L'hériter du Sang Perdu – Chapitre 1

« Paroles »

« Fourchelangue »

L'Ecole de Sorcellerie Poudlard avait toujours été impressionnante, que ce soit à cause sa localisation ou part le nombre de sorciers célèbres qui en étaient sortis. A chaque nouvelle année scolaire, le château semblait rayonner de joie tant la magie qui courait dans ses murs s'agitait afin d'accueillir au mieux les nouveaux arrivants. Les élèves de deuxièmes années jusqu'aux septièmes années étaient déjà rentrés depuis quelques minutes et installer dans la grande salle, devaient surement attendre que les premières années entrent et viennent les rejoindre, le tout dans un brouhaha joyeux.

En observant la masse grouillante de petits sorciers vêtus de noir qui marchait en ligne droite vers les portes du château derrière le demi-géant, on pouvait déjà observer de petits groupes se formé.

Mais de là où il était perché, le jeune homme assis près du bord de la falaise surplombant le château, ne voyait pour sa part que des formes sombres, sans nom et sans visage qui n'étaient synonymes pour lui que d'ennui.

Le brun aux longs cheveux tressés baissa son regard vairon vers le bas du rocher en entendant un hennissement joyeux. Un groupe de jeunes sombrals jouaient en contre-bas. Il n'avait jamais compris pourquoi ces créatures étaient craintes. Ils avaient certes une allure étrange avec leurs grandes ailes membraneuses et leur corps squelettiques mais pour lui, ils étaient élégants, noble et surtout réconfortant. Ils nous apparaissaient quand quelqu'un de proche nous était enlevé, comme un présage qu'il ne fallait pas baisser les bras.

Un mouvement sous sa chemise lui fit baisser la tête vers son familier sortant légèrement de son sommeil

« Qu'attendons-nous pour entrer ? Il commence à faire froid et je refuse de perdre une autre écailles » Le jeune homme s'amusa de la question et répondit au serpent avec un sourire en coin « Nous partirons sitôt que les deux autres nous aurons rejoints, encore un peu de patience Yri ». Il termina sa phrase avec une caresse sur la tête couverte d'écailles blanches et rouges. Un léger coup à l'arrière de son coude lui soutira un sourire tendre tandis que sa main fine et pale partit se perdre derrière les oreilles duveteuses du loup géant contre lequel il était appuyé « Serais-tu jalouse Hati ? », la louve répondit par un petit grognement et enfouit sa grosse tête blanche dans le ventre de son maitre qui rit en sentant son serpent remonter et resserrer ses anneaux autour de son torse râlant contre les canidés encombrants.

Un cri perçant et un grondement bas résonnèrent dans son dos, faisant lever la tête au jeune homme et au deux familiers déjà présents. Un énorme corbeau vint se poser sur l'épaule de son maitre et lui pincer gentiment l'oreille, tandis qu'un loup géant noir trottina joyeusement vers sa jumelle blanche dont il vint cogner la tête de la sienne en guise de salutation.

Se relevant avec souplesse, le jeune homme se secouât afin de faire disparaitre les dernières traces de sa sieste improvisée au soleil. La nuit tombante, il fit disparaitre d'un mouvement léger du poignet toute trace de poussière, herbe et autres poils d'animaux de ses robes noires.

« Le soleil se couche, il va falloir nous hâter si nous ne voulons pas être en retard. Sköll, Hati, les deux gros loups relevèrent la tête, restez ici je ne peux malheureusement vous emmenez avec moi, le directeur trouverait cela trop suspect et nous ne pouvons pas nous permettre d'attirer son attention plus que nécessaire » Les deux canidés poussèrent un geignement bas, montrant leur tristesse de ne pouvoir être avec leur maitre. Ils poussèrent gentiment leurs grosses têtes contre le ventre du brun, avant de faire demi-tour et s'enfoncer entre les arbres sombres et tordus de la forêt interdite.

