Disclaimer : Je ne suispas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!

Les reviews sont très appréciées mais ne sont bien sûr pas obligatoires.

T/N: Je suis heureux de voir que quelques personnes se soient laissées convaincre de laisser une chance à cette fic alors même que Lockhart ne leur donnait pas du tout envie de la lire.

Je ne le dis jamais assez: merci pour vos retours, vos encouragements, les connaissances que vous m'apportez (coucou Lassa01 et Harry-Sterek-1968) et les critiques constructives!


Ses manigances pour séparer le "Fameux Trio" progressaient de façon satisfaisante. Ses commentaires au Directeur et au Professeur McGonagall à propos des "préférences" de Ron avaient, en quelque sorte, portés leurs fruits. Le Directeur avait promptement, et subtilement, violé l'esprit du garçon, déclarant plus tard qu'il 'savait' que le garçon n'était pas vraiment adepte des humiliations et de la douleur comme l'insinuait Lockhart. Et Lockhart les avait prestement redirigés dans une autre direction. Bien qu'il fût vrai que le monde magique était plus tolérant avec les couples du même sexe, ils restaient quand même scandaleux en Grande-Bretagne Magique. Particulièrement dans le cas de sorciers supposés engendrer les Héritiers de leur Maison. Et il s'agissait de quelque chose de pratiquement impossible à réfuter, peu importe à quel point on pouvait protester.

Lockhart avait questionné le Directeur lors de la réunion du personnel, deux semaines après le début du trimestre. "M. Weasley a-t-il finalement confessé ses… préférences à ses amis, Directeur?" Le Directeur lui jeta un regard perçant, mais Gilderoy avait poursuivit, "Vous vous souvenez, je vous ai dit au cours de la première semaine qu'il semblait… apprécier… certaines choses que la plupart des sorciers trouveraient… dérangeantes." A l'exception de Madame Pomfresh, les autres parurent perplexes. Madame Pomfresh l'observait avec des yeux plissés, se souvenant se son commentaire lors de l'incident des limaces de Ron. Il avait particulièrement pris le Professeur Rogue au dépourvu. "Pas que je souhaite soulever des objections à de telles tendances, loin de moi l'idée. Pour ceux aimant ce genre de choses, hé bien, je suppose que c'est juste le genre de choses qu'ils aiment!" conclut-il joyeusement, rayonnant.

Les yeux scintillants, le Directeur avait dit, "Aucune inquiétude à avoir, Professeur Lockhart, vous avez simplement mal interprété ce que vous avez vu et entendu."

"Mais il semble se retrouver dans des situations si humiliantes, ne trouvez-vous pas? Je ne puis dire combien de fois je l'ai entendu avoir des mots avec M. Malfoy. Et M. Malfoy semble toujours prendre le dessus sur lui. C'est comme si M. Weasley aimait que M. Malfoy l'humilie publiquement." Gilderoy essayait de projeter une aura de confusion. "S'il ne souhaite pas de telles situations, pourquoi les créerait-il? Après tout, il pourrait simplement ignorer tout commentaire fait par M. Malfoy comme indigne de lui en tant que Sang-Pur. Mais au lieu de cela, il répond d'une façon garantissant que les choses escaladent, comme s'il appréciait ces rencontres, en dépit de sa colère apparente."

Le Professeur Rogue écoutait, sourcils haussés, et l'ombre d'un sourire sarcastique. Il comprenait clairement ce que Gilderoy sous-entendait et était amusé que Lockhart soit apparemment si simplet qu'il puisse croire de telles choses.

"Non, non, Professeur Lockhart. Le garçon a tout simplement un tempérament emporté, et M. Malfoy aime clairement le provoquer. Tout cela dans un simple esprit de rivalité entre Maisons, de joutes verbales," lui assura le Directeur.

"Oh." dit Gilderoy comme s'il avait finalement réalisé l'erreur qu'il avait faite quant aux intentions du garçon. Puis il s'exclama, comme s'il venait juste d'y penser, "Est-ce un cas où les opposés s'attirent? M. Malfoy est un jeune homme de belle apparence, après tout. Contrairement à la plupart des jeunes de son âge, il prend son apparence très au sérieux et, à part pour ses conflits avec M. Weasley, M. Potter et Mlle Granger, il possède des manières impeccables. Et tous deux sont des Sang-Purs." Il fit une pause contemplative, "Généralement, vous voyez de tels couples entre sorcières et sorciers plus âgés. Mais avec ce groupe d'âge, les sorciers recourent généralement aux insultes et aux attaques verbales afin de montrer leur intérêt pour une sorcière, mais nous parlons dans ce cas de deux sorciers. Les jeunes n'ont pas encore appris qu'ils peuvent attirer plus de fourmis avec du sucre qu'avec du vinaigre."

Le Professeur Rogue toussa. Le Professeur Flitwick tomba de sa chaise. Les autres semblèrent tous indiquer une certaine forme de choc à cette insinuation.

Le Directeur marqua un temps d'arrêt et se racla la gorge. Il n'avait pas considéré cette éventualité, semblait-il. "Non, ce n'est assurément pas cela, Professeur Lockhart. Je vous l'assure, aucune de vos inquiétudes n'a de fondements. Pouvons-nous poursuivre?"

Le reste de la réunion passa rapidement, et Harry/Gilderoy fit de son mieux pour paraître tel un idiot frivole. Son dernier commentaire, tandis qu'ils quittaient la salle de réunion, était pour le Professeur Rogue, alors que le Professeur McGonagall s'attardait un peu plus loin. "Enfin, tout de même, le dicton 'il n'y a pas de fumée sans feu' semble approprié pour M. Weasley et M. Malfoy. Ils se disputent comme certains vieux couples que j'ai pu voir. Et cela donne l'impression que M. Malfoy recherche la présence de M. Weasley juste pour le plaisir de sa compagnie, même si cela prend l'apparence d'une dispute." La Professeur de Métamorphose sembla inquiète pour son trio de lions, après cela. Le Professeur Rogue semblait plus qu'un peu pris de court par cette idée.


