Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!
T/N: L'histoire évolue de plus en plus, certains évènements très intéressants s'y produiront bientôt auquel vous ne vous attendrez pas, j'en suis sûr! Déjà 18 chapitres sur 31, je n'avais même pas réalisé que la moitié avait été passée!
C'était la mi-janvier, trois semaines après la parution de l'histoire sur le Basilic, et les choses s'étaient calmées à la fois à l'école et partout ailleurs. Il était stupéfait que personne n'ait remarqué les annonces du Ministère quant aux nouveaux Lords. Ou, peut-être que les plus malins attendaient simplement de voir pourquoi ces annonces avaient été faites si discrètement. Généralement, les Maisons en faisaient toute une histoire, annonçant l'investiture d'un nouveau Lord à la tête de la Maison en grande pompe.
Il était temps, décida Lockhart, de donner un coup de pied de plus dans la fourmilière.
Comme il avait su que cela arriverait, la fourrure d'Hermione disparaissait lentement. Elle avait suivi son conseil et avait acquis une paire de chaussures à talons hauts pour expliquer son soudain gain de taille, mais n'avait pas encore réalisé qu'elle n'en avait plus besoin. La constante marche féline sur ses orteils avait causé une transition vers le port de talons hauts par pure habitude – Harry n'était pas le seul à remarquer la façon dont ses robes bougeaient lorsqu'elle marchait, et comment ses mains touchaient ses hanches à chaque pas. Et le fait qu'elle possédait maintenant un magnifique sourire avec des dents parfaites. Malheureusement, M. Weasley ne faisait pas partie de ces gens observateurs. Il persistait à causer des disputes avec elle et à l'insulter. Sa relation avec Harry était presque aussi tumultueuse. Déjà, ils commençaient à s'éloigner et Harry trouvait difficile de garder son amitié à flot.
La discussion de Gilderoy avec M. Weasley au Ministère était apparemment remontée jusqu'aux jumeaux puisqu'ils prirent soudain l'habitude de s'asseoir avec Ron entre eux, surveillant attentivement, et corrigeant, ses manières de table. Questionné durant une retenue prise à Rogue, Harry avait expliqué à Gilderoy que les jumeaux avaient prêté serment à leur frère cadet d'arrêter de l'utiliser comme sujet de test pour leurs farces. Sinon, le pauvre bougre aurait été bien trop terrifié pour manger quoi que ce soit aussi près d'eux. Les jumeaux écartant leur frère lors des repas ajoutait encore une barrière entre les deux anciens amis. Cela avait aussi donné au rouquin quelque chose d'autre dont se plaindre à Harry n'impliquant pas Hermione.
Les parents Weasley semblaient aussi avoir passé un savon à Percy. Il faisait bien moins de zèle lors de ses rondes en tant que Préfet. Et il semblait écrire à ses parents bien plus souvent, mettant un point d'honneur à ce que Ginny inclue un mot à chaque fois que la chouette repartait vers eux.
L'assistanat d'Hermione avec Rogue avait choqué l'école tout entière, et elle avait passé l'entièreté de l'après-midi et du soir le premier jour après le retour de vacances des autres élèves à corriger les devoirs que les Première Année avaient rendu au Professeur Rogue. Ne sachant pas exactement à quoi s'attendre, elle les avait tous lus en premier, puis les avait séparés en fonction de combien ceux-ci étaient vraiment en accord avec les standards du Professeur Rogue – il avait rédigé un exemple de devoir "parfait" comme référence. Alors seulement avait-elle commencé à les noter, les relisant encore une fois. Continuer comme ça diminuerait de façon assez conséquente son temps avec Harry, alors Gilderoy l'avait prise à part l'après-midi suivant lorsqu'elle et Harry s'étaient dirigés vers le souper.
"Ah, Mlle Granger! Un moment de votre temps!"
La sorcière avait levé les yeux vers lui, Harry s'arrêtant à ses côtés. Gilderoy avait été heureux de voir qu'ils se tenaient la main. L'école savait qu'Harry et Hermione étaient ensemble, puisqu'ils allaient partout en se tenant la main. Ginny, bien sûr, n'avait pas été contente de ce développement. Elle avait même fait quelques commentaires désobligeants sur quel placard à balais était leur préféré. Elle ne semblait pas avoir réalisé que la sorcière qu'elle critiquait était celle qui notait ses devoirs de Potions. Ou peut-être pensait-elle qu'Hermione était trop 'professionnelle' pour laisser de tels commentaires affecter sa notation. Lockhart en doutait. La fille Weasley était à un âge où elle ne réalisait pas vraiment que ses actions présentes avaient des conséquences qu'elle devrait assumer plus tard. Cela rendait aussi difficile pour Hermione de croire Lockhart quand il disait qu'elle pourrait faire une bonne addition à leur potentiel mariage.
"Oui, Professeur Lockhart?" La jeune sorcière avait transporté une quantité de parchemins bien plus conséquente que d'habitude – les devoirs à corriger.
Lockhart lui avait accordé un généreux aperçu de son magnifique sourire, prenant une pose dans ses resplendissantes robes mauves.