« Yri reste bien cacher » les écailles le chatouillèrent légèrement quand le serpent blanc et rouge gigota sous sa chemise en venant s'enrouler tout autour de son torse et de son épaule droite. Levant une main pale, le brun vint passer le bout de ses doigts dans les plumes noires à l'arrière de la tête du corbeau posé sur son épaule gauche lui décrochant de petit croassement de plaisir, « Skadï... » il s'interrompit dans sa tirade et eu un sourire triste. La séparation avec ce familier-là était la plus difficile. L'oiseau sombre avait toujours été ses côtés, l'aidant à faire face à toutes les épreuves qu'ils avaient traversés, ne plus l'avoir toute la journée avec lui était pour le sorcier brun un déchirement, « Tu sais quoi faire mon ami. ». Le corbeau vint frotter son bec contre sa joue, lui pinça affectueusement l'oreille puis pris son envol vers la volière de l'école. Craquant son cou, le jeune homme pris une profonde inspiration avant de disparaitre dans un tourbillon de robe noir.

[...]

La répartition se passait sans heurt, les dernières premières années attendaient calmement de passé sous le Choixpeau. Contrairement aux années précédentes, la maison des Verts et Argent ne comptait que très peu de nouveaux arrivants, seulement quatre élèves sur la centaine d'arrivant. En revanche la maison Gryffindor avait vu près d'une trentaine d'élèves arriver chez elle. Tous pouvaient déjà sentir la magie du château opéré entre les murs et agrandir les dortoir et salle commune des différentes maisons.

Observant la fin de la répartition d'un air faussement intéressé, le directeur réfléchissait à la situation qui se présentait devant lui. Le jeune Longbottom avait certes de bonnes réserves magiques mais celles-ci restaient insuffisantes face à Voldemort et il était très loin du niveau de sa précédente arme. Il retint un soupir de frustration en pensant au jeune Potter, s'il avait su qu'elles auraient été les conséquences de ses précédentes actions il aurait choisi d'opérer différemment. Il avait véritablement commis une erreur à l'époque et à présent il s'en mordait les doigts. Il fallait qu'il trouve le moyen d'entrainer plus durement le jeune homme, et il doutait que son nouvel employé au poste de professeur de Défense Contre les Forces du Mal serait aussi manipulable que ses prédécesseurs.

Tournant son attention vers ce dernier, il se fit la remarque que son nouveau professeur était pour le moins étrange, il semblait déborder d'une puissance équivalente voir supérieur à celle de Snape mais n'en laissait filtrer qu'une infime partie. S'il parvenait à le faire rentrer dans l'Ordre, le vieux directeur serait alors en possessions d'une puissance de feu suffisante pour garder le contrôle sur le ministère.

Malheureusement le presque trentenaire châtain semblait aussi antipathique que son homologue professeur de potions.

Le directeur sortit de ses pensées en apercevant la dernière élève être répartie à Hufflepuff. Une fois cette dernière installée et le Choixpeau posé sur le tabouret, Dumbledore prit place devant son pupitre et récitât son traditionnel discours de bienvenue.

« Je tenais également à vous informer d'un changement dans l'équipe professoral. Tout d'abord permettez-moi de vous présenter le tout nouveau membre de notre équipe Lance Gawain. Le professeur Gawain a accepté de prendre le poste de professeur de Défense contre les forces du mal. Les cours de potions seront assurés par le professeur Snape qui a gentiment accepter et j'en suis heureux de reprendre son poste à la suite du départ du professeur Slugorn » Le professeur Gawain se leva lentement de son siège et salua d'un signe de tête l'ensemble des élèves, faisant soupirer d'admiration plusieurs étudiantes à la vue du jeune professeur de vingt-neuf ans, aux cheveux châtains atteignant ses épaules et aux yeux bleus perçants. Le directeur allait continuer son discours quand les portes de la grande salle s'ouvrirent sur un Rusard boitillant jusqu'à Dumbledore afin de lui chuchoter quelques mots essoufflés auxquels le vieux sorcier acquiesça, puis repartit comme il était entré en laissant les portes ouvertes.

« Bien ! La plupart d'entre vous doivent l'avoir appris par la gazette du sorcier mais pour ceux qui l'ignore, nous allons accueillir cette année un nouvel étudiant directement en septième année. Comme vous le savez surement cet élève a vécu un drame pendant l'année qui s'est écoulée, je vous prierais donc de ne pas l'importuner à ce sujet. Merci donc d'accueillir Ikfès Bartolomeo ! »

Le directeur se rassit dans son fauteuil en se frottant intérieurement les mains à la suite de la petite machination qu'il avait mis en place avant le début de la répartition, si tous se passait comme prévu, le sang pur finirait directement chez les Lions.

