Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!
T/N: Il y a quelques alternances entre tutoiement et vouvoiement pour une même personne dans ce chapitre, selon le thème abordé (plus ou moins personnel) ainsi que d'autre indication en anglais (Harry / Mr. Potter). J'espère que cela ne paraîtra pas étrange, sinon n'hésitez pas à me le dire!
"Comment est-ce possible, Ragnurk? Comment puis-je être Lord Potter puisqu'il est Lord Potter," Gilderoy désigna Harry, "et porte l'Anneau du Lord?"
Les deux gobelins fixaient le parchemin, fronçant furieusement le front.
"Et Lord Black? Je réalise que l'actuel Héritier Black est à Azkaban, mais comment est-il possible que je sois le Lord Black?"
En fait, maintenant qu'Harry/Gilderoy prenait le temps d'y penser, cela était le plus logique du monde. Son essence magique complète résidait en Lockhart. Et parce que son essence magique était la même que celle du Harry élève, bien que plus développée, pour la magie ils étaient essentiellement la même personne. Et puisque le Potter du futur avait été à la fois Lord Potter et Lord Black, la magie du présent l'avait accepté en tant que Lord Potter et Lord Black, parce que sa magie disait qu'il l'était. Sa magie savait qu'il était le lord de ces deux lignées.
Le fait qu'il soit aussi Lord Peverell était une surprise, mais considérant que la Maison Potter possédait la propriété de la très convoitée Cape d'Invisibilité des Reliques de la Mort, cela était prévisible. Le père de chaque génération avait probablement expliqué l'importance de la relique à son aîné jusqu'à ce qu'il advienne un moment où un père était mort avant de dévoiler cette importante information, et avait laissé les générations suivantes dans l'ignorance.
Serpentard et Gaunt, par Droit de Conquête, ceux-là aussi étaient prévisibles. Il ne s'était jamais embêté à faire une Recherche d'Héritage dans le futur, donc il n'avait jamais su. Il avait été trop occupé à essayer de se garder en vie, lui et ses amis. Et, hé bien, après avoir finalement vaincu Voldepute, il n'y avait plus rien eu à hériter. Mais sa magie savait. Et dans ce temps, il avait détruit les fragments d'âme de Jedusor du journal et du Diadème de Serdaigle – deux 'victoires' supplémentaires.
D'un autre côté, maintenant qu'il y songeait, le fait que Gilderoy soit Lord Serpentard rendrait tous ces vieux schnoques de Sang-Purs fous!
Gryffondor, par contre? C'était une totale surprise. D'où est-ce que cela venait?
Et la mère de Gilderoy était une sorcière que sa famille avait mise à la porte et déshéritée de tout bien et titre possible pour le péché d'avoir épouser un Moldu. Il n'avait eu aucune raison de suspecter qu'une Recherche d'Héritage révèlerait quoi que ce soit qu'il ne sache pas déjà, alors pourquoi gaspiller les Gallions? Et sans l'addition de l'essence d'Harry, il aurait eu raison.
Mais dans tous les cas, cela voulait dire que la magie les voyait, à la fois lui et l'Harry enfant, comme étant la même personne. Et que sa magie et celle de Lockhart ne s'étaient absolument pas mêlées, pour le moment. Ils existaient en tant qu'entités séparées qui avaient formé un système de partage. Peut-être qu'un jour ils fusionneraient complètement, mais Harry/Gilderoy pensait que cela pourrait prendre des décennies.
Tandis qu'Harry/Gilderoy contemplait ces possibles faits, les gobelins avaient fait signer un nouveau parchemin de Recherche d'Héritage à l'enfant et l'adulte. Celui d'Harry affichait:
Maison Potter, Lord choisi par la Magie.
Maison Peverell, Lord choisi par la Magie.
Maison Gryffondor, Lord choisi par la Magie.
Maison Serpentard, Lord par Droit de Conquête, choisi par la Magie.
Maison Gaunt, Lord par Droit de Conquête, choisi par la Magie
Il correspondait à celui de Gilderoy, à l'exception des Maisons Lockhart et Black. Que celui d'Harry n'inclut pas Black faisait sens puisque Sirius n'était pas encore mort et n'avait pas rendu officiel l'héritage du garçon. Pour le moment, Harry Potter n'était qu'un possible héritier. Cela ne serait officiel que lorsque Lord Black ferait l'annonce ou que Gringotts authentifierait son Testament. Harry/Gilderoy, cependant, avait été Lord Black pendant plus d'une décennie dans le futur, donc la magie l'avait maintenu. Le testament de Sirius n'importait maintenant plus puisqu'Harry/Gilderoy Lockhart était Lord Black d'après sa magie.
Les gobelins étaient aussi mystifiés que tout le monde, cependant.
"Cela devrait être impossible," dit Ragnurk, "L'un de vous devrait être listé comme membre de la Maison, pas en tant que Lord. Il n'y qu'une seule façon par laquelle vérifier cela." Il se tourna vers Harry. "Lord Potter, donnez votre Anneau de Lord à M. Lockhart." Il se retourna et montra les crocs à Lockhart. "Si le sorcier peut mettre l'anneau à son doigt, alors lui aussi est Lord Potter. Et ce qui est vrai pour l'un est vrai pour l'autre."
Harry observa Gilderoy avec hésitation. Le sorcier lui fit un large sourire, "Je promets de vous rendre l'anneau au plus vite. Je n'ai nulle envie d'être Lord Potter."
