Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!

Les reviews sont très appréciées mais ne sont bien sûr pas obligatoires.

T/N: Je pense que vous l'avez deviné, mais le titre anglais dit "Trick or Treat". J'avais SI hâte d'atteindre ce chapitre, vous allez comprendre pourquoi! Vous aimez les maths?


Les jours semblaient passer au ralenti alors que Gilderoy attendait la Fête de Mort. C'était un nom assez convenable pour ce jour, du moins, pour Harry. Bien que ses amis aient attendu ce jour excitant de costumes, sucreries et fêtes, le jeune garçon faisait le deuil de sa famille.

Neville n'appréciait pas vraiment non plus Halloween. Le jour en lui-même n'était pas le problème. Mais peu de temps après, une attaque sur ses parents les avait rendus presque aussi morts que vifs, mais sans la fin que la mort apporte. A la place, ils se trouvaient de façon permanente dans le Service de Lésion des Sorts de Ste Mangouste. Il pouvait aller les voir, mais ils ne le reconnaissaient pas, ni sa grand-mère. C'était un tourment d'un genre différent que celui qu'Harry connaissait, mais c'était un tourment.

Halloween arriva finalement, et pour la première fois dont il pouvait se souvenir, Harry/Gilderoy s'amusa véritablement! La nourriture était bonne, il n'était pas inquiet pour ses amis, il savait ce qui allait se passer juste après. Tout se déroulait selon son plan. Et devoir partager son âme avec Gilderoy diminuait la douleur ressentie quant à son absence de famille. Et bien que voir vivants les amis d'Harry qui étaient autrefois morts pouvait encore être un choc, parfois, Gilderoy se souvenait de sa propre famille et de son enfance, et combien il avait pu s'amuser à Halloween. Et en permettant à Gilderoy de prendre un peu plus de contrôle, Harry découvrit qu'Halloween pouvait être amusant. Tout comme l'était le fait de flirter.

Et tout se passa en effet comme la fois précédente. Il avait même réussi à se payer la tête de Rogue en insistant que le Professeur Rogue n'avait pas besoin de gaspiller son temps précieux et qu'il pouvait préparer le Filtre Régénérateur à la Mandragore à sa place. Rogue avait été sur le point de lui jeter un sort lorsqu'il avait cédé et admis que le Professeur Rogue pouvait probablement préparer une potion aussi efficace que la sienne. Observer l'idiot partir en trombe le long du couloir un peu après, ses robes claquant derrière lui dramatiquement, avait été assez satisfaisant. La seule chose qui aurait pu ajouter à son amusement aurait été de pouvoir faire perdre des points de Maison à cet idiot.

Ses bavardages incessants en arrière-plan ne l'avaient pas fait apprécier par le Directeur, ou M. Rusard non plus. Les Professeurs masculins le considéraient toujours comme louche tandis que les sorcières l'adoraient et étaient suspendues à ses moindres mots. A l'exception de Mesdames Pomfresh et Chourave – elles ne lui avaient toujours pas pardonné qu'il ait essayé de leur dire comment faire leur travail.


"Dix points en moins pour Serpentard pour un commentaire aussi désobligeant, M. Malfoy." Lockhart apparut de nulle part et s'avança entre le blond prétentieux et le rouquin idiot, affichant un large sourire. Ron pointait sa baguette cassé vers le Serpentard. Malfoy, étant Malfoy, ne semblait juste pas pouvoir éviter d'appeler Hermione une Sang-de-Bourbe chaque fois qu'il la croisait. Cette fois-ci, cependant, un Professeur qui ne tolérait le harcèlement sous aucune forme l'avait pris sur le fait.

"Vous ne pouvez pas me retirer des points comme ça," dit Malfoy, choqué par la soudaine apparition du Professeur et la perte de points.

Lockhart arqua un sourcil d'une façon presque artistique, une expression incrédule sur son visage. "Encore vingt points pour remettre en cause l'autorité d'un enseignant." Il posa sa main gauche sur sa hanche, redressant coquettement le pli de ses robes.

"Mais je n'ai rien fait du tout!" protesta Malfoy.

"Trente de plus pour avoir laisser entendre qu'un professeur ne peut pas voir proprement, et une retenue." Bonté divine, qu'est-ce que c'était amusant! Et cela expliquait pourquoi Rogue semblait tant aimer faire ça. Sous sourire habituellement large se fit plus grand encore en voyant le visage de Malfoy virer au rouge.

Voir ce satané Weasley contenir son rire fit enrager Malfoy. Il ne pouvait pas se permettre de perdre la face devant ses camarades de Serpentard – ses gros bras, Crabbe et Goyle, étaient avec lui, tout comme l'étaient Nott, Zabini et Parkinson, l'observant d'un peu plus loin. Il continua de protester, "Mais Professeur, ce Traitre-à-son-Sang a tiré sa baguette en premier!"

"Encore quarante, M. Malfoy, pour avoir encore utilisé un terme aussi offensant. Et passons plutôt à une semaine de retenue plutôt qu'un jour." Harry/Gilderoy secoua tristement la tête, comme s'il était réticent à autant pénaliser un élève.

"Quoi!?" L'enfant-sorcier était en train de prendre une intéressante teinte de rouge, rappelant quelque peu un certain proche moldu d'Harry.

Les Dursley! Comment avait-il pu oublier les Dursley!

