Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!

T/N: Curieuses coïncidences entre les deux histoires que je traduis actuellement! Une partie de ce chapitre aborde de façon indirecte des sujets assez sensibles.


Le soir après qu'il eût présenté le Médaillon de Serpentard à l'école, Gilderoy s'arrêta devant la Gargouille gardant le Bureau du Directeur. Il leva sa main droite devant les yeux de la créature de pierre et fit brièvement apparaître les anneaux de Gryffondor et Serpentard. La Gargouille le laissa immédiatement passer.

Il prit les escaliers mouvant jusqu'au Bureau et entra sans frapper. Le Directeur, bien sûr, savait qu'il était là. Le sorcier n'était pas stupide, chaque fois que le Gardien de son Bureau bougeait, celui-ci lui disait qui entrait, ce qui lui donnait tout le temps nécessaire pour se préparer pour son invité. Les laisser frapper à la porte comme s'il ne savait pas qu'ils étaient là était une façon passive-agressive d'établir sa dominance – il attendait toujours un moment avant de leur permettre d'entrer.

"Ah, Albus, j'espérais vous trouver à un moment où vous n'étiez pas occupé," dit-il jovialement, ignorant les piles de papiers sur le bureau du vieux sorcier et l'air quelque peu irrité du Directeur. "Je pensais nécessaire de vous prévenir que le Médaillon de Serpentard était un Horcruxe, tout comme le journal et le Diadème de Serdaigle. Il semble qu'il n'ait jamais trouvé l'Epée de Gryffondor, ou sinon il l'aurait également utilisé.

Le Directeur se redressa dans son fauteuil, sous le choc.

"Cela fait trois Horcruxes que je trouve, et je crains qu'il n'y en ait encore plus. Comme je vous l'ai dit, je peux toujours en sentir un, légèrement, se promenant dans les couloirs occasionnellement. Pensez-vous qu'il puisse s'agir de la Coupe de Poufsouffle?"

En fait, maintenant que le Château le reconnaissait comme Lord Serpentard et Lord Gryffondor, il avait un accès complet aux enchantements protecteurs entourant l'école. Et les enchantements protecteurs montraient non seulement qu'Harry était porteur d'un Artéfact très Obscur – l'Âme de Voldepute – mais aussi qu'il y avait un animagus rat dans la Tour de Gryffondor. Il y avait également plusieurs autres Artéfacts Obscurs disséminaient au sein des diverses Maisons de Poudlard, mais la plupart se trouvaient dans les Cachots de Serpentard.

"Mes aïeux!" s'exclama le vieux sorcier, prétendant surprise et stupéfaction.

"Oui, exactement mon ressenti. Combien a-t-il donc pu en faire? En comptant celui que je peux occasionnellement sentir, dont je suis sûr qu'il s'agit de la Coupe de Poufsouffle, et lui-même, cela en fait cinq. S'il utilisait juste les artéfacts des Fondateurs et s'est rabattu sur son journal intime lorsqu'il n'est pas parvenu à trouver l'Epée, cela ferait sens. Mais s'il en avait créé plus? Le nombre suivant le plus approprié est le sept, et après vient le treize. J'ai des doutes pour le treize puisque cela le fracturerait en bien trop de fragments et je ne pense pas qu'il aurait pu rester sain d'esprit s'il avait fait ça. Onze est possible, bien sûr, mais cela est loin d'avoir le punch du treize, mais cela constituerait toujours presque cinquante pour cent de fragments d'âme en plus.

"Je ne pense pas qu'il utiliserait le neuf, puisque cela nécessiterait trois groupes de trois. Il aurait pu faire trois choses des Fondateurs, trois personnelles, et trois de quelque chose d'autre, mais ce serait risqué puisqu'il lui faudrait être sûr de compléter chaque groupe avant même d'en commencer un. Et même comme ça, neuf pourrait être trop à supporter pour une âme, et il risquerait de se détruire au final. Sept est un bien meilleur choix. Si j'était intéressé par de telles choses, hé bien, dans ce cas, c'est le nombre que j'aurai choisi."

Il s'interrompit et fixa le Directeur. Il avait réfléchi longuement à ce sujet, avant de décider de voir si la vieille chèvre était prête à coopérer. Jusqu'à quel point ce manipulateur était-il prêt à partager?

"A-t-il pu consulter qui que ce soit durant son temps à Poudlard? Il est évident qu'il connaissait déjà les Horcruxes lorsqu'il était encore élève, comme le journal et Mimi Geignarde l'ont montré. Et y avait-il d'autres objets personnels à part son journal qu'il aurait pu transformer en l'un de ses horcruxes?"

Le Directeur l'observa un moment, le scintillement absent de ses yeux. "Il était assez proche d'un des professeurs lorsqu'il était étudiant. Je crains, cependant, que la personne ne refuse de nous dire ce qu'il sait à cause de sa terreur à l'idée que des partisans de Voldemort puisse s'en prendre à lui, si le fait qu'il ait révélé des secrets de Voldemort venait à être su."

Gilderoy acquiesça. "Ce n'est pas un problème, j'ai un certain don pour faire parler des sorciers et sorcières réticents à la discussion." Il lança un sourire désarmant au Directeur. "Localisez M. Slughorn et laissez-moi le convaincre qu'il est dans son intérêt de nous dire ce qu'il sait." Il exsudait pratiquement confiance en soi et sincérité. "Je suis, après tout, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, Professeur de Défense Contre les Forces du Mal de Poudlard et Pourfendeur de Basilic. Si le professeur ne peut me confier ce secret à moi, à qui donc le pourrait-il?"

