Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!
Les reviews sont très appréciées mais ne sont bien sûr pas obligatoires.
T/N: Le titre de ce chapitre est 'SNAFU', acronyme de "Situation Normal: All Fucked Up", littéralement 'Situation normale: c'est le bordel'. D'où la traduction par pagaille, qui pourrait aussi être chaos, bordel ou foutoir.
La phrase suivant le premier paragraphe parle de 'Cadmean Victory', peut-être une référence au titre d'une autre fanfiction 'A Cadmean Victory' de DarknessEnthroned. Une excellente et très longue lecture (500k+ mots) si vous cherchez une histoire sombre ou un Harry/Fleur.
C'était le 31 Octobre, 2004 qu'Harry réussit finalement. Il avait remporté la Guerre Finale. La tâche colossale de devoir tuer la monstruosité connu sous le nom de Lord Voldemort, oups, disons plutôt Voldepute, avait été accomplie. Lors de la bataille finale dans ce qu'il restait du Ministère de la Magie, il avait affronté Jedusor de front. Il avait fait cela à de multiples reprises auparavant, mais cette fois-ci il avait purement et simplement gagné – il avait tué Jedusor avec l'Epée de Gryffondor. Il avait enfin éliminé cette abomination de la surface de la Terre.
C'était une victoire cadméenne cependant. (1)
(1) Dans la même sens qu'une 'victoire à la Pyrrhus'. Une victoire tactique, mais au prix de pertes si lourdes qu'on ne peut plus considérer cela comme une victoire.
L'insanité de Tom avait entraîné les Moldus dans la Guerre Civile de Pureté du Royaume-Uni Magique. Tom ne comprenait tout simplement pas la puissance que les Moldus possédaient. Sa dernière véritable interaction avec les Moldus avait été l'année avant que la Seconde Guerre Mondiale ne s'achève, en 1944. Il avait complètement manqué le largage des Bombes Atomiques sur le Japon par les Etats-Unis en Août 1945. S'il avait réalisé les dégâts que juste l'une d'entre elles pouvait faire, il n'aurait jamais de s'en prendre aux Moldus.
Son attaque manquée de Mangemorts sur le Premier Ministre et Sa Majesté la Reine au Palais de Buckingham en 2000 avait été un véritable désastre pour les Sorciers. Oui, les Sorciers pouvaient tuer des dizaines, voire même des centaines, de Moldus, mais même des abeilles peuvent déborder et tuer un homme. Et le ratio de Moldus par Sorciers en Angleterre était de 600 contre 1 en 2000. La plupart des Nés-Moldus pouvaient faire le calcul. Tom Jedusor, alias Lors Voldepute, ne s'était certainement pas embêté à le faire.
Le point de non-retour fut passé lorsque le nombre de morts Moldus dus aux attaques atteignit les 15000 en un an. Les Oubliators ne pouvaient tout bonnement pas suivre, et le fait que Voldepute et ses Mangemorts aient été en charge du Ministère et du DJM n'avait pas aidé non plus. Les militaires Moldus, avec l'aide que quelques Nés-Moldus qui s'étaient tournés vers le gouvernement Moldu après avoir vu leurs familles tuées sur ordre du Ministère, commencèrent par des stratégies ordinaires. Cependant, les boucliers et les enchantements protecteurs que les Sorciers utilisaient démontrèrent l'inapplicabilité de cette approche lors du premier mois. Et peu, à comprendre par aucun, de non-Nés-Moldus vinrent aider les Moldus, alors les Moldus adoptèrent rapidement une politique d'annihilation plutôt que de confrontation pour tous les non-Nés-Moldus.
Ils commencèrent à tirer des armes nucléaires tactiques sur les enclaves magiques. Aucun bouclier magique ne pouvait supporter le dix million de degrés d'une bombe atomique. Et bien que l'électronique dysfonctionne dans les champs magiques, peu de champs magiques s'étendaient à la hauteur nécessaire pour affecter l'explosion d'une bombe nucléaire. Une bombe capable de causer un cratère de 500 mètres de diamètres lorsqu'elle explose à 300 mètres en l'air au-dessus d'une cible crée une onde de choc qui traverse tout enchantement protecteur telle la flamme d'un chalumeau qui passerait à travers un marshmallow. Et quelque chose n'est inlocalisable que si tout ce qui l'entoure n'a pas été localisé! Les satellites en orbite avaient sûrement bien aidé les Moldus à ce titre. Ils ne savaient pas ce qui se trouvait dans les espaces vides sur leurs cartes que les ordinateurs parvenaient à remarquer mais qu'ils ne pouvaient pas voir, mais le Gouvernement de la Reine ne les avait certainement pas approuvés. Cela en faisait une cible légitime.
En l'affaire de quelques mois, la population magique de Grande-Bretagne chuta de cinquante pour cents.
En désespoir de cause, les Sorciers se tournèrent vers l'Imperius, mais les militaires Moldus étaient depuis longtemps habitués aux infiltrations ennemies et adoptèrent rapidement des mesures pour mitiger leurs attaques. Et lorsque vous avez des équipes isolées qui ne travaillent que par radio, et nécessite deux sources de confirmation pour leurs ordres, comment voulez-vous vous rapprocher suffisamment de ceux prenant les décisions pour utiliser l'Imperius? En particulier lorsque vous avez un Sang-Pur qui n'y connaît rien et dont la capacité à se faire passer pour un Moldu est de zéro. Quelques fois, ils y étaient parvenus néanmoins, changeant les instructions ou coordonnées, et avaient envoyé des bombes atomiques vers le Londres Moldus et quelques autres grandes villes. A la fin de cette année-là, la population du Royaume-Uni magique se dénombrait à moins de dix mille, et six million de Moldus avaient péri. Ce qui n'avait fait que renforcer la résolution des Moldus d'éradiquer les Sorciers.