Loin des machinations du Vieux Fou, certains Verts et Argents portaient un regard très attentif à l'arrivée de l'héritier Bartolomeo. Les Slytherin Sang Pur de dernière année avaient tous déjà entendu parler par leur parent de cette énorme famille composé de plus d'une dizaine de centaines de membres, tous regroupés autour des deux Sang Pur. Draco s'autoflagella mentalement. Si les rumeurs étaient fondées, le terme « Sang Pur » était presque péjoratif pour eux. Le sang qui coulait dans leurs veines était plus que pur, il était royal et venait d'une civilisation éteinte depuis des milliers d'années, une civilisation qui avait fait parler d'elle jusque dans le monde moldu qui considérait leur Jardin Suspendu comme une des sept merveilles du monde antique.

Les grands empereurs de Babylone sentant leur déclin arrivé avaient, par Merlin sait quels miracles, réussi mélangés leur sang et leur ligné avec celle d'une famille puissante de Florence qui avait donnée naissances a plusieurs souverains Européens.

Sylvano Bartolomeo, surnommé « Le Roi Maudit », avait toujours eu une place particulière dans la communauté sorcière et encore plus dans celle des Sang Purs, même des traitres à leur sang comme les Weasley connaissaient et avaient appris à redouter cet homme. Le clan Bartolomeo avait toujours existé, présent dans un pays différent à chaque siècle. La disparition brutale de celui-ci avait plus qu'ébranlé la communauté sang pur. Dans tous les pays où le clan avait vécu, des plaques ou des statues avaient été érigés en leur honneur. Avec l'élimination de cette illustre famille, c'était tout un pilier du monde magique qui s'écroulait.

Alors après l'annonce de la survie de l'Héritier et de son entrée à Poudlard, tous les chefs des grandes et vieilles familles de Sang Pur s'étaient réunis d'urgence dans la chambre des Lords pour discuter et assurer la protection du dernier des Babyloniens. Ils avaient décidé que chaque héritier de leur famille qui serait dans la même année que le sang pur serait chargé de veiller à sa sécurité. Plusieurs Lords avaient même proposé d'assigner certains de leurs serviteurs à la protection de l'héritier, héritier qui avait de suite refuser poliment leur offre. Néanmoins, et comme beaucoup d'orphelins sang pur, le babylonien pouvait être certains de trouver des alliés chez l'entièreté des sangs purs. Leur statut de sang devenait tellement rare que depuis des siècles ils s'entraidaient les uns les autres afin que les dernières familles Purs survivent. Allant même jusqu'à adopter les enfants de sang pur devenus orphelins, pour que ces derniers restent en sécurité dans le cercle de ces grandes familles.

« Monsieur Bartolomeo, si vous voulez bien vous donnez la peine de vous assoir sous le Choixpeau afin d'être répartis dans l'une des quatre maisons de Poudlard. »

Draco se reconcentra sur la répartition du jeune sang pur aux cheveux ébène qui s'approchait d'une démarche légère et digne du tabouret sur lequel reposait l'une des dernières reliques datant des Fondateurs. Vêtu d'un pantalon noir qui moulait ses jambes dont les muscles roulaient sous la peau, il monta les marches tranquillement et s'y assit avec légèreté. Son mouvement écarta légèrement le devant de son manteau, révélant une chemise bordeaux de très bonne facture possédant de légères arabesques argentées.

« Slytherin ! » Le cri du Choixpeau sorti le sang pur blond de sa contemplation et il observa le nouveau membre de sa maison rejoindre la place que les serpents de septième année lui avaient laissée, remarquant a peine le directeur qui semblait comme figé derrière son pupitre.

Ikfès vint s'assoir face à l'hériter Malfoy, autorisant d'un regard les Héritiers Nott et Zabini à prendre place à ses côtés avant de se mettre à picoré dans l'assiette de crudité apparue devant lui. Remarquant l'air ennuyer du brun, les trois sang purs comprirent que celui-ci aurait sans doute préféré se rendre directement dans les dortoirs plutôt qu'assister à ce repas interminable.

Du coin de l'œil Draco vit Pansy Parkinson ouvrir la bouche pour poser une question au nouvel arrivant, mais ce dernier lui lança un regard dur, l'autorité faisant scintiller son œil gauche, donnant à l'améthyste de son iris un air encore plus surnaturel et dit d'une voix ferme : « Plus tard ! » Pansy vexée de s'être fait couper, ne dit plus rien mais fusilla du regard le dernier arrivant chez les serpents. Les Parkinson étant une famille de Sang Pur relativement jeune par rapport aux autres, elle ne savait visiblement rien de la puissance du clan Bartolomeo et ignorait que l'héritier Bartholomeo était d'un niveau largement au-dessus du leurs.

