Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!

T/N: Je trouve très intéressant ce chapitre sur divers niveaux! Il s'y trouve une notion très psychologique et observationnelle que je trouve passionnante!


"Ah, M. Weasley!" Gilderoy se tenait près de sa table à la cafétéria du Ministère tandis que l'autre sorcier approchait. "Je suis si reconnaissant que vous ayez accepté de me rencontrer," continua-t-il. "Je suis, comme vous le savez, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard."

Arthur lui serra la main et retourna son sourire rayonnant par un petit qui lui était propre.

"Je sais que vous êtes un homme occupé, Arthur. Puis-je vous appeler Arthur?" Le sorcier acquiesça de bonne grâce. "Oh, bien, merci pour cet honneur. Appelez-moi Gilderoy." Ils s'installèrent dans leurs chaises. "J'espère que cela ne vous dérange pas, mais j'ai commandé à manger pour nous deux. Ce n'est qu'un modeste repas, je sais, mais nourrissant néanmoins, pas vrai?" En réalité, c'était le menu le plus cher de la carte, avec une petite bouteille de vin à boire. Un dessert riche était inclus.

Il fit un geste de la main et le bruit environnant autour d'eux diminua de façon considérable. Walden Macnair, assis à la table d'à côté, sembla soulagé lorsque les sortilèges d'intimité se mirent en place. "Voilà, pas d'oreilles indiscrètes," dit-il joyeusement. "J'ai demandé à vous voir pour vous parler de vos enfants. Je ne fais normalement pas de choses comme ça, qui suis-je pour dire à quelqu'un comment élever ses enfants? Après tout, je suis l'un des meilleurs partis d'Angleterre." Il sourit victorieusement au sorcier curieux. "Mais j'apprécie vos petits et je veux vous aider."

Arthur paraissait un peu alarmé.

"Ils n'ont pas de problèmes, n'ayez crainte!" ajouta-t-il jovialement. "J'ai juste quelques observations que vous pourriez méditer." Le chef de la famille Weasley se détendit.

"Percy, tout d'abord. Percy est… hé bien, il n'y a pas plusieurs façons de le dire. Percy est véritablement aveugle. Il vénère l'autorité et ne comprend pas que les règles sont des lignes directrices, et non gravées dans la pierre. Qu'il y a des nuances pour chaque situation, des facteurs de mitigation, et des faits accablants. Que vous pouvez respecter la loi à la lettre et pourtant être complètement en tort. Que vous pouvez clairement violer la loi, mais tout de même avoir raison d'avoir fait ce qui a été fait" L'homme roux le fixait sans ciller. Gilderoy hocha fermement la tête. "Il faut que vous preniez du temps avec le garçon et que vous ayez quelques longues conversations quant à la réalité de ce qu'est le Ministère. Combien exploiteraient la naïveté et le dévouement d'un jeune homme pour ensuite le jeter aux loups lorsque cela les arrange, niant même connaître le garçon. Utilisez de nombreux exemples de la vraie vie dont vous avez été témoin durant votre carrière. Décrivez-lui les signes d'avertissement auxquels il lui faut faire attention chez ses supérieurs et ses collègues pour rester en sécurité. Assurez-vous qu'il comprend que le politicien qui le complimente peut cacher un couteau dans son dos – et qu'au Ministère, tout le monde est un politicien, même les internes." Il retourna un regard calme au sorcier. "Si rien n'est fait, vous le verrez se retourner contre sa propre famille plutôt que de prendre le temps de réfléchir lui-même et de voir que ses supérieurs ont non seulement tort, mais qu'ils prétendent fréquemment croire en des choses qu'ils savent fausses et dangereuses."

Arthur se racla la gorge, "Sûrement, vous exagérez?"

"Prenez le temps de parler au garçon, et vous verrez que je dis la vérité. Après tout le temps que j'ai passé à voyager de par le monde, et tous les sorciers et sorcières que j'ai rencontrés dans ces voyages, hé bien, je suis devenu particulièrement bon juge de caractère. Je me trompe rarement. Je souhaiterais avoir tort dans le cas présent, mais je doute que je le sois.

"Percy est un adulte et il ne traverse pas une phase. A moins que vous ne l'aidiez, je ne vous prédis rien d'autre que de la souffrance pour lui et sa relation à votre famille. Et il est un splendide jeune homme avec un futur brillant devant lui. Il lui faut apprendre que faire des ronds de jambe à vos supérieurs pour s'attirer leurs bonnes grâces n'est qu'une stratégie à court terme qui causera des difficultés à long terme. Et qu'une fois que vous avez perdu votre intégrité, il est très difficile, si ce n'est impossible, de la retrouver. Et que quelqu'un qui lui offre une promotion imméritée avec des responsabilités cherche juste à avoir un bouc-émissaire sur lequel tout faire retomber si quelque chose part en queue de poisson."

Arthur baissa les yeux sur la table, fronçant les sourcils.

"Au fait," continua Lockhart, "savez-vous qu'il a une petite-amie depuis l'an dernier? C'est un secret de polichinelle à Poudlard. Et pourtant, il ne pense pas que ses propres parents devraient savoir."

Arthur releva vivement les yeux.

"Peut-être devriez-vous vous arranger pour le voir dans l'une des salles privées des Trois Balais à Pré-au-Lard, le weekend prochain. Pour discuter quelques choses avec lui, hmm? De sorcier à sorcier. Pourquoi attendre jusqu'au prochain été lorsqu'il pourrait être trop tard?"