Le professeur fixa le Directeur, yeux brillants, dents étincelantes, son être tout entier irradiant innocence et honnêteté. Il paraissait aussi très simple d'esprit. Mais comment avait-il compris que Slughorn était le sorcier dont il parlait?

"Y a-t-il d'autres effets personnels de Tom Jedusor qu'il aurait pu utiliser à part le journal? Un anneau, un médaillon, ou même une plume préférée?" Le vieil enculeur de chèvre remarquerait-il son emphase sur l'anneau? Tom Jedusor avait eu l'anneau des Gaunt durant sa Septième Année.

Le vieux sorcier parut pensif et baissa les yeux sur son bureau. Lentement, il secoua la tête. "Non, pas à ma connaissance, il me faudra parcourir mes souvenirs de lui pour voir si je peux repérer un indice. Cela prendra du temps."

"Ah," dit Gilderoy. "Enfin, avant que vous ne partiez baguenauder dans nos campagnes, appelez-moi et je viendrai avec vous. Avoir des renforts est toujours une bonne idée. Et puis, je suis Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, Pourfendeur de Basilic, et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard. Si je ne peux vous garder en sain et sauf, qui le pourrait?"

Harry savait précisément où et quoi était le prochain Horcruxe – L'anneau des Gaunt à Little Hangleton. Il aurait pu le récupérer lui-même, mais cela servirait de test. Le Directeur était-il prêt à travailler avec d'autres? Ou se voyait-il toujours comme infaillible? Le sorcier essaierait-il stupidement de récupérer l'anneau seul, assurant ainsi sa propre mort? S'il n'avait toujours pas compris qu'il devait travailler avec d'autres, alors peut-être serait-il mieux de le retirer du plateau de jeu.

C'était une décision radicale, mais Harry avait appris sa leçon à la dure durant la guerre. Peu importait à quel point il était loyal, il valait mieux écarter quelqu'un lorsque ses actions et secrets devenaient trop dangereux pour que les autres lui fassent confiance. Et si cela voulait dire les envoyer vers une mort précoce en leur permettant de faire quelque chose de fatalement stupide, alors qu'il en soit ainsi. Peu importait à quel point il était douloureux de voir une telle chose se produire.

Vous ne pouvez tout simplement pas protéger les gens de leur propre stupidité, nonobstant à quel point ils sont intelligents ou malins.


Gilderoy entra dans le bâtiment des soins palliatifs de Perth et examina ses environs. Il donnait la même impression que tout autre bâtiment similaire donnait et lui rappelait un hôpital, ce qu'il était, d'une certaine façon. Quelques minutes plus tard, il rencontrait le directeur de l'établissement. Engoncé dans un costume gris trois-pièce en soie de toute évidence très coûteux, Gilderoy sentait l'argent et le raffinement à plein nez.

L'autre se leva lorsque le sorcier entra dans son Bureau, et ils se serrèrent la main. "Tous mes remerciements pour avoir accepté de me rencontrer si rapidement, je sais à quel point vous devez être occupé," dit Lockhart. Par cette connexion, il lança un Imperius silencieux, et les yeux de l'homme se firent vitreux. Gilderoy ferma la porte derrière eux et éleva des sortilèges insonorisant qui n'incluaient qu'eux deux. Quiconque écoutait par le biais d'un appareil électronique n'entendrait qu'un léger bourdonnement – à moins que l'homme n'en porte un sur lui. Il n'en portait pas. Harry/Gilderoy avait vérifié.

"J'ai besoin d'une vieille femme qui n'a aucune famille et qui doit décéder sous peu," dit Gilderoy. "Est-ce que l'un de vos patients correspond à cette description?"

L'homme sourit, heureux d'avoir la réponse, "Oui, il y en a plusieurs, les pauvres."

Le sorcier donna à l'homme une montre à gousset. "Lorsque vous ouvrirez cette montre, vous verrez qu'il y a un petit disque inséré dans le rabat. Lorsque la femme décède, retirer ce disque et écrasez-le. Je viendrai et m'occuperai du corps en tant que seul proche vivant. Ne les laissez pas emporter le corps avant que j'arrive. Gardez la montre avec vous en tout temps d'ici là. Après ça, vous pourrez garder la montre, considérez-la un cadeau d'un proche satisfait des excellents services proposés par votre établissement. Lorsque je partirai, vous vous souviendrez seulement que nous avons discuté de l'état de santé de ma grand-tante qui est très malade. Vous agirez normalement en toute chose, et, après avoir écrasé le disque, vous corrigerez le dossier de la femme de façon à ce qu'il apparaisse que vous avez prévenu son neveu, voici les informations." Il donna à l'homme une fiche cartonnée avec les informations requises. "Après ça, vous oublierez que je sois jamais venu et ce que vous avez fait pour moi." L'homme dont le nom se trouvait sur la carte de visite aurait de vagues souvenirs de l'incident, complétant l'histoire si quelqu'un essayait de remonter jusqu'à lui.

Gilderoy et l'homme passèrent quelques minutes à discuter des installations, et de comment ils s'occupaient des décès récents, et puis il partit.

Le sorcier aurait pu conjurer un corps pour son objectif, mais les sorts risquaient de se dissiper et de révéler sa mascarade. De cette façon, tout ce qu'il aurait besoins de faire serait d'altérer les traits du corps et cette magie resterait stable jusqu'à ce que celui-ci se décompose suffisamment pour que ce ne soit plus important.

