Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!
T/N: Retour après un assez long arrêt, toutes mes excuses pour ça, mais j'en avais bien besoin pour diverses raisons incluant (mais pas que) du déménagement, des travaux, pas d'internet, un camp d'initiation au vélo pour des jeunes, des travaux et encore du déménagement.
Et je reprends par un chapitre d'Amalgum parce que j'en avais particulièrement envie! Ce chapitre était un que je souhaitais atteindre depuis longtemps, pour plusieurs raisons, je pense que vous verrez vite pourquoi! Et il possède aussi un passage qui fut particulièrement épuisant à traduire, je pense que vous le reconnaitrez aussi! X)
Lorsque Rita et Bozo eurent quitté la Chambre des Secrets et Poudlard pour travailler sur leur histoire, et avec Harry et Hermione repartis à leurs propres activités, Gilderoy alla se promener sur le Chemin de Traverse durant la matinée et se dirigea vers Gringotts, faisant signe à ses nombreux fans, se délectant de la gloire qui lui était due. Toute cette attention rendait encore Harry nerveux, bien sûr, mais plus autant qu'auparavant. Il savait et comprenait qu'il ne serait jamais "juste une personne comme une autre". D'un autre côté, il était bon de savoir que tant de personnes se souciaient de lui. Oui, cela pouvait rapidement changer, mais tant qu'il prenait les mesures nécessaires à l'avance, cela ne se produirait jamais. Il lui fallait s'imposer un rythme, à lui-même et aux révélations qu'il faisait – pas trop ni trop vite. Et cette année était en train de devenir une véritable mine d'or de scoops et exclusivités qui parlaient de lui!
Sa sécurité future était bel et bien assurée par des choses qu'il avait faites cette année, qui étaient ses hauts faits, et pas des récits d'une vie volés à d'autres. Dans ce même esprit, Tondeur, Truand et Cogneur avaient commencé à approcher toutes les personnes à qui il avait causé du tort et avaient commencé à corriger le tir. Le villageois qui avait fourni la base de Louvoyer avec les Loups-garous (1) s'était retrouvé bénéficiaire des legs d'un cousin "perdu" qui avaient drastiquement amélioré la vie qu'il menait, lui fournissant une solide retraite pour ses vieux jours qui lui avaient jusqu'alors manquée. Il était désormais la personne la plus riche de son village et ne serait plus jamais dans le besoin. Il avait aussi reçu un modeste sac de Gallions de la part de Lockhart, le remerciant pour son assistance dans sa traque du Loup-garou. L'homme n'aurait rien à dire d'autre que des louanges sur Lockhart lorsque quelqu'un parviendrait finalement à le localiser et à lui poser quelques questions.
(1) 'Wandering with Werewolves' : je n'avais pas vraiment d'idées pour une allitération en français ici qui garde complètement le sens ('louvoyer' n'a pas exactement le sens de 'errer' du mot Wandering), mais Wingardy Levily et Lyanna Erren me l'ont re-proposé, donc je l'ai remis.
La femme qui avait inspiré Vacances avec les Harpies (2) avait reçu un héritage similaire, incluant l'assurance d'une scolarité pour ses enfants et petits-enfants, que ce soit à Poudlard ou à l'université, celui des deux applicable. Et un sac de Gallions, ainsi qu'un set complet des livres personnellement dédicacés de Lockhart.
(2) 'Holidays with Hags' : comme le précédent, difficile de trouver une allitération en français.
Gilderoy pouvait aisément rembourser le reste de ses dettes envers ceux à qui il avait nuis avec seulement une fraction des fonds dont il avait soulagé les Malfoy. Ses deux prochains livres, Braver le Basilic et Restreindre un Rat, seraient des best-sellers et remplaceraient sans problèmes ces fonds. Et le feraient monter dans la liste des cinq sorciers les plus riches d'Angleterre.
Et les revenus des ingrédients extraits du Basilic ne feraient qu'ajouter à sa fortune et son prestige.
Alors qu'il entrait dans la banque, un gobelin leva le nez de son bureau et fit signe à un autre. Avant que Gilderoy ne puisse même se rendre à l'un des guichets, un gobelin vint à lui. "M. Lockhart," dit-il, avant de tourner les talons et de guider le sorcier d'un pas vif jusqu'à une porte à l'arrière de la banque et une petite salle. "Voulez-vous du thé?" demanda cordialement le gobelin.
"Ah, oui, s'il vous plaît."
Harry/Gilderoy observa ce qui l'entourait. Au lieu d'une salle de pierre nue, celle-ci était richement meublée de bois, de tapis en peaux d'animaux sous des tables et de chaises de belle facture. Sa dernière visite, bien qu'agréable, avait été loin d'être aussi plaisante. Les gobelins avaient su maintenir leur réputation de petits salauds insultants et susceptibles cette fois-là. Mais maintenant?
Intéressant comme avoir à peu près une dizaine de tonnes de Gallions pouvait changer leur attitude. Ou était-ce la façon rusée et sournoise avec laquelle il avait acquis ces Gallions? Il était difficile de dire ce qu'ils respectaient le plus.
A peine se fut-il assis qu'un gobelin s'empressa d'entrer avec un plateau et posa sur la table prêt d'Harry/Gilderoy des tasses, une bouilloire et une assiette de biscuits.
Définitivement pas l'approche gobeline habituelle en affaires.
Le gobelin n'avait même pas atteint la porte pour partir qu'un autre entra.
"M. Lockhart," dit le gobelin en s'approchant. "Je suis Ragnurk, votre gestionnaire de compte. Que peut faire Gringotts pour vous aujourd'hui?"