"Ensuite, nous avons votre fils Ronald. Et il a de nombreux problèmes, tous corrigeables si quelque chose est fait maintenant. Malheureusement, presque tous ses problèmes sont la faute des jumeaux."

"Des jumeaux? Fred et George?" Arthur était stupéfait.

"Oui. Laissez-moi expliquer. D'abord, Ron est horriblement jaloux de ses frères. Il a l'impression, et à juste titre, que peu importe ce qu'il fait, ce ne sera jamais assez. S'il intègre l'équipe de Quidditch de Gryffondor, alors quoi? Trois de ses frères l'ont déjà fait. Et s'il devient Capitaine de l'équipe? Oh, c'est vrai, Charlie l'a déjà fait. Bon, et s'il était premier de sa classe alors? Oups, Percy, Bill et Charlie ont déjà eu cet honneur. Alors, et s'il devenait Préfet, oh Percy, Bill et Charlie l'ont, encore, déjà fait! Bon, d'accord, Préfet-en-Chef dans ce cas! Oh zut, Bill l'a été et il semble que Percy le sera aussi.

"Et vous savez ce qui serait pire pour lui? Et s'il essaye et qu'il échoue dans un de ces buts? Est-ce que sa mère lui pardonnerait de ne pas avoir fait aussi bien que ses frères? Elle le compare déjà sans cesse à ses frères, et il ne tient jamais la comparaison. Pourquoi prendre la peine d'essayer si vous savez que ce ne sera jamais suffisant?

"Alors, que reste-t-il à faire pour le pauvre garçon? Rien de ce qu'il fait ne le fera sortir du lot et dire par ses parents, 'Wow, Ron, c'est incroyable, personne dans la famille n'a jamais fait ça!' Il a peur de toujours rester dans l'ombre de ses frères.

"Cela serait déjà assez mauvais en soi, mais les jumeaux empirent encore les choses. Ils le rabaissent constamment et le brusquent, et l'utilisent pour tester leurs farces. Ils le traitent comme un animal de compagnie qu'ils peuvent tourmenter, pas comme un frère qu'ils devraient aider.

"Et ses amis, tous bons amis qu'ils sont, le font paraître positivement stupide. Hermione est largement au-dessus de lui académiquement, et Harry est toujours le centre d'attention.

"Personne ne remarque Ron à moins qu'il ne se dispute avec Drago Malfoy. Et sa baguette cassée ne l'aide en rien."

Arthur semblait atterré par ces révélations. "Baguette cassée?"

"Et ce n'est pas tout. Il a les manières de table d'un loup-garou affamé. C'est véritablement écœurant à voir. A l'exception de ses deux amis, personne ne veut s'asseoir à côté de lui durant les repas." Il fit une pause pour l'emphase. "Et c'est entièrement la faute des jumeaux. Ils mettent si souvent quelque chose dans sa nourriture à la maison, m'a dit M. Potter, que s'il ne fourre pas sa nourriture sans sa bouche le plus vite possible, ils lui font avaler une de leurs farces. Ils ne le traitent pas comme leur frère, ils le traitent comme un rat de laboratoire sur lequel ils essayent leurs sorts et potions expérimentaux. Un sujet de test pour vérifier que leurs potions n'ont pas d'effets nocifs – et qui sait quel type de dégâts et d'effets secondaires cachés ont pu être causés au pauvre garçon? Peut-être est-ce pourquoi il semble toujours si voracement affamé! Et vous n'avez rien fait à ce sujet!"

Arthur se leva d'un bond à cette déclaration. "Je…"

"...N'ai rien fait!" répéta Gilderoy, l'interrompant et agitant sa main impérieusement. "Si vous aviez fait quelque chose, cela ne se serait pas produit! Tenez!" Il posa deux petites fioles remplies d'un liquide argenté sur la table. Il posa un doigt sur un flacon. "Ceci est un souvenir d'un incident dont M. Potter a été témoin chez vous l'été dernier. Il a été assez obligeant pour me laisser le copier. Observez attentivement Ron et les jumeaux. Regardez comment vous et votre femme réagissez." Il déplaça son doigt sur le second flacon, "Ceci est un souvenir d'un incident que j'ai observé dans la Grande Salle durant un repas. Observez-les tous, et ensuite venez me dire que j'ai tort."

Il fixa le sorcier avec un regard de défi. "Envoyez un hibou à Hermione ou Harry demandant de décrire, honnêtement, les manières de table de Ron si vous croyez que j'exagère. Pour avoir la vérité sans fard de la part d'un tiers parti non impliqué, faites de même avec Neville Londubat. Il est de Sang-Pur et connait les manières convenables que quelqu'un est censé démontrer en public.

"Loin de moi l'idée de vous dire comment gérer votre famille, mais ce que je vous suggère de faire est de dire aux jumeaux qu'ils sont punis l'été prochain, tout l'été, jusqu'à ce que leur frère apprenne et utilise des manières de table convenables," suggéra-t-il bénévolement. "Et ils ne peuvent le contraindre d'aucune façon, forme ou manière. Pas de potions, pas de sorts, pas de charmes, pas de farces pour le forcer à changer. Ils ne peuvent que l'encourager ou, peut-être, le soudoyer.

