Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!
T/N: Le titre anglais de ce chapitre est 'Riddle Me This', jeu de mot avec le nom anglais de Jedusor (Riddle) qui signifie aussi à la fois "l'énigme" et "le fait de résoudre une énigme".
Encore une fois, mes excuses pour le temps depuis la dernière mise en ligne! Même si j'aime traduire, je suis avant tout un grand lecteur, et je suis récemment tombé sur des histoires qui m'ont beaucoup plus…
La veille avait été le Jeudi de la semaine suivant la révélation du Diadème de Serdaigle par Gilderoy, et celui-ci avait fait une nouvelle présentation au Directeur lors du petit-déjeuner.
Après avoir attiré l'attention de tout le monde juste avant que les elfes de maison ne servent le dessert, il avait passé une main dans ses robes, sorti un paquet et l'avait tapoté avec sa baguette. Celui-ci avait grossi jusqu'à devenir un paquet bien plus grand. Il avait affiché un large sourire et placé le paquet devant le siège du Directeur.
" Moi, Gilderoy Lockhart," avait-il proclamé d'une voix forte, "Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, vous présente un lot de mandragores fraîches et matures, venant d'Afrique du Sud. Le fournisseur m'a confirmé qu'elles seront plus qu'adéquates pour préparer le Philtre Régénérateur à la Mandragore de M. Colin Crivey. Il n'y a nul besoin d'attendre jusqu'en Mai pour découvrir ce qu'il a vu et ce qui l'a pétrifié, comme vous le prévoyiez à l'origine, Directeur."
Bozo avait été présent, tout comme Rita. Une autre opportunité parfaite de photo pour Gilderoy aux dépens du Directeur. Le sourire parfait de Lockhart étincelait, en contraste avec l'absence de scintillement des yeux de Dumbledore.
"Le Professeur Rogue m'a assuré que cela ne prendrait que quelques jours pour préparer la potion une fois que les Mandragores seraient prêtes, ainsi avec ces Mandragores M. Crivey sera en mesure de rejoindre ses camarades de classe pas plus tard que Lundi!" Il avait pris la pose à côté du paquet tandis que la salle faisait entendre un tonnerre d'applaudissements. Les gros titres ce soir-là avait été exquis, de l'avis de Gilderoy. Pour le Directeur? Pas autant. Pourquoi le Directeur n'avait-il pas pensé à faire cela, interrogeaient les journaux. Pourquoi le Directeur n'avait-il pas commandé des Mandragores d'Afrique du Sud plutôt que Lockhart? Pourquoi avait-il attendu? Qu'espérait-il cacher? Était-il vraiment fait pour le poste de Directeur?
Et maintenant, c'était le Vendredi. Tout ce qui pourrait se produire d'intéressant au dîner manquerait l'échéance des journaux du soir. D'ici Lundi, ce ne serait déjà plus l'actualité. Et avec ses déclarations d'hier, personne n'attendait quoi que ce soit de Gilderoy avant la fin de la semaine suivante.
Les élèves discutaient avec animation de sujets scolaires et des dernières rumeurs. Enfin, surtout des rumeurs, comme le Professeur Lockhart le savait.
Il s'avança lentement parmi les élèves, comme s'il les surveillait, passant de table en table. Beaucoup d'élèves lui souriaient tout en le saluant et lui posaient de rapides questions sur des choses en rapport avec ses cours.
Gilderoy était véritablement dans son élément. Les filles le regardaient passer avec des expressions rêveuses. S'il s'avérait qu'il croisait le regard d'une sorcière, elle rougissait invariablement et détournait les yeux. Trouver le diadème perdu avait fait monter sa cote auprès des élèves et des professeurs. Les Professeurs Sinistra et McGonagall flirtaient même activement avec lui! Gilderoy était ravi, Harry, beaucoup moins.
Les sorciers n'étaient pas aussi énamourés de sa personne, mais ils avaient développé un respect réticent pour lui et ses cours.
Le cours de DCFM était rapidement en train de devenir aussi populaire que ceux de Sortilèges du Professeur Flitwick et de Métamorphoses du Professeur McGonagall. Potions, bien sûr, restait le cours le plus haï par l'ensemble de l'école. La seule personne vers qui le Professeur Rogue dirigeait un air plus renfrogné qu'à Harry était le Professeur Lockhart.
Harry/Gilderoy était assez content de lui-même, et il savait que cela se voyait. Après leur spectaculaire entrée lors de la Fête de Répartition, Harry et Ron s'étaient préparés à avoir une année normale – ou, du moins, aussi normale qu'Harry pourrait jamais avoir. Neville avait à présent sa propre baguette et les moqueries le qualifiant de Cracmol appartenaient au passé – une nette amélioration comparée à l'année précédente et le futur d'Harry. Gilderoy avait réussi à empêcher que Luna mène une vie misérable à Poudlard – elle avait eu un départ difficile, mais s'épanouissait à présent avec ses nouveaux amis. Drago était muselé – la mort de son père et le déclin brutal de la fortune familiale lui avaient retiré toute influence au sein de Serpentard qu'il avait pu avoir. Il était passé du dessus du panier à son fond. Harry, les deux Harry, espéraient qu'il appréciait sa nouvelle position.
Harry/Gilderoy lui envoya anonymement des genouillères, du produit pour bain de bouche et une potion pour les hémorroïdes. Pour s'assurer que Drago ouvre le paquet dans la Grande Salle, Gilderoy avait enveloppé la boîte avec le même papier que la mère de Drago utilisait pour lui envoyer son stock de chocolat quotidien. Drago en resta perplexe lorsqu'il vida la boîte, mais les étudiants plus âgés et plus expérimentés, surtout les sorcières, éclatèrent très vite en rires frénétiques.
