Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!

Les reviews sont très appréciées mais ne sont bien sûr pas obligatoires.

T/N: Le nom du chapitre doit probablement déjà vous donner une idée de qui va être impliqué dans ce chapitre. Asseyez-vous, sortez le pop-corn, et enjoy!


Le Directeur était revenu avec Drago peu de temps après le dîner ce même jour. Les alertes de Gilderoy sur le portail d'entrée et la Gargouille du Directeur lui avaient révélé que le garçon était de retour. Il avait intercepté le Professeur Rogue qui escortait le jeune Sorcier depuis le bureau jusqu'à son dortoir.

"Ah, Professeur Rogue," s'était joyeusement exclamé Gilderoy en les croisant "accidentellement" dans le couloir du troisième étage qui menait aux escaliers. "Je vois que vous êtes revenu." Il prit une pose avec une main sur sa hanche, tenant ses robes de couleur prune sur le côté élégamment.

Drago jeta un regard noir au sol silencieusement tandis que le professeur de Potions plissait furieusement son nez face au professeur de DCFM.

"Je présume que M. Malfoy, ici présent, sera toujours avec nous cette semaine?" continua-t-il.

Si un regard avait pu tuer – et avec certaines créatures, cela était possible, mais heureusement pour Lockhart, Rogue n'était pas l'une d'elles – alors l'évènement majeur suivant qu'aurait connu Gilderoy aurait été ses funérailles.

"Oui, M. Malfoy est toujours élève ici. Il a juré n'avoir rien avoir avec l'attaque au cognard ou les deux autres incidents. Il a convenu d'éviter M. Potter," il cracha pratiquement le nom, "et ses amis fauteurs de troubles." Il jeta un regard mauvais à Gilderoy. "Le Directeur leur donnera les détails ce soir après le dîner."

"Je suis soulagé d'entendre cela," répondit joyeusement Lockhart, mentant comme un arracheur de dent. "Qu'est-il arrivé à ce pauvre elfe de maison?"

"Cette… créature… s'est vu remettre des vêtements par M. Malfoy, père," gronda Rogue.

"Oh?" dit calmement Gilderoy, "Ils n'ont pas exécuté l'elfe de maison?"

"Le Directeur a protesté que la créature n'était pas fautive et les a convaincus."

"Hé bien, il est vrai qu'il ne faisait que suivre des ordres qu'il ne pouvait refuser," dit Gilderoy d'un ton consolateur. "Avec un peu de chance, son nouveau maître n'aura aucune vendetta à l'encontre du Survivant ou d'aucun de ses camarades."

L'habitué des Cachots renifla avec dérision et poussa légèrement son protégé afin que le garçon se remette à bouger. "Veuillez nous excuser," dit-il, plissant toujours le nez alors qu'ils passaient l'autre professeur.

"D'ailleurs je me demandais," dit Lockhart, agaçant encore plus le professeur de Potions, "Maintenant que nous avons une victime parmi les Sorciers, quand le Philtre Régénérateur à la Mandragore sera-t-il prêt?"

Le Professeur Rogue s'arrêta et le regarda avec mépris, "Certainement, votre intelligence limitée peut comprendre que les Mandragores ne seront pas matures avant la fin de Mai au plus tôt. Donner une date pour la préparation de la potion serait prématuré."

"Oh, il est vrai," dit l'élégant professeur comme s'il avait oublié. Puis, il poursuivit d'un ton très condescendant, "J'oublie sans cesse que les autres n'ont pas autant voyagé ni ne connaissent aussi bien le monde que moi." Il sourit d'un air satisfait, bombant un peu le torse, laissant les autres savoir qu'il était, en effet, supérieur à eux, "L'Afrique du Sud possède le climat opposé à l'Angleterre. Ce que nous récoltons en fin Mai, eux le récoltent à maturité en fin Novembre. Il y a même des serres où l'on cultive des mandragores matures chaque mois. Avec mon réseau de connexion étendu à travers le monde entier, je pourrais avoir des mandragores fraîches d'ici au Premier Décembre au plus tard."

Puis il fronça les sourcils face à Rogue. "Il serait déraisonnable de faire manquer à M. Crivey presque l'entièreté de sa première année parce que l'école refuse de dépenser quelques gallions pour le soigner ce trimestre, ne trouvez-vous pas? Après tout, s'il ratait l'année entière parce que l'école faisait preuve de pingrerie sur la moindre noise, le Ministère devrait financer son éducation pour une année supplémentaire, ce qui représenterait considérablement plus que quelques mandragores. Sans parler de combien il serait répréhensible de le forcer à perdre tous ses amis et recommencer sa Première Année l'an prochain. L'alternative serait de lui payer des tuteurs durant l'été afin qu'il puisse intégrer la Deuxième Année, ce qui serait toujours bien plus onéreux que quelques mandragores."

La Chauve-souris du Cachot parut furieuse à l'insinuation que Lockhart lui était supérieur. Il fixa l'autre professeur un moment, ayant du mal à réprimer son envie de lui lancer un sort. "En effet," se força-t-il finalement à dire. Drago fixait également Gilderoy. Clairement, aucun des deux n'avait même songé au monde qui s'étendait à l'extérieur de leur nid douillet. Un pli barrant son front, le Professeur Rogue se tourna et précéda Drago le long du couloir, laissant derrière eux le dandy si joyeux qu'il en était écœurant.