Harry retira lentement l'anneau de son doigt et le tendit à Lockhart. Gilderoy le mit tout aussi lentement à l'annulaire de sa main droite. Il s'ajusta au fur et à mesure, devenant plus large pour aller à son doigt d'adulte. Lorsqu'il le lâcha, il finit de prendre la taille parfaite.
Ils se tournèrent tous les deux vers les gobelins, qui les fixaient intensément. Finalement, Gutlasher jeta un coup d'œil à Ragnurk et haussa les épaules. Gilderoy retira l'anneau et le rendit à Harry. Une fois qu'il fut de retour au doigt d'Harry, Gilderoy dit, "M. Potter, je jure sur ma magie de ne faire aucune altération aux biens physiques ou financiers de la Maison Potter sans vous avoir consulté d'abord, à moins qu'il ne s'agisse d'une urgence et que ces altérations soient à votre bénéfice ou à celui de la Maison Potter. Qu'il en soit ainsi! Lumos."
"Vous n'avez pas à faire ça…" répondit Harry.
Gilderoy l'interrompit, "Si, je le dois. Tous ces titres combinés vont être un cauchemar lorsque qui que ce soit en-dehors de cette pièce découvrira leur existence." Il s'arrêta un instant et observa les deux enfants. "Tout d'abord, tu es Lord Potter. Je ne me mêlerai de rien concernant la Maison Potter sauf avec ton autorisation explicite. Je ne souhaite pas être impliqué et modifierai mon testament en conséquence. Deuxièmement, tu ne sais pas cela, mais ta Cape d'Invisibilité est un héritage appartenant à la Maison Peverell, de laquelle tu es un descendant direct. Il y a une sacrée histoire se cachant derrière, la Fable des Trois Frères et de la Mort, je t'en dirai peut-être plus un autre jour."
Hermione et Harry paraissaient sous le choc, probablement à l'idée que Lockhart non seulement soit au courant pour la Cape, mais qu'il en sache aussi plus qu'eux à son sujet!
"J'examinerai la Maison Peverell pour m'assurer que tout est en ordre avant de te la remettre en tant qu'héritier légitime."
Hermione demanda. "Mais comment savez-vous que vous n'êtes pas l'héritier légitime vous-mêmes?"
Les gobelins écoutaient avec attention.
Il sourit avec ironie, "Je connais la lignée de mon père aussi bien que celle de ma mère, rien dans chacune d'elles ne fournit un lien aussi solide vers la Maison Peverell que votre Cape d'Invisibilité, M. Potter. J'ai mes soupçons sur la raison pour laquelle je suis listé comme Lord de plusieurs de vos Maisons, mais je ne peux en parler. Quoi qu'il arrive, je vous les cèderai en raison de vos droits supérieurs, après m'être assuré qu'il n'y ait pas de contrats cachés ou de prétendants contre ces Maisons qui vous affecteraient de façon néfaste vous et Mlle Granger."
Ils lui lancèrent tous les deux un regard interrogateur.
"Tel qu'un contrat de mariage que certaines circonstances pourrait maintenant activer," expliqua-t-il. "Vous seriez des plus contrariés de découvrir que dans un passé lointain la Maison Peverell avait établi un accord avec la Maison Malfoy, par exemple, qui stipulerait que si chacune des Maisons devait avoir leur enfant unique à Poudlard en même temps, et du sexe approprié, ils devraient se marier pour la continuité des familles." Il eut un sourire sarcastique, "Mlle Granger pourrait avoir quelques objections à cela, ai-je raison, ma chère?"
Les deux avaient une expression révulsée, bien qu'Hermione ait encore réussi à rougir un peu.
"Similairement, je procèderai à la vérification des autres Maisons – Serpentard, Gaunt et Gryffondor – avant que nous ne prenions des décisions importantes." Il sourit avec confiance. "La Maison Black appartient à ton parrain, Sirius Black, qui est illégalement incarcéré à la prison d'Azkaban. Je travaille en ce moment même à le sortir de là, d'ailleurs.
"Je pense que tu voudras peut-être me céder les Maisons Gaunt et Serpentard dans le futur. En attendant, j'en resterai régent pour toi et tes autres Maisons jusqu'à ce que tu atteignes ta majorité. Et tu auras déjà les mains pleines avec les Maisons Potter, Gryffondor et Peverell! C'est une épouse et une concubine pour chacune, tu sais."
Il étudia les deux enfants abasourdis. Clairement, ils n'accompliraient rien de plus d'important aujourd'hui. Juste se faire au nouveau statut d'Hermione leur prendrait le reste de la journée. Et Harry, ce pauvre Harry, était complètement perdu de découvrir que non seulement il était riche, mais qu'il avait une maison, sa maison, où il pourrait aller cet été. Plus de Dursleys – plus jamais! Gilderoy devrait les ramener à Gringotts après Noël pour finaliser certains détails.
Dans tous les cas, cela accélérait certainement ses plans pour s'occuper du Médaillon de Serpentard. En tant que Lord Black, il n'aurait pas besoin d'attendre que Sirius sorte d'Azkaban. Il pourrait facilement envoyer Kreattur chercher le médaillon corrompu, s'en occuper, et l'avoir prêt pour le présenter dans les temps au Professeur Rogue. Et s'il pouvait faire en sorte que les gobelins récupèrent l'anneau perdu de la Maison Gaunt… hé bien, cela lui sauverait un temps et des efforts considérables! Cela ne laissait plus qu'à se charger de la Coupe de Poufsouffle. Et en tant que Lord Black, peut-être qu'il pourrait y accéder avec la permission des gobelins. Si cela ne fonctionnait pas, alors il pourrait essayer d'utiliser ses nouveaux sièges au Magennigaud – Potter, Black, Gryffondor et Serpentard – pour faire passer une loi qui lui autoriserait l'accès.