"Soixante supplémentaire, M. Malfoy." Si son sourire avait pu être plus large, il se serait étendu d'une oreille à l'autre, exactement comme celui du Chat de Cheshire.

Le petit groupe de Serpentards et de Gryffondors présent dans le couloir les regardait, ébahi. Ron était passé d'essayer de retenir son rire à se tenir la bouche grande ouverte de stupéfaction.

"Vous ne pouvez pas faire ça! Lorsque mon père entendra parler de ça…!" s'écria pratiquement Drago.

"Ne haussez pas le ton avec moi, M. Malfoy! Encore quatre-vingt points, M. Malfoy. Et deux semaines de retenue. Voudriez-vous un mois?" dit durement Gilderoy, fronçant à présent élégamment ses sourcils – ça lui avait pris des semaines pour parfaire cette expression en particulier, les sorcières tendaient à se pâmer quand elles la voyaient.

Les Serpentards arrêtèrent tout débat suite à l'action expéditive de Nott, qui venait de plaquer une main par-dessus la bouche du garçon par derrière. Il chuchota furieusement à Crabbe et Goyle jusqu'à ce qu'ils attrapent chacun l'un des bras de Malfoy, et les trois le traînèrent ailleurs. Pansy suivit dans leur sillage, lançant des coups d'œil confus entre un Drago qui se débattait et le Professeur Lockhart.

Blaise Zabini se tourna vers leur professeur blond. "Je suis désolé, monsieur, je ne sais pas ce qui ne va pas avec M. Malfoy, mais nous allons tout de suite l'amener chez Madame Pomfresh." Il suait abondamment.

Le Professeur, avec maintenant ses deux mains posées sur ses hanches, ses cheveux légèrement agités comme par une brise invisible, et donnant l'impression d'un héros fixant le soleil couchant à l'horizon, observa les cinq autres disparaître dans une alcôve. "Oui, vous faites sans doute bien. Et encore dix points en moins pour chacun de vous cinq pour ne pas avoir su arrêter un camarade de Serpentard de perdre ainsi sa contenance.

"Il est vraiment assez malséant," poursuivit-il, souriant comme s'il discutait juste de son dernier livre, "que les supposément rusés Serpentards accostent ainsi d'autres étudiants, tels de vulgaires voyous moldus." Son sourire décontracté disparut, et soudainement, il parut bien plus effrayant avec son air désapprobateur. "Lord Serpentard serait si déçu par le cru actuel de Serpentard, incapables de construire des alliances hors de leur Maison, et s'antagonisant de potentiels alliés d'une façon aussi grossière.

"Si les Sang-Purs sont véritablement supérieurs aux Nés-Moldus, alors pourquoi Mlle Granger ici présente est-elle parmi les meilleurs de tous les Deuxième Année?" Il fit un geste élégant de sa main droite en direction de la jeune fille surprise. "Et d'une marge assez large, qui plus est. Et bien sûr, cela n'explique pas pourquoi Messieurs Crabbe, Goyle et Weasley, tous Sang-Purs, se trouvent pratiquement au fin fond du classement de cette même Année. Si nous nous basons sur cela, il semblerait plutôt que ce sont les Sang-Purs qui sont inférieurs, ne diriez-vous pas?" Les Serpentards restants étaient tous rouges d'embarras. "S'il vous plaît, veuillez rappeler ces faits pertinents à M. Malfoy lorsque vous le verrez, ainsi que le total de sa perte de points. Je pense qu'il n'y prêtait pas vraiment attention." Il désigna l'autre côté du couloir d'un mouvement de menton tout en fixant le garçon, lui faisant clairement signe d'y aller.

Blaise hocha la tête avec respect face au Professeur, tourna élégamment sur lui-même, et puis suivit ses compatriotes.

"Deux cent quatre-vingt-dix points," chuchota à moitié Hermione, sa voix révélant une surprise choquée. Harry, Ron et Neville lui lancèrent un regard, abasourdis, puis se tournèrent vers leur Professeur.

Les sorciers de Gryffondor fixaient Lockhart comme s'ils étaient sur le point de tomber à genoux et de le vénérer – comme ils le devraient, résonna la voix de Gilderoy dans le fond de l'esprit de Lockhart. Gilderoy se complut un peu des regards admiratifs qu'ils avaient tous.

"Ça alors," dit doucement Ron, "j'aurai jamais cru voir le jour où Drago perdrait tant de points. Fred et George n'ont jamais réussi à perdre autant de points d'un seul coup." Il n'avait pas remarqué que Gilderoy l'avait mis au même niveau que deux des pires Serpentards de leur Année, trop interloqué de voir Drago ainsi réprimandé.

Le Professeur leur sourit génialement, "Bien, maintenant que ceci est réglé, peut-être devriez-vous retourner à ce que vous faisiez avant que M. Malfoy ne vous accoste?"

Il observa les quatre Gryffondors se dépêcher de partir, sachant que la perte de points de Drago se répandrait comme une traînée de poudre avant le dîner ce soir-là. La perte de prestige au sein de sa Maison l'aiguillonnerait comme jamais avant.

Gilderoy était assez satisfait que son projet de l'après-midi ait si bien fonctionné. Personne n'avait remarqué le léger Charme qu'il avait lancé au Serpentard prétentieux lorsque Gilderoy était arrivé, et qui avait amplifié la colère du garçon. Ni qu'il l'avait annulé lorsque Nott était intervenu. Madame Pomfresh, ni personne d'autres, ne pourrait trouver de signes de son ingérence. Et le garçon enragé enverrait, de façon prévisible, un hibou à ses parents avant la fin du jour. Il s'attendait à voir M. Malfoy senior le lendemain après-midi. Si les choses se passaient comme prévues, il serait bien plus riche avant ce weekend.