"Ragnurk, mon ami!" – non, il ne l'était pas. Nul sorcier n'était l'ami des gobelins, selon eux – et il n'avait pas su qu'il avait un gestionnaire de compte. "J'ai besoin d'une équipe de professionnels pour… transformer un assez grand animal magique en ingrédients pour potions."
"Quel genre, quelle taille?" Le gobelin s'assit et sortit une plume et un rouleau de parchemin de sa poche.
Harry fit taire les envie d'envolées poétiques de Gilderoy. Les gobelins préféraient aller droit au but, pas de tergiversations avec eux.
"Un Basilic. Plus de soixante pieds. Mort. Tué hier matin. Très peu endommagé."
Le gobelin le fixa intensément. "Un Basilic." Il le fixa encore un moment. "Soixante pieds." Il plissa le nez. "Tué comment?"
Gilderoy rayonna joyeusement, "Je ne vous ennuierai pas de l'histoire complète, mais je l'ai achevé d'un coup d'épée à travers le palais, dans la bouche, jusqu'à percer le cerveau."
Le gobelin s'appuya contre son dossier. "Gringotts n'apprécie guère les plaisantins et les farceurs."
"Je peux fournir un souvenir de la créature si vous avez une pensine."
Cela prit moins de cinq minutes pour vérifier son histoire. Juste un court montage du serpent le pourchassant – aucuns signes de coqs! – avec l'épée à la main, de lui tirant l'épée hors du palais du serpent, de lui fixant le serpent mort d'une faible distance.
Le gobelin regardait presque Lockhart avec respect.
"Nous pouvons assembler une équipe sous peu. Les profits seront cinquante-cinquante.
Harry rit avec ravissement. Le marchandage fut long, mais finit sur une bien meilleure répartition de quatre-vingt – vingt. Harry conserverait la moitié de la peau, trois onces de venin, un quart du sang (3), cinq des dents (pas les crochets venimeux) et une seule fiole de trois onces de chacune des autres parties du serpent utilisable en potions. Tout cela basé sur son estimation de soixante pieds. Plus petit diminuerait ses portions, plus long ne les changerait pas. L'estimation de la valeur du serpent aux prix actuels était à bien plus d'un million de Gallions. Wow! Rien que ça, lorsque cela serait ajouté à son solde actuel, ferait de lui le sorcier le plus riche du Royaume.
(3) Découverte intéressante: 'quart' en anglais peut signifier la même chose que son homographe français 'quart', mais peut aussi désigner une unité de volume US équivalente au litre. Dans le contexte, un litre me semblait très peu, j'ai donc choisi le sens de 'quart'.
Le temps qu'ils aient terminé, l'équipe était prête et Gilderoy leur montra la destination du Portoloin grâce à la pensine. Ils apparurent directement dans la Chambre des Secrets.
Il laissa les experts faire leur travail et passa un moment à discuter avec Mimi avant de partir prendre un dîner tardif. Les gobelins avaient dit qu'ils auraient fini d'ici l'aube. Les enchantements protecteurs du Château ne s'étendaient pas là où la Chambre était dissimulée, sous le lac, et donc les gobelins pouvaient librement circulaient par Portoloins selon leurs besoins durant la nuit.
Gilderoy était un peu surpris d'être parvenu à réussir son opération sans aucune réaction de la part du Directeur.
Disant qu'il n'y avait aucun intérêt à avoir professeurs et élèves autant séparés lorsqu'ils étaient si peu nombreux, le Directeur avait déplacé toutes les tables des Maisons sur le côté et avait placé une seule table ronde dans la Grande Salle le jour d'avant. Les élèves arrivèrent peu à peu – ils n'étaient que six au total – et rejoignirent Gilderoy, McGonagall et Flitwick pour le dîner. Rogue mangeait dans son bureau, présuma le sorcier blond. Les autres professeurs étaient soit avec leurs familles ou en train d'acheter des cadeaux.
Le sorcier restait stupéfait que personne n'ait remarqué la présence de Rita ni celle des Gobelins sur le terrain de l'école. Dumbledore devait véritablement croire en l'efficacité des enchantements protecteurs de l'école pour garder de dangereuses créatures, qu'elles soient des monstres ou humaines, hors de l'école. Comment cela pouvait s'interpréter avec le Troll et Quirrell-mort l'année d'avant était une intéressante question. Le Directeur avait-il désactivé les protections? Si c'était le cas, cela expliquait aisément pourquoi il n'avait pas remarqué les activités extrascolaires de Gilderoy. Ni tant des choses qui avaient mal tournées dans la vie précédente d'Harry.
Et cela prouvait que le vieux sorcier n'avait pratiquement aucune considération pour la sécurité de ses élèves.
Tant des actions de Dumbledore avaient laissé Harry mystifié. Avait-il "testé" Harry? Ou avait-il juste été si sûr de lui qu'il ne lui était jamais venu à l'esprit qu'il puisse se tromper? Le premier avait de quoi rendre furieux, le second était incroyablement stupide.
Harry ne comprenait toujours pas pourquoi Dumbledore avait engagé Lockhart. Le Directeur était-il si détaché de la réalité qu'il n'avait jamais réalisé l'incompétence du sorcier? Harry savait que le Directeur parcourait régulièrement les esprits des élèves – surement, il avait fait de même pour le potentiel professeur de DCFM. Ou était-il plus concerné par le fait de révéler au grand jour la fraude qu'était Gilderoy qu'il ne l'était de s'assurer que ses élèves reçoivent une éducation?
