Histoire : Une Touche de Couleur dans le Gris
Livre 1 : Nuancer le noir.
Date : 5 Avril 2019, corrigé en janvier 2023
Bêta : Elogane : D (2019) personne (2023)
Fandom: D Gray Man
Avertissement : Non, je ne possède pas D Gray Man et je ne fais aucun profit avec cette histoire.
Résumé : Après avoir atterri au XIXème siècle, Estelle, prenant le nom d'Eve, devient la dame de compagnie de Tricia Kamelott. Eve prend vite conscience de la différence niveau sociale et genre à cette époque et commence à avoir peur pour son avenir surtout lorsque débarque Road, les jumeaux, Tyki, Allen et même le Comte Millénaire. Sous forme humaine heureusement. Mais l'exorciste part en Inde et les jumeaux sont envoyés en pension. Elle rencontre la Baronne Lucie Belle, la sœur ainé des jumeaux ainsi que sa contrepartie féline.
Trigger du chapitre: Aucun, je pense (dites moi si vous pensez qu'il est nécessaire d'en rajouter un!)
Devinez qui n'a pas du tout été productive aujourd'hui et va devoir carburer ce week-end? (lève la main en pleurant) Ca va être fun...
En tout cas, je suis à rien du tout de finir le prochain chapitre d'UAPV ! Un peu dur celui là, mais on garde l'avance :D Il va aussi falloir que je songe à écrire un second chapitre bonus maintenant qu'on est à 200 reviews... hmmm… (Edit 2023: ha bah j'ai fini par le faire… 3 ANS PLUS TARD)
Bonne lecture :D
Nuancer le Noir chapitre 31 : Joyeux Portugal
Jeudi 1er Avril 1886
Pour être honnête... j'avais complètement oublié.
Mon anniversaire, je veux dire.
J'avais bien remarqué le regard malicieux de Road et le sourire sournois de Tricia tout au long de la dernière semaine mais j'étais bien trop habituée à mon 10 octobre pour même penser que ça pourrait en être la cause. Alors, le 31 Mars au soir, j'allais tranquillement au lit, n'attendant rien du lendemain si ce n'est aider Berthe aux cuisines…. et je me réveillais à la place avec un cri dans mes oreilles et un poids m'écrasant la poitrine.
"Joyeux anniversaire !" Hurla Road alors que mon cerveau tentait un redémarrage malgré le manque d'oxygène.
"Ro...ad." Je laissais passer difficilement, le nez dans mon oreiller, mon bras sous mon cou me coupant la respiration avec son poids sur mes épaules.
"Oups, pardon, je descends, attends." Rit-elle alors qu'elle m'enfonçait ses coudes dans mon dos au passage. Me relevant sur mes avant-bras, je me poussais assise, la tête pleine de coton... pour être polie. Me forçant à être un peu plus gracieuse que lors de mes habituelles routines matinales, Road me fixant sans lendemain, je remarquais finalement quelque chose de crucial.
"Road… quelle heure est-il ?" Je demandais horrifié en voyant que pas un rayon de lumière ne filtrait en dessous des rideaux.
"Minuit une!" Gazouilla-t-elle en se balançant sur ses pointes de pieds. "Tu as dit que ton père venait toujours te réveiller à minuit pile le jour de ton anniversaire, je me suis dit que je pouvais prendre la relève !"
La regardant sans comprendre, il fallut un peu de temps à mon cerveau pour comprendre ce qu'elle me chuchotait. "Quand est-ce que je t'ai dis ça ?" Je demandais surprise, ma voix se ramollissant sous le coup de l'émotion. C'était un truc idiot dont je me plaignais tout le temps auparavant mais mine de rien… ça me manquait maintenant et j'étais incroyablement touchée qu'elle y ait pensé. "Peu importe, c'est gentil Road, mais tu ne devrais pas être levée à cette heure-ci, tu as école demain."
"Aujourd'hui." Corrigea-t-elle avant de se mettre à bouder m'amenant à me sentir mal. Déjà parce que ça me faisait toujours mal au cœur de voir un enfant faire la tête, mais surtout parce que c'était Road. Road la Noah, la personne dont t'avais pas trop, trop envie d'être sur le mauvais côté.
