Chalut tout le monde !
Oui je sais c'est un petit chapitre, parce que j'ai dû le couper en deux parties pour poster aujourd'hui. Promis je vais me rattraper !
Bonne lecture !
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Finch ne savait plus très bien depuis combien de temps il était assis là, à ressasser ses sombres pensées lorsqu'une main ferme se posa sur son épaule
-« Harold » Il leva les yeux et scruta le visage du docteur Tillman, cherchant à se rassurer « Tout va bien » murmura Mégan. L'informaticien soupira de soulagement. Pourtant l'air sévère de la jeune femme ne le rassura pas totalement
-« Est-ce certain ? » tenta t-il timidement
-« Oui. Mais il faut que nous parlions »
Finch sentit son cœur se serrer. Quelle mauvaise nouvelle allait-il encore devoir assimiler ? Il suivit Mégan dans son bureau. Elle lui fit signe de s'installer et ferma la porte derrière eux
-« Essayez vous et détendez-vous. John n'est pas en danger » le rassura t-elle
-« Excusez moi docteur mais votre air sévère est plutôt stressant » affirma l'informaticien cherchant à détendre l'atmosphère
La jeune femme esquissa un faible sourire
-« Pardonnez moi vous avez raison. Mais je suis tellement en colère »
-« En colère ? » répéta Finch « Contre nous ? »
-« Un peu contre moi-même mais surtout contre John » soupira Mégan « D'abord sachez que tout va bien en ce qui concerne ses fonctions hépatiques. Les paramètres sont bons et le scanner est correct. La régénération continue de se faire normalement. Il est en bonne voie de guérison »
-« C'est déjà ça » murmura Finch
-« Je suppose que vous le surveillez pour qu'il prenne bien son traitement ? »
-« En effet et il le suit à la lettre »
-« Seulement l'ennui c'est que John n'est pas tout à fait honnête à ce sujet » constata la jeune femme
-« Que voulez vous dire docteur ? »
-« John a été victime d'un malaise parce que son corps était en souffrance Harold. Une douleur, même faible, si elle est constante, finit par venir à bout de la résistance nerveuse la plus endurante. Je pense que John a délibérément négligé ses douleurs et ses nerfs ont fini par prendre le dessus. Son malaise tout à l'heure était surtout nerveux. Autant physique que psychique. En résumé son corps était à bout et il a lâché »
-« Mais il prenait ses anti douleurs » murmura Finch « Enfin… »
-« Oui ? » l'encouragea Mégan
-« Ces derniers jours il m'avait demandé plusieurs fois de réduire les doses. Il disait qu'il se sentait parfaitement bien et qu'il n'avait plus besoin d'un traitement trop fort »
-« Sauf que la dose qu'il devait prendre était déjà insuffisante » répliqua la médecin « Et je m'en veux de ne pas m'en être aperçue ! »
-« Mais vous avez élaboré le dosage avec John » constata l'informaticien. Il croisa le regard tendu de la jeune femme « Vous voulez dire…. Qu'il a mentit ? »
-« Plus ou moins oui » soupira Mégan « Je pense que John ne supporte pas l'idée d'être diminué. Les anti douleurs le rendent plus faible. En tout cas c'est ce qu'il s'imagine. Alors il a minimisé les sensations pour obtenir une plus petite dose et je n'ai rien vu » ragea t-elle
-« Ce n'est pas votre faute docteur. John est très doué pour dissimuler ses sentiments. Vous ne devez pas vous en vouloir »
-« Mais le connaissant j'aurais dû me méfier Harold ! »
-« Est-ce que cela va contrarier sa convalescence ? Ou avoir des répercussions sur sa guérison ? »