A la fin de la deuxième année, moins de deux mille Sorciers étaient encore vivants, tandis que les Moldus avaient soufferts trois millions de morts supplémentaires.
Et les violations flagrantes du Code du Secret Magique International avaient amené l'attention du monde sur la communauté magique. La réponse typique des Sorciers étant d'oublietter les Moldus, la guerre se propagea rapidement. Oublietter un témoin Moldu local n'aide pas quand quelqu'un à des kilomètres de là voit ce qui se passe par le biais d'une caméra. Et surtout si cet observateur voit le Sorcier lancer un sort d'Oubliette.
Les Sorciers étaient morts; les survivants ne s'en rendaient juste pas compte. Les quartiers commerciaux, les quartiers des affaires, Poudlard, le Ministère, les villages magiques, les stades de Quidditch – tous ces lieux de rencontre où Sorciers et Sorcières se mêlaient et rencontraient de potentiels partenaires. Tous n'étaient rien de plus que des ruines fumantes, à présent.
Le gène de la Magie est une variation génétique rare affectant moins de deux dixièmes de pour cents de la population mondiale au 20ème siècle. Sans les structures de soutien telles que les villages magiques, les écoles, les quartiers commerciaux et les autres endroits où les Sorciers et Sorcières se retrouvaient, plus aucun de ceux qui naîtraient maintenant ne serait en mesure de trouver un partenaire pour propager l'espèce. La situation était la même que celle qu'elle avait été plus d'un millénaire auparavant. Les Sorciers et Sorcières devaient errer de par le monde pour trouver d'autres représentants de leur genre. Seulement, le monde d'aujourd'hui disposait d'un nombre quasi infini de façons pour les Moldus de détecter le Sorcier ou la Sorcière qui se cachait parmi eux. Et le ratio de Sorciers par Moldus était à présent encore plus bas. Une épingle dans une meule de foin était une bonne comparaison.
Les sorts pour trouver ces nouveaux Sorciers avaient été perdus dans la destruction des bâtiments gouvernementaux et des écoles. Il n'y avait donc plus aucun moyen d'entrer en contact avec ces nouveaux Sorciers et Sorcières pour leur parler de la communauté magique et leur montrer comment utiliser leur magie. Tout enfant nouveau-né pouvait être pris pour cible, les très rares qui parvenaient à faire de la magie accidentelle étaient tués lorsque celle-ci les révélait aux yeux des gouvernements Moldus à présent fermement anti-Magie. Et ceux qui parvenaient à survivre épouseraient quelqu'un de non-magique, et le gène qui permettait la magie disparaitrait éventuellement du patrimoine génétique.
Les espèces magiques – centaures, géants, trolls, etcetera – avaient tout simplement étaient anéanties. Elles habitaient généralement des lieux isolés sans aucunes protections. Les bombes atomiques tactiques s'en occupèrent aisément. Pas même les Gobelins ni les Nains ne pouvaient survivre à une bombe nucléaire emmenée loin dans leurs tunnels par une escouade kamikaze de Nés-Moldus, assoiffés de vengeance contre toute chose magique pour avoir détruit leurs familles.
Le monde des Moldus pansait ses plaies. La Guerre Magique avait accompli quelque chose que rien d'autre n'avait pu accomplir: unir les nombreuses factions Moldues, qui s'étaient opposées jusque là, en un tout soudé. La coopération, bien sûr, se briserait bientôt selon les désaccords des factions. Mais la guerre leur avait montré qu'ils pouvaient travailler ensemble face à un ennemi commun, malgré leurs différences individuelles. Cette expérience mitigerait les futurs désaccords, et aiderait à les garder concentrés sur le fait de trouver et d'éliminer tous nouveaux Sorciers et Sorcières. Réduire les dégâts environnementaux dus à la guerre, ironiquement, devint le rôle des quelques Sorciers et Sorcières Nés-Moldus survivants, qui utilisaient leur magie pour nettoyer les sites de bombardements radioactifs et les restaurer pour les rendre utilisables.
Et dire que tout cela avait était déclenché par une seule personne égoïste et opiniâtre du nom de Weasley: Ronald, l'Abruti Jaloux.
Son frère, Bill, l'avait accueilli après qu'il ait abandonné Harry et Hermione dans la Forêt de Dean durant ce qui aurait dû être leur septième année à Poudlard. Il avait observé le garçon broyer du noir dans son appartement des semaines durant. Méprenant la paresse inhérente au garçon pour de la culpabilité, Bill l'avait emmené dîner au Chaudron Baveur. Il avait prévu de consoler Ron avec son activité favorite: manger. Lorsque Bill avait essayé de le persuader de "mettre des mots sur son sentiment de culpabilité", Ron s'était mis à beugler rageusement les détails de leur mission secrète de localisation des Horcruxes au beau milieu du pub.