Maintenant, tout ce qu'il pouvait faire était d'attendre.


C'était le 30 Avril, un Vendredi, et cela faisait six mois depuis que le message sur le mur avait annoncé que La Chambre des Secrets était "ouverte". Le corps étudiant de Poudlard avait presque oublié cet incident, en particulier parce que Colin Crivey et le détestable chat de M. Rusard, Miss Teigne, avaient tous deux recommencé à rôder dans les couloirs avec enthousiasme, sans aucune séquelle de leur expérience.

Il y avait des choses bien plus intéressantes à discuter – le fait qu'Harry était un Fourchelangue et la chute de pouvoir de Drago au sein de la Maison Serpentard n'étaient que deux sujets parmi d'autres. Les élèves débattaient aussi de ce que Neville Londubat pouvait bien trouver d'intéressant chez Luna Lovegood pour être vu lui tenant la main. Et en public, rien de moins. Et les sorcières étaient toutes effarées qu'Hannah et Susan poursuivent toutes les deux une relation avec Harry Potter et qu'elles aient même dit qu'elles étaient prêtes à partager! Et Hermione n'avait encore rien fait pour les en dissuader! Il y avait un pari en cours, lancé par les Jumeaux, sur quand elle déclarerait qu'elle en avait assez et commencerait à jeter des sorts (Gilderoy avait mis un pari sur le fait que les trois décideraient de partager).

Gilderoy avait pris l'une des retenues assignée à Harry par le Professeur Rogue. Tout en répondant aux requêtes d'autographes, apparemment sans fin, il avait abordé le sujet des sorcières, de sortir avec quelqu'un, et le fait que dans le monde des sorciers il n'était pas inhabituel pour des sorcières Sang-Pur de partager un époux afin de préserver leur lignée. Gilderoy avait réussi à convaincre le jeune sorcier que les sorcières le considéraient comme un parti de choix de par sa lignée et ses titres de Lord. Hermione, bien sûr, se fichait bien de ça, mais ce ne serait pas le cas d'autres et il lui faudrait apprendre à l'accepter. Tant qu'Hermione approuvait et qu'il appréciait véritablement la compagnie d'autres filles, il devrait alors accepter la situation pour ce qu'elle était. Avec le temps, il pourrait même trouver cette idée moins effrayante qu'elle lui paraissait pour le moment. Etonnamment, cette discussion semblait l'avoir amenée à se rapprocher encore plus d'Hermione.

Bien sûr, il y avait de nombreuses choses les distrayant de cela pour le moment. Comme le fait que Gilderoy, leur professeur de DCFM, ait retrouvé le Diadème perdu de Serdaigle, le Médaillon perdu de Serpentard et l'Epée perdue de Gryffondor, qu'il ait déjoué une tentative de meurtre par l'elfe de maison Dobby, révélé qu'un Artéfact Obscur essayait de posséder la Gryffondor Ginny Weasley, et découvert la tanière du Basilic et l'ait tué. Les jumeaux Weasley avaient ouvert les paris sur quand Gilderoy annoncerait sa découverte du prochain objet "perdu", et de quoi il s'agirait.

Et le plus grand sujet de discussion durant les repas était que la fin du trimestre n'était plus que dans six semaines! Bien que les Cinquième et Septième Années voient l'arrivée des BUSEs et ASPICs avec horreur, les autres attendaient avec impatience de pouvoir rentrer chez eux pour l'été. Pour ses classes, au moins, Gilderoy savait que ses élèves étaient bien préparés – les Septième Année passerait sans problèmes, il le savait, et toutes les autres étaient au moins trois mois dans les leçons de l'année suivante!

Tout comme il le faisait presque chaque jour, Lockhart marchait dans les allées séparant les Tables des différentes Maisons durant le déjeuner, cherchant à déceler tout problème avant que cela ne devienne un problème. Il était absolument magnifique dans ses robes mauves ourlées de lavande. A son passage, il laissait des sorcières soupirant d'un air rêveur et des petits-amis mécontents. Si Harry l'avait laissé faire, Gilderoy aurait sûrement déjà couché avec la majeure partie des filles de Sixième et Septième Années. Harry avait passé un marché, soit les filles soit plus de publicité. Gilderoy, bien sûr, avait choisi la publicité. Jusqu'à présent, il avait été des plus satisfait des résultats. Le fait que ce marché ne couvre pas le personnel féminin aidait, et Sinistra et McGonagall étaient surprenamment accommodantes – et souples!

Lorsqu'il s'arrêta derrière Ron et fronça les sourcils dans sa direction, les autres élèves le remarquèrent immédiatement et un cercle de silence se fit autour d'eux. Il fixait le garçon intensément. Il fallut un moment à Ron pour remarquer les signes de main frénétiques de Neville de l'autre côté de la table. Ron avala ce qu'il avait dans la bouche et, lentement, très nerveusement, se tourna pour regarder derrière lui et leva les yeux vers le sorcier qui s'y trouvait. Hermione, Harry, Susan et Hannah, assis près de lui, firent de même. Les autres sorcières regardaient aussi toutes.

Le professeur dit soudain, "M. Ronald Weasley, s'il vous plaît, montrez-moi votre rat de compagnie." Un simple sort de détection lorsque le garçon était passé près de lui ce matin-là lui avait permis de confirmer qu'il avait le rat avec lui.

