Disclaimer : Je ne suispas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!

T/N: Comme je l'ai dit dans le dernier chapitre de L'Animagus (si vous n'êtes pas encore allés voir cette traduction là, n'hésitez pas à y aller!) j'ai décidé de mettre une petite rubrique en fin de chaque chapitre de mes histoires décrivant une expression ou un proverbe peu courant ou désuet et l'expliquer. Je sais que tout le monde ne sera pas intéressé, mais moi je le suis et c'est moi le traducteur! ¯\_()_/¯

T/N 2: Un tout grand merci (encore et toujours) à Harry-Sterek-1968 pour avoir pris le temps de corriger ce chapitre! Vu toutes les corrections faites, il y en avait bien besoin... Oups


Le Daily Prophet du Mardi matin fit sourire Harry/Gilderoy tandis qu'il causait des exclamations de consternation de la part d'un certain élève de Serpentard. Avant que le petit-déjeuner soit fini, l'école toute entière savait que l'elfe de maison de Drago Malfoy avait enchanté un cognard pour poursuivre et essayer de tuer Harry afin de gagner le match. Et que le grand aventurier Gilderoy avait capturé l'elfe dévoyé, qui avait avoué le crime. Il y avait même un article secondaire s'interrogeant si Drago Malfoy et Ron Weasley seraient bientôt en couple.

Ni Ron ni Drago ne furent contents de voir cette spéculation imprimée. Le Professeur Rogue semblait un peu dérangé par l'histoire, lui aussi. Dumbledore fit juste scintiller ses yeux.

L'édition du soir continua sur l'histoire du cognard et la façon dont elle s'était déroulée au Ministère, avec à la fois Malfoy junior et senior proclamant leur innocence tout en étant incapable d'expliquer comment leur elfe de maison avait pu faire tant de choses sans leurs ordres. L'article remettait en question la véracité de leurs Serments – et explorait comment ils auraient pu être capable de donner l'ordre à l'elfe de maison sans le formuler explicitement. L'elfe de maison aurait pu répondre aux désirs et intentions vaguement exprimés des Malfoy sans recevoir un ordre direct, concluait le journal.

Que M. Malfoy ait échoué à étouffer l'affaire était une preuve de combien Harry/Gilderoy avait sévèrement blessé le sorcier financièrement.

Gilderoy découvrit juste à quel point il avait endommagé la Maison Malfoy lorsqu'une chouette de Gringotts arriva ce soir-là avec une liste des propriétés qui lui appartenaient désormais, toutes produisant un bon revenu. Il semblait que la Maison Malfoy avait bien moins de gallions bruts en réserve qu'il ne l'avait supposé – cela devait être dû à tous ces pots-de-vin que Malfoy payait pour son programme pro-Sang-Pur. Cela le fit encore plus sourire. Avec tout l'or disponible à présent dans les coffres de Gilderoy, si Malfoy voulait des gallions pour quelque chose – disons, pour soudoyer quelques personnes – il devrait attendre le dépôt mensuel de ses propriétés produisant des revenus. Mais c'était en supposant que son revenu actuel dépassait ses frais actuels. Considérant le train de vie dont les Malfoy profitaient, ce n'était pas garanti. Et les propriétés qui appartenaient désormais à Gilderoy diminuaient cette capacité de revenus, rendant cela encore plus difficile pour Malfoy.

Malfoy pouvait demander un remboursement immédiat des prêts qu'il avait accordé à d'autres en tant qu'homme d'affaire, mais cela révèlerait sa situation financière, l'affaiblirait politiquement, et transformerait des "amis" en ennemis. Cela impacterait également les Mangemorts, puisque ses débiteurs rappelleraient les dettes d'autres. Les gens honnêtes et les business qui avaient fait l'erreur d'emprunter à Malfoy souffriraient. Mais les Gobelins, pour un certain prix, avaient promis de dire à Gilderoy ceux qui rencontreraient de telles difficultés, et de leur donner l'opportunité de les aider s'il le pouvait. Cela atténuerait un peu la crise, et accroitrait aussi l'influence politique de Lockhart.

Emprunter à quelqu'un d'autre que les Gobelins révèlerait aussi la position vulnérable de Malfoy.

Gringotts pouvait vous prêter de l'argent, mais les taux étaient exorbitants même si vous aviez des propriétés à mettre en garantie. Naturellement, les Gobelins garderaient tout revenu produit par ces propriétés jusqu'à ce vous remboursiez la dette, ce qui rendait cela d'autant plus difficile à faire. Si vous n'aviez pas de garantie, les taux montaient jusqu'à presque cinquante pour cent de la somme d'emprunt. Les clients peu appréciés et désagréables, ceux qui ne se cachaient pas de leur dégoût des Gobelins, découvriraient que les taux pour l'un ou l'autre type de prêt étaient considérablement plus élevés.

Dans tous les cas, Malfoy n'était désormais plus un acteur majeur au Ministère. Il avait été le numéro trois parmi les dix familles de sorciers les plus riches. Avec cet unique coup, Lockhart avait fait chuter la Maison Malfoy hors des cent plus riches, tout en se hissant à la dixième place.

Gilderoy envoya joyeusement à Rita un hibou laissant entendre que Malfoy pourrait bien avoir des difficultés financières, et ne serait-ce pas une histoire juteuse sur combien le puissant avait pu chuter. Qui plus est, laisser entendre que si Malfoy avait aussi mal géré l'extrêmement riche Maison Malfoy, peut-être alors que ces rumeurs sur son instabilité mentale n'était pas sans fondements.

La une de Mercredi se concentrait sur comment le Conseil d'Administration de Poudlard avait destitué M. Malfoy, bien qu'avec réticence, à cause de "l'instabilité" de ses sautes d'humeur. Cela incluait de copieuses citations des autres membres du Conseil sur combien ils avaient été consternés récemment par ses actions discutables et ses biais indéniables. Nulle mention n'était faite d'éléments détaillés en particulier, mais cela donnait l'impression que l'affaire du cognard était juste la dernière d'une série dans laquelle M. Malfoy avait été impliqué. Ah, oui, les loups tournaient autour de la proie blessée.