La restitution du Diadème de Rowena Serdaigle avait grandement accru sa réputation auprès du grand public, et les ventes de ses livres avaient reflétées ce changement. Grâce à l'arrogance de Malfoy, les coffres de Gilderoy étaient emplis de gallions, et les nouveaux accords pour les livres d'Harry, ainsi que sa part sur les royalties payés en retard au garçon, en avaient d'autant plus ajouté. Les revenus de ses propriétés étaient des plus satisfaisants, et ils lui rapporteraient encore plus de gallions que les ventes de ses livres de l'an passé. Mais du point de vue d'Harry/Gilderoy, sa meilleure acquisition était Dobby.
Harry avait bonne presse et les gens avaient une impression très positive du jeune sorcier. La Fondation Lily Potter était bien financée, à présent, et avait déjà une liste de candidats potentiels à aider l'année suivante. Il y aurait une augmentation substantielle dans le nombre de nouveaux élèves l'année suivante.
Ron était presque apoplectique à cause de toute l'attention dont le Daily Prophet entourait le Survivant. Entendre combien Harry était riche, et à quel point cela augmentait, n'améliorait pas sa disposition. Les mentions constantes de Gilderoy sur la disparité entre la position académiquement basse de Ron et ses pertes de points pour Gryffondor, et les hautes notes d'Harry et sa popularité auprès du reste de l'école n'aidaient pas. Il affichait une expression renfrognée pratiquement permanente.
Malheureusement, cependant, tous les coqs d'Hagrid étaient morts et la semaine prochaine ce cher Tommy allait à nouveau laisser le Basilic sortir faire un tour. Harry/Gilderoy ne pouvait tout simplement pas laisser Justin se faire à nouveau attaquer. Il lui fallait tuer cette possibilité dans l'œuf. Une fois de plus, c'était l'heure du show! Quel dommage que l'audience cette fois-ci soit juste restreinte à l'école.
Il s'avança nonchalamment entre les tables, projetant une image de confiance en lui à chaque pas, une main posée sur sa hanche faisant claquer sa robe en arrière avec une touche dramatique.
Aujourd'hui, ses robes étaient d'un ton lavande parfait pour mettre en valeur ses yeux bleus. Son sourire charmeur était de sortie, et ses cheveux étaient soigneusement coiffés à la perfection. Les filles se pâmaient presque lorsqu'il passait près d'elles. Il aurait parfaitement eu sa place dans un Bal formel. Pour l'école, il était plus qu'un peu trop bien habillé, mais il le savait et il s'en fichait. Tout tournait autour de l'apparence. Si vous paraissez important, les gens penseront que vous êtes important!
Il s'arrêtait occasionnellement pour fournir à son audience une pose inspirante. Il agissait comme un parfait paon sans cervelle, plus intéressé par la forme que par le fond. C'était tellement amusant de mener en bateau ses opposants.
Les gens le regardaient et l'observaient pour toutes les bonnes raisons! Harry/Gilderoy avait envie de se cacher, mais Gilderoy/Harry se réjouissait de l'attention. Et Harry commençait lentement à comprendre le point de vue.
Il nota, avec satisfaction, que le groupe d'Harry, Hermione, Neville et Luna discutait avec animation. Vu l'expression d'Hermione, Harry/Gilderoy savait que Luna l'avait une fois de plus embrouillée avec ses créatures mystérieuses. Ses exemples de l'ornithorynque et de l'okapi ainsi que des sombrals d'Hagrid, lui avaient fait stopper ses objections sur les créatures "imaginaires" de l'autre fille. Ça et le fait qu'il avait pointé que les livres Moldus avec lesquels elle avait grandi niaient l'existence du monde magique dans lequel elle se trouvait désormais. A présent, elle se contentait d'écouter, et poser occasionnellement une question pour avoir plus d'informations.
Au lieu de participer à leurs conversations, Ron s'empiffrait comme s'il pensait ne plus jamais revoir de nourriture. Au moins cette fois, il faisait preuve de quelques manières de table et n'essayait pas de parler avec de la nourriture dans la bouche. Et il mâchait actuellement sa nourriture, en plus!
Ron, Hermione, Harry et Luna se trouvaient d'un côté de la table, avec le mur dans leur dos et gardaient la Table des Serpentards dans leur champ de vision, tandis que Neville était assis face à eux. A l'amusement de Gilderoy, Susan Bones et sa meilleure amie Hanna Abbott étaient assises de part et d'autre de Neville. Gilderoy apporterait sa contribution pour s'assurer que cette romance ait des chances décentes. Il était heureux de voir que plusieurs autres élèves étaient assis avec des amis d'autres Maisons.
Il les dépassa et se dirigea en direction du bout de table, où Ginny Weasley était assise, poussant sa nourriture dans son assiette. Les autres Première Année étaient proches d'elle, mais aucun ne paraissait être engagé dans une conversation avec elle. S'il n'avait pas su ce qu'il en était, il aurait cru qu'ils ostracisaient la fillette. Ce n'était pas le cas, elle avait rejeté leurs tentatives de l'inclure plusieurs fois au cours des dernières semaines. Il s'arrêta au bout de la table et se tourna pour regarder la table du Directeur. Il fixa intensément le Professeur McGonagall, sachant qu'elle remarquerait la 'sensation d'être observée'.