"Maintenant, je veux que tout le monde divise ses livres en deux piles pour représenter deux sessions de ce cours," dit Lockhart. Les deux semaines de révisions s'étaient transformées en trois semaines de remédiations. Denses sur le travail pratique en classe, et tout aussi denses sur la théorie dans les devoirs. Il avait même donné des retenues aux classes de Deuxième Année lors des deuxièmes et troisièmes Samedis du mois pour quatre heures et les avait faits travailler dur sur le côté pratique de l'incantation des sorts. Et puis leur avait donné à tous, à l'exception de Ron, cinq points par jours pour leurs progrès. La baguette brisée de Ron le gênait vraiment.

Finalement, cependant, les élèves de Deuxième Année en étaient là où ils auraient dû être le 1er Septembre. Aujourd'hui était le début du programme de Deuxième Année.

Il marqua un temps d'arrêt et observa la classe, mains sur ses hanches, dents éclatantes dans la lumière du jour pénétrant par les fenêtres, ses cheveux parfaitement coiffés et ses robes pervenches tout aussi parfaitement ajustées.

"Durant la première partie, nous allons procéder selon le programme de base prescrit par le Ministère pour étudier les Créatures des Ténèbres que vous risquez le plus de croiser, et dans la seconde partie nous discuterons de sorts, maléfices et envoûtements variés et plus encore – de la Défense Contre les Forces du Mal pratique." Ils allaient apprendre les contre-sorts à tous les sorts Noirs qu'il avait pu rencontrer au cours de ses combats face aux Mangemorts. "Apprendre cela est facile! Un fois que vous reconnaissez les motifs, tout tombera sous le sens. Il vous faudra mémoriser certaines choses, d'autres requerront des heures d'entraînement. Mais lorsque vous en aurez fini, vous regarderez le chemin parcouru vous vous direz : "Wow, ça a été beaucoup de travail, mais c'était facile!'

"Mes livres, que vous avez tous achetés, ont été conçus pour servir de guide, puisque je m'attendais à mieux de votre part à tous, mais, hélas, ils ne nous serons pas aussi utiles que je l'avais anticipé. Alors je vais vous donner à tous une copie des Tenants et Aboutissants de la Défense Contre les Forces du Mal, un excellent livre dans ce domaine, écrit par M. Shaun MacPhie, qui est également brillant dans son sujet. Même moi, j'ai appris une chose ou deux de lui. Comme vous le voyez, il se trouve sur vos bureaux et est disponible pour vous tant que vous promettez de le transmettre aux élèves de l'année prochaine, après la fin de cette année, dans un bon état d'utilisation. Laissez juste votre copie à la bibliothèque lors du dernier jour de cours. Me suis-je bien fait comprendre?"

Shaun MacPhie était l'un des brillants héros que Lockhart avait oublietté et dont il avait clamé la victoire comme sienne. Les deux âmes s'étaient mises d'accord pour donner au vaillant héros un peu de reconnaissance, bien que l'une se soit battue pour révéler la vérité toute entière et que l'autre ait essayé de réprimer cela le plus possible.

Tous ses élèves se plaignaient de la charge de travail, en particulier les élèves de Cinquième et Septième Années, mais ils commençaient à voir que sa méthode d'enseignement était supérieure à celle de leurs précédents professeurs. Ils apprenaient vraiment des sorts, et à les lancer rapidement. De plus en plus de sorciers commençaient à partager l'avis des sorcières, que Lockhart étaient un très bon professeur. Et plusieurs sorcières lui avaient fait des avances assez peu subtiles!

Gilderoy était totalement pour, avec un Oubliette rapide pour empêcher toute histoire scandaleuse d'éclater plus tard, mais Harry s'était montré ferme. Les sorcières avaient été éconduites, déconfites. Gilderoy s'était indigné, disant de façon répétée à Harry que l'âge de consentement fixé par la Loi Commune des Sorciers était de onze ans (établie lorsque le Code du Secret Magique International de 1692 avait séparé le Monde Magique du Monde Moldu – la Loi Commune Anglaise était devenue la Loi Commune des Sorciers. Et les sorciers se fichaient éperdument des lois, et des raisons qui les avaient crées, que les moldus anglais avaient passé depuis lors, avait-il expliqué). (1)

(1) Ce que je traduis par 'Loi Commune' est généralement désigné par 'Common Law' même en français. Il s'agissait réellement de lois anglaises, qui avaient aussi été appliquées aux colonies.

La réponse d'Harry avait été que ce n'était pas un problème d'âge, mais de pouvoir. Dans une relation professeur/élève, quelqu'un pourrait soutenir que l'élève avait senti qu'il n'avait pas le choix, que cela affecterait ses notes si elle disait non, ou qu'elle s'était attendue à avoir de meilleure notes en acceptant. Ainsi, de telles relations seraient toujours entachées dès le début. Il était mieux de complètement les éviter.

Malicieusement, Gilderoy lui fit remarquer que cela voulait dire que toute sorcière de Sixième ou Septième Année qui n'était pas dans sa classe de DCFM était donc permise. Harry l'en empêcha. Les filles le rendaient toujours nerveux. La seule fille près de laquelle il se sentait confortable était Hermione. Et, parce qu'elle avait maintenant treize ans, vouloir avoir plus que ça aurait été hautement inapproprié, sentait-il. Elle était destiné au Harry du présent, pas au Harry du futur.