Jeudi matin, l'histoire sur comment quelqu'un obtenait la Marque Noire fut publiée. Plusieurs personnes du Ministère pointèrent bien que cette information provenait de Mangemorts condamnés et que vous ne pouviez pas vraiment vous fier à leurs dires pour connaître la vérité. Bien sûr, d'autres soulignaient que seuls les sorciers et sorcières les plus puissants étaient capables de mentir sous Veritaserum – et qu'aucun des prisonniers ne s'approchaient de ces niveaux de puissance, en particulier après un séjour de dix ans à Azkaban avec les Détraqueurs pour hôtes!

Rita était parvenue à obtenir l'accord de Madame Bones pour que, la prochaine fois qu'ils attrapaient quelqu'un qui avait la Marque Noire et enfreignait la loi, celui-ci se verrait administrer du Veritaserum pour déterminer la vérité sur la Marque. En attendant, les flux de l'opinion publique se retournèrent violemment contre Malfoy et plusieurs autres Mangemorts marqués, connus comme étant "réhabilités".

Rita, pendant ce temps, obtenait les unes à la fois des éditions du matin et du soir du Daily Prophet, une situation unique et hautement profitable pour elle. Et c'était d'autant mieux si ce qu'elle écrivait était la vérité et que personne ne pouvait se plaindre qu'elle avait exagéré les faits et utilisait des diffamations salaces pour vendre ses histoires.

Plus tard ce même jour, en DCFM, Gilderoy décida d'examiner toute l'affaire de l'Héritier de Serpentard durant les dernières minutes de cours.

"J'ai entendu quelques élèves discuter de qui, au juste, pouvait être l'Héritier de Serpentard et que seul l'Héritier de Serpentard était en mesure de contrôler le monstre." Il se déplaça à travers la salle de classe. "Débrouillons un peu tout cela, voulez-vous?" Il fit face à la classe et pointa son doigt vers le plafond. "Tout d'abord, Serpentard est d'une Famille Sombre. Alors, peut importe de qui il s'agit, il doit être d'une Famille Sombre, n'est-ce pas?"

La majorité de la classe hocha lentement la tête en assentiment.

"Cependant, avec tous les mariages entre cousins dans le monde des Sang-Purs, tout Sang-Pur ou Mêlé dans ce château est apparenté à Serpentard quelque part dans l'arbre généalogique." Plusieurs Serpentards acquiescèrent à cette conclusion. "Donc, ne pas être d'une Famille Sombre n'est pas une condition décisive pour disqualifier quelqu'un d'être l'Héritier, pas vrai?"

Des hochements de tête, encore. Harry semblait perplexe, ne voyant clairement pas où il voulait en venir.

"Malheureusement, quelle famille a la meilleure revendication sur la position d'Héritier est pratiquement impossible à déterminer. La dernière personne connue ayant affirmé être l'Héritier de Serpentard était Voldepute – et nous savons tous ce qui lui est arrivé." La majeure partie de la classe s'étrangla ou eut une exclamation à ce nom. "Sa mère était de la Famille Gaunt, et ils affirmaient être les seuls descendants directs de Lord Serpentard – du côté maternel. Cependant, tous les Gaunt sont maintenant morts. Donc, encore une fois, les connexions familiales sont floues au mieux.

"D'un autre côté, M. Potter a vaincu Voldepute, la dernière personne ayant prétendue être l'Héritier de Serpentard." Plusieurs élèves de Serpentard fronçaient les sourcils à son utilisation de Voldepute au lieu de Voldemort. "La première fois que M. Potter l'a vaincu au combat, c'était en se défendant alors qu'il n'était qu'un simple bambin de 15 mois. Comment, nul ne le sait. Peut-être était-ce quelque chose que sa mère ou son père a faite, ou les deux. Cela n'a pas d'importance, Harry Potter, dernier Héritier de la Maison Potter, a vaincu l'Héritier de Serpentard autoproclamé dans un Combat Equitable, combat initié par l'autre sorcier. Cela ne veut-il pas dire que M. Potter est désormais l'Héritier de Serpentard Par Droit de Conquête?" La majorité de la classe parut stupéfaite par cette conclusion. "Et pour ceux qui ne le savent pas, Par Droit de Conquête est une pénalité pour empêcher des sorciers et sorcières puissants de prendre le contrôle de Lignées Familiales plus faibles simplement en tuant leurs Lords et Héritiers. Vous ne pouvez seulement hériter d'une lignée Par Droit de Conquête si vous parvenez à vous défendre d'une attaque et que l'attaquant que vous tuez est le dernier Lord ou Héritier de sa Maison.

"Voyons, Voldepute a bien attaqué sans provocation, mais il est devenu un spectre. Est-ce suffisamment mort pour qualifier au Droit de Conquête? Possiblement." Gilderoy s'interrompit, comme perdu dans ses pensées. "Cela est relativement déroutant, n'est-ce pas?

"Cependant, l'année dernière, M. Potter a une nouvelle fois vaincu Voldepute! Et cette fois, de façon assez sans équivoque. L'Abruti des Ténèbres a tenté par trois fois de tuer M. Potter l'an dernier, et a échoué les trois fois – une fois durant un match de Quidditch, une fois dans la Forêt Interdite, et finalement sous le château durant les examens de fin d'année." La classe était agitée maintenant, en particulier du côté des Serpentards. "Oh, sérieux!" "Ce n'est pas possible!" "Vous inventez tout ça!" "Arrêtez un peu!" Quelques-uns objectèrent à son utilisation de noms pour décrire Voldemort. "MENTEUR!" "Comment osez-vous!"

