Dans sa tristesse inconsolable Harry ne vit pas le décor qui changea encore. Cette fois-ci ils se trouvèrent dans un cimetière. Ici, sans doute, gît sous quelques pieds de terre, en paix, sa maman qui se reposait enfin mort. Ce fut un bel endroit. Un cruel bel endroit pour reposer un mort. Harry se vit de l'autre côté de la tombe. Il regarda son plus jeune homologue éclater en pleur à en perdre haleine. Harry se traîna vers le tombeau, tremblant de frayeur et suivant la direction la plus évidente.

Ses yeux se posèrent sur ses lettres nocives sur cette pierre tombale. Elles étaient incrustées dans la pierre, en majuscules de manière gothique, elles représentèrent la mort dans sa plus grande laideur. En se baissant il lut sa plus grande horreur :

LILY "EVANS" POTTER

Femme aimante et attentionnée

Mère prudente et protectrice

Que cette femme repose en paix.

Ses doigts tracèrent les contours du tombeau. Une goutte de pluie toucha sa main nue. Il se souvenait de ce jour malheureux. Comme si la nature ressentit sa plus profonde tristesse et en tirait parti en quelque sorte pour verser ses propres larmes de tristesses. Les arbres, qui normalement possédèrent des feuillages verts éblouissants, devinrent ternes et perdirent leurs couleurs. Le ciel s'obscurcit et devint nuageux. Harry savait que sa jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage. Le tonnerre et la pluie marquèrent ce moment funeste. Les larmes immatriculées de Harry se mélangèrent à la pluie. Il avait cette désagréable sensation que quelqu'un lui avait lancé un seau d'eau glacée lui rappelant ce lointain souvenir. Le décès de son père avait eu une terrible impacte de sa vie d'enfance.

Mais il ne connaissait pas très bien son père à l'âge de cinq ans. Il ne lui resta que sa mère. La mort de sa maman fut une immense tragédie dans sa vie. La première chose qu'il avait voulue faire ce fut de se suicider sur ce tombeau de pierre. Mais il tint le coup. Sa pauvre mère avait combattu la vie comme une guerrière pour subvenir aux besoins primordiaux de son enfant. Sa mort bête ne serait qu'une preuve de sa faiblesse d'esprit et de son égoïste.

À l'époque Harry ne fut pas ce jeune homme sage et savant. Il était indifférent et paresseux. Il cherchait toujours la voie de la facilité. Il pensait qu'en faisant les choses correctement il pourrait mener une belle vie. Il remarqua qu'il s'était terriblement trompé. Ce fut le rire froid de Malphador qui lui ramena dans la réalité. Tout ce qu'il venait de voir ce ne fut que du passé. Rien n'était réel ! Toutefois la blessure qu'il avait refermée s'était ouverte à nouveau rien qu'en voyant ce spectacle horrifiant.

"C'est vraiment cruel de ta part de me faire ça."

"Je le sais." Déclara le dieu malfaiteur en croisant les bras.

"Qu'est-ce que tu peux en tirer rien qu'en voyant ma souffrance ? Ce n'est que du passé. J'ai pleuré la mort de ma mère suffisamment longtemps."

"Je sais. Je sais tout de ce que tu ressens, jeune mortel. Tes sentiments, tes envies et tes pensées je peux les lire sans aucune difficulté."

"Pourquoi tu fais tout ça ?"

"Est-ce qu'il faut certainement une raison ?"

"Oui je ne comprends pas ce que tu attends de ma part."

"On dit souvent qu'il faut mijoter la soupe pour qu'elle soit meilleure." Divagua le sombre personnage mystérieusement en bougeant élégamment comme une ombre.

"Que veux-tu ?"

"Ce que je veux c'est très simple. Je veux te voir souffrir."

"Pourquoi ? Je ne comprends pas. Je ne te connais pas. Je ne t'ai rien fait." Plaidai Harry, les larmes aux yeux.

"Faut-il vraiment une raison pour faire le mal ? Pour répondre à ta question je vais te le dire. J'ai envie c'est tout !"

Harry se retrouva dans la dimension blanche. Il devait se sentir si heureux de s'éloigner de cette image infâme. Et pourtant son esprit rembobina ce qu'il vint de voir en d'autres termes son esprit fut si fragile qu'une simple brize pourrait la détruire. Malphador s'approcha de sa victime. S'armant bravement d'un courage difficilement ardu Harry essaya de garder son calme à clef. Mais de qui se moqua-t-il ? En fin de compte il n'était qu'une nuisance juste un pauvre raté qui n'arrivait à rien.

