Disclaimer : Je ne suispas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!

Les reviews sont très appréciées mais ne sont bien sûr pas obligatoires.

T/N: Je risque de devoir réduire drastiquement le rythme de mes traductions à nouveau, au moins pour quelques semaines, sinon plus. Je préfère vous prévenir à l'avance.


Harry/Gilderoy détestait vraiment le match de Quidditch de ce Samedi-là, mais il n'osait pas dévier du déroulement des évènements. La partie la plus difficile, vraiment la partie la plus absolument difficile, avait été de prétendre rater le sort de guérison sur le bras d'Harry. Il avait acquis une certaine notion de respect au sein du fameux quatuor et du reste des étudiants, et rien que cela suffit à presque complètement saborder ses efforts. Madame Pomfresh ne lui pardonnerait jamais.

Oh, après tout, il avait le reste de l'année pour s'en remettre.

Et donc, ce fut tard cette nuit-là dans l'Infirmerie, quelques secondes seulement après que l'elfe de maison n'ait mentionné la Chambre des Secrets, que Gilderoy agit. Enveloppé dans la cape d'invisibilité d'Harry – et sérieusement qu'est-ce que ça avait été difficile à obtenir! – et entouré d'un sort de silence, d'un puissant sort de Cacher-en-Pleine-Vue, et d'un sort anti-odeur, il s'était caché sous le lit du garçon toute la nuit à attendre. Dès le moment où les mots "… maintenant que la Chambre des Secrets avoir été rouverte…" quittèrent la bouche de Dobby, Gilderoy le frappa d'un Stupefy, sa baguette touchant pratiquement le pied de l'elfe, et puis le ligota.

Tandis que l'elfe s'effondrait à terre, Gilderoy se releva de l'autre côté du lit, fourrant la cape dans sa poche et lançant un Finite silencieux pour annuler les autres sorts qui le couvraient.

"Aha!" s'écria-t-il à haute voix, "Je savais que quelque chose n'allait pas avec ce cognard! Je savais que quelque chose se tramait!" Il adopta une posture de 'Superman', se tenant les mains sur les hanches, sa cape lavande rejetée derrière lui, tête haute à juste le bon angle pour impressionner les badauds.

La tête d'Harry faisait des mouvements vifs, fixant l'elfe capturé au sol ou observant le Professeur. Il s'arrêta sur Gilderoy, yeux écarquillés par le choc.

"Désolé, Harry." Il regarda le garçon avec tristesse, "Je n'avais vraiment pas le choix. Si nous voulions découvrir qui essayait de te tuer, il me fallait t'isoler et, en apparence, impuissant. De cette façon, je pouvais monter la garde près de toi et te protéger, afin de capturer l'ennemi avant qu'il ne fasse plus de dégâts. Comme je viens juste de le faire."

Harry continua à le fixer, "Vous… vous avez fait disparaître mes os intentionnellement?!" L'indignation était claire dans sa voix.

"Oh, voyons, voyons, Harry. Cela me fait bien plus mal que ça l'a été pour toi!" Gilderoy lui fit un clin d'œil, souriant. "Cela va me prendre des semaines, si ce n'est des mois, pour réparer les dégâts faits à ma réputation! Même après avoir expliqué ce qu'il s'est réellement produit.

"Toi, d'un autre côté, aura ton bras comme neuf d'ici au matin, et tu auras un récit palpitant à raconter à tes admiratrices et, un jour, à tes petits-enfants." Il baissa les yeux vers le jeune sorcier avec bienveillance. Puis il eût un sourire en coin et dit, "Tu devrais vraiment améliorer tes capacités de flirt. Je pense que tu devrais t'entraîner à flirter avec ta chère amie, Mlle Granger. Je suis sûre que cela ne la dérangerait pas."

Harry le fixa encore, cligna des yeux, essayant de comprendre ce qu'il venait d'entendre. "Ce qu'il s'est réellement produit? Ce qu'il s'est réellement produit?" Le garçon était trop choqué pour parler de façon cohérente, au début. " Ce qu'il s'est réellement produit," dit-il furieusement, 'c'est que vous avez délibérément fait disparaître les os de mon bras!"

"Harry," dit le professeur, "je sais ce que tu penses, mais, s'il te plaît, aies confiance en moi sur ce coup. Nous venons de contrer une machination de Drago Malfoy visant à te tuer!"

Harry le fixa, mâchoire pendante, "Me tuer? Cet idiot?"

Gilderoy hocha la tête. "Oui, oui, c'est précisément ce qui s'est produit. Tu vois, Dobby, ici présent, est l'Elfe de Maison des Malfoy. Et tout le monde sait que les elfes de maison accomplissent toujours exactement ce qu'on leur ordonne. Donc, s'il a enchanté ce cognard, il a le faire parce que M. Drago Malfoy lui a ordonné de le faire.

"Ce cognard essayait de répandre ta cervelle sur le sol du Terrain de Quidditch, hier. Si ce n'était pour tes réflexes rapides, il y aurait réussi, d'ailleurs. Heureusement pour toi, les jumeaux Weasley sont parvenus à l'immobiliser, après qu'il ait détruit ton coude, et l'ont empêché d'écraser ta tête dans le sol alors que tu étais étendu au sol, sans défense.