"SILENCE," tonna le professeur.

"Que vous me croyez ou non n'est pas le problème. M. Potter peut prouver qu'il dit la vérité avec ses souvenirs. Mais nous sortons du sujet. A la fin de l'année dernière, il a une fois de plus vaincu l'Abruti des Ténèbres. Cela veut dire qu'il a vaincu ce sorcier en Combat Equitable pour se défendre, deux fois!

"A la façon dont je comprends les anciennes lois, aucun autre possible cousin Héritier ne peut battre cette revendication. Et même si vous contestez ma déclaration qu'il l'a encore affronté l'an dernier, vous ne pouvez pas nier qu'il l'a vaincu il y a onze ans."

La classe parut abasourdie par cette façon de voir les choses. Gilderoy se gorgea des regards fixés sur lui. "Est-ce que personne n'a pensé à cela? J'y ai songé dès le moment où j'ai entendu que M. Potter était arrivé à Poudlard l'année passée. Je m'étais dit, 'Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, le voilà, le garçon qui a vaincu l'Héritier de Serpentard. Cela ne ferait-il pas de lui l'Héritier de Serpentard?'

"S'il est vrai qu'il a vaincu l'Héritier de Serpentard en Combat Equitable, alors M. Potter est, définitivement, l'Héritier de Serpentard!" Il marqua un temps d'arrêt et observa la classe, rayonnant joyeusement à sa logique et ignorant les expressions horrifiées qu'Harry et Hermione portaient maintenant.

"Dans ce cas, l'Héritier de Serpentard est maintenant d'une Maison Lumineuse, brillant par les Ténèbres, n'êtes-vous pas d'accord?" Il rit à son jeu de mot. "En d'autres mots, si vous êtes d'une Famille Sombre et que vous gagnez le contrôle d'une Famille Lumineuse, Par Droit de Conquête, cela ne fait pas automatiquement de vous un Famille Lumineuse, ne pensez-vous pas? Et la réciproque est aussi vraie. Si vous êtes une Maison Lumineuse et gagner d'une Famille Sombre, Par Droit de Conquête, vous êtes toujours une Famille Lumineuse!"

La plupart de ceux présents hocha la tête en accord.

"Hm? Vous avez bien cela en tête? Ne l'oubliez pas!" les admonesta Gilderoy en reprenant ses déplacements dramatiques à l'avant de la classe.

"Deuxièmement, pour contrôler le Monstre de Serpentard, vous devez pouvoir le commander. Donc, si le monstre de Serpentard est un serpent, être l'Héritier de Serpentard est inutile si vous ne pouvez pas contrôler le monstre. Ainsi, même si M. Potter est l'Héritier de Serpentard, Par Droit de Conquête, cela ne veut rien dire s'il ne peut pas se faire obéir du monstre, pas vrai?"

Encore une fois, la majorité de la classe acquiesça.

"Alors, la question est, M. Potter, êtes-vous un Fourchelangue? Parlez-vous Fourchelang?" (1)

(1) J'ai décidé de faire une démarcation entre la personne qui le parle et la langue elle-même à partir de maintenant, comme en anglais "Parselmouth/Parseltongue". (Le nom officiel des deux est 'Fourchelang' il me semble, mais les gens se trompent souvent et l'écrivent 'Fourchelangue')

Harry le regardait avec les yeux écarquillés.

"Vous ne savez pas, hein? Facile de le découvrir," Gilderoy agita sa baguette, disant "Serpensortia". Un petit serpent jaillit de sa baguette. Gilderoy le suspendit dans les airs et l'étudia tandis qu'il sifflait. "Hé bien, mais c'est que tu es un beau spécimen, pas vrai? Et en colère, aussi." Il lui faudrait prétendre qu'il ne pouvait pas parler aux serpents. Maintenant qu'il était plus vieux, il réalisait que cela serait assez utile.

La classe toute entière, à l'exception d'Harry, se pencha en arrière dans leurs chaises, fixant le serpent. Harry fixait le serpent avec une horreur fascinée.

"Bien, M. Potter, qu'a à dire ce magnifique individu?"

Harry regarda le professeur, les yeux arrondis sous le choc.

"Allons, allons, voyons, M. Potter, je peux dire que vous le comprenez. Dites-nous ce que le serpent dit!"

Harry se recroquevilla sous le regard pénétrant de Gilderoy. Il ne pouvait pas se résoudre à mentir. Il pouvait dire que Gilderoy savait, juste par la façon dont il regardait Harry, qu'Harry avait compris le serpent. Harry déglutit nerveusement.

"Er, humm," balbutia-t-il. "Il a dit 'Qui m'appelle? Renvoyez-moi là-bas ou je vous mords!'"

"Ah!" Gilderoy parut désappointé par la menace, "Dites-lui que je suis désolé de l'avoir dérangé et que je le renvoie sur-le-champ."

Harry prit une inspiration hachée et puis siffla vers le serpent. Le serpent siffla en retour.

Lorsque tous les sifflements cessèrent, Gilderoy renvoya le serpent d'où il était venu.

La classe toute entière fixait Harry. Ceux les plus près semblaient essayer de s'éloigner de lui, même Neville. Harry s'enfonçait dans sa chaise.

"Très bien, alors," dit joyeusement le Professeur. "Harry parle le Fourchelangue, tout comme le Grand Merlin avant lui."

La moitié de la classe sursauta et tourna son regard d'Harry vers leur professeur.

"Et dans le sous-continent Indien et en Asie du Sud-Est, les Fourchelangues sont fortement admirés et recherchés – avec tous ces serpents venimeux, vous comprenez. De plus, pour certaines raisons, le Fourchelang rend les sorts plus efficaces. Les quelques médecins qui parlent le Fourchelang sont hautement sollicités et dirigent les hôpitaux les plus connus d'Inde et d'Asie du Sud-Est.