-« Non. Pas s'il consent enfin à se soigner correctement »
-« Je vois »
-« Je suppose que ce ne sera pas si facile. Pour ce qui est des anti douleurs je vais adapter les doses et cette fois je serais vigilante. Mais il reste l'aspect psychologique. De toute évidence, John vit mal cette situation »
-« Je sais » murmura Finch « Il déteste se sentir vulnérable »
-« Il faut qu'il l'accepte pourtant. Il doit accepter de lâcher prise cette fois. Sinon il y aura d'autres malaises et à force cela finira par influer négativement sur la guérison »
-« Je me suis efforcé de le rassurer, de lui faire comprendre que cela ne durerait que quelques semaines » plaida l'informaticien
-« Mais il ne vous a pas écouté ? »
-« Au début peut être mais après quelques jours il a commencé à se refermer sur lui-même et j'avais de plus en plus de mal à lui faire entendre raison »
-« Il va falloir pourtant. Il se fait du mal pour rien. Il vous fait du mal Harold »
-« Docteur… »
-« Inutile de nier ! » l'interrompit Mégan « Cela se voit » l'informaticien baissa la tête
-« Que peut-on faire ? » demanda t-il
-« Il faut lui ouvrir les yeux et pour commencer vous allez rentrer chez vous et vous reposer »
-« Mégan ! Je dois rester près de lui ! » Protesta aussitôt Finch
-« Pas cette fois. Je veux qu'il réalise qu'en agissant comme il le fait il joue avec sa santé et aussi avec la vôtre. Et sachant combien il tient à vous j'ai plus de chance de le faire réagir en lui parlant de vous. Sa souffrance le laissera peut être indifférent mais pas la vôtre »
-« C'est… un peu dur docteur»
-« Sans doute. Mais je ne vois que cela. Nous avons essayé la méthode douce mais visiblement cela ne marche pas »
-« John ne supporte pas l'échec »
-« Il n'est pas infaillible »
-« Ca je n'ai jamais pu le lui faire admettre » soupira Finch. Il garda le silence. Les yeux baissés, hésitant.
-« Il y a autre chose ? » interrogea Mégan, sentant qu'il ne lui disait pas tout
-« Pas vraiment…C'est compliqué »
-«Mais encore ? » Insista la médecin
-« Ces derniers temps il lui arrive de parler dans son sommeil. Je ne sais pas s'il s'en est rendu compte. En tout cas je ne lui ai jamais rien dit, je ne savais pas comment il réagirait. Il se sent coupable de tout ce qui est arrivé. L'agression, la blessure de Bear. Le fait qu'il ait été blessé lui aussi aggrave son sentiment de culpabilité. Il s'imagine que s'il avait été plus vigilant rien de tout cela ne se serait produit »
-« Mais Lionel m'a raconté ce qui s'est passé. Il n'aurait rien pu faire de plus »
-« Et pourtant il est persuadé du contraire et il y a eu quelques incidents ces derniers jours qui n'ont pas amélioré sa confiance en lui et il… Il s'en veut encore pour cette femme… »
-« Quelle femme ? »
-« Celle qui ressemblait à son ex fiancée »
-« Oh… »
-« Il n'a pas de raison de s'en vouloir. Il ne s'est rien passé entre eux, pas même un baiser ! » Affirma Finch
-« Mais il a eu un instant de faiblesse. On en revient toujours au même problème »
-« Je ne sais pas comment le résoudre docteur. Et pourtant cela fait presque trois ans que je m'y efforce en tant que compagnon. Et même plus encore en tant qu'ami »
-« Je crains que cela ne reste votre combat quotidien » soupira Mégan « Mais en attendant nous allons le secouer un peu. Il en a besoin et qu'il comprenne que contrairement à ce que dit Lionel il n'est pas superman ! »
Finch ne put s'empêcher de sourire.