Et en effet, moins d'une minute passa avant qu'elle ne lève les yeux vers lui. Il sourit et pencha la tête sur le côté, faisant signe qu'il voulait qu'elle le rejoigne. Elle le fixa en retour un moment, fronçant les sourcils, et se leva. Tandis qu'elle commençait à traverser le réfectoire, il reporta son regard sur Ginny, souriant toujours de son sourire parfait. Ginny le regardait déjà, se demandant pourquoi il s'était arrêté près d'elle mais ne disant cependant rien.
"Mlle Weasley," dit-il avec entrain, "vous semblez un peu fatiguée. Dormez-vous assez ces derniers temps?"
Surprise qu'il ait remarqué les marques sombres sous ses yeux, elle répondit, "Oui, monsieur. Je ne sais pas pourquoi je me sens si fatiguée ce matin."
"Mangez-vous suffisamment?" demanda-t-il d'un ton soucieux.
"Oui monsieur, mais je n'ai pas vraiment d'appétit ce matin."
Les filles à proximité écoutaient envieusement. Si seulement Gilderoy leur avait parlé à elles! Les garçons essayaient de l'ignorer.
"Hmm. Peut-être que vous devriez aller voir Madame Pomfresh aujourd'hui pour vérifier que vous n'avez pas attrapé quelque chose. Si vous ne vous sentez pas bien, vous ne sauriez apprécier mon cours à sa juste valeur. Je serai véritablement attristé si vous ne pouviez profiter au maximum de mon merveilleux intellect et de mon expérience." Il irradiait une sensation authentique de vouloir aider la jeune fille.
Le Professeur McGonagall était presque à son niveau.
"Dites-moi, Mlle Weasley, tenez-vous un journal intime?"
La fillette se raidit et une expression terrorisée apparut brièvement sur son visage. "Heu, oui, monsieur."
"Très bien! Je trouve que tenir un journal intime – bien que, actuellement, les sorciers préfèrent juste les appeler journal, cela sonne plus masculin, vous savez – enfin bref, je trouve que tenir un journal intime de son quotidien m'aide à organiser mes pensées." Il lui sourit avec bienveillance. "Cela peut être si utile de pouvoir revenir des semaines, des mois ou des années plus tôt, et de voir exactement ce que je faisais ou pensais un certain jour. Cela aide à me donner plus de lucidité sur mes décisions." Et aidait à lutter contre toute tentative de quelqu'un à s'immiscer dans son esprit dans le futur, mais cela il ne le dit pas à haute voix. Il la regarda, attendant une réponse. Plusieurs des filles à portée de voix, vit-il, demandaient à leurs amis s'ils avaient un journal ou un cahier en trop.
Ne sachant pas quoi dire d'autre, elle dit, "Heu, oui, monsieur." Elle restait cependant sur ses gardes.
"Gardez-vous votre journal avec vous, ma chère?"
Elle fronça les sourcils, "Oui, monsieur. Il est dans mon sac."
"Magnifique!" s'exclama-t-il. Il avait craint qu'elle ait pu le laisser dans son dortoir ce jour-là. Cela aurait retardé son programme et n'aurait pas été aussi dramatique. "Je trouve qu'avoir mon journal à portée de main est une merveilleuse façon de noter les évènements de la journée lorsque j'ai quelques instants de libre, plutôt que d'essayer de me souvenir de tout juste avant que je me retire pour mon sommeil réparateur quotidien." Il lui sourit. "Un sorcier bien reposé est un sorcier bien préparé, ne trouvez-vous pas? Ou une sorcière devrais-je dire, je suppose." Son sourire aurait pu l'éclairer.
Il jeta un coup d'œil au Professeur McGonagall qui se tenait près de lui. Elle semblait agacée qu'il l'ait appelée et qu'il semble à présent l'ignorer. Il se pencha près d'elle et lui chuchota à l'oreille, "Observez-la attentivement." Il regarda autour de lui. Au moins la moitié de la table de Gryffondor les regardait, ainsi qu'une portion conséquente des autres Maisons. Percy venait vers eux par l'allée centrale, sans aucun doute inquiet pour sa sœur. Les jumeaux s'étaient levés et observaient avec attention.
Il tira sa baguette d'un mouvement élégant et dit, "Accio journal de Ginny."
Ses yeux s'écarquillèrent soudain et elle essaya un peu tardivement d'attraper son sac tandis qu'il s'en échappait. Un fin livre noir aux coins dorés vola jusque devant Gilderoy. Celui-ci le tint en suspension devant lui et le fit lentement pivoter.
"Hmm," dit-il, "acheté à la Librairie & Fournitures Winstanley, un établissement sur Vauxhall Road, à Londres. C'est une firme Moldue, comment avez-vous fait pour même vous procurer ce livre? Et quel est ce nom, ici?" Il stoppa la rotation et dit d'une voix forte, "Tom Jedusor?"
Il leva les yeux vers la table du Directeur pour voir le vieux sorcier contourner vivement le bout de la table. Il ne perdit pas un seul instant pour les rejoindre.
Il retourna son attention sur la petite sorcière. Elle le fixait avec horreur et il pouvait voir une fine couche de sueur sur son visage. La pauvre petite était terrifiée!
"Vraiment, Professeur Lockhart, rendez immédiatement ses possessions à Mlle Weasley. Vous n'avez aucun droit de voir quelque chose de si privé!" tonna McGonagall, outrée par son audace.
"Je crains ne pas pouvoir faire ça, Minerva, car ce livre est posséder par la plus vile magie imaginable. N'arrivez-vous pas à la sentir?"