"Aujourd'hui." Je me corrigeais en gage de paix avant d'hésiter une seconde et de lui faire un câlin. Heureusement pour moi, elle me le rendit aussitôt donc ce ne fut pas trop étrange. C'était la première fois que j'initiais moi-même un câlin, il faut dire. Pas que je n'en avais pas envie, j'étais le type de personne qui avait besoin de câlins pour être heureuse, mais ce n'était pas vraiment dans les bonnes moeurs ici… "Merci beaucoup, ça me fait très plaisir, c'est… presque comme être à la maison." Je lui dis alors que je lui tapotais maladroitement le dos, me rappelant ma meilleure amie de ma vie passée.
Mais cela semblait être une erreur car aussitôt ses doigts, jusque-là lâches, s'enfoncèrent difficilement dans mes épaules et elle approcha ses lèvres de mon oreille pour dire de la voix la plus flippante possible: "Mais tu es à la maison..." me faisant frissonner malgré moi et balbutier aussitôt des assurances comme quoi bien sûr que c'était ma maison. Mais elles n'étaient pas vides de sens, car en même temps que je les disais, je me rendis compte que, oui, j'étais chez moi. Le Manoir des Kamelott était ma maison et j'aimais être ici malgré la fragilité de mon existence aux mains des Noahs.
Road dut le sentir car elle me lâcha doucement et son visage ne portait rien d'autre que la plus pure innocence joyeuse. "Tiens !" Dit-elle en me tendant un petit paquet emballé avec un beau ruban rose. Émerveillée parce que, Road Kamelott venait de me réveiller pour m'offrir un cadeau d'anniversaire... (une phrase que je n'aurais jamais cru penser.) Je déballais doucement le papier pour en sortir un assortiment d'accessoires pour cheveux. Dans mes mains s'étalaient trois rubans des mêmes tons exacts que les robes que je mettais le plus souvent, quelques chouchous à motifs, des épingles utilitaires à chignons et une belle pince décorative argentée, une pierre en losange bleu cerclé de trois boucles de ruban.
"Papa me l'avait ramenée du Portugal, mais elle ira bien mieux avec tes yeux." Gazouilla Road lorsque mon regard tomba sur la pince. "C'est joli, n'est-ce pas ? Je vais pouvoir te faire de belles coiffures avec tout ça !" Et en effet, la pince était très jolie et les rubans aussi, et c'était sympa de recevoir cela alors que je ne m'y attendais pas du tout, mais d'un autre côté… cela accentuait encore mon rôle de poupée humaine pour Road. Hé bien, au moins c'était toujours mieux qu'humain dégoûtant…
Remerciant chaudement une nouvelle fois Road, je la laissai retourner dans sa chambre avec un dernier câlin, puis je posais le petit paquet sur ma table de nuit avec un sourire doux-amer. Malgré mes pensées confuses, j'étais endormie dans les cinq minutes.
Le réveil fut doux également.
J'étais infiniment reconnaissante envers moi-même de garder ma chambre ordonnée (pas que j'avais assez d'affaires pour qu'elle soit vraiment en désordre…) parce qu'elle semblait être devenue un lieu de passage sans aucune considération pour la soi-disant pudeur de l'époque. Tricia, je pouvais comprendre. Non seulement c'était la maîtresse de maison et donc je n'avais pas grand chose à dire, mais en plus de cela je l'avais vu endormie pratiquement tous les jours depuis plus d'un an, je n'avais pas vraiment le droit de me plaindre qu'elle me rende la pareille. Même si elle me payait pour ça. Et donc, pour la première fois depuis que j'étais arrivée au manoir (ou presque, il y avait eu ces semaines d'intimidation...), on ne vint pas me réveiller ce matin-là. Mais malgré que personne ne toqua à la porte, mon corps, bien trop habitué au réveil précis auquel on l'avait forcé chaque jour depuis plus d'un an, se réveilla de lui-même à l'heure habituelle. Cependant, croyant m'être réveillée trop tôt, je restais au fond de ma couette, bien trop heureuse de profiter encore de sa chaleur. Hey, c'était un vieux manoir plein de courants d'air, okay ? Et j'avais très rarement l'occasion de lambiner au lit, cela étant apparemment synonyme de maladie et donc une source d'inquiétude pour l'époque.