"Et la punition signifie qu'ils sont bannis de leur chambre! Ils dormiront dehors dans une tente qu'ils devront monter chaque soir et démonter chaque matin. Cela veut dire pas de farces, pas de planification de farces, pas de visites chez des amis, rien. Si vous entendez quelques bruits d'explosion que ce soit, sentez quelques odeurs étranges que ce soit de leur tente, ils pourront passer le reste de l'été à dormir à la belle étoile sans tente. Leurs frères et sœur ne sont pas des animaux sur qui tester leurs farces. S'ils veulent être productifs, ils peuvent apprendre à Ron à être le meilleur joueur de Quidditch au monde. Voilà qui le rendrait heureux! Et assurez-vous qu'ils incluent leur sœur! Elle commence à développer un certain complexe d'infériorité parce que ses frères lui refusent le droit de faire certaines choses qu'eux et même d'autres sorcières font.

"Ils peuvent passer leur copieux temps libre à s'occuper de la ferme. Ce serait leur punition pour utiliser leur frère et leur sœur comme des sujets de test de farces et avoir causé à Ron de manger comme un chien rabique affamé. Une fois qu'il commence à manger comme un sorcier normal, vous réduirez la punition." Il s'arrêta et laissa l'autre sorcier réfléchir quelques instants. "Mais ils seront toujours interdits d'utiliser leur fratrie comme sujets de test."

Gilderoy sourit et utilisa son charme au maximum. "Je ne suis pas votre ennemi, Arthur," dit-il gentiment. "Je veux que vous et votre famille prospériez. J'ai volontairement pris le rôle de Messager Malfaisant parce je veux aider vos enfants à réussir. S'il vous plaît, prenez le temps de penser à ce que je vous ai dit.

"Je sais que vous n'avez pas de pensine, mais si vous allez voir Madame Bones et lui dites que moi, Gilderoy Lockhart, vous ai donné quelques souvenirs qu'il est vital que vous voyez, je suis sûr qu'elle vous laissera utiliser celle du DJM." Après les tuyaux et l'aide qu'il lui avait apportée, son nom devrait avoir un peu d'impact. "Si elle dit qu'elle ne peut pas, envoyez-mi un hibou et je prendrai les mesures nécessaires pour que vous ayez accès à une pensine immédiatement."

Il se redressa, tira sa baguette, et annula son sortilège insonorisant.

"Maintenant que cela est fait, profitons de ce magnifique repas!"

Le reste du déjeuner, Gilderoy bavassa sur ses livres, prétendant ne pas remarquer que l'autre homme était en profonde réflexion. Seulement occasionnellement adressait-il une question directe à Arthur, à laquelle le sorcier pouvait répondre avec un simple oui ou non.

Alors qu'ils commençaient le dessert, Gilderoy remarqua que Macnair semblait être sur le point de partir. Il se tourna vers Arthur et dit jovialement, "Au fait, que pensez-vous des rumeurs selon lesquelles M. Malfoy est en contact avec les Aurors? J'ai entendu dire que Madame Bones lui a payé une visite à son manoir, récemment." Macnair s'immobilisa et s'appuya sur ses coudes, le front plissé, tout en tirant un parchemin de ses robes. Le fait que cela le rapproche discrètement plus près et lui permette de mieux écouter était une pure coïncidence. "Avec ce qui se dit sur le fait qu'il ne soit plus très stable mentalement," continua Gilderoy, "je me demande si elle espère qu'il révèle accidentellement des informations sur certains des Mangemorts qu'elle sait que le DJM a manqués il y a dix ans?" Il se pencha plus près par-dessus la table d'un air conspirateur, et dit d'une voix forte, "Peut-être qu'elle espère qu'il n'était pas vraiment sous Imperius et qu'il a rencontré les autres afin de pouvoir les capturer, tous d'un coup, hmm?" Il se redressa, "Et le meilleur dans tout ça serait que Lucius, dans son état mental actuel, ne réaliserait même pas qu'il a laissé échapper des choses qu'il n'aurait pas dû, alors il ne préviendrait même pas ses camarades qu'il ait pu faire une erreur. En fait, il pourrait même nier complètement les avoir rencontrés, elle et les Aurors!"

Arthur le regardait, perplexe. "Non, je n'ai rien entendu à ce sujet."

Gilderoy fit un geste de la main, "Ah, hé bien, ce n'est probablement qu'une rumeur." Il prit une gorgée de son verre de vin. "Mais, vous savez, comme le vieux proverbe le dit, ils n'y a pas de fumée sans feu."

Le professeur attaqua studieusement son dessert tandis que le Mangemort à la table d'à côté se levait lentement et partait. Harry/Gilderoy avait espéré répandre cette rumeur simplement en parlant fort dans le réfectoire, le fait qu'il soit parvenu à trouver une table près d'un Mangemort qu'il connaissait avait été une chance exceptionnelle. Bien sûr, son utilisation du Charme d'inconfort sur les précédents occupants pour faire en sorte qu'ils se rendent à une autre table avait aidé.