-« Pas trop tout de même docteur »
-« Harold » gronda Mégan « Cessez un instant de le défendre. N'êtes vous pas en colère contre lui pour ce stress qu'il vous a infligé ? »
L'informaticien écarta les mains en un geste d'impuissance qui disait son incapacité à lui en vouloir
-« Les circonstances… »
-« Vous êtes trop bon avec lui ! » l'interrompit Mégan « Alors je me charge de lui faire prendre conscience de certaines réalités »
-« Vous me faites penser à l'inspecteur Fusco » constata Finch avec un mince sourire
-« Nous devons sans doute avoir les mêmes modes de pensées » s'amusa Mégan « Mais vous deviez vous en douter non ? »
-« Un peu » concéda l'informaticien « D'accord. Je vous obéirais. Mais je veux que vous me promettiez de m'avertir au moindre problème »
-« Bien sur. Je ne laisse rien de mal arriver à mes patients, vous le savez ? »
-« Oui je le sais »
-« Bien. Je vais m'efforcer de lui faire entendre raison alors »
Mégan se leva, contourna le bureau et vint poser la main sur son épaule
-« Je vais veiller sur lui. Maintenant rentrez chez vous et reposez vous ! Dans deux jours je vous le rendrais en pleine forme alors autant que vous le soyez aussi ! »
-« Je ferais de mon mieux » promit Finch en se levant. Sur le seuil du bureau, il eut une hésitation
-« C'est bon venez. Il dort pour l'instant, il ne saura rien » concéda Mégan lisant dans ses pensées. Elle l'emmena jusqu'à la chambre attribuée à l'ex agent et lui accorda trois minutes. Finch observa son compagnon en silence, tant de sentiments se bousculaient en lui. Il posa un baiser sur son front puis quitta les lieux tant qu'il en avait le courage.
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John émergea difficilement du sommeil. Il se sentait lourd, épuisé. Un soupir lui échappa en reconnaissant autour de lui les murs blancs d'une chambre d'hôpital. Il rassembla ses souvenirs et soupira de nouveau. Mégan entra dans la chambre
-« Réveillé ? Comment vous sentez vous John ? »
-« Bien » répondit brièvement ce dernier
-« Pas de douleur ? »
-« Non »
-« Avec la bonne dose d'anti douleurs ça aide » répliqua la médecin en vérifiant ses constantes
-« Mégan… »
-« Inutile John. Je sais que vous m'avez menti » l'interrompit la jeune femme
-« Je suis désolé » murmura l'ex agent
-« Si vous le dites »
-« Mégan, je… » Mais elle l'interrompit à nouveau
-« Non John » levant la tête, elle fixa son regard dans le sien « Que vous ne respectiez pas la médecin passe encore. J'aurais au moins espéré plus de considération pour l'amie »
-« Ce n'était pas contre vous ! » répondit l'ex agent en fuyant son regard
-« Alors contre qui ? Contre vous-même ? Contre votre corps qui doit vous obéir sans jamais faillir ? La faiblesse est dans la nature humaine John. Et vous êtes humain. Vous devez l'accepter que cela vous plaise ou non»
-« Où est Harold ? » murmura Reese
-« Chez lui je suppose » émit Mégan. John lui adressa un regard interloqué « Je l'ai obligé à rentrer. Il avait besoin de calme après le stress qu'il venait de subir et ce n'est pas ici qu'il aurait pu en obtenir »
-« Je vois. Il m'en veut ? »
-« Même pas » répliqua la jeune femme en secouant la tête « Il devrait pourtant ! Mais il est surtout déçu »
-« De ce que je suis ? »murmura John, amer
-« De ce que vous ne voulez pas être pour lui »
-« Je ferais n'importe quoi pour lui ! » protesta aussitôt John en se redressant brusquement
-« Sauf vous soigner correctement Ce qui met non seulement votre santé en péril mais aussi la sienne ! » affirma-t-elle « Toute cette tension, vous ne croyez pas que ce soit bon pour lui ? »
-« Alors il n'aurait pas dû me choisir ! » riposta Reese dans un cri douloureux
