Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!

T/N: Moins d'une semaine entre deux publications? Ha bah oui! Je vais essayer de faire une publication par semaine (en alternance sur cette histoire et celle de l'Animagus) mais je vais avoir des Contrôles très bientôt. J'en ai un de Langue Française Mercredi prochain, et j'ai vraiment hâte pour celui-là, contrairement à beaucoup d'autres personnes!
J'ai peut-être, je dis bien peut-être, traduit une petite (grande) partie de ce chapitre lors de quelques cours peu intéressant... J'espère que la qualité de traduction n'en est pas diminuée!


"Ah, Severus! Justement le sorcier que je voulais voir!" Ils se trouvaient dans les cachots. Le Professeur Rogue n'avait pas été présent au petit-déjeuner, le prenant apparemment dans ses appartements. Gilderoy croisa l'autre homme alors qu'il venait juste de sortir de son bureau.

Rogue plissa le nez. Il était presque aussi mécontent de voir Lockhart que celui-ci était heureux de le voir. Malheureusement, puisqu'il s'agissait d'un Samedi et d'un jour de vacances, il ne pouvait pas s'excuser en clamant devoir donner cours ou toute autre affaire pressante.

Gilderoy dirigea le Maître des Potions vers le bureau qu'il venait de quitter, "J'ai une proposition pour vous, une dont, je suis sûr, vous verrez de grands avantages à accepter. Et vous savez que, Moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard ne vous induirais jamais en erreur!" Il marqua une pause pour l'adulation coutumière dont la majorité de ses fans l'abreuvaient, mais l'autre professeur se contenta de le regarder avec dédain. Lockhart prétendit ne pas se rendre compte de sa réaction. Le professeur pompeux poursuivit comme s'il avait reçu la réponse anticipée et, arquant un sourcil interrogateur, dit: "Que diriez-vous si je vous disais qu'un élève de Deuxième Année a préparé avec succès un chaudron parfait de Polynectar?"

L'autre renifla avec mépris, "Je vous traiterais de menteur. Il s'agit d'une potion de niveau ASPIC et bien hors de la portée des ridicules compétences d'un élève n'ayant pas encore ses BUSEs. Et je sais qu'aucune des têtes de linottes dans mes classes de Deuxième Année ne pourrait jamais approcher un tel résultat." Ecœuré, il commença à contourner le professeur de DCFM.

Lockhart sortit une petite fiole de sa poche et la leva à hauteur des yeux de Rogue, un large sourire découvrant ses magnifiques dents.

Rogue soupira et jeta un regard noir à Lockhart d'une façon indiquant clairement qu'il abusait de sa patience, mais il prit néanmoins la fiole et tira sa baguette. Après un bref sort de diagnostic, il jeta un coup d'œil à Gilderoy et fronça les sourcils. Il en lança un autre. Puis il retira le bouchon et examina le fluide. Il agita une main au-dessus de la fiole ouverte et prit une délicate inhalation d'une distance de sécurité – certaines potions étaient trop dangereuses pour risquer une inhalation directe depuis le goulot de la fiole. Il dirigea un regard calculateur en direction de l'autre professeur tandis qu'il rescellait le petit flacon, clairement sceptique. Il renifla avec mépris, "A qui avez-vous acheté ceci?"

Gilderoy dirigea vers lui un autre de ses immenses sourires et prit la pose tout en levant sa baguette. "Moi, Gilderoy Lockhart, Aventurier Extraordinaire, jure sur ma magie que la fiole de Polynectar que je viens de vous remettre a été préparée par un élève de Deuxième Année à Poudlard, la potion ayant été achevée hier, sans l'assistance d'aucun élève plus âgé, adulte ou autres créatures magiques. Qu'il en soit ainsi! Lumos" La baguette s'éclaira d'une lumière vive.

L'expression de Rogue se changea en une d'incrédulité, et il testa à nouveau la fiole.

"Qui?" demanda-t-il. Si ce que Gilderoy avait dit était vrai, alors voilà un talent qu'il voulait former.

"Ah, voilà le hic, mon cher confrère. Avant que je ne vous révèle l'identité de l'élève, je veux votre promesse d'écouter l'histoire complète et mon offre avant que vous ne preniez une décision hâtive."

Le Professeur Rogue étudia le dandy qui se tenait devant lui, plissant le nez, jetant des coups d'œil à la fiole qu'il tenait dans sa main gauche. Il s'agissait à coup sûr d'une ruse, il en était persuadé. Il poussa un bref soupir. Mais tout élève capable d'un travail de potionniste aussi remarquable était un génie. Ce serait une vraie joie d'avoir quelqu'un de ce calibre à instruire. Mais comment? Comment n'avait-il pas remarqué un talent aussi extraordinaire?

Gilderoy ramena à nouveau Rogue dans son bureau. Après s'être assis, il plaça la fiole bien en évidence au milieu du plan de travail de Rogue, et puis sortit une petite boîte de l'une de ses poches et la posa devant Rogue. Il tapota la boîte du bout de sa baguette et celle-ci grandit jusqu'à être de la taille respectable d'une boîte à chaussure. Il s'appuya contre le dossier de son fauteuil, posa ses coudes sur les accoudoirs, et croisa ses doigts devant lui.

"L'entièreté du fiasco de la Chambre des Secrets a incité quatre élèves à rechercher le prétendu Héritier de Serpentard. Ils ont décidé que la seule chose à faire était de s'introduire dans la Maison Serpentard et d'y glaner des informations, se trouvant sous l'impression erronée que Drago Malfoy était ce fameux héritier."

Il pouvait voir que Rogue anticipait là où cela menait – Harry Potter! Le visage du Professeur de Potions s'empourpra de colère.

