Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .

Résumé : Ou comment malgré tout, Mehmed et Osman peuvent, ou non, être des frères dans la douleur. [Magnificent Century : Kösem]

Note de l'auteur : Ce recueil répond au challenge du Febuwhump 2024, ma première tentative du genre.

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de fandom méconnu (18/50) + Osman II + Drabble 987 : Osman & Mehmed + Cancer : Osman & Mehmed + Prénom 202 : Osman + Roulette Surprise 1 : Magnificent Century : Kosëm – Mehmed + Personnage historique du 16/12/20222 au 23/12/2022 : Osman II dit Genç Osman + fusion 7

Je, Tu, nous

Brûlure de cordes

-Osman!

Le cri résonne dans la cour et les janissaires s'écartent. L'aura que dégage Mehmed les impressionne toujours autant : le regarder, c'est voir Kösem. C'est voir Ahmed. Un murmure parcourt l'assemblée : n'était-il pas censé être mort?! Davud Pasha leur avait assuré qu'il était mort, assassiné sur l'ordre de son frère avant la campagne de Pologne! Que fait-il donc ici? Pourquoi?! Un frisson d'effroi parcourt l'échine du chef de l'armée.

Si Mehmed vit, alors ils s'en sont pris au sultan pour rien.

Ils se sont rebellés face à lui suite au blâme qu'ils ont eu de sa part, suite aux rumeurs qu'il voulait les réformer voire les dissoudre. Ils l'ont arraché à son foyer, lui ont nié leur protection alors qu'il est techniquement le premier de leurs frères d'armes, l'ont paradé sur un âne dans ses vêtements de dessous, pieds nus, sous le cagnard, assoiffé et humilié...

Pour rien.

Ou en tout cas, si les rumeurs sont vraies, en attendant, il n'a pas tué son frère, il a respecté la volonté de son père.

Le jeune homme se précipite vers son aîné.

-Qu'avez-vous fait à votre padichah?! Au sultan du monde! Honte à vous!

Il défait les liens qui enserrent ses poignets : ils sont marqués, rouges, brûlants sous ses phalanges. Osman a l'air épuisé.

-Vous vivez, mon sehzade...

-Je vis, oui. Répond-il. Peu avant la campagne de Pologne, mon frère m'a éloigné de la Cour. J'ai toute sa confiance. Mais il craignait que des traîtres ne m'enlèvent et profitent de son absence pour m'introniser, même de force. La suite s'est enchaînée si vite qu'il n'a pas pu me faire revenir plus tôt.

Il pense à Ömer, sauvé de peu grâce aux médecins de sa mère, au petit Mustafa, sauvé in extremis par Zulfikar. Ils auraient tué des bébés parce qu'ils portent le sang d'un père qu'ils détestent pour des raisons imaginaires!

-Qui vous a monté contre votre sultan?!

-Davud Pasha, mon prince...

Le scélérat! Il le paiera! Osman surprend son frère en prenant la parole malgré sa faiblesse.

-Vous avez été trompés. Vous avez cru défendre vos frères et le bien de l'Empire. Je vous pardonne. Et je vous demande pardon pour les offenses que j'ai pu vous causer.

Depuis son balcon, Halime sent la balance pencher...

Mehmed accompagne son souverain à l'intérieur. Il a du mal à marcher et bon sang, ses poignets, on dirait les feux de l'Enfer! Ca va marquer un long moment et poser les yeux dessus lui rappellera nécessairement ce jour inique. Ils le paieront, il se le promet et il aura la force que sa mère n'a pas eue, sans doute par bonté d'âme : on ne verse pas le sang de la dynastie mais quand le sang trahit, il perd tout droit à la dignité.

Davud, Halime, Dilruba, il les tuera lui-même.

Son oncle, lui, est peut-être l'un des rares innocents dans cette affaire...

FIN