"Puisque vous êtes nouvelles à la notation de devoirs, j'ai pensé que je vous donnerais quelques astuces." Dans sa vie future, il avait passé quelques semaines aux côtés d'une enseignante moldue. D'une façon ou d'une autre, le sujet de la notation des copies avait été soulevé – Harry n'avait pas compris comment quelqu'un pouvait faire ça sans perdre l'esprit. La femme l'avait expliqué assez simplement, et à présent, Harry/Gilderoy transmettait cela à Hermione. Enfin, pouvait-on parler de transmettre, puisque c'était le passé?
"Premièrement, prenez un parchemin et écrivez le nom du devoir en haut. Puis faites une liste des détails importants mentionnés dans le cours ou dans le manuel qui sont nécessaires au devoir. Ne pas mentionner ces détails montre que l'élève ou bien n'a pas compris le devoir ou bien ne comprend pas le sujet. Ne pas mentionner ces détails entraîne un échec au devoir. Combien manquent indique à quel point le devoir est raté," dit-il.
"Tracez une ligne, puis lister les détails que vous vous attendez à voir dans le devoir pour montrer que l'élève à vraiment lu le manuel, écouté en cours ou fait des recherches comme demandé. Tracez une autre ligne et listez les détails que seuls les élèves les plus diligents découvriront.
"Comptez combien de détails vous avez dans la liste des points importants, et divisez les par soixante-dix. Cela devient votre note de validation, soit un 'Acceptable', s'ils les ont tous dans le devoir. Comptez les détails dans la deuxième liste et divisez-les par les trente points restants. Chaque détail que vous voyez dans le devoir ajoute ce nombre au score total.
"La troisième liste sont des détails valant des points bonus qui pourraient remplacer des points oubliés de la deuxième liste, ou pour donner des points en plus.
"Donc, si vous avez quatre détails qui doivent être mentionnés, ceux-ci valent chacun dix-huit points – soixante-douze au total. Si vous avez six détails dans la deuxième liste, chacun vaut cinq points, pour un total de cent deux pour un étudiant diligent. Donc, quelqu'un qui a les quatre détails principaux et deux des détails secondaires a un score de quatre-vingt-deux, ou un 'Effort Exceptionnel'. Les détails de points bonus valent autant que les secondaires, donc si un élève inclut deux de ceux-ci en plus, le résultat passe de quatre-vingt-deux à quatre-vingt-douze – un 'Optimal'. Tout score au-dessus de cent deux est un Optimal Plus.
"Vous voyez? Facile! Ensuite, sur un second parchemin, faites juste un tableau avec les élèves sur la longueur de la page et une colonnes pour chaque détail à côté, et puis examinez chaque devoir en cherchant chacun de ces détails. Cochez les cases, et quand vous avez fini additionnez juste les points pour avoir une note!
"Cela réduira drastiquement le temps passé à lire parce que vous n'avez besoin de lire un devoir qu'une fois. Cela rend aussi la notation beaucoup plus juste. Et si quelqu'un écrit un devoir trop court ou trop long, vous retirez des points en fonction de combien ils ont manqué la longueur requise – une partie du devoir est d'apprendre à écrire la longueur spécifiée! Si l'étudiant ne peut pas écrire la longueur assignée, cela veut dire qu'il ne suit pas les instructions et doit être pénalisé!"
Tous deux l'avaient fixé avec des yeux ronds.
Gilderoy hocha joyeusement la tête, "Oui, c'est tout ce qu'il faut faire. C'est si simple que vous pourriez même occasionnellement recruter Harry pour vous aider – ne laissez juste personne le voir faire ça! De plus, une fois la feuille de notation réalisée, vous n'avez plus besoin de la refaire et cela vous fait gagner du temps pour l'année prochaine."
Il avait souri joyeusement : une fois de plus, Gilderoy avait dispensé d'importantes informations à ses élèves, qui pourraient marquer un tournant dans leur existence. "Et voilà, une chose de faite. Oust, vous ne voudriez pas rater le diner." Il fit un geste de la main pour leur indiquer de partir.
Et les deux avaient suivi ses conseils. Cela avait aidé qu'Hermione soit une lectrice rapide. Et qu'elle soit bien plus organisée que Rogue ne le serait jamais. Maintenant, cela lui prenait moins d'une heure pour noter les devoirs d'une classe au lieu des deux à trois qu'il fallait généralement à Rogue. Avec son penchant pour organiser des plannings, cela voulait dire qu'elle avait encore bien assez de temps pour aider Harry. Ce qu'elle faisait.
Tout le monde s'était rapidement établi dans sa nouvelle routine.
Harry passait presque tout son temps avec Hermione. Son but au cours du mois passé avait été d'empêcher qui que ce soit de toucher les mains ou bras de la jeune fille. Bien que les Glamours cachent son apparence, quelqu'un touchant son bras ou sa main aurait senti la fourrure et su que quelque chose n'allait pas. D'autres interprétaient cela comme Harry étant un petit-ami surprotecteur. Les filles trouvaient cela "mignon" tandis que les garçons de son âge trouvaient ça assez révulsant. Certains des élèves les plus âgés et les plus malins remarquèrent les réactions de leurs petites-amies et commencèrent à l'imiter, dans une certaine mesure.
Gilderoy avait remarqué qu'Hermione était également très tactile – passant ses doigts dans les cheveux d'Harry lorsqu'il s'asseyait à côté d'elle sur un canapé ou touchant son bras avec sa main pour attirer son attention ou juste lorsqu'ils parlaient. Ils tendaient à être souvent en contact lorsqu'ils étaient debout ou marchaient, même quand ils ne se tenaient pas la main, évènement rare.