Quelques minutes plus tard, après un délicieux dessert, ils se levèrent pour partir. "Vous savez, Arthur, envoyer une Beuglante à Poudlard et humilier vos enfants devant leurs camarades et professeurs est une chose terrible à faire. Les jeunes enfants peuvent être incroyablement cruels, et une Beuglante entraîne des jours de provocation, de plaisanteries, et de farces vicieuses aux dépens de celui qui la reçoit. Je sais que cela est relativement commun, mais cela borde vraiment la maltraitance sur enfant, je pense. C'est un peu comme savoir que les familles Sombres frappent leurs elfes de maison est une chose, mais apprendre à vos enfants qu'ils devraient aussi le faire en est une autre. Et puis, imaginez comment vous vous sentiriez si Molly vous envoyait une Beuglante parce que vous avez oublié un rendez-vous et que celle-ci arrive pendant que vous êtes en réunion des Directeurs de Département.

"Vous devriez demander à votre femme si elle a déjà pensé à cela. Comment elle se serait sentie si elle en avait reçu une de sa mère lorsqu'elle était une simple Première ou Deuxième Année et avait fait une erreur. Et, en-dehors de l'humilier, cela aurait-il fait une différence sur la façon dont elle se comportait?"

L'expression de M. Weasley lui indiqua qu'il y allait y avoir de nombreuses et longues discussions au Terrier au cours des prochains jours.


Harry avait eu sa semaine de 'Unes' et les choses s'étaient une fois de plus apaisées jusqu'à revenir à la normale au Daily Prophet, et à Poudlard. Après une semaine assez insipide, Gilderoy décida qu'il était temps de remettre le chaudron sur le feu.

Le lendemain, cela ferait quatre semaines depuis Halloween, et Gilderoy fit les cent pas dans le couloir du septième étage, face à une certaine tapisserie, juste après le petit-déjeuner. Cette fois-ci, il pensa qu'il avait besoin de la Pièce des Objets Cachés. Quatre heures frustrantes plus tard, il ressortit triomphant de la pièce, le Diadème en sécurité dans un sac en Soie d'Acromantule.

A peine capable de contenir son excitation, il se précipita vers la Salle des Horcruxes et suivit les instructions. Harry/Gilderoy pouvait commencer à entendre un bruit grondant, qui s'interrompit lorsque la porte interne se ferma. La porte fermait si parfaitement avec son encadrement qu'il ne pouvait rien entendre. Alors il s'assit par terre, son dos contre le mur près de la porte. Il s'assit presque contre la porte, mais réalisa qu'il pourrait perturber le sceau, et qui savait ce qui pourrait alors se passer.

Pour être sûr, il attendit dix minutes supplémentaires.

Il ouvrit prudemment la porte et jeta un coup d'œil dans la pièce. Des marques de brûlures sombres couvraient les murs et le sol de pierre froide était maintenant chaud. Le diadème, au milieu du cercle, semblait intact. En fait, il semblait propre et lustré – si propre et lustré qu'il semblait presque en briller.

Il approcha lentement l'objet et lança un sort de détection de Magie Noire. Rien. Il s'approcha plus près et passa la main juste une fraction de pouce au-dessus. Dans la Pièce des Objets Cachés, il avait pu sentir la malveillance émaner du Diadème. Ici, maintenant, rien. Il le saisit avec révérence. Il le tourna entre ses mains et l'examina de plus près. Il semblait parfait, pas une seule imperfection où qu'il put voir. Il était tenté de l'essayer, juste pour voir ce qu'il pouvait faire. Mais il résista.

"Un esprit au-delà de toute mesure est le plus grand trésor de l'homme," lit-il, en le fixant. (1) "Mais elle a quand même foiré, pas vrai? Elle a ignoré la pauvre fille jusqu'à ce que la jeune fille négligée vole le Diadème, déterminée à enfin obtenir l'attention de sa mère. Ainsi, elle aurait pu prétendre que sa mère était à sa recherche à elle, et pas celle du Diadème. Et peu de temps après que sa fille l'ait volé, Rowena mourut. En était-elle devenue trop dépendante, je me demande?

(1) En anglais: "Wit beyond measure is man's greatest treasure". La traduction officielle ne fait pas suffisamment justice à cette phrase de Serdaigle, je trouve : "Tout homme s'enrichit quand abonde l'esprit".

"Et sa fille ne l'avait-elle pas mis sur sa tête? Car après tout, si c'était le cas, sûrement le Diadème lui aurait permis de voir que ses actions n'amèneraient pas les résultats qu'elle désirait. Alors, le Diadème échoue ainsi à sa mission une deuxième fois.

"Et finalement, Tom Jedusor. Tu as voyagé jusqu'en Roumanie et découvert le Diadème perdu. Ne l'as-tu pas essayé ne serait-ce qu'une fois, Tom? Dans ce cas, porter le Diadème aurait dû révéler la folie de la voie que tu avais choisie. Que ça ne se soit pas produit signifie que le Diadème a encore échoué. Trois fois, il a échoué, sévèrement. Echoué à révéler des défauts fatals dans leurs plans. Trois fois! Peut-être que son tissage de sorts n'était pas aussi superbe qu'elle l'avait cru.

"Avec un tel historique, je crains de ne pas vouloir essayer d'analyser mes plans avec son aide."

Il tira le sac de soie hors de sa poche et y laissa tomber le Diadème. Presque six heures au total. Il soupira. C'était bien mieux que les semaines après semaines que lui et Hermione avaient perdu à chercher cette fichue tiare la dernière fois. Et la destruction de l'horcruxe avait été tellement plus facile cette fois.

Demain, Lundi matin, le dernier Lundi de Novembre, au petit-déjeuner, il présenterait le Diadème Perdu au Professeur Flitwick.

