enveloppa son désir au point qu'il ne pouvait pas se contrôler. Pourquoi n'arrivait-il pas à se contrôler devant cette fleur du mal ?

Harry ne voulait pas tomber en amour pour cet homme. Il connut un moment de doute atroce. Il ne sut pas ce qu'il dût faire pour calmer sa volonté de dominer. Son regard se posa sur le champ de fleur qui composait le jardin du parc. Il effleura les pétales des fleurs du bout de ses doigts. La douceur de leurs pétales lui rappela la Mousse qui se trouvait dans son petit magasin. Cette mystique fleur fut si magnifique qu'il ne se souvint pas de son comportement. Harry perdait-il la raison ?

En rentrant dans son magasin ses yeux habituellement verts restèrent d'une nuance rougeâtre qu'il ne remarquât pas. Ses pieds le traînèrent vers sa cabane en bois il enleva la couverture qui camoufla la fleur étincelante. Une faim dévorante le saisit soudainement. Il secoua la tête de droite à gauche pour reprendre ses esprits. Il ne comprenait pas ce qu'il se passât Un mal de tête lui donna des vertiges. Encore une fois sa main s'approcha de la fleur, il caressa doucement les pétales de la Mousse. Une contradiction totale face à son comportement paranormal.

En hurlant de douleur il prit sa tête entre ses mains, un geste primitif et totalement inutile ; il renversa ses linges et ses livres sur ses étagères. Il tomba à plat contre le sol en bois. Il se traîna à quatre pattes en déchirant dans le processus son drap. Pourquoi subissait-il une telle torture ? Qu'avait-il fait pour mériter une telle souffrance ? Ce fut la dernière chose qu'il pensa puis il sombra dans l'inconscience.

Harry ne vit qu'une chose. Ce fut l'obscurité infinie. Il n'y avait pas de couleur, ni d'odeur, ni de son. Il fit si noir. L'absence du paysage lui fit trembler de peur au point qu'il tomba à genoux. Ses mains tremblèrent ce fut la plus grande manifestation de son anxiété grandissante. Où se trouvait-il ? C'était quoi cet endroit obscur ? Allait-il finalement succomber à la folie ? La folie de la solitude ? Harry n'allait pas croiser les bras sans se battre. Il prit une grande inspiration pour éviter d'avoir si peur. Il leva les bras comme s'il brandissait une arme dans ses mains. Il avait peur mais il ne fera pas marche arrière.

Harry marcha vers une direction au hasard sans savoir ce qu'il faisait vraiment. Ses yeux s'habituèrent au manque de lumière. Ses pieds frappèrent le sol sans faire du bruit. Sa détermination ne se tut pas une seule fois. Il se sentit comme un étranger dans ce monde si étrange et inconnu. Il vit une lumière blanche qui brillait soudainement. Une lueur d'espoir fleurissait dans son âme, il se sentit si fort que sa marche ne s'arrêta pas, il continua aveuglement.

Mais au final cette lueur ce fut une fleur. Une fleur qu'il connaissait vraiment. Ce fut la Mousse. Harry s'assit pour se mettre à la hauteur de l'objet de son affection. Avec hésitation il tendit le bras vers cette fleur ancestrale dans le but de l'accueillir. Il ne savait pas pourquoi un sentiment fort le saisit subitement sans qu'il ne puisse quoi faire et là il coupa arracha la fleur. Une bulle magique le recouvrit la couleur blanche fit place à l'obscurité de ce monde mystérieux.

Ahuri par ce qu'il venait de se produire il regarda autour de lui à la recherche de quelque chose ou de quelqu'un qui puisse lui venir en aide. Il semblerait que ce monde vaste n'avait pas changé de mine car ce ne fut que la couleur de l'espace qui vint à changer il n'y avait toujours aucune trace de vie. Harry était toujours tout seul. Que se passait-il ? Est-ce qu'il devenait maboul ?

"Allez Harry, quoi ! Réfléchi ! Ce n'est pas sorcier ! Tout de même ! Comment suis-je arrivé ici ? Je ne comprends pas je dois rester calme ça ne sert à rien de paniquer. La panique ne va pas m'aider au contraire je serai encore plus confus sur ce que je dois faire juste ensuite. Je ne me souviens de rien. Juste d'un mal de tête cuisant."

Harry réfléchit longuement sur sa prochaine prise de décision. Il était vraiment dans la merde. Ce n'était pas qu'une simple petite crotte d'un sale clébard des rues, non, il était définitivement dans le merdier le plus total ! Il ne savait pas du tout ce qu'il devait faire. Il ne savait pas du tout où il se trouvait. Il ne savait pas non plus combien de temps il était coincé dans ce trou à rat ! Saleté ! Cette fois-ci la colère fit place à la peur, à l'angoisse, au chagrin et l'envie de suicidé.