En se basant sur les expressions d'Harry, Gilderoy pouvait voir que le jeune sorcier était stupéfait à l'idée que quelqu'un, en particulier une fille, puisse vouloir être en contact physique avec lui; Et le sourire qu'il avait à chaque fois qu'elle tendait une main pour prendre la sienne causait de petites pointes de jalousie chez Harry/Gilderoy.
M. Ron Weasley, semblait-il, était un peu jaloux de l'attention que chacun accordait à l'autre, et considérait comme un affront qu'Harry puisse vouloir passer du temps avec quelqu'un d'autre que lui. Et il avait été très offensé lorsqu'Hermione avait refusé de le laisser continuer à copier ses devoirs. Le fait qu'Harry lui permît souvent de copier son travail ne sembla pas aider, en particulier lorsqu'il remarqua qu'Harry obtenait de bien meilleures notes que lui sur ces devoirs. En fait, de leur groupe de cinq, Harry, Hermione, Neville, Luna et Ron, Ron se trouvait toujours au bas des scores des devoirs de leurs cours. Et avait toujours les pires résultats en pratique, également, sa nouvelle baguette ne faisant qu'une faible différence parce que cet idiot fainéant ne s'entrainait jamais à quoi que ce soit.
Et donc, ce fut le troisième lundi du mois, au petit-déjeuner, que Rita Skeeter s'assit une fois de plus avec son photographe Bozo au bout de la table des Gryffondors. Le Directeur lançait encore une fois des regards mécontents à Gilderoy. Les élèves observaient à nouveau leur flamboyant professeur, se demandant avec excitation quelle nouvelle surprise il s'apprêtait à dévoiler. Les autres professeurs regardaient avec des expressions allant de la pure allégresse, le Professeur Flitwick, à une anticipation joyeuse, les sorcières à la Table des Professeurs, en passant par l'ennui, le Professeur Rogue.
"Professeur McGonagall, si vous le voulez bien?" Harry/Gilderoy invita l'enseignante perplexe à s'avancer devant la Table. Il sortit l'Epée de Gryffondor de ses robes et mit un genou à terre. Il lui présenta l'épée, la lame reposant sur une main et la garde dans l'autre. Il dit, "Professeur McGonagall, c'est avec grand plaisir que Moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, retourne à votre Maison, la Maison de Gryffondor, l'Epée perdue de Gryffondor! Disparue depuis de nombreux siècles et pensée perdue à tout jamais, seul un vrai héros ou une vrai héroïne de Gryffondor peut appeler la lame à ses côtés en temps de danger. Bien que je ne sois pas un membre de la Maison Gryffondor, l'Epée est venue à moi tandis que j'affrontais le Basilic pour la sécurité des élèves de Poudlard il y a juste quelques semaines. Je la remets à présent entre vos mains afin qu'elle puisse rejoindre le Diadème de Serdaigle dans la Vitrine du Hall d'Entrée où tous pourront la voir."
Dire que les professeurs étaient abasourdis était un euphémisme.
"D'ailleurs, un peu de venin de Basilic a éclaboussé la lame, alors soyez très prudente. S'agissant d'un lame Gobeline, elle a absorbé le poison. La moindre coupure serait fatale," expliqua-t-il tandis que les professeurs, en particulier le Directeur, inspectait le trésor. "Comme vous vous souviendrez tous des articles du Daily Prophet, j'ai tué le Basilic dans la Chambre des Secrets avec une épée. Il s'agit de cette épée!"
Le regard de désir ardent que lui lança la sorcière en quittant la Table des Professeurs avec l'Epée en main pour la placer dans la Vitrine du Hall d'Entrée promettait une reprise de leurs activités de la nuit du double rendez-vous. Gilderoy faisait une petite danse de la joie dans sa tête tandis qu'Harry ne savait pas trop quoi en penser. Le Professeur Sinistra dirigeait elle aussi un regard engageant.
Le Directeur, pour une raison ou une autre, ne paraissait pas aussi heureux du retour de l'Epée à Poudlard qu'il aurait dû. Harry se demandait combien de temps cela prendrait au vieux débris pour réaliser l'absence du Choixpeau, il l'avait encore dans la poche de sa robe. Le Choixpeau semblait apprécier partir en vadrouille dans le château. Il n'avait aucune hâte de retourner sur l'étagère où il résidait habituellement dans le Bureau du Directeur avec Fumseck et les portraits pour seule compagnie. Harry/Gilderoy portait parfois le Choixpeau durant ses patrouilles et activités nocturnes pour la conversation et le soulagement d'avoir quelqu'un à qui confier ses projets. Ils appréciaient tous les deux la situation, et le Choixpeau se lamentait parfois à l'idée de devoir retourner sur son étagère pour l'été.
Les sorcières n'avaient pas encore remarqué le Choixpeau posé sur son elfe en bois dans la chambre à coucher. Le Choixpeau ne se plaignait jamais lorsqu'il avait de la compagnie, même très tard. Le Choixpeau, Harry avait décidé, était le parfait coloc discret.
Rita eût deux jours de plus de gros titres, et dit à Harry/Gilderoy qu'elle était maintenant la journaliste la mieux payée du journal. Et sa réputation continuait à s'envoler. Bientôt, autant de gens connaîtraient le nom de Gilderoy Lockhart que celui d'Harry Potter.