Harry blâmait Dumbledore pour cette situation. Si l'homme n'avait pas été si avare vis-à-vis de ses secrets, s'il avait parlé clairement à Harry plutôt que par énigmes et questions, s'il n'avait pas perdu des mois et années à ne rien faire, la recherche originelle n'aurait pas pris aussi longtemps. Et Ron n'aurait pas été en mesure de les trahir. Au lieu de ça, après la mort de cet inepte sorcier, ils avaient perdu un temps précieux à errer dans des régions reculées, à chercher des choses qu'il aurait dû avoir cherché et détruit avant même qu'Harry ait entendu parler de Poudlard!
Et qu'est-ce que le Directeur avait vraiment prévu exactement? Ou bien il avait été sénile, ou bien incompétent, ou bien un maître manipulateur sociopathe qui prenait plaisir à jouer avec les vies des autres, ne comprenant jamais vraiment ou ne se préoccupant pas de la douleur et des maux de têtes qu'il causait. Et se rendait-il compte du risque qu'il prenait en ne partageant rien de ce qu'il savait? Et pourquoi n'avait-il enseigné à Harry aucune compétence utile pour se battre? Cette erreur à elle seule avait causé des années de plus de combats face à Voldepute.
Naturellement, un Mangemort, ou un sympathisant, avait entendu les vociférations de Ron au Chaudron Baveur.
Lord Voldepute avait immédiatement récupéré et recaché ses Horcruxes restants – la Coupe de Poufsouffle et le Diadème de Serdaigle – sous un Sortilège de Fidelitas. D'une façon typiquement Voldeputienne, il avait laissé des messages railleurs et des pièges aux anciens emplacements des Horcruxes. Cela avait presque brisé leur volonté lorsqu'ils étaient entrés par effraction dans le Coffre des Lestrange, seulement pour découvrir que cela avait été pour rien. La recherche du Diadème à Poudlard était le moment où Hermione avait été maudite. La Malédiction de Flétrissure (2) était inarrêtable, tout comme elle l'avait été lorsqu'elle avait tué le Directeur. La réaction rapide d'Harry de trancher son bras un instant plus tard lui avait sauvé la vie, mais seulement temporairement. Cela lui avait pris cinq longues années de souffrances avant de mourir.
(2) 'Withering Curse': merci à Harry-Sterek pour m'avoir donner le bon nom (j'avais à la base mis Malédiction d'Etiolement). Petit 'fun fact': 'wither' veut autant dire étioler/flétrir que diminuer/ridiculiser. Peut-on y voir quelque chose d'intentionnel de la part de Voldemort et Rowling par extension? J'aurai tendance à dire que oui.
Le fait que Jedusor ait déplacé ces deux derniers Horcruxes avait fait tomber les mondes Magique et Moldu dans les tréfonds du désespoir. Cela avait pris à Harry sept années de plus pour détruire les Horcruxes, ses amis et alliés mourant à ses côtés, tandis qu'il tuait les partisans de Voldepute où et quand il le pouvait.
Voldepute se fichait bien de qui mourait: lui était immortel! Mais avec une détermination et une ténacité colossales, Harry s'était battu, voyant ceux qui l'accompagnaient mourir un par un. Il était devenu avec réticence le Maître de la Mort et avait utilisé l'aide de la Mort pour localiser et détruire l'Horcruxe final… lui-même. Et puis il avait tué Tom avec l'Epée de Gryffondor alors que l'abruti célébrait sa "victoire" sur Harry.
La Mort avait apprécié le festin que lui avait fourni la guerre. Pas même les purges communistes de Joseph Staline et Mao Zedong ne lui avaient apporté une telle quantité de morts magiques. Elle avait volontiers aidé Harry Potter à atteindre la victoire, et avait récupéré l'âme tant attendue de Tom Elvis Jedusor. Pourquoi n'aurait-elle pas apprécié cela? Le garçon et son Némésis lui avaient fourni quantité d'âmes et d'activité. Mais elle avait perdu sa liberté à cause d'Harry Potter. Et elle s'attendait à s'ennuyer ferme pour les milliers d'années à venir. Le second point était embêtant, mais le premier était intolérable. Personne n'était autorisé à échapper à la MORT!
Maintenant, tout ce que la Mort avait à faire était de piéger Harry pour qu'il abandonne sa position de Maître. Harry Potter était un maître dans nombre d'arts, mais personne n'est plus fourbe que la Mort.
Un jour, la Mort se présenta devant son Maître. Harry était assis sur le banc d'un parc, dans une ville détruite par le choc d'une simple bombe nucléaire et emplie de radiations, perdu dans ses pensées de haine de soi pour avoir perdu tout et tous ceux qui avaient pu compter pour lui. Il s'en voulait de ne pas avoir pu en faire plus et plus tôt, pour ne pas avoir su empêcher le désastre qui avait détruit le monde magique. Vivre ne comportait plus aucun intérêt, et être le Maître de la Mort voulait dire qu'il ne pouvait pas mourir. Il ne pouvait même pas se débarrasser des Reliques en les lançant à travers le Voile de la Mort au Ministère: Voldepute l'avait détruit, craignant qu'Harry puisse l'utiliser pour le tuer. Et ces fichues choses pouvait supporter un impact nucléaire!