"Depuis que j'ai aidé cette jeune femme j'ai tout le temps de la poisse ! Je suis maudit par un dieu, par quelque chose par un truc forcément. C'est qui ce truc… Qu'est-ce que le truc voulait de moi ? Je ne suis qu'un simple fleuriste qui ne veut qu'une vie ordinaire merde !"

Dans sa rage il manqua la soudaine apparition d'une silhouette qui vint à sa présence. Il fallut qu'il se retourne qu'il le vît enfin un homme qui tenait un sceptre noir. Le sceptre noir ressemblait à un morceau de métal que vous pourriez trouver par terre mais ce qu'il lui rendait un aspect magnifique ce fut la pierre précieuse de couleur rouge qui s'accrocha à son sommet où vous pourriez voir des âmes qui planèrent près d'elle.

Harry fit un pas en arrière en mordant sa lèvre, légèrement incertain de ce qu'il devait faire par la suite. Car cet individu semblait répandre autour de lui dans l'air qu'il transperçait une terreur sombre et mystérieuse. L'homme s'avança il était mince comme un squelette malgré tout cela ne taire pas sa beauté incroyable. Il s'approchait d'un pas lent comme un zombie, grave et silencieux.

Une longue robe noire l'enveloppait tout entier – de la tête aux pieds – elle cachait sa tête, son visage, sa forme, ne laissant qu'entrevoir qu'une de ses mains osseuses sans quoi il eut été très difficile de détacher cette figure des ombres de la nuit et de la distinguer de l'obscurité complète dont elle était environnée.

Harry n'arrivait pas à voir ses pieds lorsque celui-ci marcha vers lui. Quand il fut suffisamment proche du fleuriste il s'arrêta. Deux mètres les séparèrent. Harry remarqua que l'autre homme était plus petit que lui il lui dépassa d'une tête et demie. Harry se demandait ce qu'il allait se passer juste ensuite. Et pourtant sa conscience lui disait qu'il devait s'éloigner de ce mystère pour une raison qu'il ne comprendra probablement pas. Sa mystérieuse présence le remplissait d'une crainte solennelle.

"Qui es-tu ?" Bégaya-t-il, le signe de son incertitude. Harry recula d'un pas quand il entendit un rire qui lui glaça le sang. Ses yeux s'écarquillèrent au moindre signe de danger il leva les mains prudemment, un geste primitif pour se protéger.

"Sale créature insignifiante ! Ton impertinence est révoltante ! Personne ne pose une question à sa grandeur suprême. Tu dois te sentir honorer d'être à la présence de Malphador Xantharos." Harry hoqueta en secouant la tête. Il connaissait ce nom, il connaissait sa signification, il savait maintenant dans quelle situation où il se trouva. Il gémit de platement la douce odeur de l'ignorance n'avait jamais semblé si bon goût si soudainement. Harry n'y croyait pas sa chance, sa malchance ou sa… Il ne savait pas quoi !

Il était en face du dieu qui avait changé un pauvre homme en une fleur magnifique. Était-ce son tour cette fois-ci ? Il ne voulait pas devenir une fleur. S'il en devenait une qu'est-ce qu'il serait ? Une tulipe, un hibiscus, une violette ? Non ! Il ne permettra pas ça ! Tant qu'il pouvait s'échapper il tentera le tout pour le tout pour s'en sortir de cette situation désastreuse. À peine il eut le temps de penser à ce genre de plan que ses pieds ne le soutinrent plus. Il chuta face contre terre, son visage fut aplati qu'il eut un mal de chien, son nez saigna abondamment.

"Regarde-moi ! Misérable mortel. Tu vas comprendre ta place microcosmique dans l'univers. Tu n'as aucune valeur à mes yeux. Tu ferais mieux d'être sage et d'écouter mes demandes avant que je ne me fâche vraiment !" Ce n'était qu'un simple avertissement mais le jeune homme savait qu'il ne fallait pas jouer avec le feu si vous ne vouliez pas finir par vous brûler. Harry se prosterna sur le sol s'il devait survivre à ce désastre il devait faire mine basse pour éviter d'irriter son étrange visiteur.

"Je vois que tu as compris ta leçon. Il y a une chose que tu dois savoir j'ai un pouvoir illimité et mes connaissances sont insondables. Je connais les secrets de l'univers, les mystères les plus profonds et les plus sombres. Ta prétendue libre volonté n'est qu'une illusion utopique car je manipule ta réalité à ma guise. Je suis ton maître !"

"Qui es-tu ? Je ne sais pas qui tu es mais je refuse de me soumettre à un bâtard tel que toi !" Protesta Harry en ayant la force de se relever et de se tenir debout il serra les poings.

"Apparemment il faut que je sois encore plus persuasif !" Bien qu'il soit en colère face à cette agitation que vous pourriez décrire comme une rébellion le dieu malveillant se contenta de sourire. Ses dents pointues et tranchantes perturbèrent pendant un moment la résolution du fleuriste. Malphador souleva son sceptre.