La Saint Valentin, un Dimanche, fut à mourir de rire, du moins de l'avis d'Harry/Gilderoy. Il n'avait fallu qu'un peu d'encouragement de la part de Gilderoy pour que le Fan Club d'Harry Potter envoie des cartes de Saint Valentin en masse plutôt qu'une seule carte avec tous leurs noms disant à Harry qu'il pouvait compter sur leur soutien.
Les nains lui avaient procuré tout autant d'amusement, et il s'était assuré que le jeune sorcier reçoive plusieurs cartes 'chantantes' dans la Grande Salle au déjeuner et au dîner pour maximiser sa mortification. Hermione était presque autant embarrassée. Les nains étaient bougons, mais il leur fournissait un bonus très généreux pour ne pas qu'ils se déchaînent et ne massacrent les élèves inconscients.
Il avait, cependant, discrètement préparé un pique-nique privé de thé et petits gâteaux pour les deux enfants dans la Pièce Va-et-Vient au milieu de l'après-midi. Cela avait demandé quelques efforts de sa part, mais en se coordonnant avec Dobby, ils avaient pu préparer à deux une salle de thé spéciale et romantique avec une entrée secrète au Premier Etage tout en gardant la localisation de la Salle au septième étage un secret juste un peu plus longtemps. A leurs sourires, il présumait que le couple avait considérablement apprécié son temps privé.
Gilderoy trouvait intéressant que le petit groupe d'Harry avait grandi. Et s'était réarrangé. Luna avait pris l'habitude de s'asseoir à côté de Neville durant les repas. Hannah Abbott et Susan Bones s'asseyaient et étudiaient souvent avec Harry et Hermione. Les deux filles alternaient laquelle des deux s'asseyait chaque fois à côté de lui. Lors des repas, les jumeaux avaient gardé Ron isolé d'Harry et se concentraient sur le fait d'enseigner à ce porc quelques manières. Récemment, ils avaient commencé à le laisser manger sans eux comme test, avec l'avertissement que s'il retombait dans ses mauvaises habitudes de manger comme un chien affamé, ils lui feraient subir des leçons sur les manières et étiquettes de table bien plus extensives.
Ron était contrarié d'avoir perdu sa place de choix près d'Harry à cause de quelques filles qui refusaient catégoriquement ses subtiles requêtes qu'elles bougent leur putain de cul ailleurs. A la place, il se retrouvait assis à côté d'Hermione. Grâce à ses sortilèges d'Ecoute, Gilderoy savait que le garçon continuait à blâmer Harry de ne pas mieux traiter son meilleur ami.
Hermione semblait prendre le nouvel arrangement de l'autre côté d'Harry assez calmement. Il avait remarqué, cependant, qu'elle laissait parfois une brève expression de malaise apparaître, lorsqu'une des autres filles posait sa main sur le bras d'Harry ou le frôlait quand ils mangeaient, étudiaient ou marchaient.
Était-il possible que la tante de Susan ait découvert qu'Harry était en effet déjà le Lord Potter, avec au moins deux autres titres de Lord? Avec un peu de chance, elle n'avait pas découvert qu'il en avait cinq au total puisque Gilderoy allait prendre en charge deux des titres.
Il lui faudrait prendre Hermione à part Lundi et lui donner quelques conseils sur comment gérer la situation. Lui dire que la meilleure façon de gérer les autres filles était de devenir amie avec elles, plutôt que de les traiter comme des rivales à qui il fallait damer le pion ou dont il fallait déjouer les plans. La seule façon pour qu'un mariage de groupe réussisse était si elles étaient toutes bonnes amies et pas constamment en train d'essayer de gagner un avantage sur les autres.
La semaine précédente, Gilderoy avait passé un peu de temps avec Harry, un soir durant une retenue, à lui expliquer les sorcières et leurs attentes quant à leurs petits-amis et au fait de sortir avec quelqu'un. Il lui avait dit que des fleurs étaient toujours une bonne façon de montrer sa reconnaissance à une sorcière, et qu'il y avait même un 'Langage des Fleurs' qui leur assignait une signification lorsqu'elles étaient données. Des choses telles que le fait qu'une rose rouge pleinement épanouie signifiait Je t'aime ou Je t'aime toujours, tandis qu'une rose jaune voulait dire joie et amitié. Il était même possible d'utiliser de l'aconit pour dire Attention, un ennemi mortel est proche. En espérant qu'il n'ait jamais besoin de cette dernière!
Des bijoux, tels que des bracelets, colliers et boucles d'oreilles, étaient aussi une bonne idée, en particulier si l'on tenait compte du fait qu'on pouvait y engraver de puissants sorts et enchantements protecteurs.
A en croire la réaction d'Hermione le jour de la St Valentin, et du nouveau bracelet avec des breloques en forme d'un livre et d'un balai qu'elle portait, Gilderoy sentait que cela avait été une retenue hautement productive. Au dîner, les autres filles le remarquèrent et commencèrent immédiatement à admirer le nouveau bracelet, complimentant Hermione profusément au passage. Nul besoin d'être Devin pour voir que les filles auraient une conversation au sujet d'Harry dans un futur proche.
"Ah! Mme Bones! C'est si généreux de votre part de m'accorder un moment de votre temps!"