"Comme je le mentionne dans mon livre Une Année avec le Yéti (2), je suis brièvement resté à Calcutta. Le temps que j'y ai été, j'ai engagé un Fourchelangue pour faire partir un nid de cobras hors de mon jardin. Et puis, le charmeur de serpent connaissait un endroit qui avait besoin de serpents pour aider à régler un problème de rongeurs. Assez pratique, d'être un Fourchelangue. J'aurai voulu pouvoir parler le Fourchelang."

(2) 'Year with the Yeti' hélas, j'ai pas vraiment de possibilité pour garder le sens avec un mot en Y… Et c'est pas faute d'avoir essayé!

La classe ne savait pas si elle devait se montrer terrifiée de connaître un Fourchelangue, ou envieuse.

"Donc, si vous voulez déclarer M. Potter comme étant un Sorcier Noir parce qu'il est un Fourchelangue, alors vous devrez aussi condamner Merlin, et un vaste nombre d'Indiens, pour la même raison." Il lança à la classe un regard perçant. "J'espère que vous êtes plus intelligents que ça. C'est les actions d'un sorcier qui déterminent s'il est Noir, Gris ou Blanc. De ce que j'ai pu entendre de la réputation de M. Potter à Poudlard, il n'est définitivement pas Noir – il a sauvé une sorcière qu'il connaissait à peine d'un Troll, pas vrai?" Il balaya encore la classe d'un regard, s'arrêtant pour observer Hermione.

Il retourna son attention sur Harry. "Dites-moi, M. Potter, avez-vous entendu des sifflements étranges dans le Château?"

Il secoua la tête. "Je n'entends pas de sifflements, Monsieur; ça ressemble juste à de l'Anglais pour moi."

"Ah! Alors, avez-vous entendu des voix mystérieuses dans le Château récemment? Des voix qui diraient des choses comme, oh, je ne sais pas, des choses comme," il s'arrêta un moment, puis grogna, "Viens… viens à moi. J'ai si faim… Je sens du sang!"

Surpris par combien le professeur avait été proche de ce qu'il avait entendu, Harry ne put qu'hocher la tête avec réticence.

"Excellent! Vous avez entendu ça, tout le monde? Un autre indice sur l'identité du Monstre de Serpentard! M. Potter a entendu un serpent dans le Château. Des idées sur le mystérieux monstre qui erre dans notre école?" Environ un tiers de la classe leva la main, y compris Hermione.

Oh, il fallait qu'il entende ce qu'elle avait imaginé, "Mlle Granger!"

Elle se tint à côté de son bureau et récita:

"Par la poule pondu et par le crapaud couvé, ... ... ... ... ... ... ... ... ... Laid by rooster and hatched by a toad,

Au Basilic notre terreur est liée. ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...To theBasilisk terror is owed.

Emiettant le roc de son exhalaison, ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... Crumbling rocks with its breath,

Il sème la mort de sa vision, ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... It stares victims to death,

Et par le chant du coq seul est-il arrêté. ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... And by cock-crow alone, is it slowed.

"Excellent, Mlle Granger! Cinq points. Autre chose que vous souhaitez ajouter?

"Oui, monsieur. Le Basilic tue par le regard, il ne pétrifie pas juste ses victimes." Plusieurs autres élèves hochèrent la tête en accord.

"Bien, bien. Voilà qui tient du casse-tête, pas vrai? Mais peut-être avons-nous un problème sémantique ici. Le sort de pétrification utilisé par les sorciers se contente simplement d'immobiliser sa cible, la pétrification comme décrite pour le Basilic et la Méduse transforme les victimes en pierre et les tue! Pourrait-il y avoir des circonstances spéciales par lesquelles le serpent pétrifie sa victime comme les sorciers le font au lieu de tuer la victime? Une bonne question, ne trouvez-vous pas?

"Alors, nous avons besoin d'un peu plus de recherches, pas vrai, avant de pouvoir exclure définitivement le Basilic." Il sourit à la classe. "Y avait-il des conditions spéciales qui aurait pu protéger les victimes du Basilic de la mort tout en les laissant pétrifiés?" Il balaya encore la classe du regard, notant la frustration évidente des membres les plus intelligents. "Par Merlin, que j'aime être moi!" soupira-t-il gaiement.

"Pour résumer," il s'arrêta avec une main sur sa hanche, ses robes rejetaiées artistiquement en arrières tandis qu'il levait son autre main, index pointé vers le haut près de sa tête. "Primo, M. Potter pourrait être l'Héritier de Serpentard par le sang, comme pourraient l'être n'importe quel autre élève ou adulte Sang-Pur ou Mêlé dans le Château.

"Secundo, M. Potter est probablement l'Héritier par Droit de Conquête, mais cela ne fait pas de lui un sorcier Noir, pas plus que Lucius Malfoy deviendrait un parangon du sorcier Blanc s'il héritait de la Maison Potter." Des jérémiades montèrent de la direction de Drago.

"Tertio, M. Potter peut aussi parler le Fourchelang et contrôler le monstre, ce qui ne veut pas non plus dire qu'il est un sorcier Noir, à moins que vous souhaitiez considérer Merlin et tous ces charmeurs de serpents Indiens, qui aident les gens en éloignant les serpents venimeux, également comme des sorciers Noirs.

"Quarto, être un Fourchelangue est héréditaire, vous ne pouvez pas apprendre le Fourchelang. Ainsi, Harry est ou bien un descendant direct de Serpentard, ou bien d'un autre sorcier qui était aussi un Fourchelangue."

Hermione avait à nouveau levé sa main. Gilderoy arqua un sourcil, mais lui fit signe de parler.

"Professeur, vous avez dit qu'Harry," elle jeta un coup d'œil nerveux à Harry, inquiète à l'idée de le contrarier, " est l'Héritier de Serpentard, plus tôt, mais maintenant vous dites qu'il est probablement l'Héritier de Serpentard. Lequel est-ce?"