Et en plus de ça, le fait d'être Lord Black ajoutait encore à sa fortune déjà substantielle et faisait aisément de Lockhart le sorcier le plus riche de toute l'Europe, si ce n'est du monde.
"Lord Potter, Lady Dagworth-Granger, je suggère que vous gardiez les découvertes d'aujourd'hui secrètes pendant que nous réglons tous les détails. Lady Dagworth-Granger, assurez-vous d'envoyer un hibou à vos parents avec une copie de ces papiers. Essayez de voir s'ils peuvent se libérer Lundi pour que nous puissions nous consulter sur ce que cela veut exactement dire pour vous et eux. Au strict minimum, vous trois voudrez examiner votre Coffre pour voir quels livres et carnets votre estimé ancêtre vous a léguée. Vous pourriez aussi être en mesure de visiter la propriété Dagworth-Granger ce Lundi pour un examen préliminaire. Qui sait, vous voudrez peut-être vous y installer si celle-ci vous plaît suffisamment."
Et voir l'expression de ses parents lorsqu'ils découvriraient qu'elle s'était transformée en cat-girl par accident serait à mourir de rire. Dommage qu'ils ne soient pas d'origine japonaise, le potentiel de plaisanteries aurait été au-delà de toute estimation!
Il se tourna vers Harry, "M. Potter, je sais que tout ceci est un choc, mais il est impératif que vous ne mentionniez à personne vos multiples titres, pas même à Messieurs Weasley, Mlle Lovegood ou M. Londubat. Vous devriez aussi rendre votre anneau invisible."
Harry le regarda d'un air perplexe.
"Il suffit que tu veuilles que personne ne puisse le voir et c'est ce qu'il se passera."
Au milieu de tout ça, un gobelin était arrivé avec une petite boîte. Il l'avait donnée à Ragnurk, et maintenant Ragnurk la tendait à Hermione. Quelques instants plus tard, elle admirait son nouvel anneau, avant de le faire disparaître hors de vue lui aussi.
Il se tourna vers les deux gobelins. "Ragnurk, nous reviendrons Lundi pour nous occuper de tout cela. Si d'autres gestionnaires de comptes sont impliqués, qu'ils soient présents à l'entretien. Qu'un rapport sur les enchantements protecteurs pour une propriété soit disponible ainsi que les détails financiers pertinents de chaque propriété. Vérifiez l'existence de tout contrat de fiançailles ou de mariage en suspens pour toutes les Maisons et gelez-les jusqu'à ce que je puisse les examiner minutieusement. Je m'attends à des Portoloins pour chacune des propriétés afin que nous puissions les visiter.
"S'il y a le moindre problème, fournissez tous les détails et nos options possibles.
"Compilez cela dans un ordre logique au complet, et dans un langage suffisamment simple pour que des moldus et des enfants puissent comprendre avec juste un effort minimal."
Les gobelins grimacèrent, mais acquiescèrent. Lockhart obtint aussi leur accord de retenir l'information sur les nouveaux titres aussi longtemps que possible.
"Je pense que nous avons passé suffisamment de temps ici pour aujourd'hui. Copiez les rapports des propriétés pour Lord Potter et Lady Dagworth-Granger. Nous serons là à neuf heures du matin."
Il attendit juste assez longtemps pour que les gobelins leur donnent les copies, puis guida les enfants jusqu'à être de retour sur le Chemin de Traverse. "Que diriez-vous d'une glace chez Florian Fortarôme? Je pense que nous l'avons bien méritée après tout ça!"
La réaction du château à son retour fut saisissante. Il pouvait sentir les enchantements protecteurs lorsqu'ils commencèrent à passer sous son contrôle. Apparemment, porter les anneaux de Lord Gryffondor et Lord Serpentard avait quelques avantages supplémentaires. Il parvint, cependant, à déléguer à nouveau le contrôle au Directeur avant que le vieux sorcier ne réalise que les choses étaient en train de changer. Sa nouvelle situation, cependant, signifiait que les enchantements protecteurs du Château n'avaient désormais plus d'emprises sur lui. Cela signifiait aussi qu'il pouvait les contrôler quand bon lui semblait.
Le matin suivant, au petit-déjeuner, il reçut un hibou de Gringotts. La valeur de marché estimée pour les pièces du Basilic, aux prix actuels et après leurs parts réservées et les siennes, était de trois millions de Gallions – la majorité venant des glandes de venins (presque quatre litres), des fluides oculaires (seize litres) et une centaine de mètres carrés de peau de Basilic (extrêmement précieuse puisqu'elle était pratiquement imperméable à tout sort, même les Impardonnables dans une certaine mesure). La lettre incluait aussi une offre d'acheter tous les morceaux non-réservés pour un prix net d'un million de Gallions. Gringotts prendrait le risque de vendre les morceaux de Basilic sur plusieurs années de par le monde via leurs relations pour éviter d'inonder le marché et donc de réduire substantiellement les bénéfices estimés. La réserve mondiale en venin actuellement; par exemple, était de moins d'un litre! Ils possédaient également les installations nécessaires pour stocker les ingrédients, là où Gilderoy n'en avait pas.