Dans chacun des cas, le Directeur causait de sévères torts à ses élèves, et négligeait ses obligations en tant que Directeur. Dumbledore était-il si absorbé par ses machinations pour "le bien du plus grand nombre" qu'il ne voyait plus les dégâts qu'il infligeait aux jeunes sorciers et sorcières qui lui étaient confiés? Le vieux sorcier était-il sénile? Stupide? Ou ne se préoccupait-il tout simplement de rien hormis ses intrigues?
Juste au moment où Harry et Hermione se levaient pour partir, Gilderoy se leva également, disant, "M. Potter, vous nécessitez une nouvelle garde-robe. Une qui soit digne de votre statut d'Héritier d'une importante Maison. Je peine à croire que vos tuteurs vous permettent de vous habiller ainsi. C'est un affront à la dignité de vos parents et votre Parrain." Harry était vêtu de ses habits habituels, pas de robes d'école durant les vacances!
Harry et Hermione le regardèrent avec stupéfaction.
"Alors, cet après-midi, je vous accompagnerai vous procurer des habits digne de ce nom." Il balaya toutes objections, et les guida impérieusement vers l'extérieur et en direction de Pré-au-Lard.
"Monsieur," tenta d'objecter Harry encore une fois, "Vous n'avez pas besoin de faire ça."
"Sottises, mon garçon, en tant que votre Professeur, cela me peine profondément que vous insultiez ainsi la mémoire de vos parents par ce que vous portez."
Harry fusilla le professeur des yeux. Hermione se contentait d'observer et d'écouter avec des yeux ronds.
"Vous êtes le quatrième sorcier le plus riche de toute l'Angleterre, et vous vêtir de cette façon est tout bonnement honteux," déclara l'adulte. Malfoy avait été le troisième, jusqu'à ce que Lockhart ne vide ses coffres si consciencieusement. Lockhart était dixième, actuellement, mais lorsqu'il toucherait les gains du Basilic, il ferait reculer Harry en cinquième place. Et il n'était que dixième et non plus haut qu'à cause des frais qu'il avait accepté de payer aux gobelins pour l'acquisition de la fortune et des propriétés de Malfoy. Sans compter les Gallions qu'il avait utilisés pour se racheter auprès de ses anciennes sources d'histoires.
Les Potter n'avaient pas été si riches en 1981, mais dix ans à laisser leurs investissements croitre sans aucune stupides tentatives à essayer de booster leurs gains, tout en n'ayant que des dépenses minimales pour de l'entretien, avait vu leur fortune considérablement s'étoffer. Malfoy aurait pu être deuxième, mais il avait utilisé des sommes considérables en pots-de-vin au cours de la dernière décennie.
Les deux enfants s'étaient arrêtés et le regardaient d'un air choqué, mâchoires pendantes. Gilderoy se tourna pour leur faire face. "Sûrement, vos tuteurs vous ont informé de cela, M. Potter? Si vous tuteurs moldus n'en ont rien fait, alors votre tueur magique doit l'avoir fait. Ne pas vous en avoir informé constituerait le plus abject manquement à ses devoirs que je puisse imaginer." Il s'immobilisa et posa ses yeux sur le garçon.
"Riche?" parvint à couiner Harry.
"Oui. Bien sûr. La Maison Potter est une lignée très ancienne, et les investissements de votre mère n'ont fait qu'augmenter à vos coffres."
"Coffres? Au pluriel?" se hasarda Hermione, déglutissant avec difficulté.
Gilderoy adopta une mine ébahie. "M. Potter, nous allons corriger cela immédiatement," dit-il d'un ton de commande.
Il les fit avancer tout droit jusqu'à la cheminette des Trois Balais. Un peu plus tard, et ils entraient chez Madame Guipure. Les deux élèves étaient en état de choc.
"Bien le bonjour, Madame," Gilderoy salua la propriétaire. "M. Potter, ici présent, nécessite le lot complet, des sous-vêtements à la robe d'apparat. Considérez qu'il a tout perdu dans un accident à l'école et ne possède que les habits qu'il porte. Que vous brûlerez une fois que nous en aurons fini."
La sorcière, surprise, les fixa.
"Pour le moment, préparez-lui un set de robes d'apparat avec les armoiries de la Maison Potter. Nous avons un important entretien dans quelques minutes, donc le temps presse. Pour la jeune sorcière qui est avec nous, faites de même," continua Gilderoy.
Hermione le regardait, bouche bée de surprise. "Moi?" couina-t-elle.
"Elle ne possède pas de Maison, étant d'origine moldue, alors mettez les armoiries de la Maison Potter sur ses robes en tant que protecteur." Il mit une main dans ses robes et en tira un petit sac. Il le déposa sur le comptoir et sortit un portefeuille, en extrayant une petite carte qu'il tendit à la commerçante. "Mettez tout là-dessus," conclut-il.
Elle fixa la carte, déglutit, puis fit une révérence. "Immédiatement, M. Lockhart." Elle se tourna et interpella une autre employée, "Mlle Watson, allez chercher Mlle Likitt et Mlle Softbottom, et venez ensuite m'aider ici." Elle se dirigea vers Harry, "Veuillez vous tenir ici, monsieur," dit-elle, désignant une plateforme de mesure. "Et si vous pouviez vous tenir ici, mademoiselle," elle pointa une seconde plateforme. Les deux enfants protestèrent mais obtempérèrent lorsqu'ils virent que leur professeur n'en démordrait pas.
Mme Guipure émit un son désapprobateur lorsqu'elle vit les vêtements miteux qu'Harry portait, et il rougit, embarrassé. Gilderoy pouvait voir qu'Hermione était surprise d'à quel point les habits du garçon étaient usés. En un temps remarquablement court, tous deux se retrouvèrent à porter de nouvelles robes semi-formelles.