Le repas se termina dans le calme, les verts et argents ayant compris que le sang pur voulait terminer son diner dans le calme et qu'il serait plus disposé à répondre à certaines de leurs questions une fois en sécurité dans leurs dortoirs. Blaise, qui avait hérité du poste de préfet cette année, titre gentiment cédé par Draco, se leva du banc et entraina l'ensemble des premières années avec lui pour les mener aux cachots. Le départ des petits fut comme un signal puisque sitôt tous les premières années Slytherin partis, toute la maison des serpents se leva en silence dans un bel ensemble et se dirigea tranquillement vers les cachots

Draco, après un regard d'assentiment de la part de ce dernier, vint se placer à la droite d'Ikfès, Théodore sur la gauche, Crable et Goyle derrière, fermant la marche en un rempart tandis que tous les autres membres de la maison vert et argent suivaient en silence le Prince des Slytherin escortant le Babylonien.

La descente se fit dans le silence, le nouvel arrivant observant calmement son environnement, ne laissant aucunes émotions filtrer. Arrivés dans la salle commune, Draco l'enjoint d'un mouvement de poignet à prendre place devant la cheminé. Le brun observa l'espace quelques seconde puis vint s'assoir sur le fauteuil situé devant l'âtre. L'ensemble de la maison du serpent retint son souffle en voyant le babylonien installer dans le fauteuil de Draco, attendant l'explosion qui ne devrait tarder.

Pourtant l'explosion ne vint jamais. Le blond prit place élégamment dans le fauteuil en face du brun, montrant ainsi que la maison Slytherin avait à présent deux Prince en son sein. Théo prit place sur le canapé faisant face aux deux fauteuil, Blaise venant le rejoindre si tôt son travail de préfet accomplis. Crable et Goyle se postèrent dos à la cheminé, derrière le canapé, faisant ainsi barrage à quiconque oserai s'approcher sans autorisation.

« Héritier Bartolomeo, au nom des vingt-huit, je vous souhaite la bienvenue à Hogward et tiens à vous dire à quel point nous sommes rassurés et heureux de vous savoir en vie et à présent en sécurité dans la noble maison de Salazar Slytherin. » Accompagnant sa tirade, Draco leva la main droite pour venir la poser sur son cœur avant de la tendre vers le Babylonien puis la laissa retomber sur son genou. Le brun inclina la tête légèrement, répondant au signe de respect très ancien que lui avait adresser le blond.

« Je vous remercie, Héritier Malfoy. Sachez que la proposition de votre père, le Lord Malfoy, a été reçue et acceptée »

« Vous m'en voyez honoré, Héritier Bartolomeo, j'ose espérer que cette demande ne vous a pas vexé. »

« Aucunement, soyez en assuré. Elle a même été accueillie avec plaisir. Etant de retour depuis peu, je n'avais hélas pas eu le temps de m'occuper de ce problème. Problème qui a été résolu avec l'offre de votre père et des Lords Zabini et Nott. »

« Vous nous en voyez ravis, Héritier Bartolomeo. » répondirent les deux autres héritiers reproduisant le geste que le blond avait fait un peu plus tôt.

Les verts et argents présent dans la salle, ne pouvaient que rester estomaquer face au tableau qu'ils avaient devant eux. Les quatre héritiers des plus puissantes familles du monde sorcier, réunis et discutant les uns avec les autres dans le plus grand respect n'était pas un spectacle que l'on voyait tous les jours. D'abord Théodore Nott avec ses cheveux courts châtain clair, ses épaules larges et ses yeux bleu saphir. Blaise Zabini avec sa peau foncé, ses yeux noirs d'obsidienne et son regard reflétant son intelligence écrasante. Draco Malfoy, ses cheveux blond argent, son nez aristocratique et sa posture droite et digne. Et enfin celui que beaucoup n'avaient jamais pu voir et qu'ils avaient tous cru disparus Ikfès Bartholomeo, les cheveux noirs très long nouer en natte, son regard vairon émeraude et son étonnante iris améthyste et ses pommettes hautes. Assis dos aux flammes, ses jambes fines croisé l'une sur l'autre avec une inégalable élégance, il avait tous des souverains dont était peuplé sa longue ligné.