Forcer les élèves à s'asseoir selon des paires sorcier-sorcière et les échanger à chaque cours permettait de garder Harry et Ron séparés tout en partageant la souffrance qu'était Ron avec tout le monde. Etrangement, personne ne semblait remarquer que Gilderoy mettait Harry et Hermione ensemble bien plus fréquemment que la chance ne le suggèrerait. Les sorcières tendaient à se disputer pour savoir qui s'assoirait avec Neville.

Ce simple d'esprit, Ron, n'avait toujours pas pigé le fait que tout ce qu'il avait à faire était de demander et qu'Harry lui donnerait volontiers l'argent pour une nouvelle baguette. Sa fausse fierté empêchait cette solution évidente, et donc Ron continuait à souffrir de son handicap auto-imposé. Et se trouvait de plus en plus en colère face au manque de considération de son ami pour ne pas l'aider.

Gilderoy, durant les retenues d'Harry, avait subtilement suggéré que donner les gallions à Ron ou lui offrir la baguette serait une insulte à la fierté du garçon. Il serait mieux si Harry prétendait juste ne pas remarquer les difficultés du rouquin. Pour aggraver la situation, Gilderoy, durant la seule retenue que Ron avait passée avec lui plutôt qu'avec M. Rusard ou le Professeur Rogue, avait subtilement suggéré que, peut-être, Harry ne considérait pas vraiment Ron comme un ami si proche, nonobstant tout ce qu'il pouvait dire, ou alors il lui aurait payé bien plus d'attention et bien moins à ce rat de bibliothèque et Mlle Je-Sais-Tout qu'était Hermione.

Durant ses retenues, Gilderoy avait aussi déclaré de façon répétée à Harry combien il était important d'avoir de bonnes notes et combien Hermione pourrait aider Harry à atteindre son potentiel maximum. Il avait pointé combien ignorer le temps d'étude et les devoirs, comme Ton le faisait, menait directement à des notes et des performances plus basses. Souligner le fait que les Dursley l'avaient considéré comme un stupide dégénéré fainéant et avaient attendu de lui à ce qu'il soit mauvais avait causé un éclat de détermination dans les yeux d'Harry – et l'avait poussé à passer plus de temps à étudier, loin de Ron.

Et il avait brisé l'habitude d'Hermione d'être toujours la première à lever la main à chaque question : elle devait composer ses réponses en limericks. (2) Elle avait pris l'habitude de chuchoter les réponses à ses amis lorsqu'elle ne parvenait pas à en trouver un bon suffisamment vite. Il avait remarqué qu'elle avait placé des parchemins dans son livre contenant des limericks pré-écrits, juste au cas où il poserait des questions sur ces sujets. Parce qu'ils étaient invariablement sur les points les plus importants de chaque sujet, Harry posait des questions sur des choses qui dépendaient du fait de connaître ces points importants, mais qui ne les mentionnaient pas directement. C'était assez amusant de voir sa frustration à devoir créer tous ces limericks et de ne pas pouvoir les utiliser.

(2) Un limerick est un poème humoristique, à l'origine en anglais, de 5 vers rimés (des rimes AABBA).


A présent, la majorité des professeurs surveillait Ron et Drago avec un peu d'inquiétude, et le Professeur Rogue semblait garder un œil anormalement attentif sur son serpent. Rogue. Ayant utilisé ses viols mentaux, il savait que les garçons se détestaient, mais c'était l'apparence d'une relation qu'il voulait éviter. Cela voulait dire moins d'incidents entre les Serpentards et les Gryffondors, puisqu'il tendait à rappeler Drago à l'ordre dès qu'il remarquait ses interactions avec Ron. Cela, en retour, résultait en un Château bien plus calme pour tous ceux concernés. Le Directeur semblait un peu confondu, comme s'il n'avait aucune idée de comment gérer la situation.

Harry/Gilderoy savait qu'aucun des garçons n'était de ce bord, mais c'était tellement amusant de se payer la tête des autres professeurs en disant des choses comme, "Je pense que M. Weasley est jaloux du temps que M. Goyle et M. Crabbe passent avec M. Malfoy. Avez-vous vu la façon dont il leur jette des regard noirs, même lorsqu'ils ne sont pas juste à côté de M. Malfoy?" et "Avez-vous remarqué que chaque fois que M. Malfoy a des mots avec M. Potter, M. Weasley intervient toujours jalousement, comme s'il ne pouvait pas supporter l'idée que M. Malfoy puisse faire plus d'attention à M. Potter qu'à lui?" Faire ces quelques commentaires lorsque des étudiants plus âgés pouvaient l'entendre commença à répandre des rumeurs très pratiques.

Gilderoy continuait à pousser Neville à développer les liens du groupe du "Fameux Trio", faisant que Ron se sentait comme un étranger puisqu'il avait du mal avec les leçons là où les autres réussissaient haut la main. La nouvelle baguette de Neville faisait une différence énorme sur sa confiance en lui, et cette confiance se répercutait sur ses devoirs et ses habitudes d'étude. Les trois, Harry, Hermione et Neville, étaient invariablement dans les meilleurs de leurs classes. Ron les suivait de loin, ne passant que de justesse les tests et les devoirs. Et son épouvantable baguette empêchait ses sorts d'atteindre le niveau d'effort de ses amis. Sa colère contre Harry se transmit contre Hermione, il était donc réticent à demander de l'aide. Et lorsqu'il demanda, il explosa lorsqu'elle refusa de simplement lui laisser recopier son travail. Ses notes en souffraient par conséquent, renforçant le gouffre entre lui et ses amis.

Harry avait suivi le conseil de Gilderoy/Harry quant à Colin, et ils se retrouvaient deux fois par mois pendant à peu près une heure. Colin faisait poser Harry à des endroits variés, en train de faire quelque chose de magique. Puis, dans une salle de classe vide, ils passaient les photos en revue et choisissaient les meilleures pour la distribution, et décidaient lesquelles nécessitaient d'être reprises. Colin avait joyeusement fait passer le mot que les photos seraient disponibles et où l'argent irait – le sien, surtout pour les dépenses en lien avec son appareil photo, et celui d'Harry pour le Fond des Balais de Quidditch. Plusieurs fois, Harry accepta une demande de photo spécifique, faisant payer une supplément aux élèves qui voulaient poser avec lui.