La Directrice du DJM salua le sorcier d'un hochement de tête à son entrée. Elle avait des sentiments contradictoires quant à cet entretien. Cette année-là, chaque fois que le nom du sorcier était mentionné, quelque chose de majeur se produisait dans le monde des sorciers. Il avait eu une intéressante carrière avant sa nomination en tant que professeur de DCFM à Poudlard, mais il devenait rapidement la mouche du coche. (1)
(1) 'to be quite the gadfly' : Le coche désigne à la fois le chariot tiré par les chevaux mais aussi celui qui le dirige (plus souvent 'cochet'). Une mouche du coche est une personne qui a un comportement inutile, voire nuisible ou désagréable, et qui s'attribue la réussite d'autrui. Expression provenant de la huitième fable de La Fontaine, Le Coche et la Mouche.
D'un côté, il avait précédemment paru particulièrement incapable, quoi qu'aient pu dire ses livres. Et pourtant, depuis Novembre, il avait mis le monde des sorciers sens dessus dessous, avec quelque chose de nouveau toutes les quelques semaines. D'abord, il y avait eu sa déclaration d'une tentative de meurtre contre Harry Potter, et des révélations sur la Première Année du garçon que personne n'aurait suspectées. Puis, d'une façon ou une autre, il avait été impliqué dans le fiasco de Lucius Malfoy – et avait envoyé un tuyau concernant une pièce secrète dans la demeure du sorcier qui avait entraîné la découverte d'une véritable moisson d'Artéfacts Obscurs. Rien que cela garantissait qu'elle le rencontrerait lorsqu'il le voulait. Quelles autres informations pouvait-il avoir?
Qu'il ait ensuite retrouvé le Diadème perdu de Serdaigle, tué un Basilic à Poudlard et totalement humilié le Directeur au passage n'avait fait que renforcer la curiosité qu'elle éprouvait! Puis il avait annoncé la restitution de l'Epée perdue de Gryffondor.
Et, apparemment par accident, il avait réussi à discréditer Dumbledore au cours des derniers mois et à le forcer à abandonner plusieurs positions politiques d'importance. Et Dumbledore, bien que toujours une figure puissante dans la politique des sorciers, ne possédait plus l'image inattaquable qu'il avait un jour eue. Leurs découvertes durant sa déposition au Ministère suivant les tollés causés par le Basilic avaient sévèrement endommagé sa crédibilité – il n'était clairement pas un vrai symbole de la Lumière. Et maintenant, beaucoup au sein du Ministère et du Magenmagot savait cela, même si le public ne le savait pas encore. Il avait réussi à conserver sa position de Directeur avec difficulté. Bones était sûre que du chantage avait dû avoir lieu.
Pour un sorcier incapable, Lockhart était soit incroyablement chanceux soit incroyablement rusé et discret. Et si les rapports qu'elle recevait de Gringotts étaient corrects, il était aussi le plus riche sorcier au monde.
D'où son accord immédiat à cette rencontre lorsqu'il lui avait envoyé un hibou le jour d'avant. Avec ce genre d'historique, elle ne pouvait pas dire non. Et puis, il était très riche. Et célibataire. Et riche. Avait-elle mentionné célibataire?
"Je comprends combien il est difficile d'intégrer une visite impromptue à votre planning, Madame Bones. Entre mes cours à Poudlard et mon travail sur mon nouveau livre, je semble à peine avoir le temps de manger. Et mon nouveau livre, Braver le Basilic, s'annonce excellent, aussi. Je m'attends à ce qu'il s'agisse d'un de mes plus grands best-sellers, dépassant mon dernier livre, Moi le Magicien, de très loin, aussi impossible que cela puisse paraître," dit Gilderoy avec enthousiasme. "Le chapitre sur mon duel avec le serpent géant est la chose la plus excitante que j'ai pu écrire, je vous le dis. Bien sûr, tout le travail d'investigation habituel et les recherches que j'ai faits avant cela ne sont guère aussi passionnants…"
"M. Lockhart," interrompit Madame Bones, mécontente de son discours décousu sur ses livres et commençant à comprendre pourquoi il était encore célibataire, "Que vouliez-vous me dire?"
"Oh, oui." Lockhart sourit, en rien dérangé d'avoir été interrompu. "Hé bien, j'ai découvert quelques informations semblant indiquer que du personnel du Ministère a été impliqué dans la mort de Lucius Malfoy, pauvre homme." Il secoua la tête avec tristesse à la perte tragique d'une vie.
Elle acquiesça, reconnaissant sa déclaration et l'encourageant à poursuivre.
"Voyez-vous, je déjeunais avec M. Weasley en Novembre dernier ici au Ministère. J'avais quelques inquiétudes quant à ses fils et lui ai donné quelques conseils sur comment remédier au mieux à la situation. Ses fils jumeaux, Fred et George, tous deux élèves en Quatrième Année, sont quelque chose, je vous le dis. Ils causent des problèmes à son fils cadet, Ron, un Deuxième Année. Percy, qui est un Préfet et en Sixième Année, est en train de devenir incroyablement arrogant, plus intéressé par le fait de suivre les règles et l'autorité que de réfléchir par lui-même." Il secoua la tête avec tristesse à cette déclaration.
"Percy est certes un problème, mais avec l'attention et l'écoute de son père au cours des deux prochaines années, je pense que nous pourrons le ramener sur le chemin d'un sorcier décent plutôt que d'un crétin suffisant auto-glorifié." Il eût un large sourire, se demandant si elle remarquerait qu'il venait de se décrire avant cette année.