"Dis-moi, petit cloporte, qu'est-ce que ça fait d'être inutile aux yeux d'autrui ?" Demanda le dieu abominable avec amusement en sachant, en avance, qu'il n'obtiendra aucune réponse. Harry répondit en laissant échapper un profond sanglot. Ce geste de lassitude et de faiblesse fut grandement apprécié par le dieu malveillant qui se contentait de rire sombrement.

"Je sens ta douleur elle est si exquise. Je m'en ivre de ce poison savoureux. C'est si délicieux." Malphador se lécha les lèvres. "Ta douleur est si bonne au point que j'en veux encore. Or, tu as de la chance, petit humain, je ne vais pas perdre un temps précieux j'ai d'autres âmes à tourmenter. Je voulais te faire passer un message alors soit attentif je ne me répèterai pas."

Malphador leva son sceptre et le frappa d'un coup sec sur le sol. Tout d'à coup des chaînes épaisses s'élevèrent du sol et se déployèrent comme les ailes d'un faucon puis elles les entourèrent dans le but de former une boule métallique. Stupéfait, Harry fut sans voix en voyant l'apparition si soudaine, le pouvoir de ce dieu était incroyable. Lorsque les chaînes les enfermèrent de leur grandeur. Harry aperçut fugacement de la brume s'échapper des robes de Malphador. Lorsque la brume s'étendit dans ce petit environnement il entendit des voix :

"Ils viennent de tous les côtés !"

"Fermez les issus !"

"À l'aide !"

"Sauve qui peut !"

"Aidez mes enfants !"

Harry ne comprenait pas les sens de ses paroles mais il savait une chose ce furent des choses extrêmement graves. Il ferma les yeux pour comprendre le sens de chaque phrase qu'il entendait. Quelque chose de terrible s'était produit. Non ! Il se trompait. Ce n'était pas une chose qui s'était déjà passé. C'était une chose nouvelle. Quelque chose qui se produira dans le futur déclenchera une panique générale. Harry ne comprenait pas la source du problème alors il décida de se concentrer profondément.

"Fermez les portes et barricadez-les !"

Qu'est-ce qui poussait les gens à fermer les portes et de s'enfermer dans une pièce ? La seule réponse qui lui vint à l'esprit ce fut le fait qu'il y avait eu un danger à l'extérieur. Un danger si menaçant qui conduirait à un groupe d'individu de s'entraider et de s'enfermer dans un endroit. Est-ce que ce danger était si dangereux au point que cela valait la peine de se cacher ?

"La vie c'est comme Mario Bross – on parle du jeu – on passe son temps à trimer pour ramasser des pièces. On est obligés d'avancer pour affronter de nouveaux dangers. On subit sans cesse les mêmes épreuves répétitives. Le temps est limité et on finira quand même par mourir. Mais surtout on a beau poursuivre l'aventure. La princesse est toujours dans un autre château." –

Il n'eut pas le temps de réfléchir à cela car d'un mouvement de la main le dieu avait arrêté ce qu'il venait de faire. Il sombra dans l'inconscience encore une fois. Quand il se réveilla il se trouva dans sa cabine, allongé sur son lit, il se releva en secouant la tête.

"Est-ce que tout ceci n'était qu'un rêve ? Je me souviens de tout ! Du début jusqu'à la fin ! Je suis perplexe et anxieux. Je ne sais pas du tout ce que je dois faire. Si c'était un rêve il était plutôt étrange et bien trop surréaliste. Je n'oublierai pas ce que j'ai vu. Je me souviens de la tombe de ma maman et de mes cris de souffrance. Je n'arrive pas à me détacher de ce genre de chose. Je suis troublé par ce que je viens de vivre."

Harry frotta ses yeux en poussant un grand soupire de lassitude. Il ne comprenait pas ce qu'il vint de lui arriver ni ce qu'il devait faire. La vie semblait si rude. Les épreuves qu'il dût traverser n'étaient pas encore terminées. Il devait se battre pour survivre. Ce fut ce que sa maman l'avait dit la dernière fois qu'il l'avait vue ; mais comment devait-on réagir quand on ne sait pas ce que vous devriez combattre ? Comment vaincre un ennemi qui avait le statut d'un divin ?