Elle retourna brusquement son attention sur le livre.
Lorsque Ginny commença à sauter pour essayer d'attraper le livre, Gilderoy lança un Stupefy silencieux sur la fillette de sa main libre, la faisant retomber à sa place, où elle s'affaissa en avant à côté de son assiette, qu'il avait magiquement déplacé. Il guida subtilement sa chute par magie de sa main gauche, jusqu'à qu'elle paraisse cacher son visage dans ses bras sur la table, et pas assommée.
La Professeur de Métamorphose fixa le livre, puis tira sa baguette et lui lança un puissant sort de détection. Le livre disparut momentanément dans un nuage de noir d'encre. Elle dit un pas en arrière de surprise. "Ma parole!" s'exclama-t-elle. Elle tourna un regard choqué vers lui.
Les étudiants les plus âgées suffisamment près pour comprendre ce qu'il se passait s'étranglèrent et s'éloignèrent, tirant leurs camarades moins informés avec eux.
Le Directeur arriva alors, fixant le journal avec incrédulité.
Gilderoy dit, d'un ton fort et plein de reproches, "Je vous avez dit, n'est-ce pas, Directeur, qu'un Artéfact Noir des plus vils se déplaçait au sein des couloirs? Hé bien, le voilà. Une magie parfaitement identique à celle qui possédait le Diadème de Serdaigle." Il pouvait voir les yeux du Directeur s'écarquiller de surprise.
Il tourna son regard vers le reste de la table des Gryffondors, vers Harry. Les autres croiraient qu'il regardait juste dans la distance. Puis il jeta un coup d'œil au Directeur. "Et j'en ai ressenti un autre quelque part dans Poudlard," déclara-t-il calmement. Le Directeur sursauta, mais conserva suffisamment de contrôle pour ne pas se tourner vers Harry.
Minerva porta une main à la base de sa gorge. "Un autre?" murmura-t-elle, "Comme celui-ci?"
"Oui," dit tristement Gilderoy, secouant sa tête. "Il y en a encore un autre." Il prit une profonde inspiration, puis eût un large sourire, affichant ses magnifiques dents. "Intéressant, n'est-il pas, que les enchantements protecteurs du Château semblent incapables de détecter ces choses. J'aurai cru qu'ils étaient réglés pour détecter tout objet enchanté Noir comme une menace envers les élèves lorsqu'ils les touchent. Mais j'imagine qu'ils ne le sont pas. Plutôt négligent, si vous voulez mon avis." Il avait planté la graine du doute dans l'esprit de la sorcière. Le Directeur le fusillait des yeux.
"Moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, l'ai encore fait!" proclama-t-il d'une voix forte. "Un innocent de plus, sauvé grâce à mes connaissances et mes capacités supérieures." Il était tel un paon déployant fièrement sa queue pour attirer l'attention. Et il y parvenait.
A présent, la pièce toute entière comprenait que quelque chose d'important venait juste de se produire. Les plus éloignés demandaient aux plus proches ce qui se passait. Ils firent rapidement silence lorsqu'ils réalisèrent qu'il parlait.
"Les enfants, vous pourrez dire à vos parents qu'une fois encore, je leur garantis de tous vous garder en sécurité tant que vous serez ici, à Poudlard. Moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, m'occupe de tout!"
Il brandit le livre plus haut, afin que tous puissent le voir. "Il se trouve un fragment de magie des plus vils dans ce livre, et celui-ci essayait de posséder une innocente sorcière. Elle est à présent en sécurité, comme vous tous! Le livre ne blessera plus personne. Je m'en assurerai. Et ensuite, je trouverai l'infâme sorcier ayant essayé de piéger une innocente sorcière dans une toile de malveillance, en lui donnant ce qui paraissait être un livre inoffensif!" En fait, celui qui lui avait donné le livre était déjà mort aux mains de ses comparses, mais personne ne savait cela.
Percy s'était frayé un chemin jusqu'à sa sœur et s'agenouillait près d'elle. "M. Weasley," dit Gilderoy d'une voix normale, "Ne la touchez pas."
Le Préfet retira brusquement sa main comme s'il s'était brûlé.
Le professeur blond tourna son attention vers Dumbledore, qui fixait intensément le livre qu'il tenait toujours au-dessus de leurs têtes. "Directeur, Albus, je ne suis pas du genre à me mêler des affaires des autres, mais je pense que Mlle Weasley nécessite que Madame Pomfresh l'examine minutieusement, dans tous les aspects." Il fixa le vieux sorcier d'un air entendu, puis le Professeur McGonagall. "Tous les aspects," répéta-t-il. "Qui sait quoi d'autre un sorcier suffisamment malveillant pour créer une telle chose pourrait faire à une innocente sorcière mineure," conclut-il d'une voix basse que seuls ces deux-là purent entendre.
Le Professeur McGonagall s'étrangla et se tourna vers Ginny. Le Directeur continuait à fixer le journal, le front plissé.
"J'ai lancé un Stupefy sur elle il y a quelques instants pour lui épargner l'embarras d'être le centre d'attention de la pièce." Et pour empêcher Tom de pouvoir agir, mais il ne pouvait pas dire cela à voix haute. "Peut-être devriez-vous la faire flotter jusqu'à l'Infirmerie, Minerva." Il tourna toute son attention vers le Directeur. "Je n'aime pas me mêler des affaires des autres, Directeur, mais peut-être devriez-vous informer M. et Mme Weasley de la situation?"