Le garçon déglutit, mais s'exécuta rapidement, sortant le rat de sa poche, où il venait de mettre un petit morceau de poulet. Le rat grignotait joyeusement la viande et il fallut un moment au rongeur pour remarquer qu'il était le centre de l'attention. Et de l'attention d'un professeur en particulier.

"Purée, Lockhart va prendre des points à Weasley cette fois. J'ouvre les paris sur combien il va lui en retirer," dit d'un ton fort un Poufsouffle de Septième Année à un autre. Les Gryffondors semblaient irrités que Ron leur coûte encore plus de points – il leur avait, jusqu'à présent, fait perdre plus de points que qui que ce soit d'autre dans leur Maison, même les Jumeaux. Les autres Maisons observaient la scène avec amusement. McGonagall se dépêchait de contourner la Table des Professeurs dans l'espoir de sauver les points de sa Maison. Les autres professeurs observaient en silence, se demandant ce qui avait attiré l'attention du professeur de DCFM. Le Directeur observait aussi, les yeux scintillants, espérant peut-être voir le professeur se ridiculiser comme il était censé le faire au cours de cette années à Poudlard. Ce qui ne s'était pas encore produit, au grand dam du Directeur. Il avait aussi la vague impression qu'une fois encore il allait prendre un coup aux bijoux de famille, figurativement parlant.

"Heu, je le gardais dans ma poche, monsieur," dit le garçon d'un ton tremblant, "il n'était pas sur la table ou quoi que ce soit. Je n'enfreins aucune règle."

Le rat, commençant à suspecter que quelque chose n'allait pas, commença à gigoter dans la main de Ron et laissa tomber le morceau de poulet. Ron couvrit le rat de son autre main pour l'empêcher de s'enfuir.

Souriant joyeusement, Gilderoy plaça sa main gauche dans sa poche et lança un léger Ennervate au rat qui s'y trouvait. Puis il utilisa un sort d'échange, remplaçant le faux rat entre les mains du garçon par l'animagus. Il assomma celui dans sa poche pour qu'il reste silencieux et immobile. Personne ne remarqua l'échange de rats, bien que celui à présent entre les mains du garçon ne se débattît pas, se remettant du sort assommant avec lequel Gilderoy l'avait frappé au matin.

Lockhart fit un sourire rayonnant au garçon, son rat blottit dans ses mains mais commençant à s'agiter alors qu'il se réveillait. Le sorcier tira sa baguette et la pointa sur le garçon. McGonagall tira elle aussi sa baguette lorsqu'elle vit le mouvement de Lockhart. Gilderoy lança sans un mot un sort de couleur bleue vers un Ron horrifié. McGonagall désarma prestement Lockhart, croyant qu'il attaquait son élève.

Mais ses yeux s'écarquillèrent d'horreur lorsque le rat se mit à briller et à se transformer. Ron laissa tomber son animal sur la table sous le choc. Le rat devint rapidement plus grand et fit tomber plats et nourriture par terre. Les élèves bondirent sur leurs pieds, faisant tomber en arrière leurs bancs lors de leur empressement pour s'éloigner de ce qui se produisait à la table des Gryffondors.

La bouche du professeur de Métamorphose resta ouverte de stupéfaction alors que le rat finit de se transformer en un homme, un sorcier, en fait. Et un qu'elle reconnut facilement, alors même que cela faisait onze ans depuis leur dernière rencontre. Lui, et ses trois amis, avaient été la plaie malicieuse de son existence pendant presque neuf ans avant ça. "Mais, tu es mort," fut tout ce qu'elle parvint à couiner.

"Heu, hem," dit l'homme, rendu confus par le soudain revirement de circonstances.

Harry et Hermione avaient appris de ses cours, fut heureux de remarquer Gilderoy. Tous deux avaient leurs baguettes sorties et pointées sur l'étrange homme. Lockhart saisit avec adresse la baguette des mains d'Harry et lança un assommeur suivi d'un sort d'immobilisation sur l'animagus. Le moins le sorcier précédemment en fuite en disait, le mieux cela serait.

"Cet homme n'est-il pas Peter Pettigrow? N'est-il pas censé être mort?" dit-il d'une voix claire et portante qui résonna à travers la Grande Salle. "Je pense que c'est lui qui a dû causer les pétrifications de Miss Teigne et M. Crivey, et cet affreux gribouillis sur le mur devant les toilette de Mimi, qui parlait de la Chambre des Secrets." Aucun des membres de la famille Weasley ne savait qu'il s'était agi de Ginny, possédée par Voldepute, qui avait fait tout cela. Et cela resterait ainsi.

"Et regardez," ajouta-t-il, un mouvement de la baguette d'Harry retira la manche gauche de l'homme au visage de rongeur, révélant la Marque Noire de Voldepute sur son bras. "C'est un Mangemort." Les élèves qui pouvait la voir s'étranglèrent et la mot se répandit comme une trainée de poudre. Personne ne remarqua son utilisation aisée de la baguette de quelqu'un d'autre, ni l'acceptation instantanée de ses actions par celle-ci.

En quelques instants, Flitwick, Rogue et Dumbledore entourèrent le sorcier capturé. Gilderoy remit sa baguette à Harry, puis récupéra sa baguette d'une Minerva abasourdie. Il se retourna vers un Harry stupéfait. "M. Potter, voilà qui était une excellente démonstration de réflexes, mais vous avez besoin d'une meilleure conscience de ce qui vous entoure, puisque j'ai pu vous prendre votre baguette avec bien trop d'aisance." Le garçon cilla et hocha lentement la tête, examinant sa baguette comme s'il cherchait à y voir des dégâts.