"Je dois réfléchir sereinement cela ne me servira à rien d'avoir peur surtout que si je succombe à ma peur je ne pourrai pas résoudre mes problèmes. Je dois me concentrer avant que mes sentiments n'obscurcissent mes pensées. Allez ! Expire ! Respire ! Encore une fois ! Prends une grande inspiration et relâche tout ce que tu retiens."

Harry s'habilla dans sa tenue de travail. Il était extrêmement en retard. Il n'avait pas encore ouvert le magasin il était déjà neuf heures du matin ce n'était pas une bonne image pour sa petite boutique. Il dut prendre en main son courage pour s'éloigner de son lit afin de préparer le jardin. Il ratissa les feuilles qui venaient de tomber par terre ce matin. Il arrosa les plantes en implantant un peu de composte dans chaque pot de fleur puis il ajouta de la terre bien fraîche qu'il avait sortie du sac.

Quand le jardin fut suffisamment propre il tourna la pancarte de l'ouverture pour indiquer que sa petite boutique était ouverte. Le travail reprit lentement l'ambiance fut agréable pour le moment. Harry conduisait les personnes dans son jardin, il les laissa choisir ce qu'ils voulurent. Il mit les fleurs dans un sachet ou les coupa délicatement pour en faire un bouquet. Parfois il donna des petits conseils pour ceux qui furent douteux et ne savaient pas choisir ce qu'ils voulurent. Harry cacha sur sa liste les fleurs qu'il avait vendues, il compta à la fin ceux qu'il lui restait encore.

Il souriait joyeusement. Prendre soin de son jardin était plus qu'un devoir ce fut un divertissement enrichissant après ce qu'il avait vécu dans son cauchemar. Il balaya le couloir principal en jetant les feuilles et les petites fleurs dans la poubelle. En fermant le couvercle il entendit le doux titillement de la cloche de la porte d'entrée. Il se nettoya les mains rapidement puis il s'essuya les mains sur son tablier. En souriant il accueillit chaleureusement le nouveau prochain client qui mettra le pied dans sa petite boutique.

Il y avait beaucoup de monde dans la boutique. Trois autres clients se promenèrent de droit à gauche pour chercher ce qu'ils voulurent vraiment. Cependant il s'en fichait complètement dès au moment où son regard toucha la plus belle créature qu'il ait jamais vue. C'était encore lui ! Le même homme qui envahissait ses pensées continuellement.

La vue de l'homme plus âgé rendit donna à Harry une violente envie de le mordre comme il l'avait fait la dernière fois. Il tira les bras d'une madame, d'une jeune adolescente et d'un petit garçon puis il les traîna à l'extérieur en claquant la porte à leur nez. Il se retrouva enfin tout seul avec l'objet de son obsession. Est-ce que c'était de l'obsession ? Ou juste une envie passagère ? Harry n'arrivait pas à identifier ses sentiments toutefois il savait une chose il était attiré par cet homme. Severus entra dans la boutique profondément. Il était beau et bien habillé, les yeux de Harry s'attardèrent sur ce corps splendide. Son nez inspira une immense quantité d'airs. Ce dernier s'avança vers lui s'approchant inconsciemment d'une fenêtre ses cheveux noirs étaient illuminées par le soleil ressemblaient à une illusion. Ce fut comme quelque chose qui sortait tout droit d'une forêt d'enchantement. Son regard était fixé sur le sol, ce qui permettait à Harry de regarder ses longs cils sans un pincement au cœur.

Son regard se baissa bien plus bas jusqu'aux lèvres charnues, elles étaient dodues, parfaitement formées et si roses. Il mentira s'il ne disait pas qu'ils avaient l'air tellement succulentes. Harry ne se rendit pas compte que ses yeux devinrent rouges à la seconde avant de redevenir un vert étincelant. Le visage de cet ange est l'incarnation de la perfection. Encore une fois il fut prêt à tomber à genoux et à adorer les traits subtils et agréables de son visage ciselé.

Ce visage il le connaissait maintenant il pouvait le tailler dans la pierre en fermant les yeux. Il avait ce genre de beauté que vous voudriez regarder pour toujours et Harry ne se lasserait jamais de regarder… Encore et encore jusqu'à l'infini. Severus dépassa le champ de cactus il entra dans le champ de fleurs. Il caressa un lys bleu du bout de son doigt. Il releva sa tête ses cheveux et les fils sombres de sa chevelure volèrent légèrement, ils bougèrent doucement en suivant le rythme du vent comme un rideau.