Harry le fixait toujours, à court de mots, les yeux arrondis par le choc.

Lockhart hocha la tête avec satisfaction. "Oui, c'est exactement ça. Drago Malfoy voulait t'éliminer afin de pouvoir facilement attraper le vif et pour que les Serpentards gagnent le match. Il ne pouvait pas juste te blesser, cela aurait été bien trop facile à arranger et tu serais revenu immédiatement dans la partie. Il fallait que ce soit quelque chose de sérieux, si sérieux que l'on t'aurait retiré sur-le-champ du terrain. Alors, il a demandé à son elfe de maison d'enchanter le cognard pour tenter de t'éliminer de façon permanente. Ou en d'autre mots, de te tuer. Ce n'était rien de moins qu'une attaque sur la Maison Potter par la Maison Malfoy!"

Harry referma finalement sa bouche et dit, dérouté, "Mais ce n'est pas ce qu'il disait, il disait qu'il essayait de me protéger!"

"Harry, Harry, Harry," dit Gilderoy avec un ton légèrement condescendant. "Tu ne comprends pas. Les Elfes de Maison doivent faire exactement tel qu'ordonné. Et Drago Malfoy, son maître, a dit au pauvre Dobby, ici présent, de te tuer et puis de dire à tout le monde qu'il essayait de te protéger, que c'était un simple accident! Il ne peut pas dire la vérité lorsque son maître lui a ordonné de dire un mensonge! Et c'est impossible pour un elfe de maison d'agir indépendamment." 'A moins qu'il ne soit fou,' n'ajouta-t-il pas. "Les Elfes de Maison ne peuvent tout simplement pas s'enfuir ou faire quelque chose qui ne soit pas en lien avec leurs devoirs ménagers habituels sans ordres directs. Ils ne peuvent juste pas, ils doivent avoir des ordres de leur propriétaire!"

Lockhart secoua la tête, "Cela aurait été le meurtre parfait, d'ailleurs. Tu meurs dans un accident tragique dû à un cognard défectueux, et Drago remporte son premier match sous les acclamations de tous les membres de Serpentard. Et puis les Serpentards gagnent la Coupe de Quidditch et la Coupe des Maisons à la fin de l'année. Et, accessoirement, Drago hérite a posteriori de la fortune des Potter en addition de celle des Black."

Et cela parvint à faire dérailler de façon efficace le cours des pensées d'Harry Potter. "Fortune Potter?" dit-il à haute voix.

Le professeur de DCFM regarda Harry, fronçant légèrement les sourcils, "Voyons, bien sûr Harry, tu es l'Héritier de la fortune des Potter. Ton tuteur magique ne t'a-t-il pas parlé de ton héritage? Les Potter sont une Ancienne et Noble Maison d'Angleterre. Lorsque tu deviendras adulte, tu prendras les rênes de l'une des dix Maisons les plus riches d'Angleterre. Et toi et Drago êtes cousins au troisième degré par votre arrière grand-mère, Dorea Black. Si tu meurs, alors Drago hérite en tant parent le plus proche. A moins que tu ne rédiges un testament disant le contraire, bien sûr, ce que je te suggère de faire le plus tôt possible.

"Ta grande richesse est l'une des raisons pour lesquelles M. Ronald Weasley est jaloux de toi."

Ils entendirent, enfin, Gilderoy entendit de l'agitation venant de derrière la porte de l'Infirmerie. Harry était encore bien trop choqué d'entendre qu'il était riche, et apparenté à Drago, pour remarquer quoi que ce soit au-delà de son lit.

L'instant suivant, Dumbledore entrait à reculons dans la pièce, portant une longue robe de nuit en coton et un bonnet de nuit. Il lévitait ce qui ressemblait à une statue. Le Professeur McGonagall le suivit une seconde plus tard. Harry et Gilderoy observèrent le Directeur déposer la statue sur un lit.

"Si je puis me permettre," dit Gilderoy, "que se passe-t-il donc?"

Le Directeur et le Professeur McGonagall se tournèrent vivement. Ils avaient été trop concentrés sur la statue pour remarquer l'autre professeur se tenant à côté du lit d'Harry Potter.

"Allez chercher Madame Pomfresh," dit Dumbledore, et le Professeur McGonagall se dépêcha de passer devant le lit d'Harry jusqu'à sortir de leur champ de vision.

"Ah, Professeur Lockhart. Quel surprise de vous trouver ici." Le vieux sorcier cligna ses yeux scintillants, et puis soupira. "Une autre attaque, je le crains," dit Dumbledore, "je l'ai trouvé dans les escaliers."

Le Professeur McGonagall revint à portée de vue, suivie de près par Madame Pomfresh, qui enfilait un cardigan par-dessus sa chemise de nuit.

Harry/Gilderoy soupira aussi. Il jeta un coup d'œil à Harry et vit son expression d'horreur lorsqu'il réalisa que c'était Colin Crivey. Les yeux de Colin étaient grands ouverts et ses mains étaient tendues devant lui, tenant son appareil photo.