Juste pour agacer Harry, Gilderoy avait joyeusement propagé la nouvelle parmi les Première Année qu'il y avait un Fan Club d'Harry Potter. L'intérêt de rejoindre le club consistait en deux photos d'Harry dédicacées avec une ristourne – Gilderoy avait suggérer cette idée à Colin. Colin ne faisait pas de profits sur ces deux-là, mais il vendait bien plus de nouvelles photos chaque mois puisqu'Harry en validait certaines pour les membres du club qu'il n'aurait sinon pas autorisé. Il amenait juste un lot de photos nouvellement approuvées à chaque réunion, et voilà, il les vendait toutes, augmentant son profit d'un coup à chaque fois. Gilderoy lui avait offert discrètement un sac sans fond et poids-plume qui rendait facile pour le jeune garçon de transporter son inventaire tout entier et permettait de satisfaire chaque client sur-le-champ.

Malfoy s'était tout d'abord moqué d'Harry et de son "besoin d'attention". Harry, après avoir été un peu coaché par Gilderoy, lui avait rabattu le caquet en observant simplement que l'autre garçon était juste jaloux de son succès. Et en pointant le fait que, un jour peut-être, Drago serait capable d'avoir un peu de renommée personnelle et n'aurait plus besoin de son slogan "Lorsque mon père entendra parler de ça…"

Lorsqu'il avait entendu parler pour la première fois de ce que Colin et Harry faisaient, Ron avait explosé d'une rage jalouse. Même après lui avoir dit que les profits seraient utilisés pour de nouveaux balais pour les équipes, il avait maintenu un minimum de mauvaise humeur en permanence, à cause de l'injustice du fait que son meilleur ami achète des balais coûteux pour les différentes équipes alors qu'il ignorait la baguette défectueuse de son 'meilleur ami'. Le Fan Club le gardait sous pression puisqu'il voyait constamment des preuves de la célébrité de son meilleur ami où qu'il regarde.

Ce ressentiment s'embrasa encore plus lorsque le Daily Prophet annonça les poursuites d'Harry contre les éditeurs, en particulier parce que le désir de provoquer Harry rapprochait encore plus souvent l'héritier des Malfoy du quatuor.

oooOOOooo

Le Survivant intente des poursuites en justice!

Par Rita Skeeter

Aujourd'hui, Tondeur, Truand et Cogneur ont annoncé qu'Harry Potter, le fameux Survivant, intente un procès à quatre éditeurs. Winickus Press, les Editions Fleury & Bott, L. C. A. Comics, et Les Petits Livres Rouges. Tous ce sont vus remettre des parchemins légaux pour avoir fait passer pour des histoires vraies sur Harry Potter des livres qu'ils savaient être des mensonges, pour diffamation à l'encontre d'une Ancienne et Noble Maison, pour atteinte à la vie privée d'une Ancienne et Noble Maison, et avoir utilisé comme nom déposé celui d'une Ancienne et Noble Maison sans autorisation.

Gilderoy Lockhart, auteur d'œuvres telles que Moi le Magicien (Biographie) et Le Guide des créatures domestiques nuisibles de Gilderoy Lockhart, cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, explique "M. Potter est venu récemment me trouver pour se plaindre de ces livres qui avaient été écrits sur lui sans sa connaissance ni sa permission. Il a demandé mon aide quant à ce problème."

Et par "ces livres", le fameux auteur a indiqué une pile de livres sur la table des bureaux de la firme de Tondeur, Truand et Cogneur. Des livres avec des titres tels que "Harry Potter et l'Aiguille d'Or", "Harry Potter et le Prix d'Être un Noble", "Harry Potter et l'Education Moldue", tous des livres que nos enfants ont lu et apprécié. Tous prétendant rapporter la vérité sur la véritable histoire de la vie d'Harry Potter après le 31 Octobre 1981.

Naturellement, cet auteur bien connu a été heureux de pouvoir offrir son ample expérience dans le monde des éditions à un jeune sorcier dans le besoin d'honnêtes conseils. Maintenant Professeur à Poudlard, Ecole de Magie et de Sorcellerie, le Professeur Lockhart a ajouté, "Le manque de respect du tuteur de ce jeune sorcier, dans la façon dont il a géré l'utilisation du nom et de l'image publique du garçon, est déplorable. Et, au cas où certains penseraient qu'il ne s'agit que de faire de l'argent," a-t-il expliqué, "La totalité des sommes qui seront perçues à l'issue des poursuites iront à la Fondation Lily Potter. Le Fondation utilisera cet argent pour aider les jeunes sorciers et sorcières désavantagés à se procurer les objets coûteux nécessaires à leur vie scolaire à Poudlard – baguettes, livres, kits de potions, etcetera." Il a encore poursuivi, "M. Potter est seulement préoccupé par le fait de retrouver le contrôle de son image publique."

Le Professeur Lockhart a révélé qu'il s'attend à ce que les frais monétaires collectés par la firme juridique du Survivant s'élèvent à des dizaines de milliers de gallions. "Après tout," a-t-il dit, "nous parlons de plus de dix ans de livres publiés sans qu'une seule noise n'ait été reversée en royalties à M. Potter."

Les requêtes de déclaration aux compagnies affectées n'ont pas eu de retour avant que ce journal ne passe aux presses.

Ce qui laisse cette journaliste sans voix est le vol d'argent éhonté réalisé sur un jeune orphelin…

oooOOOooo

Cela se poursuivait d'une façon similaire sur plusieurs paragraphes, se lamentant de la petitesse des éditeurs qui osaient abuser de l'héritage d'Harry Potter, à qui le Monde des sorciers devait tant.