"Dans leur infinie sagesse, ils décidèrent que la solution était de préparer du Polynectar. Ils ont installé leur chaudron dans un lieu isolé et l'un d'eux à pris en main la tâche de préparer cette complexe potion. Ladite préparation a commencé le jour suivant la pétrification de M. Crivey. Pendant six semaines et six jours, elle l'a préparée et hier la potion a été complétée." Il fit un geste de la main vers la fiole.

"Le vol de ma peau de serpent d'arbre!" Le professeur commença à se redresser.

"Ah! Attendez que j'ai fini," réprimanda Gilderoy, "Vous avez promis."

Le fusillant des yeux, le professeur courroucé se rassit, se laissant tomber dans son fauteuil. Ce n'était que sa promesse d'écouter l'histoire toute entière qui le retenait de sortir en rage de la pièce pour traquer Harry et sa clique, et les jeter pour de bon hors de Poudlard.

"Moi, le grand Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, ai immédiatement remarqué que quelque chose se préparait dès le début." Oh, oui, il en rajoutait des couches. "Je n'ai pas survécu à mes nombreuses et remarquables aventures en ne faisant pas preuve d'observation, vous savez! Pour plus de détails, reportez-vous à mes nombreux livres.

"J'ai un sacré œil pour le détail, vous savez, finement aiguisé par des années de traques de monstres mortels sur leurs propres territoires." Il rajoutait couche sur couche juste pour agacer l'autre professeur. "J'ai observé la potionniste à l'œuvre tout du long. Un simple sortilège d'alerte sur leur chaudron caché me prévenait dès qu'elle, ou qui que ce soit d'autre, l'approchait." Il sourit. "Mon elfe de maison les a surveillé d'assez près pour s'assurer que rien n'aille de travers avec sa potion, avec pour strictes instructions de ne pas interférer." Il s'interrompit. "Dobby!"

Le professeur de potions ne changea qu'à peine d'expression au nom de l'elfe qui POPa dans la pièce. Dobby était vêtu assez chiquement pour un elfe. Plutôt qu'un torchon élimé, il portait ce qui semblait être un torchon couleur lavande tel une cape lui descendant jusqu'au creux du dos et un autre lot de torchons bleu sarcelle allant jusqu'aux cuisses, ajusté comme des robes, avec des poches, et tout ça méticuleusement repassé. En plus de cela, il portait une chaussette d'un bleu marine et l'autre d'un sombre marron rougeâtre. Le bout d'une paire de gants dépassait artistiquement d'une poche de côté, et un mouchoir d'une poche de poitrine. Même pour un sorcier, il aurait été élégamment vêtu!

Gilderoy savait que la révélation qu'il "possédait" Dobby provoquerait de sérieuses cogitations de la part de l'autre sorcier. Mais cela était nécessaire.

"Oui, j'ai engagé l'elfe de maison que Malfoy avait libéré." Il adressa à l'autre sorcier une expression distante. "L'elfe de maison n'est désormais plus affecté par l'insanité de son précédent propriétaire et est un être des plus efficaces." Il tourna son attention vers la créature. "Dobby, cette fiole de Polynectar est-elle celle que tu as transvasée depuis le chaudron se trouvant dans les toilettes de Mimi Geignarde?" Il pointa du doigt la fiole sur le bureau.

"TOILETTES?!" s'exclama Rogue, le choc submergeant sa colère. "Ceci… a été préparé dans une cabine de toilettes?" Il se redressa avec raideur.

Dobby examina attentivement la fiole sans la toucher. "Oui, Maître Lockhart, être celle-là."

"Et as-tu observé la personne ayant préparé le Polynectar à chaque fois qu'elle est venue vérifier la potion, et qu'elle l'a mélangée et a ajouté des ingrédients?"

"Oui, Maître Lockhart." Dobby était sur son meilleur comportement aujourd'hui, loin d'être aussi excitable qu'il ne l'était près d'Harry Potter. S'il avait su!

"As-tu assisté la potionniste de quelque façon, en forme ou en action, à préparer cette potion de Polynectar?"

"Non, Maître Lockhart."

"Y a-t-il qui que ce soit d'autre que la potionniste et ses trois camarades qui ait approché le chaudron tandis qu'il mijotait, et si oui ont-ils fait quoi que ce soit au chaudron?"

"Seulement le fantôme Mimi Geignarde avoir vu le chaudron, et l'avoir simplement regardé, Maître Lockhart. Les camarades de la potionniste parfois avoir vérifié quand elle pas être là, mais jamais y avoir touché." Ils avaient soigneusement répété ce que Dobby dirait – uniquement la vérité, mais dans des phrases syntaxiquement complètes, sans l'hyperactivité dont il faisait généralement preuve.

Gilderoy sourit à l'elfe de maison. "Retourne à tes devoirs, je te prie."

"Bien, Maître Lockhart," dit Dobby, POPant ailleurs immédiatement après.

"Maintenant, ne vous mettez pas martel en tête," (1) dit le dandy blond au Maître des Potions fulminant. "Ceci," poursuivit-il, tapotant la boîte sur le bureau avec sa baguette, "contient tous les ingrédients requis pour du Polynectar, y compris de la peau de serpent d'arbre. Suffisamment pour pouvoir faire douze doses." Il lui sourit de toutes ses dents en s'appuyant confortablement contre son dossier. "Tout ce qui se trouve dans cette boîte, bien sûr, se trouve sous sort de stase pour préserver la fraicheur."

(1) L'expression anglaise ici est "don't get your knickers in a twist" (littéralement "ne te fais pas de nœuds à ta petite-culotte", en gros 'ne te fais pas de soucis sur quelque chose d'aussi futile'). Je tiens à signaler qu'Harry/Gilderoy dit ça à Rogue.