Il rédigea sa contre-proposition de deux million et demi. Il voyait déjà cela se régler quelque part entre un million et demi et deux millions. C'était un prix honnête. Et remettait leur part du contrat à l'original cinquante-cinquante qu'ils avaient tout d'abord proposé. Heh. Les gobelins. Amusant comment cela évoluait! Harry/Gilderoy s'en fichait. C'était la célébrité qui guidait Gilderoy. Et les articles de Rita Skeeter faisaient du bon travail sur ce plan. Il lui tardait vraiment d'être Lundi!
Le fait que les gobelins aient fait plus de profit grâce à lui au cours des trois derniers mois que par la totalité de leurs autres clients au cours des deux dernières années était fortuit – la bonne volonté que cela lui valait, cependant, valait chaque Gallion. Lorsqu'Harry/Gilderoy déciderait de récupérer la Coupe de Poufsouffle, cette bonne volonté porterait ses fruits.
De plus, ce paiement massif la placerait comme le sorcier le plus riche du monde – d'au moins un facteur trois – et lui fournirait aisément l'or pour financer tout ce qu'il voulait faire au cours de l'année suivante.
En attendant, ses transactions pour Harry assuraient que le garçon gravissait lui aussi le classement.
Mais il était assez amusant comme Harry et Gilderoy se fichaient éperdument de l'argent. Gilderoy voulait uniquement voir son nom dans les gros titres. Harry voulait seulement se débarrasser de Voldepute. L'argent était simplement une façon d'évaluer leur succès et d'atteindre leurs buts! Gilderoy pensait que c'était dommage, quand même, que le monde des sorciers ne saurait jamais qu'il les avait sauvés d'une complète destruction. Harry n'en était pas le moins du monde déçu.
Après le petit-déjeuner, il se retira dans son bureau, appelant, "KREATTUR!" dès que la porte fut close.
Il y eût un long silence, puis, POP! "Kreattur venir. Qui être sale Sang-Mêlé? Kreattur pas pouvoir résister. Comment? Kreattur Mauvais Maître à Azkaban, personne d'autre pouvoir appeler." L'elfe de maison observa ce qui l'entourait d'un air soupçonneux.
Gilderoy accorda un large sourire à la petite créature. "Je suis le Lord Black."
L'elfe vit une grimace abjecte, "Impossible. Sale Sang-Mêlé pas pouvoir être Lord de Noble et Ancienne Maison Sang-Pur Black. Kreattur partir." L'elfe de maison disparut avec un POP.
Harry/Gilderoy éclata de rire. "Toujours aussi charmant," dit-il dans sa barbe. "Kreattur, en tant que Lord Black, je t'ordonne d'apparaître devant moi!"
POP! "Kreattur revenir. Comment sale Sang-Mêlé pouvoir commander Kreattur?"
Avant que l'elfe ne puisse partir une seconde fois, Harry/Gilderoy dit d'un ton jovial, prenant une pose autoritaire, "Kreattur, que dirais-tu d'achever ce que ton bon maître Black t'as dit de faire?"
Kreattur le fixa avec méfiance. "Kreattur se demander comment détestable Sang-Mêlé connaître Bon Maître."
"Comment est sans importance," dit Gilderoy avec un élégant geste de la main. "Le fait que je sache que ton bon maître Regulus t'a ordonné de détruire un certain médaillon, ce que tu n'as pas été en mesure d'accomplir, est tout ce que tu as besoin de savoir."
"Odieux sorcier mentir à Kreattur, duper Kreattur." L'elfe de maison grimaça, faisant un demi-pas en direction de Lockhart. "Kreattur pas pouvoir attaquer horrible Sang-Mêlé. Kreattur…"
Gilderoy durcit son ton. "Kreattur, je t'ordonne de m'amener le médaillon que l'on t'a ordonné de détruire. Immédiatement."
Kreattur se tint là un instant, luttant clairement contre la compulsion d'obéir. Puis il disparut. Plusieurs minutes passèrent. Gilderoy était patient. Même un elfe de maison avait besoin de temps pour récupérer quelque chose mis sous clé.
Alors qu'il commençait juste à s'agacer, Kreattur revint, le seul signe du médaillon étant sa main droite solidement serrée.
"Excellent," dit joyeusement Harry/Gilderoy. Il baissa les yeux sur l'elfe de maison. "Peux-tu sentir la souillure malfaisante de ce médaillon, Kreattur?" demanda-t-il doucement.
Kreattur lui jeta un coup d'œil incertain. "Chose Sombre être plus que juste Sombre, Kreattur penser. Être pour ça que Bon Maître avoir dit à Kreattur de le détruire. Comment misérable Sang-Mêlé pouvoir sentir ça? Être un piège?" marmonna-t-il pour lui-même.
"Suis-moi," ordonna Gilderoy, faisant un mouvement de baguette et lançant un sortilège de Désillusion sur l'elfe de maison.
Un peu plus tard, il se trouvait en train de faire des allers-retours devant un mur du septième étage. Kreattur l'observait d'un air renfrogné. Il ne fut que marginalement surpris lorsqu'une porte apparut.
Une fois à l'intérieur de la Chambre de Purification, Harry se tourna vers l'elfe de maison mécontent. "Kreattur, le sorcier qui a créé le sort Obscur sur ce médaillon est le même sorcier qui a tué ton bon maître. Ton bon maître savait ce que ce sort était et savait qu'il fallait le détruire. Il était prêt à mourir pour détruire cette magie." Kreattur le fixa d'un regard noir.
"Cette pièce est spécialement conçue pour détruire ce sort sans abîmer l'objet lui-même. Ensemble, nous allons compléter la tâche qui t'as été donnée par ton bon maître Regulus."