"Excellent!" déclara Gilderoy. "Achetez une malle-appartement pour chacun d'eux; chambre, cuisine avec coin salle à manger, salle de bain, placard, et une autre pièce pour une bibliothèque. Assurez-vous qu'elles aient les fonctions d'auto-rétrécissement et restauration, avec un sortilège Poids Plume et le dispositif de verrouillage multi-personnes spécial Poudlard."
Il se tourna vers les deux élèves, qui étaient abasourdis par ce qui se passait. "Cela veut dire qu'une seule personne peut se trouver dans la malle à la fois tant que celle-ci se trouve à Poudlard. Je sais, je sais," dit-il en souriant, agitant ses mains devant lui dans un geste se voulant apaisant, "Cela ruine de potentiels bons moments – pas de bisoutage (4) en privé – vous devrez continuer à utiliser les placards à balais de Poudlard." Il rit jovialement.
(4) Le terme anglais utilisé ici est 'snogging', qui est généralement traduit par 'galocher / rouler une pelle'. Mais ces équivalents français s'accordent souvent mal à la situation une fois en français (je trouve). Pareil d'ailleurs pour 'shagging', qui me laisse toujours un peu perplexe. Ces mots ont une connotation assez vulgaire une fois traduit qui n'y est pas vraiment en anglais… Du coup, autant utilisé un mot qui n'existe pas mais faisant moins vulgaire et taquinerie bon enfant.
Hermione couina une nouvelle fois. Harry paraissait à court de mots.
Il reporta son attention vers Mme Guipure. "Alors, maintenant, Madame," dit-il tout en fixant Harry. "M. Potter a de charmants yeux verts, donc je pense que porter des couleurs violettes et prunes les feront paraître plus vifs. Toute nuance de violet pur jusqu'au lavande brumeux ira bien. Aussi, une couleur lie-de-vin sombre, des rouges tirant sur le bordeaux ou un vrai bordeaux fonctionneraient. Les tons de bleu et de rouge dans ces couleurs porteront l'attention sur ses yeux verts." La sorcière prenait des notes.
"Je suggère différentes gammes de verts. Des teintes vertes intensifient la couleur de ses yeux. Vert sauge, olive, vert mousse ou un vert bouteille sombre pour ajouter de la profondeur à la couleur de ses yeux. Je pense que des couleurs poire ou tout vert avec une légère base jaune, ou un vert clair herbeux seraient du plus bel effet." Les élèves écoutaient, clignant des yeux, n'ayant jamais réalisé que quelqu'un devait être très bon pour coordonner les couleurs quand il se trouvait en permanence à portée de vue du public. Cela avait pris des années d'études à Gilderoy pour comprendre comment tout pouvait s'accorder. Bien sûr, il s'était concentré sur ses propres besoins, mais il lui fallait comprendre comment les autres couleurs se liaient également entre elles.
"Un noir basique est toujours à sa place," continua-t-il, "et les yeux verts de M. Potter seront tout bonnement rutilants avec un noir classique. Le bleu marine est une couleur neutre toute aussi flatteuse, mais nous voudrons nous éloigner de tous bleus délavés et beiges insipides." Il fixa encore un peu le garçon avant de hocher la tête. "Oui, je pense que c'est ce pour quoi nous irons. Ses cheveux, étant noirs, n'affecteront pas ces choix." Il jeta un coup d'œil à la femme. "J'attends une douzaine de lots pré-arrangés pour été, automne, hiver et printemps chacun." Il eut un large sourire. "C'est un garçon, aucune sens de la coordination des couleurs, vous savez." La commerçante acquiesça tout en écrivant.
Il se tourna pour faire face à Hermione. Elle le fixa en retour et déglutit nerveusement, inquiète de ce qu'il dirait à propos d'elle.
"Des tons bleus – de la myrtille au bleu marine en passant par le turquoise (5) et le cyan," dit-il. "Ils complimenteront ses yeux et cheveux bruns. Ne soyez pas timide, des cobalts perlés et des couleurs de denim clair – les bleus feront ressortir ses yeux et ils deviendront le point de mire de son visage. Procurez-lui plusieurs jeans dans ces couleurs – si vous ne savez pas ce que sont des jeans, demandez à un Né-Moldu.
(5) L'une des façons de dire 'turquoises' en anglais, et utilisée ici, est "robin's egg blue", soit littéralement "bleu œuf de rouge-gorge". Et en effet, les œufs de rouge-gorge ont une magnifique teinte turquoise, ce que peu de gens savent!
"Aussi, des rouges purs et des oranges chauds complimenteront aussi ses yeux sombres. Tout comme des verts légers et des jaunes clairs. Des roses calmes et des rouges rosés assez légers seraient extrêmement flatteurs, également. Une palette pastelle est toujours un magnifique contraste pour les yeux marron." Il s'arrêta un moment pour réfléchir.
"Le noir n'est pas une bonne option. Je pense à un ton cannelle ou à un taupe riche, à la place. Ces couleurs neutres seront les bases de la garde-robe et associées avec d'autres couleurs flatteuses. Pas de marron foncés, choisissez des couleurs plus crémeuses évoquant le café avec une généreuse dose de lait. Les couleurs kaki iraient, tout comme les olives et verts mousses. Du blanc est toujours flatteur et feront paraître ses yeux d'autant plus sombres en contraste, incluez une douzaine de chemisiers et de robes décontractées. Une couleur d'or chaleureux met de l'éclat dans les yeux marron et est toujours un excellent choix, à mon avis.