Le Directeur dut se forcer à arrêter de fixer le livre. "Oui, bien sûr," dit-il distraitement.
Gilderoy fit descendre le livre jusque dans un sac de soie qu'il plaça ensuite dans sa poche. Il balaya la pièce des yeux. "Messieurs Weasley, voudriez-vous bien tous me rejoindre?" Il claqua deux fois des mains. "Vous pouvez y aller, les enfants. Retournez à votre repas. Et certains d'entre vous n'ont-ils pas des cours d'ici peu?"
La salle résonna rapidement du grondement de centaines d'élèves parlant bruyamment et rassemblant leurs affaires. Il y aurait de nombreuses discussions sur ce qui venait de se produire.
McGonagall était déjà partie, Percy la suivant non sans inquiétude. Lorsque le reste des Weasley fut rassemblé, Gilderoy dit, "Rejoignez le Directeur dans son bureau, vos parents seront là d'ici peu." Ils se dépêchèrent de partir.
Gilderoy soupira avec contentement et prit une pose triomphante. Il l'avait fait à nouveau. Et bien fait. Malheureusement, garder l'information que Voldepute avait des horcruxes loin du grand public était la seule raison pour laquelle il avait sacrifié ses gros titres, et l'accroissement de popularité de sa réputation qui y était associé, bien que les rumeurs fonctionneraient sûrement en sa faveur.
Après quelques minutes à observer, les élèves sortirent, les filles lançant toutes des regards admiratifs au Professeur qui venait juste de sauver la vie d'un élève, Gilderoy se tourna et se dirigea vers le Bureau du Directeur. Il s'attendait à ce que M. Weasley soit allé chercher sa femme et arrive bientôt à Poudlard. Gilderoy devrait arriver juste à temps pour faire une entrée dramatique. Et, pensait-il, une confrontation dramatique. Le Directeur n'allait pas apprécier ce que Gilderoy avait prévu de dire aux Weasley.
Il fit halte un instant juste au sommet des escaliers menant au Bureau du Directeur pour se préparer mentalement. Un large sourire aux lèvres, il ouvrit la porte en grand et s'avança à l'intérieur, ses robes claquant derrière lui. Tout juste comme il l'avait imaginé, le Directeur accueillait les parents Weasley, qui n'avaient même pas encore eu le temps de s'asseoir sur les chaises qui leur étaient offertes.
"Ah, parfait!" s'exclama Gilderoy, "tout le monde à l'exception de M. Percy Weasley est ici." M. Weasley l'observait, surpris, tandis que Mme Weasley était anxieuse à l'idée qu'un membre de sa progéniture ait été en danger.
Avant que le Directeur n'ait pu dire plus qu'un, "Professeur Lockhart…" Gilderoy passa à l'action.
"Je suis si désolé," dit le professeur de DCFM en s'adressant aux deux parents, "que nous ayons dû vous déranger aujourd'hui. Je sais combien cela peut être difficile pour un homme avec autant de travail que vous, M. Weasley, de s'échapper d'un bureau affairé sur un si court délai. Et Mme Weasley, je sais, est tout aussi occupée à entretenir la maison et l'âtre à leur meilleur fonctionnement." Les deux Weasley parurent un peu pris de court tandis que les jumeaux et Ron levaient juste les yeux au ciel à ses actions obséquieuses.
"N'ayez crainte, Moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, et cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, et aventurier extraordinaire, ai secouru votre fille, Mlle Weasley, d'un destin pire que la mort. Et je n'exagère pas! Mais nul mal supplémentaire ne saurait lui être fait." Les adultes paraissaient inquiets maintenant, et les enfants, perturbés. Percy se glissa silencieusement dans la pièce.
"Tout d'abord, il me faut vous redonner un peu le contexte. Peut-être avez-vous entendu plus tôt cette année que, le 31 Octobre, la Chambre des Secrets a été ouverte et qu'un animal a été pétrifié?" Les adultes hochèrent lentement la tête. "Ce que vous ne savez sûrement pas est que la dernière fois que la Chambre des Secrets a été ouverte, il y a de cela cinquante ans, un enfant est mort." A présent, ils semblaient alarmés, et Molly se tordaient les mains.
"Comprenez, j'ai réalisé des recherches approfondies sur le précédent cas et découvert des faits perturbants. Bien qu'aucune marque d'aucune sorte n'aient été trouvées sur le corps de cette pauvre enfant, le Directeur de l'époque, Armando Dippet, décida que l'Acromantule du Troisième Année Rubeus Hagrid était le monstre.
Le Directeur l'a fait expulser de l'école, et sa baguette a été brisée. La preuve utilisée était le témoignage d'un certain Tom Jedusor, un Préfet de Cinquième Année. C'est tout, juste la parole d'un élève contre celle d'un autre, alors même que tout le monde sait que les Acromantules tuent par leur morsure venimeuse."
Le Directeur l'interrompit, "Sûrement, cela n'est pas important maintenant, Gilderoy, il nous faut nous occuper de ce qui s'est produit aujourd'hui." Il se pencha en avant dans son fauteuil et projeta l'air d'inquiétude qu'aurait pu avoir un grand-père.
"Si, Directeur, cela est important. La famille de Mlle Weasley doit comprendre la terrible épreuve qu'elle vient de traverser, et ce qu'elle doit faire pour l'aider à s'en remettre. Ou elle, tout comme l'a été Hagrid, se fera mettre à l'écart et l'injustice sera ignorée." La famille Weasley toute entière se raidit en réponse à cette déclaration.