"Pétrifié?" chuchota Madame Pomfresh.

"Oui," dit le Professeur McGonagall. "Mais je tremble à l'idée… si Albus n'avait pas été sur le chemin des cuisines pour aller chercher un chocolat chaud… qui sait ce aurait pu arriver…"

'Voilà qui est suspect,' songea Gilderoy. Pourquoi le Directeur se rendrait-il en marchant aux cuisines, en traversant le château gelé à cette heure de la nuit, pour un chocolat chaud, lorsqu'une simple requête à un Elfe de Maison lui aurait amené en quelques secondes? Est-ce que le Directeur savait déjà pour le Basilic et essayait de traquer ses mouvements à travers le château? Et avait donc eu besoin d'une raison pour laquelle il aurait pu découvrir la dernière victime? Il savait que Dumbledore était une vieille chèvre sournoise, mais avait-il vraiment si peu de considération pour la sécurité des élèves?

Un moment plus tard, ils fixèrent tous les restes fumants qu'était l'intérieur de l'appareil photo de Colin, avec Dumbledore disant, "La question n'est pas qui. La question est comment…"

Voilà qui était VRAIMENT suspect, cela impliquait qu'il connaissait déjà qui…

Durant le silence que la question du Directeur avait produit, Gilderoy dit, "Hé bien, tout cela est bien beau et bon, mais nous avons un problème plus sérieux de ce côté-ci." Le Professeur de DCFM désigna l'elfe de maison assommé et ligoté au sol. Les trois rassemblés autour du jeune sorcier pétrifié sursautèrent, surpris. Ils avaient oublié l'autre sorcier, tellement ils avaient été pris par le moment drama queen de Dumbledore.

Madame Pomfresh dit, "Un elfe de maison?" en regardant alternativement entre Lockhart et l'elfe.

Gilderoy était dans son élément, une audience captive avec des questions dont il était le seul à avoir les réponses. Et personne ne pouvait le contredire.

"Pas juste n'importe quel elfe de maison," corrigea-t-il la sorcière, prenant une pose dramatique, "mais celui-là même qui a enchanté un cognard pour tuer Harry Potter!"

Les autres le regardèrent avec ébahissement.

"Vous voyez, je savais que quelque chose n'allait pas avec ce cognard. Il ne suivait uniquement que M. Potter, il n'essayait de frapper uniquement que M. Potter. Plusieurs fois, j'ai vu M. Potter n'éviter que de justesse un coup direct à la tête à des vitesses qui auraient garanti sa mort, n'ai-je pas raison, M. Potter? Combien de fois avez-vous entendu le sifflement du vent alors qu'il ne vous ratait que de peu la tête, M. Potter? Trois fois? Quatre?"

"Quatre," murmura Harry.

"Aha! Quatre fois ce cognard a de peu manqué de tuer notre petit sorcier, voilà." Il baissa les yeux sur l'elfe de maison ficelé. "Et j'ai entendu ce petit bonhomme avouer à M. Potter que c'était lui qui l'avait fait! N'ai-je pas raison, M. Potter?"

Harry acquiesça encore.

"Sûrement, vous devez faire erreur," intervint le Directeur, ses yeux scintillants. "Pourquoi une elfe de maison de Poudlard ferait-il quoi que ce soit de la sorte?"

"Ah, mais vous voyez, mon cher Albus, cet elfe de maison n'est pas un elfe de maison de Poudlard!" déclara joyeusement Gilderoy, levant un doigt en triomphe.

Le Directeur se pencha plus près et examina l'elfe de maison. "Ah, je vois. Aucun elfe de maison de Poudlard ne porterait un attirail de si mauvais goût."

Les deux sorcières écoutaient attentivement.

"En outre, l'elfe de maison a admis qu'il était la raison pour laquelle M. Weasley et M. Potter avaient été incapables d'accéder à la Voie Neuf Trois Quart à la Gare de Kings Cross. Il a aussi confessé avoir volé le courrier du garçon l'été dernier!"

Les deux sorcières s'étranglèrent. Le Directeur fronça les sourcils, pensivement. Un elfe de maison qui volait du courrier? Du jamais-vu!

"Et il a accompli tout cela sur ordre de son propriétaire," conclut Gilderoy. "Un cas clair de tentative de meurtre préméditée déguisée en 'accident'. Si M. Potter avait été juste un brin plus lent à esquiver, nous serions en train de préparer ses funérailles. Il nous faut appeler les Aurors dès que possible pour s'occuper de l'interrogatoire de l'elfe."

"Je ne pense pas que nous ayons besoin d'impliquer les Aurors, Professeur Lockhart…" dit le Directeur, projetant l'image d'un grand-père inquiet.

Gilderoy l'interrompit. "Oh, si, nous avons assurément besoin de contacter les Aurors. J'ai beaucoup de talents," il marqua un temps d'arrêt pour faire le beau, "et je suis sûr que je pourrai interroger l'elfe de maison et apprendre tous ses secrets, mais il s'agit à présent d'une affaire criminelle, pas d'une plaisanterie. Nous avons un elfe extérieur ayant envahi Poudlard et tenté un meurtre. Ce n'est pas une simple farce d'écolier. Nous devons appeler les Aurors!