"Eclaircissez les tons violets et optez pour un lavande brumeux, prune ou un léger framboise, je pense. Un orange tirant sur le rouge serait un choix osé – des versions plus douces comme des pêches au ton chaud ou abricot seraient aussi bonnes.
"Ils forment un couple adorable, alors essayez de coordonner leurs couleurs avec l'autre, s'il vous plaît." Cette fois-ci, Hermione ne fit que rougir.
Il soupira. Cela allait être une expédition shopping coûteuse. "Fournissez juste les basiques pour les sous-vêtements. Je suis sûr que Mlle Granger préfèrerait choisir elle-même la coupe et le style qui feront plaisir à sa moitié." Le sorcier et la sorcière en question rosirent tous deux d'embarras, le visage d'Hermione allant encore plus dans les rouges vifs.
"Elle nécessitera également une douzaine de pantalons, de jupes, de chemisiers et de robes décontractées pour chaque saison. Arrangez-les par sets." La vendeuse émit un bref, "uh huh," de compréhension tout en poursuivant ses notes. "Ajoutez des runes d'ajustement à la croissance, de propreté et de résistance à l'eau permanentes pour tout," dit-il encore. "Vous ne devriez pas avoir besoin de les remplacer pour la prochaine décennie, au moins," expliqua-t-il à ses deux élèves.
"Lorsque tout sera achevé, mettez-les dans les malles et envoyez-les par hiboux à Poudlard."
Habillé de vêtements flambants neufs et de robes semi-formelles pour la première fois dont il puisse se souvenir, Harry paraissait un peu mal à l'aise tandis qu'ils se dirigeaient vers Gringotts. Hermione était splendide dans ses nouvelles robes, elle aussi.
"Ne vous inquiétez pas, M. Potter. Vous pouvez aisément me rembourser pour ces achats ultérieurement," dit-il d'un ton réconfortant. "Mlle Granger, en tant que protégée de M. Potter, il est de sa responsabilité de s'assurer que vous soyez vêtue et équipée adéquatement à tout moment. Ces achats tombent sous cette spécification." Elle parût vouloir objecter. "Mlle Granger," il s'arrêta dans la rue, fit un mouvement de baguette pour ériger un enchantement d'assourdissement, et s'adressa directement à elle. "Ce n'est pas un jeu. Vous êtes une Née-Moldue et nombreux sont ceux vous considérant comme une citoyenne de troisième zone, au mieux, et à peine un cran au-dessus Créature Magique. Les armoiries sur vos robes leurs indiquent que s'ils ne vous traitent pas comme une Sang-Pure, ils offenseront la Maison Potter et auront à se défendre en conséquence. Ceux un tantinet malins le remarqueront et agiront en conséquence. Les idiots finiront devant un tribunal au mieux, ou morts dans le pire des cas." Il eut un sourire en coin et jeta un coup d'œil vers l'entrée de Gringotts. "Et je pense que vous découvrirez qu'il y a aussi d'autres avantages à cela." Il se retourna vers elle, souriant. Elle n'avait jamais de robes d'une telle qualité auparavant.
Il était si habitué à l'apparence de son Hermione qu'il n'avait pas vraiment regardé la jeune sorcière de treize ans qui se trouvait devant lui. Ses dents. Il avait oublié ses dents. Ses dents de devant étaient plus longues que le reste et même avec sa bouche fermée, on pouvait voir les deux de devant dépasser par-dessus sa lèvre en une légère supraclusion.
Il soupira et ressortit sa baguette. Il s'accroupit devant elle. "Faites comme moi," il montra ses dents en une parodie de son sourire.
Timidement, elle fit ce qu'il demandait.
Il ordonna, "Ne bougez pas!" Et lança un bref sortilège.
Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'elle sentit ses dents bouger. Après quelques secondes seulement, il avait parfaitement réaligné ses dents.
"Ne bougez pas," répéta-t-il en lançant un second sort lui donnant un aussi beau sourire que le sien, retirant les imperfections mineures et les rendant aussi blanches que du papier à lettre moldu. Il n'ajouta pas le sortilège de scintillement qu'il utilisait de façon coutumière, mais maintenant la jeune sorcière avait un sourire physiquement parfait.
Il annula le sort qui les entourait et se dirigea vers la banque. Hermione avait une expression très introspective tandis qu'ils marchaient. Et elle n'avait de cesse de passer sa langue sur ses dents.
Une nouvelle fois, alors qu'ils franchissaient les portes, un gobelin se précipita vers Lockhart et s'inclina avant de les guider jusqu'à une porte à l'arrière et un bureau. Comme la dernière fois, la pièce avait des fauteuils, une table et une crédence contre le mur avec une chaise à côté. Cette fois, le thé était déjà servi. Ils s'installèrent, les enfants paraissant mal à l'aise.
"M. Potter, Mlle Granger," dit Gilderoy. "Soyez toujours, toujours polis avec les gobelins. Ils ne vous en remercieront pas, ils ne le réciproqueront jamais, mais cela fait une différence dans leur attitude. Ils ne supportent pas les bavardages inutiles. Allez toujours, toujours droit au but. J'ai fait cette erreur il y a des années de cela et j'essaye encore de m'en remettre. Observez et apprenez. Ne prétendez pas savoir quelque chose, admettez votre ignorance lorsque cela est nécessaire."
Hermione et Harry hochèrent la tête pour montrer qu'ils comprenaient.
A ce moment, deux gobelins entrèrent en même temps. Le premier était Ragnurk, le gestionnaire de compte de Gilderoy, et le second était un larbin portant un plateau de biscuits.
"Ah, Ragnurk! Un plaisir de vous voir." Gilderoy se leva et s'inclina. "J'ai quelques problèmes à vous exposer."