Lorsque leurs yeux se croisèrent. Harry manqua d'oxygène. Il ne put pas respirer. Deux orbes noirs le scrutèrent avec un intérêt caustique avec un scintillement d'étoiles. Ses yeux ressemblèrent à la nuit étoilée, clairs, rempli de malices et de déterminations.

La fleur interdite. Rien de moins. Juste une fleur interdite de son amour épineux. La plus belle fleur de tout l'univers sauf que cette fleur personne ne put l'accueillir.

"Bonjour." Salua ce dernier en faisant un signe de tête en guise de salutation. Severus hocha simplement la tête pour faire comprendre qu'il resta attentif.

"Hum, Harry se reprit il était toujours au travail, que puis-je faire pour toi aujourd'hui ?" Demanda-t-il poliment.

"Je ne suis pas ici pour commander quelque chose. Je suis venu discuter. Est-ce que je peux prendre ton temps ?"

Discuter ? Avait-il bien entendu ? Severus Rogue voulait discuter avec lui. Lui ! Un fleuriste ordinaire ! Qu'avait-il fait pour mériter une chance pareille. Il était très heureux d'apprendre cette nouvelle. Enhardi par ce qu'il venait d'entendre il tourna la pancarte qui indiquait qu'il fermât sa petite boutique maintenant. Severus fut si choqué que ce jeune homme l'appréciait tellement malgré son mauvais comportement et son besogne abominable. Il se serait attendu à quelque chose qui exprimera plus la méfiance que la joie.

Harry ferma la porte d'entrée et ouvrit celle qui se trouvait à l'arrière. Il leva sa main un tic nerveux qu'il utilisait pour conduire quelqu'un mais il s'arrêta sur place il décida de faire simplement un geste de la main en faisant une indication claire. Severus suivit docilement le propriétaire des lieux sans faire du bruit. Il s'assit sur le canapé en face de Harry qui s'assit sur un fauteuil en cuir noir.

Avant que Severus ne puisse dire quelque chose Harry le devança en posa sa prochaine question.

"Pourquoi tu es méchant sur moi ?" Cette question prit au dépourvu le chef de la mafia.

"Je suis méchant avec tout le monde."

"Je ne dis pas le contraire. Cependant j'ai la sensation que tu es plus méchant sur moi que sur les autres personnes."

"C'est vrai. Je ne vais pas le cacher."

"Pourquoi tu fais ça. Ne me dit pas que tu prends un gros plaisir à me voir souffrir ?"

"Non je ne suis pas ce genre d'homme si je voulais te faire souffrir je t'aurais kidnappé et je t'enfermerai dans une cage d'alligators en jetant la clef pour que tu ne puisses pas t'échapper aussi facilement. Puis je jetterai tes organes aux requins."

"Tu n'es pas sérieux ?"

"Si je suis sérieux."

"Ok. Du coup de quoi tu voulais me parler ?"

"Je voulais savoir si ce genre de chose t'appartient." Severus sortit de sa poche une lettre et la posa sur la table basse. Harry devenait pâle cette réaction était suffisant pour le chef de la mafia française. Il connaissait le comportement d'un menteur et d'une personne qui venait de perdre ses voiles. "Dis-moi jeune homme est-ce que cela t'amuse de jouer avec les sentiments d'une personne ; réponds-moi avant que je ne me fâche vraiment."

"Je ne joue pas avec tes sentiments. Ce que je ressens c'est sincère. Je suis sincère. Je dis la vérité je ne sais pas comment te montrer mes véritables valeurs. Mais je t'assure Chaque battement de mon cœur est une pulsation de désir. Une symphonie macabre qui résonne dans les recoins les plus farfelus de mon être. Je veux arracher ton cœur et le garder près du mien. Mon amour pour toi est tellement tordu, imprévisible, comme les pétales d'une fleur qui se fanent et se régénèrent dans un cycle infernal." Je ne te mens pas. Je suis honnête je te le promets."

"M'aimes-tu vraiment ?"

"Oui je t'aime à la folie. Je ferai tout pour montrer mon amour indiscutable. Je sais que tu ne fais pas attention aux paroles tu préfères les actions."

"Effectivement je pense qu'une personne est bien plus sincère lorsqu'il fait quelque chose que lorsqu'il le dit."