"Kreattur avoir tout essayé pour détruire le médaillon. Feu, acide, frapper, tout. Rien marcher. Ça pas marcher non plus.
"Dans ce cas tu n'as rien à perdre à essayer, pas vrai?"
Avec réticence, grimaçant violemment, Kreattur acquiesça.
"Place le médaillon au milieu de la pièce."
Il le fit, la chaîne posée autour du médaillon.
"Il nous faudra attendre une heure. Parle-moi de ton bon maître." Gilderoy s'assit par terre, faisant signe à Kreattur de se joindre à lui. Harry n'avait jamais parlé de son petit frère avec Sirius. Il savait seulement que Sirius avait haï son frère pour s'être joint à Voldepute. Et Harry avait été trop occupé à combattre dans une guerre pour s'asseoir et discuter avec l'elfe de maison avant qu'il ne meure en défendant le Manoir Black. Et il avait suffisamment de bon sens pour ne pas demander l'opinion de l'elfe de maison sur Sirius!
Finalement, une heure passa. Gilderoy se leva et puis s'accroupit près du cercle d'initiation tracé au sol et tendit sa baguette. "Pose ta main sur la mienne." Avec hésitation, l'elfe de maison posa ses longs doigts sur la main de Gilderoy. Gilderoy plaça le bout de sa baguette au bord du cercle et dit, "Exorcizamus immundus spiritus." Il se releva et dit, "Dépêchons-nous," et il poussa l'elfe hors de la Chambre et ferma la porte. "Et maintenant, nous attendons à nouveau. Alors, quelles autres farces Regulus a-t-il fait à Sirius?"
Quinze minutes passèrent assez rapidement, et ils entrèrent dans la Chambre pour voir le Médaillon briller sur le sol. Kreattur accourut et l'attrapa.
"Ressens-tu encore quoi que ce soit, Kreattur?"
"Rien!" Kreattur leva les yeux vers lui et sourit – une chose effrayante à voir; "Kreattur avoir fait ce que Bon Maître Regulus vouloir! Kreattur être heureux!"
Gilderoy sourit, "Excellent!"
Il s'avança vers l'elfe de maison. "Puis-je le voir quelques instants, s'il te plaît? Je te le rendrai."
Avec réticence, mais étrangement aussi joyeux, l'elfe de maison lui remit le médaillon. Gilderoy pressa le bouton et le médaillon s'ouvrit. Contrairement à la dernière fois où il avait vu l'artéfact maléfique, cette fois-ci il n'y avait pas de yeux injectés de sang qui le fixaient. La Chambre avait retiré tous les enchantements, Voldepute avait dû corrompre l'enchantement original de Salazar pour qu'il devienne partie intégrante de son horcruxe. Maintenant, il s'agissait juste d'un médaillon en or sans rien d'important à l'intérieur.
Il mit une main dans sa poche et en tira un Gallion. Il examina le médaillon et sa chaîne minutieusement, puis transforma le Gallion en une réplique, y mettant suffisamment de magie pour la rendre permanente.
Il tendit la réplique à Kreattur. "Kreattur, ce médaillon est un inestimable artéfact que j'aimerai rendre à Poudlard pour que tout le monde puisse le contempler. Accepterais-tu cette réplique que j'ai créé en souvenir de ton bon maître Regulus? Il sera à toi pour toujours, et je jure sur ma magie en tant que Lord Black que je ne te le prendrai pas, ni ne laisserai personne te le prendre. J'interdirai également à tout membre de la Famille Black, et cela à perpétuité, de te le prendre, sous peine d'être expulsé de la famille. Il sera à toi, et à toi uniquement. Qu'il en soit ainsi. Lumos." Le bout de sa baguette brilla. "Et il y a un sort dessus qui te permettra, à toi seulement Kreattur, d' 'appeler' le médaillon à toi si d'aventure tu le 'perdais'."
"Vous… vous faire ça pour Kreattur?" D'énormes larmes roulaient des yeux de Kreattur.
Harry prit la réplique du médaillon et la passa au cou de Kreattur.
Gilderoy laissa Kreattur tranquille pour la demi-heure suivante, tandis qu'il serrait le médaillon contre lui et pleurait de joie d'avoir finalement pu accomplir l'ordre de son maître, et d'avoir reçu un souvenir aussi précieux.
Finalement, Gilderoy parla. "Kreattur, maintenant que tu as achevé le dernier ordre de ton cher maître, il est temps que tu t'occupes du Manoir. Il est si sale actuellement que pas même un moldu ne voudrait y entrer, sans parler de combien un Sang-Pur serait révolté rien qu'à sa vue. Un Sang-Pur assumerait que tu es un mauvais elfe et te libèrerait immédiatement."
Kreattur lui adressa un regard horrifié.
"Mais je sais que tu étais distrait par le dernier ordre de ton bon maître Regulus, donc tu n'as pas à t'inquiéter de cela. Je veux que tu nettoies la maison de fond en comble, afin qu'elle paraisse comme neuve. Prends une malle vide de la réserve et places-y tous les Artéfacts Sombres ou Maudits. Prends une seconde malle et mets-y tous les livres maudits. Je veux une demeure si sûre que même un moldu ou un enfant pourrait s'y déplacer sans crainte que quoi que ce soit de mauvais ne lui arrive. Pas que je prévois d'y faire entrer des enfants moldus, mais quand même, c'est l'objectif que je te donne."
Kreattur sauta sur ses pieds près à POPer accomplir sa nouvelle mission.