Beaucoup hésitaient à venir se présenter, n'osant troublé la magie et l'émotion du moment. Tous sauf une élève de septième année que peu appréciais. Malgré les grondements d'avertissement de Crable et Goyle poster en garde, la blonde de dix-sept ans s'incrusta dans le cercle fermer que représentait les quatre Sang-Pur et sans chercher une quelconque autorisation, qu'elle aurait pourtant dû attendre, pris la parole.

« Allons Draco, pourquoi toutes cette mise en scène ? Ikfès c'est bien ça ? Je me prénomme Pansy Parkinson et je suis sûr que nous deviendrons de très bons amis. » Le seul fait de prononcer le nom du Babylonien si familièrement fit grincer des dents l'ensemble des septièmes années, et comme si cela ne suffisait pas la posture arquée de la jeune fille visant à mettre vulgairement en valeur le peu de poitrine qu'elle possédait, fini de les irrités. Mais ils eurent à peine le temps d'ouvrir la bouche, que le nouveau venu pris la parole d'une voix suave mais aussi glacial que le froid qui semblait se répandre dans les cachots à mesure que l'héritier parlait, toujours assis dignement dans son fauteuil.

« Je constate que la politesse et le respect ne sont pas des choses qui vous ont été enseignées, cela montre bien que votre famille n'a rien à faire parmi les vingt-huit. Si vous aviez été élevé suivant les anciennes coutumes, il aurait été évidant que vous auriez eu connaissance de votre place »

« Ma place ?! De quel droit te permet-tu de vouloir me rabaisser, toi qui n'es qu'une pièce rapportée, un enfant prit en pitié par un vieux fou incapable de sauver sa propre vie ! »

A ces mots, nombre de serpents s'étaient redressés, prêts à jeter un sort à la pauvre folle qui osait manquer de respect au Babylonien, mais la sensation de froid s'accentuât alors qu'il dépliait ses jambes et se levait élégamment. Le froid devint mordant et l'atmosphère lourde à mesure qu'il s'approchait de l'impudente qui semblait enfin réaliser l'erreur qu'elle venait de commettre.

« Voilà des paroles qui me semble avoir été longuement réfléchit, ainsi vous seriez donc capable de faire preuve d'autre chose que de vulgarité et de sottise. »

« J-Je...

« Vous ? Allez-y Miss, dites-moi de nouveau ce que je suis et ce que mon père était ? Il me semble que vous possédez de meilleures informations que moi sur mon propre statut et mon clan. »

« N-Non ce n'est pas... »

« Vous aurait-on priver de la parole, Miss Parkinson, non que je m'en plaigne. Sachez qu'il fut un temps où je vous aurais fait arracher la langue pour moins que cela mais je sais me montrer magnanime avec les faibles d'esprits. Ainsi donc je me contenterai d'un simple avertissement pour l'instant. » Pansy qui avait drastiquement pali devant le discours d'Ikfès, senti son cœur se figer de terreur quand il lui sembla apercevoir ce qui ressemblait à un éclat rouge dans son œil gauche. « -Sachez, Miss Parkinson, que je ne fais jamais de promesse en l'air. Osez remettre en question ma légitimité et mon statut encore une seule fois, et je me ferai un plaisir de réduire votre famille et vous-même en cendre, afin que jamais plus un seul membre de la pathétique famille dont faite parti ne voit le jour. »

Sa dernière menace avait été comme susurré alors que le froid glacial disparaissait et que tous les occupants de la salle commune semblaient retrouver le souffle qu'aucun n'avait eu conscience de retenir. La blonde sortie de sa torpeur, remarquant qu'elle avait perdu le contrôle de sa vessie à cause de la terreur que lui avait inspirer le brun devant elle, et s'enfuit en courant, voulant mettre le plus de distance entre elle et les verts et argents.

Un soupir passa la barrière de ses lèvres tandis que le babylonien se retournait vers les trois Sang-Pur encore assit devant la cheminée. Ramassant la veste qu'il avait posé sur le dossier de son fauteuil, il adressa un léger signe de tête à Draco qui venait de se lever.