"Préfets, emmenez tous les élèves à vos salles communes," ordonna Dumbledore. "Les classes sont annulées pour cet après-midi et aucun élève n'est autorisé à sortir de sa Maison. Préfets, faites un compte des présents." Le Directeur lévita prestement le corps immobilisé et se dirigea vers son bureau, les professeurs le suivant.

"Ah, Professeur Vector," dit Lockhart au professeur le plus proche de lui, "pourriez-vous prévenir la presse par Cheminette, s'il vous plaît? Je pense qu'Albus se chargera d'informer le DJM des évènements d'aujourd'hui. Si ce n'est pas le cas, vous pourrez le lui rappeler quand vous nous rejoindrez."

"Ah, bien sûr," dit le Professeur Vector avant de filer utiliser la cheminée de son bureau proche.

Lockhart sortit tranquillement de la Grande Salle et se dirigea vers son bureau au premier étage.

Les autres professeurs se rendaient au bureau du Directeur. Gilderoy sifflait joyeusement. Son hibou pour Rita de la nuit précédente l'avait prévenue de se tenir prête pour quelques chose de très intéressant qui se produirait à Poudlard lors du déjeuner et concernant un certain sorcier du nom de Peter Pettigrow, et de s'attendre à un appel par Cheminette de l'école.

C'était fou ce qu'un brin de préparation pouvait faire comme différence. Rita sortit de sa cheminée dès l'instant où il l'appela. Tout le monde penserait qu'elle était arrivée après l'alerte du Professeur Vector. Bozo la suivait. Si les choses se déroulaient comme prévues, Lockhart s'attendait à ce que les Aurors arrivent d'ici quinze à trente minutes par la cheminée du Directeur. Ces idiots. Ils devraient toujours avoir une équipe d'intervention rapide sur le qui-vive, un peu comme les Pompiers moldus, prêts à partir à tout instant. Il transmettrait cette suggestion à Madame Bones la prochaine fois qu'il lui rendrait visite.

"Pourriez-vous, s'il vous plaît, nous expliquer comment vous avez réussi à trouver Peter Pettigrow, Détenteur d'un Ordre de Merlin, et supposément mort?" demanda Rita Skeeter avec enthousiasme, après qu'il l'ait briefée sur les évènements de la Grande Salle.

"Hé bien, Rita, j'étais vraiment dérangé par le fait que quelqu'un ait eu l'audace d'essayer d'effrayer mes élèves. En fait, j'ai pris cela comme un affront personnel et me suis dévoué corps et âme à trouver et présenter devant la justice le criminel ayant pétrifié la noble Miss Teigne et, plus tard, l'élève de Première Année Colin Crivey. Vous vous souviendrez sans doute que Miss Teigne est le précieux compagnon félin de notre cher M. Rusard. M. Rusard est le concierge de Poudlard et Miss Teigne est vitale à la sécurité interne de l'école, comme beaucoup d'élèves pourront vous le dire." L'aversion des élèves pour le chat était en proportion directe avec la quantité de problèmes que celui-ci leur créait.

"J'ai donc commencé à surveiller attentivement les élèves et toutes créatures habitant cette splendide institution. J'ai trouvé le comportement de l'animal de M. Ronald Weasley particulièrement suspect. Ce rat agit d'une façon qui est juste bien trop intelligente pour un rat. De plus, j'ai découvert que le rat des Weasley…" Lockhart arrêta de parler.

"Oui?" demanda Rita d'une voix affamée.

"Hé bien, vous découvrirez cela dans mon prochain livre, Restreindre un Rat. Mais plus sérieusement, cependant, Peter Pettigrow, en tant que rat, a été sous la surveillance constante du Professeur McGonagall pendant au moins les cinq dernières années." Il s'interrompit et secoua la tête tristement. "Il est vraiment dommage qu'elle, une animagus chat, ait été incapable de repérer Pettigrow, littéralement un rat.

"Bien que je suppose que je ne puisse vraiment la blâmer. Après tout, le Directeur Dumbledore est bien plus puissant qu'elle ne l'est, avec bien plus d'expérience dans sa lutte contre les sorciers de l'Obscur. Et c'est sans compter qu'il contrôle les enchantements protecteurs de Poudlard. Et si lui n'a pas remarqué l'animagus rat, comment l'aurait-elle pu? Mais elle sera dévastée, j'en suis sûr, et s'en voudra quand même. Elle est très protectrice envers ses jeunes lions, vous savez?

"Mais ce qui me stupéfait le plus cependant est que les enchantements protecteurs du Château, qui sont supposés être les meilleurs au monde et n'autoriser leur franchissement que par des sorciers accompagnés par un membre du personnel, sont apparemment incapables de détecter et stopper un sorcier dans une forme d'animagus. Vous rendez-vous compte? N'importe quel sorcier de l'Obscur pourrait se faufiler dans le Château et blesser nos enfants ici même sans que nous le sachions avant qu'il ne soit trop tard. Comment le Directeur peut-il dire que Poudlard est l'endroit le plus sûr au monde lorsque quelque chose comme ça peut arriver? Et n'oublions pas de mentionner les incidents du Troll et du Professeur Quirrell possédé de l'année dernière! Je pense qu'il est grand temps que les enchantements protecteurs de Poudlard reçoivent une inspection indépendante et minutieuse et soient améliorés, ne pensez-vous pas?"