Observant la destruction environnante, la Mort compatit avec lui, "C'est triste, pas vrai? Tu aurais pu éviter toute cette ruine, si seulement tu avais su comment les choses allaient se passer, et si tu avais eu les connaissances et le pouvoir que tu maîtrises à présent. Tous tes amis seraient encore en vie. Tu aurais pu être un Seigneur parmi eux. Tu aurais pu être le Maître du Monde!" proclama la Mort.
Harry rit, "S'il était possible de retourner dans le temps, je le ferais avec joie, même si ce n'était que pour sauver une seule personne parmi celles qui ont perdu la vie. Je ne veux pas être un Seigneur au-dessus de son peuple, je veux juste qu'ils vivent et continuent à vivre. Et je veux mes amis avec moi."
"Ah, une telle noblesse, tu me rends fière, jeune Maître. Tu ne te considères peut-être pas comme tel, mais tu es mon Seigneur, et je n'aime pas que mon Seigneur fasse la tête ainsi, s'enfermant lui-même dans sa propre prison de désespoir, et perdant peu à peu les pédales," dit la Mort en fausse humilité.
Harry rit faiblement face à ses pitreries. "Tu m'amuses, à utiliser des mots flamboyants et de l'argot dans la même phrase."
"Pardonne-moi, mon Seigneur, mais je change avec le temps, deviens plus novateur dans ma façon d'être, et ceci en fait partie," répondit la Mort. "Mais, mon Seigneur, j'ai une proposition qui permettrait d'éviter cette destruction…"
"Je t'écoute," dit Harry, un sourcil haussé avec curiosité.
"Je peux envoyer ton âme, aux côtés de ton essence et tes connaissances, mais pas de ton corps, vers un temps du passé où tu pourras te superposer à une version plus jeune de toi-même. Cela donnerait à ta version plus jeune la quantité nécessaire de connaissances et de pouvoir. Tu pourrais achever ta destinée sans trop d'efforts, et empêcher bien des pertes," expliqua la Mort. Et ne jamais obtenir la Baguette de Sureau ou la Pierre de Résurrection, laissant la Mort aux commandes par elle-même, sans Maître pour l'éternité.
Harry se pencha en arrière, réfléchissant, considérant ces mots. C'était une façon de contourner les restrictions du voyage temporel. Il n'aurait jamais à s'inquiéter de se croiser lui-même, puisqu'il serait lui-même. Et le problème de subir la mort horrible qu'avait rencontré Eloise Mintumble, lorsqu'elle était revenue au présent après avoir changé le passé, ne se poserait pas, puisqu'il ne reviendrait jamais. C'était le défaut de tous de toutes les théories de voyage temporel: elles assumaient que l'on reviendrait. Ou qu'il fallait revenir. Le soi-disant paradoxe du fait de tuer son propre père, puis de ne pas naître, et donc d'être incapable d'éliminer son père, n'existait pas dans ce cas. Tout ce qu'il aurait lorsqu'il arriverait dans le passé serait des connaissances de Prophète sur un futur possible et évitable.
"Et qu'est-ce que tu gagnes dans tout ça?" demanda Harry, sachant très bien que la Mort n'aimait pas passer des marchés.
"Mon Maître, tu es très malin pour ton âge, mais on peut s'y attendre après ce à quoi tu as survécu. Je suis un être magique. J'apprécie avoir un approvisionnement régulier au fil du temps de ces âmes magiques, où je peux les guider vers leur prochaine grande aventure, mais toute cette destruction m'a pratiquement laissé sans travail. Je ne suis pas un démon, Maître. Je suis juste une inéluctabilité, comme la vie elle-même, l'incarnation magique d'une suite d'actions qui devait prendre place après un certain laps de temps. J'enrichis les vivants, les incitant à voir combien leur vie est précieuse. Je suis une entité semblable à toutes vies, mais au-delà d'elles car j'ai une emprise sur elles aussi. Un jour, je les emmènerai toutes avec moi, mais ce jour est encore loin," dit la Mort.
"J'accepte," répondit volontiers Harry.
"Tu n'as pas tout entendu, Maître. Lorsque ce que tu as accepté sera fait, tu ne seras plus mon Maître, mais semblable à tout autre mortel," dit gravement la Mort.
"Tu ne me comprends pas, pas vrai? Je me fiche de l'immortalité ou de la richesse. Je me préoccupe seulement de ceux pour qui je peux revenir. J'accepte ton offre, Faucheuse," dit doucement Harry.
"Très bien, Maître." La Mort gloussa silencieusement. "Je te renverrai dans le passé, vers une époque où ton Toi actuel est le plus compatible avec ton jeune Toi. Mais sois prévenu, mon Maître, Tu te superposeras au premier corps que tu rencontreras à ton arrivée, et la fusion de ton Toi actuel avec ton ancien Toi causera un changement radical de ta personnalité. Il te faudra être circonspect dans tes actions, ou d'autres autour de ton jeune Toi le remarqueront et se questionneront sur ces changements.
"En as-tu enfin fini? Je suis prêt à prendre tout ce que tu peux m'offrir pour empêcher ces dégâts. J'ai subi nombre de douleurs et de bouleversements personnels depuis l'époque où j'ai été un nourrisson, et je peux sûrement faire face à tout problème que cela pourrait causer. Même s'il s'agit de la mort, je l'accepterai avec plaisir car je ne peux exister avec la culpabilité de me dire 'si seulement j'avais accepté'. FAIS-LE MAINTENANT, FAUCHEUSE!" s'écria Harry avec colère face à son serviteur.