"Granger!" ragea le Maître des Potions furieux. "Je les ferai renvoyer pour ça, elle et Potter!" Il sourit presque à l'idée de pouvoir finalement se débarrasser de Potter. Le fait que cette Miss Je-sais-tout Sang-de-Bourbe partirait avec lui rendait cela d'autant plus satisfaisant.

Cela avait toujours déconcerté Harry. Rogue savait qu'Harry était essentiel aux plans de Dumbledore. Et pourtant, il persistait dans sa fantaisie qu'Albus punirait Harry en le forçant à partir. Le sorcier était-il si décalé de la réalité qu'il ne pouvait voir que ses espoirs ne porteraient jamais leurs fruits, peu importe comment Harry pouvait se comporter? Après tout, Harry/Gilderoy suspectait fortement qu'Harry pourrait tuer Drago et que le Directeur labéliserait cela comme un 'accident inévitable' et lui permettrait de s'en tirer sans réelle punition.

"J'en doute," dit Gilderoy d'un ton réprobateur. "Après tout, vous avez à présent réapprovisionné votre stock privé du double de ce qu'elle a pris, donc vous ne pouvez déclarer cela comme une raison. De plus, lorsque ses talents de potionnistes s'ébruiteront, d'autres vous tourneront en ridicule pour ne pas avoir saisi l'occasion d'instruire un tel talent. Sans parler du fait d'avoir échoué à discerner ce qui était sous votre nez." Son sourire se fit sarcastique. "Et ce serait comme scier la branche sur laquelle vous êtes assis. (2)

"Enfin, je crois que pas même l'incomparable Mlle Evans aurait pu achever cette potion durant sa Deuxième Année." C'était un risque calculé, la mentionner dans ce contexte, mais cela devrait causer à cet idiot immature d'y réfléchir à deux fois avant de rejeter catégoriquement l'offre de Gilderoy.

(2) "like cutting off your nose to spite your face" : l'expression anglaise se traduirait à peu près "comme couper son propre nez pour se venger de son visage". C'est… imagé?

Le Professeur Rogue grimaça, bouillant intérieurement, contenant à grand-peine sa furie que ce paon ose mentionner Lily. Mais il avait raison, Rogue devait bien l'admettre. Lily, aussi talentueuse qu'elle ait été, aurait eu de grandes difficultés à préparer un chaudron parfait de Polynectar en Deuxième Année. Ignorer les talents de Granger aurait remis en question ses capacités.

"Maintenant, plutôt que de lui donner des retenues jusqu'à la fin des temps, comme je suis sûr que vous brûlez de le faire, vous devriez plutôt faire d'elle votre assistante. Pas votre apprenti, cependant. Il y a de nombreuses raisons pour ne pas faire cela, comme vous le comprenez évidemment. Pour le reste de l'année, néanmoins, donnez-lui tous les devoirs assignés aux élèves de Première Année à corriger."

Rogue paraissait sur le point d'exploser.

"Imaginez juste tout le temps que vous auriez pour vos recherches privées maintenant que vous n'aurez plus à perdre trois ou quatre heures chaque semaine à corriger les âneries de têtes de linottes incompétentes, les propos véniels (3) de ces Première Année.

(3) Le mot "véniel" désigne une faute mineure et pardonnable, et est mis en opposition à "mortel" (péché véniel / péché mortel). On découvre des mots tous les jours!

Rogue paraissait toujours en colère, mais maintenant une pointe d'intérêt était visible. C'était une offre séduisante. Plus de temps pour ses projets. Moins de temps perdu sur ces idiots à l'incompétence trollesque.

"Et vous pourriez vous décharger d'une partie des requêtes de potions de Madame Pomfresh sur elle, vous offrant encore plus de temps personnel. J'imagine que si vous gardez le temps total sous la barre des cinq heures par semaine, personne, et encore moins elle, n'y trouverait à redire. Cinq heures à consacrer à vos propres travaux, chaque semaine. Cinq heures que vous n'aurez plus à perdre à surveiller des retenues – elle pourra aussi bien que vous les observer nettoyer des chaudrons.

"Et quand vos Serpentards objectent? Sélectionnez le meilleur potionniste pour lui faire noter les autres années. Une fois que le mot se répandra de combien cette tâche est assommante, et du temps de révision perdu, il n'y aura plus une seule protestation."

Rogue resta assis en silence pendant plusieurs minutes. Il n'était pas bien difficile de suivre ce qu'il pensait juste par observation. Bien qu'il haït Harry Potter, et par extension quiconque était associé à lui, il ne haïssait pas vraiment ceux-ci mis à part pour le temps qu'ils lui faisaient perdre. Clairement, Granger avait du talent. Un talent dont il pourrait user pour s'offrir plus de temps pour ses projets et recherches.

"Et l'année prochaine, vous pourrez lui donner les devoir de Première et de Deuxième Année à corriger, vous offrant encore plus de temps tout en annihilant le peu de temps libre qu'elle aurait eu!"

Rogue fixa froidement le professeur de DCFM. "Pourquoi. Pourquoi faites-vous ça." Il s'interrompit quelques instants. "Vous n'aviez aucune raison de me dire tout ça, ni de remplacer les ingrédients volés. Ni de me vendre les talents de cette jeune sorcière. Si vous n'aviez rien dit, je n'aurai jamais eu aucune idée – jamais suspecté. Jamais su."