« -Pardonnez mon égarement, mais ce genre de créature a le don de me faire perdre patience »

« -Il n'est nulle raison de vous excusez Héritier Bartolomeo, Pansy Parkinson a toujours été une tache coriace sur le blason de la maison Slytherin. Il était plus que temps que quelqu'un la remette a sa place »

« -Vous pouvez abandonner tous le décorum, Draco, nous avons le même âge et nous allons nous côtoyer quotidiennement. Appelle-moi Ikfès. Et cela vaut pour tout le monde » L'ensemble des Verts et Argents s'offusquèrent, refusant de manqué de respect au brun, mais celui-ci leva la main « Bien que je sois sensible à votre envie de respecter les coutumes, je ne suis pas mon père. De plus le simple fait d'accéder à ma demande sera d'ores et déjà une preuve de respect à mon égard. » Les plus jeune rougirent, tandis que les plus vieux toussèrent avec gène, conscient de l'honneur qu'ils leurs étaient réserver.

Draco entra dans le champ de vision du babylonien et avec un sourire franc et sincère que peu lui avaient vu, réitéra ses paroles de bienvenu.

« -Dans ce cas, Ikfès, si tu l'accepte je vais te faire visiter les dortoirs et te montrer la chambre que nous allons partager. Pour commencer, sache que nous sommes en général quatre par chambre. Etant donné que nous étions les seuls à n'être que trois, tes affaires ont été transporter dans la chambre numéro neuf. Seuls les détenteurs d'une clef, à savoir Théo, Blaise et moi-même peuvent entré dans la chambre. Ta clef t'attend déjà sur ta table de chevet avec le mot de passe de la salle commune qui lui changera tous les mois. Par le passé nous avons eu quelques élèves d'autre maison qui avaient réussi à s'y introduire, ainsi il a été décidé que le mot de passe changerait chaque mois. »

La visite du dortoir se poursuivi dans le calme, les quatre héritiers discutant paisiblement de choses et d'autres commençant doucement à faire plus ample connaissance.

Les semaines qui suivirent, furent relativement calmes. Les Slytherin se faisant petit a petit à la nouvelle organisation et hiérarchie de leur maison, le babylonien devenant le meneur silencieux et Draco son second, s'assurant que les consignes et règles de sécurités données par le brun était appliquer par tout le monde.

Ces règles avaient vu le jour au sein de leurs maisons suite a plusieurs accrochages avec un petit groupe de rouge et or, Ron Weasley en tête. Celui-ci avait trouver intelligents de tenter d'isoler les premières années vert et argent pour leur soutirer quelques mornilles et leurs faire quelques bleus. L'information était vite remontée au oreilles d'Ikfès qui s'était empresser, mais toujours avec élégance, d'intervenir en plein milieu de la deuxième agression et au terme de quelques menaces et autre sortilèges cuisants, avait fait fuir les lions. Le soir même une réunion avait eu lieu dans la salle commune et la consigne donné de ne jamais sortir seul et de ne jamais laisser les premières et deuxièmes années seuls en dehors des heures de cours.

Si Ikfès et son groupe reçurent comme sanction quatre heures de détention pour avoir agresser des rouges et ors, l'intervention de leur directeur de maison et étrangement du professeur de Défense, suffirent à remettre l'histoire dans le bon ordre et la sanction fut donnée aux Lions responsables des attaques.

[...]

Les rues du quartier de Hackney étaient désertes à cette heure avancée de la nuit. Les rideaux et volets fermés bordant l'avenue principal ne laissaient filtrer que très peu de lumière, ne diffusant qu'un léger halo accentuant le brouillard ambiant donnant à ce quartier du Nord de Londres une ambiance très lugubre.

Le couvre-feu étant toujours en place, personne ne pouvait voir l'ombre discrète qui se faufilait de ruelle en ruelle. La silhouette toute de noir vêtue ne faisait aucun bruit alors qu'elle escaladait une gouttière, continuant sa traque par les toits. Sentant ses mains tremblées d'excitations elle prit une longue inspiration. Cela faisait un moment qu'elle suivait sa proie depuis le cœur de Londres, elle connaissait ses habitudes sur le bout des doigts. Un sourire sadique éclaira son visage camoufler par un masque alors qu'elle sentait déjà couler sur ses mains le sang chaud de sa future victime, elle frémissait d'avance aux douleurs auxquelles elle pourrait soumettre l'homme qu'elle avait choisie pour ce soir.