Ron vit toute l'attention et l'argent qui allait à son meilleur ami et qui aiderait d'autres sorciers et sorcières, mais pas à lui! C'en était trop pour le pauvre garçon qui sortit en trombe de la Grande Salle, et évita assidument un certain garçon aux cheveux noirs et ses amis pour la majeure partie des semaines suivantes.

Cela, naturellement, rapprocha encore Harry, Hermione et Neville, et mit en avant la jalousie et la colère omniprésentes de Ron lorsqu'il les rejoignit à nouveau.


"Bonjour, les garçons," dit Gilderoy alors qu'il se trouvait appuyé contre le mur opposé à la Sorcière Borgne, se polissant les ongles de la main droite. Il était vêtu de façon impeccable, bien sûr, en robes lavande. Il dirigea vers eux un sourire, leur montrant par là même ses dents parfaites.

Les jumeaux Weasley le fixaient, horrifiés, portant chacun une caisse de Bièraubeurres pour une fête future. Ils avaient vérifié qu'il n'y avait personne dans la zone avant de sortir du passage secret. Comment avaient-ils manqué le professeur? La carte avait-elle fait une erreur?

"Bonjour…"

"… Professeur Lockhart."

"Y a-t-il quelque chose…"

"… que nous pouvons faire pour vous?"

Il pouvait les voir suer légèrement. Attrapés, la main dans le sac, ils pourraient être expulsés pour ça! Ils tentèrent désespérément de prétendre que tout était normal, que la contrebande dans leurs mains n'était pas vraiment là.

Il remit sa lime à ongles dans sa poche. "Ce n'est pas ce que vous pouvez faire pour moi, mais ce que je peux faire pour vous. Et votre première leçon, vous l'avez déjà apprise: la carte n'est pas infaillible."

Leurs mâchoires se disloquèrent pratiquement. Comment pouvait-il savoir pour la carte?

"Les Maraudeurs n'ont mis dans la carte que ce qu'ils connaissaient, et il y a des choses qu'ils n'ont jamais découvertes dans Poudlard. J'ai utilisé l'une d'elles pour vous attraper." La Pièce Va-et-Vient avait créé un passage temporaire entre elle et cet endroit. Il avait simplement attendu jusqu'à ce que son sortilège d'alarme lui dise que les garçons sortaient du passage pour qu'il sorte du sien. Seulement, son passage à lui avait disparu aussitôt qu'il en était sorti. Un léger sortilège Caché-en-Pleine-Vue qu'il dissipa lorsqu'il parla complétait la farce. "Si vous voyez quoi que ce soit dessus que vous ne pouvez pas expliquer ou comprendre, faites-le-moi savoir.

"Enfin, maintenant, vous deux gâchez votre talent avec vos farces. Vous devriez développer des objets que vous pourriez vendre comme farces – tels que des lunettes invisibles qui permettent de voir à travers les vêtements. Je suis sûr que chaque garçon à Poudlard en achèterait une paire. Et puis, une amulette qui rend les lunettes inutiles, que chaque fille de Poudlard achèterait aussi. En fait, une fois que des rumeurs circulent ou même qu'une paire de lunettes est découverte, chaque fille achèterait l'amulette! Imaginez ça, un produit avec une base d'acheteurs d'automatiquement cinq cent élèves."

Les jumeaux le fixaient, les yeux ronds.

"En fait, vous pourriez probablement vendre les lunettes en-dehors de Poudlard," dit-il pensivement. "Peut-être que vous pourriez même approcher Mme Guipure pour lui vendre les droits d'utilisation des sortilèges préventifs à inclure dans ses robes. Cela fournirait un apport stable de gallions pour vos dépenses."

"Bordel!"

"C'est… c'est brillant!"

"Si vous travaillez suffisamment dur sur vos farces et attrapes, vous pourriez même être capable d'ouvrir un magasin en compétition avec Zonko." Il fit une pause pour les laisser intégrer cela. "Je pourrais même connaître quelqu'un qui serait intéressé à investir dans de tels projets."

Leurs expressions couvrirent toute la gamme, depuis la surprise jusqu'à l'air calculateur en seulement quelques instants.

"Laissez-moi savoir ce que vous en pensez." Il se tourna pour s'éloigner, mais s'arrêta et se retourna vers eux. "Je m'attends à voir vos notes refléter votre véritable intelligence. Après tout, vous ne savez jamais quand une BUSE ou un ASPIC dans un sujet pourrait vous donner accès à un fournisseur ou un expert qui vous aurait sinon ignorés."


"Ah, Mlle Lovegood!" dit le Professeur de DCFM en arrivant derrière elle dans le couloir. "Comment allez-vous en cette magnifique soirée?" Il sourit de son sourire caractéristique, prenant la pose pour montrer son meilleur profil, ses dents brillantes et ses robes couleur prune parfaitement arrangées. "Le couvre-feu est passé, ne devriez-vous pas être dans votre dortoir?"

La petite sorcière se retourna et leva ses grands yeux vers lui avec une expression rêveuse qui disait 'Je-ne-suis-pas-là'. "Oh, bonjour professeur." Elle fronça légèrement les sourcils. "Vous semblez remarquablement exempt de Joncheruines." Son regard se fit plus vifs pendant un moment, "N'êtes-vous pas un peu à l'étroit à deux?"

Oui, c'était définitivement la Luna Lovegood dont il se souvenait. Il rit gaiement. "Absolument pas, ma chère. Bien assez de place. Mais parfois nous sommes terriblement en désaccord. J'espère pouvoir redevenir sous peu Un, une fois de plus." La perspicacité de cette fille vis-à-vis sur les gens l'effrayait, parfois. Elle était si précise, mais semblait détachée des conséquences des choses qu'elle pouvait dire et qu'il aurait mieux valu garder secrètes. "S'il vous plaît, n'en parlez à personne, c'est un secret en quelque sorte, vous savez?" ajouta-t-il dans un murmure conspirateur.