"Cela doit être géré délicatement, cependant. Je suis sûr que son propriétaire a ordonné à l'elfe de maison de mentir sur pourquoi il a fait de telles choses. Il clamera avoir accompli cela sans la permission ou les ordres de son maître." Il regarda les autres d'un air incrédule, "Pouvez-vous imaginer un elfe de maison qui agirait de son propre chef, sans ordres d'aucune sorte? Et faisant quelque chose que son propriétaire ne voudrait absolument pas qu'il fasse? Imaginez le tollé si cela était prouvé qu'un elfe de maison ait délibérément attaqué ou tué un sorcier de son propre accord, et contre la volonté de son maître!"

Le Professeur McGonagall dit doucement, "Un elfe de maison ne peut pas fait quoi que ce soit que son maître ne veuille pas qu'il fasse. En l'absence d'ordres généraux ou directs, il ne peut que faire des choses qu'il sait que son maître approuverait – généralement, les corvées ménagères."

Le Directeur essaya encore de diminuer la gravité de la situation. "Je pense que nous pouvons gérer ceci ici-même, à Poudlard, sans l'intervention des Aurors," dit-il, ses yeux scintillants toujours.

"Directeur," dit sombrement Gilderoy, "cela n'est plus juste une farce de Quidditch d'élèves. Il s'agissait très probablement d'une attaque sur un étudiant par un adulte extérieur à cette école! Si c'est le cas, que ferez-vous? Vous lui retirerez des points? Vous lui ferez écrire des lignes avec une Plume de Sang? Vous l'enverrez en retenue dans la Forêt Interdite?

"C'était une tentative de meurtre sur le seul membre survivant de la Maison Potter. Cela aurait facilement pu réussir si ce n'était pour les talents de vol exceptionnel du petit. Et le prochain héritier légal, ou sa famille, a orchestré l'attaque! Le coupable a un motif, il a les moyens, et lors du match d'hier, il avait l'opportunité d'agir. Si vous ne faites rien, il essayera à nouveau! Et la prochaine fois, il pourrait réussir." Il patienta une seconde pour les laisser penser à cela. "Si vous n'appelez pas les Aurors, je le ferai." déclara-t-il, posant une nouvelle fois dans son 'héroïque' posture de Superman.

Le Directeur soupira, "Allons jusqu'à mon bureau dans ce cas," et il se tourna pour quitter l'Infirmerie.

"Et voilà pourquoi nous avons besoin d'appeler les Aurors, Directeur!" déclara Gilderoy d'une voix forte. "Vous nous feriez déplacer l'elfe de maison de la scène du crime et risquer de peut-être détruire des preuves importantes? Ou pire, laisser l'elfe de maison ici avec M. Potter, qui est incapable de se défendre, et espérer que l'elfe de maison ne se réveille pas et n'accomplisse pas les ordres de son maître? Je vais rester ici et protéger la scène de crime pendant que vous préviendrez les Aurors. Peut-être pourriez-vous utiliser la Cheminette de Madame Pomfresh?" Le Directeur se retourna et l'observa, ses yeux ne scintillants plus du tout. Le Directeur n'était pas content que Lockhart lui donne des ordres comme à un quelconque sorcier.

Dix minutes plus tard, deux Aurors sortirent du bureau de Madame Pomfresh, celle-ci les escortant, et arrivèrent dans l'Infirmerie brillamment éclairée. Le seul patient conscient était Harry, et tout le monde savait qu'il ne dormirait plus cette nuit-là.

Le sorcier de tête, un grand homme à la peau noire et au corps puissamment bâti, se présenta tout en approchant le petit groupe près des lits. "Bonsoir. Je suis l'Auror Kingsley Shacklebolt, et voici l'Auror Gowain Robards." Il fit un mouvement de tête vers la Soigneuse, "Madame Pomfresh me dit que vous un cas de tentative de meurtre?" Il haussa un sourcil interrogateur.

"Peut-être," déclara Dumbledore. "Je crois que cela n'est pas aussi sérieux, mais le Professeur Lockhart," il se tourna légèrement, levant une main négligemment pour indiquer le sorcier, "semble penser que cet elfe de maison," il désigna l'elfe toujours stupéfié et attaché, "a tenté de tuer M. Potter," il pointa vaguement le doigt vers Harry.

"Oh, non," dit Lockhart, "je ne le pense pas, je le sais. Après tout, l'elfe de maison a avoué avoir essayé de faire tomber M. Potter de son balai alors qu'il était en plein match de Quidditch hier, tandis que l'enfant était à une centaine ou plus de pieds en l'air. Et le cognard qu'il a enchanté visait la tête du garçon! Même une collision superficielle aurait pu se révéler fatale."

Tout d'abord sceptiques, les Aurors réalisèrent rapidement le sérieux de la situation tandis qu'Harry et Gilderoy les informaient de ce qui s'était produit durant le match de Quidditch. Le Professeur McGonagall corrobora immédiatement leurs histoires avec sa vue depuis le Box du Commentateur, bien qu'elle n'ait vu que deux des collisions évitées de justesse.