Il était tard dans l'après-midi et Gilderoy était assis dans son bureau, notant des travaux. Harry était avec ses amis dans la Salle Commune de Gryffondor, rediscutant ce qui s'était passé ce matin-là à l'Infirmerie et le fait que Drago était revenu du Ministère et se cachait dans les Cachots de Serpentard. Ils n'avaient pas encore abordé le sujet des Testaments, ni le fait que les Potter étaient riches, mais il y avait encore largement le temps pour ces deux sujets au cours des semaines à venir.

L'alarme sur sa porte se fit entendre et il leva les yeux pour voir Lucius Malfoy entrer. 'Pas trop tôt', songea-t-il. Il s'était attendu à ce que le sorcier vienne le trouver bien plus tôt.

Gilderoy ouvrit la porte dès que l'autre homme eût frappé. "Lucius!" s'exclama-t-il d'un ton mielleux, jouant la surprise, "Quelle plaisante surprise!"

Le sorcier lui lança un regard mauvais, le bouscula pour entrer, et puis se tourna pour faire face au professeur à l'apparence soignée. "Dehors!" ordonna-t-il, "Vous êtes renvoyé!" Il lança un rouleau au professeur. Lockhart prétendit être surpris tout en prenant le rouleau et en brisant le sceau. "Je reviens juste d'une rencontre du Conseil d'Administration," poursuivit Malfoy senior, "et vous êtes viré!"

"Hm huh," dit le professeur en parcourant le document, "Uh huh, intéressant, uh huh." Il releva les yeux vers le sorcier furieux et sourit. "Je ne comprends pas vraiment de quoi il s'agit, mais dans tous les cas, ceci," il agita négligemment le rouleau, "ne sert absolument à rien."

"Quoi!"

Gilderoy s'avança et jeta le rouleau sur son bureau. "Oui," dit-il, souriant toujours plaisamment, "Le Conseil d'Administration est un groupe de conseil pour Poudlard. En accord avec leur charte, il n'a aucun contrôle sur ce qui s'y passe réellement. Il ne peut engager personne. Il ne peut renvoyer personne. Il n'a aucun contrôle sur comment chaque section utilise son argent. Tout ce qu'il peut faire est délivrer des directives au Directeur sur ce qu'il pense qu'il devrait faire. Celui-ci est libre de l'ignorer autant qu'il le veut. Le seul que le Conseil peut renvoyer est le Directeur lui-même, et encore seulement avec des raisons valables, telle qu'une faute grave, une mauvaise gestion financière, ou la mise en danger du bien-être des élèves." Cette dernière condition, considérant le cas de la Pierre Philosophale de l'année d'avant, aurait déjà dû avoir vu le la vieille chèvre à la rue.

Malfoy le fixa, furieux de se voir contrecarré, furieux que ce professeur ait accusé son fils d'un crime sérieux, furieux que ce freluquet ait réussi à le duper.

"La charte dit aussi que si les Administrateurs ont des questions quant à la conduite d'un membre du corps professoral, ils peuvent demander qu'il ou elle soit présent lors d'une entrevue où ils peuvent discuter le sujet avec lui ou elle. Maintenant bien sûr, si les Administrateurs ont le sentiment que je représente une gêne pour le personnel, ils peuvent recommander au Directeur de me destituer. Si cela est leur décision, je ne m'y opposerais pas. Je suis libre ce soir, si vous souhaitez assembler le Conseil." Et voilà, le nœud avait été fait, et la corde lui était tendue. Malfoy serait-il assez stupide pour se pendre lui-même?

Le chef du clan Malfoy montra les dents férocement, "Oui, je pense que je vais faire cela." Il se tourna et sortit en trombe de la pièce.

Gilderoy eut un large sourire.


A l'heure du thé ce soir-là, tandis que Lockhart observait Drago Malfoy soigneusement éviter le petit groupe d'Harry Potter, une chouette solitaire vola à tire-d'aile jusqu'à lui, à la table des Professeurs. Le rendez-vous avec le Conseil d'Administration avait été fixé à sept heures dans la Salle du Conseil de Poudlard.

Alors qu'il terminait sa seconde tarte à la mélasse, le Directeur se pencha vers le Professeur McGonagall, "Minerva, ma chère, pourriez-vous demander à M. Potter de venir dans mon bureau après le dîner ce soir. J'aimerai que vous l'y accompagnez." L'animagus féline acquiesça cordialement, "Bien sûr, Albus." Le vieux sorcier se leva ensuite et se dirigea vers la porte latérale, et ainsi vers son bureau.

Harry/Gilderoy se dépêcha de se rendre à son propre bureau. Il s'assit confortablement dans son fauteuil, lança un sortilège de silence autour de lui, et puis sur lui-même. Au sein du profond silence ainsi produit lui parvinrent les sons d'Harry et du Professeur McGonagall qui marchaient. Il plaça un parchemin sur son bureau et prépara sa plume. Une minute plus tard, il entendit "Dum Dums" et le son de la pierre raclant contre la pierre tandis que la gargouille bougeait. L'escalier mouvant était pratiquement silencieux. Quelques instants plus tard, il entendit la voix du Directeur, "Entrez."