Ce Jeudi, le matin suivant, Harry/Gilderoy décida d'enseigner aux élèves Deuxième Année l'esprit critique.

"Oh, allons, allons, les enfants. N'avez-vous toujours pas compris? Cela fait déjà cinq jours! J'ai compris ce qu'était le monstre la nuit même. C'est simple!" Il fit un sourire radieux à sa classe. Ils semblaient plus qu'un peu incertain de ses assertions.

"Reprenons les faits, voulez-vous? Premièrement, c'est censé être le Monstre de Serpentard, donc vous devriez vous demander 'qu'est-ce que Lord Serpentard aurait comme monstre?' "

Pour la première fois depuis un long moment, presque toute la classe leva la main.

"M. Zabini."

"Un serpent," dit-il avec un sourire narquois.

"Correct, M. Zabini. Ce devrait être de la famille des serpents! Ensuite, quels serpents, s'il y en a, peuvent pétrifier?"

Personne ne leva la main.

"Okay, reformulons la question. Quels serpents tuent sans mordre?"

Hermione se pencha vers Neville et lui chuchota quelque chose, puis il leva la main. Au hochement de tête de Gilderoy, il dit, "Les constricteurs, comme le boa ou le python."

"Correct, mais Miss Teigne n'a pas été étouffée à mort. Quelqu'un d'autre? Non? Okay, quelles créatures que nous connaissons peuvent pétrifier?"

Hermione se pencha encore, mais vers Harry, et chuchota. Il leva sa main. "Les Cocatrix."

"Un bon exemple, j'en ai croisé une ou deux lors de mes voyages. Mais ce n'est pas un serpent. Quelqu'un d'autre? Non?"

"Excellent! Nouveau devoir pour ce cours, Serpentard contre Gryffondor, trouvez-moi un serpent qui pétrifie!"

La classe grogna.

"Ouvrez vos livres à la page…"


La DCFM des Deuxième Année était presque finie, il restait moins de dix minutes, lorsqu'un Patronus à l'apparence de phénix vola dans la salle. Dès l'instant où Gilderoy vit la créature d'un bleu argenté, il lança un sort d'insonorisation autour de lui et du phénix. Personne d'autre ne l'entendit dire, "Excusez-moi, Professeur Lockhart, mais M. Malfoy aimerait vous parler. S'il vous plaît, rejoignez-moi dans mon bureau."

Plus tôt ce matin-là, avant le petit-déjeuner, Gilderoy avait fait un 'petit tour' matinal, et avait marché jusqu'au portail pour y laisser des sortilèges d'alerte sur les grilles. Si M. Malfoy entrait par le portail, il le saurait. Similairement, il en avait placé un sur la gargouille gardant le bureau du Directeur.

Malheureusement, ils n'avaient pas marché. C'était bien sa chance, au lieu d'envoyer un élève ou M. Malfoy jusqu'à sa classe, après avoir permis au sorcier d'entrer dans l'école par le réseau de Cheminettes, le directeur avait envoyé son fichu Patronus à la place.

Il lança son propre Patronus, une hyène, et dit, "S'il vous plaît, dites à M. Malfoy que je serai ravi de le retrouver dans mon bureau dès que mes cours seront finis, dans dix minutes," et il l'envoya avec son message. Puis il annula son sort d'insonorisation.

"Très bien," dit-il avec son sourire éclatant, "cela devrait être suffisant pour aujourd'hui. Prochain cours, nous travaillerons sur comment tomber! Vous pouvez y aller!

"M. Potter, M. Weasley, M. Londubat et Mlle Granger, un moment s'il vous plaît." Il n'avait vraiment pas envie d'inclure Ron dans ce qui allait suivre, mais il sentait que cela pourrait être une occasion de déduire des points et d'ajouter une ou deux retenues, et de continuer à le séparer d'Harry et d'Hermione.

"Suivez-moi, je vous prie." Il les guida jusqu'à son bureau. "Asseyez-vous," dit-il, leur désignant un divan contre l'un des murs.

"Dites-moi," poursuivit-il, s'installant derrière son bureau, "que pensez-vous de ces cours jusqu'à présent? Vous quatre couvrez la gamme toute entière des niveaux de la classe, du meilleur au pire."

Les quatre élèves échangèrent un regard, ils ne comprenaient clairement pas pourquoi il leur poserait une telle question.

Il lui fallut une minute pour leur faire comprendre qu'il voulait vraiment savoir ce qu'ils pensaient de ses cours comparés à leurs précédent Professeur, et aux autres professeurs du château. Ils passèrent quelques minutes à lui dire combien il était mieux que Quirrell. En vérité, cela ne lui importait pas vraiment. Il gagnait juste du temps. Alors, les cinq minutes suivantes, ils parlèrent de ce qu'ils considéraient comme les forces et les faiblesses de ses cours. Ron, naturellement, se plaignit de la quantité copieuse de devoirs.

Lorsque Malfoy fit son apparition, annoncé par le carillon d'avertissement de Lockhart – et les enfants le virent clairement approcher de la porte dans le miroir – Gilderoy passa à l'action avec une précision chirurgicale. D'un simple ample mouvement de sa baguette, Lockhart immobilisa, rendit silencieux et désillusionna les enfants. Un deuxième geste et un Glamour donnèrent au divan l'apparence d'une bibliothèque. Et donna aux quatre jeunes un siège aux premières loges pour suivre l'action.