Le gobelin grogna et s'assit dans le fauteuil derrière le bureau. Gilderoy se rassit.
"Premièrement," il fit un geste vers le garçon. "Le tuteur de M. Potter ne lui a jamais dit quoi que ce soit sur la Maison Potter, ses responsabilités ou ses coffres au sein de cet admirable établissement. Il n'a jamais reçu aucune communication de Gringotts, et son tuteur ne lui en a jamais fait parvenir une seule. Je suspecte que ses hiboux ont été interceptés ou redirigés. Il aimerait aussi remplir son Testament." Gilderoy s'appuya contre son dossier, attendant le feu d'artifice.
Il ne fut pas déçu. Bien qu'il ne parlât pas la langue, il restait facile de comprendre les obscénités qui étaient émises. Les deux enfants écoutaient avec une fascination horrifiée, et non sans effroi.
Le gobelin cria quelque chose et la porte de la pièce s'ouvrit à la volée. Ils ne comprirent pas ce qu'il disait, mais la porte se referma rapidement. Le gobelin commença à écrire furieusement sur un parchemin qu'il avait tiré de la crédence. Lorsqu'il eut terminé, il claqua des doigts et le parchemin disparut.
Gilderoy dit," Deuxièmement, Mlle Granger, ici présente," il l'indiqua d'un mouvement de la tête dans sa direction, "nécessite une Recherche d'Héritage. Je pense qu'elle pourrait avoir le coffre d'un ancêtre."
Ragnurk les observa tous les deux un moment, puis sourit, une vision macabre étant donné le nombre de dents pointues et acérées qu'il révélait. Il sortit un petit parchemin et écrivit quelque chose dessus. Il claqua des doigts et, lui aussi, disparut.
Quelques instants plus tard, un gobelin d'apparence âgée entra en portant un tome assez volumineux et plusieurs dossiers.
"Gutlasher est le gestionnaire de compte de la Maison Potter," gronda Ragnurk. Il désigna le garçon du menton. "Voici M. Potter. Il n'a jamais reçu aucune de nos communications, ni ne sait quoi que ce soit sur ses biens."
Cela engendra une nouvelle volée de jurons gobelins. Gilderoy se pencha vers Harry et lui dit à voix basse, du coin de la bouche, "J'espère que tu prends des notes."
Le garçon lui retourna un air sidéré qui se transforma lentement en un timide sourire.
Une fois les grossièretés passées, Gilderoy dit à Harry et Hermione, "Les gobelins vont réaliser un test de paternité, tout d'abord, pour confirmer que M. Potter est véritablement le fils de James et Lily Potter." Gutlasher sortit un parchemin de l'un de ses dossiers, après avoir tout installé sur la table, et marmonna quelques mots en le tenant.
"M. Potter," dit Gilderoy tandis que le gobelin travaillait. "Il vous faudra signer votre nom sur ce parchemin en utilisant une 'Plume de Sang'. Elle tirera du sang de votre main tandis que vous écrivez. Cela piquera légèrement, mais c'est tout. Les Plumes de Sang sont restreintes à l'utilisation par les gobelins et pour quelques rares contrats magiques."
Hermione observa attentivement tandis que le jeune sorcier prenait la plume que lui tendait Ragnurk et écrivait avec soin son nom complet. Harry James Potter. Le garçon s'en sortait bien, ne grimaçant qu'à peine au picotement sur sa main lorsqu'il écrivit. A peine eut-il fini que les noms de ses parents, James et Lily, apparurent, suivis par ses grands-parents, Fleamont et Euphemia Potter d'un côté, et Graham et Denise Evans de l'autre.
Le vieux gobelin examina le parchemin, hocha la tête, et l'ajouta à un dossier au sein de l'énorme livre qu'il portait. Ragnurk prit un autre parchemin, écrivit quelque chose, et claqua des doigts pour l'envoyer.
Gilderoy prit rapidement la parole, "Gutlasher, étant donné que le tuteur de M. Potter a échoué si spectaculairement à le préparer pour sa position, ne serait-il pas approprié de considérer le tuteur inadéquat et d'impartir immédiatement son titre de Lord à M. Potter afin qu'il puisse engager ses propres précepteurs?"
Les deux gobelins observèrent le sorcier.
Il haussa les épaules, "Faute lourde au minimum, Vol de Lignée pure et simple au pire."
Ils l'étudièrent un moment, puis conférèrent entre eux encore un peu. Finalement, ils se retournèrent vers les trois non-gobelins. "Oui," dit Gutlasher. Il s'approcha du jeune sorcier et lui tendit un parchemin et une plume. "Ecrivez ici que vous jurez que votre tuteur ne vous a informé d'aucuns de vos droits et obligations en tant qu'Héritier Potter. Apposez une goutte de votre sang sur votre signature."
Tandis qu'Harry signait le document, il dit, "Je ne sais même pas qui est mon tuteur, à moins que ce ne soit mon Oncle Vernon ou ma Tante Pétunia. Et ils m'ont dit que mes parents étaient morts ivres dans un accident de voiture."
"S'agit-il de sorciers?"
"Non, monsieur, tous deux sont moldus. Tante 'Tunia est la sœur de ma mère."
"Et vous ne connaissez pas l'identité de votre tuteur magique?"
"Heu," Harry parut embarrassé, "Non, monsieur."
Le gobelin lui tendit un autre parchemin, reprenant le premier et le déchirant en deux. "Recommencez, et écrivez que votre tuteur magique ne s'est pas présenté à vous et que vos tuteurs moldus vous ont menti au sujet de vos parents et du monde magique."