-« Oh il aurait sans doute subit moins de stress» constata Mégan tranquillement sans se laisser impressionner «Il n'aurait pas souffert comme il souffre en ce moment » Elle se rapprocha de son patient et posa la main sur son bras Reese plongea son regard dans le sien, retenant son souffle. « Mais il n'aurait pas non plus vécu la plus belle histoire de sa vie » ajouta t-elle plus doucement « Ni reçu autant d'amour que vous lui en avez donné chaque jour » L'Ex agent détourna les yeux, ne sachant plus quoi répondre. « John » murmura Mégan en lui prenant la main « Vous devez apprendre à lâcher prise. Accepter vos faiblesses comme vous acceptez celles des autres. Respecter votre corps, apprendre à l'écouter et à le considérer autrement que comme une arme » De sa main libre elle repoussa une mèche rebelle sur le front de son patient « Et surtout arrêter de croire que vous êtes responsable de tout ce qui arrive »
-« J'ai l'impression de l'entendre » murmura l'ex agent
-« Harold est la voix de la raison. Et vous êtes son grain de folie »
Reese ferma les yeux et parut réfléchir un instant puis il se reprit :
-« Il faut que je rentre » affirma-t-il en repoussant la couverture. Mégan le stoppa
-« Pour quoi faire ? »
-« Je dois le voir » plaida l'ex agent « Et lui demander de me pardonner » ajouta-t-il plus bas
-« C'est déjà fait »
-« Je dois veiller sur lui »
-« Il est chez vous avec Bear. Il ne risque rien » contra la médecin
-« J'ai besoin de lui » plaida John en désespoir de cause
-« Et lui aussi à besoin de vous. Mais pas comme ça » intima la jeune femme. Reese lui adressa un regard perdu « Pas nerveux, perturbé, agressif » compléta-t-elle « Il a besoin de cet homme fort et aimant que vous savez être pour lui au quotidien »
-« Je ne peux pas » souffla Reese
-« Il faut faire la paix avec vous-même et cela ira mieux. Et avant tout vous reposer et réfléchir tranquillement. Comme je compte vous garder 48H vous aurez tout le temps »
-« Il n'en est pas question ! »
-« Ordre du médecin ! »
-« Non. C'est trop ! » Protesta John
-« Et si c'est une requête de l'amie ? »
Reese se mordit les lèvres. Il avait conscience d'avoir contrarié la jeune femme. Il avait bien sentit sa colère contre lui et il l'acceptait, conscient qu'il n'aurait pas dû lui mentir comme il l'avait fait. C'était cruel et c'était stupide puisque cela n'avait fait qu'entraver sa guérison
-« Très bien » murmura t-il
Mégan retint un soupir de soulagement
-« Vous voilà enfin un peu raisonnable »
-« Mais il faut que je parle à Harold »
-« Non. Pas de téléphone. Il sait déjà tout ce que vous avez à lui dire »
-« Mais… »
-« Tout va bien John » le coupa t-elle « Et s'il a besoin d'aide nous serons là Lionel ou moi. Et je vais l'appeler pour le rassurer »
-« Dites lui que je l'aime » murmura John
-« Je le ferais mais ce sera l'unique entorse à mon règlement ! »
-« Vous êtes le pire des tyrans »
-« Merci John. Au vu des circonstances, je prends cela pour un compliment. Et maintenant reposez vous ! Je repasserais tout à l'heure » ajouta t-elle en rajustant la couverture. Elle quitta la pièce satisfaite de la discussion, certaine d'avoir donné à réfléchir à son ami.
John laissa retomber sa tête sur l'oreille, épuisé. Mégan avait raison, il avait besoin de réfléchir, de mettre un peu d'ordre dans le chaos de son esprit…
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Finch s'avança sur le sentier d'un pas lourd. Bear se précipita à sa rencontre et il réalisa que dans la précipitation il avait du oublier de verrouiller la porte. Il caressa le malinois
-« Oui je rentre seul Bear, mais ne t'inquiète pas, il reviendra bientôt, tout ira bien » affirma t-il autant pour le chien que pour lui. Le malinois l'escorta à l'intérieur et Finch resta un instant sur le seuil. Son regard parcouru la pièce, le grand lit médicalisé qu'il n'avait pas encore fait retirer, une chemise que John avait délaissé sur le dossier du canapé. Il remarqua que la table de la cuisine était encombrée. Il s'approcha, intrigué. Un plat, un saladier et quelques ingrédients étaient disposés sur une partie de la table, sans doute destinés au repas du soir. Repas que John avait prévu mais qu'il ne préparerait pas finalement. L'informaticien senti sa gorge se serrer, mélange de tristesse et d'angoisse. Bear lui donna un coup de museau pour attirer son attention. Il baissa les yeux et lui sourit avec reconnaissance.