"Une excellente question! Deux points." Son regard passa sur toute la pièce. "Je pense qu'il est l'Héritier de Serpentard, basé sur mes connaissances et ma logique. Cependant, seul un Test d'Héritage Gobelin peut catégoriquement déterminer si je suis correct, ainsi, je dis qu'il n'est seulement que probablement l'Héritier. La logique, mes chers, la logique, bien supérieure aux suppositions aléatoires."

Il vit plusieurs élèves acquiescer.

Gilderoy dirigea vers le garçon un sourire jovial, fier de ses conclusions. "Alors, cela ne semble pas en votre faveur, M. Potter, n'est-ce pas?" dit joyeusement Gilderoy. Harry donnait l'impression d'essayer de s'enfoncer dans le sol, son visage d'un rouge vif d'embarras, jetant un regard en colère à Lockhart.

"Cependant, il faut tenir compte du message 'ennemis de l'Héritier prenez garde' et de comment les Nés-Moldus seront chassés du château – et cela est un élément crucial – La mère de M. Potter était une Née-Moldue! Pourquoi voudrait-il, lui, jeter les Nés-Moldus hors de Poudlard? Cela serait assez hypocrite de sa part, n'est-il pas? Il ne serait même pas ici si sa mère Née-Moldue n'avait pas été admise ici pour rencontrer son père Sang-Pur."

Il tourna son attention vers la moitié Serpentard de la salle de classe. "Dites-moi, M. Malfoy," dit-il, toujours rayonnant, "Accepteriez-vous d'être l'Héritier de Serpentard si cela signifiait que vous deviez soit tuer votre mère, soit l'exiler pour qu'elle vive seule parmi les moldus?" Les Serpentards s'appuyèrent contre le dossier de leurs chaises tandis que Malfoy palissait.

"Donc, même si M. Potter est l'Héritier de Serpentard et pourrait contrôler le monstre, cela ne signifie pas qu'il est derrière le message ni les attaques! Vous ne pouvez pas conclure qu'il est responsable avant d'avoir pu expliquer pourquoi il voudrait chasser sa petite-amie hors de Poudlard!" Il y eut quelques couinements de surprise chez les filles à l'idée que la sorcière Née-Moldue puisse vraiment être sa petite-amie. "Et, étant lui-même un Sang-Mêlé, se ranger du côté du programme Sang-Pur contre les Sang-Mêlés et les Nés-Moldus serait aussi hypocrite, pas vrai? Donc vous devriez aussi expliquer cela."

Il s'arrêta et parcourut une dernière fois la classe. "Devoir! Expliquez les raisons pour lesquelles un ou une Sang-Mêlé comme M. Potter n'accepterait jamais de développer des lois qui le ou la discriminent! Un pied de long, avec une conclusion d'une phrase sur ce que vous feriez si vous étiez un Sang-Mêlé confronté à un tel choix. Pour des points supplémentaires, des explications raisonnables sur pourquoi un ou une Sang-Mêlé ferait passer des lois qui le ou la discriminent, avec une seconde conclusion sur si ces raisons seraient suffisantes pour altérer votre conclusion originale.

"Vous pouvez sortir."

Il y aurait de très intéressants messages envoyés aux parents cette semaine.


Une semaine et demie avait passée et Rita n'avait désormais plus les unes du Daily Prophet. M. Malfoy avait subi une belle rossée.

Lorsqu'il avait essayé d'utiliser le Magenmagot pour s'attaquer au populaire sorcier blond, il avait découvert que seuls les votes qu'il achetait le soutiendraient dans ce qui était clairement une vendetta personnelle.

Puis le Magenmagot avait passé une motion de censure et l'avait expulsé. Il était acceptable d'être un Mangemort en privé, et plusieurs des membres étaient légèrement cinglés, mais ses emportements publics et ses accès de rage contre le fameux et populaire Lockhart, combiné aux rumeurs de grave revers financiers dus à son incompétence, et ses accusations sans fondements à l'encontre de ceux qu'il voyait comme ses ennemis, attiraient le genre d'attention indésirable de la part du public. Ah, oui, les requins n'étaient pas au-dessus d'exagérer auprès de leurs pairs pour abattre un opposant.

Lockhart avait récupéré encore quelques propriétés supplémentaires de Malfoy lorsque celui-ci avait tenté d'acheter ses confrères membres pour garder sa position au Magenmagot. Les Malfoy étaient à présent simplement une famille de la classe moyenne supérieure. Mais cela ne durerait pas au rythme où ils brûlaient leurs fonds. Gilderoy avait déjà renfloué plusieurs affaires de la 'Lumière', blessés par une demande de remboursement de dette de Malfoy. Les affaires douteuses les plus 'Sombres', il les avait laissé faire faillite, supprimant un support financier pour de nombreuses familles de Mangemorts. Et la rancœur que ces faillites avaient généré envers la Maison Malfoy faisait sourire Harry rien que d'y penser. S'il leur fallait se démener pour survivre, ils n'auraient pas le temps libre pour des 'activités supplémentaires' qui blessaient d'autres sorciers et sorcières.


"Je suis sûr que vous vous demandez pourquoi Mlle Granger et vous avez une retenue avec moi ce soir à la place du Professeur Rogue, n'est-ce pas M. Potter?" Ils se trouvaient dans son bureau, et c'était peu de temps après le souper. Ils hochèrent tous les deux la tête. "Hé bien," dit-il comme s'il se confiait à un ami proche, "je suis sûr que vous avez remarqué comment les unes du Daily Prophet ne sont à présent plus centrées sur les misères de M. Malfoy, pas vrai?" Il leur sourit d'un air victorieux lorsqu'ils acquiescèrent encore. Harry avait un sourire satisfait aux difficultés que rencontrait Drago à Serpentard. Il n'était désormais plus le Prince de la Maison Serpentard.