Elle hocha la tête et son air distant revint.

"Et votre dortoir?" répéta-t-il.

"Oh, le Corbeau a oublié l'énigme. Je blâme les Nargoles."

Harry/Gilderoy sourit avec entrain à la fillette tout en bouillant intérieurement. "Les Nargoles, en effet," dit-il dans sa barbe. "Hé bien, allons vérifier cela juste une fois de plus, voulez-vous?" Il lança subrepticement un sortilège réchauffant sur la jeune fille. Quelques minutes plus tard, ils se trouvaient debout face à l'entrée de la Maison de Serdaigle. Le heurtoiren forme de corbeau leur jeta un coup d'œil incertain.

"Dis-moi, mon bon ami," dit Lockhart, "quelle est l'énigme du jour?"

Silence.

Il lança un sortilège de détection sur le corbeau.

"Je vois." Il soupira tristement, puis se ressaisit et sourit à la fillette. "Nous allons régler ça rapidement, patientez juste un peu," déclara-t-il, ses dents étincelantes dans le couloir pauvrement éclairé. "Miksy!"

Avec un POP, un elfe de maison apparut près d'eux. "Professeur Deux, Monsieur, avoir appelé Miksy?"

"Oui, oui je suppose que c'est le cas," dit le professeur jovialement. "Voudrais-tu bien aller chercher le Professeur Flitwick? S'il te plaît, dis-lui que c'est une affaire d'importance pour sa Maison."

"Miksy faire ça," dit l'elfe, avant de POPer ailleurs.

Il baissa les yeux sur la jeune fille, qui fixait le vide du couloir.

"Je pense, Mlle Lovegood, que cela vous ferait le plus grand bien de vous asseoir avec M. Potter, M. Londubat et Mlle Granger lors des repas. Ignorez M. Weasley, c'est un idiot et il est indigne de vos talents." Il se pencha plus près. "Répétez à Mlle Granger que j'ai dit qu'il y a plus de choses sous le Soleil qu'elle n'en a jamais rêvées – et que ces choses n'ont pas encore été écrites dans des livres! Par exemple, l'Ornithorynque a longtemps été considéré imaginaire, et un canular, jusqu'à ce que l'un d'eux soit capturé et ramené, vivant, en Angleterre."

La fille leva des yeux interrogateurs vers lui.

Il lui sourit d'un air encourageant en retour. "Avez-vous déjà vu les sombrals qui tirent les calèches?"

Elle acquiesça.

"Dites à Hermione de demander à Hagrid de lui montrer le troupeau de sombrals. Et ne laissez personne vous dire que vous ne pouvez pas vous asseoir à la table des Gryffondors!" lui dit-il fermement. "Vous n'êtes requis de vous asseoir à la table de votre Maison que lors des Fêtes officielles." Il sourit. "Vous pourriez même les inviter à la table des Serdaigles lorsque vous vous sentirez suffisamment à l'aise avec cette idée."

"Il y eût un nouveau POP et Miksy fut de retour. "Miksy dire petit professeur. Il être ici bientôt il dire."

"Merci, Miksy. Tu peux y aller, maintenant. J'espère que tu passeras une plaisante nuit " L'Elfe de Maison le fixa un moment. Une énorme larme apparut au coin de son œil. "Vous remercier Miksy?"

Il sourit à l'Elfe de Maison. "Bien sûr que oui, tu ne mérites rien de moins et considérablement plus. Maintenant, allez, oust!" et il fit un gentil geste pour lui dire de partir. L'elfe POPa ailleurs. Luna le regarda d'un air spéculatif un instant avant de revenir à son état rêveur habituel.

Un moment plus tard, le minuscule professeur arriva en trottinant le long du couloir, enfilant encore ses robes. "Professeur Lockhart, quel peut bien être le problème?"

"Ah," Harry/Gilderoy se tourna vers le Demi-Gobelin, "Comme il est bon de vous voir venir si vite." Il sourit et pencha la tête sur le côté juste assez pour faire bouger ses cheveux comme s'ils avaient été touchés par une légère brise.

"J'explorais les couloirs en cette soirée. Vous voyez, je réfléchissais à comment je devrai décrire mes expériences ici à Poudlard cette année. Je réalise que le livre ne serait pas aussi excitant que mes autres, mais pour la nostalgie, cela pourrait être intéressant pour mes fans. Je pourrais explorer certaines des vielles histoires à propos du Château, tel que ce qu'est devenu le Diadème de Serdaigle, la Coupe de Poufsouffle, le Médaillon de Serpentard et l'Epée de Gryffondor. Peut-être même retrouver les objets eux-mêmes! Ne serait-ce pas épatant? Et puis, il y a la Chambre des Secrets! Peut-être que je pourrais l'appeler 'Pister à Poudlard'? (3) Hmmm?" Il secoua la tête, faisant remuer ses cheveux artistiquement.

(3) 'Hunting at Hogwarts'

"Donc, j'errais dans les couloirs, essayant de décider où je pourrais trouver le meilleur fond pour ma photo de couverture. Il faut faire attention à l'endroit où on les prend," dit-il avec confiance. "Je ne veux pas que les couleurs du Château jurent avec mes robes! Il ne faut pas qu'il fasse trop sombre, ou cela ne ferait pas ressortir les couleurs de mes robes et les tons de mes cheveux. Je ne peux pas poser devant l'un des accès aux Maisons, bien sûr, parce que certains pourraient y voir une insulte aux autres Maisons. La Grande Salle est trop occupée et les couleurs détourneraient bien trop l'attention de mes robes. Les escaliers mouvants pourraient être amusants, mais les mouvements pourraient distraire les gens de ma personne. Je ne suis vraiment pas sûr." Il soupira dramatiquement, projetant l'image de quelqu'un frustré de son manque de progrès.