"Ron va aussi nécessiter beaucoup d'attention. Il est habité d'un sentiment d'infériorité à cause de la réussite exceptionnelle de tous ses frères à l'école, et est immensément jaloux de ses amis. Les jumeaux contribuent à renforcer cela par leur taquineries incessantes et leurs farces…"
Madame Bones se racla la gorge bruyamment, interrompant le sorcier. Elle commençait à comprendre pourquoi tant de sorciers avaient si peu d'estime pour lui.
"Quoi? Oh, oui." Gilderoy lui sourit, nullement embarrassé par ses envolées verbales.
'Enfin, nous avions terminé notre conversation et discutions entre nous quelques remarques inoffensives durant le dessert. J'ai remarqué que M. Macnair, assis à la table voisine, semblait assez agité lorsque j'ai posé une question à propos d'une rumeur selon laquelle M. Malfoy avaient des négociations en cours avec vos Aurors – qu'il vous rencontrait de façon régulière sur de possibles activités Mangemorts après la Guerre."
Madame Bones s'agita dans son fauteuil. "M. Malfoy ne faisait rien de tel."
"Je le comprends, maintenant. Il ne s'agissait que d'une rumeur. Je me demande d'où elle provenait? Peut-être un ennemi du sorcier l'a propagée, espérant causer des problèmes entre M. Malfoy et ses anciens associés?" Il s'interrompit un moment, arquant un sourcil interrogateur. "Dans tous les cas, M. Weasley a réfuté ces rumeurs, j'ai donc cessé d'y penser."
Elle le fixait sans ciller.
"Mais voilà, ce qui m'amène ici est que je prévoyais de proposer un autre déjeuner à M. Weasley pour discuter des changements chez ses fils depuis notre dernier entretien. En relisant mes notes de notre conversation précédente, je me suis souvenu que M. Macnair nous avait entendus. Et qu'à peine quelques jours plus tard, M. Malfoy avait été assassiné. Une étrange coïncidence, ne trouvez-vous pas? Et puis je me suis souvenu que M. Macnair et M. Malfoy avaient tous les deux affirmé avoir été Imperiusés dans les rangs des Mangemorts.
"Cependant, nous savons tous deux, par vos récents interrogatoires de prisonniers à Azkaban, que vous ne pouvez que recevoir la Marque Noire si vous donnez votre accord complet et volontaire. Bien sûr, je sais que vous ne pouvez arrêter un Mangemort relâché sur d'anciennes preuves à cause de la Clause de Double Incrimination (2), mais qu'en est-il si un d'eux commet un nouveau crime? Dans ce cas vous pouvez les questionner adéquatement, correct?
(2) "Double-jeopardy laws" : « Une personne ne peut être condamnée deux fois pour la même infraction » Cette réserve inclut les quatre domaines suivant : un nouveau procès après acquittement ; après condamnation ; après certains vices de formes ; et les peines multiples.
"Hé bien, je ne suis pas du genre à dire à quelqu'un comment gérer son département, mais peut-être que vous pourriez placer un sort détecteur de vérité sur ce fauteuil ici, et puis demander à M. Macnair de venir pour voir s'il était au courant de cette rumeur ou s'il sait quoi que ce soit au sujet de la mort de M. Malfoy. Si le sort indique qu'il ment lorsqu'il nie avoir connaissance du trépas de M. Malfoy, hé bien, alors vous aurez une raison d'appliquer le Veritaserum." Gilderoy mit une main dans sa poche et posa une petite fiole sur son bureau. "Voici un souvenir de la fin de la conversation en question et de la réaction de M. Macnair."
La Directrice du DJM hocha lentement la tête, l'expression toujours impassible.
"Hé bien, voilà tout ce que je voulais dire. J'espère que cela vous sera de quelque assistance pour résoudre le meurtre de M. Malfoy." Il se leva, lui adressa un sourire radieux, et dit encore, "Une nouvelle fois, je vous remercie d'avoir pris le temps d'écouter mes inquiétudes. Je ne prendrai pas plus de votre temps précieux." Il s'avança vers la porte tandis qu'elle faisait mine de se lever. "Oh," dit-il, "Nul besoin de vous lever, je retrouverai mon chemin." Il posa la main sur la poignée. "Oh, et d'ailleurs, saviez-vous que Mme Yolanda Travers est une Mangemort marquée? Et que personne n'a jamais enquêté sur elle ni ne l'a interrogée? Elle s'est juste contentée de faire profil bas."
Il rayonna une dernière fois vers elle en ouvrant la porte et sortit, fermant la porte soigneusement.
Quelques jours plus tard, il lisait dans le Daily Prophet que M. Macnair avait été arrêté pour son rôle dans la mort de M. Malfoy et passerait en jugement le mois suivant. Presque comme un aparté, il était mentionné qu'il avait identifié trois autres sorciers comme étant des Mangemorts actifs, tous à présent placés en détention provisoire et subissant un interrogatoire.