"Harry, mon garçon, j'espère que tu as passé une bonne journée?"

Il entendit un reniflement familier. Naturellement, Rogue était là avec McGonagall et Harry.

"Oui, Monsieur." Il entendit le craquement du cuir lorsqu'Harry s'assit dans l'un des fauteuils du bureau.

"Et ton bras est en parfait état?"

"Oui, monsieur, mais Madame Pomfresh m'a dit de ne pas forcer dessus durant la prochaine semaine, afin que l'os revienne à sa solidité maximale."

"Bien, mon garçon, bien. Voudrais-tu une pastille au citron?"

Il y eut un long silence. Cette vieille chèvre essayait de mollifier le garçon en le rendant nerveux. En fixant silencieusement Harry jusqu'à qu'il commence à s'agiter. Une fois que le garçon s'agitait, il serait moins enclin à réfléchir à ses réponses.

Gilderoy avait discuté des stratégies de négociations durant l'une des retenues d'Harry, en mettant l'accent sur celles utilisées par Dumbledore et Rogue. Après avoir expliqué leurs techniques favorites d'un ton condescendant, il avait dit, avec un large sourire, "Observe-les attentivement, ils aiment tellement leurs petits jeux d'esprit."

Le Directeur soupira dramatiquement, et Harry/Gilderoy pouvait se l'imaginer, penché en avant et avec ses coudes placés sur le bureau, une main posée par-dessus l'autre.

"J'ai eu une longue discussion avec M. Malfoy et Drago. Tous deux nient avoir quoi que ce soit à voir avec l'attaque et les vols de courrier par leur elfe. Les actions de ce Dobby ont été une surprise totale pour eux."

"Le Professeur Lockhart dit que les elfes de maisons ne peuvent pas faire quelque chose sans la permission de leurs propriétaires," dit Harry. "Neville m'a dit la même chose. Si c'est le cas, alors comment Dobby a-t-il fait tout ça?"

"Nous ne savons pas. Mais M. Malfoy et Drago ont tous les deux fait un serment sur leur magie de ne pas avoir dit à Dobby de voler ton courrier, ni de t'empêcher d'avoir accès au Poudlard Express, ni d'enchanter le cognard pour t'attaquer. Et ils ont encore tous les deux leur magie."

Silence, tandis que le garçon y réfléchit. "Est-ce tout?"

"N'est-ce pas assez, Potter?" intervint la voix méprisante de Rogue.

"Non, ce n'est pas tout," dit doucement le Directeur. Harry/Gilderoy pouvait imaginer le regard en coin que le Directeur avait jeté à Rogue. "Drago Malfoy a aussi prêter serment de ne plus t'insulter ou de chercher la bagarre avec toi."

"Qu'en est-il d'Hermione, Neville, Luna et Ron?"

Gilderoy fut heureux d'entendre Harry immédiatement remarquer la faille pour Hermione, Luna et Neville, et dans une moindre mesure pour Ron.

"Ils sont également inclus."

"Pourquoi ne sont-ils pas ici?"

"Je suis sûr que tu leur transmettras ce qu'ils ont besoin de savoir, bien sûr."

Bâtard. Les trois autres élèves auraient dû là, pas juste Harry.

"Qu'en est-il des autres Serpentards? Qu'est-ce qui l'empêche d'ordonner à l'un d'entre eux de faire son sale boulot?"

"Potter!" réagit encore une fois la voix de Rogue. Apparemment, le Directeur l'empêcha encore d'en dire plus d'un regard.

"M. Malfoy est prohibé d'utiliser son influence au sein de la Maison Serpentard pour que d'autres vous abordent, toi et tes amis."

Un autre silence, et puis, "Merci, monsieur."

"Juste un mot d'avertissement, cela ne s'applique qu'à Poudlard durant l'année scolaire," dit sévèrement le Directeur.

Plus de silence.

"Bien, je pense que tes amis se demandent ce que tu fais, alors tu devrais probablement te dépêcher de retourner jusqu'à ta Maison et les mettre au courant."

Il y eut le son de chaises déplacées. "Au revoir, monsieur."

"Au revoir, Harry."

Gilderoy attendit d'être sûr que le Professeur McGonagall et Harry aient quitté le bureau avant d'annuler les sorts de silence qui l'entouraient. Il passa toutes ses notes en revue et soupira. Il y avait encore tant à faire.

Il sortit un parchemin neuf. Il avait besoin de prendre rendez-vous avec Rita Skeeter. Elle adorerait certains des dossiers qu'il avait sur Malfoy senior. Avec elle pour le mettre sous pression, cela ne prendrait pas bien long avant que Malfoy ne soit jeté hors du Magenmagot pour comportement inapproprié d'un sorcier de ce Corps – bien qu'il ne fut pas sûr comment quoi que ce soit que fasse l'un des membres puisse être considéré comme un comportement inapproprié pour ce Corps.


Gilderoy s'arrêta juste devant la porte de la Salle du Conseil d'Administration au troisième étage et s'assura que tout était en ordre – ses robes mauves parfaitement taillées avec une veste et un pantalon assortis, ses cheveux coiffés à la perfection, ses chaussures brillant d'un éclat sans failles. L'apparence était d'une importance vitale pour une première rencontre. Après tout, comme il l'avait dit de nombreuses fois à Harry, Préparations sans Pareilles Préviennent les Performances Pitoyablement Pathétiques! (1)

(1) 'Proper Preparation Prevents Piss Poor Performance' : plus littéralement, cela donnerait "Des Préparations Décentes Empêchent les Performances Nulle à Chier". Mais j'aime garder les Allitérations!