Les yeux du Professeur de Sortilèges se plissaient dangereusement, "J'espère que vous ne m'avez pas appelé ici juste pour me dire ça," dit-il platement, tapotant sa baguette du bout du doigt.

"Comment?" dit le Professeur de DCFM, feignant la surprise. "Oh, bien sûr que non. Je souhaitais attirer votre attention sur votre petite Serdaigle perdue, ici présente." Il fit un pas de côté pour révéler Luna, qui regardait à présent son Directeur de Maison d'un air rêveur.

Surpris, le petit professeur se contenta de la fixer.

"Oui, comme je le disais, j'errais dans les couloirs et l'ai trouvée faisant de même." Il plaça une main sur son épaule. "Enfin, le couvre-feu est passé après tout, alors j'ai décidé que ce qu'il fallait faire était d'escorter la jeune sorcière jusqu'à sa Maison. Imaginez ma surprise lorsque votre corbeau a refusé de poser son énigme, même lorsque nous avons demandé poliment! Maintenant, comment Mlle Lovegood, une jeune sorcière décente mais réservée, est-elle supposée retourner jusqu'à son dortoir lorsqu'il n'y a pas d'énigme à laquelle répondre? Elle peut assez bien voir les auras, mais elle ne peut pas passer à travers des portes fermées."

Le Professeur lança un regard aigu à Gilderoy et puis interrogea Luna du regard. Puis, il se tourna vers le corbeau et commença à lancer des sorts de détection.

"On dirait étrangement comme si quelqu'un avait lancé un Confondus à l'oiseau," ajouta Gilderoy avec obligeance.

"Maintenant," dit-il, "je ne suis d'habitude pas du genre à dire à quelqu'un d'autre comment gérer sa Maison, mais sûrement, des plaisanteries telles que laisser une pauvre fillette errer dans les froids corridors toute la nuit sont d'assez mauvais goût." Il marqua un temps d'arrêt. "Particulièrement lorsque la chère enfant n'a," là, son ton se fit complètement neutre, "pas de chaussures."

Flitwick jeta un coup d'œil surpris aux pieds nus de la fillette.

"Oui," poursuivit Gilderoy, "cacher des chaussures est une plaisanterie de Première Année, mais lancer un Confondus est clairement bien au-dessus du niveau de compétence de l'année de la petite."

Sa voix n'était désormais plus légère et désinvolte. "Maintenant, cela ressemble à des étudiants des années plus élevées harcelant un élève bien plus jeune," dit-il d'une voix grave et dure. Il fixa le Directeur de la Maison de Serdaigle jusqu'à lui faire détourner le regard. "Et vos Préfets ne sont-ils pas supposés vérifier que tous les élèves pré-BUSEs soient dans leurs dortoirs et au lit à l'extinction des feux? En particulier les Première Année? Quelqu'un a de toute évidence failli à ses devoirs." Et Flitwick pouvait dire qu'en disant cela, Gilderoy pensait clairement à un certain petit professeur comme fautif, et pas aux Préfets

Le Professeur Flitwick avait décidément l'air secoué.

"Lorsque je suis tout d'abord entré à Poudlard, on m'a dit que ma Maison était ma famille, que nous prenions soin les uns des autres," continua Gilderoy. "Hé bien, j'ai eu ma part de désaccord 'familiaux', mais je n'ai jamais volé quelque chose avec une intention malveillante, ni enfermé quelqu'un en dehors de la Maison, pieds nus. Et personne ne m'a fait cela, même lorsque j'étais à mon plus détestable."

Il tira sa baguette. "Faisons un test, voulez-vous? Est-ce une plaisanterie ou du harcèlement? J'espère sincèrement qu'il ne s'agit que d'une plaisanterie solitaire ayant été poussée un peu trop loin." Il prit une profonde inspiration et dit avec force. "Accio les affaires de Luna Lovegood prises sans sa permission et en-dehors de sa Maison!"

Le Professeur de Sortilèges fit un pas en arrière. Il avait senti ce sort!

Les trois se tinrent en silence et le temps passa. Après presque une demi-minute sans que rien n'arrive, Lockhart se tourna vers les deux autres, souriant, et dit, "Hé bien. Je dois admettre que je suis soulagé…"

A ce moment-là, un livre arriva en volant paresseusement le long du couloir. Son visage s'assombrit, "Ah, peut-être pas, en fait."

Après une minute, il y avait une petite pile de parchemins de devoirs, de livres, un chemisier, et trois paires de chaussures – chaque chaussure de chaque paire arriva d'une direction différente. Cela faisait un peu plus d'une douzaine d'objets, au total, mais c'était suffisant pour prouver ses propos. Luna le regardait avec une expression absente. Flitwick était furieux.

"Bien," dit doucement Gilderoy, "je vous verrai au petit-déjeuner donc." Il se tourna et commença à repartir vers ses quartiers, marmonnant, "Errer avec les Etudiants? Persuader les Professeurs? Protéger à Poudlard? Bourrader un Basilic?"

"Restreindre un Rat," lança soudainement la petite sorcière.

(4) 'Stalking with Students', 'Persuading with Professors', 'Helping at Hogwarts', "Bashing a Basilisk" et "Restraining a Rat".

Gilderoy fit volte-face, stupéfait, et observa la petite Serdaigle. Flitwick les fixait également, perplexes face à leurs propos.

Le sorcier flamboyant se mit abruptement à sourire joyeusement. "Une excellente suggestion, Mlle Lovegood. Je la garderai à l'esprit." Il se retourna et partit, sifflant un air léger. Il ferait tout ce qu'il pouvait pour s'assurer que Luna ait les opportunités qu'elle méritait, cette fois-ci.

