Harry était affamé.

Non seulement il n'avait pas mangé la veille mais en plus il avait dû sacrifier son petit déjeuner pour répondre aux questions des Poufsouffle puis de ses amis. Il avait l'impression d'être revenu en début d'année. Sauf que ce n'était plus des regards d'admiration qu'il recevait mais de suspicion voir de haines. Et pour Harry c'était mille fois plus difficile à supporter. Heureusement contrairement à la plupart des élèves de Poudlard ses amis la plupart des Poufsouffle le crurent lorsqu'il disait qu'il n'y était pour rien dans cette histoire. Et heureusement. Sans eux, il aurait pété un câble.

Mais malgré leur soutien la colère s'accumula toute la matinée à chaque fois qu'il surprenait un groupe d'élève chuchoter en le pointant du doigt. De plus la fatigue et la faim n'arrangeait rien. C'est donc de très mauvaise humeur et déterminé à repousser tout important qu'il rentra dans la grande salle pour enfin étancher sa faim. Mais à peine se fut-il assis à la table des Poufsouffle qu'il sentit quelque chose caresser sa jambe puis son entrejambe. Il baissa alors les yeux puis poussa un énorme cri autant de surprise que de peur et se leva d'un bond en renversant son assiette par terre. Les conversations autour de lui interrompirent immédiatement.

Il sortit sa baguette immédiatement et cria :

— Ginny vient immédiatement chercher ta salle bestiole ou j'en fais du hachis-parmentier

Avant même qu'il ne s'en rend compte Ginny se tient à ses côtés et essaya d'attraper le rat mais celui-là mordit et réussis à s'enfuir.

Harry commença à ramasser son assiette. Comprenant que le spectacle était terminé la plupart des élèves reprirent leur conversation et Harry devient Snape de honte lorsqu'il crut entendre certain élève se moquait de lui. Ginny par contre restât devant lui le regard dans le vide dans la position qu'elle avait adopté au moment où le rat l'avait mordu.

— Hé tu pourrais m'aider princesse. C'est de ta faute.

Ginny sembla reprendre ses esprits.

— Hein ! Quoi ?

— Qu'elle éloquence ! Si ton cerveau n'est pas assez développé pour coordonner une tache aussi complexe tu pourrais au moins essayer de t'excuser. Tu sais ça demande juste d'ouvrir la bouche et de sortir des formules toute faites sans réfléchir. Ça c'est une tâche à ta hauteur.

— Non pour qui tu te prends exactement.

— Pour quelqu'un qui vient de se faire agresser à deux reprise par ton animal de compagnie. D'ailleurs si ça se trouve tu l'as fait exprès. En fait peut-être que c'est vous qui avez attaqué la chatte de Rusard et qu'ensuite en me croisant dans les couloirs vous vous êtes dit que ce serait une bonne idée de me faire porter le chapeau ? Vous trouvez ça marrant toi et tes frères de me ridiculiser et de me faire passer pour un psychopathe ?

— Tu es paranoïaque. Et tu te débrouilles très bien tout seul pour passer pour un psychopathe. Je n'y peux rien si tu fréquentes de futur mangemort.

— Et c'est reparti, mais change de disque. C'est pour ça que tu t'en prends à moi ? Parce que je ne corresponds pas à tes phantasmes mouillés ?

Ginny gifla Harry.

— Apparemment j'ai touché un point sensible. Si vraiment toi et tes frères n'y êtes pour rien dit moi où t'était hier soir pendant l'attaque ? Qu'est-ce que ton rat et tes frères faisaient juste à côté de l'attaque ?

Ginny passa par une palette d'expression bizarre puis finalement elle partit en courant les larmes aux yeux. Pour Harry c'était l'équivalent d'un aveu. Mais tout ce que les autres remarquèrent c'est qu'une Gryffondor d'une famille très connue et apprécié l'avait giflé puis était partit au bord des larmes. Et c'est notamment ce que retinrent les frères Weasley. A partir de ce jour il fut régulièrement victime de leur blague et le préfet Percy devint encore plus collant avec sa petite sœur ce qui eut pour conséquence de rendre cette dernière encore plus insupportable. Si Harry avait davantage fait attention à Ginny il aurait remarqué qu'elle non plus n'allait pas bien.

Sa seule satisfaction était de voir Ginny et ses frères passer une partie de leur temps libre à chercher Croutard. À la grande joie d'Harry, depuis la scène dans la grande salle le rat avait disparu.