"Attends," ordonna le sorcier, "Tu es un membre important de la famille Black. Cela veut dire que je veux que tu prennes soin de toi." Il observa la réaction surprise de l'elfe. "Tu ne dois pas te forcer à travailler jusqu'à épuisement! Lorsque tu as faim, mange un repas digne de ce nom. Lorsque tu es fatigué, repose-toi. Tu peux utiliser ton temps de repos pour planifier ce que tu as besoin de faire après et la façon la plus facile de le faire correctement, si tu veux. Lorsque tu sens le besoin de dormir, alors je veux que tu dormes. Et le plus important, ne te punis pas toi-même! Si tu as le sentiment que tu devrais être puni, viens me le dire, et pourquoi, et je déciderai! Est-ce bien clair?"
Kreattur acquiesça, le fixant avec le front plissé.
"Tu ne peux pas faire ton travail de façon adéquate si tu es fatigué, affamé ou blessé! Cela me rendrait très mécontent," dit-il impérieusement, ses mains sur ses hanches et posant dramatiquement, son nez baissé vers le minuscule elfe de maison, "que je t'appelle et te trouve trop fatigué pour faire ce dont j'ai besoin parce que tu t'es surmené. Si tu as besoin d'aide, dis-le moi et je ferai en sorte de te fournir de l'aide. Est-ce que tout cela est clair?"
A nouveau, Kreattur acquiesça.
"Excellent! Nous avons un accord." Il était sur le point de congédier l'elfe de maison lorsqu'il eût une autre idée. "Le portrait de Mme Black se trouve-t-il dans le hall d'entrée?
Oui," répondit Kreattur.
"Bien. Je te prierai de l'en retirer et de le placer dans Coffre Black contenant les autres portraits." Bouter cette vielle bique folle à lier hors de la maison contribuerait pour beaucoup à la rendre habitable.
"Tu peux y aller maintenant," il lui fit un geste de la main pour l'envoyer exécuter ses ordres.
Kreattur POPa hors de la pièce. Harry/Gilderoy soupira. Peut-être que d'ici à ce que Sirius soit sorti d'Azkaban et de Ste Mangouste la maison du Douze Square Grimmaurd ne serait plus un endroit aussi misérable.
Il retourna vers son bureau. Il s'attendait à une livraison de ses morceaux de Basilic dans l'après-midi. Il prévoyait d'amener la peau à un armurier dès que possible. Porter ça durant un combat le rendrait pratiquement insensible à toute magie. Et compte tenu de sa solidité, même une épée ou une dague normales auraient du mal à lui faire quoi que ce soit, sans parler de la percer. L'armurier aurait un sacré travail devant lui. Mais c'était sans importance. Il lui donnerait suffisamment de peau pour deux tenues, et lui laisserait garder tout surplus, ainsi Lockhart aurait la main d'œuvre gratuite!
Jeudi, la veille de Noël, arriva rapidement et les professeurs eurent une petite fête de Noël après le dîner. Gilderoy avait été mécontent d'apprendre que le Professeur Rogue avait été un véritable mufle durant son rendez-vous avec Sinistra. Il avait été renfrogné et rude envers la pauvre jeune femme. On ne le reprendrait plus à faire des faveurs à cet idiot fini!
Il s'était installé entre Sinistra et McGonagall au cours du dîner et avait flirté éhontément avec les deux. Après quoi, durant la fête, il avait envoyé un elfe de Poudlard chercher dans sa chambre sa platine. C'était un appareil moldu, mais il avait substitué le moteur par un sortilège de Rotation. Un sortilège Sonore sur l'aiguille avait remplacé les haut-parleurs. En conséquence, il passa la soirée à danser avec les sorcières, mais la passa surtout avec Sinistra et McGonagall. Quelque part en chemin, les Bièraubeurres étaient devenues des shots de Whisky Pur Feu.
Le lendemain matin, le matin de Noël, Harry se réveilla pour découvrir peut-être le meilleur cadeau de Noël qu'il ait jamais eu – deux sorcières très accommodantes. Tous trois manquèrent le repas du matin, mais aucun d'eux ne le regrettaient le moins du monde.
Les quelques élèves en résidence furent choqués de voir les trois entrer ensemble, riant et de très bonne humeur. Le splendide sourire du Professeur McGonagall remplaçant son habituel visage austère les surprenait sûrement le plus, songea Harry-Gilderoy.
Il surprit les deux sorcières lorsqu'il leur donna des paquets à la table – un holster pour baguette pour chacune, avec des runes d'ajustement automatique de taille, de confort, d'invisibilité et d'anti-attraction. Il leur expliqua qu'elles n'auraient jamais à s'inquiéter de ne pas avoir leurs baguettes à disposition en cas de besoin, puisqu'il avait porté la sienne toute la nuit et qu'elles ne s'en étaient jamais rendues compte!
Elles s'étaient toutes deux profusément excusées de ne pas avoir un cadeau aussi bien pensé pour lui. "Je souhaitais simplement que vous deux, charmantes demoiselles, soyez toujours en sécurité, et les holsters sont appropriés pour vos positions en tant que Professeurs d'une fière institution," avait-il joyeusement expliqué.
Il ne mentionna pas qu'Harry, Hermione, Neville et Luna avaient aussi reçu le même cadeau. En addition, les trois premiers avaient aussi reçu leurs baguettes secondaires spéciales et les holsters allant avec. Une note de sa part incluait un conseil sur où porter les nouvelles baguettes – attachées à leurs jambes en tout temps – avec un avertissement sévère qu'elles ne devaient pas être utilisées à Poudlard sauf en cas d'urgence. Chez eux, ils pourraient les utiliser autant qu'ils voulaient. Neville recevrait en fait la sienne lorsqu'il reviendrait à l'école.