Il quitta la pièce, ne remarquant pas que la porte disparaissait très lentement derrière lui. Il se dirigea vers la volière. Il voulait donnait à Rita un tuyau sur ce qui allait se passer le lendemain.


"Ah, Rita, aussi ponctuelle que d'habitude." Gilderoy accueillit la journaliste et son photographe avec grandiloquence. Il s'assura que son meilleur profil faisait toujours face au photographe. Il lui avait dit de le retrouver au Portail d'Entrée de Poudlard à sept heures.

"Okay, Gilderoy, c'est quoi le grand secret? Une autre interview avec Potter?"

"Oh, non, ma chère, quelque chose d'encore mieux. Moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, te garantis la Une à la fois pour ce soir et demain!"

Il pouvait voir que la sorcière avide de scoops commençait presque à saliver à cette idée. "Oh?" répondit-elle calmement.

"C'est à propos de quelque chose," chuchota-t-il à moitié, "qui a disparu de Poudlard depuis presque sa fondation. J'ai accompli ce que les Directeurs et d'autres ont échoué à faire pendant presque un millier d'années!" Il se frotta les mains l'une contre l'autre avec ravissement. "J'ai retrouvé le Diadème de Serdaigle." Il s'arrêta lorsque la journaliste s'immobilisa net en le fixant.

Il eut un large sourire, "Oui, c'est bien ça, Moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, ai redécouvert le fameux diadème créé par Rowena Serdaigle." Il marqua un temps d'arrêt, savourant le moment, et puis ajouta, "Et tu obtiens le scoop!"

Il observa la sorcière qui le fixait avec des yeux écarquillés, puis elle ferma les yeux et frissonna. Gilderoy/Harry en tomba presque à la renverse de surprise. Venait-elle juste d'avoir un orgasme? Il secoua la tête pour en faire sortir l'image.

Il passa une main dans ses robes et en tira le sac de soie. Avec révérence, il l'ouvrit et en sortit le diadème pour le montrer à Rita.

Sa bouche forma un "O" de surprise et elle leva une main, touchant délicatement la relique. Le photographe, Bozo, s'empressa de faire quelques gros plans.

Après lui avoir laissé passer un doigt le long des inscriptions, il le remit dans le sac. "Au petit-déjeuner aujourd'hui, je prévois de le présenter au Professeur Flitwick. Suivez-moi juste."

Il les mena tous les deux dans la Grande Salle et les fit s'asseoir au bout de la table des Serdaigles, expliquant aux élèves à proximité, "Ils sont mes invités pour ce matin. Nous ferons une interview juste après le petit-déjeuner." Il jeta un coup d'œil à Bozo, "Sois prêt à prendre quelques magnifiques photos de Professeurs stupéfaits, en particulier du Directeur."

Il dit aux autres Professeurs lorsqu'ils approchèrent la Table du Directeur que Rita et son photographe étaient ses invités. Le Directeur lui lança un regard aigu et se pencha pour dire, "La prochaine fois, prévenez-moi à l'avance lorsque vous amenez des invités dans la Grande Salle." Le scintillement de ses yeux brillait par son absence. Puis le vieux sorcier poursuivit son chemin jusqu'à son trône. La vieille chèvre n'aimait apparemment pas Rita, Merlin seul savait pourquoi. Lockhart trouvait la sorcière absolument délicieuse.

Lorsque le Réfectoire fut aussi plein qu'il pouvait l'être, Gilderoy se leva et tapa un couteau contre sa coupe. C'était l'heure du show. Le ting, ting, ting aigu résonna à travers la pièce. Après quelques instants, tout le monde avait arrêté de parler pour écouter.

"J'ai une importante annonce à faire." Le Directeur ne semblait pas content, la dernière fois que Gilderoy avait joué devant une audience, cela avait été devant les Aurors et Dumbledore en ressentait encore le contrecoup.

"Comme vous le savez tous, Moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard," il y eut quelques ricanements à cela, "ai parcouru Poudlard depuis ses cachots les plus profonds jusqu'au sommet de ses tours vertigineuses, à la recherche de l'emplacement de la Chambre des Secrets cachée."

Rita lui dirigea un regard incrédule. Apparemment, c'était la première fois que quelqu'un mentionnait la Chambre devant elle. Il lui lança un sourire entendu.

"Au cours de mes vagabondages minutieux, j'ai pu découvrir divers indices regardant divers objets perdus, tels que le Médaillon de Serpentard, la Coupe de Poufsouffle, et l'Epée de Gryffondor, pour n'en nommer que quelques-uns.

"Professeur Flitwick, me feriez-vous l'honneur de me rejoindre." Il fit signe à l'autre de le suivre tandis qu'il s'avançait devant la Table du Directeur. Il conjura rapidement une série de marches sur la plateforme et fit signe à Flitwick d'y monter, les mettant tous deux à hauteur d'yeux l'un de l'autre tandis que Gilderoy restait au sol. Il se tenait en parallèle à la Table du Directeur pour sonner aux élèves et aux professeurs la meilleure vue possible.

Il fit un bref signe de la main à Bozo et le sorcier se positionna prestement pour les photos qui allaient suivre. Les élèves et professeurs observaient attentivement, chuchotant entre eux et se demandant ce qu'il était sur le point de révéler.