Ils étaient sur le point d'assister à une leçon en manipulation: comment utiliser la conviction en sa supériorité de quelqu'un et sa foi inébranlable en ascendant intellectuel pour ruiner un ennemi tout aussi facilement qu'au combat.

"Bienvenue, M. Malfoy! Quelle surprise que vous soyez venu voir mon humble personne," dit-il en ouvrant la porte et en faisant signe d'entrer au Sang-Pur pompeux d'un geste fluide.

"Je suis ici au nom de mon fils, Professeur. Il est extrêmement irraisonnable de retirer tant de points de Maison, deux cent quatre-vingt-dix, pour une simple erreur. Moi-même, en tant que Directeur des Membres du Conseil d'Administration de cette école, je ne puis permettre cela," dit Lucius Malfoy d'une voix autoritaire tout en entrant.

Comme le blond, supposément stupide, s'y était attendu, Drago avait dûment prévenu son senior de l'insulte envers la Maison Malfoy que représentait le professeur de Sang-Mêlé. Et la perte subséquente de prestige pour Drago. Le fait que Drago savait que son père considérait ce paon déguisé en sorcier comme un benêt ne faisait qu'ajoutait plus encore à l'insulte, à ses yeux.

"Cela n'en a jamais été mon intention, M. Malfoy," dit Lockhart onctueusement. "Je vous en prie, prenez un siège. Pardonnez-moi mon manque de meubles pouvant accueillir dignement un Sang-Pur aussi important, et Chef d'une Ancienne et Noble Maison, tel que vous," poursuivit-il, jouant son rôle de quelqu'un essayant désespérément d'apaiser une puissance supérieure. "Voudriez-vous un peu de thé?" demanda-t-il, un service à thé en argent apparut sur son bureau. "Fraichement arrivé d'Inde ce matin," ajouta-t-il d'un ton servile.

"Merci," dit gracieusement M. Malfoy, s'asseyant et acceptant la tasse qui lui était offerte.

"Le jeune Drago a fait preuve d'un manque assez conséquent de finesse dans son choix de mots, et je me suis vu forcé d'agir comme je l'ai fait," dit Gilderoy, projetant une aura de regret quant à ce qu'il avait fait. "Etant un enfant d'une Maison aussi importante que celle des Malfoy, j'étais fort surpris de son insuffisante utilisation de la ruse et du tact qui font la renommée de la Maison de Serpentard. Sans compter la brèche d'étiquette que cela représente d'utiliser une insulte aussi vile devant Mlle Parkinson, une jeune Lady d'une Maison importante, cherchant à s'affilier à la vôtre." Gilderoy devait laisser savoir au sorcier que son fils avait transgressé l'étiquette des sorciers. "Personne ne peut simplement dire de telles choses devant une Dame."

Harry/Gilderoy n'avait pas besoin de Legilimancie pour savoir ce que le Sang-Pur pensait. Juste observer son expression et prêter attention aux émotions qu'il projetait donnait à Lockhart tout ce dont il avait besoin, pour guider l'autre sorcier sur le magnifique chemin de sa perte et de sa ruine.

'Cet escroc ne veut rien de plus que l'attention et l'argent de poche que cela peut lui apporter. M'avoir dans une telle situation doit gonfler son égo de suffisance,' songea Malfoy. "Je dois reconnaître que le comportement de mon fils n'a pas atteint vos attentes, Professeur," dit-il, condescendant, "mais perdre tant de points est tout bonnement outrageux pour une infraction aussi mineure."

"Je vous comprends bien," répondit Lockhart d'un ton compatissant. "Il doit être très abattu à l'idée d'avoir agi tel un sot illettré devant ses camarades de Maison." Il marqua un temps d'arrêt, comme s'il réfléchissait. "Je suppose que je pourrai considérer cela comme un incident isolé dû à des propensions enfantines et annuler la punition. Comme vous le savez sûrement, M. Malfoy, je suis assez ouvert à la négociation."

'Et nous y voilà,' pensa Lucius, souriant intérieurement. 'Sa finesse d'indiquer qu'il peut être soudoyé est digne d'un Sang-Pur.' "Quelle est votre proposition, M. Lockhart? Je vous préviens, cependant, je suis assez adepte à l'art de la négociation."

"Votre réputation de négociateur vous précède, Lucius," dit Gilderoy. "Cela ne vous dérange pas si je vous appelle Lucius, n'est-ce pas M. Malfoy?"

Le Sang-Pur, sûr de sa supériorité et qu'il aurait bientôt acheté l'idiot, acquiesça aisément. Il prévoyait de remettre cet imbécile à sa place, plus tard, après que son utilité soit arrivée à son terme – après que son fils soit devenu le premier de sa classe et ait passé ses examens. Une fois que le dandy était hors de Poudlard, Malfoy comptait bien lui montrer combien il pouvait être dangereux d'essayer d'utiliser son fils dans une tentative d'amateur cherchant à gagner sa faveur.