Harry soupira, mais fit comme demandé, rendant le document complété avec une goutte de sang sur sa signature. Le gobelin le lut et le lança sur le bureau, où il étincela brièvement d'un éclat puissant.
"Excellent, Gutlasher," dit Lockhart. "Pendant que nous attendons pour l'anneau, peut-être pourriez-vous montrer à M. Potter sa position financière?" Il se tourna vers Harry, "Veux-tu le faire en privé ou cela t'irait-il de le faire ici?"
Harry parut un peu paniqué à l'idée de quitter la pièce.
Gilderoy se retourna vers les gobelins. "M. Potter, je pense, souhaite en discuter ici."
Harry acquiesça d'un air soulagé.
Gutlasher regarda alternativement entre les deux, avant de grogner son approbation. Il fixa Harry d'un air dur un moment.
"M. Potter ne connait rien à la finance, Gutlasher," dit Gilderoy, "Alors peut-être devriez-vous le familiariser au statut de ses coffres et lui donner un bref aperçu de ses propriétés. Plus tard, vous pourrez lui expliquer ses investissements en profondeur."
Le regard mauvais se reporta sur Gilderoy, mais le sorcier conserva une expression calme et dégagée, sans trace de son sourire tape-à-l'œil habituel. Les gobelins l'auraient trouvé offensant.
Le gobelin grogna à nouveau, et se tourna ensuite vers Harry. Il ouvrit le livre de compte, l'abattit devant le garçon et commença à parler rapidement.
Gilderoy se tourna vers Ragnurk. "Maintenant, comme je l'ai dit, Mlle Granger, juste ici, aurait besoin d'une Recherche d'Héritage."
Hermione était en train d'écouter attentivement Gutlasher et regardait par-dessus l'épaule d'Harry. Tous deux exprimaient clairement leur choc à ce qu'ils voyaient. Harry savait qu'il avait de l'argent, mais de voir les sommes exactes était renversant. Il y avait bien plus de chiffres que ce qu'il s'était attendu à voir.
Le sorcier s'approcha, posa une main sur l'épaule de la jeune sorcière, et la guida vers la crédence où Ragnurk attendait. Elle continuait à jeter des coups d'œil à Harry et son gestionnaire de compte. Durant leur conversation, un autre gobelin était venu et avait déposé quelques papiers.
Ragnurk se contenta de tendre une Plume de Sang à la sorcière et désigna la feuille du dessus. Hermione posa un regard interrogateur sur Gilderoy mais ne prit pas la plume.
Gilderoy lui sourit gentiment.
"Mlle Granger, ce papier est enchanté pour trouver les correspondances de tous les sangs et signatures magiques enregistrés à Gringotts. Lorsque vous écrirez votre nom, il comparera votre sang et votre magie à toutes les archives et si une correspondance est trouvé, et si celle-ci est suffisamment proche pour indiquer que vous êtes l'Héritière d'une Famille, celle-ci sera listée sous votre nom."
Il gloussa. "Vous pourriez même découvrir que certains de vos camarades de classe vous sont lointainement apparentés par leurs arrière-grands-parents ou d'encore plus loin."
Elle la prit avec hésitation et signa de son nom.
Il y eût une pause momentanée, puis Maison Dagworth-Granger, seule Héritière vivante apparut sous son nom, comme si écrit de sa main. Elle leva les yeux vers Gilderoy et puis vers le gobelin.
"Voilà qui est excellent, Mlle Granger!" dit Lockhart avec enthousiasme. "Il semble que vous soyez apparentée à la famille de sorciers des Dagworth-Granger, et que vous soyez leur seul parent en vie. Par conséquent, vous héritez de tous leurs coffres, de leurs contenus et des terres léguées par la famille." Il eût un large sourire, comme si elle avait fait quelque chose de particulièrement brillant. "Hector Dagworth-Granger fut le fondateur de la Très Extraordinaire Société des Potionnistes (6) et un fameux potionniste. Vous devriez trouver ses carnets personnels sur le sujet des plus fascinants. Le Professeur Rogue pourrait même être impressionné si vous lui donniez une copie de l'un d'eux." La petite sorcière l'observa, essayant encore d'intégrer qu'elle appartenait à une famille de sorciers.
(6) Après des mois, voire des années, où je me suis creusé la cervelle et ai été incapable de trouver une traduction officielle pour 'Potioneer', je le trouve finalement par pure coïncidence ici. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir chercher avant… Ajouté à mon Lexique immédiatement et je l'utiliserai à l'avenir!
Ragnurk avait déjà rédigé un parchemin et l'avait envoyé d'un claquement de doigts. Presque au même moment, la porte s'ouvrit et un gobelin entra avec une petite boîte qu'il donna à Gutlasher.
Ils regardèrent en silence tandis qu'Harry ouvrait la boîte et mettait l'anneau qui s'y trouvait. Gilderoy s'approcha et lui tendit la main. "Mes félicitations, Lord Potter! Vous êtes maintenant indépendant, et ne rendez plus de compte à quiconque." Harry lui serra la main d'un air hébété.
"Gutlasher, puisque Lord Potter ne connaît rien à la finance ou à la gestion de biens, pourriez-vous recommander quelqu'un pour agir en tant que précepteur pour lui et Mlle Granger? Chargez le coût à la Maison Potter. Nous pourrons mettre en place quelque chose les Dimanches après-midi à Poudlard ou à Pré-au-Lard, j'en suis sûr." Le gobelin acquiesça.
