31 octobre, 2h55
- James, c'est ton tour.
- Hum...
Voyant que son mari ne comptait pas bouger pour nourrir les garçons, elle décida d'y aller elle-même. Elle sortit du lit et se dirigea vers leur chambre. Elle lança un *lumos* et sourit tendrement devant ce qu'elle vit. Harry gazouillait tandis que son frère, Léonard, pleurait avec toute l'énergie qu'il possédait. Lily s'approcha du petit, et une fois dans ses bras, il se calma immédiatement, au grand soulagement des oreilles de Lily. Après les avoir nourris, elle s'assit sur le rocking-chair pour leur chanter une berceuse, en espérant qu'ils s'endorment vite pour qu'elle puisse elle aussi retourner au lit. Elle repensa à l'accouchement. Qui aurait pensé que tout le monde dans la salle allait être soufflé par la magie d'Harry lors de son premier cri ? Qui aurait pensé qu'une aussi puissante vague de magie pouvait provenir de ce petit être ? Personne ! C'est bien pour ça que la médicomage trouva une explication farfelue, étant persuadée que l'enfant ne pouvait pas être à l'origine de cette magie. Lily observa ses enfants une dernière fois avant de fermer la porte. Léonard avait les cheveux brun-roux et des yeux noisette tandis qu'Harry avait des cheveux noirs jais et des yeux émeraude, mais des paillettes noires semblaient être en constant mouvement dans l'émeraude. Une explosion détourna son attention. Prenant conscience de ce qu'il se passait, elle hurla :
- JAMES ! IL EST LÀ !
PDV de Petit Voldy
Mon entrée était digne de ce que les Moldus appelleraient un film d'horreur, je frissonnais de plaisir. Je montai ensuite les escaliers doucement afin de laisser Potter père rejoindre la Sang-de-Bourbe. J'explosai une nouvelle fois une porte qui me bloquait le chemin. J'arrivai devant la chambre des gamins, encore une fois une porte se tenait devant, mais c'était celle que je souhaitais... Celle des marmots. Je stupéfiai les deux parents d'un geste de main souple, ne voulant pas perdre plus de temps. Je me tournai pour faire face aux enfants. Mais par qui commencer ? Le petit avec des yeux d'avada kedavra semble me défier de l'approcher, lui et son frère. Je décidai de commencer par lui et lançai mon sort préféré, l'avada kedavra.
BOUMMMM !
15 minutes et un peu de rangement plus tard.
- Je dois vous avouer que je suis assez impressionné par la puissance magique de Léonard. Je pense que c'est lui qui a défait Voldemort. Et puis, sa cicatrice en forme d'ouroboros sur le poignet le prouve. Mais un problème reste... Harry ne peut décemment pas vivre avec son frère...
- Je vous arrête tout de suite, Dumbledore. Je n'abandonnerai aucun de mes enfants. Encore moins l'héritier Potter.
James observa la scène en silence. À vrai dire, il ne se voyait pas abandonner Harry. Il était son fils, sa chair, son sang. Il ne put suivre le chemin de ses pensées, car il fut interrompu par un sort qui lui fut envoyé en pleine poitrine, à lui et sa femme. Il ne se souvenait plus de son premier enfant, ni des après-midis à lui apprendre comment faire des farces, ni la fois où il l'avait tenu dans ses bras la première fois, ni la journée où il était allé avec Patmol et Lunard acheter les premiers vêtements d'Harry et Léonard, tous rouge et or. Non, tout ce dont il se souvenait était les moments passés avec Léonard. Puis il s'évanouit.
- Bon, mon petit Harry, tu vas aller chez les gentils Dursley. Tu verras, ils feront de ta vie un enfer. Et lorsque tu rentreras à Poudlard, tu feras tout ce que je te demanderai,jusqu'à ce que j'atteigne mon objectif, avait dit Dumbledore avec sa tête de papy gâteau et d'un ton un peu trop jovial.
Le problème étant que personne ne se doutait qu'Harry avait gardé tous ses souvenirs et que ceux qui ont été supprimés de la mémoire de ses parents seraient marqués au fer rouge dans sa tête comme pour lui rappeler qu'il ne pourrait jamais récupérer ses vrais parents...
Quatre ans plus tard
- Papa ? demanda un petit garçon.
- Oui ?
- Pourquoi on est là ?
- Parce que, répondit le père.
Depuis quelques jours, l'homme se sentait attiré par cette rue. Mais ce soir, sa magie lui hurlait d'aller voir ce qu'il s'y passait.
- Dis papa, y a un enfant qui dort seul dans ce jardin, on peut aller voir ?
Le "papa" en question regarda tout autour de lui avant de voir ce dont son fils lui avait parlé. Mû par un instinct étrange, il s'approcha. Il vit un enfant maigrichon dans une niche de chien, seul dans le froid, avec une aura qui semblait être dépendante des pensées et des sentiments du petit. Sûrement un empathe, pensa l'homme en sentant les larmes couler malgré lui lorsqu'il ressentit la souffrance de l'enfant. Il trouva une lettre au sol et la lut, pendant ce temps, le petit garçon qui l'accompagnait s'approcha de l'enfant et s'aperçut de la cicatrice sur son front. "Étrange," pensa-t-il. Peut-être devait-il prévenir son père. Le petit garçon sursauta quand son père dit d'une voix froide, après avoir pris l'enfant dans ses bras :
- On s'en va. Prends mon bras, s'il te plaît, Clément.
Le dit Clément mit un certain temps à réagir. Jamais avant, son père n'avait parlé de cette façon. Prenant la manche de son père, la sensation désagréable au nombril apparut, puis le paysage changea.