"Qu'est-ce que je peux faire pour montrer ma bonne volonté ? Je suis prêt à tout effeuiller pour toi, mon amour vénéneux. Je pourrais semer des graines de mensonges et de manipulation pour te garder prisonnière de mon jardin macabre pour te voir faner à mes côtés dans l'obscurité de mes désirs les plus fous."

"On se verra une autrefois Harry Potter. Ce fut un plaisir de parler avec toi." Severus quitta le jardin et monta dans sa limousine.

Ce fut un autre jour Severus lisait paisiblement un livre pour se détendre. Severus savait dès qu'il entendit la sonnerie de son téléphone que ce fut quelque chose d'urgence. Il avait spécifiquement demandé, ordonné, harcelé à Nathalie de ne pas l'appeler à moins que quelqu'un n'ait tenté de le doubler, de le voler, ou ne constitue ne serait-ce une petite menace pour son entreprise et son pouvoir. Eh bien ! Il supposait quiconque était assez stupide pour faire une de ces choses était clairement décile ou suicidaire, de toute manière il finirait par mourir. Il s'en assurerait.

Severus se leva de son lit pour voir le fleuriste, la poitrine haletante et les joues rougissant furieusement. Le jeune homme avait sans aucun doute déployé toutes ses forces pour essayer de repousser Severus pour obtenir une grande bouffée d'air. Ils ne faisaient que de commencer et le plus jeune des deux fut déjà à moitié complètement débauché après quelques baisers et quelques simples attouchements. De ces quelques instants Severus avait déjà déduit trois choses : inexpérimenté, innocent et ayant cruellement besoin d'endurance.

Il avait hâte de l'aider dans les trois catégories. Severus se détourna à contre-cœur ses yeux des joues roses et de la peau trempée de sueur. Il se dirigea vers son bureau à domicile. Il leva le moniteur de son ordinateur il vit la tête de son subordonné : ce fut une très jolie jeune femme, sa secrétaire fidèle ou maman poule comme il aimait l'appeler.

"Monsieur, je suis navré de t'interrompre il y a quelque chose qui nécessite ton attention immédiate."

"Qu'est-ce que c'est, Nathalie ? Je ne suis pas d'humeur à jouer aux devinettes."

"Une autre cargaison attendue aujourd'hui n'est pas parvenue au port numéro cinq et six. Nous soupçonnons que la fratrie du Phénix Rouge est dans le coup. Nous avons dispersé les gardes pour vérifier si nous pouvons trouver quoi que ce soit de soupçonneux. Nous n'avons rien trouvé pour le moment. Que voudriez-vous que nous fassions ?"

"Courage en moi" de Lou disponible dans le dessin animé "Les aventures de ladybug et chat noir".

Il fait noir

Dans le ciel pas d'étoiles

Dans ma tête se mêlent les rêves

et le réel comment trouver la voix

Severus grogna de colère ses yeux se rétrécirent en une ligne fine. Sa colère fut si explosive lorsqu'il sût que deux de ses expéditions antérieures de cocaïne de première qualité avaient été retardées de quelques jours ou tout au plus. Severus avait été submergé par ses affaires à Lyon, à Bordeau et à Marseille et avait gravement négligé cette question depuis maintenant. Nathalie avait compensé la perte mais Severus ne fut plus disposé à négliger cette erreur.

Il était en train de peaufiner les détails lorsqu'il entendit de lourds bruits de pas se rapprocher et un instant plus tard la porte s'ouvrit brusquement.

"Eh ! Severus ! Tabarnaque ! Que se passe-t-il ? tu ne peux pas t'en aller comme ça !"

Severus haussa un cil.

"Est-ce qu'il voulait vraiment continuer ? Finalement il avait des couilles celui-là !"

Plus d'espoir

Et si c'était trop tard?

Je m'accroche à mes peurs

Il fait froid dans mon cœur le rêve est d'illusoire

Harry ne comprenait pas ce qu'il se passait. Il avait dormi tranquillement dans sa petite boutique puis soudainement il se trouvait dans une chambre luxurieuse et majestueuse. Il voulait rester toute sa vie avec cet homme mais pas de cette manière. Était-ce une manie habituelle de kidnapper une personne de chez elle au beau milieu de la nuit. Harry ne connaissait pas la réponse. Il ne voulait pas la connaître.