Gilderoy dirigea vers l'autre homme un sourire chagriné. "Hé bien… les choses ne se sont pas déroulées aussi bien qu'elles l'auraient dues." Il haussa les épaules élégamment. "Bien que le Polynectar a été préparé à la perfection, leur plan ne s'est pas déroulé comme prévu." Il soupira. "L'un d'eux a personnifié M. Crabbe et s'est introduit dans la Salle Commune de Serpentard derrière M. Malfoy, seulement pour découvrir que celui-ci en savait aussi peu qu'eux sur l'Héritier."

Rogue se trouva impressionné malgré lui à leur succès. Et d'autant plus furieux à l'idée qu'ils aient profané sa Maison de Serpentard.

Lockhart sourit tristement. "Mlle Granger, d'un autre côté, pensait être entrée en possession d'un cheveux de Mlle Bulstrode, mais avait en fait obtenu un poil du chat de la jeune Serpentard."

"QUOI!" Cela parvint à amener une expression de stupeur sur le visage de l'autre professeur.

"Comme je dis, elle se trouve à présent dans l'Infirmerie. Une cat-girl des plus adorables, si je puis me permettre."

Rogue se laissa aller contre le dossier de son fauteuil, un sourire mauvais aux lèvres. "La petite voleuse a eu ce qu'elle méritait!"

Harry/Gilderoy écarta ses propos d'un geste de la main, "Cela n'a pas d'importance. Rien qu'un Glamour ne puisse cacher jusqu'à ce que les effets se dissipent. Cependant, ce dont j'ai besoin de votre part est votre coopération pour fabriquer une histoire pour la soutenir. Comprenez, elle prévoit de rédiger une thèse au sujet de son accident de Polynectar humain-à-animal – n'est-il pas intéressant que le Polynectar, qui se dissipe habituellement au bout d'une heure, semble se prolonger des semaines durant lorsqu'un poil animal est utilisé? Lorsque cette petite sera en Arithmancie, je suis persuadé qu'elle tirera une autre thèse de l'analyse de ce qui s'est produit et du fait de découvrir pourquoi cela s'est produit. Avec ces deux recherches, je suis sûr qu'elle obtiendra aisément ses ASPICs de Potions et d'Arithmancie durant sa sixième Année.

"Je pensais que nous pourrions dire que vous aviez une demande d'un client pour du Polynectar et que vous l'avez conscrit pour la tester, ayant remarqué son incroyable talent dans votre cours. Le poil de chat était juste une malencontreuse contamination accidentelle, et servira d'excellente histoire de mise en garde sur la vérification de ses ingrédients avant de les utiliser. Le fait qu'elle soit à présent votre assistante fournirait des preuves supplémentaires."

"Et pourquoi devrai-je collaborer pour votre petite ruse?" renifla le professeur irrité, cherchant la moindre raison de s'opposer aux objectifs de Lockhart.

Gilderoy afficha un large sourire et sortir trois petits flacons. "Deux onces de sang de Basilic et un quart d'once de fluide oculaire et de Venin de Basilic seraient-elles une motivation suffisante pour obtenir votre accord?" Il plaça les trois fioles sur le bureau de Rogue. La valeur de ces trois ingrédients dépassait aisément plus que ce que le Professeur Rogue gagnait en deux ans et demi à Poudlard. Et dépassait certainement bien plus que le budget annuel de l'école pour ses ingrédients.

Le Professeur Rogue, semblait-il, était plus qu'heureux d'offrir son assistance. Il insista néanmoins pour qu'Harry passe une semaine en retenue pour avoir gâché des ingrédients lorsque leur petit tour pyrotechnique avait perturbé la classe et donné à Hermione le temps de piller sa réserve privée. Lui, bien sûr, changerait ses enchantements protecteurs afin qu'une telle tactique échoue à l'avenir.

Un faible prix à payer, songea Gilderoy. Et Hermione ne serait-elle pas surprise lorsque le Professeur Rogue entrera dans l'Infirmerie et lui laissera tous ses rouleaux à noter avec pour ordre qu'elle était désormais son assistante! Une journée d'entraînement dans les attentes de Rogue et celui-ci y gagnerait de nombreux jours de préparations de potions des plus fructueux en échange. Et la jeune fille délirerait de joie à l'idée de devenir l'assistante d'un Professeur!

L'imbécile graisseux planifiait déjà comment il utiliserait son temps libre nouvellement dégagé, remarqua le blond en quittant le bureau de l'austère sorcier.

Une visite à sa famille prit le reste de la journée. Sa mère était enchantée de le voir et lui posa des questions, sans lui laisser de répit, sur sa nouvelle position. Il lui parla de son aventure avec le Basilic et des nouvelles informations qui paraîtraient la semaine suivante. Il leur dit aussi qu'il mettrait à sa disposition une nouvelle maison qui s'accordait mieux à sa nouvelle position – Lord Black! Ses deux grandes sœurs étaient aussi de passage et il leur fit la même proposition de nouveaux foyers, également. Ils se mirent d'accord sur la visite de plusieurs propriétés de la Maison Black dans des zones moldues, et discutèrent de plans de secours pour bâtir de zéro si elles n'aimaient aucunes d'elles. Rien ne les obligeait à s'installer dans une résidence déjà existante!

Et elles furent enchantées d'apprendre qu'elles n'auraient pas à s'occuper de leurs nouvelles maisons elles-mêmes puisqu'il prévoyait de leur fournir un elfe de maison à chacune pour s'occuper de la cuisine et du ménage. Le fait que cela lui permettait aussi de mettre en place des Enchantements Protecteurs pour les protéger des Mangemorts et de toute autre personne jalouse de sa célébrité et de sa fortune ne fut pas mentionné.

Gilderoy comptait bien voir sa famille plus souvent à l'avenir, maintenant qu'il s'était assuré son futur, et il ne voulait aucune obstruction à ce but.