"Je pense qu'il est temps que vous commenciez, M. Potter, à corriger les erreurs et les mensonges sur votre vie!"

Il remarqua que les deux élèves commencèrent à paraître alarmés.

"Harry, Harry, Harry," dit-il d'une façon assez désobligeante, "je t'ai dit de nombreuses fois auparavant que tu dois saisir ta destinée et l'embrasser. Tu dois accepter que le public ait soif d'histoires sur toi, et si tu ne leur donnes pas d'histoires, quelqu'un d'autre en créera sur toi et le public les prendra pour la vérité, à ton grand regret."

Il tourna son attention sur Hermione. "Mlle Granger, vous avez vu comment la presse se comporte envers les célébrités dans le monde moldu, n'est-ce pas?"

Elle opina avec réticence.

"Alors, Mlle Granger, que devrait faire une célébrité maline? Prenez votre temps."

Après une minute elle dit, "Si les journaux peuvent obtenir des histoires directement de la célébrité, ils les impriment plutôt que d'en inventer. Une célébrité maline s'assurerait qu'il ou elle parle avec des reporters régulièrement, afin qu'ils aient toujours des histoires véridiques et qu'ils ne soient pas tentés d'en inventer de nouvelles dans une tentative d'attirer des lecteurs."

"Tu vois, Harry," dit Gilderoy joyeusement, "je ne suis pas juste un vantard égoïste. Je m'assure de toujours dire aux reporters ce que je fais afin de me protéger moi-même des rumeurs et des gauloiseries. Certains diront que je vais trop loin, mais à moins d'être constamment en train de faire quelque chose de nouveau, la presse perdra son intérêt. Et j'ai besoin de la presse pour vendre mes livres."

Il s'interrompit. Ça n'allait pas tout à fait dans la direction qu'il voulait.

"Harry, je sais que tu détestes l'attention, mais tu es le Survivant. Durant dix ans, personne n'a su où tu te trouvais ou ce que tu faisais. Et les gens veulent savoir quel genre de vie leur sauveur mène. Le plus tu essayes de l'éviter, le plus cachottier tu parais. Et le plus cachottier tu parais, le plus la presse te harcèlera, essayant d'obtenir des réponses à ces questions. Et lorsque tu seras plus vieux, ce n'en sera que pire. Tu es presque un adolescent, alors les questions vont être, qu'est-ce que tu aimes faire? Qui sont tes amis? Es-tu un salaud? Es-tu un héros? Quelles filles aimes-tu? Y a-t-il une fille en particulier? Qui est-elle?" Le sorcier se tourna vers Hermione, "Vous pouvez lui dire comment la presse a harcelé les Princes Charles, Andrew et Edward et la Princesse Anne."

"Hum, oui, ils sont assez insistants."

"Exactement," s'écria Gilderoy en triomphe. "Et la façon dont les Royaux gardent les rumeurs et spéculations au minimum est grâce à des parutions dans la presse régulières, pas vrai?"

Hermione acquiesça à regret.

"Alors, Harry, avec mon aide, tu vas commencer à réguler la presse."

Il se leva, "Venez avec moi, les enfants," il se dirigea vers la porte. "Et je vous apprendrai les tenants et aboutissants sur comment manipuler la presse pour qu'elle imprime les histoires que vous voulez tout en étouffant celles que vous ne voulez pas!"

Il les guida hors du Château, en direction de Pré-au-Lard. Le Directeur était au Ministère, s'occupant de cet idiot de Fudge qui paniquait face à la perte de son "bon ami" et financier privé, Malfoy.

"Comme promis, Harry, Hermione, voici Rita Skeeter," dit Lockhart en menant les deux élèves dans le salon privé des Trois Balais. Il regarda alentour, souriant de son sourire inimitable à la sorcière. La femme fixait Harry comme s'il était un festin de Noël préparé exclusivement pour sa consommation personnelle.

"Woah, Rita," dit-il sur un ton désarmant. "Calme-toi un peu, veux-tu."

Hermione avait définitivement l'air alarmée tandis qu'Harry paraissait sombre.

La sorcière cilla et baissa les yeux sur la table. "Bien sûr," dit-elle.

"Bien, alors," dit Gilderoy en guidant les deux Gryffondors vers leurs chaises, "laissez-moi commencer avec quelques petites informations que M. Potter, ici présent, est un peu trop timide pour aborder et formuler franchement." Il sourit à Rita. "Moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, cependant, n'ai pas ces appréhensions.

"Tu connais, bien sûr, Harry Potter…"

Rita dirigea un sourire clairement faux vers le garçon, "Enchanté, M. Potter."

" 'jour."

Gilderoy dit, "Harry, où sont tes ? Tu peux mieux faire."

Harry soupira et puis leva les yeux vers la sorcière, "Heureux de vous rencontrer, Mlle Rita Skeeter."

"Il vous faut excuser les manières abruptes d'Harry, Rita," dit Gilderoy en aparté à la sorcière, "Il n'a jamais été éduqué aux manières d'un sorcier digne de ce nom."

Les yeux de Rita s'écarquillèrent légèrement à cette déclaration.

Gilderoy prétendit ne pas remarquer, "Et voici la très bonne amie de M. Potter, Hermione Granger." Il ajouta, "Mlle Granger est d'origine Moldue et est clairement la jeune fille la plus intelligente de son année à Poudlard."

Hermione rougit tout en faisant la révérence et dit bonjour.

"Elle est avec nous aujourd'hui car je pense qu'elle découvrira que ceci est une expérience d'apprentissage inestimable." Il fit une pause d'une seconde. "Et avant que tu ne le demandes, elle n'est pas sa petite-amie," dit-il avec un clin d'œil clairement exagéré. "Du moins, par encore," ajouta-t-il avec un petit rire. "Peut-être un jour, pas vrai, les enfants?"