Lockhart sortit lentement de sa poche le sac de soie. Il conjura un coussin couleur bleu roi et plaça le sac dessus, puis haussa et tint le coussin entre eux. "Professeur Flitwick, vous êtes le directeur de la Maison Serdaigle," dit-il d'une voix assez forte pour qu'elle porte à travers la pièce entière. "C'est avec plaisir que moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, restitue à votre Maison, et Poudlard, ceci!"

Il approcha la main du sac et lorsqu'il le toucha, le sac disparut, révélant le Diadème scintillant. Il avait réalisé un Finite sans baguette, mais prévoyait de dire qu'il avait précédemment placé sur le sac conjuré un Finite réglé sur un mot.

"Le Diadème de Lady Rowena Serdaigle," conclut Gilderoy dans un éclat.

Un pandémonium éclata tandis que le flash du photographe claquait à la chaîne telle une série de lumières de Noël explosives.

Le bruit continua pendant que Gilderoy souriait et posait dramatiquement, rayonnant joyeusement à tout le monde. Flitwick fixait avec fascination le diadème posé sur le coussin. D'autres appareils photos apparurent, et encore plus de photos furent prises jusqu'à ce que, finalement, le Directeur fit retentir un bruyant son d'explosion.

Il fixait Gilderoy, plutôt que le Diadème. "Est-ce vraiment le Diadème?" demanda-t-il, ses yeux scintillant follement.

Gilderoy, enchanté d'être le centre d'attention de centaines d'observateurs, dit, "Hé bien, il y a une façon de le prouver. Vous savez bien qui est la Dame Grise, n'est-ce pas?" L'école toute entière connaissait la Dame Grise, le fantôme hautain et toujours silencieux de Serdaigle. Les yeux du Directeur s'écarquillèrent et il acquiesça.

"Peut-être si vous pouviez l'appeler," indiqua Gilderoy.

Quelques instants plus tard, le fantôme réservé mais majestueux glissa dans la Grande Salle. Son regard tomba immédiatement sur le Diadème et elle se précipita pour l'examiner. Lockhart s'adressa à elle. "Je pense que vous savez de quoi il s'agit, Lady Helena Serdaigle," dit-il doucement.

Les Serdaigles les plus proches d'eux poussèrent des exclamations et répandirent rapidement le mot que leur fantôme était nul autre que la fille de Rowena Serdaigle. Comment avaient-ils pu ne pas savoir?

Elle se tourna pour le fixer. "Vous l'avez purifié, la souillure maléfique a disparu," murmura-t-elle. "Il est exactement tel que je m'en souviens de cette époque. Je peux sentir la magie de ma mère qu'il contient." Le Directeur regarda vivement le fantôme. Il la questionnerait plus tard.

Le sorcier blond était si heureux qu'il voulait danser. "Oui, Madame Helena Serdaigle, il est tel qu'il était lorsque vous l'avez originellement caché," dit-il d'une voix forte. Le réfectoire tout entier s'étrangla à la réalisation de la véritable identité du fantôme de Serdaigle.

Ses yeux brillaient et, s'il l'avait cru possible, il aurait dit qu'elle pleurait de joie.

Il se retourna vers le Professeur Flitwick. "Et ainsi, Professeur, je vous remets le Diadème authentifié de Lady Rowena Serdaigle." Il plaça le coussin dans les mains du minuscule professeur et recula d'un pas.

Il se tourna et proclama d'une voix tonnante, "Enfin, le Diadème Perdu de Serdaigle retourne à ses origines." Il pointa un bras vers le coussin tandis que le Professeur Flitwick faisait fièrement face à la Grande Salle et le leva bien haut pour que tout le monde puisse le voir.

Le Directeur fut le premier à commencer à applaudir, et en quelques secondes, la pièce toute entière fut emplie par un tonnerre d'applaudissements. Malgré tous les défauts qu'il pouvait avoir, Gilderoy Lockhart s'était assuré une place dans l'histoire de Poudlard, comme celui qui avait découvert le célèbre et inestimable Diadème de Serdaigle. Personne ne pourrait jamais lui nier cet accomplissement!

Lorsque l'ovation retomba, Harry/Gilderoy dit, "Je propose qu'une vitrine d'exposition spéciale soit placée dans le Hall d'Entrée devant la Grande Salle, afin que tous puisse voir et admirer ce grand trésor des Fondateurs. Peut-être avec une plaque décrivant son histoire et que moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, ai trouvé et retourné le Diadème à sa place légitime."

Il y eut un nouveau tonnerre d'applaudissements.

Le Daily Prophet du Lundi soir était tout ce que Gilderoy aurait pu espérer et voulait. Pas moins de six différents articles parlaient de lui, y compris un qui recensait absolument tous ses exploits. Jamais auparavant avait-il eu une telle publicité dans les journaux. Et le lendemain, les autres journaux magiques reprendraient les histoires et les répandraient de par le monde. Il avait très probablement doublé le nombre de personnes qui connaissaient son nom. Et des augmentations des ventes de ses livres suivraient rapidement.

Alors que Gilderoy/Harry pliait le journal de façon à ce que la une soit en évidence et la plaçait vers le haut près de son assiette, le Directeur se pencha vers lui. "Excusez-moi, Gilderoy, voudriez-vous bien venir dans mon bureau après le diner de ce soir?"