Il se dirigea vers la chambre pour déposer sa veste et ses affaires. Il contrôla au passage l'activité de la machine, mais aucun numéro n'était tombé. Il tourna en rond quelques minutes, ne sachant quoi faire, incapable de se concentrer. Il ne pouvait s'empêcher d'être inquiet en dépit des paroles rassurantes de Mégan. Il décida de se préparer une tasse de thé et s'assied à la table de la cuisine pour la boire, son téléphone posé devant lui et Bear à ses pieds.
Finch décrocha dès la première sonnerie n'ayant pas lâché son téléphone des yeux
-« Oui docteur ? »
-« Tout va bien »
-« John est réveillé ? »
-« Oui et pas vraiment de bonne humeur d'être ici »
-« Je m'en doute. Et le fait que je ne sois pas avec lui ? »
-« Cela l'a étonné mais il a compris que vous ne faisiez que m'obéir pour votre bien. C'est surtout d'être privé de téléphone qui le dérange, il a très mal pris que je ne le laisse pas vous appeler »
-« Je devrais peut être… »
-« Non Harold. Nous étions d'accord : repos pendant 48H. Ce n'est pas si long »
-« Non. C'est interminable »
Mégan eut un petit rire
-« Ma parole, il a complètement déteint sur vous ! »
-« Un peu je suppose » concéda Finch
-« Soyez tranquille. Tout ira bien et vous verrez que dans 48H il sera redevenu lui-même »
-« D'accord. Merci docteur »
-« Il m'a demandé de vous dire qu'il vous aime »
-« Moi aussi »
-« Très bien. Je passerais le message, mais juste celui-là ! »
Finch reposa le téléphone sur la table. Et maintenant ? Il ne lui restait plus qu'à attendre le prochain appel et surtout à patienter 48H. Il se sentait brusquement si fatigué ! S'accoudant sur la table il se prit la tête dans les mains. Toute la tension accumulée ces derniers jours venait l'assaillir et les doutes avec. Il avait tellement envie que tout redevienne comme avant, comme au début. Non, plus que ça… comme autrefois, avant leur histoire. Il était seul, il n'avait alors à se soucier que de lui-même. Cette pensée était égoïste mais il était si fatigué de lutter sans cesse pour un peu de calme ! De lutter contre sa nature et contre celle de John. Ils n'étaient peut-être pas fait pour être ensemble finalement, puisqu'il lui demeurait parfois si difficile d'abandonner ses réflexes et qu'il était si compliqué pour John de renoncer à cette obsession d'être toujours le responsable.
Il y avait une solution toute simple pour mettre fin à tout cela, pour retrouver sa tranquillité, le repos de son esprit… Et c'était tentant de poser les armes ! Mais renoncer à John, à tout ce qu'ils avaient bâtis ensemble, à tous ces moments précieux lorsqu'ils allaient bien…
Comme s'il lisait dans les pensées de son maître, ou du moins en devinait la noirceur, Bear posa les pattes sur son genou et lui donna de petits coups de langues timides en gémissant
-« Bear » souffla l'informaticien tiré de ses réflexions. Il rapprocha le chien et le caressa « Bon chien » murmura t-il « Je m'égare je crois et tu le sens n'est ce pas ? On ne peut rien te cacher !» il continua à le caresser quelques minutes en silence puis ajouta « Je suis fatigué Bear mais ça va passer et tout ira bien mieux » Il se leva « Viens, allons faire une balade, ensuite nous dinerons et tu me tiendras compagnie et cela restera entre nous bien sur » Le chien jappa et se dirigea joyeusement vers la porte en surveillant que son maître le suivait. Finch observa la table et hésita un instant puis préféra suivre le chien « Ne touchons à rien, tout cela attendra son retour » Il quitta la villa et consacra un long moment à son fidèle compagnon, son meilleur soutien des heures sombres.