"Professeur!" s'exclama Hermione, scandalisée. Harry s'enfonça un peu plus dans son fauteuil. Les deux avaient rougi pratiquement jusqu'à l'écarlate.

Harry/Gilderoy éclata de rire. "Ne sont-il pas adorables ensemble?" fit-il semblant de chuchoter à Rita.

Cela causa un "Professeur!" encore plus fort de la part d'Hermione. Si cela était possible, ils rougirent encore plus. Il était sûr qu'à ce stade, même leurs orteils devaient rougirent.

Il se frotta les mains l'une contre l'autre. Il s'amusait tellement.

"Bon, alors, Rita, j'ai quelques règles à mettre en place. Harry est assez timide sur sa vie avec les Moldus, et il n'est prêt à discuter d'aucun détail sur la façon dont ils le traitent. Ce que je peux te dire est qu'ils sont apparentés, et non, nous ne dirons pas leurs noms. Leur sécurité repose sur leur anonymat. Et ils doivent rester anonymes car il y aurait des gens qui les attaqueraient." Autant la laisser s'imaginer qu'il s'agissait d'ennemis d'Harry, et pas de personnes révoltées par son traitement aux mains des Dursley.

Harry et Hermione le fixaient tous les deux.

"Et oui, des gens les attaqueraient. D'ailleurs, en fait, il y a eu pas moins de trois tentatives contre la vie de M. Potter uniquement l'année dernière! Et c'était à Poudlard. Imagine ce qu'ils feraient au cours de l'été s'ils savaient l'identité de ses proches Moldus, et qu'Harry est interdit de se protéger magiquement à cause de la trace?! Pas qu'il aurait les connaissances ou la capacité de tenir tête à un Mangemort adulte pour plus de quelques secondes, au maximum."

Rita était assise avec ses bras posés sur la table, penchée en avant, les yeux plissés par la concentration. Ses sourcils se haussèrent brusquement à cette révélation.

"Alors, je pensais que la façon dont nous pourrions le faire est qu'Harry te parle de ce qu'il a pensé lorsqu'il a vu le Chemin de Traverse pour la toute première fois l'an dernier et ses expériences là-bas. Puis nous pourrions passer au Poudlard Express et à la Répartition. Puis tu pourrais lui poser des questions. Enfin, si nous avons le temps, Harry pourrait te parler de comment sa première fois sur un balai lui a valu d'intégrer l'équipe de Quidditch de Gryffondor, et de son tout premier Halloween à Poudlard.

"Hermione, ici présente, a rencontré Harry dans le train et pourrait donner ses impressions sur sa première rencontre avec le fameux Survivant, et quelques autres choses qu'elle l'a vu accomplir.

"Qu'en penses-tu?"

Deux heures et plusieurs tasses de thé plus tard, Harry commença à décrire la fête d'Halloween et le Troll. Harry et Hermione eurent tous les deux la voix enrouée une heure après cela. Hermione développa considérablement la courte description qu'Harry avait faite du combat: "On a réussi à assommer le troll."

Rita avait une belle petite pile de rouleaux de parchemins à présent. "Fantastique," murmura-t-elle.

"Oui, n'est-ce pas?" dit Gilderoy. "Enfin, je pense que nous en avons fini pour ce soir. Il nous faut rentrer, le couvre-feu arrive bientôt, tu sais?

"Oh, au fait, voici quelques photographies officielles d'Harry et Hermione que tu peux utiliser pour tes articles." Il laissa tomber un petit paquet sur la table. "Certaines séparées et d'autres ensemble. Assure-toi de donner la reconnaissance appropriée pour le photographe, Colin Crivey, ainsi que les honoraires de photographe pour chacune des photos utilisées par le journal."

Il fit avancer les deux enfants vers la porte, mais se tourna au dernier moment pour lui donner un flacon rempli d'un fluide argenté. "Je pense que tu trouveras cela particulièrement informatif, Rita. Cela corrobore tout ce qu'ils ont dit sur le Troll," dit-il d'une voix basse. "Tu devrais peut-être minimiser le rôle de M. Weasley, il est un peu négligent et est un idiot." Puis, plus fort. "Je ne suis pas du genre à dire aux autres comment gérer leurs affaires, mais j'imagine que tu pourrais faire durer ces notes sur plusieurs jours, peut-être une semaine, avec un teaser sur le Troll à la fin de chacun pour augmenter le suspens. Oh, et tu voudras peut-être demander à Madame Bones ce qu'elle sait à propos d'un Troll errant à l'intérieur des enchantements protecteurs de Poudlard, et ce que le Directeur lui a dit, ainsi qu'aux autres parents, sur cet incident."

Harry/Gilderoy sourit joyeusement, ces histoires seraient comme donner un bon coup de pieds dans les bijoux de famille de ce vieux Dumbledore.


Les articles de Rita aidèrent le Daily Prophet à établir des ventes record. Au début, Harry se fit ennuyer par les Serpentards, et particulièrement Drago, à propos des articles et d' "aimer faire sa vedette", comme les Serpentards le disaient. Harry utilisa les répliques que lui avait conseillées Gilderoy, "Tu es juste jaloux parce que personne ne s'intéresse à ce que tu fais" et "J'essaye juste de rétablir la vérité pour lutter contre les mensonges qui ont été colportés." Elles marchaient surprenamment bien. Et voir la réaction de Ron à cette première citation – il devenait aussi rouge que ses cheveux chaque fois qu'il l'entendait – était des plus divertissant. Chaque utilisation était tel un clou supplémentaire venant sceller le cercueil de leur amitié. Ce n'était que la nature candide d'Harry et sa loyauté qui avaient jusqu'à présent éviter son enterrement définitif.