Il s'arrêta un moment et poussa un soupir lourd et extrêmement théâtral.

"J'ai été atterré d'apprendre la triste histoire de comment le prétendument vil Sirius Black a tué cet homme, Peter Pettigrow, tous deux supposément bons amis de James Potter, le père d'Harry Potter. J'ai découvert tout cela par mes recherches lorsque j'ai décidé de devenir le mentor de ce jeune sorcier cette année. Et puis plus tard, lorsque j'ai découvert que j'étais devenu Lord Black, j'ai réalisé des recherches supplémentaires. Il ne m'a jamais paru sensé que quelqu'un ayant été un ami aussi proche, comme Sirius l'était pour James Potter, puisse aussi soudainement, et sans aucun remords, se tourner vers le Seigneur des Ténèbres et trahir son ami."

Il lui avait déjà révélé qu'il était Lord Black, mais lui avait promis une interview exclusive à une date ultérieure contre son silence d'ici là.

"Mais il apparaît maintenant que Peter Pettigrow a dupé tout le monde et a fait porter le chapeau à un autre de ses meilleurs amis pour l'acte. Très intelligent, en effet, de piéger quelqu'un d'autre pour que tout le monde croie que l'autre sorcier est coupable de vos affreux méfaits." Il secoua la tête avec une admiration réticente pour le criminel. "Et je sais qu'il était celui responsable d'avoir laissé ce message à propos de l'ouverture de la Chambre des Secrets sur le mur, ici à Poudlard, et pour avoir guidé le Basilic dans son attaque sur le chat de M. Rusard et sur M. Crivey. Heureusement, j'ai pu tuer son terrible plan dans l'œuf avant qu'aucun élèves ne subisse quelque chose d'irréversible, tel que ce qui est arrivé à la pauvre Myrtle Warren il y a cinquante ans." Il lui adressa un sourire confiant.

"Je suis sûr que justice sera faite pour le tristement célèbre Sirius Black, puisque contrairement à lorsqu'il a été jeté à Azkaban il y a plus de dix ans, nous sommes fortunés d'avoir un splendide Ministre de la Magie, M. Fudge. Et M. Fudge a su se montrer fort et courageux, avec une solide affinité pour la justice et la vertu morale. Je suis sûr qu'il s'assurera de la libération de M. Black personnellement." En particulier maintenant qu'il n'y avait plus de Malfoy pour verser des gallions dans sa poche pour empêcher cela. Ça, et les avocats d'Harry/Gilderoy seraient à sa gorge, utilisant tous les pots-de-vin qu'ils avaient pu découvrir sur lui pour le faire chanter. Et en y ajoutant leur propre pot-de-vin.

"Après tout, tout ce que cela prendrait serait l'utilisation d'un peu de Veritaserum pour prouver son innocence immédiatement. Et il devrait être obligatoire pour tout prisonnier de recevoir du Veritaserum pour prouver leur culpabilité avant de les envoyer à Azkaban. Après tout, des gens innocent ont déjà avoué des crimes qu'ils n'ont pas commis pour protéger des êtres chers.

"Mais si le Ministère peut prendre l'Héritier d'une Ancienne et Noble Maison comme celle des Black et le jeter à Azkaban sans procès, ou même le charger d'un crime, alors, qu'est-ce qui les empêcherait de faire de même pour n'importe lequel de nos enfants, ou même nous?! Avec le précédent de Sirius Black, ils pourraient simplement décider de vous arrêter, Rita, et de vous jeter à Azkaban, et personne ne pourrait faire objection! Tout ce qu'il leur suffirait de dire est que vous méritez d'être à Azkaban pour vos crimes, comme exemple à cause du fait que vous êtes un animagus illégal, sans même avoir à vérifier ce que sont ces crimes, ou même mentionner ce que sont les charges!" Il s'arrêta et fit semblant de réfléchir à sa déclaration.

"Enfin. Veuillez m'excuser, Rita, mais il me faut à présent aller consoler Minerva pour ce qu'elle doit prendre pour un manquement de sa part. Mais laissez-moi dire ceci à vos lecteurs, Rita : 'Parents, vous n'avez nulle crainte à avoir pour vos enfants, puisque le grand Gilderoy Lockhart est là. Vos enfants seront en sécurité tant que je serais là!'" Et sur cela, Lockhart se tourna vers le photographe et prit une pose débordant de confiance en soi et exhibant son sourire éclatant pour le Daily Prophet.

Puis il dit, "Peut-être devriez-vous vous rendre au Bureau du Directeur, vous pourriez être en mesure d'obtenir quelques clichés de M. Pettigrow interrogé par les Aurors." La journaliste et son photographe sortirent prestement de son bureau. Pas vraiment en courant, mais assurément au pas de course. Les deux devraient arriver bien avant que les Aurors n'aient une chance de traverser la cheminée du Directeur, s'il s'était souvenu de les appeler! Les Aurors n'avaient eu aucun avertissement que quelque chose se préparait pour cet après-midi, et cela leur prendrait un temps ridiculement long pour finir de s'organiser.

Dès que la porte se fut fermée derrière eux, il envoya un Patronus messager à l'office de M. Weasley. "Ah, M. Weasley, quelque chose est arrivé à Poudlard concernant votre fils, Ronald Weasley. Il n'est pas blessé et n'aura aucun problème, cette fois-ci, mais votre présence et celle de votre femme sont nécessaires de toute urgence. Venez par Cheminette directement à mon bureau depuis votre domicile, aussi tôt que vous le pouvez, si ce n'est immédiatement." Puis il donna le nom de sa connexion au réseau de Cheminettes.