Il se retourna vers les Weasley. "Ce que le Directeur veut vous cacher est le fait que Tom Jedusor, celui ayant accusé Hagrid, a utilisé la mort de cette jeune fille, Myrtle Warren – que vous connaissez peut-être mieux sous le nom de Mimi Geignarde." Ils échangèrent tous un regard, personne ayant été à Poudlard ne pouvait n'avoir entendu parler de Mimi. "Il a utilisé sa mort pour créer un artéfact répugnant, l'un des fragments de magie parmi les plus vils que vous puissiez imaginer. Il a transformé un objet ordinaire," Gilderoy tira le sac de soie hors de sa poche et en ouvrit l'extrémité juste assez pour qu'ils puissent voir le livre, et le nom qui s'y trouvait. "Ila transformé ce journal en un Réceptacle d'Âme." Harry fit passer subrepticement sa baguette dans son autre main. "Voyez le nom ici," il tapota l'index de sa main tenant le journal, "est Tom Jedusor!"
Le Directeur se leva, "Je me dois d'insister pour que vous vous arrêtiez là, Gilderoy, cela concerne quelque chose qu'ils n'ont pas besoin de savoir." Le vieux sorcier était furieux, ses yeux avaient perdu toute trace du moindre scintillement.
"Si, il FAUT qu'ils sachent," répondit Gilderoy avec colère. "Et à moins que vous n'ayez l'intention de déclencher un combat ici et maintenant dans ce bureau, je compte bien leur dire la VERITE!" Harry avait sa baguette pointée sur le vieux sorcier.
Les Weasley observaient avec les mâchoires pendantes. Harry remarqua du coin de l'œil que les jumeaux avaient leurs baguettes tirées et prêtes, eux aussi, et celles-ci semblaient plus pointées sur le Directeur que sur lui.
"Quelqu'un, le Directeur ne sait pas encore qui pour l'instant," dit-il, fixant Dumbledore d'un regard noir, yeux plissés et le mettant au défi de l'empêcher de révéler ce qu'il savait. "Quelqu'un a donné ce journal à votre fille en sachant qu'il consumerait son âme et donnerait à l'âme contenue dans le journal un corps bien vivant. Et cela aurait ainsi ramené à la vie la personne du nom de Tom Jedusor, qui s'est aussi fait connaître sous le nom de Lord Voldemort!"
Les Weasley s'étranglèrent tous à ce nom, et Mme Weasley se laissa tomber dans une chaise proche. Les jumeaux, Ron, et leur père le fixaient comme s'il était fou.
"Êtes-vous prêt, Directeur?" la baguette d'Harry était tendue, pointée de façon accusatrice vers le sorcier, et son bout luisait d'un sort potentiel. "Êtes-vous prêt à tous nous oublietter?" tonna-t-il. "L'école toute entière? Car le combat n'en sera pas un aisé et j'ose dire que le château entier en entendrait et ressentirait les effets!"
Le Directeur savait que Gilderoy avait l'avantage sur lui. Même s'il avait eu sa baguette en main, il n'aurait pas réussi un seul sort avant que Gilderoy ne l'ait atteint. S'ils avaient été seuls, il aurait peut-être osé essayer. Mais ils ne l'étaient pas.
Ils se fixèrent pendant une durée indéterminée avant que le Directeur ne soupire et se rassoit dans son fauteuil. "J'aurai besoin d'un Serment de Sorcier que rien ne soit dit de ce qui sera révélé dans cette pièce aujourd'hui."
"Non." répondit Harry/Gilderoy. Sa baguette était toujours pointée sur Dumbledore. "Un Serment que leur magie ne leur laissera en parler qu'à ceux qui ont besoin de savoir ou sont déjà au courant des horcruxes, ou qu'une fois que le problème de Voldemort, Tom Jedusor, aura été définitivement réglé et ne sera plus un danger aux gens qui ne croient pas en son règne."
Ils se lancèrent à nouveau dans un combat de regard. "Et vous n'oublietterez personne dans cette pièce de cette connaissance, ni ne nous trahirez d'aucune façon," ajouta Harry/Gilderoy. Le Directeur accepta avec réticence. Quelques minutes plus tard, c'était fait et leurs baguettes étaient retournées à des endroits convenables.
M. Weasley se racla la gorge, incertain de ce qui devrait être dit ensuite. Il n'avait jamais entendu parler de qui que ce soit s'opposant ainsi au grand Dumbledore et gagnant. Il se décida à demander, "Êtes-vous sûrs qu'il s'agit d'un… d'une de ces choses d'âmes?"
"Vous voulez une preuve? Cela est facile à fournir," répondit Gilderoy d'un ton jovial, comme si la confrontation meurtrière de quelques minutes plus tôt avait été un désagrément au sujet de quel thé servir au dîner. "Cela fera la deuxième de ces choses que je détruis ce mois-ci."
Il tourna un regard mesuré vers Dumbledore, "Nous feriez-vous l'honneur de fournir un bouclier pour tout le monde de ce côté?" Il désigna l'extrémité du bureau. Le front plissé, le Directeur rejoignit les autres et établit un bouclier autour des Weasley et de lui-même.
Harry/Gilderoy, tenant toujours le journal de sa main gauche, le laissa tomber au sol. D'un geste fluide, il dégaina la lame Gobeline du holster à sa cuisse de sa main droite et la plongea à travers le journal. Il remua le couteau un moment pour répandre autant de poison que possible.