Le rubis surchauffa et une lumière rouge entoura la dimension blanche. La voile rouge s'étendit et entoura les deux hommes. Harry écarta ses jambes et leva ses mains pour garder l'équilibre. Il entendit un son qui siffla au loin. Il ne savait pas si ce fut un signal mais il ne voulait pas demander ce qu'il se passait. Il pouvait se débrouiller. Il n'avait pas besoin de l'aide de qui que ce soit. Il était maintenant un grand garçon. La voile entoura son corps comme une douce caresse puis elle s'enroula autour de son cou. Harry était fugace il se déchaîna de droite à gauche pour chercher un moyen de s'en débarrasser.

Il n'arrivait pas à respirer. Allait-il mourir d'une suffocation ? D'un manque d'air ? C'était un assassinat la plus saugrenu qu'il lui vint à l'esprit. Ce besoin était insupportable et il s'est abîmé dans l'inconscience afin d'échapper à la réalité.

Quand Harry s'éveilla il se trouvait dans un autre endroit. Il vit des hommes en noir – c'était une manière abrégée de décrire le funéraire – se regrouper dans un coin de cette pièce, ce nouveau décor était étrangement familier. Il faisait si noir qu'il ne pût distinguer correctement la fenêtre transparente des murs opaques de la chambre funèbre. Il s'efforçait de percer l'obscurité avec ses yeux furet. Les signes précurseurs d'un stigmate ne laissèrent pas de doute quant à sa violence prochaine et son ampleur douloureux. Lorsqu'il vit l'horloge qui se trouvait dans la pièce voisine qui indiquait qu'il était minuit.

Mais Harry ne chercha pas une seconde pour réfléchir à quoi que ce soit lorsqu'il vit un groupe de personne il se rua vers eux pour demander leurs aides. Il voulait s'éloigner de ce type qui se prétendait être un dieu – qui de base était un être maléfique – imaginaire des contes de fées.

"Euh ! Pardon. Est-ce que vous pouvez m'aider à chercher la sortie ?"

Il ne reçut aucune réponse. Le groupe composé de trois hommes continuèrent de se taper la discussion. Aucun de ses trois hommes ne répondit à sa question. Harry ne comprenait pas.

"Je vous parle ! Eh ! Quand quelqu'un vous parle il faut lui répondre." Mais il n'en sut pas davantage car les trois personnes ne répondirent pas à sa question et ne firent aucun mouvement. Harry n'aimait pas leur attitude. Il leva sa main. Elle passa à travers du crane de l'un de ses personnes. Il se figea sur place en sachant la raison de ce silence continu. Ces personnes n'avaient pas volontairement omis de l'écouter et de lui répondre. Il semblerait que Harry se trouvait dans cette pièce sans forcément être réellement là.

Harry recula lentement en trébuchant sur une chaise. Du coin de l'œil il vit le dieu de la malchance qui traversa le mur. La partie supérieure de la robe de Malphador se contracta un instant par le rapprochement de ses plis comme s'il avait incliné la tête. Ce fut la seule réponse qu'il en obtint pour le moment. Quoique habitué déjà aux aléas de la vie Harry éprouvait une telle frayeur en présence de ce dieu machiavélique que ses jambes tremblèrent sous li et qu'il se sentit à peine la force de se tenir debout. Le dieu marcha au centre de la pièce. Il y avait un lit d'hôpital et un sac de mortuaire qui enveloppait le corps d'une personne.

Le jeune aventurier connaissait la signification de tout cela. Il recula de terreur car la scène avait changé il fut beaucoup plus proche du lit et il touchait presque le lit, un lit nu, sans oreiller, sur lequel, recouvert d'un drap déchiré se reposait quelque chose dont le silence même révélait quelque chose dont le silence même la nature en un terrible langage.

La chambre était très sombre, trop sombre pour qu'on pût remarquer avec exactitude ce qui s'y trouvait bien que Harry obéissant à ses impulsions secrètes promenât ses regardes curieux, inquiet de savoir ce que ce fut que cette chambre. Une pâle lumière venait de cette ampoule qui se trouvait au-dessus d'eux, tombait directement sur le lit du défunt. Tremblant de peur il baissa la braguette lentement. Ce qu'il vit l'inonda d'une profonde tristesse et Harry ne cacha pas sa peine il laissa échapper sa terreur et son horreur ; car couché sur ce lit n'était nulle autre que le cadavre de sa mère.

Il couvrit sa bouche de ses propres mains, mais vous pourriez toujours entendre ses cris déchirants et ses yeux verts si pleins de joie n'affichèrent que la douleur et le chagrin. Harry cria très fort. Il savait que c'était du passé mais sa raison lui échappa complètement. Être en présence du corps de sa mère lui refit revivre son plus grand cauchemar, sa plus grande terreur et son plus grand regret. Lorsque Lily Potter née Evans fut décédée ; Harry s'était disputé après sa mère pour je ne sais quelle raison.

Et son plus grand regret le voici :

"Maman je suis désolé. Je regrette. Tu avais raison. Je te demande pardon." Hurla-t-il en tenant sa poitrine.

À suivre dans un instant…