Engager Dobby avait été véritablement gratifiant. C'était le premier elfe de maison de Gilderoy, et le sorcier était fasciné par combien sa fortune avait changé et grandissait. Pour Harry, c'est fantastique de voir une nouvelle fois Dobby en vie, et plus hyperactif que jamais! Le petit bonhomme avait pleuré de joie lorsqu'il lui avait dit que son travail était de veiller sur Harry Potter et d'espionner les ennemis d'Harry.

C'était l'heure de la représentation. Il prit une profonde inspiration et expira lentement, frappa à la porte sans hésitations et entra, ses robes claquant artistiquement derrière lui, son magnifique sourire distrayant ses opposants, ses manières précieuses causant à ses ennemis de le sous-estimer.

Il sourit avec confiance tandis que son regard parcourait la pièce.

Les grandes vitres donnaient normalement une vue magnifique sur le lac et le Terrain de Quidditch, mais cette nuit-là était sans lune et les fenêtres sombres dévoraient la lumière des bougies d'une façon inquiétante. Il y avait treize membres au sein du Conseil d'Administration de Poudlard, et Lucius était actuellement le Représentant du Conseil. Il jeta un regard noir à Gilderoy tandis que les autres regardaient le professeur avec divers degrés d'intérêt et de curiosité.

"Bonsoir, Sorciers et Sorcières! Comme vous le savez sans nul doute, je suis Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard. C'est avec grand plaisir que j'ai reçu votre invitation à cet entretien. Que puis-je faire pour vous aider à régler vos problèmes?" Il s'arrêta au bout de la table, regardant directement M. Malfoy qui se trouvait assis en tête de table.

M. Malfoy se lança directement dans le vif du sujet après avoir balayé du regard les autres membres du Conseil. "Comme je vous le disais plus tôt, ce Professeur, Gilderoy Lockhart, n'a tout bonnement pas sa place pour enseigner dans cette prestigieuse école. Il n'est uniquement intéressé que par le fait de se mettre de l'or dans les poches en vendant ses livres. Vous n'avez qu'à voir comment il a fait acheter aux sept années d'élèves de DCFM tous ses travaux publiés. Comment les mêmes livres peuvent-ils être utiles pour sept années d'élèves? Je propose un vote pour que le Directeur le renvoie!"

Lockhart prétendit être surpris, "Mazette, Lucius, je nous croyais amis! Après tout, nous avons pris le thé ensemble Jeudi dernier et vous paraissiez assez satisfait de mes performances en tant que Professeur. Qu'a-t-il bien pu se produire pour vous conduire à un changement si drastique?"

"Vous n'avez pas la permissions d'utiliser mon prénom, M. Lockhart," dit-il froidement.

"Oh, voyons, voyons, Lucius. Vous sembliez pourtant content de m'accorder cette permission plus tôt dans la semaine. Avez-vous aussi cela?" Il marqua une pause, fixant l'autre sorcier.

"Non, je n'ai pas oublié! Je la révoque! Vous avez accusé mon fils d'avoir essayé de tuer Harry Potter!" Lucius parvenait à peine à se contrôler.

"Ah," dit Gilderoy, "je comprends. Vous faites référence à comment votre elfe de maison a tenté d'assassiner M. Potter, n'est-ce pas?"

Malfoy le fixa d'un regard meurtrier, "Je n'ai aucune idée de ce qui a bien pu passer par la tête de cette stupide créature, et mon fils n'en sait pas plus non plus." Les autres membres du Conseil les observaient avec des expressions surprises et choquées.

"Mais Lucius, cet elfe de maison – Dobby, je crois que son nom était – a admis par lui-même avoir enchanté ce cognard pour essayer de frapper le garçon à la tête. L'elfe de maison affirme qu'il essayait de sauver M. Potter en le blessant. Clairement, la pauvre créature n'est plus bien dans sa tête."

"Il n'est très certainement pas bien dans sa tête! Je n'ai aucune idée de pourquoi il en avait après Harry Potter."

Lockhart fixa le sorcier enragé. "Je pense que cela pourrait être le vrai problème en l'occurrence."

"QUOI!"

"Avez-vous expliqué comment l'élève le plus célèbre de Poudlard," dit Gilderoy, "M. Harry Potter, seul Héritier de l'Ancienne et Noble Maison Potter, a failli être tué par un cognard hors de contrôle hier? Que j'ai passé la nuit à monter la garde près de lui dans l'Infirmerie et que j'ai capturé celui responsable d'avoir enchanté le cognard qui le pourchassait? C'était moi, l'aventurier de renommée mondiale, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, qui ai livré le mécréant aux Aurors!

"Que cela n'ait pas tué M. Potter durant le match d'hier n'est dû qu'aux exceptionnels talents de vol du garçon. Pas moins de quatre fois a-t-il failli avoir sa tête réduite en purée! Mais Dobby était votre elfe de maison! Comment pouvez-vous dire que vous ne saviez pas ce que la créature faisait? Les elfes de maison ne peuvent pas faire quoi que ce soit sans permission, nous savons tous ça!"