Un hurlement émana du journal tandis qu'Harry reculait d'un pas avec la lame, le poison de Basilic laissé derrière se frayant un passage à travers le journal. De l'encre se déversa du journal en un flot d'apparence sans fin, créant une flaque au sol. Une fumée noire s'éleva du journal, et un visage se forma, et tout le monde pouvait voir qu'il s'agissait de la source du hurlement. Il tournoya furieusement, cherchant une échappatoire. Harry fit siffler sa lame à travers le centre du visage, le tranchant en deux parts. Le hurlement s'étrangla soudain, et le nuage se dissipa comme s'il n'avait jamais existé.
Cela prit la majeure partie de la demi-heure suivante et plusieurs tasses de thé pour calmer les Weasley.
Molly fixait Gilderoy. "Cette… chose essayait de posséder Ginny?"
Gilderoy acquiesça. "Elle n'avait aucune idée qu'à chaque fois qu'elle écrivait dans le journal, lui parlant de ses rêves et de ses misères, celui-ci lui volait un peu plus de sa force vitale et de son âme. Il possède un puissant enchantement de compulsion intégré, qui l'a poussée à y écrire et puis l'a empêchée de s'arrêter." Il ne souriait plus et ne passait rien sous silence, ils avaient besoin de savoir ce que leur fille avait fait, et ce que le journal lui avait fait en retour. "Lorsqu'elle dormait, il prenait le contrôle de son corps et la forçait à faire des choses, comme ouvrir la Chambre des Secrets, tuer les coqs d'Hagrid, écrire avec du sang sur les murs, ordonner au Basilic de la Chambre d'attaquer Miss Teigne et Colin Crivey. Il était dans sa tête, la forçait à faire ces choses."
"Basilic?" questionna le Directeur.
Gilderoy tourna une expression stupéfaite vers Dumbledore. "Sûrement, vous le saviez? Vous avez eu cinquante années pour examiner les indices. Je l'ai compris la nuit même où le message est apparu sur le mur. Êtes-vous en train de me dire qu'après cinquante ans, vous n'aviez toujours pas compris cela? Est-ce pour ça que vous n'avez jamais utilisé votre position pour blanchir le nom d'Hagrid des accusations qui pesaient contre lui et lui redonner sa baguette? Pensiez-vous en fait réellement qu'une Acromantule avait tué sans utilisée de poison ni toucher sa victime?
"Êtes-vous sénile?" Le Directeur parut furieux à cette accusation. "Je veux dire, pour l'amour de Merlin, le symbole de Serpentard est un serpent," poursuivit Harry, "le Basilic est le seul serpent qui tue par le regard. Quoi d'autre aurait pu tuer Mimi Geignarde dans les toilettes des filles du deuxième étage sans causer aucune blessure? Vous est-il venu à l'esprit de lui demander comment elle est morte? Mlle Granger et moi sommes-nous les seuls dans ce Château sachant comment réfléchir? La description de sa mort par Myrtle à elle seule aurait suffi à blanchir Hagrid!"
Les Weasley étaient stupéfaits, à la fois aux révélations de ce que leur fille/sœur avait fait et aux accusations d'incompétence dirigées à l'encontre du Directeur. Dumbledore s'empourpra, personne ne lui avait ainsi fait la morale depuis l'époque où il avait été élève dans cette même institution. Et il ne pouvait rien dire pour sa défense. S'il affirmait qu'il n'avait pas su, alors il semblait incompétent. S'il admettait qu'il savait que c'était un Basilic, les gens questionneraient ses motivations à la fois pour ne pas avoir aidé Hagrid et pour avoir feint l'ignorance lorsque la Chambre avait été rouverte à Halloween. Et cette débâcle, à l'inverse de celle impliquant Ginny, il ne pouvait pas la sécuriser par un Serment de Sorcier.
"Je pensais que vous saviez," continua Gilderoy, "et aviez simplement été pris au dépourvu par la réapparition de la créature, et que vous tentiez de la capturer. Si j'avais pensé que vous ne saviez pas, j'aurai immédiatement fait appel au Ministère et fait fermer l'école dès le 1er Novembre, avant que la créature ait une chance de massacrer des centaines d'élèves." Il secoua la tête avec incrédulité. "Qu'espériez-vous gagner en mettant l'école toute entière à risque comme cela?" Non dit dans tout cela se trouvait son postulat que Dumbledore avait laissé Hagrid souffrir toutes ces années sans baguette et en butte aux soupçons – quel Leader de la Lumière ferait ça?
Les Weasley fixaient le Directeur d'un air horrifié et trahi. Gilderoy venait juste de détruire leur foi envers le vieux sorcier. Plus jamais ne croiraient-ils ses mots sur parole.
Gilderoy savait que le seul point positif pour le Directeur était qu'ils étaient incapables de parler à d'autres de ses défaillances. Et engager Gilderoy Lockhart devait être l'une de ses plus grandes erreurs personnelles. Il devait se demander comment un idiot aussi inapte et précieux avait pu se révéler aussi intelligent et compétent? Harry eût un large sourire.
Le Directeur pensait probablement que, maintenant que Gilderoy avait détruit le journal, le Basilic était enfermé sans personne pour lui fournir des instructions. Les choses retourneraient à la normale, tout comme elles l'avaient fait cinquante ans plus tôt. Seulement, cette fois-ci, il n'y avait pas de nouveau fantôme ajouté au château qui aurait pu révéler ce qui s'était passé.