"Mais certainement, Albus! Je serai heureux de faire ça pour vous. Laissez-moi juste demander à la charmante Minerva, ici, de dire à Ron que sa retenue de ce soir a été changée et est avec M. Rusard." Il se tourna vers la sorcière en question et fit sa requête, concluant avec un soupir, "Il est dommage que M. Malfoy ne soit pas en retenue avec lui. J'ai cru comprendre que les vis à ailettes (2) de M. Rusard ont besoin d'être huilés, les deux élèves auraient pu les nettoyer et les tester."

(2) En anglais : "thumbscrews", soit littéralement des 'vis à pouces'. Un outil de torture.

Elle dirigea vers lui un regard effaré.

Il sourit malicieusement, "Vous savez, pour s'assurez que les têtes soient bien droites et fermes, que les pinces soient bien serrées, que les vis puissent bien entrer et sortir fluidement, que les verrous sont adéquatement polis?" Il arqua un sourcil inquisiteur.

Elle le fixa un moment de plus, stupéfaite par les allusions, avant de soudainement sourire en retour, "Bien sûr, cela ne me dérange pas Gilderoy. J'ai fini de toute façon, je vais aller lui dire maintenant." Il semblait y avoir une étrange lueur dans ses yeux. Elle se leva et s'avança vers la table, ses hanches se balançant un peu plus que ce qu'il avait l'habitude de voir chez elle lorsqu'elle marchait dans les couloirs.

(*) Brève aparté, j'aimerai vous rappeler ma note de début de chapitre 2 quant aux âges et apparences illogiques pour certains personnages, notamment McGonagall. Elle n'a que 54 ans à ce moment, ce qui est normalement jeune pour le monde des sorciers! (Dumbledore en a 108 ans, oui, le double)

Dans le fond de sa conscience, Harry pouvait entendre Gilderoy glousser, 'oh, elle est prêt, elle l'est!' Harry/Gilderoy ferma ses yeux momentanément, essayant d'échapper à la notion que son ancienne Professeur de Métamorphose flirtait avec lui.

Ce soir-là, après le dîner, il suivit le vieux bâtard barbu jusqu'à son bureau.

Après avoir offert une pastille au citron à Gilderoy, qu'il déclina, le Directeur dit, "J'ai eu une intéressante discussion avec la Dame Grise cet après-midi."

Gilderoy sourit, "Oui, c'est une jeune femme absolument charmante, vraiment. Elle ne parle pas beaucoup, cependant. C'est une pitié, vraiment, car je pense que les élèves pourraient apprendre beaucoup d'elle, en particulier comment étaient réellement les Fondateurs, plutôt que ce que des générations d'historiens ont pu imaginer. Peut-être pourriez-vous la convaincre de réaliser une conférence dans la Grande Salle un soir sur la fondation de Poudlard?" Le Directeur hocha la tête et sourit à la suggestion, chuchotant juste, "Peut-être."

Ils s'assirent tous les deux en silence. Gilderoy connaissait ce petit jeu. Albus adorait cette merde passive/agressive. Dire quelque chose de vague et directeur, et attendre que sa victime soit nerveuse et dise quelque chose qu'elle n'avait pas prévu de dire. Gilderoy conserva juste un stupide sourire vacant sur son visage. Si le Directeur laissait passer trop de temps, alors Gilderoy prévoyait de commencer à parler de son prochain livre, provisoirement titré, "Parcourir Poudlard". (3)

(3) "Hanging out at Hogwarts"

Heureusement, Albus craqua le premier. "Elle me dit que vous ne lui avez adressée que quelques mots, et jamais au sujet du Diadème."

"En effet. Je savais qu'elle était Helena Serdaigle dès la première fois où je l'ai vue. C'était assez évident, ne trouvez-vous pas, elle ressemble presque exactement à la peinture de sa mère qui se trouve dans 'Une Histoire de Poudlard' et à son buste qui se trouve dans la Salle Commune des Serdaigles. Et si elle n'avait révélé aucun indice sur le Diadème durant les derniers mille ans, elle n'allait sûrement pas commencer avec moi. Je veux dire, je sais que je suis avenant, je sais que je suis persuasif, je sais que les gens, particulièrement les femmes, tendent à m'adorer – et pourquoi ne serait-ce pas le cas? Je suis cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo! Mais, malgré cela, j'ai décidé qu'il serait mieux de juste l'observer." Il s'interrompit brièvement. "Pendant ce temps, j'ai attentivement parcouru le Château à la recherche d'indices, essayant de… ressentir… la magie du Diadème. Et puis je l'ai trouvé."

Les yeux du Directeur s'étaient écarquillés à cette abrupte explication. "Et où l'avez-vous trouvé?" demanda-t-il finalement.

"Ah! Pour découvrir la réponse à cette question, il vous faudra acheter mon prochain livre, 'Parcourir Poudlard'. Il s'agira d'un récit vraiment fascinant avec de nombreux conseils sur comment conserver son sang-froid et une belle apparence durant ses tribulations!"

Les yeux du Directeur ne scintillaient plus autant que peu de temps avant. "Je vois," fut tout ce qu'il dit.

"Il y a une autre chose que me dérange à propos du Diadème, cependant." Gilderoy s'interrompit un moment et observa le vieux Directeur, attendant.