M. Potter vint comme prévu le Dimanche matin pour voir Hermione et prendre ses photos quotidiennes, selon la liste que Gilderoy avait fournie. Cela prit plus longtemps cette fois puisqu'ils se reportaient sans cesse à la liste, mais bientôt cela deviendrait une procédure routinière, réalisée automatiquement sans vraiment y penser. Madame Pomfresh s'était tout d'abord opposée à l'idée, mais après avoir consulté Gilderoy, n'avait plus d'objections à ce qu'Harry soit le photographe attitré de la thèse. Il était, déjà, l'un de ses patients favoris, avec des manières impeccables, toujours à suivre ses ordres à la lettre. Elle savait qu'il ne ferait jamais quelque chose d'inappropriée – en particulier après que Gilderoy lui ait lancé un Confundo adéquat, bien sûr.

Madame Pomfresh décida qu'Hermione, avec quelques encouragement – pas de sorts! – de la part d'Harry/Gilderoy, pouvait assister à ses cours sous un Glamour durant la journée. Elle devait passer les nuits à l'Infirmerie, cependant. Harry/Gilderoy était sûr qu'Harry s'y faufilerait sous sa Cape lors de la plupart. Rien de déplacé n'arriverait, ils ne feraient que parler et étudier, il en était certain. Harry, en Deuxième Année, était bien trop passif et effrayé d'être rejeté pour initier quoi que ce soit que d'autres auraient pu considérer vaguement déplacé. Sans compter qu'il serait terrifié à l'idée de gâcher son amitié avec la jeune sorcière. Et il savait qu'Hermione avait des bases solides en éducation sexuelle et garderait les choses sous contrôle.

Le dimanche soir, bien après le couvre-feu, trouva Gilderoy avançant d'un pas guilleret le long du Chemin de Traverse en direction du siège du Daily Prophet. Rita fut surprise de le voir arriver, mais se détendit lorsqu'il expliqua, 'Je voulais voir le journal de demain ce soir. Et m'assurer que nous sommes tous les deux satisfaits de ce qui y apparaît." Elle eût un sourire narquois, elle savait qu'il approuverait totalement les chefs-d'œuvre qu'étaient ses articles.

Tout en attendant que les premières copies sortent de la presse, Harry/Gilderoy avait convaincu une Rita enthousiaste de lui faire visiter le lieu d'impression. C'était une chose des plus aisées que de le laisser observer le typographe tandis qu'il donnait forme à l'article.

Avec un simple Cacher-en-Pleine-Vue en place, il grave prestement quelques runes dans le réservoir d'encre de la presse – Confiance, Croire et un groupe qui vous donnait envie de lire le journal tout entier. Pourquoi il n'avait jamais pensé à faire cela pour ses livres, il ne parvenait pas à le comprendre. Bien sûr, il lui aurait fallu rechercher ces runes, mais les gains valaient bien l'effort. Harry ne voulait pas le laisser le faire pour l'instant, mais tout de même…

Les runes, alimentées par la charge initiale de Gilderoy et sans rune de charge qui leur soient propres, arriveraient à court d'énergie au bout d'une semaine. D'ici là, tout le monde ferait son éloge et se méfierait du Grand Dumbledore. Il lui faudrait prendre l'habitude de les recharger quand un article approprié paraissait. Eventuellement, il les retirerait pour éviter que quelqu'un ne les découvre et n'en abuse. Et ajouterait quelques autres runes auto-suffisantes sur les presses pour retirer tout enchantement dans l'éventualité où d'autres, avec une morale questionnable, essaieraient de reproduire son astuce avec l'encre.

Après avoir pris quelques copies des journaux fraichement imprimés, il retourna à Poudlard. Il débattit l'idée de juste rester debout mais décida de faire une sieste de cinq heures avant son prochain rendez-vous.

A cinq heures du matin, il arriva dans l'Atrium du Ministère et trouva son chemin vers le Bureau des Aurors, où il interpela un sorcier fatigué qui remplissait de la paperasse.

"Excusez-moi, mon brave sorcier," il sourit de toutes ses dents éclatantes. "Mais, Moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, ai besoin de parler à Madame Bones, Directrice de Département de la Justice Magique."

L'homme le fixa, secoua la tête, et dit, "Elle ne sera sûrement pas là avant huit heures."

"Ah, voyons, cela ne va pas le faire." Il sortit une copie du Daily Prophet et montra le journal à l'homme. Celui-ci fixa, abasourdi, la photo et les gros titres qui dominaient la première page – Lockhart Tue un Monstre Effroyable! Et en-dessous de ça, Le Mystérieux Monstre qui Attaquait les Elèves, Une Mort Confirmée! Et en-dessous de ça venait, Le Directeur Perplexe Pendant 50 Ans, Aucune Protection pour les Elèves. Le titre d'un article secondaire demandait, Dumbledore, Sénile ou Incompétent? Le sorcier tendit la main pour prendre et lire le journal, mais Harry le remit dans sa poche – Il était heureux de voir que ses runes fonctionnaient.

"Je pense," continua-t-il, "que Madame Bones serait particulièrement contrariée si vous lui dites que vous auriez pu la prévenir de ceci avant que le public ne le voie. Et que vous ne l'avez pas fait."

Dix minutes plus tard, il se trouvait assis dans le bureau de Madame Bones, observant le pli de son front s'accentuer au fur et à mesure qu'elle lisait le journal. Celui-ci était bourré d'articles à propos de la Chambre, de monstres qui pouvaient tuer ou pétrifier d'un simple regard, sur les Quatre Fondateurs et d'un article absolument brillant, de l'avis de Gilderoy, sur lui et ses accomplissements, y compris ce qui s'était produit depuis sa titularisation à Poudlard. C'était, de loin, le meilleur article de tout le journal.