"Oh, merci." Lockhart fit encore une pause, donnant l'image de quelqu'un réfléchissant intensément. "Que dites-vous de donner une noise pour les dix premiers points, doublez ça à deux noises pour la deuxième série de dix points, et ainsi de suite jusqu'aux deux cent quatre-vingt-dix, la somme finale étant donnée à mon 'Fond de Défense contre les Arts Noirs'. Je serai heureux de restaurer les points que j'avais pris et ne donnerai qu'une seule retenue à votre fils sur les conduites dignes d'un sorcier. Cela vous paraît-il acceptable, Lucius?"

"Noises! Je peux vous payer en gallions pour ce que vous m'offrez, Gilderoy," dit Lucius avec un sourire.

"Oh, ne vous en faites pas. En toute bonne conscience, je ne pourrai pas charger plus, pour une simple erreur d'enfant, une personne aussi prééminente que vous ne l'êtes, Lucius. Et puis, j'accorde bien plus d'importance à votre amitié qu'à de simples gallions," dit Lockhart avec un sourire et un clin d'œil charmant.

"Considérez cela comme fait," dit Lucius avec un sourire victorieux tout en se disant, 'Comme si j'allais jamais considérer un lèche botte aussi évident comme un ami. Il a probablement causé toute la scène d'hier juste pour avoir une chance de me rencontrer et de prétendre me faire une faveur!'

"Excellent! Concluons donc notre arrangement, Lucius." Gilderoy agita sa baguette et un parchemin apparut sur son bureau. Il rédigea rapidement les termes de leur accord.

oooOOOooo

'En échange du retour de dix points, une noise sera retirée du Coffre de la Maison Malfoy et déposée dans le Coffre de Gilderoy Lockhart pour le Fond de Défense contre les Arts Noirs, la seconde série de dix points doublée à deux noises, et ainsi de suite, jusqu'au maximum de deux cent quatre-vingt-dix points retournés."

oooOOOooo

Il signa et tourna le parchemin vers Malfoy pour sa signature. Tous deux laissèrent tomber trois gouttes de sang sur leurs signatures respectives. Lockhart offrit sa main à l'abruti pompeux, sachant que, lorsqu'ils se serreraient la main, le sort sur le parchemin serait complété et qu'une copie apparaîtrait sur le bureau d'un certain gobelin à Gringotts. Les gobelins commenceraient immédiatement à transférer 544 493 gallions, 14 mornilles et 2 noises hors des Coffres de Malfoy. (1) Si Lockhart avait calculé correctement, cela devrait représenter presque soixante pour cent de la fortune de la Famille Malfoy.

(1) Surpris? Je vous détaille le calcul en bas de page si vous voulez! Avez-vous essayé de calculer? Aviez-vous trouvé cette somme? Vous comprenez maintenant certaines explications du premier chapitre!

Comme la plupart des gens riches, son argent était investi dans l'immobilier, donc cela détruirait facilement ses réserves de liquidités. De plus, s'il n'y avait pas suffisamment de fonds dans le coffre Malfoy pour payer la dette en gallions, et en l'absence d'ordres antérieurs le leur interdisant, les gobelins commenceraient à vendre les propriétés de Malfoy jusqu'à ce que la somme soit entièrement payée. Gilderoy s'attendait à obtenir plusieurs propriétés hautement lucratives. Et cela estropierait la capacité de Malfoy à faire une récupération rapide.

Ils se serrèrent promptement la main et burent le meilleur Champagne que Lockhart avait à offrir. Gilderoy fit tout un cinéma de remettre le parchemin à Malfoy sans s'embêter à en faire une copie pour lui-même. "Je vous fais implicitement confiance," dit Lockhart, "je n'ai nul besoin d'une copie." Il n'expliqua pas qu'un jour après que le transfert soit complété, chaque parchemin se désintègrerait pour retirer toute possibilité qu'un enquêteur puisse remonter leurs pistes.

Et le meilleur était que Malfoy ne pourrait pas se plaindre du transfert, l'or disparaîtrait simplement de son coffre. Il n'y aurait aucune preuve pour expliquer ce qui s'était produit. Tout ce que les autres seraient capables de comprendre plus tard, c'était que l'argent avait disparu du coffre de M. Malfoy, selon une raison légitime d'après les gobelins et approuvé par M. Malfoy – c'était tout ce que les gobelins diraient sur l'affaire. Qu'une large quantité d'or apparaisse dans le coffre de Lockhart au même moment serait une coïncidence. Le fait que plusieurs anciennes propriétés de Malfoy seraient devenues celles de Lockhart était intéressant, mais Lockhart aurait tous les documents de vente montrant qu'il avait acheté ces propriétés avec les fonds de son coffre. Le fait que ces fonds auraient été amenés dans son coffre au cours d'une transaction précédente, exécutée très peu de temps avant, ne serait pas révélé.

Les mêmes lois qui permettaient à Malfoy de s'en sortir impunément avec ses pots-de-vin aux fonctionnaires du Magenmagot cacheraient et protègeraient les transactions de Gilderoy.

Tous les deux étaient immensément satisfaits d'eux-mêmes.

M. Malfoy pensait à tort qu'il avait bien pris la mesure de ce freluquet et qu'il était parvenu à changer la situation gênante de son fils avec ses camarades pour un montant minuscule, ridicule. Il n'avait jamais acheté une telle influence pour aussi peu, et il venait d'assurer à son fils de bonnes notes pour le reste de l'année.