Il poursuivit par-dessus les objections postillonnantes de l'autre sorcier.

"Nous nous retrouvons donc avec trois possibilités. Premièrement, vous avez ordonné à Dobby de tuer M. Potter et puis dit à Dobby de mentir à ce sujet. Deuxièmement, votre fils a donné ces ordres, que ce soit sur vos ordres ou par sa propre initiative. Ou, troisièmement, l'elfe de maison est fou."

Malfoy était dans une rage sans précédents, son visage était rouge et ses mains tremblantes. "Comment osez-vous!" dit-il d'une voix sourde.

"Vous niez catégoriquement les deux premières possibilités, mais elles doivent néanmoins être mentionnées pour ne négliger aucun élément!" dit Gilderoy d'un ton condescendant, comme s'il venait de déclarer quelque chose de simple et d'évident.

"Par Merlin, OUI, JE LE NIE!" tonna le sorcier.

"Ce qui signifie que vous aviez en votre possession durant des mois, si ce n'est des années, un elfe de maison fou, et que vous ne vous en êtes jamais aperçu?"

Malfoy le fixa, ses doigts convulsant en direction de sa baguette.

"Comment avez-vous pu ne pas remarquer que votre elfe de maison avait perdu la raison? Vous êtes le Lord de votre Maison! Vous auriez dû vous en rendre compte! C'est votre devoir de le remarquer." Le professeur s'interrompit et prit une pose dramatique, fermant le poing avec juste l'index tendu et venant toucher sa tempe. "A moins que vous ne le pouviez pas," dit-il prudemment. Il laissa tomber ses mains sur ses côtés.

"Je me souviens avoir lu que vous avez été un complice de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom malgré vous, il y a onze ans."

Malfoy fut désorienté par le changement de sujet, mais ragea néanmoins. "J'étais Impériusé, espèce de sot dandyfié," dit-il avec véhémence.

"J'ai aussi entendu dire que vous avez subi le Crucio de Sa main à plusieurs reprises, en tant que punition pour avoir tenté de Lui désobéir."

Lui jetant un regard noir, l'autre sorcier se contenta de hocher la tête avec colère.

"Et brutalement Légilimancé."

Un autre acquiescement colérique.

"Hé bien, c'est un fait bien connu qu'une trop longue exposition à l'Imperius, et vous dites que vous êtes rester sous son influences sur une période de plusieurs années, peut conduire à des problèmes mentaux plus tard dans la vie. A des choses comme l'incapacité de distinguer réalité et imagination."

Les yeux de Malfoy commencèrent à lui sortir de la tête et son visage devint encore plus rouge. Il tremblait aussi de façon visible. Sa pigmentation rappelait à Harry Vernon juste avant qu'il n'explose dans un acte de violence.

"Et le Crucio, vous avez témoigné avoir été Crucio de nombreuses fois par Lui pour avoir essayé de lui désobéir. Et l'un des effets secondaires du Crucio est une difficulté à conserver son calme, et de laisser ses émotions prendre le dessus sur sa raison.

Et à moins qu'un Legilimens soit exécuté avec extrême prudence, des dégâts permanents peuvent être causé à la psyché. Et vous avez dit qu'IL n'était pas du genre à prendre soin de ses partisans"

"REDUCTO," rugit Malfoy en sautant sur ses pieds, sa baguette apparaissant dans sa main presque instantanément.

Aussi rapide qu'était Malfoy, Harry/Gilderoy l'était plus – et il s'était attendu à une telle action. Alors qu'il esquivait sur le côté, il dit d'une voix puissante, "Expelliarmus-Stupefy-Incarcerous!", si vite que cela parut n'être qu'un seul mot. L'autre sorcier fut désarmé, rendu inconscient et ligoté par des cordes avant qu'il n'ait même réalisé que sa baguette quittait sa main. Gilderoy rattrapa magiquement le sorcier avant qu'il ne puisse tomber au sol et le déposa dans son siège à la place. Il appliqua un léger Ennervate afin que le sorcier se réveille d'ici une dizaine de minutes.

Les sorciers et sorcières autour de la table eurent à peine le temps de réaliser que Malfoy avait attaqué le Professeur avant que le duel ne s'achève.

Lockhart laissa tomber la baguette de Malfoy sur la table et posa sa main gauche sur sa cuisse. "Hé bien. C'était inattendu. Bonne chose que je sois le meilleur duelliste du pays, ou il aurait pu me toucher." Il fit un geste négligent de sa baguette par-dessus son épaule en disant "Reparo". Le mur endommagé par le Reducto se répara. "Après tout, je ne suis pas devenu le Professeur de Défense Contre les Forces du Mal de Poudlard à cause de mon sourire!" dit-il en affichant ledit sourire étincelant.

Il jeta un coup d'œil autour de la table pour voir les expressions stupéfaites des témoins. "Vous avez tous vu cela, il s'est attaqué à moi sans avertissement. Et bien que certains puissent voir ce que j'ai dit comme une provocation, il est le Lord d'une Ancienne et Noble Maison et devrait avoir un bien meilleur contrôle de lui-même que ça. En fait, je suis sûr que beaucoup d'entre vous l'ont vu recevoir des provocations bien pires que cela et juste les ignorer. Et je ne l'accusais même pas de ces choses, je me contentais simplement de pointer des faits que nous savons tous être vrais à propos de l'exposition à ces Impardonnables."