Bref, tout ça pour dire que je n'étais pas vraiment endormie mais pas vraiment réveillée non plus lorsque la porte menant au couloir s'ouvrit silencieusement. À moitié consciente, il me fallut un temps affreusement long pour remarquer les bruits de pas mais pas beaucoup plus pour me relever d'un coup, paniquée par tant de sournoiserie. Hé bien oui, les enfants n'étaient jamais si calmes et c'était les seuls que j'étais à l'aise de voir ici après l'épisode des employés. Mais ce n'était pas une femme de chambre aux intentions douteuses qui était entrée, mais Tricia à qui j'avais fais tellement peur en me levant d'un coup qu'elle tomba presque avec un petit cri.
"Je suis si déçue, je voulais te réveiller." Se désola-t-elle quelques minutes plus tard, après nous être calmées toutes les deux avant qu'un doux sourire n'étire ses lèvres et qu'elle se penche pour m'embrasser. "Joyeux anniversaire, Eve." Et cela donna le ton pour le reste de la journée. Tout le monde était excessivement gentil, même Sheryl ! Enfin, d'une manière de parler… Il me salua poliment et courut dans son bureau sans remarque piquante ou dédain agacé. Mais ça aurait pu aussi être parce qu'on était à trois jours de sa sacro-sainte élection ministérielle et qu'il avait très franchement autre chose à faire.
D'un autre côté, les employés avec qui je ne m'entendais pas m'évitaient toujours et il n'y avait vraiment personne au manoir à part Tricia. Louise, Jean et Clarisse avaient trop de travail pour passer plus de quelques minutes avec moi, d'autant plus qu'ils avaient refusé que je les aide dans leur travail ce jour-là. Road était à l'école, les jumeaux en pensionnat, Lucie Belle et le Duc dans leur manoir et Tyki encore parti par monts et par veaux. M'enfin, je ne m'en plaignais pas, c'était une très chouette journée, simplement passée avec Tricia qui mit un point d'honneur à retarder sa sieste jusqu'à ce que Road revienne pour ne pas me laisser seule pour cette "journée spéciale". Même Road fit un effort en me laissant décider de nos jeux et la journée se termina en beauté par un dîner dans le petit salon avec rien que nous trois. Tricia avait fait préparer un curry et je comprenais enfin pourquoi Road m'avait tannée cette dernière semaine en me posant un tas de questions personnelles dont quel plat je voudrais essayer si j'en avais l'occasion après ne pas avoir été capable de lui dire mon repas préféré.
Et à la fin du repas, après un gâteau au chocolat que je n'aurais jamais cru pouvoir remanger dans cette vie, Tricia m'offrit une magnifique boîte en bois ouvragée "pour mettre toutes les lettres de ton ami." avait-elle ajouté et je ne pouvais empêcher un sourire de trois kilomètres de long de prendre place sur mes lèvres pour… tout.
Ça avait été une bonne journée, une très bonne journée.
Et alors que je rangeais mes lettres dans ma nouvelle boîte le soir même, les cheveux tressés de rubans, je me dis que malgré tout ce qu'il s'était passé… j'étais prête à passer un tas d'autres anniversaires ici comme celui-là.
Vendredi 9 Avril 1886
Depuis le temps que j'en entendais parler, j'étais malgré tout surprise lorsque ça arriva enfin: les élections.
Il n'y avait aucune raison pour que je le sois pourtant… Sheryl était dans un tel état de nerfs ces dernières semaines que dès que je le voyais de loin, je tournais aussitôt les talons de peur de le frotter dans le mauvais sens. Nombre de fois, je n'avais pas été assez rapide et j'avais hérité de tâches ingrates dont je me serais bien passée. Mais enfin, enfin, c'était fini !
Enfin ça c'est ce que je pensais.
Mais en fait noooon, gagner l'élection n'était que la première étape. Et, oui, je pense que ça ne choquera personne, mais il l'avait gagné, l'élection. Quoi qu'il en soit, le manoir avait été délicieusement calme pour une soirée bénie avant qu'un nouveau branle-bas de combat ne se mette en œuvre.
Mon premier indice avait sûrement été le retour de Tyki à l'heure indûe de trois heures trente-sept du matin qui m'avait honteusement réveillée en trébuchant sur la petite table avant de s'écraser dans ma porte. Me réveillant en sursaut, j'avais trébuché jusqu'à la poignée pour l'ouvrir et laisser tomber Tyki sur mes jambes, l'idiot étant encore appuyé sur le panneau lorsque je l'avais ouvert. Ce n'est que grâce à la force divine que je ne m'étais pas étalée sur le sol à mon tour et j'avais à la place renvoyé Tyki dans sa chambre, ne perdant pas une minute de plus pour retomber dans les bras de Morphée.