Dès qu'il posa les pieds dans une salle éclairée par des bougies parfumées. Il vit Severus debout près de la grande fenêtre qui donna un champ de vision sur la ville. Severus avait l'air aussi angélique que Harry en était sûr d'une chose que ce n'était qu'une façade rien de plus et à ses côtés il y avait Malphador, la main et le doigt tendu, et un petit oiseau bleu se nicha là-dessus.

Pour trouver le courage en moi je dois être la

Plus forte que les tourments

Pour trouver le courage en moi

il faut que je croie

Que ma destinée m'attend

"Il est magnifique, n'est-ce pas ?" Il prit l'oiseau dans ses mains et lui caressa le pelage laissant échapper à l'aviaire un petit cuicui. "Si petit, si doux, si fragile comme un cœur humain." Il serra agressivement sa main et l'oiseau tenta de s'échapper de son piège mortel. Il picora sa main dans une vaine tentative de s'échapper. Cependant ce n'était qu'une pâle tentative il ne faisait que perdre rapidement ses efforts. Harry regarda avec une horreur croissante le petit oiseau bleu quitter ce monde.

"Je t'attendrai dans mon monde Harry Potter." En clignant des yeux il sut tout de suite que le dieu venait de disparaître. Il se reprit vivement en se tournant vers l'autre être humain avec qui il était capable de communiquer sans paraître fou.

"Laisse-moi partir d'ici et je n'appellerai pas la police pour… kidnapping."

"Un kidnapping, Severus mit fin à l'appel de Nathalie et a dirigé toute son attention vers le fleuriste. "Si je me souviens bien je ne t'ai pas attaché les jambes et les mains. Tu peux quitter mon appartement à tout instant. Mais tu as préféré rester et de continuer de me parler."

Vais-je enfin y arriver?

Et oublier ce que j'étais

L'orage est tenace

Saurais-je lui faire face?

Pour gagner

"Je… Euh." Harry paniqua intérieurement il ne s'attendait pas à ce que l'homme plus âgé se défendrait.

"Vite ! Vite ! Je dois trouver une excuse. On s'en fiche si ce n'est pas vrai."

"Quoi…" Harry rougit comme une tomate mûre. " Tu n'as pas déverrouiller la porte d'entrée. Je ne peux pas partir."

Severus décida que la couleur éclatante sur ses joues roses était adorable. Il voulait voir à quel point ce fleuriste pouvait devenir rouge et jusqu'où cette couleur s'étendait. Il fit un pas en avant en ignorant complètement les grognements de colère sa main se leva pour attraper l'index que le plus jeune lui avait pointé. Avec n'importe qui d'autres, Severus lui aurait immédiatement coupé le doigt pour l'avoir dirigé grossièrement vers sa direction surtout s'il n'avait pas été de la meilleure humeur avec les livraisons manquantes. Cependant son comportement changeait chaque fois qu'il était en présence du plus jeune.

Alors au lieu de se mettre de l'huile sur le feu comme il devrait si attendre le plus Severus se retrouva amusé plus que tout. Ce doigt mince semblait attrayant et il eut une idée de ce qu'il fallait faire ensuite il imagina ces doigts enroulés autour de ses épaules pour faire levier alors que Harry le chevauchait lentement en gémissant d'exaltation, de minuscules ongles s'enfoncèrent dans son dos alors qu'il s'enforçait dans ce corps nubile serré, le caressant avec une branlette.

Oh ! Ai-je la force d'y aller

Je commence à réaliser

Tous les doutes au fond ne sont qu'illusions

Vais-je enfin

Y arriver ?

Severus baissa les yeux pour voir le regard apeuré de Harry alors que celui-ci tentait de s'échapper de la salle d'un mouvement fluide en se précipitant avec désespoir vers la porte. Il entendit définitivement un soupçon de peur derrière la bravade de colère dans la voix de l'autre homme cela l'incita à avancer. Severus lâcha le bras qu'il tenait seulement pour voir Harry se presser de l'autre côté du couloir.

Le voir s'enfuir lui donna l'envie de le poursuivre. Une simulation du jeu du chat et de la souris quand il attrapa le bras du garçon avant qu'il ne dépasse à peine le couloir il le plaqua durement une fois de plus au sol. Sauf que cette fois-ci ils n'aillaient plus être interrompus. Harry se débattit sous son corps robuste, griffant, mordant et gesticulant de tous les côtés comme un serpent qui essaya de s'échapper. Ce fut de la bravade inutile. Il y avait des grognements et des cris forts, les bras s'agitèrent dans tout les sens. Harry essaya de le jeter des choses à la figure. Quand ses mains s'agrippèrent au premier quelque chose qu'il trouvât il le jette sur son visage à la seconde.