Le Professeur de DCFM leur offrit ensuite ses conclusions quant aux motifs impliqués et qu'une fortune substantielle était en jeu. Puis il expliqua ses déductions à propos des instructions du propriétaire de l'elfe de maison, insistant lourdement qu'aucun elfe de maison n'aurait jamais pu tenter quelque chose d'aussi sérieux qu'un meurtre sans les ordres de son maître. Comme preuve que le propriétaire avait ordonné à l'elfe de maison de mentir sur ses motivations, Lockhart dit aux Aurors comment l'elfe de maison avait clos le passage de la Voie Neuf Trois Quart et volé le courrier de M. Potter.

"L'une de ces actions pourrait possiblement être expliqué comme l'elfe ayant mal interprété un ordre," expliqua Gilderoy, "mais toutes les trois?" le sorcier secoua la tête. "Une fois est un accident, deux fois est une coïncidence, trois fois est une intention malveillante," conclut-il.

"Je remarque que vous avez évité de dire le nom de la personne que vous suspectez être derrière les actions de l'elfe de maison," dit Shacklebolt.

Souriant largement, comme s'il s'apprêtait à présenter une célébrité à une audience, Gilderoy dit, "Voyons, Drago Malfoy, bien sûr."

Les protestations furent instantanées. Le Directeur refusait catégoriquement d'y croire, "Inepties, ce garçon ne ferait jamais quelque chose comme ça. Des farces peut-être, mais une tentative de meurtre? Jamais!"

"Décortiquons les faits, voulez-vous?" dit Lockhart raisonnablement. "Il s'agit du premier match de M. Malfoy en tant qu'Attrapeur de Serpentard. Son père a acheté à l'équipe de nouveaux balais, le nec plus ultra du marché, juste pour avoir le garçon dans l'équipe. S'il n'attrapait pas le vif d'or, non seulement il décevrait son père, mais l'Equipe de Serpentard serait aussi contrarié contre lui pour avoir perdu le match. Et après toutes ses vantardises sur combien il est meilleur que M. Potter, hé bien, vous pouvez voir qu'il y a beaucoup en jeu pour lui, n'est-ce pas? Et M. Malfoy et M. Potter ont été à couteaux tirés depuis leur première rencontre l'an passé dans le Poudlard Express. Demandez à n'importe quel élève.

"Premièrement, M. Malfoy a ordonné à l'elfe de maison d'empêcher M. Potter de revenir à Poudlard en volant son courrier et en l'empêchant de recevoir sa lettre de Poudlard contenant les fournitures nécessaires à son Année. Lorsque cela a échoué, il a ordonné à l'elfe de maison d'empêcher M. Potter de revenir à Poudlard, physiquement, en bloquant l'accès au Quai. Quand cela n'a aussi pas fonctionné, M. Malfoy a commencé à devenir désespéré. Il a essayé plusieurs fois de causer des problèmes à M. Potter en le provoquant pour causer une bagarre, espérant le faire exclure de l'équipe, mais encore une fois cela n'a pas fonctionné. Finalement, M. Malfoy a ordonné à son elfe de maison de faire sortir M. Potter du match, et si cela devait se révéler permanent, hé bien alors encore mieux."

Shacklebolt se tourna vers Robards, "C'est bien au-dessus de ce pour quoi nous sommes payés, va chercher Madame Bones."

"Elle ne va pas apprécier être appelée aussi tôt le matin…" dit l'autre Auror.

"Hé bien, à moins que tu ne te portes volontaire pour t'interposer entre la Maison Potter et la Maison Malfoy...?"

L'autre Auror soupira. "Aucune chance," marmonna-t-il, et se tourna vers Madame Pomfresh. "Puis-je utiliser votre Cheminette?"

Elle acquiesça et les deux retournèrent vers son bureau.

Shacklebolt fixa le Professeur de DCFM. "Vous réalisez que tout cela repose sur le fait qu'il s'agisse de l'elfe de maison des Malfoy."

Gilderoy sourit avec confiance. "Une solution facile. Amenez l'enfant ici et demandez-lui s'il s'agit de son elfe de maison. Pour confirmer cela, demandez au garçon d'ordonner à l'elfe de maison de lui ramener quelque chose de chez lui avec les armoiries de sa famille. Seul un elfe de maison des Malfoy pourrait entrer dans le Manoir Malfoy et récupérer l'un de leurs biens."

Shacklebolt grogna en réponse. Il observait l'elfe de maison ligoté impassiblement.

"Je suppose," dit Lockhart en fronçant les sourcils, "que le garçon pourrait être innocent, mais dans ce cas cela voudrait dire que c'est M. Malfoy père qui aurait donné les ordres à l'elfe de maison. Le problème ici, bien sûr, est pourquoi le père s'attaquerait à M. Potter. Qu'est-ce que ce sorcier pourrait bien avoir contre le garçon? A moins qu'il ne veuille s'assurer que son fils hérite à la fois de la Maison Black et de la Maison Potter. De pires crimes ont été commis pour s'assurer d'avoir un héritage, vous savez. Et ces deux Maisons s'ajouteraient à la Maison Malfoy et feraient de lui le plus riche et le plus puissant sorcier au monde.