Le second indice fut sans contexte le regard de jalousie profonde que me lança une des maids lorsqu'elle m'enfourna mon plateau de petit déjeuner dans les mains. Alors oui, c'était une des plus virulente lors de ma phase d'intimidation, mais c'était il y a des mois et ça devait faire des semaines qu'elle ne me traitait pas autrement qu'avec une sainte indifférence.
Le troisième indice était lorsque Tricia m'accueillit terriblement joyeusement lorsque je vint la réveiller quelques minutes plus tard. Pas que c'était suspect que Tricia soit joyeuse, elle essayait de l'être habituellement. Mais là, elle l'était un peu trop, surtout qu'elle commença à me parler de bagages et toilettes et c'est là qu'elle me perdit. Je n'avais aucune idée de quoi elle me parlait et après l'avoir écoutée se demander quel robe choisir entre la rose pâle et la fushia pendant une bonne vingtaine de minutes, je finis par craquer et lui demander de quoi elle parlait.
Il s'avère que nous partions au Portugal après le déjeuner.
Bon à savoir…
Encore mieux si quelqu'un avait pris la peine de me prévenir plus tôt.
Pas que j'avais grand chose d'autre de prévu…
M'enfin quand même.
Évidemment, d'une certaine façon, j'avais inconsciemment réalisé qu'en tant que nouveau ministre, Sheryl serait bien obligé de voyager. Mais j'avoue, je l'avais plutôt appréhendé comme une chose lointaine qui ne me touchait pas autrement que pour le fait qu'il ne serait pas dans mes pattes. Mais, hé bien, il avait semble-t-il décidé d'emmener sa famille dans son premier voyage politique. Sûrement une question de "voir et d'être vu". Et donc, a priori, ils m'emmenaient aussi pour tenir compagnie à Tricia et distraire Road.
Ça expliquait pourquoi Tyki était revenu sans préavis ou même la réaction de la femme de chambre ce matin. Voyager n'était pas une mince affaire à cette époque et se faire embarquer pour un voyage de villégiature avec les maîtres de maisons sans autre utilité que d'apporter un soutien amical ? Oui, je pouvais totalement comprendre la jalousie.
Pourtant, je n'étais pas la seule à partir cette fois, deux majordomes, John et… vous aurez deviné qui… oui, Eliott, ainsi qu'une femme de chambre étaient de la partie également. Mais, ouais, il faut avouer, nous n'étions pas traités de la même façon. C'est que, ils avaient été envoyés en seconde classe, enfin à part Eliott qui servit directement la famille, alors que je voyageais avec les maîtres de maison. Mais difficile de savoir si c'était une bonne chose ou non. D'un côté, des sièges rembourrés n'étaient pas de refus après un bateau glacial et avec les nombreuses heures de trains en vue, de l'autre, il fallait contenter une Road terriblement ennuyée par tout ce transport. Si j'avais cru que le voyage à Paris était long, je m'étais terriblement trompée, ce n'était rien par rapport à traverser la Manche puis la France puis l'Espagne pour enfin arriver au Portugal.
Trois jours.
Ça nous prit trois jours et un nombre absurde de correspondances pour faire cela. C'était tellement ridicule, plus jamais je ne me plaindrais de mes neuf heures de transports pour rentrer à la maison chaque vacances, plus jamais ! Enfin, bon, ce n'est pas comme si je les referais un jour ces neuf heures donc bon… d'ailleurs, neuf heures pour aller où ? Quoi qu'il en soit, on finit par arriver en un seul morceau et merci les petites miséricordes que Sheryl ne voyageait pas avec nous ! Il était parti quelques heures plus tôt, le bougre, et j'étais à peu près persuadée qu'il avait pris l'arche ou une porte de Road parce que même en temps que Noahs, on ne pouvait pas avoir l'air aussi bien après trois jours de voyage, je le refusais.