Il soupira. "Je craignais que cela puisse se produire lorsque je l'ai rencontré plus tôt cette semaine. Il semblait nerveux, irritable et changeait d'humeur assez soudainement. Et en Août, il s'est actuellement retrouvé dans une altercation physique avec M. Weasley dans la Librairie de Fleury et Bott. Pouvez-vous imaginez cela? Le Lord d'une Ancienne et Noble Maison, se battant avec ses poings dans la rue, roulant par terre et frappant comme un vulgaire voyou moldu, plutôt que d'utiliser sa baguette comme un sorcier qui se respecte!" Il secoua tristement la tête.

"Tous ces Imperius, Crucio et Legilimens ont finalement rattrapés M. Malfoy." Il balaya à nouveau la table des yeux. "Comme vous pouvez le voir, son désir de me voir renvoyer n'a rien à voir avec mes qualifications et tout à voir avec son incapacité à garder le contrôle de ses émotions face à ce qu'il percevait comme des insultes envers sa famille et sa Maison. Qu'un homme si grand ait chuté à ce point…" Il secoua tristement la tête à nouveau.

Lockhart fit un mouvement de sa baguette et un fauteuil inoccupé traversa la pièce jusqu'à la table. Il s'assit avec lassitude. "Mes actions de la nuit d'hier ont été pris en considérant la sécurité de tous les élèves, non pas juste de M. Potter. Je savais que quelqu'un essayait de tuer notre élève le plus connu – et s'il avait réussi, il ne se serait pas arrêté là. Pourquoi le devrait-il? S'il s'en était tiré en tuant une personne connue, pourquoi quelqu'un se serait-il préoccupé de s'il tuait un inconnu, se serait-il dit." Il se laissa aller contre son dossier. "Il aurait ensuite commencé à attaquer les Nés-Moldues et les Sang-Mêlés avec peu de connexions. Eventuellement, il se serait attaqué à ces Sang-Purs qu'il considérait comme des Traitres à leur Sang, tout comme son ancien Maître l'avait fait, en pensant que c'était pour le Bien du plus grand nombre d'agir ainsi.

"L'elfe de maison est fou car M. Malfoy lui-même n'est plus tout à fait sain d'esprit non plus." Plusieurs personnes autour de la table laissèrent échapper des bruits d'incrédulité.

Il sourit d'un air las. "Nous savons tous que les elfes de maisons tirent leur magie de leurs maîtres. Si le maître n'est plus complètement sain d'esprit, alors l'elfe de maison ne l'est pas non plus, puisque celui-ci est complètement dépendant du premier.

"Je suis sûr que ni M. Malfoy, ni son fils, Drago, n'ont donné aucun ordre direct à Dobby, leur elfe de maison, concernant M. Harry Potter. Malheureusement, les elfes de maison perçoivent l'intention de leurs maîtres par le biais de leur magie. C'est ainsi qu'ils savent ce que leur maître veut d'eux, et, dans la plupart des cas, peuvent anticiper leurs ordres en fonction de ce que leur maître fait. Ceux d'entre vous qui ont des elfes de maison savent de quoi je parle – combien de fois avez-vous appelé votre elfe de maison pour une tasse de thé, seulement pour qu'il ou elle vous la donne déjà préparée?"

Plusieurs des sorcières les plus âgées hochèrent la tête en assentiment.

"Dans ce cas, les dégâts causés à l'esprit de M. Malfoy par Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom n'ont jamais été proprement traités par les Guérisseurs d'Esprit compétents de Ste Mangouste. J'imagine qu'il se sentait trop embarrassé à l'idée d'admettre qu'il avait besoin de l'aide de Guérisseurs d'Esprit, et qu'il a juste essayé de l'ignorer. Malheureusement, si vous ne prenez pas la peine de réparer les dégâts physiques de telles attaques, l'esprit se détériore lentement jusqu'à ce que la victime commence soudainement à agir de manière bizarre, portant des accusations et faisant des déclarations violentes, et agissant sur les impulsions primaires au lieu d'agir comme un sorcier rationnel."

Il soupira. "Par exemple, je ne doute pas que plus tard cette semaine il commencera à m'accuser de l'avoir volé, de l'avoir escroqué, si ce n'est pas déjà le cas. Que j'étais censé avoir été soudoyé pour retourner quelques points que son fils avait perdus à cause du système des Points de Maison. Sans même considérer qu'un tel pot-de-vin va à l'encontre des règles de l'école et qu'un Administrateur agissant de cette manière abuse clairement de sa position. Et il affirmera que je l'ai piégé d'une façon ou d'une autre, au lieu de ça, et lui ai volé des centaines de milliers de gallions."

Plusieurs membres protestèrent face à cette déclaration, disant que, sûrement, il devait exagérer.

Gilderoy secoua la tête, "Attendez juste, cela se produira. Et souvenez-vous, son elfe de maison aurait son point de vue. Pourquoi M. Malfoy voudrait-il attaquer M. Potter, je ne peux en être sûr. Peut-être voulait-il se venger de feu le Seigneur des Ténèbres pour lui avoir fait tant de mal, et M. Potter, étant associé à la chute du Seigneur des Ténèbres, est devenu une cible opportune – coupable par association. Peut-être était-il contrarié par la fréquence des fois où M. Potter à voler la vedette et humilié son fils.