"Comme tu le souhaites, mon Seigneur." La Mort sourit à Harry Potter, qui lui sourit sombrement en retour. La Mort commença une longue incantation au rythme régulier qui brûla le corps de son Maître, libérant son âme. D'une poussée puissante, la Mort força l'âme de son Maître à remonter les flots du temps.
C'était un mauvais jour pour Harry Potter. Tout d'abord, il s'était perdu dans cette rue à côté du Chemin de Traverse, seulement pour qu'Hagrid vienne à son secours de façon ignominieuse. Maintenant il se retrouvait forcé à poser pour une photo pour le Daily Prophet aux côtés de ce nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal bien trop souriant et obséquieux, Gilderoy Lockhart. Juste être près du sorcier lui faisait serrer les dents. Il y avait quelque chose qui le faisait sentir en danger dans la présence du sorcier.
Ce fut alors que quelque chose d'étrange survint, durant le bref flash lumineux de l'appareil photo. Quelque chose de puissant lui sembla venir vers lui. Harry, avec une décennie passée à esquiver les attaques en traître de son cousin Dudley, sauta sur le côté. Puisque son futur Professeur le tenait solidement par les épaules, cela entraîna le bouffon sur la trajectoire de cette chose.
C'est alors que cela se produisit, avant que le flash de l'appareil photo ne disparaisse, quelque chose frappa Gilderoy Lockhart. Il vacilla un instant juste après, puis ses yeux roulèrent dans leurs orbites et il s'affaissa au sol, inconscient, emportant le pauvre Harry avec lui.
Ce fut un véritable chaos dans la foule lorsque leur auteur favori et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo s'effondra sur le Survivant. Molly Weasley tira immédiatement le jeune Harry Potter d'en-dessous de Lockhart et contempla avec horreur son auteur préféré étendu à terre.
L'équipe de Fleury et Bott fit immédiatement face à la crise et transféra le sorcier à Sainte Mangouste. Elle promit aux fans déçus qu'il y aurait une autre séance de dédicaces lors d'une date ultérieure.
Cela prit une demi-heure pour disperser la foule qui était restée chez Fleury et Bott, une grande partie se rendant à Sainte Mangouste où les experts soigneurs essayaient de ranimer Lockhart.
Durant ce temps, Drago Malfoy avait déclaré qu'Harry avait causé tout cela en lançant à l'auteur prééminent un sort de Magie Noire. Cela avait évolué en une bagarre entre les Weasley et les Malfoy. Cela prit fin lorsque le demi-géant sépara les deux adultes qui se battaient, mais pas avant qu'Arthur Weasley ne mette un coup de poing dans le nez de Lucius Malfoy. Personne ne remarqua, dans toute cette agitation, le livre supplémentaire qui avait été glissé dans le chaudron de la jeune Mlle Weasley, le septième enfant de la famille Weasley et la première sorcière en sept générations.
Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et bientôt le Professeur de Défense Contre les Forces du Mal favori de Poudlard (du moins dans sa tête) reprit conscience, se sentant étourdi et extrêmement fatigué. Les Soigneurs informèrent la foule assemblée, qui attendait avec impatience des informations quant à leur auteur favori, qu'il ne s'agissait que d'un simple cas d'épuisement et qu'avec de bonnes potions nutritives, il serait bientôt sur pieds. Ce qui surprit tout le monde fut d'entendre un "C'EST QUOI CE BORDEL, PUTAIN?!" venant de la chambre du freluquet suffisant.
Etrangement, la photographie prise à la librairie fut vierge lorsqu'elle fut développée.
Cela ne prit pas longtemps à Harry pour réaliser que la Mort lui avait joué un tour. Mais bien que la plupart des gens s'en seraient énervés, il se contentait d'en sourire joyeusement. Bien sûr, la Mort avait pu penser qu'Harry serait humilié par le fait d'être lié au corps de cette fichue fraude, cet escroc, mais elle n'avait pas compris qu'Harry n'aurait vu aucun problème à être un elfe de maison maltraité ou même Crockdur, l'énorme chien d'Hagrid. Tant qu'il pouvait empêcher la destruction causée par la guerre, il serait heureux. Et être Lockhart lui donnait une place de choix pour les évènements de la Deuxième Année.
Sortir de Ste Mangouste avait été un peu difficile, puisqu'il semblait être en guerre avec lui-même. Finalement, il s'était juste détendu et avait laissé les choses se passer plutôt que de lutter. Il se souvenait encore de comment retourner chez Gilderoy, heureusement. Et il avait été également heureux de ne pas s'être désartibulé dans son état actuel de confusion.
Il avait beaucoup de travail à faire en peu de temps avant que l'école ne reprenne.
En premier dans son programme, s'ajuster à son nouveau corps. Heureusement, après des années de combats, il avait appris à s'adapter rapidement à toute situation et à l'utiliser à son avantage. Il réalisa rapidement qu'il n'était ni Harry Potter ni Gilderoy Lockhart, mais une combinaison déroutante des deux. A chaque instant, l'un ou l'autre semblait prendre le contrôle. Ainsi, parfois il agissait exactement comme il se souvenait que Lockhart se comportait à Poudlard – comme un vantard obséquieux recherchant toute la publicité possible, se complaisant dans sa solide croyance d'être adoré par tout le monde et que chacune de ses déclarations était acclamée. D'autres fois, il était l'humble Harry, voulant éviter les foules, minimisant ses accomplissements, et n'ayant pour seul désir que de passer inaperçu. En d'autres mots, l'un voulait être une Star, l'autre voulait être Normal.