Cependant Severus n'était pas le chef de son organisation pour rien. Il était fort en comptabilité, en calcul, en science et en gestion des affaires il ne fallait pas oublier qu'il ne négligeait pas le bien-être de son corps ; il avait fait du judo dans sa jeunesse. Il suivit toujours les cours de peur d'oublier ses compétences et d'ignorer une nouvelle technique. Au moment où Harry s'apprêta à se relever il positionna son corps vers l'avant et fit une projection en chargement sur le dos – une prise de ceinture jaune que l'on appelait seoi-nage – Harry atterrit brutalement sur le dos en criant de douleur.

Malgré la douleur qui fit surface le plus jeune des deux s'accrocha à son envie de liberté. Cependant Severus a vu ce qu'il s'apprêtait à faire il le détourna facilement et enferma les mains du garçon au-dessus de sa tête dans l'une des siennes tout comme il l'avait fait plus tôt.

Il releva Harry et le laissa tomber sur le lit. Severus attacha rapidement les mains de Harry ensemble en utilisant le long morceau de ficelle qui enroulait les tiges ensemble du bouquet de fleurs qui avait été livré. Ensuite il défit adroitement sa cravate et sa veste en les pliant de côté.

Je me tiens

Sur un nouveau chemin

Ces tonnes de questions ne diront pas

Au fond ce que sera demain

Pour se battre

Face à la solitude

Comment sauver le monde

Quand les doutes vous inondent ?

J'ai tant d'incertitudes

Severus passait la plupart de son temps à l'extérieur de son appartement il n'était généralement jamais à l'intérieur de celui-ci sauf s'il voulait s'en dormir. Maintenant il était un homme impatient, il déchira la chemise du garçon en utilisant un couteau suisse pour trancher le tissu du pantalon de Harry. Harry inspira profondément lorsque la lame brillante du couteau apparut et il s'immobilisa rigidement il comprenait ce qu'une fleur put ressentir face à cette proximité. Severus continua ce qu'il faisait. Il jeta le dernier vêtement.

Severus caressa cette peau délicate et douce. Il se délecta de cette sensation plus douce que celle de la plupart des femmes qu'il avait fréquentées ses mains commencèrent à masser jusqu'aux fesses rondes, comme elles étaient délicieuses, il essaya d'apaiser les craintes du plus jeune. Après tout il voulait des réponses à ses questions.

"Chut ! Je ne te ferai pas du mal." Promit-t-il en faisant un petit sourire hypocrite "Enfin pas pour le moment." Severus continua ses douces caresses en essayant d'appliquer un peu plus de précision dans ses mains. "C'est impoli de partir sans y répondre à mes questions"

Il rapprocha son visage et cette fois il mordit un lobe d'oreille. Il entendit un joli cri.

"Dis-moi est-ce que tu connais un certain Drago Malefoy ?" Severus entendit son captif inspirer profondément.

"Non… Pas du tout tu dois faire erreur." La réponse plana rapidement qu'elle ne convainquit pas le chef de la mafia française qui commençait vraiment à perdre patience.

"Ah bon ? Es-tu si sûr de toi ? Je ne pense pas que mon neveu me mentira à ce sujet."

"Ton neveu… C'est ton neveu." Harry déglutit. Puis un éclair de compréhension tinta son esprit. Toute cette haine et cette colère qu'il recevait de ce dernier n'étaient pas une illusion. Severus ne l'aimait pas comme il l'avait imaginé. Il venait de tomber dans le nid de guêpes il ne pouvait plus s'en sortir vivant sans comprendre les conséquences. "Je ne le connais pas."

Severus pouvait pratiquement entendre le fonctionnement interne de l'esprit du plus jeune. Il pouvait voir les écrous qui s'enchaînèrent petit à petit, des dizaines de mécanismes pour un si petit cerveau. Il écouta les balivernes et les divagations du jeune homme. Harry était si transparent même quand il mentait il se demandait si quelqu'un était tombé dans le panneau une seule fois.

En combattant l'ombre

Dans mon cœur j'ai visé la lumière

C'est lorsque l'on trouve l'amour en soi

Qu'enfin tout s'éclaire

"Je suppose que puisque tu caches probablement des informations je pense que je vais simplement devoir passer à l'action et faire une négociation agressive."