Dobby avait été assez occupé à essayer de mémoriser leurs expressions, sans que personne ne le voie, lorsqu'ils les avaient ouverts.
Après le petit-déjeuner, les trois professeurs retournèrent chacun à leurs chambres pour y ranger leurs présents. Les élèves ne remarquèrent jamais que les trois se retrouvèrent en suite à sa chambre, ne ressortant qu'à l'heure du dîner et y revenant après.
Comment il avait réussi à convaincre ces deux sorcières à prendre part à un marathon de Bataille Explosive les laissa toutes les deux songeuses et hilares des jours durant. Les variations qu'il avait imaginées comme pénalités lorsque l'un d'eux tenait la carte qui explosait avaient peut-être quelque chose à voir avec ça – McGonagall riait encore au souvenir de voir Sinistra essayer de se toucher la tête, frictionner son ventre et sauter à cloche-pied, tout en même temps. Et ce car-à-okay avec les chansons avait été hilarant, en particulier après le troisième Whisky Pur Feu. Et la partie de Monopoly! Quel jeu moldu étrangement prenant cela avait été – qui eût cru que Sinistra soit une capitaliste aussi impitoyable!
Dobby, bien sûr, gardait un œil sur le Fameux Duo – les numéros trois et quatre passaient leurs vacances à la maison après tout. Dobby avait un appareil photo magique pour capturer tous les meilleurs moments de leur expédition en territoire ennemi. Et pendant qu'Hermione était distraite, il avait prudemment transvasé le reste du Polynectar dans des flacons de potions et mis dans la poche de la jeune fille pour future référence. Il avait gardé les autres sous stase en cas de futur besoin.
Plus tard ce soir-là, Dobby et Harry/Gilderoy avait passé une heure ensemble à s'esclaffer des photos d'Harry découvrant trop tard qu'il aurait dû changer la taille de ses sous-vêtements, de ses chaussures et de sa ceinture avant de boire le Polynectar. Et bien qu'Hermione ne trouverait sûrement jamais la situation amusante, la voir se transformer en cat-girl l'avait fait rire à s'en rouler par terre pendant un moment.
Et puis, Hermione-Chat était juste si adorable! Il allait définitivement agrandir celle-là et en faire un poster pour son bureau.
Harry/Gilderoy visita l'Infirmerie peu de temps après la fin des heures de visite. "Ah, Mlle Granger! Quelle agréable surprise de vous voir en si bonne santé après votre accident," dit-il en s'approchant d'elle. Il fit un mouvement de sa baguette et déplaça quelques paravents afin que les éventuels passants au matin ne voient pas la pauvre petite. Elle gémit légèrement. Il l'étudia d'un œil critique.
"Je dois dire que vous faites une cat-girl des plus adorables." Il attendit quelques instants tandis qu'elle fixait son couvre-lit d'un air morose. Il n'arrivait pas à savoir si elle rougissait. Vu comme elle était abattue, probablement pas.
"Savez-vous que personne n'a jamais étudié ce qu'il se passe lorsque quelqu'un ingère accidentellement un poil animal au lieu d'un cheveu humain dans du Polynectar?"
Elle lui lança un regard horrifié – comment avait-il deviné?
"Je dois dire," continua-t-il, "qu'une thèse circonstanciée sur les différents symptômes et de comment ceux-ci s'estompent avec le temps donnerait un splendide article de potion. Il ferait beaucoup de bruit au sein de la Très Extraordinaire Société des Potionnistes, j'en suis sûr. Particulièrement si cela venait de quelqu'un avec le nom Dagworth-Granger. Vous pourriez commencer par cataloguer tous les changements et, plus important encore, ce qui n'a pas changé. Bien sûr, il vous faudrait fournir des images de la progression. Je suggère une photo avant et arrière au début de chaque jour, avec des gros plans de certaines caractéristiques telles que les oreilles, les yeux, la queue, les doigts, les orteils et le buste. Et un échantillon de la potion que vous avez de fait utilisée, certifiée par un Maître Potionniste, serait des plus utiles." Il plaça prudemment deux fioles sur sa table de nuit, une avec une potion dedans et l'autre avec un poil de chat.
"Une fois que vous aurez toutes vos données, vous pourrez sélectionner quelles photos utiliser. Il vous faudrait travailler diablement (1) dur, mais vous pourriez passer votre BUSE de Potions dès la fin de l'année prochaine. Parce qu'il s'agit d'une potion de niveau ASPIC que vous avez préparé, la publication de l'article peu après vous obtiendrait votre ASPIC, surtout compte tenu de la nature révolutionnaire de votre thèse." Il sourit malicieusement à son expression choquée.
(1) Le mot anglais est 'deucedly', que je ne connaissais pas ni n'avait jamais entendu. 'Deuce' signifie apparemment 'diable/démon', et est rarement utilisé car impliquant une intensité extrême.
"Nous pourrions expliquer l'accident comme étant un projet spécial, approuvé par le Professeur Rogue, et que le poil était juste une contamination inattendue. Un Deuxième Année, dont nous ne mentionnerons pas le nom, vous a donné le poil de chat pour plaisanter, ne réalisant pas la gravité de jouer avec du Polynectar."