Rita avait réalisé un travail de maître pour ses recherches sur l'histoire de la Chambre. Elle avait décrit jusqu'à l'entièreté du fiasco impliquant Hagrid, ridiculisant à la fois le Ministère et le précédent Directeur, Armando Dippet, pour avoir ignoré les faits et s'être contentés d'un simple bouc émissaire – le souvenir d'Harry sur ce que Tom lui avait montré avait considérablement aidé. Elle avait ensuite pointé comment Dumbledore, en tant que Directeur, avait su, ou tout du moins, avait suspecté la vérité. Et n'avait pourtant jamais pris la peine de corriger l'injustice ni de protéger les élèves de son école d'être mis en danger par le Basilic à l'avenir lorsqu'il était devenu Directeur – le moins qu'il aurait pu faire aurait été de sceller le seul point d'accès connu de la bête, les toilettes des filles du deuxième étage! Mais il n'avait rien fait ni pour Hagrid ni pour les élèves. Il avait juste perdu cinquante ans à se mettre sa baguette au… enfin, Rita laissait les lecteurs finir cette phrase eux-mêmes.

Elle pointait alors comment il n'avait rien fait cette année pour protéger les élèves de ce qu'il savait clairement être une bête dangereuse – sans même clore les toilettes qu' il savait de toute évidence que la bête avait utilisées. Il avait joué leurs vies à pile ou face. Seulement par la plus incroyable chance un élève n'avait-il été que pétrifié et non tué, contrairement à la fois précédente avec Myrtle, quand quelqu'un avait ouvert la Chambre.

Et comment il s'était ô combien satisfait de devoir attendre jusqu'au Printemps pour soigner le garçon pétrifié et découvrir ce qui s'était produit! Il avait fallu l'intervention du compétent et expert Professeur de DCFM pour acquérir les ingrédients nécessaires pour soigner l'élève, aux frais du professeur lui-même, rien de moins. Le fameux Professeur Lockhart était plus soucieux du bien-être des élèves que le directeur de l'école! Le Directeur mettait de toute évidence l'argent avant son inquiétude pour l'éducation d'un élève. Rita était alors entrée dans une diatribe sur combien il semblait peu se préoccuper de la sécurité des élèves, utilisant les quatre tentatives à l'encontre de la vie d'Harry Potter de l'année précédente comme exemple.

Son paragraphe de conclusion pointait qu'il avait fallu un nouvellement engagé Gilderoy Lockhart pour déduire l'identité du monstre, trouver son antre, et s'occuper de la menace. Et Gilderoy Lockhart, toute brillante célébrité mondialement connue qu'il ait été, n'avait été diplômé de Poudlard que douze ans plus tôt! Il venait d'être engagé, pour l'amour de Merlin! Que faisait le Grand Directeur Dumbledore, le soi-disant plus grand sorcier de ce siècle, durant les cinquante dernières années pour ne pas faire de même? Était-il incompétent? Était-il sénile? Ou bien ne se préoccupait-il tout simplement pas des élèves? "Il semblerait," avait écrit Rita, "que Dumbledore n'es pas si grandiose si le nouvellement engagé Gilderoy Lockhart peut faire ce dont il a été incapable de faire en cinquante ans! Cela veut-il dire que Gilderoy est un plus grand sorcier que Dumbledore?"

Finalement, la Directrice du Département de la Justice Magique jeta le journal sur son bureau et lui jeta un regard noir.

Il sourit sarcastiquement. "Considérant que le Directeur n'a jamais informé les parents qu'un Basilic était en liberté dans Poudlard depuis Halloween, j'ai pensé que vous pourriez être intéressée.

"En gardant à l'esprit que Dumbledore est aussi Grand Ensorceleur ; Sorcier Président du Magenmagot ; Manitou suprême de la Confédération Internationale des Sorciers ; et Directeur de Poudlard, Ecole de Magie et de Sorcellerie, peut-être est-ce juste un problème d'une personne voulant faire trop de chose par lui-même. De ce que je comprends, chacun de ses titres devrait prendre l'attention totale d'un sorcier, et il essaye pourtant de tous les garder. Peut-être devrait-il passer le relais de trois de ces positions et dévouer son attention complète à une seule?

"Dans tous les cas, bien que je ne sois pas du genre à dire aux autres comment faire leur travail, peut-être devriez-vous questionner le Directeur et le corps enseignant de Poudlard aujourd'hui quant à la situation au cours des derniers mois. Voyez ce qu'ils savent, lorsqu'ils l'ont découvert, et ce qu'ils ont fait pour protéger les vies de votre nièce et le reste des élèves."

A l'expression acerbe sur son visage, il savait que le Directeur n'allait pas avoir de questions simples et faciles auxquelles répondre.

"Vous savez grâce aux souvenirs que vous avez récupérés de M. Potter en Novembre dernier combien le château a été dangereux pour lui l'an dernier. Cette année, les dangers semblent s'être étendus pour inclure tous les élèves. Pouvez-vous imaginer la perte que cela aurait été pour le monde des sorciers si le Basilic était d'aventure entré dans la Grande Salle durant la Fête? Une génération entière, anéantie en quelques secondes! Et le Directeur Dumbledore n'a jamais semblé s'en inquiéter le moins du monde."