"Chez lui, en privé, il rageait de l'injustice de tout cela. Et dans son esprit instable, il s'est pris à l'idée de prendre revanche sur M. Potter. Une rêverie, peut-être, sur comment il tuerait le garçon s'il en avait la chance. Dobby a perçu cela et a agi en fonction, tout comme un elfe de maison normal vous apporte votre thé presque avant que vous ne le demandiez." Il releva les yeux et croisa les leurs. "Personne ne le saura jamais avec certitude.

"En attendant, et par respect pour ce que M. Malfoy a fait pour la société des sorciers au cours des dix dernières années, nous devrions garder le silence sur ce qui s'est produit ici ce soir." La plupart des membres du Conseil semblaient prêts à faire ça, à en croire leurs expressions. Il sourit tristement. "Je ne suis pas du genre à m'immiscer dans les affaires d'un autre, mais compte tenu des actions clairement instables de M. Malfoy aujourd'hui, je suggère que vous le retiriez du Conseil d'Administration de Poudlard avant que ses actions erratiques ne puissent avoir un impact négatif sur Poudlard et, par extension, sur vous aussi. Voyez juste comment il vous a forcé à tenir deux rencontres le même jour pour ce qui était clairement une vendetta illogique et personnelle."

Lockhart se remit debout. "Je vous remercie de tout cœur pour m'avoir permis de participer à cette rencontre. Cela a été des plus éducatifs." Il s'inclina et se dirigea vers la porte, où il s'arrêta et se tourna pour leur faire face. "Oh, d'ailleurs, j'ai bien une suggestion pour quelqu'un pouvant remplacer M. Malfoy – Madame la Douairière Londubat. (2) Son fils est ici en deuxième année et je pense qu'elle aurait sa place dans le Conseil."

(2) Douairière: en droit ancien, une veuve d'un milieu aristocratique jouissant d'une partie des biens de son défunt mari qui constituent son douaire. Si l'époux portait un titre, on parle d'impératrice douairière, de reine douairière (comme l'était la Reine Elizabeth Bowes-Lyon, épouse de George VI et mère de la reine d'Angleterre actuelle d'Elizabeth II, qui y préférait le nom de Reine-Mère) etc…

Il referma lentement la porte derrière lui. Il sourit joyeusement; personne n'avait remarqué le charme de colère qu'il avait lancé à M. Malfoy lorsqu'il était entré, ni le quatrième sort silencieux qu'il avait lancé, un léger sortilège de bonne humeur, parmi les autres. Il ne serait pas en colère, comme tout le monde s'y serait attendu, mais calme et légèrement satisfait de lui-même. Cela se dissiperait après un bref laps de temps, et la rage reviendrait, presque aussi sévère qu'auparavant. Cela serait une sévère 'saute d'humeur' qui viendrait soutenir les arguments de Gilderoy quant à l'instabilité du sorcier.


Le rendez-vous du Lundi soir avec Rita se déroula à peu près aussi bien que ce à quoi Gilderoy s'était attendu.

"Rita, ma chère," l'accueillit-il de façon expansive, et en la dirigeant avec son photographe vers la salle privée qu'il avait loué aux Trois Balais. Il s'assura que ses dents brillaient dans la lumière. Il avait fait ses recherches sur ses goûts et le repas fourni était un Sunday Roast sophistiqué (préparé par Dobby).

Rita jeta un simple regard à la table et tourna un œil cynique en direction de Lockhart.

"Très bien, Gilderoy, c'est quoi l'histoire? Tu ne gaspillerais pas autant d'argent sur un repas à moins que ce ne soit quelque chose de gros."

Le professeur eut un large sourire. Lui et Rita se connaissaient bien, et chacun considérait l'autre comme un escroc.

"Rita, tu me blesses!"

"Uh, huh. Et?"

"Assieds-toi, assieds-toi, nous pouvons parler pendant que nous mangeons."

Elle s'assit et sortit sa Plume à Papote et du parchemin.

"Uh uh, Rita. Tu n'auras pas besoin de celle-ci. L'histoire est suffisamment juteuse pour que tu n'aies aucun besoin de l'embellir."

Elle haussa un sourcil sceptique, mais échangea sa Plume à Papote pour une plume à dictée standard.

"Voilà en gros. La Maison Malfoy est en train de sombrer. Rapidement."

Elle se redressa dans sa chaise et l'étudia en silence. "Qu'est-ce que tu as?" demanda-t-elle d'un ton neutre.

Il lui fit la version courte de ce qui s'était passé Samedi et Dimanche matin, concluant, "Et voici des copies des souvenirs pour appuyer tout ça." D'un geste élégant, il commença à placer une demi-douzaine de fioles de souvenirs sur la table. Elle le regarda avec des yeux ronds.

Les souvenirs étaient des versions minutieusement éditées des évènements du Samedi et Dimanche, y compris la rencontre avec le Conseil d'Administration. Il avait aussi inclus ses souvenirs de Dobby volant son courrier et admettant avoir scellé le Quai Neuf Trois Quarts. Ils ne contenaient pas certaines des choses qu'il avait expliquées à Harry.