"Miksy?"

POP

"Miksy venir, Professeur Défenseur."

"Excellent, pourrais-tu informer M. Percy Weasley que sa présence est demandée dans mon bureau immédiatement, s'il te plaît?"

"Miksy dire à Wheezy Snobinard que vous avoir besoin de lui."

POP

Huh, même les elfes de maisons considéraient Percy comme un imbécile trop attaché aux règles.

Il ne fallut que quelques minutes avant que deux parents anxieux n'arrivent. Il faudrait probablement plus longtemps à Rita et Bozo pour atteindre le Bureau du Directeur.

"Ah. C'est un plaisir de vous voir, M. et Mme Weasley. Bienvenue dans mon humble bureau. Venez, installez-vous pendant que nous attendons votre fils, Percy." Ils venaient à peine de s'asseoir lorsqu'un Percy à bout de souffle arriva.

"Ah, Percy. Je vois que vous êtes aussi venus, comme demandé," dit Lockhart. Percy s'avança lentement et s'assit précautionneusement. Il était encore un peu sous le choc des révélations quant à son ancien animal de compagnie.

Gilderoy soupira. "Je suis vraiment désolé, il n'y a pas de façon facile de le dire." Il essayait de projeter un air de calme ferme et réconfortant pour les parents inquiets.

"Le rat de compagnie de vos fils, Croûtard, il me semble qu'il s'appelle, n'était pas un rat. C'était un sorcier se cachant dans votre domicile sous la forme d'un rat. Et il ne s'agit pas de n'importe quel sorcier, non plus. Il s'agit du supposément décédé Peter Pettigrow, confirmé comme étant un Mangemort."

Pendant un moment, les parents Weasley parurent perplexes. "Mais Peter est mort," objecta Arthur.

Harry/Gilderoy secoua la tête et sourit sombrement, "Les rapport sur sa mort semblent avoir été grandement exagérés. Il se trouve, en ce moment même, dans le Bureau du Directeur en attendant que les Aurors ne l'incarcèrent au Ministère. N'est-ce pas vrai, M. Percy Weasley?"

"Si, ça l'est," dit Percy sérieusement. "Je l'ai vu se transformer de mes propres yeux, de Croûtard en un homme d'âge moyen." Il se fit silencieux, réfléchissant. "Et il avait la marque des Mangemorts sur son bras gauche."

Ils se tinrent là, abasourdis. Les implications d'un sorcier se cachant dans leur domicile sous les traits d'un rat ne leur apparaissaient pas encore, juste le fait que le rat de compagnie de leurs fils était un sorcier les laisser sans voix.

Gilderoy continua après un moment, disant d'un ton consolateur, "Il doit être terrible d'apprendre qu'un monstre, un Mangemort avec des douzaines de meurtres à son actif et qui sait combien d'autres crimes abominables il a pu commettre, a été accueilli au sein de votre foyer, proche de vos enfants, dormant dans leurs lits pendant plus d'une décennie." M. et Mme Weasley hochèrent lentement la tête, essayant encore de digérer ce qu'ils venaient d'apprendre.

Il était temps d'allumer la mèche.

"M. Weasley," dit Lockhart, "il me faut le demander. Avez-vous connu des matins où votre femme faisait preuve de beaucoup d'affection pour vous sans raison apparente à votre connaissance?" A l'expression confuse et d'incompréhension sur le visage d'Arthur, il poursuivit, "Mme Weasley, Percy s'est-il déjà plaint de douleurs au rectum ou de sang dans ses selles?" Quelque chose qui n'était pas rare chez les jeunes enfants durant la croissance, en particulier chez les plus agités.

"Lorsqu'il avait sept ou huit ans," dit Mme Weasley. Il y eût un bref silence et puis elle hurla avec colère, " VOULEZ-VOUS EN VENIR?" Gilderoy n'avait probablement pas besoin d'ajouter son sort de colère mais il voulait qu'elle se trouve dans un état de fureur au-delà de tout bon sens.

"Il peut y avoir quelques effets secondaires à la présence nocturne d'un homme adulte, vous savez?" répondit Lockhart délicatement, de l'inquiétude dans la voix. "Et avec un Oubliator accompli, comme Peter, le garçon ne se souviendrait pas de la raison de ses plaintes."

Mme Weasley tourna lentement la tête vers son fils 'parfait', bondit de sa chaise et le serra de toutes ses forces contre elle. Elle fit pleuvoir des baisers sur son visage, sanglotant répétitivement, "Pas mon garçon, pas mon Percy." Puis elle se tourna et rugit, "OÙ EST CETTE ORDURE?" Il n'y nulle créature plus terrifiante, ou violente, qu'une femelle défendant l'un de ses petits, quelle que soit l'espèce.

"Je pense qu'il se trouve encore dans le Bureau de Dumbledore. Si nous avons de la chance, nous pourrons le confronter avant que les Aurors ne l'emmènent, et obtenir la vérité," répondit Lockhart d'un ton calculateur. Molly se précipita immédiatement hors de la pièce, projetant sa chaise par terre au passage. Elle connaissait le chemin vers le Bureau du Directeur – les jumeaux avaient été la cause de plus d'une visite au cours des dernières années. Sa baguette était tirée, et son regard assassin. C'était une mère enragée et elle allait régler son compte au sorcier qui avait osé s'en prendre à son fils!