"Ah, avant que je n'oublie, je suis prêt à soumettre mes souvenirs du match et tout ce que j'ai entendu dans l'Infirmerie cette nuit, juste pour s'assurer qu'il n'y ait pas d'erreurs faites quant à ce que j'ai vu et entendu. Je suis sûr que M. Potter est aussi prêt à fournir ses souvenirs."

L'Auror à la peau sombre hocha la tête.

Au "Fournir des souvenirs?" d'un Harry aux yeux ronds, Gilderoy lui donna une brève explication sur les pensines et comment elles permettaient de voir les souvenirs d'évènements vécus par d'autres personnes. Et permettaient de résoudre de nombreuses situations où c'était la parole de l'un contre celle d'un autre, puisque tout le monde pouvait voir et entendre exactement ce qui se passait et qui disait quoi!

"Directeur," dit Gilderoy avec un large sourire, "parce que cela implique un Serpentard, je pense que vous devriez demander au Professeur Rogue d'être témoin de la procédure lorsque la Directrice du Département de la Justice Magique, Madame Bones, arrivera. Qu'en pensez-vous?" Celui-ci examina brièvement le sorcier d'un air calculateur.

"Le Professeur Rogue est le Directeur de la Maison Serpentard, ici à Poudlard, et agit in locus parentis pour ses élèves," dit Lockhart à l'Auror. "Il est approprié qu'il soit présent si l'on considère que cela concerne non seulement ses élèves, mais aussi le fils d'un de ses bons amis." Il s'interrompit, posant son coude droit dans sa main gauche tout en tapotant son doigt sur son menton. "Je crois même qu'il est le parrain du garçon, en fait." Il se redressa comme s'il venait juste de penser à quelque chose. "En fait, puisqu'il est un ami si proche de la famille, il pourrait même être capable d'identifier l'elfe de maison pour nous!"

L'Auror se tourna vers le Directeur d'un air interrogateur. Le Directeur, les yeux scintillants, dit "Oui, faisons cela ainsi." Il leva sa baguette et un Patronus en forme de phénix en jaillit. Quelques instants plus tard, il fila hors de la pièce.

Cela prit presque quinze minutes à la Chauve-souris du Cachot pour se réveiller, s'habiller et traverser l'entièreté du Château jusqu'à l'Infirmerie. Il franchit la porte, robes claquant dramatiquement, telle une chauve-souris disproportionnée dans la nuit. "Directeur," dit-il, ses yeux passant en revue les gens présents dans la pièce et s'arrêtant momentanément sur l'Auror. "Qu'a fait M. Potter cette fois-ci? Allez-vous finalement expulser ce misérable fauteur de trouble?"

L'Auror parut incrédule à cette accusation infondée. Il secoua la tête légèrement et se présenta, "Je suis l'Auror Shacklebolt."

Rogue s'arrêta près du Directeur et fixa Harry et Gilderoy. Gilderoy sourit joyeusement. "Ah, Professeur Rogue, toujours prompt à plaisanter!"

Tout le monde à l'exception de l'Auror regarda Gilderoy avec un ébahissement sceptique. Le Professeur Rogue? Plaisanter? Le Professeur de DCFM était-il fou?

Son audience à présent convenablement distraite par ses propos, le dandy se déplaça du bout du lit d'Harry et demanda, "Reconnaissez-vous, peut-être, cet elfe de maison?"

Les yeux de Rogue descendirent brièvement sur l'elfe ligoté, et un pli apparut sur son front. "Il s'agit de l'elfe de maison des Malfoy, Dobby." Il n'avait aucune raison de mentir, et il savait que nier reconnaître l'elfe pourrait seulement lui causer des problèmes lorsque la vérité serait révélée.

"Aha!" déclara Gilderoy d'un ton satisfait, "Je vous avais dit que c'était l'elfe des Malfoy!"

"Vous en êtes sûr?" demanda l'Auror.

"Aussi sûr que je puis l'être quant à l'identité d'un elfe que j'ai pu voir. Seul M. Malfoy pourrait nous confirmer cela sans l'ombre d'un doute." Il lança un regard accusateur à Gilderoy et Harry. Il savait que, d'une façon ou une autre, ces deux-là étaient la cause de cette crise nocturne.

Tandis qu'ils attendaient que Madame Bones arrive, le Directeur expliqua les évènements de la nuit à Rogue. Gilderoy expliqua à Harry comment rédiger un testament, avec une promesse qu'il l'accompagnerait à Gringotts durant les vacances de Noël pour le rendre actif. Et il suggéra qu'Hermione l'aide à l'écrire durant ce laps de temps – il y avait des livres à ce sujet dans la bibliothèque, après tout.

"Quoi que tu fasses, Harry, ne me nomme pas parmi les bénéficiaires," lui déclara sérieusement le dandy. "Je sais à quel point tu m'admires, mais j'ai suffisamment de fonds pour être heureux.