Heureusement, sa fusion avec le sorcier narcissique avait eu un effet secondaire colossal, son Syndrome de Stress Post-Traumatique avait pratiquement disparu. Les soudaines crises de panique étaient modérées par la personnalité rayonnante de confiance de Gilderoy. Plus d'accès paralysants de certitude que Voldepute était sur sa piste, puisque Lockhart adorait que ses fans le suivent constamment. Plus de flashbacks où il attaquait quelqu'un près de lui en pensant que c'était un Mangemort – l'une des raisons pour lesquelles il s'était caché seul parmi les ruines irradiées était de protéger ceux autour de lui. A la place, le bouffon obséquieux faisait un effet tampon – il ne pouvait tout simplement pas concevoir comment quelqu'un aurait pu vouloir l'attaquer lui. La baguette de Gilderoy était encore souvent tirée au moindre sursaut, le bout scintillant de la lueur d'un sort non lancé, mais il la retournait rapidement à son holster et personne ne remarquait jamais rien.
Au fil des jours, cependant, il commençait à remarquer de plus en plus que l'Harry Potter dont il se souvenait devenait Lockhart. Et que Lockhart devenait Harry Potter. La ligne séparant les deux devenait moins distincte et disparaissait. Il avait le courage et la force morale d'Harry Potter car il voulait faire ce qui était juste, et la fourberie et les paroles enjôleuses pleines de confiance de Lockhart. Il désirait toujours l'attention et l'admiration des autres, mais en même temps demandait à ce qu'elles soient pour les bonnes raisons. Il voulait se vêtir et avoir l'apparence d'une célébrité accomplie pour le public, mais en même temps être quelconque et passer inaperçu. Il voulait être le point de mire de tout le monde et se cacher parmi les ombres, invisible.
Ses émotions étaient en ébullition constante entre ces deux personnalités. Cela requit une bonne semaine ou deux pour s'apaiser. Il vacillait encore entre les deux états, mais à présent les limites n'étaient plus aussi franches.
Graduellement, la douleur lancinante du conflit interne entre ces deux personnalités diminua. Harry/Gilderoy Lockhart était une toute nouvelle personne, avec la détermination, la vitesse et l'empathie d'Harry, et avec la présence, la ruse et la confiance de Gilderoy. Ils se querellaient encore parfois dans sa tête, mais à présent à propos de nuances de leur personnalité amalgamée.
La découverte la plus surprenante avait été qu'Harry aimait tout autant flirter avec les sorcières que Gilderoy – c'était amusant en fait! Et la façon d'être confiante de Gilderoy entraînait facilement l'Harry hésitant et peu sûr de lui dans des conversations bourrées d'allusions dès que des sorcières étaient présentes.
Il avait aussi remarqué une augmentation de sa puissance globale. En termes d'échelle de puissance magique, de ce qu'il avait pu voir et expérimenter, il aurait donné un dix à Dumbledore, un onze à Voldepute et sept pour lui-même.
Gilderoy avait peut-être été une fraude, mais il était très doué pour les Sortilèges de Mémoires pourtant extraordinairement difficiles. Harry lui donnait une évaluation de trois sur la même échelle. Bien sûr, il n'avait jamais eu l'opportunité de mesurer ces valeurs sur une échelle objective, donc il pouvait se tromper dans son classement relatif.
Mais compliquant encore les choses, Harry avait été supposé fusionner avec son Soi plus jeune. Puisqu'ils étaient identiques, son essence magique plus âgée aurait simplement remplacé son essence plus jeune. Sa nouvelle essence aurait été celle d'un adulte, mais s'il avait été prudent, il aurait simplement paru très magiquement avancé pour son âge. Cela avait été ce qu'il s'était imaginé lorsque la Mort lui avait fait sa proposition.
Cependant, maintenant, avec ce petit tour de la Mort, tout cela passé par la fenêtre. Au lieu de remplacer l'essence de Gilderoy, elles avaient fusionné en une plus grande, une essence avec deux centres qui se faisaient face l'un à l'autre. Ce que cela signifiait, il n'en avait pas la moindre idée. En voyant les choses du bon côté, il était probablement au même niveau que Dumbledore en termes de puissance. Malheureusement, cela restait inférieur à ce dont disposait Voldepute après sa renaissance. Mais Voldepute avait triché – les marques de ses Mangemorts parasitaient aussi ses partisans, augmentant artificiellement sa puissance jusqu'à des niveaux absurdes. C'était une autre raison expliquant pourquoi Harry avait mis tant de temps pour se débarrasser de lui. Harry avait dû réduire le nombre de partisans marqués de Tom jusqu'à un niveau où Harry avait une chance raisonnable de le vaincre – bien que certains pourraient considérer comme de la triche de transplaner derrière l'autre sorcier et de lui trancher la tête d'un coup d'épée.