Il s'interrompit, comme frappé par une nouvelle pensée, "Est-il possible que le Directeur ait été en contrôle de la bête?" Il se redressa, comme horrifié à cette idée. "Non, cela ne peut pas être possible, il est le Leader de la Lumière, après tout." Il soupira. "Peut-être est-il un Sorcier Gris et a-t-il réussi à tous nous tromper tout ce temps." Il fit les cents pas dans le bureau pendant une minute avant de se rassoir.

La Directrice du DJM semblait distinctement mécontente à cette possibilité.

"Puisque c'est les vacances, vous n'avez pas besoin de vous inquiéter de perturber le programme de l'école. Le Directeur est toujours présent au petit-déjeuner, et si vous arrivez avant les hiboux, à huit heures, vous pourrez l'attraper avant qu'il ne voit le Daily Prophet ou reçoive un avertissement d'un ami qui l'a vu. Ne lui donnez pas le temps de penser à une explication plausible et d'indiquer au reste des professeurs ce qu'ils devraient dire. Lorsqu'il verra le Daily Prophet, il vous aura déjà dit sa version. Si ses explications ne coïncident pas avec les faits connus… hé bien, ai-je besoin de vous mettre en garde quant à croire en sa véracité à l'avenir?

"Pour commencer," il retira une petite fiole de sa poche et la plaça sur le bord de son bureau, "voici ce qu'il s'est passé dans la Chambre des Secrets

"J'ai passé quelques-uns des aspects les plus inintéressants de ma confrontation – je suis sur que vous comprendrez – je compte après tout publier un livre sur cette expérience toute entière, vous savez." Il savait qu'elle ferait voir ces souvenirs à plusieurs autres personnes, et qu'ils répandraient des rumeurs à travers le pays, faisant ainsi monter l'anticipation de voir le reste des parutions de la semaine du Daily Prophet. Et propageant sa célébrité d'autant plus.

Elle acquiesça lentement tout en observant la fiole de souvenirs.

Il se leva, "Bien, maintenant que tout cela est décidé, je retourne à Poudlard. Vous devriez avoir largement le temps de voir ces souvenirs et de préparer une équipe d'investigation pour les employés. Je suggère que le Directeur soit questionné ici, au Ministère, tandis que les professeurs soient interrogés à l'école. Vous voudrez peut-être envoyer quelques Aurors pour interroger quelques-uns des enfants les plus importants de Poudlard chez eux, préférablement avant que le Daily Prophet arrive pour compliquer les choses. Peut-être M. Londubat, Mlle Abbott, les enfants Weasley, M. Malfoy, votre nièce, et cetera. Vous n'avez pas besoin de vous embêter avec M. Potter ou Mlle Granger, vous les verrez dans les souvenirs que je vous ai laissés. En outre, je les accompagnerai aujourd'hui à Gringotts pour régler certaines affaires en suspens. Si vous souhaitez leur parler, je serai heureux de les escorter ici ce Mardi."

Il commença à s'avancer vers la porte. "Je suppose que je vous verrai vers sept heures, hmm?" Il s'arrêta, la main sur la poignée. "Oh, au fait, cette salle cachée sous le salon de thé du Manoir Malfoy, était-ce tout ce que vous espériez découvrir sur Malfoy Sr.? Peut-être devriez-vous placer un sort d'alerte sur les Cheminettes du Ministère pour détecter la Marque Noire, afin de voir si vous pouvez découvrir quelques Mangemorts que vous ne connaîtriez peut-être pas. Hmm?"


Lundi matin à Poudlard était tout ce que Gilderoy Lockhart espérait.

Les Aurors, et Madame Bones, arrivèrent à sept heures juste lorsque le petit-déjeuner apparut sur la table ronde que le Directeur avait préparée pour les vacances – Gilderoy était persuadé qu'elle avait dû utiliser un Retourneur de Temps pour tout arranger et encore arriver à temps. Gilderoy était le seul présent et il les invita gracieusement à déjeuner avec lui tandis qu'ils attendaient le Directeur. Une demi-heure plus tard, Albus Dumbledore entra d'un pas confiant dans la Grande Salle. Il avait su, bien sûr, dès l'instant où les Aurors avaient franchi les enchantements protecteurs qu'ils étaient ici. Il n'était au courant d'aucun problème au sein de l'école qui aurait nécessité les Aurors, il n'était donc pas pressé de s'habiller et de les retrouver dans la Grande Salle.

"Ah! Madame Bones," dit-il en entrant, "Quel bon vent vous amène dans mon illustre école?" Il lui sourit génialement, les yeux scintillants.

La Directrice du DJM posa sa tasse de thé et se leva. "Directeur Dumbledore. Quelque chose d'une importance extrême s'est produit quant à la sécurité des élèves de Poudlard et je souhaitais discuter ce sujet avec vous au Ministère."

"Oh? Vraiment?" Il prit un moment de pause, son apparence grand-paternelle pleine puissance. "Je vous assure, Madame Bones, que tous les élèves sont en parfaite sécurité à Poudlard. Les enchantements protecteurs de Poudlard sont inégalés en Europe. Poudlard est l'endroit le plus sûr au monde," affirma-t-il doucement, lui adressant un sourire rassurant.

"Intéressant," dit-elle, "puisque je sais de source sûre qu'un Basilic a erré dans les couloirs de Poudlard depuis Septembre. Cela ne me paraît pas très sûr. En particulier lorsqu'on sait pertinemment que cette créature a tué une élève par le passé."

Les yeux de Dumbledore volèrent brièvement vers Gilderoy avant de se fixer sur la sorcière. "Je vous assure que les élèves sont en sécurité, Madame Bones. Il n'y a eu aucune mort d'élèves au sein de l'école depuis de nombreuses décennies, et certainement aucune cette année."