"Le but d'un Testament est de s'assurer que tes biens – argents et propriétés – restent hors de portée de ceux que tu n'apprécies pas tout en garantissant qu'ils aillent à ceux qui le méritent le plus. Et bien que tu ne le réalises peut-être encore, Mlle Granger est ton amie et alliée la plus loyale. Tu ferais mieux de laisser les biens des Potter à Mlle Granger si le pire survenait. Avec son intelligence, elle saurait utiliser ce que tu lui laisserais pour le bien de tous les sorciers et sorcières. Ne donne qu'une petite quantité de quelques millier de Gallions à chaque membre de la famille Weasley – tu sais comment ils sont à propos de la charité.

"Réfléchis attentivement à qui t'a apporté son appui à la fois l'an dernier et cette année.

"Et tu devrais aussi dire à Mlle Granger qu'elle a ta permission d'utiliser Hedwige pour écrire à ses parents. C'est ton amie et elle n'a aucun moyen de communiquer avec ses parents. Cela la rendrait sûrement très heureuse si tu faisais ça. Et cela donnerait à Hedwige une raison d'être plutôt que de juste rester en permanence dans la volière à s'ennuyer. Hmm? J'ajouterai un sort à ta chouette pour que tout moldu la voyant ne voit qu'un oiseau commun, comme un pigeon ou une hirondelle, ainsi elle n'attirera pas l'attention dans le voisinage des Granger." Harry hocha la tête, une expression pensive sur son visage.

Finalement, une grande femme à l'air sévère avec un monocle sortit du bureau de Madame Pomfresh, suivi de six autres Aurors.

"Madame Bones," dit Gilderoy comme s'il accueillait un vieil ami – Gilderoy n'avait jamais rencontré cette femme! – "Je suis enchanté de voir que le Département de la Justice Magique prend finalement note des épreuves et tribulations de M. Potter à Poudlard." La femme le regarda, fronçant les sourcils. "C'est la première fois cette année que quelqu'un essaye de le tuer." A cette déclaration, le froncement de sourcils de Madame Bones s'accentua encore.

"Voyons, rien que l'an passé," continua allègrement le sorcier, "il y a eu pas moins de trois fois où le professeur de DCFM, Quirinus Quirrell, a essayé de le tuer, et la dernière fois l'a envoyé à l'Infirmerie, ici, pendant plusieurs jours." Il lui sourit largement. "Cette année, bien sûr, moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, suis le Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard. Je fais tout mon possible pour garder mes élèves en sécurité, ainsi les choses sont loin d'être aussi désespérées pour le garçon." Il posa fièrement. "Je savais que je devrai rester sur le qui-vive cette année lorsque, à la Fête d'Ouverture, M. Potter et M. Weasley ont été volontairement retardés. Je savais que quelque chose se tramait. Le crime est commun. La logique est rare. Ainsi, c'est sur la logique que je me base." (1)

(1) Traduction approximative de ma part. La fin est une citation partielle de Sherlock Holmes dans Les Hêtres d'Or de Conan Doyle, la version complète étant: "Crime is common. Logic is rare. Therefore it is upon the logic rather than upon the crime that you should dwell."

Il se pencha plus près de la sorcière, comme s'il confiait un secret à un ami, "Je savais que quelque chose se préparait et que ce n'était qu'une simple question de temps avant qu'il n'y ait une nouvelle tentative flagrante à l'encontre de la vie de M. Potter. Lorsqu'Halloween est passé avec simplement une menace contre sa vie et aucun action, je savais que cela se produirait lors du premier match de Quidditch, tout comme cela s'est produit l'an dernier." Elle n'était pas stupide, elle saisit l'allusion et il savait qu'elle se demandait pourquoi personne n'avait prévenue son département d'une atteinte sérieuse à l'encontre de la vie d'un Héritier d'une Ancienne et Noble Maison.

Il se redressa et rayonna joyeusement dans sa direction. "Je ne suis pas du genre à m'immiscer dans une enquête officielle, mais si j'étais vous je demanderai à M. Potter ses souvenirs de son combat contre le Troll, de son premier match de Quidditch, de l'attaque dans la Forêt Interdite et da sa rencontre fatidique avec Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom durant les dernières semaines de Juin!" Le monocle de Madame Bones en tomba alors qu'elle le fixait. Il hocha la tête avec un air entendu. "Et vous voudrez peut-être lui poser des questions quant à ses confrontations les plus violentes avec M. Malfoy de l'an dernier aussi, pour vous donner un bref aperçu de l'antagonisme éhonté de M. Malfoy à l'encontre de M. Potter et de ses amis proches, M. Weasley et Mlle Granger. Il y a même un dragon dans l'histoire!"

Gilderoy savait que le Directeur n'allait pas être content que les souvenirs d'Harry quant à l'année passée soient fournis à Madame Bones. Ils ne montreraient ni le directeur ni l'école sous un bon jour. Et lorsqu'ils remarqueraient finalement l'élève pétrifié et apprendraient cette histoire? Le Professeur de DCFM savait que le Directeur allait gravement en pâtir.