Gilderoy faisait une gigue joyeuse intérieurement, et contenait son envie irrépressible de faire de même dans la réalité. Il venait juste d'accroître le contenu de son coffre par un facteur d'au moins cinquante. D'un seul coup, il venait de se propulser dans l'atmosphère très raréfiée du dixième de pour cent des sorciers les plus riches de Grande-Bretagne – qui se comptaient à moins de dix Maisons au total. Lord Black était tout en haut, avec une fortune nette de deux millions de gallions et, jusqu'à ce jour, les Malfoy avaient été parmi les trois plus riches du lot avec environ 800 000 gallions.

Oh, comme il venait de réduire la richesse de la Maison Malfoy!

Il avait même diminué la capacité de Malfoy à gagner de l'argent. Normalement, lorsque quelqu'un transfère une quantité de gallions supérieure au contenu de son coffre, les gobelins commencent par vendre les propriétés ayant le moins de valeur en premier. Il s'était arrangé avec les gobelins pour que, chaque fois que quelqu'un lui transférait de l'or et que son coffre contenait une quantité insuffisante d'or pour compléter le transfert, les gobelins commenceraient par vendre ses propriétés générant le moins de profit en premier, et qu'il les lui vendrait à lui. En substance, il utilisait l'or même de sa victime pour acheter ses propriétés, et puis elle lui redonnait son or! Tout ce qu'il avait à faire était de payer un frais d'achat spécial de vingt pour cent aux gobelins, en utilisant encore une fois l'or de sa victime. C'était comme si sa victime donnait la propriété à Gilderoy sans charges. Et Gilderoy obtiendrait tout les futurs revenus de cette propriété, compensant largement la perte actuelle de quelques gallions additionnels dans son coffre.

Après avoir porté un toast à la santé l'un de l'autre, M. Malfoy dit, "Je dois partir, j'ai des affaires qui nécessitent mon attention cet après-midi."

Après que Malfoy soit parti, Lockhart retira les sortilèges de silence, d'immobilisation et le Glamour d'Hermione, Harry, Ron et Neville.

"Espèce de connard fini! Vous vous êtes vendu pour des putains de clopinettes," jura Ron. "Vous êtes si minable, à vous vendre pour quelques fichues noises," ragea Ron. Harry Potter regardait Gilderoy avec des yeux assassins. Neville et Hermione semblaient déçus et confus.

"Connaissez-vous le Problème de l'échiquier de Sissa(2), Mlle Granger?"

(2) 'the Legend of the Chessboard' en anglais. La légende dit qu'un grand Sultan d'Inde aimait jouer à des jeux. Un vieil homme lui présenta un jour le jeu d'échec, et il fut si satisfait de ce jeu qu'il lui dit qu'il donnerait ce qu'il veut. Il lui demanda de lui donner un grain de riz pour la première case, deux pour la deuxième case, quatre pour la troisième, etcetera pour chaque case. Je vous le décris aussi plus bas.

Elle fronça les sourcils un moment, puis ses yeux s'écarquillèrent et sa bouche forma un "o" de compréhension sidérée. Le pauvre Neville paraissait toujours perplexe. Harry plissa le nez, ayant entendu parler de la légende en cours de maths en primaire, mais ne se souvenant pas des détails. De ce que pouvait se souvenir Harry/Gilderoy, ce petit récit mathématique de mise en garde n'était pas enseigné aux enfants des sorciers.

"Le châtiment est-il suffisant, Mlle Granger?" Il rayonna vers eux joyeusement, confiant en sa solution. "Ce n'est pas assez, ne pensez-vous pas, que la jeune génération apprenne quelques manières, mais aussi l'ancienne. Cela devrait apprendre aux deux Malfoy une leçon de grande valeur, n'ai-je pas raison, Mlle Granger?" sourit Lockhart, montrant son sourire éblouissant à une petite brune sous le choc et rougissante.

"Et, ce sera dix points et une autre retenue pour avoir juré contre un professeur, M. Weasley."

"Je… je ne comprends pas," dit Harry Potter avec étonnement.

"Harry, ne comprends-tu pas?" dit Hermione avec excitation, "M. Malfoy pense à tort qu'il n'a payé qu'un petit pot-de-vin alors qu'il a en fait utilisé une énorme somme d'argent!" Elle se retourna vers l'adulte présent, "Professeur Lockhart, c'était vraiment sournois."

"Une énorme quantité de noises? Et alors! Bordel de merde, Hermione, tu es cinglée," l'admonesta Ron.

"Deux retenues, maintenant, M. Weasley. Pour votre retenue, M. Weasley, calculez la somme exacte de noises que M. Malfoy a perdu aujourd'hui et convertissez-la en gallions. Puis je veux deux pieds sur pourquoi vous ne devriez jamais accepter un contrat financier à moins de comprendre complètement ce que vous signez et que les détails soient rédigés très précisément."

Aux autres, il dit, "Je suis désolé de vous avoir immobilisés, mais je ne voulais pas que vous interrompiez notre petite affaire."

"Deux cent quatre-vingt-dix points, il a donc été puni vingt-neuf fois." Répondit Harry Potter.

"Alors Malfoy a perdu deux fois vingt-neuf, soit cinquante-huit noises, pour son comportement, c'est juste deux mornilles! Des clopinettes! Si c'est comme ça, il se contentera de payer encore et encore, utilisant son argent pour éviter toute punition. C'est débile!" s'écria Ron.

"Ron, tais-toi. Ce n'est pas cinquante-huit noises, mais…" Hermione commença à sermonner ses amis.