La cat-girl le regardait, les yeux ronds et les oreilles légèrement penchées en arrière. Il s'agissait de l'équivalent pour un chat de la stupéfaction incrédule, décida Harry, s'il en croyait l'expression du reste de son visage.
Il sourit. "Je me charge de cet idiot. Il coopèrera." Le 'ou sinon' ne fut pas formulé.
"Je serai là première heure demain matin, à sept heures disons, avec M. Potter, et nous commencerons la première série de photos."
Tandis qu'il se détournait, il dit, "Ne vous inquiétez pas pour les gobelins et pour Lundi. Un Glamour suffira pour votre apparence en public."
"Bonjour, Mlle Granger," dit Gilderoy, un Harry encore en train de bailler le suivant derrière les rideaux amovibles séparant le lit d'Hermione des autres dans l'Infirmerie. Hermione cligna des yeux dans leur direction d'un air endormi, leur arrivée l'ayant réveillée.
"J'ai un appareil photo." Il leur présenta l'objet. Il le donna à Harry et lui montra promptement comment l'opérer, y compris comment charger un nouveau film, pendant qu'Hermione se frottait les yeux pour finir de se réveiller et se redressait.
Il la fit sortir du lit et fit prendre à Harry une photo d'eux, avec Gilderoy présentant un large sourire et Hermione paraissant confuse.
"Excellent! Mlle Granger, j'ai pris la liberté d'établir une liste des photos dont nous aurons besoin pour votre thèse." Il déplaça l'un des paravents pour fournir un fond neutre. "Tenez-vous ici," la dirigea-t-il. "Tournez votre dos vers nous… oui, comme cela. Maintenant, retirez votre chemise de nuit." A son hésitation et son air horrifié, il ajouta, "Aucune inquiétude à avoir, ma chère jeune sorcière – vous êtes couverte de fourrure! Nous ne pouvons pas voir quoi que ce soit que vous pourriez trouver embarrassant à ce stade. En fait, vous êtes bien plus couverte que toutes ces fois où vous avez visité la Côte d'Azur française avec vos parents!" A la mention de la Côte d'Azur, elle se tourna vivement vers lui – comment avait-il su qu'ils étaient allés là-bas? – mais sa gêne quelque peu apaisée, elle s'exécuta. Gilderoy lévita sa robe de nuit jusqu'à son lit.
"Excellent! Harry, prends la première photo d'elle. Okay, Mlle Granger, tournez-vous de quarante-cinq degrés sur votre gauche. Photo, Harry. Excellent, maintenant encore quarante-cinq degrés pour un profil. Photo, Harry. Maintenant, Mlle Granger, tournez sur votre droite afin que nous vous voyons à un angle de quarante-cinq degrés. Photo. Encore quarante-cinq degrés pour un profil. Photo, Harry."
Ce fut à ce moment-là que Madame Pomfresh arriva, "PROFESSEUR LOCKHART! Que faites-vous donc?"
Après son explication et un subtil sort Confundus, elle retourna à son office, calmée par le fait que tout cela était fait dans le but de faire progresser leur compréhension de la Magie. Rien de moralement répréhensible ici!
"Maintenant, Harry, un gros plan sur sa queue. Maintenant le bout." Lorsqu'ils eurent fini les gros plans sur ses oreilles, ainsi que ses yeux, son nez, sa bouche, ses dents, ses mains, ses doigts, ses pieds et ses orteils, la petite sorcière s'était tant habituée à ses demandes qu'elle ne sourcilla même pas lorsqu'Harry prit les photos de face et s'approcha pour celles de son buste. Le fait qu'elle possédait six mamelles au lieu de deux seins causa quelques photos supplémentaires et, à part pour un moment de surprise effarée de la part d'Harry, ils finirent cela assez rapidement. En tout, Harry avait utilisé deux pellicules de film.
Comme Gilderoy l'avait expliqué, ils ne savaient pas exactement quelles images seraient les plus utiles, donc il était mieux d'en avoir trop que pas assez. "Être préparé" était sa devise, après tout. Harry développerait les photos et les placerait dans un dossier bien protégé pour la thèse d'Hermione.
Il leur apprit les sorts Cacher-En-Pleine-Vue et de silence afin qu'ils ne soient pas dérangés pendant qu'ils prenaient les photos.
Gilderoy ricana en laissant Harry et Hermione à leur petit-déjeuner. D'ici à la fin de Janvier, les deux enfants ne réaliseraient même pas que les photos des dernières semaines seraient de la jeune fille sans aucune fourrure. Et ils ne penseraient pas non plus qu'il y avait quoi que ce soit d'étrange à cela – et cela devrait aider leur relation à progresser!
Le coin des expressions désuètes:
« Avoir les coudées franches »
Cette expression signifie "avoir une importante liberté d'action".
La 'coudée' est à la base une unité de longueur, définie comme «la longueur depuis le pli du bras jusqu'au bout du doigt du milieu de la main". La coudée est donc dès le départ une unité dont la valeur est quelque peu variable (un nain, quelqu'un de grande taille, un manchot: la mesure est-elle la même?)
Le terme de 'coudée franche' apparaît au XVIème siècle et désigne à la base "la liberté de mouvement du bras" et "le fait de pouvoir les étendre à droite et à gauche" (comme lorsqu'on est à table sans être gêné par ses voisins, par exemple).
Elle se développe ensuite jusqu'à atteindre son équivalent actuel « avoir carte blanche ».
T/N 2: Chapitre débarrassé de ses fautes grâce à Harry-Sterek-1968! Fidèle au poste!