L'expression de M. Weasley vira à l'horreur alors qu'il comprenait lentement les implications de ce qu'avait dit Lockhart. Il saisit le bras de son fils, dont la pâleur du visage indiquait que lui aussi avait compris ce que sous-entendait Gilderoy. Tous deux se jetèrent à la suite de Molly, baguettes à la main. Percy était encore un peu confus, essayant de déterminer si quelque chose de 'mal' lui était vraiment arrivé, et terrifié de ce que cela pourrait vouloir dire. Y avait-il des trous dans ses souvenirs au Terrier? Gilderoy suivait d'un pas rapide, rattrapant rapidement la famille.

"OÙ SE TROUVE CETTE FICHUE ORDURE!" s'égosilla Molly en franchissant en coup de vent le couloir devant eux et en montant les escaliers menant au Bureau du Directeur, sa magie rugissant autour d'elle telle des vagues. Et elle trouva le rat encore là, les Aurors ayant juste placé les menottes inhibitrices de magie autour de ses poignets pour l'empêcher de s'enfuir, que ce soit par magie ou avec sa forme d'animagus. Apparemment, ils avaient répondu un peu plus vite à l'appel du célèbre Dumbledore qu'ils ne le faisaient pour les sorciers et sorcières lambda. Poppy, Chourave et Minerva essayèrent de retenir la mère furieuse lorsqu'elle chargea dans le spacieux Bureau, tandis que Rita observait, stupéfaite. Bozo prenait des photos, comme il le devait.

Cependant, malgré leur force combinée, elles ne purent arrêter la sorcière folle furieuse. Elle les écarta comme un ours écarterait autant de chiens et pointa sa baguette vers l'accusé. Avant qu'elle ne puisse formuler un sort adéquat, Minerva parvint à lui arracher la baguette des mains. Molly se tint là, main tendue, et hurla de façon incohérente dans sa rage. La magie jaillit d'elle et frappa Peter Pettigrow. Il y eût une explosion de flammes.

En un instant, il fut réduit en une pile de cendre, n'ayant pas même eu le temps de crier de peur ou de douleur. Les deux Aurors qui le tenaient ne subirent aucune blessure, leurs mains ne sentir même pas la chaleur. La cendre fut dispersée par un vent qui sembla provenir de Molly Weasley, ne laissant que ses vêtements usés, deux baguettes, et les menottes inhibitrices de magie au sol.

Tout le monde la fixa, sous le choc. Personne n'avait jamais vu ni même entendu parler d'un accès de magie accidentelle chez un adulte. C'était comme si elle avait eu plus de magie qu'elle n'aurait possiblement pu en contenir et que celle-ci avait finalement trouvée un exutoire en la personne de Pettigrow.

Lockhart, debout dans l'embrasure de la porte, observant de derrière Arthur Weasley et son fils choqués, dit, du ton de la spéculation, "Je pense que nous savons à présent comme Voldepute est mort." Il mit un terme silencieusement et sans baguette au sort de colère sur la femme, pas qu'elle le remarquât, chancelant dans le contrecoup de la transmission d'une telle quantité d'énergie magique"

Cela avait marché encore mieux que ce qu'il avait espéré. Son outrage avait concentré l'attention de tout le monde sur elle. Personne n'avait remarqué qu'il avait accru sa magie avec la sienne tandis qu'ils se hâtaient dans les couloirs derrière elle, l'emplissant du pouvoir brut qu'il lui fallait pour faire ce qu'elle n'aurait jamais pu faire par elle-même. Lui injecter sa magie afin qu'elle se déverse en vagues visibles autour d'elle alors qu'elle se précipitait vers le Bureau du Directeur. Les deux autres Weasley, tellement préoccupés par leur inquiétude, n'avaient pas remarqué le rayon d'énergie incolore qu'il avait gardé fixé sur son dos tandis qu'ils couraient derrière elle.

Même un souvenir visionné dans une pensine ne révèlerait pas son ingérence, puisque tout ça s'était déroulé en-dehors du Bureau du Directeur.

Heureusement, Bozo était parvenu à capturer l'évènement pour la postérité. Personne ne pourrait accuser Molly d'avoir tué le sorcier de sa baguette. Et quand, subséquemment, les Aurors confirmeraient qu'elle était incapable de magie sans baguette, ils attribueraient cela à un accès massif de magie accidentelle causé par le stress de la situation. L'amour d'une mère, après tout, était une force très puissante, pour sûr. Et nul tribunal, en particulier un Tribunal Magique, ne l'arrêterait elle, une Sang-Pur, pour avoir tué un Sang-Mêlé, en particulier dans ces circonstances.


Le coin des expressions désuètes:

« Courir le guilledou »

Le mot 'guilledou' viendrait de l'ancien français 'guiler' signifiant 'tromper / ruser'. A cette époque, 'ruser' signifiait "séduire en vue d'obtenir des faveurs sexuelles".

Le guilledou désigne les aventures galantes, et donc "courir le guilledou" était ce que faisait les "coureurs de jupons".

Les mots "guidron" et "guildrou" sont également issus du mot 'guiler' mais "courir le guildron / guildrou" signifie plutôt "fréquenter des lieux de débauches".

T/N 2: Et encore un tout grand merci à Harry-Sterek-1968 qui a maintenant corrigé tous les chapitres mis en ligne d'Amalgum! Et ce n'est pas rien, croyez-moi!