Les couinements de la prostituer prise sans ménagement par sa proie, la forcèrent a se reconnecter a la réalités. Se mordant la lèvre, l'ombre recentra son esprit sur sa mission. Si elle se laissait de nouveau déborder par ses pulsions, elle savait qu'elle ne pourrait de nouveau empêcher un massacre comme celui remontant a plusieurs mois lui ayant valu une nouvelle cicatrice.

Plus le temps passait, plus ses pulsions devenait difficiles à contrôler. La silhouette meurtrière avait de plus en plus de mal a remonter après chaque crise et ressortir de l'abime sombre et sanglant dans lequel elle se sentait chuter jour après jour, mois après mois. Elle savait que ce n'était qu'une question de temps avant que sa résistance ne se brise et qu'elle sombre dans la folie meurtrière qui vivait tapis en elle. Le serrant dans sa paume ganté la silhouette portât a son front l'anneau en argent passé autour d'une chaine qu'elle portait au cou, et se fit la promesse de tenir jusqu'à l'aboutissement de son objectif. La même promesse qu'elle avait faite à son père...

Le cri outré de la prostituer suffit à lui faire comprendre que leur intermède était terminé.

S'il y avait eu quelqu'un dans la rue se soir-là, cette personne aurait pu voir un œil rouge sang briller dans la nuit, alors qu'un sourire lugubre déformait le masque et la posture de l'ombre changé, semblable a celle d'un prédateur prêt à bondir sur sa proie...

Mais après tous, c'est ce qu'elle était... un prédateur.

Les cris et appel au secours de l'homme résonnèrent dans le noir de la nuit. Mais personne ne vint voir. Il y avait une règle dans ce quartier que tous appliquaient : « Occupe-toi de tes affaires et tu survivras ». Si l'homme qui hurlait actuellement n'avait pas respecter le couvre-feu imposé par le ministère alors il méritait son sort non ?

Le petit déjeuner était bien entamé quand des centaines de hiboux entrèrent dans la salle, chacun portant un exemplaire du journal.

[...]

L'énorme corbeau qui vint se poser sur l'épaule d'Ikfès en impressionnât plus d'un aux tables alentours, mais les verts et argents restèrent imperturbables, habituer à l'oiseau préférant nicher dans les poutres de leur salle commune plutôt que dans la volière et venant souvent se percher sur le dossiers du fauteuil du brun pour jouer avec ses cheveux quand celui-ci lisait ou travaillait.

Le corbeau frottât sa tête à celle de son maitre, fit glisser le journal sur les genoux de celui-ci, chipa un morceau de viande dans l'assiette de Blaise puis reparti avec son butin sous les bougonnements du métis.

Ikfès laissa échapper un léger sourire devant les frasques de son familier, attrapa la tasse de café que venait de lui servir Draco, puis commença sa lecture.

Très vite un silence tendu pris place dans la Grande Salle à mesure que ses occupants découvraient les nouvelles.

« 30 Septembre 1996 : Funeste découverte dans le quartier de Hackney !

Attention cet article porte sur un sujet sensible et pourrai heurter la sensibilité des plus jeunes.

Mes chers amis, très tôt dans la matinée l'ancien ministre de la Magie Cornélius Fudge aurait été retrouvé mort dans les rues du sinistre quartier de Hackney dans le Nord Est de Londres.

Le coupable de ce meurtre n'a pour le moment pas été identifié mais ce qui est certains au vu de l'acharnement dont il a fait preuve, est qu'il vouait une visible rancœur a l'ancien homme de Loi.

D'après les premières constations des Aurors, une certaine partie de son anatomie aurai été sectionner et retrouver son estomac. Je préfère vous épargner les autres détails sordides qui m'ont moi-même donner la nausée, mais la seule chose ayant permis l'identification de ce charnier comme étant l'ancien ministre était sa chevalière retrouver à l'intérieur de la bouche de la victime.

Si les lieux du crime font penser à une autre œuvre macabre du tristement célèbre Roi Écarlate, la piste d'une vendetta personnelle par un ennemie de Fudge ne reste pas a exclure »

Le silence fit très rapidement place à un brouhaha incessant. Tout le monde y allait de son hypothèse. Si les professeurs étaient pour la plupart tout aussi choquer que leurs élèves, ils n'en laissaient rien paraitre et tentait de faire revenir le calme dans la Grande Salle.