Harry/Gilderoy prit une profonde inspiration. Il ne détestait pas le Directeur, il ne parvenait juste pas à croire certains des choix que le vieux sorcier avait réussi à justifier au fil des ans. Pour l'un des soi-disant plus intelligents sorciers depuis des générations, il pouvait être incroyablement aveugle à la vérité. Il avait oublié sa responsabilité envers les élèves dans sa poursuite de son nébuleux "Bien du plus grand nombre" qui ne semblait jamais se concrétiser pour la majeure partie de la communauté des sorciers. En fait, son ingérence paraissait avoir été directement impliquée dans la création du désastre qu'était le passé du futur Harry. Harry se demandait parfois qui était le plus grand Seigneur des Ténèbres, Voldepute ou Dumbledore?
"Bien," dit-il, "maintenant que cela est réglé, vous devriez savoir que votre fille a vraiment besoin de voir un Soigneur Psychique, M. Weasley. Elle a eu un sorcier véritablement abject vivant dans son esprit et son corps des mois durant, et lui faisant faire des choses qui sont, hé bien, malveillantes. Elle se sentira coupable, elle sera déprimée, et qui sait quelles sortes de choses ce sorcier malfaisant lui a fait ou révélé qu'un enfant de son âge n'aurait jamais dû savoir." Ginny lui avait avoué bien après avoir quitté Poudlard le fait qu'elle avait eu des cauchemars pendant des années, et occasionnellement d'étranges et horrifiantes pulsions de blesser brutalement les gens qui l'offensaient.
"Sûrement, Gilderoy, vous exagérez l'expérience de cette jeune fille?" intervint le Directeur, retombant dans son habituel personnage du grand-père bien intentionné. Tous les Weasley dirigèrent vers lui un regard d'incrédulité ébahie au fait qu'il puisse dire cela.
Harry/Gilderoy, surpris, se tourna pour dévisager le Directeur. "Albus, êtes-vous un Soigneur Psychique professionnel? Parce que seul un Soigneur Psychique professionnel pourrait possiblement comprendre l'étendue des dégâts qu'une possession pourrait faire à un enfant."
Le Directeur essaya d'adoucir cette sévère déclaration, "Hé bien, je suis assez instruit dans les arts de l'esprit…"
"Mais en savez-vous plus que quelqu'un ayant passé cinquante ans d'études à ne faire rien d'autre que d'étudier et travailler sur ceux dont les esprits ont été endommagés par des sorts ou possessions?"
Dumbledore devait l'admettre, "Non, probablement pas."
"Alors peut-être devrions-nous laisser un Soigneur Psychique déterminer ce qui doit être fait pendant que vous vous attelez à obtenir une baguette pour Hagrid et à lui permettre de finir son éducation."
Les parents Weasley échangèrent un long regard. Gilderoy pouvait imaginer ce qu'ils pensaient, 'comment allons-nous pouvoir possiblement payer un tel Soigneur?'.
Il prit une profonde inspiration pour se calmer. "Directeur, je ne suis pas du genre à me mêler des affaires des autres," dit le professeur de DCFM, "mais je pense vraiment que Poudlard devrait prendre la responsabilité pour le Soigneur Psychique qui va aider Mlle Weasley. Un avocat pourrait justifier, et avec raison, j'imagine, qu'il s'agit de la faute de Poudlard qu'un Artéfact Noir aussi dangereux n'ait pas été découvert lorsqu'il a franchi les enchantements protecteurs de Poudlard."
Il poursuivit, "Après tout, je vous ai dit la semaine dernière que je pouvais détecter la présence vile d'un Artéfact Noir se déplacer dans les couloirs de l'école. Et si je pouvais le détecter, pourquoi les enchantements protecteurs de l'école ne pourraient-ils pas?" Et l'accusation sous-entendue était 'Si je pouvais le trouver, pourquoi ne le pouviez-vous pas?'
Si un regard avait pu tuer… mais le Directeur n'était pas un Basilic. Il soupira et hocha lentement la tête. "Oui, Professeur Lockhart, vous avez raison. Les enchantements protecteurs auraient dû détecter ce journal."
A l'expression qui traversa son visage, Harry était sûr que les enchantements protecteurs avaient détecté l'Artéfact Noir et que le Directeur les avait juste ignorés, comme tous les Artéfacts Obscurs que les élèves de Serpentards introduisaient clandestinement dans l'école.
Il se tourna vers les parents Weasley, "Arthur, Molly, je vais dire à Madame Pomfresh de faire les arrangements nécessaires et d'organiser des rencontres entre le Soigneur Psychique et Mlle Weasley à l'Infirmerie pendant autant de temps que cela sera nécessaire, aux frais de Poudlard."
Les Weasley furent profus dans leurs remerciements à cette "généreuse" offre. Le fait qu'ils savaient que Lockhart avait forcé la décision du Directeur renforçait les sentiments de trahison qu'ils ressentaient maintenant envers le vieux sorcier. Et le fait qu'ils savaient cela voulait dire qu'ils deviendraient de loyaux partisans du sorcier blond, c'était le moins qu'ils pouvaient faire pour le sauveur de leur unique fille.
Le coin des expressions désuètes:
« Géménée de godinette »
Forme ancienne de l'insulte si courante de nos jours "fils de p*te". Le terme de 'godinée' désignait une jeune fille un peu farouche, venant lui-même du terme 'godine' qui désigne la jeune fille à laquelle on fait la cour, et la terminaison en –ette était péjorative. Le sens littéral de l'insulte serait « engeance de débauchée ».
T/N: Ce chapitre corrigé de nombreuses fautes vous ai offert grâce à l'aide deHarry-Sterek-1968! Toujours un grand merci à elle!