"Permettez-leur de faire leur calcul, Mlle Granger," l'interrompit Lockhart. "Ils devraient apprendre l'importance de conserver leur calme et de travailler avec un esprit posé, plutôt que de laisser leurs émotions dicter leurs action." Il s'arrêta et soupira.

"Les rumeurs circulent vite dans les cercles de Sang-Purs, et ils sauront maintenant tenir leurs langues," dit Lockhart. "Une dernière chose, ne dites à personne ce qu'il s'est produit ici aujourd'hui." Il les fixa, visage impassible. Neville et Harry déglutirent difficilement à la menace à peine voilée. "Si trop de gens entendent parler de ceci trop vite, vous pourriez défaire ce que j'ai fait et renforcer la position de Drago Malfoy à Poudlard. Il vous est avantageux de permettre à d'autres de faire notre travail pour nous. Mlle Granger sera capable de vous expliquer cela, si vous êtes suffisamment intelligents pour l'écouter, bien sûr." Il tourna son regard vers Ron un bref moment avant de leur faire un large sourire, rejetant ses cheveux en arrière d'un mouvement fluide. "Si j'entends qui que ce soit parler de ceci, je saurai où trouver les coupables responsables de ce récit, et vous trois passerez le reste de l'année en retenue." Hermione hocha frénétiquement la tête et lança un regard dur à Ron.

"Bien, voilà qui est réglé, je vous remercie pour vos aimables commentaires sur mes cours, et je ferai de mon mieux pour vous conférer autant de ma vaste expérience que je peux vous en fournir dans une année scolaire.

"Si je vois suffisamment de progrès durant le mois prochain, j'ouvrirai peut-être un Club de Duel où vous pourriez parfaire vos compétences pratiques! Ne serait-ce pas juste délectable?" Il eut un petit rire joyeux, frottant ses mains l'une contre l'autre. "Un Club de Duel, où vous pouvez lancer des sorts à votre pire ennemi légitimement, avec l'approbation de vos Professeurs!"

Hermione et Harry le fixèrent un moment, les yeux ronds. Puis Harry sourit. Neville paraissait inquiet. Et Ron? Hé bien, Ron paraissait simplement constipé.

Les enfants quittèrent le bureau en silence, mais à peine étaient-ils sortis qu'Harry/Gilderoy entendit Hermione commencer à expliquer juste à quel point Gilderoy venait de rouler Malfoy.


Gilderoy portait un ensemble de vêtements de sorciers lilas, comme pour une occasion formelle. Il se démarquait de ses environs comme seul un vrai paon pouvait le faire. Il savait que les voisins observaient, alors qu'il descendait la rue. Chaque fois qu'il voyait un rideau bouger, il avait un hochement de tête, souriait largement, et faisait un signe de la main à la personne l'espionnant, leur causant de vite laisser retomber le rideau et de reculer un moment avant de revenir encore une fois espionner l'homme étrangement vêtu.

Naturellement, les Dursley étaient trop occupés à regarder leur émission télévisée préférée pour remarquer son approche avant qu'il ne frappe vigoureusement à la porte.

Le "petit" Dudley ouvrit la porte. Pendant un étrange instant, Harry se sentit triste. Ses Dursley avaient péri, aux côtés de la plupart des résidents de Little Whinging, lorsqu'une bombe nucléaire était tombée à moins d'un kilomètre de l'endroit. Et maintenant, Ce petit étron se trouvait là, tout en graisse et détestable. Il souhaitait presque pouvoir faire tomber une autre bombe atomique ici.

"Maman," appela la stupide brute, "y a un gars bizarre à la porte." Il y eût un braillement inarticulé provenant de l'intérieur et le son de bruits de pas précipités.

La femme au visage d'équidé qui se montra ensuite surprit Harry. Il ne se souvenait pas qu'elle ait été aussi différente de sa mère. Il était difficile de faire le lien entre son visage allongé et sa carrure d'asperge et les photos de sa mère plantureuse et au visage bon si souriant. Avaient-elles même le même père? Ou la même mère? Est-ce que l'une des deux avait pu être adoptée? Il secoua légèrement la tête. S'il découvrait que l'une ou l'autre avait été adoptée, il se permettrait d'écarteler le Directeur, lentement – très lentement. Des protections de sang, hein!

Pendant ce temps, sa tante le fixait avec une horreur abjecte.

Il lui décocha son meilleur sourire. "Bonsoir, Mme Dursley, puis-je entrer?" Il poussa la porte et s'avança, empêchant toute autre action de sa part.

Elle était quand même sur le point d'essayer de la lui rabattre au visage lorsqu'il ajouta, aimablement, "Nous ne voudrions pas causer une scène ici où tous les voisins peuvent nous voir, après tout, n'est-ce pas?"

Ses yeux passèrent sur les fenêtres illuminées des maisons de l'autre côté de la rue, où elle pouvait voir ses voisins fouineurs observer attentivement. Elle fit un pas de côté, sifflant, "Hé bien, entrez, alors."

Il entra dans le salon.

M. Dursley était déjà en train d'essayer de se mettre debout, "Sortez de chez moi, espèce de dégé…"

La baguette de Gilderoy était à la gorge de l'homme, "Finissez ce mot et vous passerez les derniers moments de votre vie en tant que porc dans un abattoir produisant des saucisses."

L'homme à l'apparence de morse tomba en arrière sur son fauteuil préféré. Dudley regardait la scène avec de yeux écarquillés.

Tante 'Tunia dit "Dudley, en haut, maintenant!"