"Eh ! Attends !" Harry recommença à se débattre. " Il est parti très loin. Oui la personne que tu cherches est mort depuis longtemps. Ouais c'est vrai." Il y eut un vigoureux hochement de tête. "C'est dommage hein ? Et si on oubliait tout ça et que nous recommençons tout à zéro. Tu n'es pas d'accord avec moi ?"

"Je sais que tu mens Potter." Cracha Severus en ressortant autant de venin qu'il pouvait dans sa voix. Il en avait marre que ce salop lui prenait pour un imbécile.

"Je ne mens pas."

"Si tu mens."

"Non je ne mens pas." Cria le fleuriste en pleurnichant en faisant une moue boudeuse mignonne.

"Tu mens. On ne t'a jamais dit que le mensonge c'est un mauvais défaut."

Même si la terreur gronde

J'ai la force de déployée mes ailes

Alors je me battrai pour ceux

Qui ont besoin d'aide

Malphador apparaissait juste à côté du couple il évitait soigneusement de regarder le corps nu du jeune homme. Le visage du dieu était introuvable vous pourriez apercevoir qu'une brume noire la seule chose qui fut voyante dans ses traits particuliers ce fut son large sourire diabolique. Le dieu bougea sa main qui fit apparaître son sceptre.

_Il te ment Severus. Il te ment depuis le début.

"Oui tu as raison il me ment. Il me ment comme les autres, comme ma maman, comme mon père."

_Oui. Tu le ressens, n'est-ce pas ? La rage… La haine… La colère… Elles te donnent de la puissance. Tu te sens fort grâce à elle.

"Oui je me sens plus fort. Il m'a donné des mots d'amour. Il n'est même pas capable d'admettre un petit truc. Son amour n'est qu'un mensonge. Je ne le crois pas. Je le déteste de tout mon âme."

_Oui. Laisse-toi couler à ta colère. Écoute ta colère. Qu'est-ce qu'elle te dit ? Grogna le dieu ténébreux qui perdait sa voix mielleuse alors que son visage se transformait en un grognement animal.

"Je veux le faire souffrir comme il me l'a fait. Je veux le tuer."

_Il t'a promis son cœur. Ordonne-lui de se suicider." Dit-il malicieusement.

"Je ne te crois pas. Je veux une preuve. On ne ment pas à une personne que l'on aime."

"Oui tu as raison Severus, Harry baissa la tête en signe de culpabilité il se sentait terriblement mal d'avoir menti de cette manière habituellement il n'était pas du genre à mentir aussi ouvertement mais il avait eu si peur de la réaction de l'autre homme, je vais te prouver que je t'aime vraiment."

"Je veux ton cœur Harry Potter. Donne-moi ton cœur." Avoua Severus au bord de sa folie meurtrière. Sa soif de sang devenait de plus en plus intense. Cela ne s'arrêta pas là ! Harry attrapa le couteau d'une main tremblante. Il approcha l'arme coupante de son cou ses yeux ne quittèrent pas ceux de son bien-aimé. Car avant qu'il ne fermât les yeux pour de bon il voulait mémoriser le visage de celui qu'il aimât tendrement.

Je ne veux plus me cacher

Je m'envole désormais

Ça y est

Jamais je ne baisserai les bras

J'ai enfin trouvé

Le courage en moi

Le sang éclaboussa le visage de Severus. Un sourire joyeux et paisible s'étira sur le visage de Harry. Une lame tomba sur sa joie ce ne fut pas une lame de tristesse. Ce fut son opposition. Plus les minutes passèrent le corps de Harry devint froid le manque de la chaleur de la chaire de son partenaire de lit ramena Severus à la raison. Il haussa insensiblement les épaules et se détourna du lit en enfilant des nouveaux vêtements. Il ordonna à ses gardes du corps de se débarrasser du cadavre et de lui donner un tout nouveau lit.

Pendant ce temps-là dans la petite boutique de Harry la Mousse se fana et mourut à son tour. Vous n'entendrez plus parler de la fleur magique. Encore une fois le dieu de la malchance frappa une âme innocence et dévora son prix en appréciant avec gourmandise sa victoire. Ce fut ainsi que ce récit d'horreur se termina. Je ne voudrais pas prolonger ce récit en insistant particulièrement sur la douleur du personnage principal mais pour conclure je tiens à souligner que cette histoire n'était que le début de plusieurs autres aventures.

(( F.I.N ))