Harry lançait toujours bon nombre de regards assassins à Gilderoy pour cette attention non désirée, mais le sorcier savait que ça lui passerait. D'un autre côté, Ron écumait pratiquement de rage face à l'attention que recevait Harry. Le fait que Rita mentionnait son nom, même si d'une façon légèrement dérogatoire, n'était pas suffisant pour soulager son orgueil blessé et sa jalousie effrénée. Après tout, les articles parlaient de façon extensive d'Harry et d'Hermione, tandis qu'il apparaissait tel un spectateur malencontreux des aventures d'Harry. C'était en contraste flagrant avec ses vantardises antérieures auprès de sa famille et de ses autres camarades de classe, où il prenait le rôle principal et où Harry était le laquais.

Gilderoy prenait grand plaisir à voir comment Rita commençait et finissait chaque article en mentionnant son nom, décrivant combien il faisait preuve de sollicitude envers le célèbre garçon, et comment ces articles n'auraient jamais vu le jour sans son entremise secourable.

Ce fut la description d'Harry de la Répartition, et du fait que Malfoy était la raison pour laquelle il avait fini à Gryffondor plutôt qu'à Serpentard, que tout partit à vau-l'eau pour Drago. (3) Presque comme un seul homme, la Maison Serpentard se retourna contre Drago pour avoir ruiné leurs chances d'avoir le Survivant – en particulier maintenant, après la chute de pouvoir des Malfoy et qu'il n'y avait plus à craindre les représailles de Malfoy senior. Ron, pour une fois, fut l'objet de nombreuses félicitations et remerciements pour avoir aidé Harry à choisir Gryffondor. Cela fit peu pour réduire ses quantités massives d'envie et de jalousie.

(3) Je vous mets la façon dont ce passage est formulé en anglais, absolument intraduisible puisque c'est une déformation humoristique d'une expression : "the excrement hit the revolving propeller for Draco" (qui vient donc de l'expression "shit hit the fan").

La réaction lorsque l'histoire du Troll fut publiée, cependant, fut mémorable, du point de vue de Gilderoy. Les images incluant Harry grimpant sur le Troll, avec Ron dans le fond jetant des débris, firent taire beaucoup de monde. Il est difficile de traiter quelqu'un de couard quand on vient juste de le voir grimper sur un Troll des Montagnes adulte pour défendre une fille qu'il ne connaissait qu'à peine.

Les filles de toutes les Maisons commencèrent à lancer des regards spéculatifs du côté d'Harry. Hermione, Gilderoy fut heureux de voir, ne laissa jamais le sorcier hors de son champ de vision et agit un brin possessive lorsque d'autres sorcières essayèrent de les séparer. Et bien que certaines des filles raillèrent Hermione sur la façon dont elle n'avait rien fait pour se défendre, elles se taisaient toujours lorsque quelqu'un d'autre pointait que cela voulait dire qu'Harry l'avait sauvée!

Et Ron se renfrogna à la minimalisation de son rôle dans le combat contre le Troll. Harry/Gilderoy surprit les jumeaux en train de dire que leurs parents étaient également mécontents avec cet article, bien que pour des raisons différentes. Le Directeur ne leur avait pas dit l'histoire complète et ce manquement les perturbait, et avait secoué leur foi envers le vénérable vieux sorcier.

Et la commande de Gilderoy d'un couteau Gobelin, d'un holster, et d'une petite fiole d'une demi-once (1 once britannique = 0,03 L) de venin de Basilic était finalement arrivée. C'était une affaire pour seulement cinq mille cinq cent gallions – le venin était à dix-sept gallions la goutte! Cela ne prit qu'un instant pour que la lame du couteau absorbe la totalité d'une douzaine de gouttes de la fiole – ce qui ne détruit pas une lame Gobelin la rend plus forte. Ou, dans le cas présent, la rend toxique à l'extrême.


Albus Dumbledore fixait les copies variées du Daily Prophet qui se trouvaient sur son bureau. Il venait juste de revenir d'un entretien très critique au Ministère avec la Directrice du DJM, Madame Bones. Le Département avait investigué cet incident, et de nombreux autres, en catimini après l'interrogatoire d'Harry le jour après le match de Quidditch. Les articles du Daily Prophet venaient juste de faire passer l'incident du Troll au premier plan.

Elle avait passé un savon au vieux sorcier pour ses actions quant à l'incident du Troll. Oui, cela était arrivé sur les terrains de Poudlard, mais le fait que trois élèves avaient manqué de mourir en faisait une affaire du DJM – en particulier avec tant de membres du Magenmagot lui demandant maintenant des réponses à elle. Et son explication antérieure que le Troll avait réussi à s'approcher très près du Château, et pas que le Troll était entré dans le Château, fit beaucoup de dégâts à ses relations au sein du Ministère et des Aurors. Ses partisans étaient mécontents de la révélation, mais les membres du Magenmagot qui favorisaient les Arts Noirs étaient furieux face à ce qu'ils qualifiaient de 'mensonges éhontés'.

Elle avait demandé un rapport complet sur comment le Troll était parvenu à accéder au château, ainsi que sur quelles mesures il avait mis en place pour prévenir que cela ne se reproduise plus JAMAIS.

Dumbledore s'en retrouva à se demander comment Gilderoy avait réussi à obtenir une interview avec Harry et Hermione pour cette insupportable Rita Skeeter. Quand avait-il fait ça? C'était la troisième fois en autant de mois que cette fraude dandyfiée parvenait à le surprendre par sa compétence! Il lui faudrait surveille le sorcier de plus près.


Le coin des expressions désuètes:

« Avaleur de charrettes ferrées! »

Expression injurieuse utilisée pour parler d'un frimeur, de quelqu'un qui parle beaucoup mais ne fait rien.
Cette expression était utilisée pour désigner les "faux braves", ceux qui menacent beaucoup mais n'agissent jamais, en bref les lâches qui jouent les durs.