Et son essence magique modifiée signifiait que la baguette de Gilderoy ne fonctionnait à présent plus aussi bien pour Gilderoy/Harry. La baguette choisit le sorcier, et le sorcier qu'il était à présent n'était plus celui que la baguette de Gilderoy avait choisi. Il avait besoin d'une nouvelle baguette, et vite! Harry était peut-être compétent en magie sans baguette, mais en tant que Professeur de Poudlard, il aurait besoin d'une baguette en bon état de fonctionnement pour montrer les sorts en exemple. Et bien que cela aurait pu être amusant de leur apprendre à tous la magie sans baguette, tout le monde n'avait pas une essence magique capable de supporter la tension de ce style de magie sur de longues durées. Donc, une nouvelle baguette était nécessaire.
Mais il ne pouvait pas juste se rendre chez Ollivander. Aussi fou que le vieil homme puisse paraître, il était extrêmement vif d'esprit sur tout ce qui concernait les baguettes, et il remarquerait à coup sûr que quelque chose n'allait pas. Et Harry/Gilderoy ne voulait définitivement pas que des gens aient des doutes sur lui aussi tôt dans ses plans.
Après que son régime de potions fut arrivé à sa fin, remerciements faits à ces maudits Soigneurs sociopathes de Ste Mangouste – les sorcières avaient été remarquablement résistantes à son charisme naturel, songea Gilderoy – l'amalgame de Harry et Gilderoy décida d'aller passer commande d'une baguette sur mesure.
Mais Gilderoy n'avait pas tort, il y avait quelques sorcières sacrément sexy parmi les médicosorcières travaillant à Ste Mangouste. Lorsque Gilderoy commença à les catégoriser selon leurs mensurations hanches-buste, et sur comment elles pourraient être au lit, ou contre un mur, la réponse d'Harry fut un "arrête ça" mal à l'aise, suivi par la distraction de la planification de comment se procurer les différents Horcruxes.
Flirter était une chose, aller plus loin était une zone qu'Harry n'était pas sûr de vouloir explorer tout de suite. Il voulait se sentir un peu plus à l'aise avec son nouveau corps. Il pourrait être prêt pour ce genre d'activités dans, oh, disons, trente ans.
Bien qu'Ollivander était le meilleur endroit pour se procurer sa première baguette à moindre frais, il y avait de nombreux autres artisans en baguettes en Europe et ailleurs, remplissant les besoins de la population magique. Gilderoy se souvenait avoir rencontré un sorcier qui fabriquait des baguettes très puissantes pour convenir parfaitement aux besoins des sorciers. Malheureusement, cet homme ne faisait pas de même pour les sorcières.
Lorsqu'il avait établit son magasin à ses débuts, ses prises de mesures exigeantes et minutieuses – qu'Ollivander n'aurait jamais ne serait-ce que tenté – avaient fait fuir la plupart des jeunes sorcières hors de son échoppe, dégoûtées. Et encore, seulement après que leurs parents eurent jeté quelques sorts particulièrement douloureux. Il commença à les refuser pour s'épargner bien des peines. Les sorciers, et rares sorcières, qui supportaient volontairement ses mesures inhabituellement pointilleuses, faisaient l'éloge de ses baguettes, les déclarant les meilleures au monde.
Harry transplana jusqu'au magasin de l'Artisan en Baguette Marcus Flintoff et y rencontra un vieil homme dans ses cent quatre-vingts ans. Il fut minutieusement tripoté, heu, mesuré par le vieil homme – Gilderoy/Harry n'était pas vraiment sûr de la quantité de mesures qui étaient réellement nécessaires, mais il était prêt à supporter des indignités bien pires dans sa quête pour détruire Voldepute, et cela avait été le cas dans le futur.
"Très inhabituel," dit le vieil homme, fixant Harry. "Votre essence semble, par manque de meilleur terme, variable. Les niveaux de puissance augmentent, diminuent et pulsent à intervalles irréguliers. Généralement, une telle personne serait mise dans le coma pour contrôler la douleur, et serait dans un Service avec les invalidés permanents, dans un hôpital magique. Mais vous vous tenez debout ici!"
Il sourit, "Mais pour un client aussi inhabituel, je suis aussi un artisan en baguette très inhabituel." Il leva un doigt avec fierté. "Vous requérez une baguette combinée. Je vois du Cerisier et du Houx pour la baguette, enveloppés et enroulés finement l'un dans l'autre et maintenus ensemble par des fibres de racines de Saule. Elle sera flexible pour faire face aux changements de votre essence, et en même temps restera tenace et solide en tant que porteuse de votre magie. Elle sera pratiquement impossible à briser. Elle sera si flexible que vous pourriez même la plier jusqu'à en faire un cercle, comme un bracelet que vous porteriez à votre poignet.
"Mais les fibres de racines de Saule lui permettent de redevenir droite après avoir été pliée. Vous voyez, vous obtenez une baguette très élastique et c'est très inhabituel."
Harry voulait se cacher le visage entre les mains tandis que Lockhart voulait sourire comme un idiot de l'unicité de la baguette. Le résultat était une expression de calme observation.
"Bon, l'extérieur de la baguette est décidé, vient ensuite le noyau adéquat." Il marqua un temps d'arrêt et observa le sorcier blond, vêtu de façon élégante et chic.
"Pour une personne aussi spéciale que vous, une combinaison de noyau est requise. Je vois dans votre essence magique une combinaison de deux énergies très différentes. Vous avez donc besoin de deux matériaux différents. L'un est une braise de flammes bleues, la marque d'une grande puissance et de résilience. Les flammes bleues sont les plus chaudes et les plus vives, pourtant elles ne donnent que peu de lumière, et elles sont difficiles à étouffer.