Les verts et argents étaient aussi perturbé mais les discussions restaient a un niveau sonore très bas. Si certains penchait pour la piste du tueur en série qui faisait rage dans Londres depuis près de deux années, d'autre penchaient plus pour une vengeance. Après tous l'ancien ministre était connu pour son amour des prostitués qu'il aimait ne payer qu'a moitié. Qu'une d'elles aient finalement trouver le courage de se venger était une bonne chose.

Le grincement léger du banc attira l'attention de tous les Serpents. Ikfès, qui venait de finir son déjeuner, s'essuyait élégamment la bouche de sa serviette, puis se leva avec grâce faisant signe a Draco qui avait commencer à se lever, de ne pas le suivre. Ils le virent quitter la pièce tranquillement, comme si la nouvelle ne l'affectait absolument pas... Ce qui était surement le cas pensèrent quelques Lions et Blaireaux.

Draco et le premier cercle d'Ikfès savaient qu'il n'en était rien. Après tous ce quartier faisait partie des anciens territoires ayant appartenue a son clan avant leurs disparition. Qu'ils soient ainsi souillés, entachait la mémoire des Bartholomeo qui s'étaient battus becs et ongles pour redorer ses avenues. Les voir ainsi retomber dans la déchéance devait être une torture pour le dernier survivant.

Ainsi en rentrant au dortoir, ils ne furent pas étonnés de ne le trouver nulle part. Un coup d'œil à la salle de bain leur suffit pour confirmer que le Babylonien était parti courir, activité qu'il appréciait autant que la lecture.

« Courir est bon pour la santé, cela permet de ce vidé la tête et de renforcer son corps. Mon père courait en moyenne trois heures par jour pour se détendre. J'ai fini par prendre cette même habitude. » Leur avait-il dit un jour ou ils l'avaient interrogé en le voyant revenir ruisselant de sueur.

Depuis il n'était pas rare pour les Slytherin de voir leur prince sortir a toutes heures du jour ou de la nuit pour aller courir. Certains s'y étaient même essayer et avait fini par y prendre gout, accompagnant ainsi le brun dans ses footings matinaux même s'ils ne courraient jamais aussi longtemps que lui. Les membres de son cercle s'y étaient également essayer bien que seul Théo avait fini par continuer de lui-même, les autres préférant continuer le Quidditch.

Ikfès venait tout juste de pénétrer dans la foret interdite, qu'il entendit deux léger grondement, avant de percevoir des ombres gigantesques se mètrent a trotter à ses côtés. Sköll et Hati chahutèrent avec douceur leur maitre, le poussant de leurs têtes, mordillant ses coudes faisant rire celui-ci. Après plus d'une heure de courses, le trio s'arrêtât dans une clairière border par la rivière, se couchant sur l'herbe pour profiter de la fraicheur de la matinée. Le babylonien, défit sa queue de cheval haute, enleva son haut, libérant ainsi ses bras de l'étreinte de ses manches longues, retira ses basquets et mit ses pieds dans l'eau. Éclaboussant légèrement son torse, il profita du calme de la foret et de la fraicheur de l'eau pour se détendre.

Les derniers jours avaient été plus que compliqués pour lui. Il était parvenu à garder ses émotions sous contrôles mais la situation lui pesait. Le poids des responsabilités qui l'accablait, ajouter à la séparation avec ses familiers lui était difficile. Son cercle d'amis avait beau être droits et respectable, les épreuves qu'il avait traversées l'empêchait de leur faire pleinement confiance. Il devrait surement les testés un peu.

A cette pensé, il senti un rire nerveux remonté le long de sa gorge, tandis que son œil gauche le brulait légèrement. Un discret tremblement commençait a agiter ses mains quand les deux loups géants se jetèrent dans l'eau à ses côtés, l'éclaboussant totalement. Le comportement enfantin de ses deux familiers suffit a lui refaire prendre pied et il passa la demi-heure suivante a chahuter dans la rivière avec les deux canidés. Entièrement tremper, le trio fini par sortir et s'étendit au soleil pour se sécher.

Quiconque serait passé à ce moment, serai rester subjugué par le spectacle qu'ils offraient. Hati avec son pelage aussi blanc que la neige, Sköll a la robe aussi noir qu'une nuit sans lune, et entendu entre les deux canidés géants, le dernier héritier de la longue ligné des Babyloniens avec ses longs cheveux de jais étendu autour de lui tel une auréole sombre, calme et serein mais le corp parsemé de cicatrices.

TBC