C'était les Ides de Mars et Gilderoy, sous son sort de Désillusion, se faufilait le long des murs de Poudlard longeant Pré-au-Lard. Harry et Hermione avaient un pique-nique là plutôt que de manger le repas de midi dans la Grande Salle, comme tout le monde. Toutes les sorcières de Gryffondor avaient été jalouses du déjeuner "romantique" qu'avait prévu Harry. Harry et Hermione célébraient le retour à un statut pleinement humain d'Hermione, à part une légère verticalité de ses pupilles et sa capacité de ronronner. En fait, elle était redevenue complètement humaine vers la fin de Janvier, mais Gilderoy n'avait suggéré que récemment qu'ils fêtent l'évènement.
Lockhart suspectait qu'Harry regrettait la disparition de certaines caractéristiques, mais il ne risquait pas de le mentionner!
C'était aussi le point le plus éloigné du Château et se trouvait tout juste dans les enchantements protecteurs. Les elfes de maison avaient été plus qu'heureux de les aider. Seuls Harry et Hermione savaient que Gilderoy avait tout organisé, mais il avait attendu qu'ils aient fini de manger avant de les rejoindre.
"Bonjour, Professeur Lockhart," les deux dirent en chœur lorsqu'il apparut, s'approchant d'eux. Une fois qu'il eût toute leur attention, Rita Skeeter apparut. Elle avait volé par dessus le mur dans sa forme d'animagus avant de simplement reprendre sa forme humaine. Pour les deux enfants, c'était comme si elle aussi s'était trouvée sous un sort de Désillusion. Gilderoy savait que les enchantements protecteurs avaient été réglés de façon à ignorer les animagi, donc sa présence n'avait pas été détectée. Le Directeur ne voulait pas les rappels constants sur la présence de Peter dans le Château.
"Bonjour, Rita," dit Gilderoy en mettant en place des sorts de Cacher-en-Pleine-Vue et de Silence autour d'eux. Les pierres runiques que Dobby avait placées plus tôt gardaient la température de l'air dans une atmosphère estivale confortable tout en laissant la neige intacte. Un épais tapis se trouvait sur la neige, avec une table et des chaises placées là pour leur confort. Des roses se trouvaient dans un vase.
"Je suis siii heureux que tu aies pu venir, Rita," continua-t-il. "Je pensais que tu voudrais en apprendre un peu plus sur la Première Année d'Harry. Comment il a discrètement fait sortir un Dragon de Poudlard, affronté un monstre maléfique dans la Forêt Interdite, découvert que le Directeur avait caché la Pierre Philosophale dans l'école et qu'un sorcier malveillant en avait après elle."
Une nouvelle fois, Harry et Hermione parlèrent à s'en casser la voix, et Gilderoy lui laissa quelques fioles de souvenirs sur Norbert, le monstre de la Forêt Interdite et sur leur aventure sous la trappe gardée par Touffu.
Cette série d'articles, publiée seulement quelques mois après le Basilic, et démontrant que les dangers au sein de l'école n'était pas juste cette année, détruirait encore plus la réputation de Dumbledore. Et le mieux dans tout ça était que le Directeur n'avait aucune idée de comment Rita obtenait ses histoires! Pour tout ce qu'il en savait, Harry et Hermione n'avaient jamais quitté les terrains de l'école. Rita n'était jamais venue à Poudlard. Et Gilderoy n'avait aucune connexion visible à ces articles, à l'exception des nombreux commentaires sur comment il conseillait Harry et Hermione cette année et gardait l'école en sécurité des dangers que le Directeur ne remarquait jamais, ou pire, ignorait simplement.
Gilderoy entra d'un pas confiant dans Gringotts, saluant les gardes gobelins d'un hochement de tête à l'entrée. Comme lors des précédentes occurrences, il fut rapidement conduit à son gestionnaire de compte. Le Bureau de Ragnurk avait subi quelques améliorations. Tout d'abord, une antichambre avec plusieurs portes, chacune avec le blason de l'une de ses Maisons – Lockhart, Black, Potter, Serpentard et Gryffondor. Des plaques sur le mur représentaient les Maisons Gaunt et Peverell. Son escorte le guida directement à la porte Lockhart, la plus ornée, et Ragnurk.
Il accorda un large sourire au gobelin tandis qu'il traversait la vaste salle jusqu'au fauteuil rembourré qui l'attendait, "Ah, mon ami, je vois que notre or continue à couler à flots dans nos coffres." Lorsqu'il s'assit, le gobelin amena un service à thé et un plateau de petits gâteaux.
Le gobelin lui jeta un regard noir, "Plus aujourd'hui qu'hier."
"Excellent," s'exclama le dandy autoproclamé. "J'ai découvert que Gringotts pourrait bien avoir un problème avec l'un de ses comptes."
Le gobelin s'assit très droit et le fixa.
" Êtes-vous familier avec le concept d'Ancres d' Âme, d'Horcruxes?"
Le gobelin retroussa les babines, "Des choses répugnantes, oui."
"L'un de vos coffres, je le crains, contient un tel objet. Et un capable de déverser l'âme contenue dans toute personne suffisamment sotte pour le toucher."
Le gobelin s'appuya contre son dossier. "Nos coffres sont sacro-saints, rien ne peut en être retiré sans la permission du propriétaire de la clé du coffre."
"Et de tels objets ne violent aucunes de vos règles?"
"A moins que l'objet ne viole l'intégrité de la sécurité de Gringotts, non."
"Vos employés n'inspectent-ils pas périodiquement les coffres? Et une telle inspection ne pourrait-elle résulter en la possession accidentelle d'un gobelin par l'Ancre d'Âme? Cela ne menacerait-il pas la sécurité de Gringotts?"