Il pouvait voir les lunettes de Dumbledore pencher légèrement lorsqu'il haussa un sourcil en une question muette. "Hé bien, le Diadème avait une Malédiction très Noire. Une malédiction si puissante que je pouvais la sentir en me tenant encore à un pas de distance. Et j'avais la plus étrange compulsion de vouloir le mettre." Il s'agita dans sa chaise, comme si mal à l'aise. "Naturellement, ma vaste expérience dans les Arts Obscurs m'a permis d'ignorer la compulsion. Nombre de sorciers, j'en suis sûr, auraient succombé, mais Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard est fait d'un autre bois!" déclara-t-il, se redressant dans sa chaise, lançant un sourire éclatant au vieux sorcier. "Réfléchissant rapidement, j'ai conjuré un sac de soie et un long bâton. J'ai ramassé le Diadème avec le bâton et l'ai directement mis dans le sac. Puis j'ai lancé un puissant enchantement de confinement sur le sac pour me protéger."

Il se pencha en avant vers l'autre sorcier. "Savez-vous ce qu'est un Horcruxe, Albus?" Le Directeur se figea complètement, seuls ses yeux bougeaient alors qu'il l'observait et l'écoutait.

Gilderoy hocha la tête. "C'est ce que c'était, Albus." Il se repencha en arrière, "Heureusement, utilisant mes vastes connaissances en runes et mon expérience avec les cercles magiques, j'ai créé une façon de détruire l'Horcruxe sans avoir à détruire le Diadème."

Le Directeur fronça les sourcils, "Êtes-vous sûr qu'il s'agissait d'un Horcruxe?"

"Absolument. J'ai trouvé un livre en Egypte il y a plusieurs années qui les décrivait en grand détail, et décrivant également combien il était difficile de les éliminer. Et tout Briseur de Sort de Gringotts peut tout vous dire à leur sujet. Ils tombent fréquemment sur eux dans les tombeaux Egyptiens." Il soupira et se pencha encore une fois en avant.

"Et le pire est, Albus, que maintenant que j'ai eu une expérience directe avec l'une de ces viles choses, je sais que j'ai déjà senti la même souillure malveillante dans les couloirs de cette école." Il hocha sagement la tête à l'expression interloquée du Directeur. "Oui, se déplaçant dans les couloirs. Quelqu'un dans cette école transporte un Horcruxe avec lui comme s'il s'agissait d'un simple livre, anneau ou médaillon."

Le Directeur parut refuser de le croire, mais il savait qu'il avait secoué le vieux sorcier jusqu'au plus profond de lui. Il partit peu de temps plus tard, après un échange de banalités sur les garçons Weasley.


Il y eut une chose qui lui procura encore plus de plaisir que toutes les mentions dans le Daily Prophet. Enfouie à l'arrière de l'édition du matin de Mardi se trouvait une histoire d'attaque. Des assaillants inconnus avaient assassiné M. Malfoy dans son propre domicile le Lundi après-midi, tandis que sa femme était sortie visiter une amie. Les Aurors croyaient que cela devait être l'œuvre d'un associé proche de l'homme, ou celui-ci n'aurait jamais permis à l'attaquant de passer les enchantements protecteurs de sa demeure.

Gilderoy sourit joyeusement à cela. L'enquête des Aurors soulèverait à coup sûr des détails que les Mangemorts auraient préféré garder secrets.

Drago était dévasté, mais parmi toutes les réjouissances dues au retour du Diadème, peu de personnes remarquèrent la détresse du garçon. Peut-être devrait-il suggérer à Ron de consoler le pauvre garçon pour sa perte. Au moins il pourrait retirer quelques points et peut-être assigner une retenue ou deux en fonction de la violence de l'explosion de Ron à l'idée d'actuellement se montrer courtois envers l'ennemi honni.

Il avait porté un coup dévastateur contre l'organisation des Mangemorts et de Voldepute, les privant à la fois d'une source de financement majeure et d'un stratège rusé.

Gilderoy visita le Bureau de Poste Aviaire de Pré-au-Lard le Mardi à l'heure du dîner, et envoya un bref message à Madame Bones. Il lui suggérait de chercher une salle secrète en-dessous du salon des Malfoy. Il avait surpris Drago marmonner quelque chose à ce sujet lors d'une retenue, inquiet que son père ait pu révéler quelque chose au sujet de sa cache secrète et des gallions volés qu'il savait s'y trouvaient stockés là entre autres choses d'importance.

Les amendes pour des artéfacts obscurs cachés entameraient sévèrement les ressources financières restantes de la famille Malfoy, et leur statut, et accroitraient l'inconfort de Drago.

Après sa brève rencontre avec le Directeur, il donna quelques interviews pour des journaux internationaux. Et, accessoirement, se vanta de ses autres exploits et mentionna de façon répétée comment il guidait le jeune Harry Potter pour qu'il suive son exemple et devienne un grand sorcier.


Le coin des expressions désuètes:

« Être gracieux comme un fagot d'épines »

Signifie "avoir mauvais caractère". L'expression est suffisamment imagée pour parler d'elle-même: elle désigne une personne rustre et repoussante, à laquelle on ne peut s'adresser sous peine de se faire envoyer balader. Nous connaissons tous une personne âgée correspondant à cette description! Ou bien nous avons tous lu une fanfic avec un tel Rogue! (cf Harry-Sterek-1968 dans sa review)

T/N: Un grand merci, encore et toujours, à Harry-Sterek-1968 pour sa correction de mes erreurs sur ce chapitre (qui semblaient un peu moins nombreuses? On peut toujours espérer!)