Elle pencha la tête légèrement. "C'est vrai, aucune mort d'élèves, mais vous avez perdu un nombre alarmant de professeurs de Défense Contre les Forces du Mal au cours des deux dernières décennies. Même le Ministère n'a eu pas autant de mort de sorciers dans son bâtiment que Poudlard. Cela ne me paraît pas particulièrement sûr. Et puis, comment pouvez-vous qualifier Poudlard de 'sûre' après les quatre tentatives de tuer M. Potter de l'an dernier? Un environnement sûr n'inclut pas des tentatives de meurtre régulières contre un élève."

Le Directeur soupira à la façon de quelqu'un qui se ferait déranger par d'autres sur des sujets qui étaient particulièrement triviaux. "Puis-je prendre le temps de manger d'abord?" Il fit un signe de la main vers la table.

"Certainement, Directeur. Après tout, nous ne sommes pas là pour vous arrêter ; nous voudrions juste que vous nous éclairiez quant à quelques évènements."

Les autres professeurs, et plusieurs élèves, vinrent prendre leur petit-déjeuner au cours de la demi-heure suivante, paraissant confus de voir les Aurors à la table à présent légèrement plus large.

Vingt-cinq minutes plus tard, les quatre sorciers et la sorcière sortirent de la Grande Salle pour se diriger vers le Bureau du directeur. Ils comptaient utiliser la Cheminette pour se rendre au Ministère. Dumbledore avait voulu que l'interrogatoire se déroule ici, à l'école, mais Madame Bones prévalut, déclarant qu'il y aurait de nombreuses personnes présentes lors de l'entretien et qu'il serait plus facile que lui seul se déplace plutôt que plusieurs d'entre eux. Ce qui signifiait tacitement que des Indicibles seraient présents, et ceux-ci étaient tristement célèbres pour leur réticence à quitter leur quartier général.

A peine dix minutes plus tard, plusieurs hiboux arrivèrent à tire-d'aile dans la Grande Salle.

Gilderoy plaça un plateau entier de charcuterie devant la chouette qui lui amena sa copie du Daily Prophet tandis qu'il s'emparait du journal à sa patte. L'image occupant le haut de la page était presque parfaite pour Gilderoy. Les trois aventuriers se tenaient devant les portes serpentines de la Chambre, avec un point d'interrogation géant flottant sur le côté.

Une préparation digne de ce nom était la clé du succès, et il s'était assuré qu'ils aient tous les trois été dos au mur/à la porte et vers l'endroit dont ils étaient venus, lorsqu'il leur avait pointé les serpents au-dessus de leurs têtes. Une pose parfaite pour une photo qu'il savait que le journal utiliserait à partir des souvenirs qu'ils avaient fournis. Il donnait l'impression qu'il désignait simplement leur progression jusqu'alors.

"Ma parole!" s'exclama le Professeur McGonagall tout en fixant sa copie. Le Professeur Sinistra l'observait par-dessus sa propre copie. Des exclamations similaires s'élevèrent du reste des professeurs présents. Harry et Hermione, après un bref coup d'œil à l'image de couverture, avaient tous deux rougi jusqu'à un écarlate brillant. Les autres élèves poussèrent bientôt des ooh et des aah tandis qu'ils partageaient les deux copies qu'ils avaient reçues.

Quelques minutes plus tard, une escouade d'Aurors vint et confisqua les journaux, expliquant aux professeurs et aux étudiants qui protestaient: "Désolé, mais ces articles font partie d'une enquête sur certains évènements survenus ici à Poudlard. Nous devons tous vous questionner avant que vous ne lisiez le Daily Prophet pour éviter que cela n'affecte accidentellement vos réponses." Ils grommelèrent, mais acceptèrent de terminer leur petit-déjeuner et de commencer les entretiens. Les Aurors n'interrogeraient les élèves qu'en présence de leurs Directeurs de Maison, après que ceux-ci aient été questionnés.

Gilderoy, bien sûr, se délecta de toute cette attention. Il commença à bavasser de combien cela avait été dangereux et de comment il s'était assuré que ses deux élèves soient toujours en parfaite sécurité. Lorsqu'on lui demanda plus de détails sur ce qui se trouvait dans la Chambre et ce qui s'y état passé, il objecta et dit qu'il ne souhaitait pas corrompre leurs témoignages. A la place, il leur parla de certains détails qui n'apparaîtraient que dans l'édition du lendemain. De même, il ne mentionna rien de ce qui s'était produit plus tôt au cours de l'année ; il ne voulait pas influencer les déclarations que les autres feraient.

C'était pour laisser du suspens. L'édition du lendemain serait sur comment il avait déduit de quelle créature il s'agissait et comment la repérer. Et la façon dont le fameux Survivant avait aidé. Mercredi serait un récit approfondi de l'histoire de la Chambre et des évènements de l'année, avec un teaser dévoilant une partie de l'intérieur de la Chambre. Jeudi présenterait son combat héroïque contre le Basilic dans la Chambre, avec une enquête sur les réactions de la Grande Bretagne magique le Vendredi.


Le coin des expressions désuètes:

« Se mettre martel en tête »

Le martel est un ancien terme de marteau, cette expression a donc le sens métaphorique de se donner des coups de marteau dans la tête (l'autre expression « se casser la tête sur quelque chose » pourrait donc très bien y être liée).

L'expression signifie à l'origine "être jaloux" (fin du XVIIème siècle). Elle devient ensuite une indication d'une "inquiétude née du soupçon qu'on prend de la fidélité de celui ou celle que l'on aime" (définition de l'Académie Française, 1765). Depuis, elle a évolué pour désigner le souci, la peine, le tourment.

T/N 2 : Un chapitre de plus corrigé par la fantastique Harry-Sterek-1968! Merci!