Ragnurk sourit sombrement, "Tout gobelin suffisamment stupide pour tomber sous l'influence d'un tel objet mérite le destin qui l'attend. Et s'il tente de briser la sécurité de Gringotts, ou de voler quelque chose du coffre, nous avons des mesures en place pour nous occuper de tels subterfuges. S'il se contente de partir, nous ne pourrions nous ficher plus de ce qu'il déchaîne sur les sorciers."
Harry resta assis pensivement. Bien que Gilderoy aurait voulu récupérer la Coupe de Poufsouffle, si la seule alternative était sa destruction, Harry pouvait accepter ce résultat.
"L'objet," dit-il finalement, interrompant le gobelin qui était retourné travailler sur ce qu'il avait été en train de faire précédemment, "est dans le coffre de Bellatrix Lestrange."
"Dans ce cas, vous avez besoin de la clé de son coffre, ou de sa présence, pour entrer dans le coffre et récupérer l'objet," dit le gobelin sans lever les yeux.
"Je suis le Lord Black et Bellatrix est une fille de la Maison Black, puis-je utiliser cela pour y avoir accès?"
"Non. Vous avez perdu ce droit lorsqu'elle est devenue une Lestrange."
"Et si je ne souhaite pas avoir l'objet, que je veux juste détruire l'Ancre d'Âme sur place? La Coupe reste dans le coffre."
Ragnurk leva les yeux en plissant le nez. "Non. Vous avez tout de même besoin de la permission du propriétaire du coffre pour réduire la valeur de son coffre en y détruisant quelque chose de valeur."
Après quelques minutes de réflexion, Harry se leva. "Bien, dans ce cas, je vous prie de m'excuser pour vous avoir fait perdre votre temps, Ragnurk. Je vous laisse."
Le gobelin l'ignora.
Le jour des Poissons d'Avril trouva Lockhart présentant une nouvelle fois un trophée à l'école. Cette fois-ci, Rita se trouvait assise au bout de la table des Serpentards, à l'immense confusion des élèves les plus âgés et du Professeur Rogue. Les yeux du Directeur ne scintillaient guère ce matin-là, pour une raison ou une autre. En fait, il semblait un peu vexé pour ceux qui le connaissaient.
Juste après la livraison du courrier par les chouettes, lorsque tous les élèves possibles furent présents dans la Grande Salle, Gilderoy se tint une nouvelle fois devant eux. "J'ai une annonce à faire," déclara-t-il majestueusement, projetant sa voix dans tout la pièce. Il s'avança devant la Table des Professeurs. "Professeur Rogue, si vous le voulez bien," il fit un geste d'invitation au sorcier revêche pour le rejoindre. Pendant un moment, Harry/Gilderoy put voir le désir de lui dire d'aller se faire voir traverser le visage du professeur de Potions, mais finalement, il se leva. Les sorcières à la table, et la plupart des étudiants attendaient avec impatience de voir quelle nouvelle découverte leur professeur favori leur présenterait.
Avec son habituel expression pincée bien en place, la chauve-souris graisseuse du cachot contourna la table pour venir se tenir devant Lockhart.
Gilderoy, resplendissant dans ses robes lavande, conjura un coussin de velours et plaça un petit sac dessus, puis présenta le coussin à Rogue.
"Une nouvelle fois, Moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, votre Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré et Pourfendeur de Basilics, ai retrouvé un trésor inestimable longtemps pensé perdu à tout jamais pour Poudlard et le monde des sorciers.
"C'est avec grande joie et fierté que je vous présente, Professeur Rogue, Directeur de la Maison de Serpentard ici à Poudlard, cet Artéfact des Fondateurs depuis longtemps perdu," il fit une pause dramatique et posa, ses dents étincelant brillamment lorsqu'il proclama, "Le Médaillon de Lord Salazar Serpentard!" Il fit disparaître le sac, laissant le Médaillon briller aux yeux de tous. "Il peut désormais rejoindre le Diadème de Serdaigle et l'Epée de Gryffondor dans la Vitrine des Fondateurs du Hall d'Entrée."
Bien que le reste de l'école applaudît avec enthousiasme, Gilderoy nota prudemment que le Professeur Rogue se contentait simplement de tenir le coussin sur lequel reposait le Médaillon et conservait un visage minutieusement neutre. Et que le Directeur avait une expression définitivement amère tandis que Gilderoy l'éclipsait une nouvelle fois publiquement.
Le coin des expressions désuètes:
« OK »
OUI, OUI, je sais ce n'est pas vraiment une expression, et encore moins désuet. Mais savez-vous d'où vient ce court mot que l'on utilise si fréquemment? Et si je vous disais que cela vient d'un jargon militaire?
OK trouve sûrement son origine au cours de la guerre de Sécession aux Etats-Unis de 1861 à 1865.
Après les combats, un officier avait pour mission de noter dans un rapport le nombre de victimes. Lorsqu'une bataille se passait sans pertes d'hommes, la mention écrite était de "zero killed" (zéro mort) qui s'abrégea rapidement par "0.K". Ce '0.K' devint rapidement synonyme de "tout va bien".
T/N 2: Encore et toujours mes remerciements à Harry-Sterek-1968 pour me corriger aussi patiemment!