"Aussi," il se tourna pour s'adresser à Harry. "Lord Potter," le garçon rougit à ce titre, "avant que vous n'occupiez l'un de vos propriétés, je vous suggère d'envoyer les gobelins les passer en revue et de leur faire mettre à jour les enchantements protecteurs. Il y a encore des Mangemorts, là dehors, qui adoreraient vous attaquer par surprise s'ils le pouvaient. Quelque soit la propriété que vous choisissez pour loger cet été," les yeux du garçon s'écarquillèrent de surprise à cette possibilité, "je suggère que vous la placiez sous un sortilège de Fidelitas et ne révéliez son emplacement qu'à quelques personnes de confiance." Il marqua un temps de pause, et puis ajouta d'un ton grave, "Pas au Directeur, qui pourrait se sentir contraint d'interférer et de vous forcer à retourner chez vos proches à Surrey." L'expression d'Harry s'assombrit à la mention de sa tante et son oncle. Hermione décocha un regard interloqué à Gilderoy et puis se tourna pour regarder Harry. Celui-ci hocha lentement la tête.
"Si tu le souhaites, je peux te donner des conseils sur les personnes en qui tu peux avoir confiance. Il n'y en a pas beaucoup à part moi."
Le garçon acquiesça à nouveau.
"Veux-tu que les gobelins vérifient l'état de toutes tes propriétés et améliorent les enchantements protecteurs si nécessaire?"
"Oui, Professeur Lockhart."
Gilderoy inclina la tête en direction des gobelins. "Hé bien dans ce cas, dis-leur." Harry leur donna ses ordres d'un ton hésitant.
"Mlle Granger," le sorcier se tourna vers la jeune fille, "avant que vous ne donniez de telles commandes aux gobelins, s'il vous plaît, passez minutieusement en revue vos finances et les coûts. Dépenser de l'or que vous n'avez pas, même par accident, peut se prouver fatal lorsqu'on fait affaire avec les gobelins."
Elle opina tout en disant, "Oui, Professeur Lockhart."
"Pendant ce temps, je vous suggère d'envoyer des copies de vos relevés de Gringotts à vos parents. Lord Potter, j'en suis sûr, ne serait pas contre donner de l'exercice à Hedwige."
Tous deux le regardèrent curieusement, se demandant comment il savait que le nom de la chouette d'Harry était Hedwige.
Ils passèrent une heure de plus avec les gobelins à examiner les relevés financiers. Comme la plupart des Maisons, les Potter possédaient la majeure partie de leur fortune sous forme de propriétés, cependant, puisqu'il n'y avait plus eu de retraits pendant dix ans, il y avait un pourcentage d'or bien plus haut dans ses coffres que la majorité. Gilderoy suggéra de ne pas le toucher pour le moment, jusqu'à ce qu'il en ait appris plus sur les investissements. Ses revenus étaient d'en gros vingt mille Gallions par an, dix fois la moyenne de la sorcière ou du sorcier normal.
Les biens de Mlle Granger étaient considérablement plus réduits, avec uniquement une seule habitation. Les bénéfices de Dagworth-Granger sur ses brevets de potions avaient expiré une centaine d'année plus tôt. Et bien qu'il ait fondé la Très Extraordinaire Société des Potionnistes, cela ne fournissait aucun revenu, seulement des droits pour se vanter. Si la maison n'avait pas été entretenue depuis que le dernier Dagworth-Granger y avait vécu, elle n'était sûrement plus habitable. Il était hautement improbable qu'un elfe de maison ait survécu et maintenu l'endroit, bien que cela soit possible. Il leur faudrait prévoir un weekend pour l'examiner.
Alors qu'ils concluaient leur entretien, Hermione demanda, "Est-ce que vous avez fait une Recherche d'Héritage, Professeur Lockhart?"
Il lui adressa un large sourire, tout en charme éclatant, "Hé bien, je vous remercie de penser à moi, Mlle Granger. Je suis le seul Lockhart – mon père est un moldu et ma mère une sorcière que sa famille a déshérité, donc seul mon nom de famille sera listé."
Elle l'observa d'un air songeur, avant de dire, "Pourquoi pas en faire un quand même, tant que nous sommes ici."
Il haussa les épaules. "Une excellente idée, et une démonstration d'un résultat nul est aussi importante qu'une qui en révèle beaucoup." Il se tourna vers Ragnurk. "Une Recherche d'Héritage, Ragnurk." Il gloussa doucement. "Peut-être y a-t-il un ou deux secrets cachés dans mon lignage dont je ne suis pas au courant!"
Deux minutes plus tard, il fixait le parchemin avec horreur, yeux écarquillés tandis que les caractères descendaient le long de la page, plus loin que son nom de famille. "Non!" murmura-t-il.
Le parchemin affichait:
Maison Lockhart, Lord fondateur.
Maison Black, Lord choisi par la Magie.
Maison Potter, Lord choisi par la Magie.
Maison Peverell, Lord choisi par la Magie.
Maison Gryffondor, Lord choisi par la Magie.
Maison Serpentard, Lord par Droit de Conquête, choisi par la Magie.
Maison Gaunt, Lord par Droit de Conquête, choisi par la Magie
Le coin des expressions désuètes:
« Vogue la galée! »
Galée était en ancien français un "petit navire de guerre, long et étroit", qui est supposé avoir donné le terme "galère" (« Vogue la galère! » est une alternative existant aussi).
L'image qu'évoque cette expression est de celle d'un bateau se laissant emporter par le courant, signifiant donc 'laisser les choses se faire'. Une expression possédant le même sens est « Advienne que pourra! ».
T/N 2: Ce chapitre vous est offert avec pas (moins?) d'erreurs grâce à la correction d'Harry-Sterek-1968! Merci à elle