Le matin suivant, les étudiants furent surpris de voir que la Maison Serdaigle avait perdu deux cent points, et que la table des Serdaigles semblait particulièrement silencieuse. Presque personne ne remarqua que Luna Lovegood était assise entre Hermione et Harry. Hermione semblait perplexe et répétait les mots Nargoles et Ornithorynques. Harry et Neville paraissaient complètement perdus. Ron était contrarié que quelqu'un qui ne soit pas de Gryffondor ose s'asseoir avec son meilleur ami, Harry. Même s'il était en colère contre Harry pour le moment parce qu'il était un gosse de riche gâté-pourri.


Gilderoy faisait des allers-retours au septième étage, face à la tapisserie de quelque sorcier inconscient tentant d'apprendre le ballet à des trolls – l'une des rares tapisseries qui ne bougeait pas. Il avait eu une idée folle la nuit d'avant, et il allait l'essayer aujourd'hui. Il savait que la Salle sur Demande contenait le Diadème de Serdaigle et la seule chose qui le retenait était le fait qu'il ait besoin de poison de Basilic pour détruire l'Horcruxe. Et ses finances actuelles étaient insuffisantes pour acquérir ce qu'il lui fallait.

Mais la nuit dernière, alors qu'il ruminait cela, il avait pensé, "pourquoi ne pas demander à la Salle sur Demande s'il y a une façon plus sûre, une meilleure façon de se débarrasser des Horcruxes?'

Ainsi, aujourd'hui, il se trouvait à faire les cent pas devant l'entrée secrète de la pièce, pensant, 'J'ai besoin d'une façon de détruire un Horcruxe sans détruire l'objet le contenant'. Lors de son troisième passage, une porte apparut – une porte de pierre à la poignée métallique.

Avec plus qu'une légère trépidation, il saisit la poignée et tira. Rien ne se produisit. Il fronça les sourcils, réfléchissant, et puis sourit penaudement. Il poussa la porte, et elle s'ouvrit lentement et aisément. La porte d'un pied de large était biseautée de façon à ce que le court couloir à l'intérieur soit plus large que la porte de plusieurs pouces, et d'un pied plus bas, d'une façon très similaire à la porte du coffre d'une banque montait dans l'autre sens. Le mouvement lent de la porte était dû à son poids élevé et non parce que ses gonds nécessitaient d'être huilé. Quatre mètres plus loin se trouvait une autre porte. La deuxième porte d'un pied d'épaisseur était toute aussi massive, et s'ouvrait également dans le même sens, et était aussi biseautée de façon à être plus grande à l'intérieur de la pièce dans laquelle elle s'ouvrait.

La pièce était une large salle de pierre de peut-être quatre mètres de côté. Gravé dans le sol se trouvaient un cercle runique. Il se pencha et l'examina. Le cercle était en fait une série de minuscules runes répétées à travers tout le cercle, vingt rangées au total. D'autres runes couvraient le reste du sol, ainsi que la porte, les murs et le plafond, au point qu'une demi-douzaine de runes occupées chaque pouce carré.

Un rouleau reposait au sol, juste en-dehors du cercle. Il le ramassa et le lut, 'Attendez une heure. Placez l'Horcruxe dans le cercle. Placez le bout de votre baguette sur le cercle et dites : Exorcizamus immundus spiritus. Sortez immédiatement et fermez la porte intérieure. Attendez cinq minutes avant de rouvrir la porte intérieure.

"Je te nomme la Salle à Horcruxe!" dit Gilderoy joyeusement après avoir lu le parchemin. Il le mit dans sa poche et referma prudemment chaque porte en ressortant. La porte disparut une fois qu'il fut à nouveau dans le couloir.

A présent, tout ce qu'il avait à faire était d'aller chercher le diadème.

Il eut un très large sourire. Gilderoy était fou de joie. Ce serait si amusant d'annoncer qu'il avait découvert le Diadème de Serdaigle – dans Poudlard! Il pouvait presque s'imaginer le visage du Professeur Flitwick lorsqu'il lui présenterait le Diadème Perdu de Serdaigle, lui disant qu'il s'était trouvé dans Poudlard au cours des cinquante dernières années. Les ventes de ses livres allaient faire un bond de géant lorsque cette nouvelle serait faite publique. Il lui faudrait prévoir son timing très précisément.

Oui, attendre jusqu'à ce que Ginny ouvre la Chambre des Secrets, puis il pourrait prétendre avoir trouvé le diadème tout en cherchant la Chambre. Oh, c'était en train de prendre forme pour devenir le meilleur livre de tous! Et le meilleur dans tout ça, ce serait ENTIEREMENT DE SON FAIT!

Il se demanda ce que Dumbledore dirait lorsqu'il lui rapporterait que le diadème avait été maudit par une magie extrêmement malveillante que lui, Gilderoy, était parvenu à vaincre en utilisant ses vastes connaissances des runes et un cercle de protection. Et puis il dirait au Directeur qu'il était très inquiet car il pouvait sentir la même souillure de magie maléfique au sein de la cicatrice de M. Potter, ainsi que quelque part ailleurs dans le château.


T/N: Je ne sais pas si je l'ai déjà dit mais… Qu'est-ce que J'ADORE le personnage de Luna! Si vous avez de bonnes fanfictions anglaises à me conseiller (si possible en anglais) avec une Luna bien décrite, et où ses 'yeux' sont réellement mis à contribution, n'hésitez pas à me les partager! Je n'en connais que quelques-unes pour le moment, par exemple Luna Lovegood and the Dark Lord's Diary de The madness in me, où Luna trouve le journal de Jédusor (et je vous laisse imaginer ce que ça peut donner!)

T/N 2: Ce chapitre avait tellement de fautes... plus encore que les autres! Encore merci à Harr-Sterek-1968 pour avoir pris le temps de me les corriger!