Elle fixa les fioles d'un air avide.

"Je suppose que le Daily Prophet a une pensine," déclara-t-il.

"Oh, oui," souffla-t-elle doucement.

Elle leva les yeux jusqu'à croiser les siens.

"Il y a plusieurs choses à noter dans tout ça. Premièrement, une chose que je n'ai pas mentionnée est que M. Drago Weasley et M. Ron Weasley semblent être dans une sorte de relation d'amour/haine. Ils semblent toujours se jeter à la gorge l'un de l'autre. Bien que tous deux le nient, ils semblent tirer de la satisfaction de leurs interactions et semble chercher la présence de l'autre dans ce but. Ne prends pas mon mot tel quel cependant, demande à certains élèves. Peut-être que M. Malfoy voit M. Potter comme un rival pour les attentions de M. Weasley et cherchait à le faire disparaître de leur cadre romantique.

"Deuxièmement, regardes les réactions d'Harry à certaines des choses mentionnées. Elles ne correspondent pas à ce qu'il nous a été dit à son sujet. Je ne le mentionnerai pas pour l'instant, mais contentes-toi juste de prendre note.

"D'ailleurs, je ne sais pas si tu sais cela, mais il est impossible de prendre la Marque Noire de force sous Imperius. Il faut vouloir la Marque. La moindre hésitation et elle ne prendra pas. De même, juste menacer un membre de la famille pour l'y forcer ne marchera pas. Donc M. Malfoy et les autres Mangemorts ont menti comme des arracheurs de dents.

"Peut-être que tu pourrais avoir une interview avec l'un des prisonniers d'Azkaban et lui faire prendre du Veritaserum. Ça ne devrait pas être bien difficile. Tu devrais être capable d'obtenir l'accord de l'un d'entre eux en disant simplement qu'il a été mis sous Imperius et ne veut juste pas l'admettre car il était trop honteux de ce qu'il avait fait pour le Seigneur des Ténèbres. Tu es intelligente, tu trouveras quelque chose qui marchera.

"Demande comment la Marque Noire est obtenue et ce qu'ils ont dû faire pour l'obtenir. Je te garantie que ça t'en retournera l'estomac."

Il commença à manger et lui laissa le temps de penser à ce qu'il lui avait dit.

Elle posa quelques questions supplémentaires, auxquelles il répondit volontiers.

A la fin de leur déjeuner, alors qu'ils étaient sur le point de partir, il dit, "Rita, fais un bon travail avec M. Malfoy, et si tu parviens à le priver de la majorité de son influence sur le Ministère, je te garantie une interview seul à seul avec M. Potter. Si tu parviens à ce qu'il y ait une motion de censure contre lui et qu'il soit radié du Magenmagot, ou, comme j'aime l'appeler, le Magennigaud, (3) je m'assurerai que sa petite-amie soit incluse. Pas de Plumes à Papote, par contre!"

(3) 'Wizengamot / Wizenmaggot': 'maggot' veut dire 'le ver/l'asticot' ou 'le minable'

"Potter et sa petite-amie?" Harry/Gilderoy pouvait voir l'avidité dans ses yeux à l'idée des histoires qu'elle pourrait rédiger avec ça!

"Enfin, je ne pense pas qu'ils réalisent qu'ils sont en couple pour l'instant, mais c'est évident pour qui que ce soit d'autre." Il la regarda droit dans les yeux. "Rita, joue-la gentille avec Harry et tu auras un approvisionnement constant d'histoires à succès pendant des années. Je peux te le garantir. Et, tu seras en bonne place pour publier la biographie authentique d'Harry Potter. Avec photos autorisées."

Elle le fixa un long moment, et puis hocha la tête.

Sur ces mots, ils quittèrent les Trois Balais et repartirent chacun de leur côté.


Ce soir-là, alors qu'Harry Potter se préparait à aller dormir, un parchemin et un verre de… quelque chose, apparurent sur son bureau, à côté de son lit.

M. Potter,

Pendant que vous vous trouviez à l'Infirmerie, j'ai remarqué que vous souffriez de malnutrition, dues, sans nul doute, à la négligence de vos proches. Durant les quelques prochains mois, chaque soir avant d'aller dormir, une potion apparaîtra sur votre bureau. Buvez-la ENTIEREMENT. Parfois il s'agira de vitamines et de nutriments, d'autres fois ce seront des potions de soins pour corriger les dégâts faits à votre corps. Personne mis à part vous ne remarquera le verre. C'est à vous de décider si vous souhaitez en parler à certains de vos amis. Si vous le faites, je vous suggère de commencer par Mlle Granger.

Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et votre Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard

Harry soupira lourdement et laissa tomber la note sur son lit, puis sursauta légèrement lorsqu'elle tomba en poussière avant même de toucher les draps, et disparut. Il but la potion. Comme la plupart des potions, elle avait un goût horrible.


T/N: Alors? Y en a qui se sentent mal pour Malfoy, père, ou avec lui ça passe mieux? ;)

T/N 2: Un grand merci pour la correction de ce chapitre par Harry-Sterek-1968, comme toujours! Et en particulier pour avoir pointé une erreur de ma part dans mon explication du mot 'douairière' où j'avais confondu Elzabeth I d'Angleterre et Elizabeth Bowes-Lyon!