Le petit étron était rapide, Harry pouvait lui reconnaître ça. Il était à mi-chemin des escaliers avant qu'Harry ne s'exclame, "Non, tout le monde ici! Immédiatement! Asseyez-vous!" Des années à donner des ordres sur un champ de bataille avait donné une voix de commandement qui demandait une obéissance immédiate. Pétunia et Dudley furent sur le divan avant même qu'ils n'aient réalisé qu'ils avaient bougé.

"Je vais être bref et charitable," dit le sorcier. "Ne vous est-il jamais venu à l'idée que ces 'dégénérés' dont vous avez si peur puissent s'offusquer de votre traitement envers l'un des leurs? Que, peut-être, l'un d'eux pourrait décider de vous rendre exactement ce que vous avez fait au garçon?"

"Dites donc, vous," fulmina Vernon. Pétunia, d'un autre côté, devint blanche comme un linge. Dudley, bien sûr, semblait confus.

"La ferme, morse," dit Harry. Il fit un geste de sa baguette et la bouche de l'homme disparut. Un sort aussi petit et localisé ne déclencherait aucune alerte, celle-ci détectant plutôt la magie accidentelle tape-à-l'œil ou les efforts désordonnés de la baguette d'un enfant.

"Donc, voilà ce que vous allez faire. A compter de maintenant, vous traiterez le garçon comme s'il était votre enfant disparu depuis longtemps, ou sinon Dudley ici présent aura l'opportunité de ressentir absolument chaque coup qu'il a fait subir à Harry. Et vous devrez expliquer aux Services de Protection de l'Enfance pourquoi votre 'Dudlinouchet' semble avoir été battu avec un club de golf et laissé à demi-mort." Il ajouta sarcastiquement, "Je suis sûr que dire que 'c'est la faute du dégénéré' convaincra le juge de votre innocence." Il leur jeta un regard noir.

"Et vos voisins n'adoreraient-ils pas un tel scandale?" Pétunia devint encore plus pâle.

"Vous pouvez commencer par des cadeaux de Noël. Déposez-les chez Mme Figg, elle s'assurera qu'ils soient livrés. Elle n'est pas l'une des nôtres, mais a un proche qui l'est."

Il sourit, comme un requin sourit à son prochain repas. Pétunia se recroquevilla.

"Bien, maintenant que cela est décidé, je vous dis au revoir." Le sourire disparut. "Et vous feriez mieux d'espérer que vous n'ayez jamais plus l'occasion de me voir à nouveau." Il marcha jusqu'à la porte. "Je connais le chemin, ne vous dérangez pas." Il fit un geste de sa baguette et la bouche de Vernon réapparut.


Calcul des gains de Lockhart

Ce que gagne Lockhart peut tout simplement être résumé à ceci: 1+2^28 (2x2x2… etc., 28 fois) noises

Cela représente 268 435 457 noises.

1 mornille = 29 noises donc nous avons 9 256 395 mornilles et 2 noises.

1 gallion = 17 mornilles donc nous avons bien 544 493 gallions, 14 mornilles et 2 noises.

Plutôt rentable, pas vrai?

Voilà qui est le calcul de tkepner, et celui que j'avais fait à la base également. Et bien, je pense que ce calcul est en fait faux. J'ai pensé à tenir compte de la première dizaine (le 1 de début) mais je suis tout de suite à '+2^28' derrière. ERREUR! Il y a toutes les cases entre également! Et si je ne dis pas de bêtises, le vrai résultat aurait dû être:

536 870 913 noises (le double si on ne tient pas compte de la noise de la première case!),

soit 18 512 790 mornilles et 3 noises

soit 1 088 987 gallions, 11 mornilles et 3 noises

C'est BEAUCOUP! Dites-moi si j'ai encore fait une erreur, mais je pense que c'est bon cette fois! (Cependant, je garderai bien sûr la valeur originale utilisée dans l'histoire.)

Un tout grand merci à LeDjiNn pour m'avoir pointé là où se trouvait mon erreur de calcul précédente, ainsi qu'à Raspoutine66 qui a refait tous les calculs et me les a détaillés pour m'expliquer tout ça par review!

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Calcul du Problème de l'échiquier de Sissa

Le calcul est assez facile: 1 + 2 + 2^2 + 2^3 + ... + 2^62 + 2^63.

Ce qui représente plus de 18 millions de milliards de grains de riz. (Je ne trouve étrangement pas le même résultat que le wiki parlant de ce problème, mais il me semble qu'ils mettent 2^64, ce qui me semble être une erreur. Mais je ne suis pas mathématicien, si certains peuvent ou veulent me dire si je suis correct, n'hésitez pas!)

En estimant la production actuelle de riz à 479 millions de tonnes par an, il faudrait plus de 1500 ans pour réunir assez de grains de riz. Et comme le riz a un temps de conservation de 30 ans environ… Vous comprenez que c'est techniquement impossible.


T/N: "Un Professeur qui ne tolérait le harcèlement sous aucune forme" *tousse* Ron *tousse*.

Je me rends compte que le traitement de Ron met certains d'entre vous mal à l'aise (et moi aussi d'ailleurs quand je traduis). J'espère cependant que vous pouvez apprécier les autres éléments que propose l'histoire. Je ne suis plus sûr si cette attaque au personnage de Ron continue encore longtemps, il me semble que cela se réduit beaucoup et disparaît dans les chapitres qui viennent mais je n'en jurerai pas.