Il nous avait accueilli (ou plutôt, il avait accueilli sa famille, vraiment) dès notre arrivée sans trace de fatigue ni lassitude. Pour quelqu'un qui avait dû arriver lui-même le matin même, cela paraissait extrêmement suspect. Peut-être était-ce pour ça que Road avait été aussi horrible d'ailleurs ? Elle avait dû voyager en train avec nous, pauvres mortels, alors qu'elle aurait pu y être en un clin d'œil avec l'Arche ou ses portes. Heureusement, son père réussit à la pacifier lorsqu'elle arriva. Ou peut-être que c'était elle qui réussi à le calmer… Parce qu'alors qu'il semblait avoir les sourcils aussi froncés que ces dernières semaines, il avait littéralement fondu dès qu'il avait aperçu sa fille. Sautant par-dessus les marches du perron, il avait attrapé Road au vol et l'avait aussitôt écrasé dans un calin. Heureusement que Road était une Noah parce que ça avait l'air carrément douloureux. Tyki devait être d'accord parce qu'il se glissa aussitôt derrière moi, semblant se faire plus petit pour éviter le regard de son frère. Pas cool. Mais compréhensible… Les employés de la nouvelle maison étaient clairement perturbé par les actes étranges du maître de maison mais ils ne réagirent pas outre mesure, heureusement pour eux.
Quoi qu'il en soit, l'endroit où nous restions était de toute beauté. Tricia était terriblement excitée par notre séjour et ne passa pas un moment sans rester silencieuse alors c'est elle qui me raconta l'histoire du lieu dans le train. C'était un vieux manoir rempli d'histoire, une de ces bâtisses qui avait traversé les âges. Deux fois plus petite que celle de Londres, elle restait tout de même sacrément énorme et imposante grâce à ses hauts plafonds et ses jardins à perte de vue. Tricia m'avait alors dit, toute joyeuse, que c'était leur cadeau de mariage, à Sheryl et elle, de la part du Duc. Un vieil héritage, m'avait-elle dit, et je fis un bruit sans trop de signification en observant les vieilles pierres s'écraser les unes les autres en une architecture complexe. C'était magnifique et mes pieds me démangeaient d'aller explorer. Tyki dût bien le sentir ou il avait peut être simplement envie de s'éloigner de son frère, car aussitôt il proposa à Tricia et Sheryl de profiter d'un moment en couple et nous poussa, Road et moi, dans l'escalier vers l'étage. L'après-midi fût pleine d'aventures, Road me montrant chaque coin et recoin du manoir alors que Tyki nous suivait paresseusement. Finalement, Road me présenta le clou du spectacle: une magnifique petite bibliothèque baroque. Elle était minuscule par rapport à celle du manoir, une simple pièce, un salon, vraiment, mais elle était magnifiquement décorée, des plafonds tapissés de moulures et les murs peints de scènes champêtres encadraient de massives bibliothèques de bois sombre.
"Je ne comprends pas pourquoi tu es si impressionnée par ça." dit Road alors que je frôlais timidement une moulure du bout des doigts, un air sûrement terriblement idiot sur le visage.
"Mais c'est incroyable ! Tu as vu ces détails ? Ils ont dû y passer leur vie…" Je chuchotais avec un sincère respect.
"De toutes les façons idiotes de gâcher sa vie…" se moqua Road en secouant sa tête comme si elle ne pouvait pas y croire. "Tu es ridicule Vivi." ajouta-t-elle avant de sautiller en dehors de la pièce mais ça paraissait presque gentil. Aimant, même, si j'osais dire.
Un peu perplexe, j'observais la petite Noah disparaître alors qu'un autre prenait place à mes côtés. "Ne le dit pas à Road ou elle va me taquiner sans pitié, mais j'aime bien ce genre de choses également." Me confia Tyki en haussant les épaules. "Ça raconte une histoire, je suppose, et j'aime bien les histoires." ajouta-t-il tranquillement alors que je souriais doucement. "Ho ! Je connais un endroit qui va te plaire, mais il faudra s'habiller en garçon et se faire discret, prête pour une aventure ?" Me taquina-t-il.
"Toujours !" Je répondis aussitôt, curieuse de ce qu'il voudrait me montrer. La réponse n'était pas vraiment vrai cependant, mais en règle générale Tyki ne visait pas à côté alors j'allais lui faire confiance sur ce coup-là.
Pitit chapitre tranquilou, comme le prochain également, mais ça va rapidement se remettre en branle! Pour ceux qui veulent travailler leur anglais, il y a la traduction de cette fic, Shading the Black, sur mon profil qu'une super nouvelle bêta a proposé de continuer! Avec un peu de chance, j'arriverais à traduire UAPV également X) (Edit2023: Nop)
J'espère que vous avez appréciez, pensez aux reviews et rendez-vous le 5 du mois prochain !