"D'un autre côté, je vois des lames de fonds de faible énergie qui désire l'attention. Je pourrai utiliser un plume de Phénix pour correspondre aux flammes, mais elle n'acceptera pas une autre essence. Les ventricules de Dragons sont puissants, mais ne correspondent pas à votre nature." Le vieil homme fronça les sourcils. "La colonne vertébrale d'une Salamandre de Feu est petite en taille mais détient un feu couvert constant et est amphibie par nature, elle est donc bien adoptée à être superposée à un autre noyau. Elle représente votre subtile nature dangereuse et votre désir d'attention. Certains considèrent les Salamandres de Feu comme maléfiques, une réputation injustifiée, si je puis me permettre. Je peux en obtenir une de bonne qualité d'un ami alchimiste, ce sera coûteux."
L'ombre d'un sourire effleura ses lèvres. "Pour accommoder ces deux différends noyaux, vous aurez besoin d'un bon agent liant et stabilisant.
"Pour lier ces deux-là, il nous faudra un objet puissant avec des propriétés adhésives et cohésives. De l'améthyste mélangée à de l'or peut être utilisée pour cela, en le fondant et le stratifiant autour des noyaux, et il sera nécessaire d'envelopper le bois autour juste au bon moment pour faire une excellente baguette."
Harry/Gilderoy écouta ces divagations patiemment et paya une belle somme de Gallions en ayant la promesse d'avoir deux baguettes dans une semaine – un sorcier malin emmenait toujours deux baguettes au combat. La seconde avait un fin cerclage d'or autour du manche pour la différencier.
Il fit aussi faire à Marcus une baguette de treize pouces de long, en Cerisier avec un noyau de crin de licorne; une baguette de onze pouces, en Houx avec pour noyau une plume de phénix; et une baguette dix pouces et trois quarts, bois de vigne avec un noyau en ventricule de dragon. Les trois baguettes supplémentaires furent marquées d'un fin cerclage d'or sur le manche pour indiquer qu'elles n'avaient pas la Trace anglaise sur elles. Et il prit aussi un bon nombre de holsters pour baguettes en cuir de dragon, avec des runes d'ajustement de la taille automatique, de confort, d'invisibilité et anti-attraction. Noël viendrait et il était toujours malin d'acheter à l'avance.
Il fit quelques achats tranquillement pour passer le temps durant le temps d'attente, achetant quelques objets insignifiants tels qu'un nouveau Nimbus 2001, des habits qui étaient à la fois élégants et passe-partout, quelques livres sur le fait d'enseigner, de l'équipement de sport moldu, et une certaine armoire à disparaître dans l'Allée des Embrumes. Il n'y aurait plus d'autres chemins vers l'intérieur du château, passant outre les enchantements protecteurs qu'Harry ne contrôlait pas! L'équipement de sport était parce que le corps de Lockhart n'était pas à son plein potentiel. Au cours de ses années en cavale, Harry avait appris l'importance d'être en bonne forme physique – un esprit sain dans un corps sain était un prérequis. Trop souvent, il avait vu un sorcier ou une sorcière tomber au combat, non pas face à une magie supérieure, mais à cause d'un manque d'endurance. Avec l'entraînement que prévoyait Harry, il devrait être au pic de ses capacités en l'affaire de quelques mois.
Plus tard, avec l'achat de quelques bricoles supplémentaires, et après avoir reprogrammé une session de dédicaces à la librairie, il fut prêt pour Poudlard.
Gilderoy/Harry Lockhart savait qu'Harry Potter et Ronald Weasley, après avoir raté le Poudlard Express à cause de l'interférence de Dobby, s'écraseraient contre le Saule Cogneur lors du premier jour d'école. L'Harry Potter du futur voulait déjouer, subtilement, les plans de Dobby; Gilderoy Lockhart quant à lui voulait en tirer un maximum de publicité et d'attention. Leur compromis résulterait en la perte de cent points par Ron Weasley, Ron devenant ainsi le gaffeur-en-chef et un loser. Harry devrait s'en sortir indemne. Et le nouveau Professeur de DCFM obtenait un maximum d'attention positive à l'école – et une scène parfaite avec une audience captivée durant les dix mois suivants!
Et cette situation serait le début de la fracture qu'Harry/Gilderoy comptait créer entre les deux garçons. Ron ne serait jamais assez proche d'Harry pour qu'il considère lui demander son aide dans une situation difficile. Et Ron serait trop jaloux pour se porter volontaire
T/N: Alors? Qu'en pensez-vous? On en apprend beaucoup dans ce chapitre, n'est-ce pas? Vous n'imaginez pas comment certains passages sont un enfer à reformuler en français, notamment ceux de Marcus Flintoff!
J'en profite aussi pour remercier tous ceux qui me postent des reviews! Sachez que je ne réponds pas toujours (que quand je vois ou pense que c'est nécessaire) mais que je les lis toutes! Elles sont l'une de mes plus grandes motivations!
T/N 2: Je ne le répèterai jamais assez, mais un grand merci à Harry-Sterek-1968 pour m'aider à corriger mes erreurs et à rendre cette fanfiction toujours plus plaisante!