"Et," ajouta-t-il d'un air conspirateur. "M. Malfoy, Drago, je veux dire, va professer son ignorance des activités de son elfe de maison, naturellement. Et l'elfe de maison ne peut que dire ce que son maître lui dit de dire, donc nous ne serons pas en mesure de tirer la vérité de lui non plus. Son Maître lui a ordonné de dire qu'il voulait juste mettre en garde M. Potter, pas le tuer. La seule solution, comme vous le savez, serait une mise en investigation auprès du Magenmagot, et de donner à l'enfant une dose de Veritaserum.

"Mais son père ne laissera jamais faire cela, et nous le savons tous les deux, n'est-ce pas? Quel parent ne ferait pas la même chose pour un sujet aussi grave? Si nous ne faisons rien, l'enfant s'enhardira et essaiera à nouveau, et la prochaine fois je pourrais bien ne pas être assez proche de M. Potter pour déjouer la tentative." Il soupira. "Je déteste dire ça, mais la seule possibilité que je vois est que M. Drago Malfoy ou bien fasse un Serment de Sorcier qu'il n'essaiera plus de poursuivre sa querelle avec M. Potter, ou que son père le retire de l'école jusqu'à ce que les deux enfants soient majeurs." Il secoua encore la tête, feignant un air désolé.

Durant l'heure qui suivit, différents Aurors interrogèrent Harry et Gilderoy plusieurs fois. Tous deux déclarèrent, de façon répétée, qu'ils seraient heureux de fournir les souvenirs des évènements dont ils avaient été témoins.

Personnellement, Harry/Gilderoy espérait que Drago finirait à Durmstrang, mais son extorsion plus tôt dans la semaine avait peut-être rendu cette école un brin trop chère pour les Malfoy – tandis que le Ministère payait les frais d'éducation à Poudlard, le Ministère ne financerait pas un élève d'une école se trouvant à l'étranger.

Il se contenterait d'un Serment que Malfoy cesserait ses hostilités envers Harry et ses amis et resterait en-dehors de toute dispute de Maison. Il leur faudrait formuler le serment prudemment, afin que les deux garçons puissent interagir en cours, et jouer au Quidditch, et juste limiter le serment de façon à empêcher le garçon de comploter pour blesser Harry, que ce soit en personne ou via un second parti. Il en dit autant à Madame Bones.

Mais Gilderoy laisserait les détails au DJM, au Directeur et à Malfoy. Si le Directeur parvenait à convaincre tout le monde qu'un Serment n'était pas nécessaire, alors Harry-Gilderoy devrait faire monter les enchères et faire quitter l'école à Malfoy en disgrâce.

Ils appelèrent M. Malfoy depuis son dortoir, et, comme Gilderoy l'avait prédit, il admit que l'elfe de maison était Dobby, du Manoir Malfoy. Cependant, il resta inflexible sur le fait qu'il n'avait pas ordonné à Dobby de blesser Harry. En fait, il insista qu'il n'avait donné aucun ordre que ce soit à l'elfe de maison concernant Harry ou aucun autre élève de Poudlard. Naturellement, le Directeur viola l'intimité du garçon en envahissant son esprit, en faisant mine de rien et sans rien dire de ce qu'il avait fait, il déclara le garçon innocent.

Heureusement, Madame Bones refusa de tenir compte des paroles du vieux sorcier, peu importait combien il était respecté dans une affaire qui était clairement une tentative de meurtre et un Vol de Lignée. En particulier quand le vieux sorcier ne pouvait fournir aucune preuve concrète pour soutenir sa déclaration d'innocence sans révéler qu'il avait commis un crime mental valant une peine à Azkaban.

Gilderoy se sentait presque – presque – désolé pour le garçon. Pour une fois, il était réellement innocent de ces accusations. Lorsque les Aurors partirent enfin, il était presque neuf heures du matin et c'était avec le garçon de Serpentard, le Professeur Rogue et le Directeur. Madame Bones avait permis au Professeur Rogue d'utiliser la Cheminette pour appeler M. Malfoy et le prévenir de les retrouver au Ministère.

Le professeur de DCFM observa Harry se précipiter pour dire à ses amis les nouvelles à propos de Colin Crivey et de Malfoy.

Au dîner, le Directeur n'était toujours pas revenu, alors Gilderoy prit sur lui de conter le récit aux élèves, très dramatiquement, de comment Colin Crivey avait été pétrifié. Et comment il avait passé la nuit entière avec M. Potter, guettant et tendant un piège au coupable responsable de l'envoi d'Harry à l'Infirmerie. Cela valut des regards de pitié des garçons et d'autres d'envie des filles. Les élèves furent stupéfaits lorsqu'il leur dit que le coupable était revenu cette nuit-là, et que lui, Gilderoy Lockhart, l'avait capturé et livré en justice aux Aurors. Il ne mentionna ni Drago, ni l'elfe de maison directement.

Les Serpentards ne furent pas les seuls à remarquer l'absence de Drago Malfoy lors de ce repas du soir.


T/N: JE SAIS, JE SAIS! C'est un peu de l'acharnement à ce stade, et c'est assez grave de faire accuser quelqu'un de tentative de meurtre! Mais je vous PROMETS que ça s'arrange plus tard! VRAIMENT!

T/N 2: Encore un tout grand merci à Harry-Sterek-1968 pour ses corrections, comme toujours!